close
  • Hu chevron_right

    SpaceX licencie des salariés ayant préparé une lettre critiquant Elon Musk

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 18 June - 04:15 · 2 minutes

Elon Musk, ici à Washington, le 9 mars 2020. Elon Musk, ici à Washington, le 9 mars 2020.

SPACEX - SpaceX a licencié plusieurs salariés impliqués dans la préparation d’une “lettre ouverte” critiquant notamment le comportement d’ Elon Musk dans la sphère publique, selon un message envoyé par la directrice des opérations de la société d’exploration spatiale dont l’existence et le contenu ont été confirmés à l’AFP par un employé.

Un “petit groupe” de salariés ont envoyé cette lettre à tous leurs collègues en sollicitant leur éventuelle signature et leur participation à un sondage, écrit Gwynne Shotwell dans son email envoyé jeudi en fin de journée à tout le personnel.

Certains se sont sentis “mal à l’aise et intimidés et/ou en colère car la lettre les incitait à signer quelque chose qui ne reflétait pas leur opinion” ou parce la lettre “a interféré avec leur capacité à se concentrer sur leur travail”, y ajoute la responsable.

Or, estime-t-elle, “nous avons trop de travail essentiel à accomplir et n’avons pas besoin de ce genre d’activisme démesuré”.

Elon Musk, “une source fréquente de distraction et de honte pour nous”

Après avoir mené une enquête, l’entreprise a donc “licencié un certain nombre d’employés impliqués”, indique Gwynne Shotwell sans préciser combien.

La lettre ouverte en préparation, dévoilée par le site internet The Verge , critiquait le comportement d’Elon Musk dans la sphère publique, ainsi que de récentes accusations de harcèlement sexuel à son encontre, comme “une source fréquente de distraction et de honte pour nous”.

“En tant que patron et porte-parole le plus éminent, Elon est considéré comme le visage de SpaceX - chaque tweet qu’il envoie est de facto considéré comme une déclaration publique en provenance de l’entreprise, particulièrement ces dernières semaines”, y était-il écrit.

Le patron de SpaceX, mais aussi du fabricant de voitures électriques Tesla et de plusieurs start-up, est un habitué des controverses sur Twitter avec régulièrement des messages virulents, parfois cryptiques, quelquefois insultants. Mais il a pris une nouvelle dimension depuis qu’il a annoncé en avril vouloir racheter le réseau social .

À voir également sur Le HuffPost : En 20 ans, SpaceX n’a pas toujours été l’entreprise à succès que l’on connaît

  • Hu chevron_right

    Twitter va finalement fournir les données de ses faux comptes à Elon Musk

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 June - 23:05 · 2 minutes

Elon Musk, ici lors d'une conférence de presse au Kennedy Space Center à Cape Canaveral, en Floride, le 19 janvier 2020. Elon Musk, ici lors d'une conférence de presse au Kennedy Space Center à Cape Canaveral, en Floride, le 19 janvier 2020.

TWITTER - Le conseil d’administration de Twitter a finalement cédé, d’après le Washington Post , et prévoit désormais de donner accès à Elon Musk aux montagnes de données nécessaires pour répondre à ses questions sur le nombre de faux comptes.

Lundi, le patron de Tesla a menacé dans un document officiel de retirer son offre d’acquisition du réseau social qui, selon lui, “résiste activement” à ses demandes d’informations sur les spams et comptes robotisés, ce que réfutait la plateforme.

Mais le conseil du groupe californien devrait fournir au multimilliardaire “un flot de données comprenant les quelques 500 millions de tweets publiés chaque jour”, peut-être dès cette semaine, d’après un article du quotidien américain paru ce mercredi 8 juin.

Le Washington Post fonde cette information sur une source anonyme , au courant des négociations. Contacté par l’AFP, Twitter a refusé de commenter.

Elon Musk a déposé en avril une offre de rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars, après de nombreux rebondissements, de son entrée au capital, qui a pris les actionnaires par surprise, à ses nombreux messages très critiques du réseau social.

