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    Caroline de Haas critique la police et la Justice et s'attire de vives critiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 10:47 · 6 minutes

La militante féministe Caroline de Haas a été vivement attaquée après sa sortie sur la police nationale et la justice

POLITIQUE - “La police nationale et la justice sont des institutions anti-femmes et anti-enfants.” Cette phrase écrite le vendredi 21 janvier dans la soirée par la militante féministe Caroline de Haas fait beaucoup réagir, tant dans la classe politique qu’au sein des institutions qu’elle accuse.

Tout est parti d’une affaire de violences sexuelles intra-familiales relatée par l’ancienne cheffe du syndicat étudiant Unef pour prouver que “la justice française défend les pédocriminels”. Dans plusieurs messages, Caroline de Haas fait donc le récit du viol d’une petite fille à Orchies , dans le Nord, par son oncle et parrain, le tout filmé par la petite sœur de la fillette.

L’accusé, souffrant de carences intellectuelles, a finalement été condamné à cinq ans de prison, pour “agression sexuelle” et non pas pour viol. Ce qui fait dire à Caroline de Haas, à l’adresse d’Emmanuel Macron: “Arrêtez de dire aux victimes de violence d’aller porter plainte. Votre justice est du côté des personnes violentes.”

Et l’ancienne directrice de campagne de Cécile Duflot d’en arriver à la fameuse phrase: “La police nationale et la justice sont des institutions anti-femmes et anti-enfants.” Elle ajoute: “Peut-être qu’un jour on dira toutes: ‘Stop. On ne va plus porter plainte.’ et qu’on ira occuper, toutes ensembles, les tribunaux et les commissariats pour que ça change.”

“Irresponsabilité. Mensonge. Danger.”

Une sortie pour le moins véhémente, qui a valu à Caroline de Haas de nombreuses réponses politiques. La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est notamment insurgée contre cette série de tweets, déplorant qu’elle “décourage les femmes et enfants victimes de violences de porter plainte”.

Une critique à laquelle Caroline de Haas a répondu qu’elle était plutôt indignée par la réponse apportée à ces thématiques par un gouvernement qui en a fait la grande cause du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Et comme Marlène Schiappa, plusieurs personnalités ont aussi fustigé une négation du travail des forces de l’ordre au côté des victimes. “Venez le dire en face à ceux qui se mettent en danger en intervenant pour les sauver”, écrit par exemple la députée LREM des Yvelines Aurore Bergé. Membre de l’équipe de campagne d’ Anne Hidalgo pour la présidentielle, le sénateur socialiste Rachid Temal répond en trois mots à Caroline de Haas: “Irresponsabilité. Mensonge. Danger.”

Une prise de parole politique qui est également venue des rangs de la police nationale, où les organisations syndicales et leurs dirigeants ont répondu à l’unisson à la sortie de la militante féministe.

Les syndicats policiers scandalisés

Tous dénoncent un décalage entre la teneur du message de Caroline de Haas, en particulier l’idée d’institutions régaliennes “anti-femmes et anti-enfants”, et la réalité du travail de terrain qui comporte une vaste part d’accueil des victimes, qu’il s’agisse de femmes battues ou d’enfants victimes de violences.

Camille Chaize, porte-parole de la police nationale a notamment livré un témoignage personnel à cet égard: À la lecture de ce tweet, je repense à toutes les femmes et enfants que j’ai aidées quand j’étais policier de terrain.” Elle ajoute: “Juste n’importe quoi.”

Et la critique du tweet de Caroline de Haas s’est également retrouvée du côté d’associations et de personnalités médiatiques. Avec principalement l’idée que ce “discours de défiance” porté par la militante féministe risquerait de décourager des victimes d’aller porter plainte.

Dans une interview publié ce dimanche par le JDD , Gérald Darmanin dresse un bilan plus que positif de l’action gouvernementale. “On a beaucoup progressé, mais il y a encore beaucoup de moyens à mettre en œuvre”, assure le ministre de l’Intérieur, mettant en avant quelque 400.000 interventions annuelles pour des violences conjugales et sexuelles ainsi que le recrutement à venir de personnels en grand nombre et la volonté que tous les commissariats disposent d’une brigade des familles.

