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    La NSA jure que la prochaine génération du chiffrement ne contiendra pas de porte dérobée

    news.movim.eu / Numerama · 3 days ago - 09:01

porte dérobée ouverte backdoor

La puissante NSA assure qu'il n'y a aucune porte dérobée (« backdoor ») dans la prochaine génération des standards cryptographiques. Sa prise de parole survient près de 10 ans après les révélations d'Edward Snowden, qui avaient exposé les machinations de l'agence en matière de chiffrement. [Lire la suite]

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    Tuerie à Buffalo aux États-Unis, le FBI parle d'une "motivation raciale"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 07:16 · 5 minutes

Le supermarché de Buffalo aux États-Unis, où la tuerie s'est déroulée (AP Photo/Joshua Bessex) Le supermarché de Buffalo aux États-Unis, où la tuerie s'est déroulée (AP Photo/Joshua Bessex)

ÉTATS-UNIS - Un homme blanc de 18 ans a ouvert le feu, ce samedi 14 mai, dans un supermarché de l’État de New York (nord est du pays), faisant au moins dix morts, dont une majorité d’Afro-Américains. Le chef de la police de Buffalo , Joseph Gramaglia, a fait état de “dix personnes tuées” et de trois autres blessées. Onze étaient des personnes noires et deux étaient des blancs, dans ce quartier majoritairement afro-américain de Buffalo.

“Nous enquêtons sur cet incident comme étant à la fois un crime motivé par la haine et une affaire d’extrémisme violent à motivation raciale”, a déclaré Stephen Belongia, policier du FBI à Buffalo, lors d’une conférence de presse dans cette ville américaine septentrionale, au bord du lac Erié, à la frontière avec le Canada.

Son crime diffusé deux minutes sur Twitch

Le tireur était équipé d’une “arme d’assaut”, d’un gilet pare-balle, d’une tenue de type militaire, d’un casque, ont annoncé les autorités policières et judiciaires locales. Il portait également une caméra pour diffuser son crime en direct sur la plateforme de streaming Twitch , laquelle s’est déclarée “dévastée” et a promis une “tolérance zéro contre toute forme de violences”.

D’après le réseau social, le contenu a été supprimé “deux minutes” après le début de sa diffusion, le compte de l’assaillant a été “suspendu définitivement” et “tous les comptes susceptibles de rediffuser ce contenu sont sous surveillance”. Le ​Forum Internet mondial de lutte contre le terrorisme (GIFCT) a également activité son protocole pour éviter la diffusion de ces images.

D’après le commissaire Joseph Gramaglia, le tueur a d’abord tiré sur quatre personnes sur le parking du supermarché Tops, en tuant trois d’entre elles, avant d’entrer dans le commerce et d’y commettre un carnage. Là, un garde de sécurité, policier à la retraite, a tiré sur l’assaillant mais ce dernier, protégé par son gilet pare-balle, n’a pas été blessé et a abattu ce garde.

“Le mal incarné”

Lorsque la police est arrivée très vite sur les lieux, le jeune homme a retourné son arme contre lui, au niveau de son cou, avant de se rendre aux forces de l’ordre, selon le commissaire Gramaglia. Selon, le maire de Buffalo, un Afro-Américain, Byron Brown, le tueur, parti de Binghamton, a parcouru près de 300 kilomètres pour se rendre jusqu’à Buffalo. Cette attaque est “un crime motivé par la haine et raciste”, perpétrée par “le mal incarné”, a lui fustigé le shérif du comté d’Erié, John Garcia.

Le “crime motivé par la haine” désigne aux États-Unis un acte dirigé contre une personne visée en raison d’éléments de son identité comme la race, la religion, la nationalité, l’orientation sexuelle ou un handicap. Considéré comme une infraction fédérale aux circonstances aggravantes, il entraîne des condamnations plus dures.

Un manifeste également diffusé sur internet

Interrogé pour savoir si le tireur risquait la peine de mort à l’échelon fédéral, le représentant local du parquet du ministère américain de la Justice a répondu que “toutes les options étaient sur la table”.

Des médias américains ont également évoqué un “manifeste” à caractère raciste diffusé sur internet. Selon le New York Times , citant ce “manifeste”, le suspect a été “inspiré” par des crimes commis par des suprémacistes blancs, notamment le massacre en 2019 de 51 fidèles dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Le journal Buffalo News a même révélé qu’un mot injurieux, raciste et tabou aux États-Unis pour désigner les personnes noires avait été peint en blanc sur le canon de l’arme. Il s’agit d’une “tuerie atroce par un suprémaciste blanc”, a tonné sur Twitter la gouverneure de l’État de New York Kathy Hochul.

