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    Des dirigeants d'entreprises appellent à la sobriété énergétique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 06:46 · 2 minutes

84 dirigeants d'entreprise appellent à la sobriété énergétique 84 dirigeants d'entreprise appellent à la sobriété énergétique

ÉCONOMIE - “Passer d’une sobriété d’urgence à une sobriété organisée”: 84 dirigeants d’entreprise, appartenant pour beaucoup à l’ économie sociale et solidaire ou au milieu associatif veulent “parfois faire moins, pour toujours faire mieux”, selon une tribune parue dans le Journal du Dimanche ce 3 juillet.

Parmi les signataires figurent aussi quelques dirigeants de grosses structures comme Jean-Bernard Lévy d’ EDF , Hélène Bernicot du Crédit Mutuel Arkéa et Pascal Demurger de l’assureur MAIF. “Une sobriété durable passera obligatoirement par un partage de la valeur équitable et par une intégration du temps long au sein de l’entreprise, et donc par des évolutions de gouvernance”, affirme le texte.

Dimanche dernier, les patrons des trois énergéticiens français TotalEnergies, EDF et Engie avaient appelé les Français à réduire immédiatement leur consommation de carburant, de pétrole, d’électricité et de gaz face au risque de pénurie menaçant “la cohésion sociale” l’hiver prochain. Cet appel s’adressait aux particuliers comme aux entreprises, mais restait limité à la consommation d’énergie.

“Faire évoluer notre modèle global de compétitivité”

L’appel des 84 dirigeants va plus loin en voulant intégrer au cœur de la stratégie des entreprises les “démarches d’économie circulaire, d’économie d’usage, de relocalisation, de régénération de la biodiversité, ou encore d’alignement des réductions carbone de l’entreprise avec l’accord de Paris” sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon les auteurs de la tribune, “la sobriété économique organisée est un moyen de ne pas faire peser le poids de la transition sur les plus démunis”. Ils espèrent “faire évoluer notre modèle global de compétitivité” afin de “sortir enfin les entreprises d’une perpétuelle injonction contradictoire” entre objectifs financiers d’un côté, climatique et sociaux de l’autre.

Le terme de sobriété a longtemps été un “repoussoir”, reconnaissent-ils. Mais ils sont convaincu que ce “n’est pas synonyme de pénurie, de repli ou de déclin, mais qu’elle est la réponse à l’équation la plus cruciale de notre temps qui devrait aujourd’hui être au cœur de toute réflexion politique: comment répondre aux besoins de chacun dans un monde aux limites planétaires dépassées et au consumérisme débridé?”

Ils affirment enfin qu’ils proposeront ce “choix collectif” le 30 août lors “des Universités d’été de l’économie de demain” à Paris. Ce forum se tiendra séparément, mais concomitamment, de l’université d’été de la première organisation patronale française, le Medef, rebaptisée Rencontre des entrepreneurs de France (REF).

À voir également aussi sur le Huffpost: Les économies d’énergies demandées aux Français n’ont rien à voir avec celles de 1973

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    Les économies d'énergies demandées aux Français n'ont rien à voir avec celles de 1973

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 05:30 · 2 minutes

ÉNERGIE - Aurons-nous assez de gaz et d’électricité pour l’hiver? Avec la guerre en Ukraine et alors que certaines centrales nucléaires françaises sont en maintenance, La France joue la montre pour remplir les stocks avant l’arrivée des mois plus froids.

Pour y arriver, les grandes entreprises de l’énergie demandent aux Français de réduire leur consommation dès maintenant Mais tout ça n’a rien à voir avec les efforts d’il y a 50 ans. En 1973, en représailles du soutien des pays occidentaux à Israël pendant la guerre du Kippour, l es États arabes producteurs de pétrole augmentent leur prix et réduisent leurs exportations. Résultat: le prix du baril flambe.

De la prospérité à la sobriété

À ce moment-là, les Français sortent des Trente Glorieuses, une période prospère où le pétrole coule à flots. Mais désormais, ils vont devoir troquer la prospérité pour la sobriété, q ue ce soit dans l’utilisation de la voiture, mais aussi de l’électricité, alors majoritairement produite grâce aux centrales au fioul, et donc au pétrole. Et c’est le Premier ministre, lui-même, qui le dit : Il est vrai que nous vivons dans un pays où l’énergie est abondante et il en résulte des gaspillages, auxquels il faut mettre un terme annonce Pierre Messmer aux Français le 30 novembre 1973.

