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    Tuerie au Texas: la colère de Barack Obama, Steve Kerr, Taylor Swift et de nombreuses stars

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 06:43 · 5 minutes

Law enforcement personnel walk outside Uvalde High School after shooting a was reported earlier in the day at Robb Elementary School, Tuesday, May 24, 2022, in Uvalde, Texas. (William Luther/The San Antonio Express-News via AP) Law enforcement personnel walk outside Uvalde High School after shooting a was reported earlier in the day at Robb Elementary School, Tuesday, May 24, 2022, in Uvalde, Texas. (William Luther/The San Antonio Express-News via AP)

ÉTATS-UNIS - Le choc, la douleur, puis la colère. Quelques heures seulement après la terrible fusillade dans une école primaire à Uvalde au Texas, de nombreuses personnalités américaines ont pris la parole ou écrit des messages pour réclamer une nouvelle régulation et législation sur les armes à feu outre-Atlantique, alors que le dernier bilan dans l’école primaire d’Uvalde fait état de la mort de 19 enfants de moins de 10 ans ainsi que deux adultes, dont le tireur abattu par la police.

La chanteuse Taylor Swift n’a pu contenir son chagrin et sa “rage” après cette nouvelle fusillade. “Rempli de rage et de chagrin, et tellement brisé par les meurtres à Uvalde. Par ceux Buffalo, à Laguna Woods et tant d’autres. Par la manière dont nous, en tant que nation, sommes devenus conditionnés à un chagrin insondable et insupportable”, a-t-elle réagi, avant de partager le plaidoyer de l’entraîneur et ancien joueur de NBA , Steve Kerr, pour la régulation des armes à feu.

“Quand allons-nous faire quelque chose?”

Interrogé en conférence de presse avant un match de NBA, l’entraîneur des Golden State Warrior s’est montré très ému mais a surtout souhaité taper du poing sur la table: “Je ne vais pas parler de basket”, a-t-il lancé pour débuter sa prise de parole, la gorge serrée.“Quand allons-nous faire quelque chose? Je suis fatigué. Fatigué de me présenter devant vous pour présenter mes condoléances aux familles anéanties. J’en ai assez!”

Ciblant les sénateurs américains il a ensuite déclaré: “Vous rendez-vous compte que 90% des Américains, quel que soit leur orientation politique, veulent une vérification des antécédents judiciaires ou psychologiques des acheteurs d’armes individuelles? Nous sommes pris en otage par 50 sénateurs à Washington qui refusent même de soumettre cette mesure à un vote, malgré ce que nous, le peuple américain, voulons!”, a-t-il fustigé.

Toujours en NBA, LeBron James a lui aussi partagé sa peine et sa colère après les premiers bilans chiffrés de cette nouvelle tuerie mardi. Après avoir partagé ses condoléances, il s’est insurgé contre le lieu de cette fusillade: “Ca suffit!!! Ce sont des enfants et nous continuons à les mettre en danger à l’école. Sérieusement! À L’ÉCOLE, là où c’est censé être le plus sûr! Il faut tout simplement que ça change. IL FAUT QUE ÇA CHANGE!”,s’est emporté la star des parquets sur Twitter.

Dans le milieu du sport toujours, DeMarcus Lawrence, défenseur des Dallas Cowboys en NFL, a directement ciblé le gouverneur du Texas Greg Abbott. “Qui va s’y mettre et ÉXIGER que nous ayons une meilleure sécurité dans toutes ces écoles qui n’en ont pas les moyens????” TROP C’EST TROP!” s’est emporté le joueur de la ligue professionnelle de football américain.

Chris Evans, Selena Gomez et Matthew McConaughey

Originaire de la ville du Texas où a eu lieu cette fusillade, l’acteur Matthew McConaughey a partagé sur son compte Instagram un long message plein de sobriété. Celui qui avait un temps pensé devenir gouverneur démocrate du Texas a comparé le fléau des armes à feu à une épidémie.