À voir également sur le HuffPost : Comment l’âge du consentement sexuel, promesse de Macron, a été abandonné

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    "My Body" d'Emily Ratajkowski en dit long sur son rapport au corps depuis sa grossesse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 14 January - 06:00 · 5 minutes

Emily Ratajkowski, ici au mois de novembre 2021.

LIVRE - Non, Michel Houellebecq ne détient pas le monopole de cette rentrée littéraire. Ce vendredi 14 janvier, un autre livre mérite notre attention. C’est la traduction française de l’essai de la mannequin et actrice américaine Emily Ratajkowski , My Body , qui parait aux éditions du Seuil.

De ses premiers pas dans l’industrie de la mode au tournage du clip controversé de Robin Thicke Blurred Lines , en passant par les agressions sexuelles dont elle a été victime, comme celle lors de la séance photo avec Jonathan Leder . La suite de textes permet à la star d’Instagram, où elle est suivie par près de 30 millions de personnes, de revenir sur certains moments douloureux ou déterminants de sa vie pour analyser avec franchise la manière dont ils ont conditionné le rapport ambigu qu’elle entretient à son image.

“J’ai capitalisé sur mon corps dans les limites d’un monde cishétéro, capitaliste, patriarcal, un monde dans lequel la beauté et le sex-appeal ne sont valorisés qu’à travers la satisfaction du regard masculin. Si j’ai acquis de l’influence et un statut, c’est uniquement parce que je plaisais aux hommes”, souffle-t-elle en introduction.

Ce constat l’a poussée, pendant longtemps, à entretenir un strict contrôle de son apparence aussi bien devant ses voisins, sa psy que ses abonnés, l’empêchant, dit-elle, d’aimer son corps. Il était impossible pour elle de renoncer à ce contrôle. “Je préférais me faire mal, me poignarder métaphoriquement que de laisser quiconque tenir le couteau, précise l’autrice dans Délivrances , le dernier texte du livre. [...] Je ne faisais aucune confiance à mon corps pour prendre les rênes.”

“Quelle joie peut être la vie dans ce corps”

Le sentiment de s’en libérer est toujours difficile, mais se produit petit à petit. La première fois que c’est arrivé, c’était il y a moins de deux ans, au cours d’une balade à vélo avec son mari et une amie. “J’étais dans mon premier trimestre de grossesse et la seule chose dont j’avais envie, c’était de dormir”, écrit Emily Ratajkowski.

Elle accepte finalement de se laisse entraîner par ses deux compagnons de route. L’air est chaud, mais la brise agréable. Sur les conseils de sa copine Barbara, ils empruntent un raccourci à travers champs. “Mon vélo perdait de la vitesse dans l’herbe épaisse. Les nuages qui nous avaient protégés du soleil pendant la plus grande partie du trajet s’étaient dissipés, le vent s’était calmé et je me suis vite retrouvée en sueur, les tempes battantes”, se souvient-elle.

Elle est en pleine lutte. Quand son fiancé se tourne vers elle, elle ne peut pas s’empêcher de penser qu’elle doit être “vraiment moche”. “Mes seins gonflés étaient douloureux sous mon tee-shirt gigantesque et j’étais sale, bouffie”, se rappelle-t-elle. Elle persévère, “soudain pleine d’une détermination nouvelle”. Elle pédale plus fort, ne se soucie plus de la douleur. “J’avais les cuisses en feu. J’ai ravalé ma salive”, continue la cycliste en herbe.

Son amie et son partenaire se sont arrêtés un peu plus loin pour l’attendre. “Une vague de tendresse m’a submergée en voyant la forme familière de leur dos penché sur le guidon. Peu importe de quoi j’ai l’air, ai-je compris. Le sang battait dans mes cuisses et, à nouveau, j’ai pensé à la vie minuscule que mon corps abritait. Ma meilleure amie et mon mari me souriaient avec amour. Sans dire un mot, nous avons continué. J’avais les yeux pleins de larmes. J’avais envie de crier: ‘Merci! Quelle joie peut être la vie dans ce corps’”, raconte-t-elle.

