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    Polytechnique, ENS, Supélec: Ces grandes écoles au cœur d'enquêtes pour viols

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 25 June - 06:54 · 3 minutes

Des étudiants sur le campus de Saclay au sud de Paris dans l'Essonne en septembre 2021 (photo d'illustration) Des étudiants sur le campus de Saclay au sud de Paris dans l'Essonne en septembre 2021 (photo d'illustration)

JUSTICE - “L’omerta qui régnait sur le campus” de Saclay levée? Après avoir reçu “plusieurs plaintes” d’étudiantes, le parquet d’Évry a ouvert plusieurs enquêtes pour viols dans quatre grandes écoles situées sur le plateau de Saclay.

“La parole s’est libérée” dans “des lieux clos où il était difficile de parler et de se faire entendre car il fallait préserver la réputation des établissements”, s’est félicitée auprès de l’AFP la procureure de la République Caroline Nisand, qui a ouvert des enquêtes à CentraleSupélec , l’École Normale Supérieure (ENS), Polytechnique et à l’Institut d’optique.

“Pas de rapport d’autorité”

Parmi ces enquêtes pour viol, trois ont été confiées à des juges: une à CentraleSupélec et deux à l’ENS. Les plaignantes sont toutes des étudiantes, qui dénoncent des faits récents ayant eu lieu au cours des dernières années, et les soupçons portent sur d’autres étudiants: il n’y a pas, ”à cette heure, de rapport d’autorité” entre les plaignantes et les suspects, précise la procureure.

Onde de choc

La magistrate a souligné “une dynamique” de libération de la parole qui a contribué à “briser l’autocensure” et à “lever l’omerta qui régnait sur le campus” de Saclay au sud de Paris. “Il est encourageant que les victimes osent parler et porter plainte. C’est à la justice de faire son travail”, a commenté auprès de l’AFP la prestigieuse École Polytechnique surnommée en France “l’X”.

La magistrate estime que la parole a pu se libérer à partir de la diffusion d’un questionnaire interne de l’école d’ingénieurs CentraleSupélec, qui avait révélé une centaine de faits de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle et viol sur l’année universitaire.

Les résultats de cette enquête interne avaient été signalés par la direction de l’école à la procureure d’Évry, qui avait alors ouvert une enquête préliminaire en octobre 2021 et s’était rendue dans l’établissement pour échanger avec les étudiants réunis dans un amphithéâtre comble, accompagnée des gendarmes.

Des directions sous le choc

“Les résultats de cette enquête nous ont sidérés”, avait déclaré le directeur de l’école. “Si nous sommes engagés de longue date dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, nous étions loin d’en prendre l’exacte mesure”, avait-il ajouté. Désormais, deux enquêtes sont en cours à CentraleSupélec, suite à deux plaintes pour viol: une dirigée par le parquet et l’autre confiée à un juge d’instruction.

Des révélations similaires avaient marqué Polytechnique, où la direction “sous le choc”, avait signalé à la justice les résultats d’un questionnaire interne. D’après ce questionnaire, une étudiante sondée sur quatre disait avoir été victime d’agression sexuelle dans sa scolarité et onze élèves disaient avoir été victimes de viol ou tentative de viol. Le parquet avait ouvert, en avril, une enquête.

À ce jour, le parquet d’Évry compte trois enquêtes préliminaires en cours, à la suite de deux plaintes pour viol à Polytechnique et d’un signalement. Deux enquêtes à l’École normale supérieure (ENS) ont aussi été confiées, début juin, à des juges pour viol et agression sexuelle, à la suite de deux plaintes. Une enquête préliminaire est en cours à l’Institut d’Optique pour viol et agression sexuelle.

À voir également sur Le HuffPost: Aux États-Unis, des étudiants dénoncent la politique anti-LGBT+ de leur école

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    AgroParisTech: Une enquête interne recense au moins 17 cas de viol

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 21 June - 15:07 · 2 minutes

La cellule Cassis, association étudiante de lutte contre les violences sexistes et sexuelles à AgroParisTech, a publié les résultats de sa dernière enquête ce 21 juin. La cellule Cassis, association étudiante de lutte contre les violences sexistes et sexuelles à AgroParisTech, a publié les résultats de sa dernière enquête ce 21 juin.