Dans un communiqué, le président américain Joe Biden a dénoncé cette attaque, rappelant que “tout acte de terrorisme intérieur, y compris un acte perpétré au nom d’une idéologie nationaliste blanche répugnante, est contraire à tout ce que nous défendons en Amérique”. Son prédécesseur, Donald Trump, a parlé d’un ”événement tragique”.

Cette tuerie en rappelle deux autres: un massacre raciste le 3 août 2019 lorsqu’un homme d’extrême droite de 21 ans avait tué 23 personnes, dont huit Mexicains et des personnes “hispaniques” à El Paso, au Texas; et lorsque le 17 juin 2015 un suprémaciste blanc avait tué neuf fidèles afro-américains dans une église de Charleston en Caroline du Sud. Dans ces deux cas, des manifestes haineux avaient été mis en ligne avant les attaques.

Les fusillades et meurtres en série aux États-Unis dans les lieux publics sont de manière tragique quasiment quotidiens et la criminalité par armes à feu est en augmentation dans les grandes villes comme New York, Chicago, Miami ou San Francisco, notamment depuis la pandémie de 2020.

En 2021, les armes à feu ont fait près de 45.000 morts aux États-Unis, dont environ 24.000 suicides, selon l’organisation Gun Violence Archive. Le droit de posséder des armes est garanti par la Constitution. Plusieurs initiatives d’élus pour renforcer la législation sur les armes ont échoué au Congrès ces dernières années, le puissant lobby des armes NRA restant très influent.

À voir également sur Le HuffPost: Joe Biden veut interdire les fusils d’assaut après la tuerie de Boulder

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    Avortement aux États-Unis: comment les applis de règles pourraient servir à traquer les femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 05:30 · 5 minutes

Des femmes pro-avortement manifestent devant la Cour suprême le 8 mai 2022. Des femmes pro-avortement manifestent devant la Cour suprême le 8 mai 2022.

ÉTATS-UNIS - “Si vous utilisez une application de suivi menstruel, ou si vous utilisez votre téléphone pour le faire, arrêtez et supprimez vos données. Maintenant”, alertait Elizabeth McLaughlin, une militante pro-avortement américaine, sur Twitter le 3 mai. Son message a été partagé plus de 70.000 fois.

Son appel faisait suite à la publication choc d’un avant-projet de la Cour suprême envisageant de supprimer le droit à l’avortement aux États-Unis . Dix jours plus tard, la possible utilisation des données personnelles extraites des applications téléphone pour traquer les femmes qui avortent est devenue l’une des craintes des “pro-choix” qui manifestent dans tout le pays ce samedi 14 mai pour défendre le droit à l’IVG .

Plusieurs millions de femmes dans le monde utilisent des applications telles Flo, Clue ou Ovia pour suivre leur cycle menstruel. En entrant des informations comme la durée et la date de leurs dernières règles, la couleur du sang, précisant leur flux ou encore leur libido, elles cherchent à savoir en avance quand elles auront leurs prochaines règles ou s’en servent pour calculer leur période de fécondité. L’appli, qui analyse les données, sait ainsi quand femme doit avoir ses règles, si elle est en retard, si elle ne les a pas. Et donc, si elle est enceinte ou ne l’est plus.

Ce sont précisément ces datas qui pourraient servir aux autorités américaines. “Les données collectées pourraient être utilisées soit pour identifier les femmes qui se font avorter, soit comme preuve qu’une femme a eu recours à l’avortement dans un avenir où celui-ci est criminalisé”, s’alarme sur le site TechCrunch Eva Galperin, membre de l’ONG de protection des libertés sur Internet, l’Electronic Frontier Foundation (EFF).

La police pourrait récupérer les données personnelles

En effet, les données personnelles entrées dans ces applications ne tombent pas sous le coup de la loi HIPAA qui régule le partage d’informations privées sur la santé aux États-Unis. Les applis de santé ont donc le droit de vendre les données des utilisateurs à des tiers, notamment des entreprises qui peuvent les exploiter pour faire de la publicité ciblée par exemple.