Mi-mai, il a annoncé suspendre l’accord passé avec le conseil d’administration (avant de réaffirmer son intention d’acheter la plateforme), faisant valoir ses doutes sur les données transmises par Twitter sur les spams et les faux comptes, ainsi que sur les mesures prises pour en limiter la prolifération.

Le vote des actionnaires pour approuver l’acquisition prévu fin juillet

Un avocat de l’entreprise basée à San Francisco a indiqué aux employés ce mercredi que l’opération était toujours en cours, et que le vote des actionnaires pour approuver l’acquisition aurait lieu fin juillet ou début août, d’après l’agence de presse Bloomberg.

L’accord de rachat oblige l’entrepreneur à mener à bien la transaction, à moins qu’il ne parvienne à prouver que le réseau social l’a trompé ou qu’un événement majeur ne change sa valeur.

Les deux parties se sont engagées à verser une indemnité de rupture pouvant aller jusqu’à un milliard de dollars dans certaines circonstances.

Twitter estime que le nombre de faux comptes et de spams sur le réseau social représente moins de 5% de ses utilisateurs actifs quotidiens.

Mais Elon Musk affirme que la méthodologie employée par la plateforme n’est pas “adéquate” et qu’il doit mener sa “propre analyse”.

Si le conseil d’administration lui donne accès à toutes les informations, “cela va mettre fin à cette impasse majeure”, a commenté l’analyste Dan Ives sur Twitter.

À la Bourse de New York, l’action de Twitter oscillait autour des 40 dollars ce mercredi, bien loin du prix de 54,20 dollars proposé par l’homme le plus riche du monde en avril.

À voir également sur Le HuffPost : Elon Musk inaugure une usine Tesla au Texas et voit les choses en grand

  • Hu chevron_right

    Elon Musk menace (encore) de ne pas racheter Twitter

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 6 June - 14:43 · 3 minutes

Elon Musk avait annoncé le rachat pour 44 millions de dollars du réseau social Twitter. La procédure n'est pas encore terminée. Elon Musk avait annoncé le rachat pour 44 millions de dollars du réseau social Twitter. La procédure n'est pas encore terminée.

TWITTER - Il continue de souffler le chaud et le froid. Elon Musk affirme dans un document boursier publié ce lundi 6 juin que Twitter “résiste activement” à ses demandes d’informations sur les spams et les faux comptes, ce qu’il considère comme une violation manifeste des obligations du réseau social dans le cadre de son offre de rachat.

“M. Musk se réserve tous les droits en résultant, y compris son droit de ne pas consommer la transaction et son droit de résilier l’accord de fusion”, est-il écrit dans une lettre adressée au responsable juridique de Twitter diffusée sur le site de l’autorité américaine des marchés financiers (SEC).

Après avoir déposé en avril une offre de rachat du réseau social pour 44 milliards de dollars, le multi-milliardaire patron de Tesla a à plusieurs reprises mis en doute les données transmises par Twitter sur les spams et les faux comptes et les mesures prises pour en limiter la prolifération. Selon Twitter, ces derniers représentent moins de 5% des comptes enregistrés.

Elon Musk remet au cause les données de Twitter

“La dernière offre de Twitter de simplement fournir des détails supplémentaires relatives à ses méthodologies de tests, que ce soit par le biais de documents écrits ou d’explications verbales, équivaut à refuser les demandes de données avancées par M. Musk”, est-il écrit dans la lettre. Or, est-il aussi affirmé, l’entrepreneur a besoin de plus d’informations pour préparer la transition et finaliser le financement de l’opération.

Après de précédentes critiques d’Elon Musk, le patron du réseau social Parag Agrawal s’était fendu mi-mai d’une longue explication sur les mesures prises pour lutter contre les faux comptes.

M. Agrawal avait notamment indiqué que les chiffres de Twitter, selon lesquels moins de 5% des comptes de la plateforme sont des faux, étaient “basés sur de multiples reproductions d’analyses humaines de comptes, qui sont sélectionnés de manière aléatoire”.

