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    Monsieur le Président, ne laissez plus les jeunes être les oubliés de la République

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 3 May - 09:12 · 4 minutes

Photo d'illustration prise à Nantes le 12 novembre 2019, lors d'une manifestation étudiante après qu'un étudiant s'est immolé pour dénoncer sa précarité financière.  Photo d'illustration prise à Nantes le 12 novembre 2019, lors d'une manifestation étudiante après qu'un étudiant s'est immolé pour dénoncer sa précarité financière.

Au lendemain de l’élection présidentielle et de la campagne désastreuse qui l’a précédée, la FAGE, première organisation étudiante de France, interpelle le Président de la République réélu afin de ne pas retomber dans un quinquennat qui persévère dans la remise en cause des droits étudiants .

Dans une période qui nécessitait plus que jamais de voir les jeunes être mis au cœur des débats, les candidates et candidats ont sciemment décidé d’en écarter nos préoccupations, exacerbant alors le sentiment de défiance et le scepticisme des jeunes envers celles et ceux ayant la responsabilité de nous représenter. Il serait intéressant que la classe politique se questionne sur le danger de l’abstention massive de la jeunesse, à l’heure où 41% des 18-24 ans ont fait le choix de l’abstention pour ce second tour. Si nous sommes soulagés de ne pas voir la haine prétendre aux plus hautes fonctions de notre pays, il nous est impossible de nous défaire de la crainte de voir un second mandat à l’image de celui que nous venons de vivre.

Les nombreuses mesures prises “pour les jeunes” telles que le Plan Bienvenue en France, la mise en place du SNU ou encore la baisse des APL furent rétrogrades à bien des égards, et ça n’est pas sans compter le manque d’écoute des partenaires sociaux. C’est avec amertume que l’on pose le regard sur ce qui a pu être fait ou bien souvent ce qui n’a pas abouti lors de ces cinq dernières années concernant la jeunesse.

Il est vital d’agir non pas de manière palliative comme nous avons pu l’observer ces dernières années mais bien de façon durable afin d’anéantir la misère qui nous condamne aujourd’hui à un avenir sinistre.

Il sera nécessaire, et ce rapidement, que nos préoccupations soient entendues et que nous cessions d’être les oubliés de la République. Paul Mayaux, président de la FAGE

Le nouveau gouvernement doit être à la hauteur des enjeux sociaux, économiques et pédagogiques mais également environnementaux et sociétaux. Les jeunes ont enduré trop de difficultés pendant la crise et les politiques publiques trop d’écueils pour que nous ne puissions en tirer des enseignements.

Parce qu’un pays qui ne prépare pas sa jeunesse à son avenir est un pays qui se meurt , il est impératif de faire de celle-ci une priorité pour la nouvelle mandature.

Parce que les étudiants doivent pouvoir se nourrir, se loger, se soigner et étudier dignement , il est urgent de mettre en place cette réforme des bourses sur critères sociaux, maintes fois promise par Emmanuel Macron depuis 2017, afin d’en faire le dernier rempart face aux vulnérabilités sociales.

Parce que le sous-investissement chronique de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est que le symptôme d’un manque de considération de l’État envers sa jeunesse. Il est crucial de redonner les moyens suffisants à nos établissements d’enseignement supérieur afin de répondre à leur fonction première: permettre à chacun, sans barrière sociale, de suivre le parcours de son choix et de garantir la qualité de la formation.

Parce que s’émanciper en bonne santé doit également être permis par notre système social. La crise sanitaire a exacerbé notre souffrance physique et psychologique, et il est aujourd’hui nécessaire que l’État garantisse à tous l’accès aux soins.

Parce que notre réussite n’est pas qu’une question de moyens, mais aussi de volonté politique.

L’abstention historique de la jeunesse durant cette élection doit être un déclencheur d’une prise de conscience collective du faible intérêt que l’on porte à la jeunesse de ce pays. Il sera nécessaire, et ce rapidement, dans la campagne pour les élections législatives qui va s’ouvrir maintenant, que nos préoccupations soient entendues et que nous cessions d’être les oubliés de la République.