Des doutes et des interrogations

Cet épisode a été un déclencheur, mais le chemin est encore long. “D’après moi, c’était un moment magnifique qui, à mon avis, ne se produit pas assez souvent, mais qui, je l’espère, continuera à se produire de plus en plus souvent à mesure que la façon dont je pense à mon corps évolue”, a-t-elle précisé dans une interview accordée à Vice .

Ce lâcher-prise ne lui est pas venu en un battement de cils, il est le fruit d’un travail de réflexion avec elle-même mené en thérapie depuis plusieurs années et que sa grossesse a mis en exergue. “Même quand vous êtes enceinte, votre corps reste un outil, il s’agit d’un vecteur pour mettre quelqu’un au monde, analyse la star dans cette même interview. Selon moi, il a surtout été un moyen me permettant de faire confiance à mon corps, ce que je n’avais jamais fait.”

Elle ajoute: “C’était une expérience vraiment étrange de se réveiller tous les jours et de se dire: ‘Bon, mon corps grossit, tout plein de choses se produisent et il n’y a aucun moyen de savoir exactement s’il fait ce qu’il devrait faire, si mon fils est totalement en sécurité et si, moi, je suis totalement en sécurité.’ J’ai dû en quelque sorte lâcher l’idée de garder le contrôle pour pouvoir ‘profiter’ de ma grossesse.”

Depuis, la mannequin a donné naissance à son fils. C’était au mois de mars 2021. Ce qu’elle pense de son corps a mûri, mais des doutes et des insécurités subsistent. Des interrogations, aussi. Faut-il se libérer des diktats aliénant de la beauté ou se les réapproprier? Comment se libérer du regard masculin dans une société patriarcale? My Body d’Emily Ratajkowski n’est pas un livre de développement personnel. Son objectif n’est pas de trouver des réponses, mais d’explorer les idées qui la traversent et les miroirs dans lesquels elle s’est vue ou continue à se voir. Que ce soit les yeux des hommes ou des femmes auxquelles elle s’est comparée, mais aussi les photos qui ont été faites d’elle.

À voir également sur Le HuffPost : Harcelée dans la rue, elle développe différentes techniques pour faire fuir les hommes

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    À Madame Christiane Taubira, pour son futur gouvernement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 January - 13:48 · 4 minutes

Former French Justice Minister Christiane Taubira poses as part of a visit in Nantes, France, January 10, 2022. REUTERS/Stephane Mahe

Note de la rédaction: Cette tribune sous forme de lettre ouverte relève de la politique fiction. Elle imagine une victoire à l’élection présidentielle 2022 de madame Christiane Taubira et propose un gouvernement imaginaire, composé de personnalités publiques, choisies de façon subjective par l’autrice.

Chère Madame la Présidente Christiane Taubira,

Je vous souhaite une année de Victoire!

Comme tant d’autres, j’ai fini la précédente sous le signe de l’espoir, dansant devant votre annonce du mois dernier… Et puisque nous voulons la fin du présidentialisme. J’ose ce clin d’œil à notre chère de Gouge: Nous sommes usées de voter pour Jupiter? Votons pour l’Olympe!

La Constitution actuelle nous demande de voter pour un seul nom à l’élection présidentielle? Qu’à cela ne tienne: que le vôtre s’imprime sur les bulletins j’en conviens, mais avec la connaissance préalable d’une équipe gouvernementale rassembleuse. Pour la première fois, dans ce pays, savoir où on va, et avec qui.

Alors, mes chères commatriotes, de métropole, de l’Outre-mer et de l’étranger, Madame la présidente de la République Christiane Taubira, je nous souhaite pour cette année 2022 d’ici quelques mois :

1re Ministresse: Madame Anne Hidalgo

Ministresse de l’Écologie: Madame Sandrine Rousseau, qui représente une belle moitié des écolos, avec en conseillères à une vision planétaire si nécessaire sur les enjeux climatiques, les écoféministes Vandana Shiva et Greta Thunberg.

