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    Festival de Cannes: Seins nus sur le tapis rouge, une activiste féministe dénonce les viols russes en Ukraine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 18:47 · 1 minute

FESTIVAL DE CANNES - La guerre en Ukraine s’est invitée sur les marches du palais des festivals . Seins nus peints aux couleurs du drapeau ukrainien avec la mention en anglais “arrêtez de nous violer”, une activiste a fait irruption, ce vendredi 20 mai, sur le tapis rouge du 75e Festival de Cannes . Les services de sécurité l’ont rapidement mise sur le côté.

Le collectif français d’“activistes féministes radicales” Scum a revendiqué l’action de la militante, qui portait une culotte rouge sang pour “dénoncer les violences sexuelles infligées aux ukrainiennes dans le contexte de la guerre”.

Le Parlement européen a condamné début mai l’utilisation des violences sexuelles comme “arme de guerre” en Ukraine, envahie par la Russie, et demandé aux pays qui accueillent les femmes fuyant ce pays de leur donner accès aux soins gynécologiques, à la contraception et à l’avortement.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait dénoncé dès la mi-avril “des centaines de cas de viol” constatés dans les zones précédemment occupées par l’armée russe, “y compris de jeunes filles mineures et de tout petits enfants”. Des témoignages rapportés par les médias corroboraient dès mi-avril les craintes d’ONG qui relèvent des indices d’utilisation du viol comme “arme de guerre”.

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    Eurovision 2022: derrière “Fulenn”, d'Alvan & Ahez, la légende de Katell Gollet

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 14 May - 05:37 · 3 minutes

EUROVISION 2022 - Alvan et Ahez vont faire briller la Bretagne devant des dizaines de millions d’Européens ce samedi 14 mai à l’occasion de la grande finale de l’Eurovision , à 21h00 sur France 2. À Turin, ils interpréteront leur titre “Fulenn” , une chanson en breton qui mêle sonorités électro et chant traditionnel.

Vous ne parlez pas breton et ne comprenez strictement rien aux paroles de la musique? Ça tombe bien, Le HuffPost a demandé au trio de chanteuses Ahez: Marine Lavigne, Sterenn Diridollou et Sterenn Le Guillou, ainsi qu’à Alexis Morvan (Alvan) de nous expliquer le sens de cette chanson. Celle-ci est inspirée d’une légende bretonne, celle de Katell Gollett, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Kattel Gollet, ou ”Catherine la perdue”, était une jeune femme qui adorait danser. Elle refusait de se marier au grand dam de son père qui la fit enfermer dans une tour. Elle s’échappa et, selon certaines versions, aurait promis de se marier avec l’homme qui serait en mesure de danser avec elle durant 12 heures consécutives. Après avoir épuisé tous ses partenaires, elle tomba sur un ultime danseur qui était Satan lui-même et l’entraîna avec lui en enfer.

“Une figure de l’émancipation féminine”

Cette légende à l’issue, disons-le, sordide illustre le sort réservé aux femmes au Moyen-âge . Celles-ci étaient sous l’autorité masculine et subissaient les mariages arrangés. Alvan et Ahez ont décidé de rendre hommage à Kattel Gollet, en saluant sa détermination à tenir tête aux hommes dans cette légende bretonne.

“Elle est présentée comme une anti-héroïne, mais nous avons voulu la transformer en figure de l’émancipation des femmes”, explique au HuffPost Marine Lavigne, qui a écrit les paroles. “Malgré tous les regards médisants qu’elle reçoit en dansant, elle s’exprime, se libère et encourage ainsi les autres femmes à faire de même.”

Un hommage qui se traduit très concrètement dès le titre de la chanson. Fulenn , qui signifie à la fois étincelle et jolie fille en breton, est en fait une métaphore qui fait référence à la jeune Kattel Gollet. Ce qui permet ainsi de mieux comprendre ces paroles, ci-dessous:

En faisant fi des bêtes sauvages je danse
Je vole le feu de leur regard plein de convoitise
Et le change en un chant à reprendre à l’unisson
Elle danse avec le diable, et alors?
Je danse avec le diable, et alors?