Nous envoyons aussi ce message d’espoir à cette génération qui se sent si peu considérée: exprimons notre voix, faisons porter nos sujets essentiels dans les isoloirs et votons pour les élections législatives les 12 et 19 juin 2022.

Monsieur le Président, ayez conscience de ce que ce vote vous oblige, pour les années à venir, et dès aujourd’hui: ne faites plus l’économie d’investir dans notre jeunesse.

À voir également sur Le HuffPost: Espagne-France en Ligue des nations: Les Bleus partagent leurs images de joie

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    Un CV original pour convaincre la "dame d'Instagram" Léna Situations

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 4 March - 15:37 · 2 minutes

ÉTUDES - Non, ce n’est pas le livre de Léna Situations , Toujours Plus , que vous avez sous les yeux mais le CV de Margot Clavel. Étudiante à l’ESSEC Business School, elle s’est inspirée du livre de l’influenceuse pour proposer sa candidature de stage à la “team Situations”.

Couverture jaune poussin, page Test ou “Croire en ses rêves”, illustrations… Tout y est mais de façon personnalisée. “Ça m’a toujours intéressé d’utiliser ma créativité pour faire des choses différentes et je savais que je voulais tenter un CV pour Léna Situations. Pour moi, elle représente la personne qui a réussi dans l’influence tout en étant très créative”, explique l’étudiante en commerce.

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10 jours de travail

Si Margot Clavel a l’habitude de personnaliser ses CV , c’est la première fois qu’elle en réalise un aussi original. “Mon but ultime était d’avoir un retour de sa part. Pour moi, Léna est une figure, je voulais directement toucher haut pour voir si c’était possible”, poursuit l’étudiante. Avisée, elle a envoyé sa candidature spontanée dès le mois de janvier pour un stage de 6 mois commençant en juillet. “C’est seulement ma deuxième candidature”, ajoute-t-elle.

10 jours de travail auront néanmoins été nécessaires pour réaliser ce curriculum vitae . “J’ai commencé par les pages de couverture qui sont très visuelles. Ce qui m’a pris du temps, surtout, ça a été de structurer mes idées”, relève-t-elle.

Intéressée par les “personnes créatives”

“Ce qui m’intéresse chez Léna c’est qu’elle a réussi seule. Elle a monté sa propre entreprise, elle a le pouvoir sur toutes les décisions”, souligne l’étudiante. Margot Clavel apprécie particulièrement la facilité de la reine d’Instagram à créer du lien avec ses followeurs ainsi que sa transparence avec ses derniers.

Celle qui a découvert l’influenceuse il y a 4 ans sur Youtube se dit d’ailleurs intéressée pour travailler avec les “personnes créatives, soit des créateurs de contenus, des influenceurs soit des musiciens... pour gérer des projets” en communication et en marketing digital.

200.000 vues sur Linkedin

Adressé à la “très chère dame d’Instagram”, son CV comptabilise aujourd’hui près de 200.000 vues sur Linkedin , plus de 3000 Likes et des centaines de commentaires. Une visibilité qui lui a permis d’obtenir une réponse de la part de l’assistante de Léna Situations. Si celle-ci est négative (l’équipe ne cherche pas à s’agrandir pour le moment), l’originalité de son CV pourrait lui offrir d’autres opportunités.

“J’ai reçu un mail dès le lendemain où j’ai posté mon CV pour une proposition d’entretien et j’ai quelques offres en commentaires mais ça ne correspond pas vraiment à ce que je recherche pour le moment”, confie l’étudiante. Elle précise sur Linkedin que son mail est ouvert à toutes propositions.