Partout en Europe, on rivalise d’idées pour faire face à la pénurie. En France d’abord, la vitesse est limitée à 90 km/h sur les routes, et 120 sur les autoroutes, l a publicité lumineuse est interdite le soir dans les rues, et les programmes à la télé se terminent à 23 heures pétantes. C’est aussi, à cette époque, en 1976, que Valéry Giscard d’Estaing instaure le changement d’heure , pour limiter la consommation d’énergie.

Le lancement des dimanches sans voiture

Ailleurs, on se serre tout autant la ceinture. Des pays comme les Pays-Bas, l’Allemagne ou encore le Danemark lancent les “dimanches sans voiture”. Au Royaume-Uni, où les centrales à charbon sont à l’arrêt avec une grève des mineurs, les mesures sont encore plus drastiques.

Pendant trois mois, le pays passe à la semaine de travail de trois jours dans l’industrie et le gouvernement demande aux Britanniques de ne chauffer qu’une seule pièce par appartement.

En 1979, second choc pétrolier, rebelote : les Français sont appelés à adopter une conduite plus économique en voiture. C’est l’opération “ chasse au gaspi” lancée par le ministère de l’Intérieur. En un an, les pouvoirs publics estiment que le changement de comportement des Français permet alors d’économiser 225.000 tonnes de pétrole .

Cinquante ans plus tard,  l’objectif principal est cette fois-ci de remplir les stocks de gaz à 100% d’ici le début de l’automne, c ontre 58% actuellement. Le chronomètre est enclenché.

À voir également sur le HuffPost : Le projet EACOP de TotalEnergie peut-il être vertueux pour le climat comme la firme le prétend ?

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    TotalEnergies, EDF et Engie appellent les Français à consommer moins d'énergie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 25 June - 22:46 · 2 minutes

Un pylône de lignes électriques à haute tension devant une cheminée de la centrale électrique au charbon EDF de Bouée (Loire-Atlantique), France, le 25 février 2022. Un pylône de lignes électriques à haute tension devant une cheminée de la centrale électrique au charbon EDF de Bouée (Loire-Atlantique), France, le 25 février 2022.

ÉNERGIE - Ils ont un message à faire passer. Les dirigeants des trois énergéticiens français TotalEnergies, EDF et Engie appellent ensemble ce dimanche 26 juin les Français à réduire “immédiatement” leur consommation de carburant , pétrole, électricité et gaz face au risque de pénurie et de flambée des prix qui menacent “la cohésion sociale” l’hiver prochain.

“L’effort doit être immédiat, collectif et massif. Chaque geste compte”, indiquent dans une rare tribune commune publiée par le Journal du Dimanche , Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Jean-Bernard Levy (EDF) et Catherine MacGregor (Engie), alors que la France, comme le reste de l’Europe, tente de remplir ses réserves de gaz pour l’hiver prochain, avec un objectif français de 100% de stockages remplis d’ici au début de l’automne, malgré la baisse des livraisons de gaz russe.

Aux difficultés d’approvisionnement en gaz lié aux conséquences de la guerre en Ukraine , s’ajoutent des “tensions” sur les capacité de production électrique pilotable en Europe, et une production hydraulique “amputée” en raison de la sécheresse, expliquent-ils.

“La flambée des prix de l’énergie qui découle de ces difficultés menace notre cohésion sociale et politique et impacte trop lourdement le pouvoir d’achat des familles” relèvent les auteurs du texte.

“La meilleure énergie reste celle que nous ne consommons pas”

“La meilleure énergie reste celle que nous ne consommons pas” soulignent les trois dirigeants qui appellent à “une prise de conscience et à une action collective et individuelle pour que chacun d’entre nous -chaque consommateur, chaque entreprise- change ses comportements et limite immédiatement ses consommations énergétiques, électriques, gazières et de produits pétroliers”.

Ils souhaitent le lancement d’un “grand programme d’efficacité énergétique” et une “chasse au gaspillage nationale”.

“Agir dès cet été nous permettra d’être mieux préparés pour aborder l’hiver prochain et notamment préserver nos réserves de gaz”, estiment les trois dirigeants.