Les applis, comme celles pour le suivi du cycle menstruel, peuvent également donner des informations aux forces de l’ordre dans le cadre d’une enquête si ces dernières le demandent. India McKinney, également membre de l’EFF, remarque sur le site du New Scientist que les autorités pourraient même avoir accès aux données sans mandat ou ordre de la justice. Il suffit à la police de les acheter et elle l’assure, “c’est légal”.

C’est surtout très facile à faire. Pour le prouver, le site Vice a acheté pour 160 dollars (150 euros) à SafeGraph, une firme qui collecte puis revend des données de localisation, une liste de personnes qui se sont rendues dans un planning familial sur une semaine. Ces données précisaient d’où elles venaient, combien de temps elles sont restées, et où elles se rendaient ensuite.

Ces faiblesses dans la protection des données signifient que si la Cour suprême confirme la fin du droit à l’avortement, les détails du cycle menstruel d’une femme qui utilise Flo ou Clue pourront être achetés ou récupérés par la police des États anti-avortement, afin de prouver qu’elle a eu recours à l’IVG et la condamner.

La Cour suprême se prononcera cet été

Par ailleurs, comme l’a montré Vice, n’importe qui peut acquérir les datas pour un prix dérisoire. Cela pose de sérieuses questions dans le cas du Texas où la loi promet 10.000 dollars aux citoyens qui portent plainte contre une personne ou une organisation qui a participé à un avortement. Dans cet État, l’IVG est interdite après six semaines de grossesse.

Les applis de suivi du cycle menstruel ne sont toutefois pas les seules à inquiéter. Evan Greer, directrice de l’ONG Fight for the Future, explique à NPR qu’il y a différents moyens de connecter une personne à l’avortement puisque de nombreuses sociétés vendent les données de leurs utilisateurs. Evan Greer donne l’exemple d’une femme qui patiente dans une salle d’attente d’une clinique où l’avortement est pratiqué. Si elle joue sur son téléphone via une application qui récupère sa localisation et que cette donnée est vendue, un lien direct pourrait être fait entre elle et l’IVG.

Globalement, toutes les technologies, téléphones, ordinateurs ou autres tablettes pourraient devenir une source d’information avec les historiques de recherches ou les messages envoyés. Toutes les lois anti-avortement n’ont pas été votées ni même rédigées, mais dans les États très conservateurs, rien que de “faire des recherches Internet sur une clinique pourrait être interdit”, prévient Alan Butler, le président de l’Electronic Privacy Information Center au Washington Post .

La décision de la Cour suprême est attendue fin juin ou début juillet. Si elle annule l’historique décision Roe v. Wade, l’avortement pourrait être banni directement dans 13 États . En attendant ce potentiel séisme qui diviserait encore plus la société américaine, de nombreux experts demandent aux applications de réfléchir aux conséquences de leurs pratiques. L’Electronic Frontier Foundation a elle publié un article à destination des “produits et services” dans lequel elle liste une dizaine de conseils pour “minimiser les dommages qui peuvent être causés”.

À voir également aussi sur le Huffpost: Aux États-Unis, des milliers de manifestants défilent pour le droit à l’avortement

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    Une pénurie de lait infantile comme aux États-Unis est-elle possible en France?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 15:46 · 4 minutes

Father feeds baby milk from bottle Father feeds baby milk from bottle

LAIT - Des rayons vides, des parents angoissés: la Maison Blanche a assuré ce vendredi 13 mai prendre très au sérieux la pénurie de lait pour bébé que connaissent les États-Unis et qui tourne à la crise politique pour le président Joe Biden.

Avec 43% du lait infantile en rupture de stock en fin de semaine dernière -selon le fournisseur de données Assembly- la situation est critique. Une crise similaire est-elle possible en France, alors que l’on manque déjà d’huile de tournesol ou de moutarde ?

A priori, non. Car la pénurie de lait infantile américaine semble bien circonstanciée et liée à “l’inflation, les pénuries de la chaîne d’approvisionnement et les rappels de produits”, comme l’explique Ben Reich, fondateur et PDG de Datasembly, un fournisseur de données américain.

Des problèmes propres aux États-Unis, mais...

Aux États-Unis, cette pénurie est principalement provoquée par des problèmes de chaîne d’approvisionnement et de manque de main-d’œuvre. “La crise américaine est liée essentiellement à une usine qui a des problèmes techniques”, explique au HuffPost Ghislain de Viron, éleveur laitier et vice-président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

Des problèmes logistiques auxquels s’est ajouté un scandale sanitaire: le 17 février, après le décès de deux bébés, le fabricant Abbott a annoncé le “rappel volontaire” dans son usine du Michigan de laits en poudre. Ce qui a privé des millions de famille qui utilisaient la marque “Similac”. La pénurie américaine ne risque donc pas d’être importée en France, où le lait consommé est produit pratiquement à 100 % sur le territoire national.