Ministresse de l’Éducation: Madame Éliane Viennot (j’entends d’ici les immortels moribonds hurler de furibonds “Péril mortel!” lorsqu’on apprendra à nos chères têtes brunes, rousses ou blondes: “Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin!”)

Ministresse de la Justice: Madame l’avocate (je ne vais pas arriver à dire maîtresse, non pour la connotation pornifiante que je réfute totalement, mais par pure aversion anti-esclavagiste), spécialisée dans la défense des héroïnes victimes de violences machistes, Lorraine Questiaux.

Ministresse de l’Intérieur: une équipe de personnes qui connaissent les affaires de violences, non pour être elles-mêmes sous le coup d’une enquête pour viol, mais pour avoir été dans le camp d’en face, celui des Héroïnes victimes, expertes donc du parcours de la combattante et des dysfonctionnements de la police. Et en parler de femmes à femmes.

Ministresse de la Culture: Madame Reine Prat, autrice des brillants rapports éponymes qui nous ont éclairés sur les inégalités dans ce secteur qu’on croyait progressiste avant #MeToo

Ministresse de l’Agriculture: Madame Hélène Thouy, candidate du parti animaliste. Les copines, on va troquer les régimes toxiques pour un régime éthique!

Ministresse de la Santé: Madame la Doctoresse Psychiatre et fondatrice de l’association Mémoire traumatique et Victimologie, l’incontournable Muriel Salmona.

Ministresse des Droits des femmes et de la lutte pour l’abolition des violences patriarcales: la Fondatrice de la Fondation des Femmes, Madame Anne-Cécile Mailfert (et pour travailler dans son cabinet, j’ai mille idées de brillantes sœur-cières !)

Ministresse des Droits des enfants: me viennent les noms d’Adélaïde Bon, Andréa Bescond, Mié Kohiyama, Marie Rabatel, Lyes Louffok…

Ministresse des Droits des personnes victimes de racisme et/ou en situation d’immigration: Madame l’immense artiste héroïne franco-burkinabé Roukiata Ouedraogo.

Ministresses des Droits des personnes en situation de handicap: l’équipe de l’association FDFA Femmes pour le Dire Femmes pour Agir.

Ministresse des Droits des personnes animales non humaines: Madame la Directrice de l’association L214, Brigitte Gothière.

Ministresse des luttes pour l’abolition de l’ensemble des violences et des discriminations quelle qu’elles soient: Madame la Fondatrice de la Veggie Pride, experte de l’imbrication des oppressions et de la convergence des luttes, Willène Pilate.

Ministresses des Affaires étrangères: c’est à confier à… des étrangères (logique!) Je pense à l’autrice féministe nigériane Chimamanda NGozi Adichie ou la Prix Nobel de la paix pakistanaise Malala Yousafzai.

Ministresse de la Mer: Madame la journaliste et autrice de l’enquête sur les algues vertes, Inès Léraud.

Ministresse des Outre-mer: Madame Audrey Pulvar.

Ministresse du Travail: Madame la Présidente de l’AVFT, Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, Marilyn Baldeck.

Ministresses de l’Économie: Je conseille fortement Madame la sociologue Lucile Peytavin pour économiser chaque année les 100 milliards que nous coûte la virilité, avec le concours de Mesdames Dominique Meda, Esther Duflo et Julia Cagé.

Ministresse des Finances et Comptes publics: Madame Élise Lucet, journaliste et pire cauchemar des voleurs à la tire-lire publique.

Ministresses de la Fonction publique: Mesdames Nathalie Arthaud et Arlette Laguiller. C’est justice.

Ministresses de l’Enseignement supérieur: Mesdames les doctoresses Christine Delphy, Réjane Sénac, Laura Carpentier Goffre…

Ministresses des Relations avec le Parlement: Mesdames Danièle Bousquet, Laurence Rossignol et Maud Olivier.

Ministresse des Sports: Madame la championne et héroïne soeurvivante Sarah Abitbol!