“C’est une épidémie que nous pouvons contrôler, et quel que soit le côté de l’allée où nous nous tenons, nous savons tous que nous pouvons faire mieux. Nous devons faire mieux. Des mesures doivent être prises pour qu’aucun parent n’ait à vivre ce que les parents d’Uvalde et les autres avant eux ont enduré”, a écrit l’acteur de Dallas Buyers Club, visiblement très touché par le drame qui a touché sa ville natale.

Message bien plus court, mais tout aussi intense pour l’acteur Chris Evans. L’interprète de Captain America qui a rarement sa langue dans sa poche quand il s’agit d’évoquer des sujets politique sur Twitter, s’est fendu d’un laconique “PUTAIN ASSEZ!!!”, qui se passe de commentaires.

Également originaire du Texas, Selena Gomez, a rejoint les nombreuses stars à critiquer le laxisme et la lenteur des institutions américains pour réguler le port d’armes à feu. “Ceux qui sont au pouvoir doivent cesser de parler du bout des lèvres et changer les lois pour empêcher ces fusillades à l’avenir”, a-t-elle écrit sur Twitter.

Dernière réaction, et non des moindres. Celle de l’ancien président américain Barack Obama. Avec sa femme Michelle, ils ont déclaré “pleurer avec les familles d’Uvalde”, mais partagent eux aussi leur colère contre le lobby des armes.

“Nous sommes aussi en colère pour eux. Près de dix ans après Sandy Hook - et dix jours après Buffalo - notre pays est paralysé, non par la peur, mais par un lobby des armes à feu et un parti politique qui n’ont montré aucune volonté d’agir de quelque manière que ce soit pour empêcher ces tragédies”, a notamment écrit le 44e président des États-Unis dans une série de tweets.

À voir également sur Le HuffPost: Tuerie à “motivation raciale” dans un supermarché de Buffalo, au moins 10 morts

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    Lors d'un spectacle de Messmer, un spectateur hypnotisé se blesse en tombant de la scène

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 12:55 · 1 minute

Lors d'un spectacle de Messmer, un spectateur est tombé de la scène. Lors d'un spectacle de Messmer, un spectateur est tombé de la scène.

ACCIDENT - La chute n’était pas prévue dans le spectacle. Lors d’une représentation de l’hypnotiseur Messmer à Laval en Mayenne dimanche 22 mai, un spectateur particulièrement réceptif au “don” du québécois est tombé de la scène, rapporte France bleu .

En plein show, le spectateur se fait remarquer et Messmer le fait monter sur scène où quelques personnes sont déjà présentes. Il est alors hypnotisé par l’artiste qui lui demande de se mettre dans la peau d’un guitariste du groupe de rock Kiss. Peut-être un rêve d’enfant pour lui qui est musicien professionnel.

Sauf que contrairement aux spectateurs déjà sur scène, lui n’a pas reçu les consignes de sécurité et ne sait pas que les bandes blanches sur la scène ne doivent pas être dépassées. Alors, en pleine imitation de Kiss, l’homme ne remarque pas la limite et tombe de la scène.

Un accident inédit, assure la production de Messmer

D’après France bleu, après la chute, le spectacle aurait continué et Messmer aurait fait quelques blagues en attendant l’arrivée des pompiers et l’évacuation. Bilan: l’homme s’est cassé la clavicule gauche et a une entorse au poignet droit, des fractures problématiques pour exercer sa profession.

Le spectateur espère bien avoir une compensation financière puisque tous ses projets sont à l’arrêt, le temps de sa convalescence qui devrait durer plusieurs semaines.

De son côté, la production du show assure que c’est la première fois qu’un tel accident arrive. “Nous prenons ça très au sérieux et sommes en contact avec le spectateur blessé”, a déclaré auprès de la radio une attachée de presse. Messmer devrait aussi bientôt prendre contact avec le blessé.