“Quand on réfléchissait aux thématiques que nous voulions aborder dans notre chanson au cours de nos premières rencontres, le féminisme est apparu assez rapidement”, abonde la chanteuse Sterenn Le Guillou. “Marine (Lavigne) a de suite pensé à cette légende-là.”

Quand les légendes bretonnes inspirent

Faire le lien (surprenant) entre des enjeux d’actualité et des légendes bretonnes n’est pas nouveau pour ces bretons, plus habitués à chanter lors des traditionnels fest-noz que sur la scène d’un grand show comme celui de l’Eurovision.

Marie Lavigne a déjà composé une chanson en référence à la légende de la ville d’Ys, qui raconte la disparition dans la baie de Douarnenez d’une prétendue cité. Une légende très connue en Bretagne, qui a inspiré pour son groupe de fest-noz le titre “Son an ibil gwer”, qui évoque la montée des eaux. Cette thématique concerne très concrètement les Bretons, menacés par la hausse du niveau de la mer selon les experts du Giec.

Avec “Fulenn”, les candidats français tenteront de faire aussi bien que Barbara Pravi qui avait fait très forte impression l’an passé à Rotterdam. Son interprétation de “Voilà” avait séduit les téléspectateurs, qui l’avaient placée en seconde position, juste derrière les Italiens Maneskin. Les interprètes de “Zitti E Buoni” avaient dû passer un test anti-drogue qui s’était avéré négatif après une vive polémique sur fond de prise de cocaïne en direct durant la soirée.

À voir également sur Le HuffPost: La mère de Bilal Hassani raconte comment elle a aidé son fils à surmonter le harcèlement

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    Pourquoi le mythe du "vagin étroit" est ravageur pour les femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 7 May - 06:00 · 3 minutes

Le Le "vagin étroit", un diktat imposé pour le plaisir masculin

FEMMES - Le sujet n’a rien de nouveau, mais son ampleur est bien réelle. Il n’y a qu’à taper “vagin trop large” ou “trop lâche” sur Google pour constater la préoccupation qui règne autour de la fermeté et l’étroitesse de l’organe génital – ou plus précisément, du canal vaginal . 1.810.000 et 2.300.000, c’est le nombre respectif d’occurrences pour ces deux expressions sur le moteur de recherche.

Parmi les résultats, la plupart des articles expliquent ce qui pourrait provoquer une béance ou une laxité quelconque, répondant aux questions posées par les concernées. Les témoignages sur les forums, eux, s’inquiètent qu’une vie sexuelle active, un accouchement ou un changement hormonal comme les femmes en connaissent de nombreux, soient la cause d’une telle situation.

La traduction est simple: avoir un “vagin large” est considéré comme un défaut, un “vagin étroit”, une qualité. Voire un signe de “normalité” et de désirabilité quand on fouille plus loin (sur les sites porno , en gros).

Mais surtout, une énième injonction à atteindre un idéal physique pensé pour et par le regard masculin . Car c’est bien de là que proviennent cette idée reçue et ses conséquences dévastatrices: de la sensation que ressentirait un homme cisgenre en pénétrant notre sexe avec son pénis.

Et puis, cette pression est aussi intrinsèquement liée à la culpabilisation qui persiste autour du plaisir féminin, et vise celles dont la sexualité est active. On décrypte un mythe à déconstruire au plus vite.

Quand étroitesse rime (à tort) avec virginité

Le raccourci a intégré les cabinets de gynécologie. Notamment sur les spéculums, l’outil qui sert à ausculter le vagin. Sur certains sites d’équipement médical, un modèle de petite circonférence sera conseillé pour les patientes vierges, sous-entendu que leur vagin est plus étroit. Pourtant, le lien entre le nombre de rapports et cette caractéristique physique serait difficilement valable.