VIOLENCES SEXUELLES - 17 étudiants et étudiantes déclarant avoir subi un ou plusieurs viols, 131 des agressions sexuelles: c’est le bilan glaçant qu’a publié ce 21 juin la cellule d’AgroParisTech sur les violences sexistes et sexuelles subies par élèves-ingénieurs qui étudient actuellement à AgroParisTech.

L’enquête de la Cellule agro de sensibilisation et d’information sur la sexualité (Cassis), réalisée sous forme de questionnaire, est la quatrième s’intéressant à l’ampleur des violences sexistes et sexuelles au sein de l’école d’ingénieurs. Le questionnaire a été adressé en décembre 2021 à près de 2000 étudiants et a recueilli 566 réponses complètes, “dont 67,7% de femmes - ce qui est représentatif de leur proportion à AgroParisTech”, précise l’association étudiante.

Un bilan alarmant

Au total, ce sont 17 étudiants, dont 16 femmes et une personne non binaire, qui ont déclaré à la cellule Cassis “avoir subi un ou plusieurs viols durant leur scolarité à AgroParisTech”. 131 personnes ont également déclaré avoir été victimes d’ agressions sexuelles “avec contact” et 10 autres avoir subi une agression sexuelle avec “un retrait de préservatif par surprise, sans consentement”.

En plus de ces chiffres, “526 comportements ou propos discriminatoires ou à connotation sexuelle ont été recensés”, note l’association étudiante. Ces derniers proviennent en grande majorité d’étudiants, mais aussi “pour 42 d’entre elles et eux, des membres des équipes enseignantes et du personnel de l’établissement”.

“31,9 % des agressions sexuelles avec contact et 64,7 % des viols auraient été commis alors que la victime n’était pas en état de savoir ou dire s’il ou elle était consentant ou consentante, à cause d’une consommation d’alcool ou de stupéfiants”, complète par ailleurs la cellule Cassis dans son communiqué .

Une prise de conscience encore difficile

Si ces chiffres alarment, il existe néanmoins un “fossé” entre l’appréciation du problème des violences sexistes et sexuelles au sein de l’école d’ingénieurs et la réalité des violences commises, souligne la cellule Cassis.

Ainsi, pour 36,2% des répondants à l’enquête, ces violences “ne sont qu’un léger problème au sein d’AgroParisTech” quand pour 12,9% “ce n’est pas un problème du tout”. Pour la cellule Cassis, ces chiffres dépeignent “un détachement profond et dangereux d’une partie importante de la communauté étudiante envers ces questions”.

“J’ai été très surpris par l’ampleur d’un phénomène qui ne peut s’expliquer simplement par la consommation d’alcool. C’est ensemble, avec les étudiants, que nous devons travailler à une solution”, a réagi le directeur de l’école, Laurent Buisson, comme le rapporte Le Monde . Celui-ci a saisi le procureur de Paris, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale.

En concertation avec la cellule Cassis, un nouveau plan d’action pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles sera mis en place à la rentrée 2022 au sein de l’école. Celui-ci sera à la charge d’AgroParisTech et non plus à l’initiative de l’association étudiante, comme c’était principalement le cas jusqu’à présent.

A voir également sur Le HuffPost: “Le témoignage de la patineuse Anne-Line Rolland agressée sexuellement par son entraîneur”

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    Vidal annonce le gel des frais d'inscription à l'université 2022-2023

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 17:14 · 1 minute

FAC - À trois semaines de la présidentielle, le gouvernement fait un nouveau geste pour les étudiants. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé, ce jeudi 17 mars, le gel des droits d’inscription à l ’université pour la rentrée 2022-2023. Ce gel concerne également les loyers des centres régionaux des œuvres universitaires ( CROUS ).

Ces décisions ont été prises alors que la hausse des prix frappe le portefeuille des ménages français, y compris celui des étudiants. “Dans un contexte d’inflation, la ministre Frédérique Vidal annonce le gel des droits d’inscription à l’université pour la rentrée 2022-2023”, peut-on lire dans le communiqué publié ce jeudi.