“Acteurs industriels responsables, nos trois groupes s’engagent à collaborer activement” indiquent les patrons, d’ordinaire plutôt en concurrence sur les sujets de transition énergétique, notamment qui voient fleurir des investissements massifs mais pas toujours coordonnés dans les énergies renouvelables, le nucléaire et l’hydrogène notamment.

À voir également sur Le HuffPost : Total en Russie? On a interrogé les actionnaires sur l’invasion de l’Ukraine

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    EDF «ne passera pas» l’année : l’alerte du CSE central du groupe contre le bouclier tarifaire

    eyome · news.movim.eu / souverains · Thursday, 16 June - 21:48

ce dernier propose deux mesures permettant selon lui de protéger le pouvoir d’achat et de juguler l’inflation tout en préservant la santé financière de l’entreprise : suspendre l’Arenh et « calculer les tarifs en fonction du mix de production français, c’est-à-dire de sortir du mariage avec le marché européen » qui « impose une fixation des tarifs en fonction des énergies fossiles utilisées en Europe », selon son secrétaire.

Comptes là-dessus et bois de l'eau pépère.

#France, #Politique, #fr, #Energie, #Souverains, #Souverainisme

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    La fin des ventes de voitures thermiques neuves dans l'UE promise dans 13 ans

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 June - 19:12 · 3 minutes

La fin des ventes de voitures thermiques neuves dans l'UE promise dans 13 ans (Photo du Parlement européen le 8 juin 2022 par AP Photo/Jean-Francois Badias) La fin des ventes de voitures thermiques neuves dans l'UE promise dans 13 ans (Photo du Parlement européen le 8 juin 2022 par AP Photo/Jean-Francois Badias)

POLLUTION - Une décision historique pour le Parlement européen . Ce dernier a voté, ce mercredi 8 juin en session plénière, pour la proposition de Bruxelles de réduire à zéro les émissions des voitures et camionnettes neuves à partir de 2035 .

Ainsi, seule la vente de véhicules électriques sera autorisée . Une décision qui ne concerne pas les ventes d’occasion et qui n’empêchera pas ceux qui auront acheté un véhicule neuf thermique de continuer à l’utiliser après 2035.

“La logique derrière est d’acter la disparition quasi totale des voitures thermiques des routes en 2050, leur durée de vie étant d’environ 16 ans”, explique au Parisien Phuc-Vinh Nguyen, chercheur de l’Institut Jacques Delorsce et spécialiste de la politique énergétique de l’UE.

Canfin dénonce une “radicalisation anti-Pacte vert”

Cette mesure a été adoptée à Strasbourg par 339 pour (249 voix contre, 24 abstentions).  Un vote serré en raison d’une farouche opposition de la droite, inquiète des conséquences pour l’industrie automobile, la première en termes d’emplois en Europe, et qui défendait plutôt une réduction de 90% des émissions automobiles en 2035 (au lieu de 100%), permettant de continuer la vente de véhicules hybrides.

“C’est incompatible avec l’accord de Paris” et compromet l’objectif européen de neutralité carbone en 2050, avait tempêté Pascal Canfin (Renew, libéraux), président de la commission parlementaire de l’environnement, dénonçant la “radicalisation anti-Pacte vert” d’une droite victime du “lobbying intense” des industriels. Après le résultat, Pascal Canfin a salué “une victoire majeure” et “une décision historique qui nous mène vers une nouvelle ère, celle de la neutralité climat”.

L’Europe a imposé dès 2020 un plafond moyen de 95 grammes de CO 2 par kilomètre aux constructeurs automobiles, qui devait être encore abaissé de 37,5 % en 2030.

Les eurodéputés recalent un texte-clé du plan climat de l’UE

Les parlementaires se prononçaient sur 8 des 14 textes de la feuille de route proposée en juillet 2021 par la Commission européenne pour réduire de 55% d’ici 2030, par rapport à 1990, les émissions de gaz à effet de serre de l’UE. Ces votes déterminent les positions des eurodéputés avant leurs négociations avec les États membres.

Or, le texte central du plan, qui prévoit l’élargissement du marché des quotas d’émissions de CO2 et la suppression progressive des quotas gratuits aux industriels, a été rejeté par 340 voix (265 pour, 34 abstentions) . Il sera renvoyé en commission parlementaire pour être réexaminé.

“Coup de tonnerre ! La majorité doit revoir sa copie en raison de règles pas assez ambitieuses. Le climat n’attend pas”, s’est réjouie l’eurodéputée Karima Delli (Verts).