À voir également aussi sur le Huffpost: À Cannes, le spectacle de la patrouille de France pour le retour de Tom Cruise

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    Dans l'Ain, un jockey et son cheval frappés par la foudre lors d'une course

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 19:53 · 1 minute

L'hippodrome de Bel Air à Châtillon-sur-Chalaronne où la foudre s'est abattue sur un jockey et son cheval, le 23 mai 2022. L'hippodrome de Bel Air à Châtillon-sur-Chalaronne où la foudre s'est abattue sur un jockey et son cheval, le 23 mai 2022.

HIPPISME - Une course hippique qui vire au drame. Ce lundi 23 mai, un jockey et son cheval ont été frappés par la foudre lors d’une course se déroulant à Châtillon-sur-Chalaronne dans l’ Ain , rapportent plusieurs médias. L’animal de course a dû être euthanasié .

Il était environ 15 heures et la quatrième course de la journée se préparait à partir lorsqu’un orage est arrivé au-dessus de l’hippodrome de Bel-Air. “Les hommes se préparaient et préparaient leurs chevaux. Soudainement, il y a eu un gros orage et la foudre est tombée sur un cheval. Le driver, c’est-à-dire la personne qui se trouvait dans le sulky, a été blessée ainsi qu’un autre professionnel et deux visiteurs”, explique à TF1 Christian Porte, président de la Société des Courses Châtillonnaise.

D’après Franceinfo , la foudre serait tombée près d’un box dans les écuries. Le jockey aurait pris l’électricité alors qu’il était sur son cheval. Si les quatre personnes ne sont que très légèrement blessées, le vétérinaire a décidé d’euthanasier l’animal “pour abréger ses souffrances”, a précisé Christian Porte à TF1.

Tous les autres événements prévus sur la journée, où 200 à 300 personnes étaient rassemblées, ont été annulés.

À voir également aussi sur le Huffpost: Le prix du carburant en hausse, il se rend au travail à cheval

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    "Top Chef": L'ancien candidat Thomas Chisholm grièvement blessé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 16 May - 09:48

Thomas Chisholm, candidat de la dernière saison de Thomas Chisholm, candidat de la dernière saison de "Top Chef" a été grièvement blessé dans une attaque au couteau. Son pronostic vital est engagé.

TÉLÉVISION - Il a été l’un des visages les plus marquants de la 12e saison de “Top Chef”. Ce lundi 16 mai, plusieurs médias dont Le Parisien et BFMTV rapportent que le chef cuisinier Thomas Chisholm a été grièvement blessé par des coups de couteau. Son pronostic vital est engagé. Des informations confirmées au HuffPost par le parquet de Paris.

Le trentaine franco-américain sortait d’un festival culinaire lorsqu’il a été agressé. Au HuffPost , le parquet de Paris précise qu’une enquête a été ouverte “la nuit dernière du chef de tentative d’homicide volontaire”. Un suspect, un jeune homme de 19 ans, est actuellement en garde à vue.

Sur Instagram, le chef Mohamed Cheikh, qui a participé à la même saison de Sur Instagram, le chef Mohamed Cheikh, qui a participé à la même saison de "Top Chef" que Thomas Chisholm a adressé ce message à son compagnon d'aventure.

Plus d’informations à suivre...

À voir également sur le HuffPost : On a testé le restaurant de la “guerre des restos” dans “Top Chef”

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    Face aux piqûres en boîte de nuit, la police tente la descente surprise

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 14 May - 14:49 · 4 minutes

La police de Roanne à la recherche de seringue ou aiguille dans le cadre d'une opération anti-piqûre, le 13 mai 2022. La police de Roanne à la recherche de seringue ou aiguille dans le cadre d'une opération anti-piqûre, le 13 mai 2022.