“Il est impossible d″étirer’ ces muscles pelviens”, note le magazine scientifique The Swaddle , dans un article intitulé Le mythe selon lequel le sexe rend les vagins “lâches” est omniprésent, inexact et sexiste . “La taille du canal vaginal d’une personne est la même, qu’elle ait eu des rapports sexuels avec pénétration une fois, 1000 fois ou jamais. La taille d’un canal vaginal peut varier d’une personne à l’autre, car il n’y a pas deux vagins identiques, mais cela n’a rien à voir avec l’activité sexuelle de la personne, qu’elle soit fréquente ou non.”

Et de développer: “Le vagin est un muscle étroitement replié, qui peut se dilater pour accueillir des corps étrangers et se contracter lorsqu’il est au repos -un processus facilité soit par l’excitation sexuelle, soit par l’accouchement vaginal. Par exemple, lorsqu’une personne est excitée, ces muscles se détendent pour mieux faciliter la pénétration, puis reviennent immédiatement à leur état de repos en l’absence d’excitation, tout comme un élastique peut se dilater et se contracter avec facilité et souplesse.”

Comprendre, donc, qu’un vagin étroit n’appartient pas forcément à une personne vierge, et inversement. Un détail que les tests de virginité appliqués dans certains pays ne semblent, eux non plus, pas vouloir prendre en considération. “Les croyances erronées concernant l’étroitesse du vagin contribuent également au deuxième test de virginité qui existe, en dehors de l’examen de l’hymen: le test de ‘laxité‘, ou test des ‘deux doigts’”, explique ainsi Refinery29 , prenant l’exemple d’une coutume encore en vigueur au Pakistan.

Lire la suite sur:

À voir également sur Le HuffPost: Polémique Maeva Ghennam: Marlène Schiappa saisit l’ordre des gynécologues

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    Le sauvetage de la maternité des Lilas, "un combat pour la liberté" selon ses soignants et usagers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 30 April - 09:33 · 2 minutes

FÉMINISME - “Nous sommes les avant-gardistes de tout.” Vendredi 29 avril, quelques dizaines de soignants et usagers de la célèbre maternité des Lilas, située en région parisienne, ont manifesté devant le ministère des Solidarités et de la Santé à Paris pour réclamer la sauvegarde de ce lieu emblématique pour les droits des femmes et le droit à l’avortement.

Fondée en 1964, cette maternité de niveau 1 (sans grossesses à risque) fut l’une des premières en France à prôner la liberté d’accoucher à l’aide des techniques de son choix, y compris de manière physiologique et non médicalisée . Mais depuis une dizaine d’années, le lieu est aux prises avec des difficultés financières et et les équipes exercent dans des locaux vétustes. Celles-ci pourraient donc perdre leur habilitation de l’État le 2 juin.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article , soignants et usagers expliquent au micro du HuffPost pourquoi il est impératif de préserver cet établissement.

C'est un combat pour la liberté, pour un lieu humain qui n'est pas une usine à bébés. Reda, médecin à la maternité des Lilas

La maternité des Lilas, “c’est le respect du rythme des nouveaux-nés, des mamans accouchées, c’est prendre son temps avec chaque patiente, chaque nouveau-né”, nous explique Cécile, auxiliaire de puéricultrice. “On a été les premiers à exercer des IVG, quand ce n’était pas encore autorisé par la loi. Les lois sont passés pas là”, vante également Zahra, gynécologue-obstréticienne, à propos de l’histoire de l’établissement.

Non à un déménagement hors des Lilas

Une pétition signée par plus de 35.000 personnes et lancée par une usagère, Jeanne Barral, réclament aujourd’hui à l’État un renouvellement des autorisations d’exercer et un soutien financier. Selon France 3 , un projet de reprise et de possible déménagement est à l’étude, mais il ne convient pas aux équipes pour des raisons de logistique et de philosophie.