Pour la quatrième année consécutive, les étudiants devront débourser 170 euros pour une inscription en licence, 243 euros pour un master et 380 euros pour un doctorat. Les étudiants boursiers restent exonérés des droits d’inscription. Les loyers des CROUS seront également gelés pour la rentrée 2022-2023 “pour la 3e année consécutive”.

Selon les syndicats et les associations, la précarité étudiante s’est aggravée avec la crise du Covid-19. Lors de la rentrée 2021-2022, l’Unef et la FAGE avaient déploré la hausse du coût de la vie étudiante.

À voir également sur Le HuffPost: Avec le Covid-19, la triste routine des files d’étudiants attendant l’aide alimentaire

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    Macron accusé de vouloir rendre l'université payante avec sa réforme "systémique"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 14 January - 14:43 · 4 minutes

Dans sa réforme

UNIVERSITÉS - Au lendemain des annonces du président sur sa volonté d’une réforme “systémique” des universités françaises , la pilule ne passe pas, surtout à gauche . Exposée ce jeudi 13 janvier par Emmanuel Macron , cette réforme “systémique” aura pour but de rendre les universités plus “professionnalisantes”, pour mettre fin à un système actuel qu’il juge “révolu”.

Le chef de l’État s’est également exprimé sur l’“intolérable gâchis” de l’échec en première année à l’université. Et pour cela, il pense avoir une solution pour se débarrasser d’un système d’études supérieures au taux d’échec massif et “sans aucun prix” pour les étudiants.

“On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’ enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants, où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers et où pourtant nous avons tant de précarité étudiante, et une difficulté à financer un modèle beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde”, a-t-il exprimé.

“Je dis les choses avec la clarté et la franchise que vous me connaissez” car “si nous ne réglons pas ces problèmes structurels, nous nous mentirions à nous-mêmes”, a ainsi déclaré Emmanuel Macron.

Une gauche soudée contre l’université payante

Depuis ces déclarations faites lors du Congrès de la Conférence des présidents d’universités, les propos tenus par le président de la République laissent perplexe. Certains pensent que le président, pas encore officiellement candidat à sa réélection en 2022, envisage de rendre l’université payante, sous couvert de l’argument d’une trop grande précarité chez les étudiants. Surtout à gauche, où ça ne passe pas.

Pour Ian Brossat, directeur de campagne du candidat communiste Fabien Roussel, les annonces d’Emmanuel Macron sont une “avalanche de mots et de moulinets avec les bras pour au final proposer une université... payante”. Le tout, selon lui, au nom de la lutte “contre la précarité étudiante”.

Un non-sens pour Fabien Roussel également qui compare l’idée au modèle universitaire aux États-Unis: “La fac réservée aux gosses de riches, c’est le modèle américain”. Le candidat du PCF ajoute que la France a “besoin d’élever le niveau de formation et de qualification de toute la génération qui vient”.

Même son de cloche pour Alexis Corbière sur le plateau de CNews ce vendredi 14 janvier. Le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon a répondu à la logique prônée la veille par Emmanuel Macron selon laquelle il fallait rendre l’université payante pour la rendre plus sélective.

“Si vous faites payer l’université vous créez nécessairement une barrière, ou alors vous endettez des étudiants” a-t-il réagi avant d’ajouter sur Twitter qu’il refuse “un système à l’américaine avec des dettes étudiantes insoutenables” et “la mise en place d’une sélection par l’argent dans l’enseignement supérieur”.

Pour Gabrielle Siry-Houari, maire-adjointe du 18e arrondissement de Paris et porte-parole du Parti socialiste, “cette volonté du Président de détruire tout ce qui fait le système français est véritablement déprimante”.

Une forme d’union sacrée de la gauche, alors que de l’autre côté de l’échiquier, les réactions étaient plutôt discrètes ou inexistantes après les déclarations du président.