À voir également sur Le HuffPost: Pour décrocher un entretien, pourquoi le CV original n’est pas forcément la situation ultime

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    Les aides aux jeunes et aux étudiants n'ont pas convaincu la Cour des comptes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 16 February - 09:28 · 5 minutes

Les aides aux jeunes et aux étudiants n

ÉTUDIANTS - Peut mieux faire. Les dispositifs de soutien de l’État aux étudiants pendant la crise sanitaire ont été “tardifs” et “décevants”, estime ce mercredi 16 février dans son rapport annuel la Cour des comptes , appelant à l’avenir à “mieux cerner et quantifier les besoins de la vie étudiante”.

La pandémie de Covid-19 “a profondément bouleversé le quotidien des étudiants”, et l’État a “déployé de nombreuses mesures pour permettre aux étudiants de faire face à la crise”, souligne la Cour des comptes dans ce rapport.

“Cependant, la plupart ne sont montées en puissance que fin 2020. Leur ciblage a par ailleurs souffert d’insuffisances qui en ont amoindri l’efficacité, comme en atteste l’exemple emblématique du repas à un euro”, ajoute-t-elle.

Des dispositifs trop longtemps “circonscrits”

En effet, notent les Sages, les dispositifs “sont restés trop longtemps circonscrits”, avant qu’ils ne se développent à partir de la fin 2020 avec “le versement automatique d’une aide exceptionnelle de 150 euros à l’ensemble des boursiers sur critères sociaux (BCS) en décembre 2020 puis, début 2021, l’élargissement du bénéfice du repas à un euro aux étudiants non boursiers et la mise en place du dispositif Santé Psy Étudiant”.

Mais “cet élargissement paraît tardif et se situe en retrait par rapport à d’autres aides sociales d’urgence décidées par l’État pour des jeunes non étudiants en situation de précarité”, poursuivent-ils.

Pour la Cour des comptes, “sans connaissance fine des besoins des étudiants en période critique, des structures d’administration de la vie étudiante trop nombreuses ont dû apprendre à collaborer en temps de crise, réagir au gré des informations et de l’incertitude, faire face aux lacunes de la communication en direction des étudiants”.

“Le résultat est, dans l’ensemble, décevant ; il n’est pas à la mesure des enjeux”, conclut-elle.

Le succès du Plan jeunes ”à relativiser”

Aussi, le plan “un jeune, une solution”, lancé en juillet 2020 face à la crise, était “légitime”, mais l’intervention de l’État a été “parfois mal proportionnée” et son succès est ”à relativiser”, estime également la Cour des comptes.

Les sages de la rue Cambon rappellent que le plan, qui réunit “de multiples dispositifs” (accompagnement, aides à l’embauche, contrats aidés...) et dont le montant total “pourrait avoisiner 10 milliards d’euros”, a été lancé “face à la perspective de l’arrivée sur le marché du travail” de 750.000 jeunes sortant du système scolaire et “dans un contexte économique dégradé par la crise sanitaire”.

Face aux conséquences potentielles de la crise sur l’emploi des jeunes, “une intervention des pouvoirs publics était légitime, mais celle-ci a été parfois mal proportionnée”, jugent les sages, qui ajoutent que “malgré une forte mobilisation pour la mise en œuvre du plan, son succès est à relativiser”.

La Cour pointe notamment une “insuffisante prise en compte des besoins et des capacités des territoires”. À titre d’exemple pour la garantie jeunes, “les valeurs cibles fixées ont été presque systématiquement doublées alors que la demande d’emploi locale des jeunes était très différente d’une région à l’autre”.

Un faible effet sur l’emploi “en volume”

Les sages relèvent aussi “un effet apparemment limité des aides à l’embauche sur le nombre de jeunes en emploi”.

L’aide à l’embauche des jeunes (AEJ), pouvant aller jusqu’à 4000 euros et qui a pris fin à la fin mai 2021, “aurait favorisé un déplacement de l’emploi des jeunes vers des CDD longs et des CDI, sans conduire à une hausse globale de leur taux d’emploi”, note la Cour.