Le fantasque entrepreneur avait répondu à ces explications par un émoji en forme de crotte. “Comment les annonceurs peuvent-il savoir ce qu’ils paient vraiment?”, avait-il également tweeté. “C’est une question fondamentale pour la santé financière de Twitter.”

Ce nouvel épisode dans la saga du rachat de Twitter intervient après l’expiration, vendredi, du délai accordé aux autorités américaines de la concurrence pour lancer un examen approfondi de l’opération. Elles ne se sont pas saisi du dossier, laissant ainsi le champ libre à la poursuite de la finalisation de la transaction.

Des associations et investisseurs s’opposent à l’opération

En parallèle, des associations américaines veulent empêcher le rachat de Twitter par Elon Musk. “Si nous ne bloquons pas cette opération, il donnera un mégaphone aux démagogues et aux extrémistes, qui (...) incitent à la haine, à la violence et au harcèlement”, a déclaré Nicole Gill, directrice exécutive de Accountable Tech, dans un communiqué.

Le milliardaire a dit vouloir libérer la parole sur Twitter, qu’il considère comme une place publique fondamentale aux démocraties. Il associe la modération des contenus actuelle à une forme de censure, comme de nombreux élus républicains. Il a également exprimé son accord à lever le bannissement de Donald Trump de la plateforme.

Le sud-africain est également dans le viseur de la justice. Des actionnaires du réseau social à l’oiseau bleu ont porté plainte contre Elon Musk, l’accusant d’avoir manipulé le marché pour faire des économies dans son opération d’acquisition. La SEC a dans la foulée révélé avoir demandé début avril des explications au dirigeant sur sa montée au capital de Twitter.

À voir également aussi sur le Huffpost: La panne de Facebook n’a pas fait que des malheureux, la preuve

  • Hu chevron_right

    Twitter veut modérer les fausses informations sur la guerre en Ukraine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 20 May - 09:21 · 3 minutes

Twitter va ajouter des avertissements devant les messages trompeurs sur la guerre en Ukraine. Twitter va ajouter des avertissements devant les messages trompeurs sur la guerre en Ukraine.

RÉSEAUX SOCIAUX - La modération n’a jamais été le fort de Twitter . Et pourtant, ce jeudi 19 mai, le réseau social a annoncé qu’il allait apposer des avertissements sur certains messages manifestement trompeurs sur la guerre en Ukraine , dans le cadre d’une nouvelle politique sur la désinformation en temps de crise.

Pour lire les tweets jugés problématiques, il faudra d’abord cliquer sur un message annonçant que propager des informations fausses ou induisant en erreur peut avoir des conséquences néfastes sur la vie réelle des gens, a expliqué le responsable chargé des questions d’intégrité sur la plateforme, Yoel Roth, dans un post.

Les avertissements seront ajoutés en priorité aux tweets les plus visibles ou venant de comptes comme les médias affiliés à des gouvernements ou à des entités gouvernementales. En outre, il ne sera pas possible de “liker”, retweeter ou partager les messages problématiques.

Empêcher l’amplification d’une désinformation virale

Dès que Twitter aura déterminé qu’un message est faux, la plateforme fera par ailleurs en sorte de ne pas accélérer sa propagation automatiquement. L’objectif est de “promouvoir des informations crédibles et faisant autorité” et de s’assurer que “la désinformation virale n’est pas amplifiée ou recommandée” par les algorithmes de Twitter, a indiqué Yoel Roth.

Cette nouvelle politique est amenée à guider les efforts du groupe dans les cas de conflits armés, de situations sanitaires d’urgence ou de désastres naturels d’ampleur, à commencer par la guerre en Ukraine.

“Pour déterminer si des allégations sont trompeuses, nous exigeons une vérification de plusieurs sources crédibles et accessibles au public, y compris des preuves provenant de groupes de surveillance des conflits, d’organisations humanitaires, de personnes menant des enquêtes à partir de sources publiques sur internet, de journalistes, etc.”, a détaillé Yoel Roth.