“Les objectifs et engagements des repreneurs potentiels ne sont pas clairs quant au maintien de l’activité de maternité et son statut associatif à but non lucratif, soutenu par le secteur public. Si la maternité devait se conformer à des objectifs de rentabilité (impliquant des actes tarifiés type césarienne) ou même disparaître, ce serait des milliers de patient.e.s dans le 93, département avec des enjeux médicaux et sociaux particulièrement lourds, sans solution pour accoucher, être suivi.e, et avorter librement”, alertent les signataires.

Lors de cette mobilisation, une délégation des soutiens de la maternité a été reçue au ministère, permettant ainsi d’obtenir un sursis. “Nous avons obtenu une prolongation de l’habilitation d’un an grâce à une procédure Covid et le ministère attend notre projet”, affirme au HuffPost Jeanne Barral, au lendemain de cette manifestation, ajoutant que la mairie des Lilas leur a aussi “réaffirmé sa volonté de tout faire pour reconstruire une maternité sur son territoire et ou à proximité en gardant les pratiques, la philosophie et le personnel”.

À voir également sur Le HuffPost : Pour défendre l’IVG à l’Assemblée, cette députée enceinte a trouvé les mots justes

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    Niel, Pinault... Ces PDG répondent à des questions posées d'habitude aux femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 24 March - 15:57 · 3 minutes

Niel, Pinault... Ces PDG répondent à des questions posées d

SEXISME - “C’est quoi votre morning routine ? Pas de petite salutation au soleil à 6h du matin, miracle morning , tout ça?” La question a de quoi dérouter, c’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé pour les chefs d’entreprise auxquels elle a été posée. Dans le cadre d’une campagne sur les inégalités de traitement entre les femmes et les hommes dans les postes à responsabilité, le collectif féministe Sista a tourné une vidéo dans laquelle des questions fréquemment posées aux femmes sont adressées à des hommes.

Parmi les huit hommes en question, Nicolas Hieronimus (directeur général de L’Oréal), Xavier Niel (fondateur d’Iliad-Free), François-Henri Pinault (PDG de Kering) ou encore Frédéric Mazzella (dirigeant de BlaBlaCar) se sont prêtés au jeu de #SiJetaisElles, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, mise en ligne ce jeudi 24 mars.

“Comment vous gérez le syndrome de l’imposteur?”

“C’est très rare d’occuper de telles fonctions pour un homme de votre âge, on n’est pas habitué, vous avez eu le droit à quel genre de commentaires?”, “Comment vous gérez le syndrome de l’imposteur?” ou encore “Est-ce que vous arrivez à ne pas vous laisser submerger par toutes ces émotions?” sont posées nonchalamment par la “journaliste” - en fait l’actrice Allison Chassagne.

Le silence plane aussi souvent que règne l’incompréhension, les patrons semblant déroutés par le fait d’être interrogés sur ces sujets. Mais, et c’est là que cette vidéo fait mouche, ces drôles de réactions révèlent précisément que ces questions sont à côté de la plaque.

Pourtant, selon le collectif, on retrouve encore trop souvent ces biais genrés dans les questions posées par des journalistes aux dirigeantes. “On a fait une étude avec l’agence Mots-clés pour étudier effectivement un certain nombre d’articles et sortir les mots qui reviennent le plus. C’est extrêmement subtil. Ce n’est pas la misogynie évidente. Et comme tout cela est subtil, personne ne s’en rend vraiment compte. C’est pour ça que nos invités sont vraiment décontenancés. C’est qu’ils n’avaient pas conscience de ça et je pense que la plupart des gens ne se rendent pas compte”, explique Tatiana Jama, entrepreneure et cofondatrice du collectif, à franceinfo .