Quant à l’aide à l’apprentissage (5000 ou 8000 euros selon l’âge des bénéficiaires), “mesure dont le coût est le plus élevé”, elle “a certainement permis d’augmenter significativement le nombre d’apprentis, mais surtout au bénéfice de diplômés dont l’insertion sur le marché du travail n’est le plus souvent pas problématique. L’effet net sur l’emploi en volume est donc vraisemblablement faible”.

Castex souligne le “contexte d’urgence et d’incertitudes dans lequel le plan a été conçu”

In fine, la Cour note que “la situation des jeunes sur le marché du travail apparaissait relativement préservée à l’automne 2021” (le taux de chômage des 15-24 ans “ne s’est pas aggravé en sortie de crise”, à 20% au 3e trimestre 2021, contre 21,2% fin 2019, et leur taux d’activité atteignait 41,1% soit 3,2 points de plus que fin 2019).

Cela “pourrait laisser augurer d’une réussite” des mesures du plan jeunes “grâce à une meilleure coordination des acteurs et une indéniable mobilisation de l’État et de ses partenaires”, dit la Cour. Mais elle ajoute aussitôt que ce diagnostic mérite d’être “nuancé”, relevant entre autres que “l’efficacité de certaines mesures sur l’emploi, notamment les plus coûteuses, n’est pas avérée”.

Dans sa réponse à la Cour, le Premier ministre Jean Castex souligne “le contexte d’urgence et d’incertitudes majeures sur le plan socioéconomique dans lequel le plan a été conçu”. Il argue que “la situation de l’emploi des jeunes a été préservée et ce non pas dans le cadre d’un retrait du marché du travail de ces derniers, mais dans celui d’une augmentation de leur taux d’activité, particulièrement remarquable dans le contexte de crise”, ce qui “semble de nature à caractériser l’impact très positif du plan”.

“Mieux cerner les besoins de la vie étudiante”

Pour les Sages, “la crise invite pour l’avenir à mieux cerner et quantifier les besoins de la vie étudiante”, à “ouvrir un chantier de réflexion sur l’organisation des politiques de soutien à la vie étudiante”, à “mieux prendre en compte les risques liés à la santé des étudiants” et ”à rendre plus réactives les modalités d’octroi des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux”.

La Cour appelle ainsi à “mettre en place des indicateurs fiables et partagés de la précarité étudiante dans ses différentes dimensions”, à effectuer une “revue” des dispositifs de soutien et à “renforcer les moyens des services de santé universitaires”.

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    Harcèlement sexuel: la moitié des étudiantes en pharmacies victimes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 2 February - 11:47 · 3 minutes

La moitié des étudiantes en pharmacie ont subi du harcèlement sexuel, selon une étude de l

VIOLENCES SEXISTES - “Affligeant et déplorable”. Voici le constat de l’Association nationale des étudiants en pharmacie (Anepf) qui présentait ce mercredi 2 février une enquête sur les violences sexistes chez les étudiants en phamarcie. Résultat: la moitié des futures pharmaciennes font état de harcèlement sexuel et un quart disent avoir subi une agression sexuelle dans le cadre de leurs études.

L’enquête, menée entre novembre et décembre 2021 auprès de 2.103 étudiants en pharmacie jette une lumière crue sur une filière imprégnée par les violences sexistes et sexuelles -qui touchent sans surprise deux fois plus les femmes que les hommes. Lors d’une conférence de presse, le président de l’Anepf, Numan Bahroun, a affirmé sa “volonté de briser l’omerta”.

Plus d’une sur deux (55,4%) a ainsi déjà fait l’objet de remarques sexistes, de la part d’autres étudiants (89%) mais aussi de professeurs (30,3%), par exemple sur la place des femmes “dans la cuisine”, le recours à la pilule du lendemain ou à l’avortement. Les hommes sont deux fois moins nombreux à être victime d’outrage sexiste, selon l’enquête (28,6%).

Du harcèlement de la part des professionnels

Près de la moitié des étudiantes (48,4%, contre 18,5% des hommes) rapportent également des faits de harcèlement, souvent par d’autres potards mais aussi de la part d’enseignants, certains témoignages évoquant l’envoi de “messages déplacés” ou des “caresses sur les cheveux” pendant les cours. Encore une fois, ces faits sont à 91% du fait d’autres étudiants.

