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    Comment cette serrurière aide les femmes à se sentir en sécurité chez elles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 06:45 · 2 minutes

FEMMES - Si vous voyez dans les rues de Paris un scooter avec de nombreux outils, c’est Amélie Lange qui se rend chez l’un de ses clients. Depuis un an, elle est serrurière dans la capitale et pas peu fière de dire qu’elle fait partie des trois ou quatre femmes exerçant ce métier à Paris. En novembre 2020, après avoir passé 20 ans dans la publicité, elle plaque tout pour se consacrer à ce métier, aujourd’hui devenu une véritable passion.

“Je me surprends maintenant dans les films à regarder les serrures. Je me promène aussi aux puces le week-end pour dénicher de belles pépites”, en rigole Amélie Lange interrogée par Le HuffPost LIFE . Si elle a souhaité se réorienter professionnellement , ce n’était pas au départ pour assouvir sa soif de connaissances sur les serrures anciennes et atypiques.

“Pendant toute ma précédente carrière, je n’ai pas senti l’utilité, l’impact que j’avais sur la société. Je ne rendais service à personne. Je vendais des yaourts, des parfums à des gens qui n’en avaient pas besoin. Le fait d’avoir un métier avec un vrai impact sur mes clientes et mes clients, c’est un sentiment qui procure beaucoup de joie”, nous précise-t-elle.

Les femmes en confiance

Amélie Lange se lance donc en tant que serrurière avec cette envie d’aider les autres, mais surtout les femmes. Faire appel à une serrurière, plutôt qu’à un serrurier, rassure ses clientes qui, pour certaines, se décident enfin à faire les travaux chez elles. “Il y a en beaucoup qui m’ont dit quand je me suis lancée ‘c’est une aubaine pour nous, ça me rend heureuse de faire appel à une femme’.”

Ces interventions se transforment souvent en de longues discussions autour d’un café ou d’un gâteau. Les clientes sont ravies de se sentir à l’écoute, de pouvoir poser toutes les questions qu’elles souhaitent sans aucun jugement. Parfois, son rôle a un impact encore plus grand.

La serrurière de Paris se rappelle notamment la fois où une femme l’appelle en urgence pour faire changer sa serrure. “Son ex-compagnon violent avait fait le double de chez elle”, se souvient l’artisane. “C’était des choses auxquelles je pensais déjà avant de faire ma formation, pour donner un sens à mon entreprise. Je me disais qu’il y avait une vraie dimension sur la sécurité des femmes.” Après les travaux, une partie de ses clientes lui envoient des messages pour la remercier de les avoir mises en sécurité chez elles.

Amélie Lange est ravie d’aider les femmes, mais aussi d’avoir à faire à des clientes. “C’est donnant-donnant. C’est aussi pour rassurant pour moi d’aller chez une cliente le soir”, conclut-elle. Aujourd’hui, 90% des interventions se font chez des femmes.

À voir également sur Le HuffPost: “J’ai appris que j’étais forte”, Aïcha, rare femme éboueure à Paris se confie

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    60% des femmes ont déjà renoncé à des soins gynécologiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 21:36 · 2 minutes

Parmi toutes les personnes interrogées (1.003 femmes âgées de 18 ans et plus, représentatives de la population française), 76% renoncent à des dépistages et des visites de contrôle.

FEMMES - Aller chez le gynécologue peut devenir un vrai parcours du combattant. Entre manque de temps et délais d’attentes trop longs, les soins gynécologiques ne sont certainement pas les préférés des Françaises . Selon la dernière étude, parue ce mardi 18 janvier, de l’ Ifop pour Qare , un spécialiste de la téléconsultation, 60% des femmes ont déjà renoncé à des soins gynécologiques (dépistages, visites de contrôle,...), soit en les reportant, soit en les annulant.

L’étude permet aussi de comprendre les raisons de cet abandon de soins , malgré leur importance “tout sauf accessoire”, pour Julie Salomon, directrice médicale de Qare. Parmi ces 60% de femmes, beaucoup sont jeunes (entre 25 et 34 ans) et d’autres sont des femmes avec enfants. Les raisons de leur renoncement sont pourtant bien différentes.

Chez les jeunes, 33% se déclarent mal à l’aise avec leurs corps. Par ailleurs, 31% des 18-24 ans déclarent ne jamais avoir été chez un gynécologue, un constat alarmant selon l’étude. Chez les plus de 35 ans, c’est une course contre la montre. Elles sont 40% à estimer que les délais pour prendre un rendez-vous sont trop longs.