Un risque de hausse du prix en France

En revanche, la crise du lait qui a lieu depuis des années, accentuée par la guerre en Ukraine, pourrait avoir des conséquences; pas forcément sur les stocks de lait infantile, mais sur son prix. Car le lait maternisé est principalement composé de protéines de lait.

En cause tout d’abord, la démotivation des producteurs de lait. “Ils constatent une inadéquation entre leur temps de travail et leurs revenus. Les éleveurs ont besoin d’un signal fort et que leur métier soit revalorisé”, souligne Ghislain de Viron, qui rappelle que la production de lait en France a baissé de 1,5% en 2021.

“De nombreux éleveurs passent à la culture de céréales, car c’est plus rentable, ajoute-t-il. Malgré les lois Egalim 1 et 2, on n’arrive pas à faire remonter suffisamment ou suffisamment vite le prix du lait.” Selon lui, 2 à 3% des éleveurs laitiers arrêtent leur activité chaque année.

“Le prix du lait a augmenté de 1,5 % quand il faudrait une hausse de 20 % pour effacer l’inflation de l’électricité, du carton, du plastique, du transport”, a déploré auprès des Echos Emmanuel Vasseneix, vice-président de Syndilait et patron de LSDH (Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel).

Le problème a commencé avant la guerre en Ukraine

Depuis la guerre en Ukraine, tout est plus cher: l’énergie, le carburant, les matières premières agricoles, notamment les céréales, le soja qui nourrit certains animaux, le blé dur qui compose les pâtes, le maïs...

“La hausse des charges, on l’avait déjà avant la guerre, insiste Ghislain de Viron. Le prix de l’engrais ou de la solution azotée par exemple, était autour de 200€ par tonne il y a un an. C’était monté autour de 400-500. Et depuis la guerre, on est à 800€ la tonne.”

D’autres postes de dépense ont augmenté: le grand import, avec le prix des containers; mais encore les emballages, carton, aluminium, verre... Il faut parfois changer de fournisseurs d’une semaine sur l’autre, et pas toujours aux mêmes conditions contractuelles.

Le patron du géant du lait Lactalis, Emmanuel Besnier, a évoqué auprès de l’AFP “une crise sur tous les coûts de production”, attendus en hausse de 15% sur 2022.

La sécheresse n’arrange rien

Pour revenir au lait infantile, le coût de séchage du lait a également augmenté. Et certains composants sont en pénurie, comme l’huile de tournesol, utilisée dans certains laits maternisés. “C’est déjà le cas de la coopérative d’Isigny Sainte-Mère (Manche), qui fabrique beaucoup de poudre de lait et qui a des problèmes d’approvisionnement”, témoigne l’éleveur laitier.

La situation pourrait être aggravée par la sécheresse attendue pour 2022. Ce que confirme, le vice-président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). “Pour faire du lait, il faut du fourrage. Pour avoir du fourrage, il faut de l’eau, démontre-t-il. En général, au printemps, la production augmente. Mais avec le temps sec que l’on a cette année, ce n’est pas le cas. On est inquiets pour l’avenir.”

À voir également sur Le HuffPost : Au Salon de l’agriculture, on redoute déjà les effets de la guerre en Ukraine

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    Avortement aux États-Unis: 160 stars, dont Ariana Grande, signent une pleine page dans le New York Times

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 13:50 · 2 minutes

Ariana Grande et Kendall Jenner ont signé une tribune dans le New York Times pour défendre le droit à l'avortement Ariana Grande et Kendall Jenner ont signé une tribune dans le New York Times pour défendre le droit à l'avortement

IVG - “Notre pouvoir de planifier notre propre avenir et de contrôler notre propre corps dépend de notre capacité à accéder aux soins de santé sexuelle et reproductive , y compris l’avortement”, est-il écrit, en pleine page, dans l’édition du New York Times publiée vendredi 13 mai.

Alors que le droit constitutionnel à l’avortement est menacé aux États-Unis , près de 160 jeunes chanteurs, acteurs, artistes et influenceurs -d’Ariana Grande à Hailey Bieber- s’unissent et prennent position pour défendre ce droit fondamental pour les femmes à disposer de leur corps.