La proposition traduisait un compromis entre le PPE (droite pro-européenne, première force du Parlement) et Renew (libéraux) pour réduire de 63% d’ici à 2030, par rapport à 2005, les émissions des secteurs soumis au marché carbone: mieux que l’objectif de la Commission (-61%), mais en-deçà du vote en commission parlementaire Environnement (-67%).

Surtout, elle ajustait le calendrier pour éliminer les quotas d’émissions gratuits accordés aux entreprises européennes, à mesure que seront taxées les importations dans l’UE de secteurs polluants (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) sur la base du prix du CO2 européen.

À voir également sur Le HuffPost: Elon Musk inaugure une usine Tesla au Texas et voit les choses en grand

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    Prix des carburants: retour au-dessus des 2 euros pour l'essence malgré la ristourne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 7 June - 14:21 · 2 minutes

Retour au-dessus des 2 euros pour l'essence malgré la ristourne (Photo d'une personne faisant le plein de sa voiture par Martial Colomb via Getty Images) Retour au-dessus des 2 euros pour l'essence malgré la ristourne (Photo d'une personne faisant le plein de sa voiture par Martial Colomb via Getty Images)

CARBURANT - Les prix des carburants routiers vendus en France ont progressé la semaine dernière, l’essence repassant au-dessus de la barre des 2 euros malgré la ristourne à la pompe mise en place par le gouvernement, selon des chiffres officiels publiés ce mardi 7 juin.

Le super sans plomb 95 a ainsi atteint 2,1012 euros le litre en moyenne la semaine dernière et le sans plomb 95-E10 a grimpé à 2,0660 euros, selon des chiffres du ministère de la Transition écologique arrêtés vendredi. Ces deux types de carburants n’avaient pas dépassé les 2 euros, en moyenne, depuis le mois de mars. Le gazole a fortement progressé, mais est resté sous ce seuil symbolique, à 1,9615 euro le litre.

Invasion russe en l’Ukraine et embargo

Ces prix élevés tiennent compte de la ristourne de 18 centimes le litre (en métropole continentale) mis en place par le gouvernement, dont le président Emmanuel Macron a récemment annoncé qu’elle serait prolongée en août, alors qu’elle devait initialement s’arrêter fin juillet.

Les prix du pétrole évoluent à des niveaux élevés depuis l’invasion russe de l’Ukraine en particulier et ont connu récemment une nouvelle poussée avec l’embargo progressif annoncé par l’Union européenne. Ils étaient proches de 120 dollars le baril mardi.

La hausse spécifique du sans plomb, redevenu plus cher que le gazole comme c’est habituellement le cas, obéit aussi à des facteurs saisonniers.

Préparation de la “driving season” aux États-Unis

Ce carburant est en effet le plus consommé aux États-Unis, qui se préparent pour la saison estivale des grands déplacements en voiture (“driving season”). “Depuis le mois de mai, les acteurs américains achètent davantage de sans plomb pour être capables d’approvisionner, de fournir la demande supplémentaire et cela a un impact par ricochet sur les prix en Europe”, expliquait la semaine dernière à l’AFP Olivier Gantois, président de l’Ufip Énergies et Mobilités, qui regroupe les grands groupes pétroliers en France.

Dans un contexte de forte inflation, le gouvernement prépare un dispositif de soutien plus spécifique pour les “gros rouleurs” à la rentrée.

“Pour ceux qui font beaucoup de kilomètres par jour soit pour se rendre à leur travail, soit dans le cadre de leur travail”, un dispositif “se mettra en place (...) à la rentrée pour (les) accompagner”, a indiqué la Première ministre Elisabeth Borne mardi.

À voir également sur Le HuffPost: Le prix du carburant en hausse, il se rend au travail à cheval

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    Les mini réacteurs nucléaires de Macron produiraient-ils plus de déchets radioactifs que prévu?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 1 June - 16:52 · 4 minutes

Les mini centrales produiraient 30 fois plus de déchets radioactifs que les centrales nucléaires classiques. Les mini centrales produiraient 30 fois plus de déchets radioactifs que les centrales nucléaires classiques.