Ministresse de Veille à l’indépendance médiatique et du PPDA-plus-jamais-ça: Mesdames Annick Cojean, Florence Porcel, Florence Aubenas, Marion Dubreuil, Lénaïg Bredoux, Marine Turchi…

Ministresses des Armées, à démanteler: on a plein de copines sur le coup, à commencer par des Héroïnes survivantes de violences sexistes et sexuelles commises par des militaires.

Et moi, vous me verriez honorée de me faire l’une de vos porte-paroles, de vos hisse-voix, de vos diffuse-éloquences, avec joie!

À voir également sur Le HuffPost: Présidentielle: Christiane Taubira “envisage” d’être candidate et “donne rendez-vous à la mi-janvier

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    Je suis une femme, une mère, et je n'en peux plus de devoir me battre au quotidien en 2021 - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 December - 08:00 · 4 minutes

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis <a href=noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-caption="On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-rich-caption="On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-credit="@alexandramurciaphotographe" data-credit-link-back="" />

FEMMES - Chers Adrien Taquet, Marlène Schiappa et Elisabeth Moreno.

Je m’appelle Anaïs, je suis mère, et chaque jour, mes espoirs d’ équité et de renforcement de la protection des femmes, s’amenuisent. Je me bats au quotidien, vous savez, contre mon idéal de mère qui assure sur tous les fronts.

Celle à qui l’on demande de travailler comme si elle n’avait pas d’enfant, et à qui l’on demande aussi d’élever son enfant , comme si, elle n’avait pas d’emploi. Pourquoi n’en demandons-nous pas autant, aux hommes?

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire Anaïs G.

Je me bats contre des injonctions dont je suis consciente, mais qui malgré tout, polluent mon cerveau au quotidien. Je me bats, parce qu’on me demande tous les jours d’aller au front, alors que le gouvernement ne me donne, que des armes factices, pour me défendre.

On ne me protège pas

Je suis donc mère et je suis vulnérable. Je porte des armes factices au quotidien, alors que j’ai besoin d’être armée, pour affronter les challenges de notre pays gangrené, par les inégalités.

Je suis vulnérable, car on ne me protège pas lorsque j’allaite en public pour nourrir mon enfant. On ne me protège pas au travail, lorsque mon employeur, a la possibilité et la liberté, de me discriminer, en toute impunité.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire . Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue , ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis.

Ce que je désire, ce n’est pas une box pour bébé, mais bel et bien la box de la liberté. Celle qui m’informe de mes droits et qui me protège des discriminations, car sur ces aspects-là, chers membres du gouvernement, vous avez un poids, et surtout, un devoir. Je suis une femme, je suis une mère, et je souhaite que le gouvernement devienne l’arsenal, dont ont besoin les femmes et les mères, pour combattre le patriarcat, dans toutes les sphères.

À voir également sur Le HuffPost: Ces manifestantes #NousToutes font le bilan de la “grande cause du quinquennat” de Macron

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    Mort de bell hooks, figure féministe et antiraciste américaine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 16 December - 09:53 · 2 minutes

bell hoos, ici en 1996 à New York, est décédée.

DÉCÈS - Une page se tourne. L’autrice féministe afro-américaine bell hooks est décédée ce mercredi 15 décembre à l’âge de 69 ans, a annoncé sa famille.

Née Gloria Jean Watkins en 1952, bell hooks est morte dans sa maison du Kentucky “entourée de sa famille et de ses amis”, a tweeté sa nièce, Ebony Motley. Le Berea College du Kentucky, où elle enseignait depuis 2004, a précisé qu’elle avait souffert d’“une longue maladie”.

Figure de la littérature américaine, elle avait décidé de se faire appeler ainsi en hommage à son arrière-grand-mère Bell Blair Hooks. Le choix des minuscules n’est pas anodin, il permet de mettre en avant le sens des idées, et de moins participer à leur personnalisation.

Elle a publié son premier recueil de poèmes And There Wept en 1978. Elle a été saluée en 1981 pour Ain’t I a Woman? Black Women and Feminism , dans lequel elle examinait l’impact du sexisme et du racisme sur les femmes noires, ainsi que le racisme au sein du féminisme, plaidant pour un mouvement plus inclusif.