À voir également sur Le HuffPost: Endométriose: la résolution Autain adoptée à l’Assemblée, contre l’avis du gouvernement

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    Un prof accusé d'islamophobie à l'IEP de Grenoble suspendu, Wauquiez coupe son financement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 20 December, 2021 - 18:20 · 4 minutes

EDUCATION - Un professeur de Sciences Po Grenoble, accusé d’“islamophobie” en début d’année , a été suspendu de ses fonctions par la direction qui lui reproche d’avoir tenu, depuis, des “propos diffamatoires”, a-t-on appris ce lundi 20 décembre de sources concordantes.

Cette sanction a conduit le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes , Laurent Wauquiez , à suspendre les financements accordés à l’établissement par la collectivité. Il s’est d’ailleurs exprimé sur Twitter, dénonçant ”une dérive idéologique et communautariste inacceptable”.

L’arrêté de la directrice de l’IEP Sabine Saurugger, révélé par Le Figaro , vise des interviews accordées début décembre par l’enseignant, Klaus Kinzler, au site de l’hebdomadaire Marianne , au quotidien L’Opinion et à la chaîne CNews.

Le professeur d’allemand a, selon la directrice, “gravement méconnu à plusieurs obligations”, notamment en matière de “discrétion professionnelle”. “Il y a lieu à saisir le conseil de discipline”, ajoute-t-elle dans l’arrêté qui le suspend pour quatre mois. Dans ses interviews, l’enseignant a décrit l’IEP comme un institut de “rééducation politique” en accusant un “noyau dur” de collègues, adeptes selon lui des théories “ woke ”, d’endoctriner les étudiants, et la direction de l’IEP de laisser faire.

Pour ses avocats, qui dénoncent une “chasse aux sorcières”, Klaus Kinzler “a été contraint de prendre la parole afin de se défendre” après avoir été mis en cause “sur la place publique”. ″Ça empoisonne ma vie mais il faut peut-être aller jusqu’au bout pour savoir qui a le droit de dire quoi et dans quelle situation”, a déclaré l’enseignant à l’AFP, évoquant un possible recours devant le tribunal administratif.

Zemmour félicite Wauquiez

Contactée, la direction de l’IEP de Grenoble n’a pas souhaité réagir à “une mesure interne”. Le 13 décembre, dans une interview à Marianne , Mme Saurugger avait pris la défense de l’établissement.

“M. Kinzler reproche un certain nombre de faits qui ne sont pas exacts. Il dit notamment que la direction ne l’a jamais protégé. Sciences-Po Grenoble est un établissement où la liberté d’expression et la liberté d’enseignement se trouvent au cœur du projet académique”, avait-elle dit.

Laurent Wauquiez a justifié sa décision de suspendre les financements régionaux - environ 100.000 euros par an hors investissement sur projets, selon l’exécutif - par une “longue dérive idéologique et communautariste”, qui vient selon lui de “franchir un nouveau cap” avec la suspension de l’enseignant. Selon lui, “une minorité a confisqué le débat” au sein de l’établissement, “sans que la direction ne prenne la mesure de cette dérive préoccupante”.

Un choix qui a réjoui à l’extrême droite de l’échiquier politique, le candidat à la présidentielle Eric Zemmour notamment saluant sa façon de “couper court à l’infiltration de nos grandes écoles par l’islamo-gauchisme”.

Critiques “extrêmement problématiques” de l’islam

À l’origine de l’affaire, fin 2020, Klaus Kinzler et une collègue historienne avaient échangé des courriels véhéments à propos d’une journée de débats intitulée “racisme, antisémitisme et islamophobie”, terme dont il contestait le caractère scientifique, tout en critiquant l’islam.

Le 4 mars, Klaus Kinzler et un autre enseignant avaient été la cible d’affichettes les accusant d’“islamophobie”, placardées par des étudiants et relayées sur les réseaux sociaux par des syndicats.

La directrice de l’IEP avait condamné “très clairement” ces affiches, tout en estimant que la façon dont Klaus Kinzler parlait de l’islam était “extrêmement problématique”.

Le 26 novembre, 16 des 17 étudiants de l’IEP poursuivis devant une instance disciplinaire ont été relaxés, tandis que la ministre de l’Enseignement supérieur avait préconisé des sanctions à leur encontre. Un seul a fait l’objet d’une exclusion temporaire avec sursis.