FAITS DIVERS - Une lumière crue inonde les deux pistes de danse du T Dansant, le mix de Bob Sinclar fait place au silence et une trentaine de policiers se déploie pour fouiller les clients de cette discothèque de Roanne , dans la Loire, à la recherche de seringues ou d’aiguilles suspectes dans le cadre d’une descente “anti-piqure”.

“Ca ne va pas durer longtemps, je vous le promets, on remet la musique dans pas longtemps”, assure le DJ au micro.

Pendant une vingtaine de minutes, les policiers relèvent les identités, font vider les poches et mènent des palpations. Les quelque 80 clients présents dans l’établissement du centre ville se plient de bonne grâce à l’opération de contrôle surprise menée, un peu après une heure du matin, dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 mai.

La police est le parquet “particulièrement vigilants”

″Ça fait bizarre de voir une boîte toute allumée, toutes les lumières allumées à fond, on a l’impression d’être au restaurant”, s’étonne Bastien, un client d’une cinquantaine d’années.

“Bonjour l’ambiance!”, grommelle le gérant du T Dansant, Jérôme Bonnefoy. “C’est pas comme si on ne venait pas déjà de vivre deux années pourries”, ironise-t-il, en allusion à la longue parenthèse de la crise sanitaire. Mais pour Dylan, un jeune blond coiffé en brosse, “c’est normal à cause de tout ce qui se passe avec les piqûres”.

L’opération a pour but de “montrer que les policiers et le parquet sont sur le terrain et particulièrement vigilants” face au phénomène mystérieux qui touche depuis quelques mois le monde nocturne et festif en France, explique le procureur de la République de Roanne, Abdelkrim Grini, présent pendant le contrôle du T Dansant.

Des piqûres à Lille, Lyon, Grenoble...

La vague inexpliquée de piqûres a touché ces derniers mois des boîtes de nuit, des bars et des festivals à travers le pays, avec des plaintes déposées de Lille à Béziers et de Lorient à Grenoble, en passant par Lyon, Besançon ou Valence. Au total, 250 personnes se sont manifestées auprès des services de police en disant avoir été piquées et  “une seule a présenté une sérologie positive au GHB”,  selon un bilan national obtenu par l’AFP auprès d’une source policière à Paris.

Les victimes évoquent une sensation de piqûre, parfois douloureuse, parfois accompagnée de nausées, de vertiges, de frissons ou même de convulsion. D’autres disent n’avoir “rien senti”, comme cette lycéenne de 18 ans qui a déposé plainte après avoir été piquée le 22 avril au T Dansant où elle fêtait un anniversaire avec des amies.

“J’accompagnais une copine aux toilettes (....) quand un garçon me touche la fesse”, a raconté à l’AFP la jeune fille qui préfère rester anonyme.  Elle a découvert en rentrant chez elle “un gros hématome avec une piqûre avec un point rouge au centre sur la fesse droite”.

Elle s’est immédiatement rendu  l’hôpital qui lui a administré des traitements préventifs anti-VIH et anti-hépatique. Une enquête judiciaire a été ouverte pour “violence avec préméditation et administration d’une substance nuisible avec préméditation”, un délit passible de trois ans de prison. Et la lycéenne a décidé de ne pas retourner en boîte de nuit: “j’ai effacé le mot de ma tête, je ne pense pas y retourner. On est bien mieux dans des soirées entre copains qu’on connaît”.

Les patrons de boîte de nuit tentent de s’organiser

Dylan, lui, vient au T Dansant, même si “on y pense un peu au fond dans l’inconscient”. Dans la Loire, on recense une vingtaine de plaintes, dont six à Roanne, selon le Progrès . Quatre discothèques sur la trentaine du département sont concernées, d’après les chiffres de la préfecture et de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).

Les patrons de boîte de nuit tentent de s’organiser, en vérifiant le contenu les sacs et les poches des clients ou en renforçant la vidéo surveillance tandis que les autorités se mobilisent pour apporter des réponses tout en s’inquiétant du risque de psychose. La préfecture de la Loire a ainsi organisé vendredi une réunion de coordination avec des représentant de police, de la gendarmerie et du secteur de la nuit.