Beaucoup de femmes avec des enfants décident également de faire passer la santé des autres avant la leur. Un “sacrifice” que retranscrit l’étude. Les mères de famille sont 23% à se consacrer à la santé des autres. Et le chiffre augmente à 29% chez les mères de deux enfants et plus et 27% chez les mères d’enfants de moins de 8 ans. En plus des enfants, elles sont 43% à déclarer ne pas trouver le temps d’aller chez le gynécologue à cause de leur emploi du temps familial et professionnel , des contraintes qui éloignent (encore plus) les femmes de l’accès aux soins.

Des alternatives face aux obstacles

Selon l’étude, 1 femme sur 3 n’est pas allée chez le gynécologue depuis 2 ans. Certaines Françaises décident de se tourner vers des alternatives plus rapides et plus accessibles. La solution la plus privilégiée est d’aller voir leur médecin généraliste (38%). La deuxième solution: Internet pour 16% des femmes qui renoncent aux soins gynécologiques. Sur Internet, de nombreux sites sérieux peuvent permettre l’autodiagnostique. Mais attention aux réseaux sociaux et aux forums .

Face au manque de temps et à l’appréhension d’un rendez-vous, les Françaises sont 9% à consulter un autre professionnel de santé comme un pharmacien, un infirmier ou une sage-femme. Les autres, qui représentent, 40% de celles qui renoncent aux soins, ne savent pas vers qui se tourner car elles ignorent à qui en parler ou encore où chercher de l’information.

Face à ce parcours du combattant que peut devenir le rendez-vous auprès d’un professionnel de santé, l’étude de l’Ifop et Qare, déclare que 61% de leurs interrogées seraient, quand même, prêtes à faire de la téléconsultation pour un motif de santé gynécologique.

À voir également sur Le HuffPost: Polémique Maeva Ghennam: Marlène Schiappa saisit l’ordre des gynécologues

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    L'endométriose, handicapante au quotidien, bientôt reconnue comme affection longue durée?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 January - 06:00 · 6 minutes

Défendue par le groupe LFI (La France Insoumise), cette proposition vise une meilleure reconnaissance institutionnelle de cette maladie chronique touchant au moins 10% des femmes ainsi qu’une prise en charge à 100% des soins dont doivent bénéficier tout au long de leur vie les femmes qui en souffrent.

ENDOMÉTRIOSE - “La maladie constitue un handicap invisible ayant des conséquences sociales, économiques et professionnelles pour les femmes qui en sont atteintes.” Ce jeudi 13 janvier, deux jours après l’annonce du plan de lutte contre l’endométriose par Emmanuel Macron , est étudiée à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à ce que cette maladie soit reconnue comme une affection longue durée (ALD).

Défendue par le groupe LFI (La France Insoumise), cette proposition vise une meilleure reconnaissance institutionnelle de cette maladie chronique touchant au moins 10% des femmes ainsi qu’une prise en charge à 100% des soins dont doivent bénéficier tout au long de leur vie les femmes qui en souffrent.

C’est une demande de longue date des associations. En juillet 2020, de nombreux sénateurs et députés adressaient à Olivier Véran un courrier de soutien à l’association Endomind, pour que l’endométriose soit intégrée dans les ALD. Le mois suivant, une tribune d’Endofrance signée par une soixantaine de praticiens médicaux était publiée dans Le Parisien . Celle-ci invitait le gouvernement à aller plus loin encore qu’une reconnaissance comme ALD.

Handicap invisible

Aujourd’hui, 30 maladies sont classées comme telles, parmi lesquelles le diabète ou la maladie de Parkinson. Il s’agit de pathologies “dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, et pour lesquelles le ticket modérateur est supprimé”. Parce que l’endométriose “est une maladie chronique, évolutive et incurable, qu’elle peut être invalidante et occasionner un traitement prolongé et particulièrement coûteux”, note la France Insoumise, elle devrait être intégrée à cette liste.

Il faut dire que l’endométriose, en tant que handicap invisible, a des conséquences au quotidien: “Des formes sévères responsables d’une invalidité dans un tiers à la moitié des cas”, note LFI. “Des conséquences sociales, économiques et professionnelles pour les femmes qui en sont atteintes”, poursuit le groupe. Selon l’association Endomind , ce sont “80% des personnes concernées qui ressentent une limitation dans leurs tâches quotidiennes, et 40% d’entre elles qui rencontrent des problèmes de fertilité”.