Un climat vicié, propice au passage à l’acte: plus d’une sur quatre (27%) a subi des agressions sexuelles, principalement lors de soirées étudiantes.

“Cette banalisation des actes entre étudiants a été une surprise”, a souligné Théo Vitrolles, porte-parole de l’Anepf, étonné aussi de retrouver un tiers d’étudiantes harcelées dans les officines, où “on ne s’attendait honnêtement pas à retrouver ce genre de violences”.

Pas de stupéfaction en revanche à l’hôpital , où les résultats “choquants” (28% d’étudiantes harcelées) font écho aux conclusion “similaires” d’une enquête réalisée début 2020 par l’association des étudiants en médecine (Anemf). Dans ce cas, 37% des actes répréhensibles sont commis par les médecins eux-mêmes.

50% des agressions sexuelles perpétrées par les supérieurs

En officine, 34,8% de femmes ont dit être victimes de harcèlement, dans 80% de la part des patients, mais aussi souvent de la part du personnels (37,1%). Plus graves, les agressions sexuelles sont à l’hôpital comme à l’officine dans plus de 50% des cas perpétrés par les supérieurs hiérarchiques.

Ces résultats confirment que “ces violences sont plus répandues dans le milieu de la santé que dans les autres filières universitaires”, a ajouté Théo Vitrolles, expliquant cette différence par le poids des “traditions” et un “effet de mimétisme” favorisé par un apprentissage “en vase clos”.

Pour mettre fin à ces comportements, l’association demande notamment une meilleure formation des étudiants, des personnels administratifs et pédagogiques, et des maîtres de stages, et “s’engage à travailler sur un dispositif de signalement en temps réel pour les situations graves lors des stages”.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi l’attaque du capitole a poussé AOC à révéler son agression sexuelle

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    Macron nie avoir proposé de rendre l'université payante

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 24 January - 16:17 · 2 minutes

Macron (ici le 20 janvier 2022) nie avoir proposé de rendre l

POLITIQUE - Quand c’est flou, il faut rattraper le coup. Interpellé par des jeunes dans la Creuse, Emmanuel Macron, qui n’a toujours pas voulu officialiser sa candidature à la présidentielle , est revenu ce lundi 24 janvier sur sa récente allusion au fonctionnement et aux coûts des facultés. Les oppositions l’accusent de vouloir augmenter le prix d’inscription , ce qu’il dément.

La scène initiale s’est déroulée le jeudi 13 janvier, lors de la clôture du Congrès de la Conférence des présidents d’universités. Le chef de l’Etat juge alors intenable un système d’études supérieures “sans aucun prix” pour les étudiants mais avec un taux d’échec massif.

“On ne peut pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants , où un tiers des étudiants sont considérés comme boursiers, et où pourtant il y a tant de précarité et une difficulté à financer un modèle qui est beaucoup plus financé par l’argent public que partout dans le monde”, avait-il lancé, assumant de parler avec “clarté et franchise” , sans toutefois donner davantage de détails sur la refondation “structurelle” qu’il appelle de ses vœux.

Universités gratuites, formations payantes

Une sortie qui, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle et dans un contexte de précarité étudiante galopante , a suscité les critiques de ses adversaires, à droite, comme à gauche. A tel point qu’elle est revenue sur la table, ce lundi, à Ahun, lors d’un échange avec des jeunes creusois. Et selon le chef de l’Etat, ses détracteurs lui ont fait dire l’inverse de ce qu’il pense vraiment.

“Contrairement à ce que j’ai pu lire partout dans la presse, je n’ai jamais dit ça”, s’est ainsi écrié Emmanuel Macron, comme vous pouvez le voir ci-dessous , en assurant qu’il ne voulait pas “faire payer” les étudiants mais au contraire lutter contre la précarité. “Je défie qui que ce soit de retrouver cette phrase qui est sortie partout. Il paraît qu’on est en campagne, et donc apparemment beaucoup de gens dans ce cas-là sortent des choses et vous font dire le contraire”, a-t-il regretté, dans un demi-sourire.