Les stéréotypes sur l’âge, l’importance accordée à la vie privée par rapport à la vie professionnelle, sont encore légion. Contactée par Le Parisien , la présidente-fondatrice de Offishall, Audrey Barbier-Litvak, souligne même que “pendant longtemps, j’y ai répondu sans être décontenancée. “J’ai eu droit bien sûr à ‘quelle est votre routine beauté?’. Mais j’ai eu surtout beaucoup de questions sur l’habillement. ‘Quelle tenue vous met en confiance?’, par exemple. ‘Quelles sont vos trois meilleures adresses de restaurants?’, ‘Est-ce que vous vous êtes occupée de la déco des locaux?’, ‘Est-ce que votre mari vous soutient?’, ‘Comment faites-vous pour gérer votre carrière avec quatre enfants?’. Beaucoup d’hommes du CAC 40 ont quatre enfants, on ne leur pose pourtant jamais cette question. Moi, c’est vrai, j’y ai répondu très naturellement”, détaille-t-elle.

À travers cette campagne, le collectif espère faire bouger les choses avec humour. “Je pense qu’on est dans un monde extrêmement compliqué, qui va mal, explique Tatiana Jama. En prenant ces sujets-là avec humour, on pense les faire émerger de la bonne façon”.

À voir également sur Le HuffPost: #MeTooPolitique: pourquoi la parole peine à se libérer

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    Sandrine Rousseau propose un "délit de non-partage des tâches domestiques"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 23 March - 17:00 · 2 minutes

Sur Twitch, Sandrine Rousseau évoque l

POLITIQUE - Une proposition qui ne manque pas de faire réagir. Sandrine Rousseau était l’invitée ce lundi 21 mars d’un live organisé par le média Madmoizelle sur la plateforme Twitch . Au cours de l’émission, de nombreuses questions ont été posées à la finaliste de la primaire EELV , récemment évincée de la campagne de Yannick Jadot pour l’élection présidentielle 2022 .

Et c’est au détour d’une question sur les tâches domestiques que Sandrine Rousseau s’est démarquée, en proposant l’idée de mettre en place un “délit de non-partage des tâches domestiques” dans les foyers, pointant au passage un “impensé des politiques d’égalité femmes-hommes”.

L’ancienne porte-parole de la campagne de Yannick Jadot estime que “le privé est politique et tant qu’on ne donne pas les moyens aux femmes de véritablement obtenir l’égalité sur le partage, on n’y arrivera pas”.

“Je ne suis pas candidate à la présidentielle”

Se basant sur le principe de reconnaissance “des violences sexuelles au sein des couples”, Sandrine Rousseau avance cette idée en citant des chiffres évocateurs sur le partage des tâches et la charge mentale dans les foyers. “Les femmes diminuent la part des tâches domestiques qu’elles réalisent mais les hommes n’augmentent pas la leur”, affirme l’économiste.

Dans un long thread publié sur Twitter ce mercredi soir, elle rappelle également qu’avec ces inégales répartitions, les femmes “sont plus souvent à temps partiel, restent moins tard au travail et sont moins engagées en politique par exemple”, avec pour résultats des retraites basses.

Comme le note Elle citant l’Insee, les femmes réalisaient en 2012 “72% des tâches ménagères et 65% des tâches parentales, pour en moyenne une heure trente de travail quotidien supplémentaire par rapport aux hommes”. Motif d’espoir relevé en septembre dernier par l’Observatoire des inégalités , les choses progressent, bien que “lentement”, chez les jeunes couples avec un rééquilibrage “au fil des générations”.

Sandrine Rousseau souligne que ce délit de “non-partage des tâches domestiques” est une proposition personnelle: “je ne suis pas candidate à la présidentielle”, a-t-elle ajouté avec humour en direction du chat de l’émission diffusée en direct sur Twitch.

Lors de sa campagne pour représenter le parti Europe Écologie-Les Verts pour la présidentielle 2022, Sandrine Rousseau s’était démarquée des autres candidats , notamment sur les questions liées à l’égalité femmes-hommes, en ramenant sur le devant de la scène le mouvement éco-féministe né à la fin des années 1970.