Fertilité, vie privée

“Avec au moins une – si pas deux – opérations chirurgicales qui m’attendent en 2022 pour tenter de me débarrasser de cette endométriose, l’objectif d’avoir un jour un enfant (oui, je parle au singulier, je suis raisonnable) semble noyé dans un épais brouillard, celui de l’errance médicale dans laquelle je me suis retrouvée”, regrette à ce sujet la journaliste Céline Dura dans un blog sur Le HuffPost . “Je ne suis pas la seule à vivre cela: l’endométriose concerne 10% des femmes environ et il faut en moyenne 7 ans pour la détecter”, poursuit-elle. Comme elle, l’actrice Emma Roberts s’était exprimée fin 2020 sur ses problèmes de fertilité liés à l’endométriose. Elle avait choisi de congeler ses ovocytes .

Au-delà des problèmes de fertilité, l’impact de l’endométriose dans la vie de tous les jours peut être considérable.

“Cela fait 30 ans que je souffre d’endométriose. Cette saleté a détruit une bonne partie de ma vie. Elle m’a empêchée de mener une carrière, elle m’a enchaînée à ma maison, elle m’a privée de la maternité. À cause d’elle, j’ai eu de terribles douleurs qui m’ont clouée au lit pendant des années. J’ai eu 4 opérations pour essayer d’enlever les lésions qui avaient colonisé mes intestins et le reste de mon abdomen. J’ai eu 4 fécondations in vitro pour essayer d’être mère. J’ai dû subir 10 ans de traitements hormonaux absolument épouvantables”, détaille Marie-Sophie Germain, l’autrice du blog #MonEndométriose sur Le HuffPost .

Sur la sexualité aussi, certaines femmes doivent tirer un trait. C’est ce que raconte à propos de son compagnon Emeline Vitrac, auxiliaire de vie, dans ce blog . “Ton copain, parlons-en. Celui qui te masse jusqu’à 1h du matin parce que tu es en crise. Celui qui appelle les pompiers à 23h parce que cette fois-ci les anti-douleurs n’ont pas fait effet. Celui qui ne te touche qu’une fois par mois, parce que les rapports quand tu as de l’endo, tu oublies. Bah oui, avoir l’impression de prendre un coup de poignard qui part du fond du vagin jusqu’à l’estomac, c’est pas excitant.”

Impact sur la carrière

La carrière de ces femmes peut aussi être profondément bouleversée. “Les arrêts maladie peuvent en effet être fréquents et affectent leur scolarité et leur carrière”, note LFI. Plus d’une femme sur deux atteinte d’endométriose (53%) note une diminution de ses capacités de travail, selon l’enquête EndoVie , menée en 2020 par Ipsos et EndoFrance. D’après l’enquête “Endotravail”, menée par la chercheuse Alice Romerio, un tiers des femmes interrogées quitte précipitamment son travail une fois par mois à cause des symptômes de l’endométriose. Près d’une sur deux (49%) estime que la maladie les a gênées dans leur carrière professionnelle.

C’est ce dont témoigne Flora dans cet article de Slate . Après un diagnostic d’endométriose et de multiples arrêts maladie et rendez-vous médicaux, elle est placardisée. “Petit à petit, mon chef m’a mise à l’écart du poste pour lequel j’étais formée, en me cantonnant à des tâches inutiles, comme coller des gommettes. Il a mis une intérimaire à ma place, et m’a carrément déplacée dans un coin de l’usine. Il m’expliquait que je n’étais pas rentable pour lui”, se souvient-elle. Même ses collègues femmes ne comprennent pas, alors que Flora doit venir travailler en marchant avec une canne. Elles “ne comprenaient pas pourquoi j’étais en arrêt à cause de mes règles. Elles étaient sans pitié, très méchantes. Elles me traitaient de tire-au-flanc, de malade imaginaire. Je pleurais tous les soirs en rentrant chez moi tellement j’étais tendue”. La jeune femme finit par se reconvertir.