NUCLÉAIRE - “L’objectif numéro un, c’est de faire émerger en France, d’ici 2030, des réacteurs nucléaires de petite taille innovants, avec une meilleure gestion des déchets”, a déclaré Emmanuel Macron lors de la présentation du plan d’investissement “France 2030” en octobre 2021. Ces petits réacteurs, dits SMR, sont censés produire à terme moins de déchets radioactifs, selon les exploitants. Mais des recherches menées par Stanford et l’Université de Colombie-Britannique, publiées ce mardi 31 mai dans la revue scientifique PNAS , parviennent à la conclusion inverse.

Moins puissants que les grosses centrales -moins de 300 mégawatts d’énergie électrique contre 900 à 1650 MW pour des réacteurs classiques- ces réacteurs miniatures sont aussi moins coûteux et ont l’avantage de pouvoir être assemblés en usine. En revanche, ils ne résolvent pas le gros point noir de l’énergie nucléaire: les déchets radioactifs.

30 fois plus de déchets radioactifs, selon cette étude

Pour rappel, un déchet radioactif, c’est un matériau contaminé ou contenant des noyaux radioactifs. Il existe six catégories de déchets allants des moins dangereux, dits ”à vie très courte” (ils proviennent essentiellement du secteur médical) aux plus dangereux, les déchets “haute activité”. Ils représentent 0,2 % du volume des déchets, mais contribuent à 94,9 % de la radioactivité totale, comme l’indique cet article de The Conversation . Il n’existe aucun système de stockage pour ces déchets les plus dangereux.

Réduire le nombre de ces déchets nucléaires, notamment les plus dangereux, était la condition sine qua non donnée aux exploitants pour développer les SMR. Or cette étude montre que la plupart des petits réacteurs modulaires augmenteront en fait le volume des déchets nucléaires par des facteurs de 2 à 30.

C’est la première fois que des travaux sont menés sur les déchets radioactifs produits par un SMR. Et pour cause: selon Emmanuelle Galichet (enseignante chercheuse en physique nucléaire au Conservatoire national des arts et métiers, CNAM), “c’est beaucoup trop tôt pour faire ce genre de comparatif” alors qu’aucun SMR dans le monde n’est sorti de terre. Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), que Le HuffPost a interrogé sur ce point, considère que “ce facteur de 30 semble beaucoup trop important”.

Fuites de neutrons en cascade

Une chose est sûre en revanche, à ce stade de leur conception les SMR produisent plus de déchets radioactifs que nos réacteurs actuels. Les scientifiques l’expliquent par une plus grande “fuite de neutrons”. Ce phénomène se produit lors du processus de création d’énergie nucléaire. Dans une centrale, un atome d’uranium libère deux ou trois neutrons, puis ceux-ci percutent d’autres atomes qui libèrent de nouveaux neutrons. C’est ce qu’on appelle la “réaction en chaine”. Mais il arrive que certains neutrons quittent les rangs et frappent des objets environnants en acier ou en béton. Dès lors qu’un matériel est touché par un neutron “perdu”, il devient radioactif.

Le but du jeu est donc que le neutron ne s’échappe jamais pour ne pas “contaminer” son environnement. C’est pourquoi les “réactions en chaine” dans les centrales nucléaires sont extrêmement surveillées. Mais ce contrôle est rendu plus difficile avec des réacteurs plus petits.

Or, plus le coeur du réacteur est petit, plus les risques de fuite de neutrons sont importants. Et ces fuites entraineront inévitablement plus de déchets radioactifs, assure Rodney Ewing, co-auteur de cette évaluation: “ces petits réacteurs modulaires génèrent au moins neuf fois plus d’acier activé par les neutrons que les centrales conventionnelles”.

Des implications politiques importantes

Cependant, les déchets radioactifs produits par la fuite des neutrons ne sont pas les plus dangereux. “C’est sûr qu’il y aura plus de déchets de très faible activité (TFA) mais ils ne posent pas problème, ce sont des déchets stockés assez simplement dont la durée de vie est de moins de 30 ans”, nuance Emmanuelle Galichet.

Le problème de gestion des déchets qu’impliquent ces SMR devra être confirmé par d’autres études. Mais “si la production de déchets par les SMR est effectivement plus problématique que celle des réacteurs conventionnels, cela aurait des implications pratiques et politiques très importantes”, explique Paul Dorfman, expert en politique nucléaire au média scientifique Chemistry World .