Féminisme, racisme, amour

Elle a ensuite publié une quarantaine d’ouvrages, de la poésie à la littérature jeunesse, explorant non seulement le féminisme, le racisme, mais aussi l’amour.  “Nous pouvons aimer d’une manière profonde qui transforme le monde politique dans lequel nous vivons”, déclarait-elle en 2000.

Depuis l’annonce de sa disparition, de nombreuses personnalités du monde de la culture lui ont rendu un hommage vibrant. C’est par exemple le cas de la cinéaste Amandine Gay qui, sur Twitter, a partagé son avis de décès, précisant “ne pas avoir les mots”.

“Oh, mon cœur, a tweeté l’écrivaine américaine Roxane Gay. Sa disparition est inestimable.”

Sur Instagram, l’actrice Laverne Cox a, elle, partagé une vidéo de bell hooks dans lequel elle définit les systèmes de domination actuels, liés au patriarcat, la suprématie blanche ou au capitalisme. Elle “a toujours dit la vérité, souffle la comédienne d’ Orange Is The New Black en légende. Maintenant, peut-être plus que jamais, il est primordial que nous nous penchions sur son travail.”

Récompensée de nombreuses distinctions tout au long de sa carrière, bell hooks avait obtenu un doctorat de l’Université de Californie à Santa Cruz en 1983, après un diplôme de Stanford, et elle est entrée au Kentucky Writers Hall of Fame en 2018. Son oeuvre est depuis longtemps au cœur d’études dans de nombreuses universités américaines.

À voir également sur Le HuffPost : L’afroféminisme expliqué en moins de 45 secondes

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    Elon Musk est accusé d&amp;#8217;aggraver le sexisme au sein de ses entreprises

    news.movim.eu / Numerama · Thursday, 16 December - 07:01

Des accusations de harcèlement sexiste et sexuel touchent Tesla et SpaceX, deux compagnies dirigées par Elon Musk. Si le PDG n'est pas directement incriminé, il est revanche accusé d'avoir permis à une ambiance sexiste de se propager au sein de ses sociétés — et de la faire perdurer à coup de tweets. [Lire la suite]

Voitures, vélos, scooters... : la mobilité de demain se lit sur Vroom ! https://www.numerama.com/vroom/

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    Miss France et les concours de beauté n'ont pas attendu 2021 pour être dénoncés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 11 December - 12:32 · 4 minutes

Des militantes manifestent contre la tenue de Miss Monde, le 20 novembre 1970, à Londres.

MISS FRANCE 2022 - Les concours de beauté ne sont pas du goût de tout le monde et cette édition de Miss France l’a encore prouvé. Alors même que la cérémonie est retransmise en direct ce samedi 11 décembre sur TF1, son organisation a de nouveau suscité des remous.

Sous la pression du collectif Osez le féminisme, qui a attaqué en justice le comité Miss France et Endemol car le concours serait discriminant et enfreindrait le code du travail, les concurrentes bénéficient désormais d’un contrat de travail le temps de l’émission.

La décision est salutaire, le programme ayant fêté ses 100 ans en 2020. Elle a été annoncée lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de la chaîne, au mois de novembre, par la nouvelle productrice du show, Alexia Laroche-Joubert .

Cette même Alexia Laroche-Joubert en avait alors profité pour dézinguer les accusations portées par Osez le féminisme, assurant que “ce genre d’action, c’est souvent le fait de quelques groupes de néo-féministes qui profitent de la visibilité médiatique des semaines qui précèdent le concours pour s’offrir un moment de buzz”.

L’oeuvre de “néo-féministes”?

L’emploi du terme de “néo-féministes” interroge. D’abord, parce que l’expression, employée avant tout dans la première partie du XXe siècle au Royaume-Uni, désignait un groupe de militantes qui ont œuvré pour une législation visant à protéger les femmes au travail. Elle n’a rien de dégradant.