Ariana Grande, Billie Eilish, Kendall Jenner et une centaine de stars s'offrent une page de pub dans le New York Times pour défendre le droit à l'avortement Ariana Grande, Billie Eilish, Kendall Jenner et une centaine de stars s'offrent une page de pub dans le New York Times pour défendre le droit à l'avortement

“Nous sommes des artistes. Des créateurs. Des conteurs d’histoires. Nous sommes la génération qui s’est emparée de son pouvoir. On essaye de nous le voler. Nous ne retournerons pas en arrière. Nous ne plierons pas” est-il écrit sur la page de publicité.

Parmi les signataires, on retrouve Ariana Grande, Miley Cyrus, Billie Eilish, Kendall Jenner, Selena Gomez, Olivia Rodrigo, Megan Thee Stallion, Shawn Mendes, Camila Cabello et beaucoup d’autres.

Journée d’action

Début mai, l’avant-projet d’une décision majoritaire rédigé par le juge conservateur Samuel Alito a fuité dans la presse, remettant en cause l’arrêt “Roe versus Wade” de 1973 , qui garantit aux femmes un accès à l’avortement, même dans les États les plus conservateurs.

La publicité fait partie de la campagne #BansOffOurBodies du Planning Familial américain, qui affirme: “nos corps nous appartiennent - si cela n’est pas le cas, nous ne pouvons pas être vraiment libres ou égaux”.

Une journée d’action est prévue samedi 14 mai. Des centaines de milliers de personnes sont attendues pour des rassemblements, des marches et des événements dans tout le pays en faveur du droit à l’avortement.

De nombreuses prises de parole

De nombreuses autres personnalités publiques notables se sont élevés contre le projet de la Cour suprême. Amy Schumer a abordé la question la semaine dernière dans l’émission Late Night With Seth Meyers , encourageant les gens à défendre le droit à l’avortement.

Toutes les émissions de fin de soirée ont couvert la question. Whoopi Goldberg, qui a eu recours à un avortement illégal lorsqu’elle était adolescente, a notamment prononcé des mots forts sur le plateau de l’émission américaine The View mardi 3 mai.

“Cette loi a été créée pour que les femmes aient un lieu sûr pour avorter. Ce n’est pas une question religieuse, mais bien une question humaine (...) C’est une atroce décision à prendre. Si vous ne commencez pas la conversation par ‘je sais comme cela doit être dur pour toi’, mais par me dire que je vais bruler en enfer, alors vous ne me regardez pas comme un être humain”, a-t-elle exprimé avec beaucoup d’émotion et de colère.

Des célébrités telles qu’Olivia Rodrigo ont pris la parole depuis la scène et Phoebe Bridgers a partagé son histoire d’avortement en ligne.

À voir également sur Le HuffPost : La maternité des Lilas, “un combat pour la liberté” selon ses soignants et usagers

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    Le Sénat américain échoue à adopter une loi garantissant l'accès à l'avortement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 22:09 · 3 minutes

Le Capitole à Washington. (photo d'illustration) Le Capitole à Washington. (photo d'illustration)

ÉTATS-UNIS - Le Sénat américain a échoué ce mercredi 11 mai à adopter une loi garantissant l’accès à l’ avortement dans tout le pays, à l’heure où ce droit est fortement menacé par une décision à venir de la Cour suprême .

Ce vote était surtout symbolique, les démocrates ne disposant pas des 60 voix sur 100 nécessaires pour avancer sur ce texte. Mais il s’inscrit dans un combat plus large des progressistes pour tenter de protéger le droit à l’avortement.

“Pour la première fois en 50 ans, une majorité conservatrice, une majorité extrême de la Cour suprême est sur le point de décréter que les femmes n’ont pas le contrôle sur leur propre corps”, a alerté, le ton grave, le chef des démocrates au Sénat Chuck Schumer juste avant le vote.

Les républicains se sont opposés en bloc à ce projet de loi, accusant les démocrates, par la voix de leur chef Mitch McConnell, de vouloir proposer des “avortements à la demande”. Ultime revers, le démocrate Joe Manchin , déjà fossoyeur de plusieurs grands chantiers de Joe Biden , a voté avec l’opposition républicaine.

Le président américain a fustigé l’issue du vote.

“Les républicains du Congrès -dont aucun n’a voté pour ce projet de loi- ont choisi de s’opposer au droit des Américaines de prendre les décisions les plus personnelles concernant leur corps, leur famille et leur vie”, a-t-il dénoncé dans un communiqué.