En d’autres termes, cela fragiliserait la stratégie de nombreux États de miser sur les SMR pour atteindre leurs objectifs climatiques. De l’autre côté de la Manche, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a déjà débloqué en 2020 une enveloppe de 525 millions de livres pour développer plusieurs SMR. Américains, Russes et Chinois sont aussi sur le dossier. La France prévoit elle aussi d’investir un milliard d’euros pour un prototype de SMR d’ici 2030.

À voir aussi sur Le HuffPost: Peut-on se passer des éoliennes comme le propose Marine Le Pen ?

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    Prix de l'électricité: attaqué sur le bouclier tarifaire, Le Maire se défend de "mensonges"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 30 May - 14:36 · 4 minutes

Bruno Le Maire (ici en février 2022 à Bercy) a assuré que le manque à gagner liée au bouclier tarifaire ne sera pas répercuté sur la facture d'électricté des Français en 2023. Bruno Le Maire (ici en février 2022 à Bercy) a assuré que le manque à gagner liée au bouclier tarifaire ne sera pas répercuté sur la facture d'électricté des Français en 2023.

ÉCONOMIE - La facture d’électricité des Français, déjà en hausse en 2022 , va-t-elle s’envoler de façon encore plus affolante dans les années à venir? Ce lundi 30 mai, le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a répondu à l’opposition vent debout contre “l’escroquerie gouvernementale du bouclier tarifaire .”

“En 2023, la facture d’électricité des Français augmentera de 8% selon la
CRE”, s’indigne sur Twitter ce lundi matin le président LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. “J’avais prévenu les Français qu’Emmanuel Macron leur mentait et augmenterait leur facture après les élections”, tacle aussi Marine Le Pen, en réaction à un article du Parisien .

Le communiste Fabien Roussel, ou l’eurodéputée Insoumise leur emboîtent le pas, s’appuyant sur une délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publiée le 31 mars dernier, le quotidien rapportait la possibilité d’une hausse “de l’ordre de 8%” des tarifs d’électricité à partir de 2023 pour compenser la limitation des prix en 2022.

Pour rappel, face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement a obligé les fournisseurs à limiter la hausse de leurs tarifs à 4% pour 2022, l’État et EDF devant seuls assumer le coût de cette mesure. C’est le fameux bouclier tarifaire annoncé fin 2021, et déjà contesté par les syndicats, associations de consommateurs et membres de l’opposition qui y voyaient un “tour de passe-passe”.

Depuis, la guerre en Ukraine a éclaté, avec des répercussions directes sur le porte-monnaie des Français. Alors que le pouvoir d’achat reste une priorité , l’évocation d’une hausse des tarifs d’électricité, même à un horizon lointain, est susceptible d’enflammer l’opinion et demeure explosif à moins de deux semaines du premier tour des législatives.

Ce lundi après-midi, Bruno Le Maire s’est donc lancé dans une opération déminage. “Je veux être très clair avec nos compatriotes, il n’y aura aucun rattrapage sur leur facture d’électricité”, a assuré le ministre de l’Économie et des Finances.

L’inconnue du marché en 2023

La hausse des prix entraînera bien un “besoin de financement supplémentaire” chiffré par Bercy autour de 2 milliards d’euros mais “les consommateurs français ne verront aucun rattrapage lié à ce besoin de financement sur leur facture en 2023″.

Concrètement, le ministre des Finances s’est engagé à ce que les fournisseurs d’énergie n’augmentent pas leurs tarifs dans le but de combler le manque à gagner induit à la fois par le bouclier tarifaire en 2022 et l’augmentation des matières premières.

“En 2023, nous voulons continuer à protéger les Français contre l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz”, a promis le ministre reconduit à son poste dans le gouvernement Borne. “Personne ne sait” à ce stade à quoi ressemblera le marché de l’énergie d’ici là, mais “la tendance est à la hausse aujourd’hui”. De nouvelles dispositions pour limiter les coûts seront donc étudiées dans le cadre du prochain Projet de Loi Finances à la rentrée législative.

Pour la fin de l’année 2022, les tarifs du gaz vont donc rester fixes, tandis que ceux de l’électricité ne pourront augmenter que de 4% maximum. Ce qui représente malgré tout une hausse parfois difficile à assumer pour les foyers.

À voir également sur Le HuffPost: Législatives: quand Bruno Le Maire ne soutenait pas (du tout) Manuel Valls