Twitter prévoit de cibler, par exemple, les tweets décrivant de façon erronée la situation sur le terrain d’un conflit ou rapportant de fausses allégations sur l’usage de la force, sur des crimes de guerre ou sur la réponse humanitaire.

L’arrivée imminente d’Elon Musk

Le groupe californien avait déjà pris des mesures pour tenter de réduire la circulation de la propagande officielle russe sur le réseau social, en bloquant par exemple les comptes des médias russes RT et Sputnik dans l’Union européenne ou en ne “recommandant” plus les comptes gouvernementaux russes aux utilisateurs.

Cette nouvelle politique est annoncée au moment où le réseau social est en passe d’être racheté par Elon Musk, qui a affirmé vouloir renforcer la liberté d’expression sur la plateforme en limitant la modération des contenus.

En plus de vouloir lever le bannissement de Donald Trump sur Twitter, l’homme le plus riche du monde veut pouvoir permettre à tout un chacun de dire ouvertement ce qui lui passe par la tête, y compris quand il s’agit d’un point de vue transphobe (ce qu’il a déjà tenu), grossophobe (ce qu’il a aussi tenu), xénophobe ou raciste.

À voir également sur Le HuffPost : Ce lapsus de George W. Bush entre Irak et Ukraine n’est pas passé inaperçu

  • Hu chevron_right

    Elon Musk suspend la procédure de rachat de Twitter

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 13 May - 10:29 · 2 minutes

Elon Musk, à Washington le 9 mars 2020 (photo d'archives). Elon Musk, à Washington le 9 mars 2020 (photo d'archives).

RÉSEAUX SOCIAUX - Signaux contradictoires. Le patron de Tesla et homme le plus riche de la planète, Elon Musk , a indiqué ce vendredi 13 mai suspendre le rachat de Twitter dans l’attente de détails sur la proportion de faux comptes sur le réseau social. Il a cependant ajouté 2 heures plus tard qu’il était “toujours engagé dans l’acquisition” du groupe.

Après avoir perdu jusqu’à près de 25% à la mi-journée, l’action du réseau social remontait largement dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de Wall Street.

Sur son compte Twitter, le magnat avait indiqué que l’accord était suspendu “dans l’attente de détails soutenant le calcul selon lequel les spams/faux comptes représentent effectivement moins de 5% des utilisateurs”. Contacté par l’AFP, Twitter n’a pas réagi dans l’immédiat.

Le conseil d’administration du réseau social aux gazouillis a accepté fin avril une offre de rachat de 44 milliards de dollars formulée par le fantasque dirigeant d’origine sud-africaine. Elon Musk avait alors promis de débarrasser Twitter des spams, d’authentifier les utilisateurs et de renforcer la transparence sans préciser comment il comptait mettre en œuvre ce projet.

L’entreprise a indiqué début mai, lors de la présentation de ses résultats trimestriels, compter en moyenne 229 millions d’utilisateurs quotidiens dit monétisables, c’est-à-dire exposés à de la publicité. Elle avait estimé à cette occasion que moins de 5% d’entre eux étaient des spams ou de faux comptes.

Elon Musk a également affirmé vouloir faire de la plateforme un bastion de la liberté d’expression et s’est dit prêt à réintégrer l’ancien président américain Donald Trump, dont le compte a été suspendu définitivement après l’attaque du Capitole en janvier 2021.

Depuis l’offre d’acquisition du patron de Tesla et SpaceX, la valeur boursière de Twitter a fondu de plusieurs milliards de dollars. Le titre s’échangeait vendredi à un peu plus de 36 dollars, bien en-dessous du prix d’achat de 54,20 dollars par action proposé par le milliardaire.