À voir également sur Le HuffPost: Sandrine Rousseau aura mis trois jours à soutenir Yannick Jadot

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    Télérama présente Pénélope, sa nouvelle mascotte remplaçante d'Ulysse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 March - 10:16 · 2 minutes

Pénélope Bagieu au festival d

DESSIN - Révolution symbolique dans les pages de Télérama : le petit bonhomme dessiné qui sourit ou grimace pour illustrer les critiques de films du magazine est remplacé par une femme, après 72 ans de règne.

Apparue en 1950, cette mascotte emblématique prénommée Ulysse cède la place à Pénélope, créée par la dessinatrice Pénélope Bagieu, à partir du numéro de ce mercredi 23 mars.

“72 ans, c’est l’âge de la retraite! On est à une époque où la place des femmes est affirmée, et qu’un tel emblème devienne féminin, ça nous plaisait”, explique à l’AFP la présidente de Télérama, Catherine Sueur.

Pour sauter le pas, l’hebdomadaire a “tout de suite pensé” à Pénélope Bagieu, créatrice de BD à succès qui affiche son engagement féministe.

Lecteurs (et lectrices!) de Télérama se retrouveront toutefois en terrain connu: Pénélope et son design simple ont un air de famille avec Ulysse, dont la célèbre mèche est remplacée par une frange et un chignon.

“Il fallait une continuité et un personnage expressif”, souligne Catherine Sueur. “Peu de gens savent qu’il s’appelle Ulysse, le plus souvent on dit simplement Le petit bonhomme de Télérama !”

Pénélope, ce petit personnage féminin, devient la nouvelle mascotte de Télérama à partir de ce mercredi 23 mars.

Ce personnage est en effet une institution. Créé par le dessinateur Omer Boucquey, il commence sa carrière en 1950 dans les pages de Radio-Cinéma, l’ancêtre de Télérama . Depuis, il a changé de tête plusieurs fois.

En 2011, une version très stylisée et minimaliste avait provoqué la grogne du public. Elle avait été rapidement remplacée par la dernière en date, signée par un autre grand nom de la BD, Riad Sattouf .

Le remplacement d’Ulysse par Pénélope s’inscrit dans un contexte plus large de modification du barème de la critique à Télérama , dont la diffusion totale moyenne était de 470.576 exemplaires par numéro en 2021.

Le barème revient à cinq niveaux de notation au lieu de quatre, pour être plus précis. Pour les programmes télé, radio, livres et spectacles, la meilleure note correspond désormais à quatre “T” au lieu de trois.

“La critique, c’est l’ADN de Télérama ”, rappelle Catherine Sueur, selon qui l’hebdo garde “une place essentielle” malgré la multiplication des chroniques culturelles sur internet.

“L’avènement des réseaux sociaux et des influenceurs montre justement que les gens ont besoin de critique”, analyse-t-elle.

“Nos lecteurs et les professionnels reconnaissent la valeur de nos critiques: une bonne notation dans Télérama a un impact sur les ventes ou les entrées”, assure-t-elle.

À voir également sur Le HuffPost: À Paris, les statues de femmes sont rares, mais en plus elles sont problématiques

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    Le couple hétérosexuel "déconstruit"? On en est loin, selon cette étude

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 05:00 · 3 minutes

Wyylde dévoile une étude conduite par l’Ifop révélant qu’au sein des couples hétérosexuels, la notion de

CLICHÉS - Les hommes comme les femmes aspirent à la “déconstruction” de la gent masculine au sein du couple hétérosexuel . C’est en tous cas ce qu’affirme une étude menée par l’Ifop pour le compte de Wyylde, un réseau social de rencontre. Au premier abord, il y a une marge de progression, mais on peut considérer que c’est plutôt positif.