À voir également sur Le HuffPost: Au Canada, veillée géante après l’attaque islamophobe de London

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    Profs accusés d'islamophobie à Sciences Po Grenoble: relaxe pour les étudiants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 26 November, 2021 - 22:16 · 2 minutes

Science Po Grenoble.

JUSTICE - Les étudiants de l’Institut d’études politiques de Grenoble ( Sciences Po ) qui avaient accusé d’islamophobie deux de leurs professeurs ont été relaxés par une instance disciplinaire, qui est allée à l’encontre des préconisations de la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé l’IEP dans un communiqué.

La section disciplinaire de l’Université de Clermont-Auvergne, où avait été dépaysé le dossier, a relaxé jeudi 16 des 17 étudiants, un seul faisant l’objet d’une “sanction d’exclusion temporaire prononcée avec sursis”, selon le communiqué de la direction de l’IEP, qui dit “prendre acte” de cette décision, révélé par Le Monde ce vendredi 26 novembre .

Le communiqué, publié jeudi, ne précise pas les motivations de cette commission de discipline.

Elles vont cependant à l’encontre de la position de la ministre Frédérique Vidal , qui avait appelé dans Le Figaro début mai l’IEP à “sanctionner” rapidement les étudiants qui avaient publiquement diffamé des professeurs, à l’appui des conclusions d’un rapport commandé sur l’affaire.

Le 4 mars, des étudiants avaient placardé à l’entrée de l’institut des affichettes accusant nommément deux professeurs d’“islamophobie”, relayées ensuite sur les réseaux sociaux par des syndicats étudiants, dont l’Unef (classé à gauche).

L’affaire avait déclenché l’ouverture par le parquet d’une enquête pour “injure publique”. Le gouvernement avait dénoncé la “mise en danger” des enseignants par ces étudiants, ciblant notamment l’ Unef , qui avait reconnu une initiative “maladroite et dangereuse”.

Un échange de mails véhéments à propos d’un cours sur l’islam

“Tous les acteurs de cette affaire ont commis des erreurs d’appréciation, des maladresses, des manquements et fautes plus ou moins graves”, soulignait ce rapport de l’inspection de l’Éducation nationale.

Mais pour l’inspection, les principaux coupables restaient les étudiants ayant taxé les deux professeurs d’“islamophobie” ou relayé ces accusations sur les réseaux sociaux.

D’autant qu’elle indiquait n’avoir trouvé, au fil de son enquête, “aucun témoignage permettant d’accréditer les rumeurs d’islamophobie” des deux professeurs.

Le 10 mars, la directrice de l’IEP, Sabine Saurugger, avait “condamné très clairement” les affiches. Elle avait en revanche estimé que l’un des professeurs visés avait tenu des propos “extrêmement problématiques” sur l’islam.

À l’origine des accusations, on trouve notamment, en novembre et décembre 2020, un échange de mails véhéments à propos d’un cours sur l’islam entre un professeur d’allemand, dont le nom a été mentionné sur les affiches, et une historienne.

Dans son communiqué jeudi, la direction dit espérer que ces décisions “consolideront le dialogue constructif entamé avec l’ensemble des communautés de l’établissement depuis la rentrée”.

Elle “défend fermement la liberté d’expression et la liberté académique, la liberté d’association et le droit syndical. Ces libertés sont également accompagnées de responsabilités individuelles que l’ensemble des membres de la communauté universitaire s’engage à respecter”.

À voir également sur Le HuffPost : Attentat de Conflans: Macron annonce la dissolution du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine

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    Sciences Po: Mathias Vicherat pressenti pour devenir le nouveau directeur

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 9 November, 2021 - 16:16 · 2 minutes

Mathieu Vicherat, ici en 2016, est en passe de devenir le directeur de Sciences po Paris.