Pour le procureur de Roanne, il est important d″être “sur le terrain de la prévention en attirant l’attention des jeunes gens”, leur faire savoir “qu’ils doivent être vigilants, qu’ils doivent faire attention parce que malheureusement, ce phénomène de piqûres sauvages ne s’estompe pas”.

Pour le reste, l’opération au T Dansant n’a permis de découvrir aucune seringue ni aiguille suspecte, les analyses d’une fiole trouvée sous une banquette ont montré qu’il s’agissait de poppers.

À voir également sur le HuffPost : Orelsan enflamme ce club de Tignes pour la réouverture des boîtes de nuit

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    À Marseille, un homme armé d'un couteau abattu par la police

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 14:10 · 1 minute

Un homme armé d'un couteau abattu par la police à Marseille (Photo d'illustration Jose Maria Hernandez / EyeEm via Getty Images)  Un homme armé d'un couteau abattu par la police à Marseille (Photo d'illustration Jose Maria Hernandez / EyeEm via Getty Images)

MARSEILLE - Un homme armé d’un couteau a été abattu par la police ce mercredi 11 mai en début d’après-midi dans une zone commerciale de Marseille , a appris l’AFP de source policière, selon qui l’agresseur, “menaçant”, s’était précipité sur les forces de l’ordre, mais sans faire de blessé.

“Merci aux policiers courageux qui ont neutralisé un individu menaçant, muni d’un couteau, dans une zone commerciale à Marseille. L’assaillant est décédé. Aucun autre blessé”, a twitté le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin .

À ce stade de l’enquête, la piste terroriste n’est pas évoquée.

L’enquête confiée à la police judiciaire et à l’IGPN

Les faits se sont produits aux alentours de 13 heures dans un magasin de la zone commerciale de La Valentine, dans l’est de Marseille, où la police avait été appelée après que cet homme avait été repéré avec une arme blanche.

L’homme “s’est précipité sur la police” et les forces de l’ordre l’ont jugé “suffisamment menaçant” pour faire usage de leur arme de service, a indiqué une source policière à l’AFP. Aucun blessé n’est à déplorer, en dehors de l’auteur de l’agression, décédé des suites de ses blessures, selon la même source.

Un dispositif d’aide psychologique a été mis en place par la préfecture de police pour les témoins présents sur place.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire ainsi qu’à l’IGPN, la police des polices, systématiquement saisie lorsqu’un policier fait usage de son arme de service.

À voir également sur Le HuffPost: Ces Marseillais ne veulent pas de Macron, mais ils feront barrage à Le Pen

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    Affaire PPDA: comment Mediapart a convaincu les victimes présumées de témoigner

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 10 May - 13:01 · 4 minutes

La journaliste Valentine Oberti a travaillé avec Marie Turchi et Mathieu Magnaudeix pour organiser cette émission spéciale. La journaliste Valentine Oberti a travaillé avec Marie Turchi et Mathieu Magnaudeix pour organiser cette émission spéciale.

MÉDIAS - Elles ne se connaissent pas, sont issues de milieux sociaux différents et se retrouvent pour la première fois sur un plateau pour prendre publiquement la parole. 20 femmes ont accepté de témoigner - dont 18 à visage découvert- afin de dénoncer des faits de harcèlement, agressions sexuelles ou de viols qu’aurait commis l’ex-vedette du 20h de TF1, Patrick Poivre d’Arvor.

Ces victimes présumées témoignent sur la chaîne Youtube de Mediapart ce mardi à 19h dans une émission spéciale de près de 2h30. La journaliste Valentine Oberti a travaillé avec Marie Turchi, Mathieu Magnaudeix pour organiser cette émission. Elle en raconte au HuffPost les coulisses.