Pour toutes ces raisons, loin d’être exhaustives, et parce que l’endométriose est invalidante au quotidien, il est demandé à ce que cette maladie soit ajoutée à la liste des ALD. En attendant de savoir si la proposition de loi de LFI sera acceptée par l’Assemblée, l’Élysée a botté en touche sur cette question. “La HAS (Haute Autorité de Santé) est arrivée à la conclusion que les critères n’étaient pas réunis” pour transformer la reconnaissance “au coup par coup” de la maladie en ALD selon des critères de gravité ou de sévérité en une reconnaissance automatique. Emmanuel Macron a, de son côté, affirmé vouloir mettre le focus sur la recherche médicale et l’amélioration de la prise en charge de l’endométriose, entre autres. Pour autant, aucun budget concret n’a été annoncé par le président de la République.

À voir également sur Le HuffPost: Le plan de Macron pour (enfin) lutter contre l’endométriose

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    Cette étude explique l'effet du vaccin sur les règles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 7 January - 09:35 · 3 minutes

La durée des règles elles-mêmes n’est pas affectée par la vaccination, selon ces travaux menés aux Etats-Unis sur près de 4.000 personnes

SANTÉ - Juste après avoir reçu un vaccin contre le Covid-19, le cycle menstruel, soit la période séparant le premier jour de deux règles, est rallongé de moins d’une journée en moyenne, un effet non grave et qui apparaît comme temporaire , selon une nouvelle étude parue jeudi.

La durée des règles elles-mêmes n’est pas affectée par la vaccination , selon ces travaux menés aux États-Unis sur près de 4000 personnes.

Cette étude doit notamment permettre de rassurer celles ayant constaté des changements dans leur cycle après une injection de vaccin . Elle permettra aussi de pouvoir opposer des données claires et solides -les premières sur la question- aux peurs et fausses affirmations ayant circulé sur les réseaux sociaux.

“Pas de changement cliniquement significatif”

Les résultats “sont très rassurants”, a déclaré à l’AFP Alison Edelman, auteure principale de l’étude et professeure d’obstétrique et de gynécologie à l’Oregon Health & Science University. “Nous ne trouvons pas de changement cliniquement significatif dans la durée du cycle menstruel associé à la vaccination contre le Covid-19 ”, pose également l’étude, financée par les Instituts nationaux de santé (NIH) et publiée dans la revue Obstetrics & Gynecology .

Tout changement de durée inférieur à huit jours est classé comme normal par la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique, rappelle-t-elle.

Si un cycle s’étend généralement sur environ 28 jours, cette durée varie en effet d’une personne à l’autre, mais aussi chez une personne au cours de sa vie . La durée peut par exemple changer lors de périodes de stress.

Pour leurs travaux, les scientifiques ont analysé les données remplies par des personnes de 18 à 45 ans, et n’utilisant pas de contraception, sur une application servant à surveiller ses cycles (par exemple pour connaître ses périodes de fécondité), validée par l’Agence américaine des médicaments.

Ils ont étudié la durée des cycles de quelque 2400 personnes vaccinées ― en majorité avec Pfizer (55%), mais aussi avec Moderna (35%) et Johnson & Johnson (7%). 1500 personnes non vaccinées ont également été incluses dans l’étude comme point de comparaison. Six cycles consécutifs ont été étudiés pour tous les participants, mais pour le premier groupe, une injection de vaccin était reçue durant le quatrième cycle.

Des systèmes interconnectés

Résultats: entre les trois premiers cycles et le quatrième, une augmentation de durée a bien été constatée dans le groupe vacciné, mais de moins d’une journée (0,64 jour). Pour le cycle au cours duquel était reçue la deuxième dose (le cinquième pour la majorité des participants), l’augmentation était un peu plus prononcée, mais toujours de moins d’une journée en moyenne (0,79).

À quoi est dû ce changement? “Nous savons que les systèmes immunitaire et reproductif sont interconnectés”, explique Alison Edelman. Or les vaccins créent une réponse immunitaire forte. Cette réponse affecte l’axe hypothalamique hypophyso-ovarien, que la spécialiste décrit comme “l’autoroute de la communication entre le cerveau, les ovaires et l’utérus”.

Cet axe aide à réguler le cycle menstruel, ce pourquoi la chercheuse lui donne aussi le surnom d’“horloge corporelle”. Avec la vaccination, “vous libérez des protéines appelées cytokines, dont nous savons par d’autres maladies qu’elles peuvent dérégler cette horloge corporelle”, explique-t-elle.