Selon l’enquête, réalisée auprès de 2000 personnes âgées de 18 ans et plus, 7 femmes hétérosexuelles sur 10 expriment leur souhait d’être en relation avec un homme déconstruit . De leur côté, les hommes dans leur grande majorité aspirent à “être déconstruits” et 54% d’entre eux se considèrent déjà comme tels. Les femmes sont elles un peu plus de six sur dix (61%) à trouver que leur conjoint actuel est “déconstruit”.

Pour effectuer ce sondage, voici la définition retenue de la “déconstruction” par l’Ifop: “processus de réflexion et de prise de recul vis-à-vis de son schéma d’éducation, permettant de s’affranchir des normes qui régissent les relations entre hommes et femmes, sous le prisme de la domination masculine.”

Injonctions corporelles

Mais si l’on creuse, le désir de “déconstruction” semble bien théorique et le sexisme est encore bien présent. Certes, les deux tiers des hommes semblent prêts à remettre en cause certains clichés traditionnels, comme le fait de vivre avec une femme qui aurait des revenus supérieurs (90%), de prendre un congé parental pendant que leur compagne travaille (80%) ou que leur femme effectue moins de tâches ménagères qu’eux (80% environ).

Mais les injonctions corporelles pesant sur le corps des femmes restent très fortes dans l’imaginaire masculin, en particulier chez les jeunes hommes. 45%  d’entre eux refuse    raient par exemple d’avoir des rapports sexuels avec une femme avec des poils sur les jambes, 47% pour les aisselles, 40% avec un pubis à l’état naturel - et jusqu’à 44% des jeunes hommes.

Le fait de bronzer seins nus constitue également un élément de rejet pour 38% des jeunes hommes, lorsque cela concerne 26% de la population masculine. Le sexisme est encore bien présent.

Décolleté et jupe trop courte

Et alors que les hommes de moins de 35 ans sont la génération s’auto-évaluant le plus comme “déconstruite” (56%) , ce sont paradoxalement ceux qui expriment des velléités de contrôle parmi les plus fortes sur le corps des femmes.

Ainsi, un tiers d’entre eux déclare qu’il ne pourrait pas être en couple avec une femme en surpoids (33%). Pour 31% d’entre eux, sortir avec une femme sensiblement plus grande en taille n’est tout simplement “pas envisageable”.

Plus d’un quart n’accepte pas de sa partenaire qu’elle sorte le soir avec un décolleté trop plongeant (26%) ou une jupe trop courte (27%) si elle n’est pas avec lui. Un tiers d’entre eux (35%) déclare ne pas pouvoir accepter de leur partenaire qu’elle sorte faire la fête sans eux.

Certains aspects de la vie conjugale semblent plus faciles à déconstruire que d’autres.

Charge mentale de la contraception

Le mode de contraception dans le couple hétérosexuel constitue encore un impensé de la “déconstruction” et reste à la charge des femmes. Les hommes se montrent plutôt disposés à payer une partie de la contraception de leur conjointe (87%), mais sont beaucoup plus réticents à engager leur corps.

Alors que la prise par les femmes de la pilule contraceptive et de tous ses effets secondaires est acquis dans l’opinion, le recours à des formes masculines de contraception est loin d’être normalisé: 32% des hommes refusent d’avoir recours à des contraceptifs tels que la pilule masculine ou le slip chauffant.

Côté vie sexuelle, le recours à des pratiques inversant les rôles genrés de pénétrant/pénétré ne semble pas effleurer l’esprit de beaucoup d’hommes interrogés. Plus de trois quarts d’entre eux (76%) refusent d’expérimenter le plaisir prostatique avec leur partenaire féminine.

Pour la majorité des hommes, leur corps reste un domaine impénétrable, pratique essentiellement associée au corps féminin et aux couples homosexuels. De quoi relativiser la perception de la “déconstruction” que ces hommes ont d’eux-mêmes.

À voir également sur Le HuffPost : Comment cette serrurière aide les femmes à se sentir en sécurité chez elles