Aussi, parce que les propos de la nouvelle présidente de la société Miss France laissent entendre que les accusations de sexisme sont le fruit d’un petit groupe de féministes, isolé et récent. Il n’en est rien. Les concours de beauté, en France comme à l’étranger, sont contestés depuis des décennies. L’élection de Miss Monde à Londres, en 1970, peut en témoigner.

Nous sommes le 20 novembre et 100 millions de personnes à travers le monde sont devant leur téléviseur pour connaître l’identité de celle qui rapatriera la couronne dans son pays. Ce jour-là, l’événement, qui se tient au Royal Albert Hall, est animé par un comédien britannique du nom de Bob Hope.

Au cours de la soirée, ce dernier, qui s’est dit “très heureux d’être à ce marché de bétails”, multiplie les commentaires sexistes, sous les rires du public. Jusqu’au moment où le bruit d’un craquement se fait entendre dans la salle. Un deuxième, un troisième, un quatrième. L’animateur s’interrompt. Il regarde vers les loges. Soudain, des bombes de farine explosent sur le sol. Elles sont suivies par une flopée de fruits et légumes pourris.

“Nous sommes en colère”

Alors que Bob Hope court pour se mettre à l’abri (comme vous pouvez le voir dans la vidéo d’archive ci-dessous), une soixantaine de femmes se lèvent dans l’assemblée et crient en cœur: “Nous ne sommes pas laides. Nous ne sommes pas belles. Nous sommes en colère.”

“Personne - pas même Sarah Wilson [l’une des instigatrices de la manifestation, ndlr] - ne savait quand nous allions commencer”, confie Jenny Fortune, militante aujourd’hui âgée de 71 ans, à The Independent . Mais voilà, les “blagues” du présentateur se sont avérées trop lourdes à supporter, motivant la cheffe de file à se lever plus tôt que prévu pour faire tourner sa crécelle dans l’air. “C’était fantastique”, ajoute la manifestante dans les colonnes du quotidien britannique.

Cette dernière avait organisé la manifestation en amont aux côtés des membres du Women’s Liberation Movement, versant britannique du MLF. Révoltées par l’objectivation des femmes dans ce genre de concours, les manifestantes s’étaient munies de billets au préalable et habillées pour l’occasion afin de venir en personne dénoncer le spectacle qu’elles jugeaient misogyne.

Inspirée d’un mouvement similaire organisé l’année précédente par le Women’s Lib américain, l’initiative a entraîné ses participantes derrière les barreaux le temps d’une nuit. Elle a fait beaucoup de bruit et, selon le Guardian , est considérée comme “un moment de galvanisation pour le mouvement de libération des femmes”.

Miss Révolution

Cependant, même si les manifestantes ont rappelé qu’il ne s’agissait pas de protester contre les candidates de Miss Monde, mais contre le sexisme de l’événement, l’action a quelque peu invisibilisé un autre événement ce soir-là: le couronnement de Jennifer Hosten, la première femme noire à remporter le titre.

Cette dualité a fait l’objet d’un film, sorti sur les écrans en 2019 et intitulé Miss Révolution. Le long-métrage de Philippa Lowthorpe, dans lequel Keira Knightley joue le rôle d’une jeune mère de famille désireuse d’interdire le concours, met en parallèle le rêve des manifestantes à renverser l’institution sexiste et celui de la reine de beauté couronnée qui voit dans la cérémonie un moyen d’échapper au conditionnement raciste de la société.

En France, le film est passé quelque peu inaperçu. L’événement dont il relate les faits de manière romancée, aussi. Ces deux exemples illustrent, toutefois, l’idée selon laquelle les critiques des mouvements féministes à l’égard des concours de beauté, y compris Miss France, n’ont pas attendu 2021.

À voir également sur Le HuffPost : Miss France 2022 se trouve parmi ces 29 candidates, gagnantes dans leurs régions

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    Pourquoi les hommages à Pierre Rabhi ne font pas l'unanimité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 5 December - 14:32 · 4 minutes

Pierre Rabhi le 13 novembre 2019, à Paris, pendant l

HOMMAGE - Les réactions sont mitigées. L’écrivain et philosophe Pierre Rabhi, pionnier de l’ agroécologie en France et cofondateur du mouvement Colibris, est décédé samedi 4 décembre à l’âge de 83 ans .