Le HuffPost: Pourquoi ces 20 femmes ont décidé de témoigner à visage découvert maintenant?

Ce qui a déclenché l’idée de cette émission, c’est l’annonce de la plainte en dénonciation calomnieuse de Patrick Poivre d’Arvor contre 16 femmes, qui est intervenue au moment de la diffusion du Complément d’Enquête de France 2 (“PPDA, la chute d’un intouchable”, diffusé le 28 avril dernier, NDLR).

On a repris contact avec certaines d’entre elles à ce moment-là. Cela faisait déjà un moment que nous dialoguons avec elles pour une émission. Et cette plainte a déclenché chez elles l’envie de prendre la parole. Comme l’interview de PPDA à Quotidien le 3 mars 2021 avait déclenché l’envie de sortir de l’anonymat pour lui répondre dans Libération , en novembre dernier.

Comment avez-vous convaincu ces femmes de témoigner à visage découvert?

Dans le groupe, certaines coordonnent les discussions avec les journalistes. Nous nous sommes adressés d’abord à elles puis nous avons appelé chacune des femmes pour les pré-interviewer, comme nous le ferions pour n’importe quelle émission. Trois journalistes, Marie Turchi, Mathieu Magnaudeix et moi-même, ont été mobilisés pendant environ 15 jours pour organiser l’émission.

Si ces femmes ont accepté de témoigner, c’est aussi parce que le travail de Mediapart sur les violences sexistes et sexuelles depuis de nombreuses années plaide en notre faveur et installe un climat de confiance. Quand on se dit victime de violences sexuelles et qu’on vient à Mediapart on sait qu’on échappera aux stéréotypes sur le sujet, aux propos sur la culture du viol et on aura en face des journalistes qui sont habitués à traiter ces sujets. Ce qui n’empêche évidemment pas de faire un travail contradictoire et journalistique en rappelant systématiquement la version de PPDA.

Racontez-nous comment s’est déroulé le tournage de cette émission?

Nous avons enregistré l’émission dans nos bureaux à Paris le lundi 9 mai dans les conditions du direct. Avant le tournage il y avait un niveau d’anxiété très différent entre ces femmes. Certaines sont journalistes et ont déjà parlé, d’autres non.

L’émission dure plus de deux heures, il a fallu faire quelques pauses techniques car ça n’a pas été simple pour ces femmes de parler. Certaines sont submergées par l’émotion au moment de raconter ce qui leur est arrivé. Mais il y avait chez elles une détermination à parler. Aucune ne regrette d’être venue et toutes étaient déterminées à participer à l’émission pour afficher leur “force collective”.

Ces témoignages ont déjà été recueillis par la justice. Pourquoi est-ce important qu’ils soient publics?

Il y a plusieurs enquêtes judiciaires en cours, mais une grande partie des faits sont prescrits et témoigner publiquement pour faire entendre leur vérité, c’est la seule chose qui leur reste.

C’est aussi la dureté de cette situation de violences sexuelles, ou c’est toujours aux victimes présumées qu’on en demande plus. Quand on ne parle pas, ça ne va pas. Quand on parle, on se fait traiter de menteuse. Quand on parle publiquement, c’est parce qu’on est en manque de notoriété.

Le tournage de l'émission spéciale avec les victimes présumées de PPDA, dans les locaux de Mediapart le 9 mai à Paris. Le tournage de l'émission spéciale avec les victimes présumées de PPDA, dans les locaux de Mediapart le 9 mai à Paris.

Comment a réagi le “clan PPDA” à l’annonce du tournage de cette émission?

Nous avons formulé une proposition d’entretien à PPDA, dans les mêmes conditions que pour ces femmes, enregistré en plateau. Ce qu’il a décliné. Nous avons eu quelques échanges nourris avec son avocat, ce qui nous a permis de répondre à quelques questions pour préciser sa version et donner quelques détails sur sa plainte en dénonciation calomnieuse mais ça s’est arrêté là.