“Ce que j’évoquais, c’est plutôt des formations professionnelles tout au long de la vie, que les universités vont devoir mettre en place et qui, elles, ont vocation à être payantes. Et qui vont permettre aux universités d’avoir ainsi des revenus et de fonctionner en se donnant plus de moyens”, a-t-il expliqué, en reprenant peu ou prou les arguments de sa ministre de l’Education supérieure, la semaine dernière.

Frédérique Vidal avait effectivement déjà tenté d’éteindre la polémique face au tollé grandissant. Après une réponse à l’Assemblée, elle avait donné un long entretien à Libération , jeudi 20 janvier, dans lequel elle certifiait: “Il n’a pas dit qu’il voulait augmenter les frais d’inscription. Il n’y a pas d’agenda caché, ni pour maintenant ni pour plus tard.” Comprendre: pas même pour le printemps 2022... pour ce sujet-là, en tout cas.

À voir également sur Le HuffPost: Endométriose: la résolution Autain adoptée à l’Assemblée, contre l’avis du gouvernement

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    Les partiels de janvier maintenus en présentiel, des reports "au cas par cas"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 December - 09:58 · 1 minute

La ministre Frédérique Vidal, le 14 janvier 2021 à Paris. 

FAC - Les étudiants passeront bien leurs partiels en présentiel en janvier, a annoncé ce mercredi 29 décembre la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal , chez France Info, alors que le variant Omicron déferle sur la France . La veille, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait indiqué qu’ils se dérouleraient en “physique”.

Selon Frédérique Vidal, le maintien en présentiel des examens “est la demande majoritaire des étudiants”. “Les établissements ont tout mis en place pour que tout se passe le mieux possible, a assuré la ministre, ajoutant que “des reports peuvent être envisagés au cas par cas”.

Pas de jauge dans les amphis

“C’est aussi un facteur de stress en moins que d’arriver à maintenir ces examens en présentiel”, d’après la ministre, qui a également écarté l’introduction de jauge dans les amphithéâtres. “Non seulement les étudiants sont vaccinés à deux doses, mais ils sont pour plus de 30% d’entre eux déjà vaccinés à trois doses”, a-t-elle avancé. Les étudiants “sont vaccinés à plus de 92%”, a-t-elle assuré.

Frédérique Vidal a également fait savoir qu’“il y aura des processus de rappel sur les campus”, et précisé les règles dans le cas où un étudiant a été en contact avec une personne malade du Covid-19. “Lorsqu’ils sont cas contact et vaccinés, ils peuvent se rendre aux examens, puisqu’ils ne sont plus considérés comme cas contact car leur vaccination est complète”.

À voir également sur Le HuffPost : Comment bien réaliser un autotest? Notre tuto vidéo

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    Les étudiants de médecine vont se rappeler de cette méthode de révision

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 December - 14:16 · 2 minutes

ÉTUDES - Si vous êtes ou avez été étudiant en médecine, vous savez que les post-it sont un contournable de l’apprentissage. En face du bureau, en haut du lit, à côté, sur les portes et surtout celle des toilettes, les post-it envahissent les murs de ceux qui veulent connaitre le fonctionnement du corps humain et pas que.

Le 13 décembre, Estelle Denis , a raconté sur Twitter avoir vu son appartement transformé. Surprise, elle écrit qu’elle a prêté son logement à des étudiants en médecine pour le retrouver rempli de post-it. “Tu prêtes ton appartement à des étudiants en médecine et tu te retrouves 10 jours après au QG de Sandrine Rousseau...#murdespostit”.

Elle fait référence à une photo dans un tweet de Sandrine Rousseau où l’on voyait une grande fenêtre de son QG remplie de mots écrits sur des post-it.