Auteur notamment de Vers la sobriété heureuse, plaidoyer sur la joie de vivre dans la simplicité , vendu à plus de 460.000 exemplaires, ce militant de la cause écologiste est mort samedi des suites d’une hémorragie cérébrale, a indiqué à l’AFP son fils, Vianney.

L’annonce de son décès a suscité de nombreuses réactions dans la sphère politique et écologiste. Mais toutes n’ont pas été aussi positives que celle du candidat écologiste à la présidentielle, Yannick Jadot, qui a salué la mémoire de “l’un des grands précurseurs de l’agroécologie”.

La maire de Paris et candidate socialiste à la présidentielle Anne Hidalgo a rendu hommage à un “pionnier de l’agroécologie”, “un penseur et écrivain qui avait à cœur de protéger notre planète”.

“La disparition de Pierre Rabhi est celle d’une figure emblématique du combat pour l’environnement et contre le réchauffement climatique”, a écrit le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier .

Un “précurseur de l’écologie”, mais...

Mais au milieu des hommages, de nombreuses personnalités ont tenu à rappeler le conservatisme de Pierre Rabhi sur les droits des femmes ou encore l’homosexualité.

Ainsi, l’écoféministe Sandrine Rousseau a salué la mémoire d’un “précurseur incroyable de l’écologie, la sobriété heureuse et le colibri” mais un “conservateur sur les questions sociétales, l’homosexualité et les femmes”.

L’adjoint EELV à la maire de Paris David Biellard a également rendu hommage à Rabhi, “un militant exceptionnel de l’écologie”, même s’il ne “partageait pas sa vision conservatrice de la société” et avait “condamné son refus du mariage pour tous”.

“Les hommage. Sans moi” a quant à lui écrit l’ancien député EELV Sergio Coronado-Amish .

De son côté, l’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoit Hamon a publié un premier tweet ce dimanche matin dans lequel il rendait hommage à Pierre Rabhi. Mais après avoir reçu de “de nombreux commentaires”, il a publié un message quelques heures plus tard expliquant qu’il s’était “arrêté aux Colobris” et qu’il “ignorait les propos homophobes et misogynes”.

De nombreux internautes s’étaient en effet offusqués des hommages politiques rendus à Pierre Rabhi. Parmi eux, la doctorante Marion Beauvalet s’est dite très ”étonnée de cette gauche qui multiplie les hommages enflammés à Pierre Rabhi, père d’une pensée plus proche du développement personnel que de l’écologie, également homophobe et réactionnaire”.

“Pierre Rabhi était un penseur homophobe qui considérait les homosexuels et les familles homoparentale comme anormal sans parler que pour lui la fonction de principale de la femme était une fonction reproductive et qu’il avait tout d’un gourou sectaire”, a écrit Maxime en réponse au tweet hommage d’Anne Hidalgo.

Des propos contre le mariage pour tous

Dans un livre d’entretiens paru en octobre 2013 aux éditions Actes Sud, intitulé “Pierre Rabhi, semeur d’espoirs” le philosophe s’était vivement opposé au mariage pour tous, estimant que “la validation de la famille homosexuelle était “dangereuse pour l’avenir de l’humanité”, car “par définition inféconde”.

Dans un entretien à Reporterre en décembre 2013, il avait également comparé la PMA - sans préciser s’il faisait spécifiquement référence à la PMA pour toutes - à “l’agriculture chimique”.

Quelques années plus tard, en 2018, il avait déclaré au journal Kaizen au sujet de l’égalité femmes-hommes: “Il ne faudrait pas exalter l’égalité”. “Je plaide plutôt pour une complémentarité : que la femme soit la femme, que l’homme soit l’homme et que l’amour les réunisse”.

Comme le note plusieurs médias, dont 20 minutes , son mouvement Les Colibris a été accusé à plusieurs reprises de dérives sectaires.

À voir également sur Le HuffPost: Sandrine Rousseau répond à Gérald Darmanin après sa menace de divulguer des échanges privés