SCIENCES PO - Mathias Vicherat est bien parti pour devenir le directeur de Sciences Po Paris . Le haut fonctionnaire de 43 ans, ancien directeur général adjoint en charge de la communication de la SNCF puis secrétaire général de Danone depuis 2018, est arrivé en tête des votes du conseil de l’IEP ce mardi 9 novembre, assurent Les Echos ainsi que plusieurs journalistes.

Sa nomination doit être confirmée par le conseil d’administration de la FNSP (fondation nationale des sciences politiques) mercredi 10 novembre. En cas d’accord, les conseils transmettront le 10 novembre leur proposition à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal .

Il a été choisi dans les trois dernières candidatures retenues parmi 23 candidats. Il était face à Christine Musselin, 63 ans, sociologue et enseignante à Sciences Po, et Olivier Faron, 61 ans, historien et administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).

Mathias Vicherat, ancien élève de l’école et de l’ENA (promotion Sanghor, la même qu’Emmanuel Macron), a notamment été directeur de cabinet du maire de Paris, Bertrand Delanoë, puis d’Anne Hidalgo avant de rejoindre le secteur privé.

“L’ami du président”

Il n’a en revanche aucune expérience dans le domaine de l’enseignement supérieur. De quoi prêter le flanc aux critiques selon le journaliste de Marianne, Laurent Valdiguié, qui se fait l’écho d’un ”éminent” professeur de l’école qui aurait ainsi déclaré: “Toute la procédure a été truquée sans vergogne pour qu’à la fin il ne reste que la candidature de Mathias Vicherat, l’ami du président, sans aucune expérience universitaire. Ils ont méthodiquement écarté toutes les candidatures sérieuses.”

L’an dernier, Sciences Po a été ébranlée après qu’Olivier Duhamel, le président de la FNSP, a démissionné après avoir été accusé d’inceste sur son beau-fils. Le directeur de Sciences Po Frédéric Mion , a également quitté ses fonctions en février.

À voir également sur Le HuffPost: Les 3 conseils de Nesrine Slaoui pour ne plus se sentir “Illégitimes”

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    Que contient le plan d'action contre les violences sexuelles et sexistes à l'université?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 October, 2021 - 15:08 · 2 minutes

Que contient le plan d

UNIVERSITÉS - Un plan national d’action contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche a été lancé ce vendredi 15 octobre pour que la “peur change de camp”, a indiqué la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal .

“Il faut qu’il y ait plusieurs lieux de recueil de la parole”, institutionnel ou associatif. Pour cela, un “plan massif de formation”, financé par l’Etat, “commence aujourd’hui même pour tous les établissements”, a-t-elle indiqué sur France Info .

Le budget de 7 millions d’euros sur cinq ans alloué à ce plan pourra servir à des associations pour qu’elles viennent “recueillir la parole”.

Ce plan doit également s’appuyer sur une cellule, au ministère, pour accompagner juridiquement les établissements. “Il faut à la fois prendre en charge psychologiquement les victimes (... ) et les accompagner pour qu’elles aillent porter plainte. Il faut que la peur change de camp”, estime Frédérique Vidal.

#SciencesPorcs et ses retombées

Le lancement de ce plan intervient une semaine après la révélation d’une centaine de faits de harcèlements sexuels, agressions sexuelles et viols sur l’année universitaire à CentraleSupélec, qui a motivé l’ouverture d’une enquête préliminaire.

De nombreuses écoles ont mis en place des cellules d’écoute mais “elles étaient très peu utilisées”, avec très peu de plaintes déposées car “la honte est toujours du côté de la victime”, dit la ministre.

En cas d’étudiant soupçonné de viol, “il ne faut pas toujours que ce soit la victime qui soit déplacée, change de cours ou d’établissement. On peut aussi réorganiser les choses”, tout en, ”évidemment, respectant la présomption d’innocence”.

En février dernier, le mouvement #sciencesporcs lancé par des étudiants se disant victimes ou témoins de comportements et de violences sexistes dans des Instituts d’études politiques de France avait déferlé sur les réseaux sociaux.

Frédérique Vidal avait diligenté une mission d’inspection. Cette dernière a préconisé fin juillet de dépasser la simple prise de conscience pour professionnaliser les missions de veille et de recueil de la parole.

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