Son parti a tenu à organiser ce vote après l’extraordinaire fuite, le 2 mai, d’un projet de décision de la Cour suprême, selon laquelle la plus haute juridiction américaine s’apprêtait à annuler l’accès à l’avortement .

Si la Cour suprême venait à revenir sur la jurisprudence qui fonde le droit à l’avortement aux États-Unis depuis 1973, chaque État serait libre de l’interdire ou de l’autoriser.

Manifestations quotidiennes

Une vingtaine d’États conservateurs ont déjà promis de le rendre illégal.

Aux cris de “mon corps, mon choix”, une trentaine d’élus de la Chambre des représentants, où cette loi avait été adoptée avec succès en septembre, sont venus assister au vote du Sénat pour contester son échec. Au sein de ce groupe, plusieurs élues ayant publiquement évoqué leur avortement.

Depuis la révélation de ce projet d’arrêt de la Cour suprême, des groupes -plus ou moins denses- viennent tous les soirs crier leur colère devant le temple américain du droit, imposant bâtiment de marbre blanc désormais protégé par un grillage. Et certains manifestants protestent jusque devant le domicile de juges conservateurs de la Cour.

Plusieurs grandes organisations progressistes ont appelé les Américains à défiler en masse le 14 mai dans tous les États-Unis pour protéger l’accès à l’avortement.

Quatre grandes marches sont organisées à Washington, New York, Chicago et Los Angeles, et des centaines de rassemblements sont prévus dans le reste du pays.

Le président américain Joe Biden a lui aussi promis de s’impliquer personnellement dans la bataille et exhorté les Américains à “choisir des candidats favorables” au droit d’avorter lors des élections législatives de mi-mandat, le 8 novembre.

Il souhaite ainsi élargir la majorité des démocrates au Sénat, avec l’espoir d’être alors en mesure de passer cette loi fédérale protégeant l’accès à l’avortement.

Mais ces élections sont toujours très périlleuses pour le pouvoir en place, et il est très possible que les démocrates perdent au contraire leurs minces majorités au Congrès lors du scrutin.

À voir également sur Le HuffPost : Devant le Parlement européen, Macron défend l’avortement et l’environnement

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    Un Américain meurt d'une crise cardiaque en creusant la tombe de sa victime

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 15:49 · 1 minute

Un Américain meurt d'une crise cardiaque en creusant la tombe de sa victime (Photo prétexte Philippe Gerber via Getty Images) Un Américain meurt d'une crise cardiaque en creusant la tombe de sa victime (Photo prétexte Philippe Gerber via Getty Images)

ÉTATS-UNIS - Le karma. Un homme est mort d’une crise cardiaque dans son jardin en Caroline du Sud , où il était en train d’enterrer une femme qu’il avait étranglée , ont annoncé mardi 10 mai les autorités locales.

“Joseph McKinnon, 60 ans, a été retrouvé mort dans son jardin” samedi matin et son corps “ne présentait aucun signe de traumatismes, sa mort semblant naturelle”, ont indiqué la shérif et le responsable médico-légal du comté d’Edgefield dans un communiqué, diffusé par la presse locale.

En enquêtant sur ce décès, la police a découvert sur les lieux un autre cadavre, celui de Patricia Dent, 65 ans, dans une tombe qui venait d’être creusée.

La victime morte par strangulation

Les autopsies réalisées lundi ont conclu que Jospeh McKinnon était mort d’une crise cardiaque tandis que Patricia Dent avait été assassinée par strangulation.

Selon les autorités Jospeh McKinnon a attaqué la victime à l’intérieur de la maison, puis il l’a ligotée et enveloppée de sacs-poubelle avant de la placer dans la tombe qu’il venait de creuser.

C’est en recouvrant la tombe de terre que M. McKinnon a eu une attaque cardiaque. Les motifs du meurtre restent pour le moment inconnus.

À voir également sur Le HuffPost: Pour des conseils de vie, cette grand-mère de 92 ans est tout ce dont vous avez besoin

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    La Russie est officiellement accusée d’une cyberattaque contre un satellite européen

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 10 May - 16:29

Ka-Sat

Le réseau internet du satellite Ka-Sat opéré par des entreprises européennes et américaines est tombé en panne le 24 février dernier. Le Kremlin serait à l'origine de cette opération. [Lire la suite]

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