Notre émission a été construite de manière contradictoire, avec les propos qu’il a tenus dans l’unique interview accordée à Quotidien en mars 2021. Nous citons les propos car Quotidien ne nous a pas permis de diffuser ces images que nous souhaitions pourtant acheter pour l’émission.

À voir également sur Le HuffPost: #MeTooPolitique: pourquoi la parole peine à se libérer

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    Après l'accident de bus de PNL, "Ouest-France" porte plainte pour l'agression d'un photographe

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 9 May - 06:18 · 3 minutes

Le 28, août 2019 une banderole géante représentant les deux frères Ademos et N.O.S  du groupe PNL avait été installée sur un immeuble d'un quartier d'Ivry-sur-Seine, où les deux artistes ont passé une partie de leur adolescence. Le 28, août 2019 une banderole géante représentant les deux frères Ademos et N.O.S du groupe PNL avait été installée sur un immeuble d'un quartier d'Ivry-sur-Seine, où les deux artistes ont passé une partie de leur adolescence.

FAITS DIVERS - Un accident et une agression. La tournée de PNL ne débute pas sous les meilleurs auspices. Après l’accident de la route survenu avant le concert prévu à Nantes ce dimanche 8 mai, Ouest-France annonce porter plainte suite à l’agression d’un photographe du journal.

Après avoir révélé l’accident d’un des bus de tournée de PNL sur l’A11 qui a fait trois blessés légers, le journal a indiqué plus tard dans la journée que le photographe qui couvrait l’événement avait été agressé par des passagers du bus.

Selon Ouest-France , le photographe arrivé sur les lieux, près de deux heures après l’accident, aurait été pris à partie par plusieurs passagers du groupe, dont des artistes du groupe PNL: “Je n’ai rien pu faire, les gendarmes ont pu éviter que cela dégénère mais j’ai cru qu’ils allaient me tabasser”, témoigne le photographe dans le journal.

Après son arrivée sur les lieux de l’accident pour réaliser des photos, un individu aurait pénétré dans sa voiture pour s’emparer de l’un de ses appareils photo. Le photographe aurait ensuite été contraint de supprimer tous les clichés présents sur ses cartes de stockages sous la pression des passagers du groupe, avant d’être lui-même pris en photo, “sans doute pour me faire peur”, avance-t-il.

Une plainte déposée par Ouest-France

Sur Twitter, Arnaud Wajdzik, directeur de la rédaction du journal, a condamné au nom de sa rédaction, “cette agression et cette atteinte au droit d’informer” sur Twitter. Il indique également que Ouest-France a “décidé de porter plainte”, sans plus de précisions pour l’heure.

“Cette agression qui a eu lieu en présence des gendarmes est inacceptable, et constitue une entrave à la liberté d’informer. Nous ne pouvons accepter ce type de comportement”, a ajouté Arnaud Wajdzik en partageant une photo du bus accidenté.

Selon les premiers éléments, ce bus qui ralliait Paris à Nantes via l’autoroute A11 aurait fini dans un fossé à hauteur de Vair-sur-Loire (Loire-Atlantique) aux alentours de 8 heures du matin. “Le chauffeur se serait endormi au volant”, a confié une source proche de l’enquête à Ouest-France . Suite à cette sortie de route, trois personnes ont été transportées à l’hôpital pour des blessures légères.

Le groupe, lui, devait rejoindre Nantes pour donner un concert de sa tournée “PNL Tour 2022”. L’accident n’a pas contraint le groupe originaire de Corbeil-Essonnes à annuler cette date et le duo a fait le show comme prévu au Zénith de Nantes dimanche soir. Le groupe n’a pas encore communiqué sur cet accident ni sur l’agression du photographe de Ouest-France .

À voir également sur Le HuffPost: PNL fait son grand retour pour sa tournée après 3 ans d’inactivité