Dans les commentaires, beaucoup d’étudiants ou d’anciens étudiants de médecine se sont reconnus dans cette photo de porte pleine de post-it. Et notamment par rapport aux mémos techniques employés par beaucoup d’entre eux.

Selon le site de “Les sciences po et moi” qui aide des étudiants à préparer des concours, les post-it sont un bon moyen pour ceux qui ont la mémoire visuelle. Pour retenir une définition par exemple, le post-it est pratique car il peut être coller n’importe tout. Un peu comme un rappel des petites choses à ne pas oublier.

A voir également sur Le HuffPost: La lettre de Lucie étudiante de 21 ans à Macron pour rouvrir les facs

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    Profs accusés d'islamophobie à Sciences Po Grenoble: relaxe pour les étudiants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 26 November - 22:16 · 2 minutes

Science Po Grenoble.

JUSTICE - Les étudiants de l’Institut d’études politiques de Grenoble ( Sciences Po ) qui avaient accusé d’islamophobie deux de leurs professeurs ont été relaxés par une instance disciplinaire, qui est allée à l’encontre des préconisations de la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé l’IEP dans un communiqué.

La section disciplinaire de l’Université de Clermont-Auvergne, où avait été dépaysé le dossier, a relaxé jeudi 16 des 17 étudiants, un seul faisant l’objet d’une “sanction d’exclusion temporaire prononcée avec sursis”, selon le communiqué de la direction de l’IEP, qui dit “prendre acte” de cette décision, révélé par Le Monde ce vendredi 26 novembre .

Le communiqué, publié jeudi, ne précise pas les motivations de cette commission de discipline.

Elles vont cependant à l’encontre de la position de la ministre Frédérique Vidal , qui avait appelé dans Le Figaro début mai l’IEP à “sanctionner” rapidement les étudiants qui avaient publiquement diffamé des professeurs, à l’appui des conclusions d’un rapport commandé sur l’affaire.

Le 4 mars, des étudiants avaient placardé à l’entrée de l’institut des affichettes accusant nommément deux professeurs d’“islamophobie”, relayées ensuite sur les réseaux sociaux par des syndicats étudiants, dont l’Unef (classé à gauche).

L’affaire avait déclenché l’ouverture par le parquet d’une enquête pour “injure publique”. Le gouvernement avait dénoncé la “mise en danger” des enseignants par ces étudiants, ciblant notamment l’ Unef , qui avait reconnu une initiative “maladroite et dangereuse”.

Un échange de mails véhéments à propos d’un cours sur l’islam

“Tous les acteurs de cette affaire ont commis des erreurs d’appréciation, des maladresses, des manquements et fautes plus ou moins graves”, soulignait ce rapport de l’inspection de l’Éducation nationale.

Mais pour l’inspection, les principaux coupables restaient les étudiants ayant taxé les deux professeurs d’“islamophobie” ou relayé ces accusations sur les réseaux sociaux.

D’autant qu’elle indiquait n’avoir trouvé, au fil de son enquête, “aucun témoignage permettant d’accréditer les rumeurs d’islamophobie” des deux professeurs.

Le 10 mars, la directrice de l’IEP, Sabine Saurugger, avait “condamné très clairement” les affiches. Elle avait en revanche estimé que l’un des professeurs visés avait tenu des propos “extrêmement problématiques” sur l’islam.

À l’origine des accusations, on trouve notamment, en novembre et décembre 2020, un échange de mails véhéments à propos d’un cours sur l’islam entre un professeur d’allemand, dont le nom a été mentionné sur les affiches, et une historienne.

Dans son communiqué jeudi, la direction dit espérer que ces décisions “consolideront le dialogue constructif entamé avec l’ensemble des communautés de l’établissement depuis la rentrée”.

Elle “défend fermement la liberté d’expression et la liberté académique, la liberté d’association et le droit syndical. Ces libertés sont également accompagnées de responsabilités individuelles que l’ensemble des membres de la communauté universitaire s’engage à respecter”.

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