À voir également sur Le HuffPost: En 20 ans, SpaceX n’a pas toujours été l’entreprise à succès que l’on connaît

  • Hu chevron_right

    Elon Musk veut lever le bannissement de Trump sur Twitter

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 10 May - 18:49 · 2 minutes

Elon Musk veut lever le bannissement de Trump sur Twitter (Elon Musk en novembre 2019. Par AP Photo/Ringo H.W. Chiu, File) Elon Musk veut lever le bannissement de Trump sur Twitter (Elon Musk en novembre 2019. Par AP Photo/Ringo H.W. Chiu, File)

TWITTER - Elon Musk a indiqué ce mardi 10 mai que s’il prenait le contrôle de Twitter , il lèverait la suspension définitive du compte de Donald Trump décidée après l’attaque du Capitole, estimant qu’il s’agissait d’une décision “moralement mauvaise” et “insensée” .

“Je pense que c’était une erreur car cela a aliéné une grande partie du pays et n’a finalement pas empêché Donald Trump de se faire entendre” puisqu’il est maintenant sur son propre réseau social, a souligné l’entrepreneur lors d’une conférence organisée par le Financial Times .

Le multimilliardaire a récemment passé un accord pour racheter le réseau social pour 44 milliards de dollars .

“Saper” la confiance en Twitter?

L’ancien président américain a été banni de Twitter le 8 janvier 2021 en raison du risque d’incitation à la violence après l’attaque violente du Capitole. Donald Trump a lui-même exclu de revenir sur le réseau social.

“Ce que je veux essayer de dire (...) est que bannir Trump de Twitter ne l’empêche pas de parler”, a ajouté Elon Musk en estimant que cela allait même “amplifier (sa parole) à droite”. Les interdictions définitives devraient être “extrêmement rares” et réservées par exemple aux faux comptes, a estimé l’entrepreneur.

“Cela ne veut pas dire que n’importe qui peut dire ce qu’il veut, s’ils disent quelque chose d’illégal ou de destructeur pour le monde”, a ajouté Elon Musk. Mais il faut alors envisager des suspensions temporaires ou des tweets “qui soient rendus invisibles” ou “avec une portée très limitée”.

“Mais je pense que les bannissements permanents sapent fondamentalement la confiance dans Twitter en tant que place publique où tout le monde peut exprimer son opinion ”, a-t-il relevé.

Un bastion de la liberté d’expression

L’homme le plus riche au monde a décidé de racheter Twitter pour en faire une entreprise privée, non cotée en Bourse, et veut en faire un bastion de la liberté d’expression, qu’il juge bafouée par une modération des contenus trop stricte.

Lundi, après une visite du commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, au Texas, l’homme d’affaires a toutefois assuré qu’il était entièrement d’accord avec les nouvelles règles européennes sur la régulation des réseaux sociaux, qui va contraindre les grandes plateformes à mieux lutter contre les contenus illégaux.

À voir également sur Le HuffPost: Guerre en Ukraine: Trump salue l’“intelligence” de Poutine et charge Biden

  • Hu chevron_right

    Elon Musk affirme que sa puce cérébrale va "guérir" les acouphènes mais...

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 9 May - 14:28 · 4 minutes

Elon Musk veut guérir les acouphènes en implantant des puces dans le cerveau humain d'ici 2027.  Elon Musk veut guérir les acouphènes en implantant des puces dans le cerveau humain d'ici 2027.

SCIENCES - Après Tesla, SpaceX et Twitter , Elon Musk investit aussi le domaine de la santé. Le milliardaire enfile la blouse blanche et affirme dans un tweet le 24 avril que les prothèses cérébrales de son entreprise Neuralink vont guérir les acouphènes d’ici cinq ans. Les scientifiques tempèrent c et énième projet visionnaire de Musk alors qu’il n’existe aujourd’hui aucun traitement miracle contre ce trouble .

Si les neuroscientifiques ont fait des progrès substantiels, des zones d’ombre persistent pour bien comprendre les acouphènes. La science a plusieurs hypothèses qui combinent une baisse de l’audition et un problème neurologique. La première: une perte d’audition provoquerait une réaction du cerveau qui “monte le son” pour compenser la surdité. Une autre l’explique par une déstabilisation du cortex auditif, soit la région du cerveau qui analyse les sons.

Pour “guérir” les acouphènes, il faudrait trouver quel neurone est à l’origine de ce dysfonctionnement dans le cerveau. Or, il y en a 85 milliards et il existe 100.000 milliards de connexions entre eux. “ Pour mettre ce chiffre astronomique en perspective, il y a plus de 400 milliards d’étoiles dans la galaxie de la Voie lactée”, écrit David Tuffley, maître de conférences en éthique appliquée et cybersécurité, à l’Université Griffith dans le média scientifique The Conversation .

Des puces “guérisseuses”

Les chercheurs tentent d’éclaircir la carte cérébrale mais les chemins neurologiques sont bien trop nombreux. Selon Elon Musk, la puce connectée, “Link”, développée par Neuralink, guidera la science pour faire disparaître ce trouble. “Link”, pas plus grande qu’une pièce de monnaie, est implantée dans le crâne par un robot chirurgical pour se connecter au cortex lié aux sons. Un millier de fils microscopiques sont rattachés à la puce et s’accrochent aux neurones. Pour communiquer avec eux, les scientifiques connectent ensuite Link à un ordinateur externe par Bluetooth.

Le projet semble futuriste mais il est sérieux. Depuis sa création en 2016, Neuralink a recruté de nombreux neuroscientifiques issus des milieux universitaires. Selon eux, cette technologie pourrait aider les personnes souffrant de troubles neurologiques comme l’épilepsie, la maladie de Parkinson ou encore la paraplégie.

Par ailleurs, les implants neuraux sont développés depuis les années 1960, le premier a été placé à cette date chez une personne malentendante. Il n’est donc, sur le papier, pas absurde qu’un tel appareil puisse guérir les acouphènes.

Des premiers tests des puces Neuralink ont même déjà été effectués sur des animaux. Dans une vidéo, assez impressionnante, publiée par Neuralink en avril 2021, on voit un singe macaque, Pager, s’amuser sur un jeu vidéo grâce à une puce implantée dans son cerveau et connectée à un ordinateur exécutant le jeu. La prouesse a été facilitée par une carotte: dès que Pager faisait un mouvement correct, il recevait une gorgée de smoothie à la banane.

L’essai a été une réussite: une fois le dispositif débranché, Pager a été capable de jouer tout seul. Cette expérience a aussi permis aux scientifiques d’associer un neurone à un mouvement de Pager pour mieux comprendre son activité cérébrale.

Une fusion homme-machine risquée

Pour l’instant, Neuralink peut jouer sur les neurones des singes et leur apprendre de nouveaux comportements, mais l’entreprise est loin de guérir des maladies humaines. Aucun essai sur l’homme, même pour des expériences simples comme celle effectuée sur Pager, n’a été réalisé. Et ce n’est sans doute pas près de se produire, des singes sont morts pendant des tests de Neuralink.

Outre les effets secondaires, les scientifiques mettent en garde sur les retombées commerciales d’un tel dispositif. “Je m’inquiète d’un mariage inconfortable entre une entreprise à but lucratif... et ces interventions médicales qui sont, espérons-le, là pour aider les gens”, s’inquiète Karola Keritmair, professeur adjoint en histoire médicale et bioéthique à l’Université du Wisconsin, sur le site d’actualités scientifiques Futura .

Cette puce pose aussi des questions éthiques: que vont devenir les données récoltées dans le cerveau humain? Quels sont les risques de piratages ou d’espionnage par des individus malintentionnés?

Les risques de cette technologie sont si énormes qu’ils pèsent pour l’instant bien plus que ses avantages incertains. La police américaine de la santé, la FDA, ne s’est pas encore prononcée sur la poursuite des essais Neuralink sur l’homme. Mais le scientifique David Tuffley rappelle dans The Conversation que l’administration classe déjà la puce Link dans la catégorie des “dispositifs médicaux de classe III, la catégorie la plus risquée”. Avec cette technologie, il faut donc être patient et prudent, deux qualités dont Musk est dépourvu.

À voir aussi sur Le HuffPost : Avec Neuralink, Elon Musk veut lire vos pensées dès 2020

  • Hu chevron_right

    En 20 ans, SpaceX n'a pas toujours été l'entreprise à succès que l'on connaît

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 6 May - 04:00 · 3 minutes

ESPACE - Partenariat avec la Nasa, développement du tourisme spatial et peut-être un jour Mars … Cela fait désormais 20 ans que SpaceX existe et plus rien ne semble arrêter l’entreprise d’ Elon Musk . Pourtant son histoire n’est pas faite que de succès. Au contraire, elle est jalonnée de problèmes financiers, d’échecs et surtout de beaucoup, beaucoup d’explosions comme vous pouvez le voir dans la vidéo en haut de l’article.

C’est le 6 mai 2002 qu’Elon Musk, alors devenu multimillionnaire après avoir vendu PayPal, fonde SpaceX. Son objectif: concevoir des lanceurs capables de diminuer le coût de mise en orbite et développer le tourisme spatial. SpaceX développe sa première fusée “Falcon 1” et tente un premier col le 24 mars 2006. Mais une minute après le décollage, la fusée explose. Le deuxième et le troisième vol sont également un échec. Nous sommes en août 2008 et la société est au bord de la faillite. Quelques semaines plus tard, SpaceX retente le coup avec un quatrième essai qui est finalement un succès.

Partenariat avec la NASA

À partir de ce moment-là, tout s’enchaine. Trois mois plus tard, l’entreprise décroche un contrat avec la Nasa pour envoyer du matériel à la Station spatiale internationale (ISS). Un contrat qui s’élève à plus d’1,5 million d’euros pour 12 vols. Et ce n’est que le début. Le 21 juin 2011, la Nasa envoie pour la dernière fois une navette spatiale américaine dans l’espace. Quelques années plus tôt, l’administration George W. Bush a décidé de mettre fin au programme spatial, celui-ci n’étant pas assez rentable. SpaceX se lance alors dans la course pour devenir le prochain fournisseur d’engins spatiaux habités de la Nasa. C’est chose faite en septembre 2014, lorsque l’agence spatiale sélectionne l’entreprise d’Elon Musk ainsi que Boeing.

En parallèle, SpaceX cherche à réutiliser ses lanceurs pour réduire les coûts de production. Ce qui a demandé de nombreux essais pendant deux ans qui se sont, pour beaucoup, conclus par des explosions. Problèmes techniques, atterrissages ratés, manques de carburants… Nombreuses sont les raisons de ces échecs. Mais en décembre 2015, l’entreprise réussit finalement l’exploit et le booster atterrit pile sur sa cible sans aucun dégât.

Il faudra cependant attendre mai 2020 pour avoir un premier vol habité. Deux astronautes américains, Douglas Hurley et Robert Behnken s’envolent à bord de la capsule Crew Dragon pour rejoindre l’ISS. C’est la première fois qu’une entreprise privée envoie des astronautes vers la Station. Après le succès de cette mission, sept autres sont programmées jusqu’en 2023. Parmi elles, Crew-2 dont a fait partie l’astronaute français Thomas Pesquet . Lui et son équipe sont restés six mois dans l’ISS.

Starlink, le projet controversé

Après les lanceurs, Elon Musk veut désormais créer une gigantesque constellation de satellites. Dénommé Starlink , le projet a pour objectif de fournir internet même dans les coins les plus reculés. Mais pour cela SpaceX prévoit de déployer au moins 12.000 satellites en orbite, ce qui pose la question de la pollution spatiale que ce projet pourrait entrainer. D’autant plus qu’Elon Musk n’est pas le seul. Jeff Bezos, fondateur d’Amazon prévoit également un projet similaire, mais à une plus petite échelle. Du nom de “Kuiper”, le projet prévoit d’envoyer plus de 3000 satellites. Amazon a d’ailleurs signé récemment des contrats sans précédent avec trois sociétés de lancements spatiaux, dont l’européenne Arianespace , pour la mise en orbite de sa constellation de satellites.

À voir également sur Le HuffPost: Ce vol SpaceX marque le début de la privatisation de l’ISS