À voir également sur Le HuffPost: À Paris, les statues de femmes sont rares, mais en plus elles sont problématiques

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    Sur les violences faites aux femmes, Muriel Robin a un message pour les candidats

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 6 January - 09:55 · 2 minutes

Muriel Robin trouve

FEMMES - “Vous en entendez parler, vous?”. Muriel Robin, dans sa dernière interview accordée au Parisien , déplore le peu de place accordé au sujet de la violence faite aux femmes dan la campagne présidentielle. Outre la promotion de Mon ange, un thriller en quatre épisodes diffusé à partir de ce jeudi 6 décembre à 21h05 sur TF1 , l’actrice revient dans cet entretien, l’actrice revient sur ce combat qui lui tient particulièrement à cœur .

Evoquant la grande cause du quinquennat d’Emmanuel Macron et l’élection éventuelle d’une femme à la présidence, Muriel Robin en profite pour envoyer un message aux candidates et candidats à la fonction suprême.

“Non, ce n’est pas du tout une priorité”

Pour Muriel Robin, des efforts ont été fait ces quatre dernières années. “On est entendue, écoutée. On peut souffler des choses, ce que je fais chaque fois que je vois quelqu’un d’important, comme dernièrement le Premier ministre que j’ai rencontré avec Anne-Cécile Mailfert , la présidente de la Fondation des femmes”, explique-t-elle. Mais elle regrette une avancée au ralenti. “Quand on voit les grosses erreurs qui sont faites, ce qui s’est passé à Mérignac , c’est inadmissible, met-elle en avant.  Si on me demande de mettre une note, je dis : ‘Bonne volonté mais peut mieux faire, vraiment.’”

Muriel Robin déplore surtout de ne pas voir le sujet prendre une place centrale dans les discours des candidats à la présidentielle. “Non, ce n’est pas du tout une priorité, estime-t-elle. C’est désolant, humiliant. Les associations font un travail magnifique. Il faut sortir plus d’argent. Je ne comprends pas pourquoi ils ne le font pas”.

Son message aux candidats? Mettre le dossier, malheureusement plus que jamais d’actualité en ce début 2022 , “sur le dessus de la pile”. “Celui ou celle qui réglera ça sera applaudi par tous les Français, toutes les Françaises, déclare Muriel Robin . Il ne faut pas remettre les choses au lendemain, il faut les faire vite parce que des femmes meurent.”

“Ce sont mes sœurs. Il ne faut surtout pas les lâcher”

L’ humoriste estime aussi que l’élection d’une femme pourrait permettre une plus grande empathie sur la question des violences. “Jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu de femme à des postes importants concernant ce sujet. Comment elle (Simone Veil) a pu, en face de tous ces hommes, faire avancer les choses comme elle l’a fait? C’est héroïque”, selon l’artiste.

À l’ensemble des candidats, Muriel Robin demande de s’attaquer frontalement à ces violences . “On rêve de ça, de celui ou celle qui dira : Je ne peux pas vivre avec des gens qui dorment dehors, je ne peux pas vivre avec des femmes qui tombent tous les deux jours, vous vous débrouillez comme vous voulez mais vous m’arrangez ce truc.’”, décrit l’actrice. “Ce sont mes sœurs. Il ne faut surtout pas les lâcher”, conclut-elle à propos des femmes victimes de violences.

À voir également sur Le HuffPost: Avec #MeToo politique, la démission de Darmanin réclamée par ces manifestantes

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    En Afghanistan, les femmes victimes de violences abandonnées à leur sort

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 2 January - 12:36 · 4 minutes

FEMMES - Mariée à sept ans à un homme de 80, puis à un autre, Fatema* a enduré les viols, la faim et les coups jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus et tente de se suicider. Après une énième fuite, elle se cache aujourd’hui dans un des rares refuges pour femmes resté ouvert en Afghanistan depuis l’arrivée au pouvoir des talibans mi-août .

Les larmes aux yeux, la jeune femme de 22 ans a raconté à l’AFP les violences conjugales comme cette fois, à 10 ans, où “ma tête s’est écrasée contre un clou dans le mur et mon crâne a craqué”. “J’en suis presque morte”, ajoute-t-elle.

En Afghanistan, où traditions patriarcales, pauvreté et manque d’éducation freinent depuis des décennies les droits des femmes , 87% d’entre elles ont déjà vécu une forme de violence physique, sexuelle ou psychologique, selon l’ONU.

Sous l’ancien gouvernement, le pays de 38 millions d’habitants ne comptait que 24 refuges, quasiment tous financés par la communauté internationale et mal vus par une partie de la société. Déjà très imparfait, ce système de protection s’est effondré.

Si le refuge de Fatema ferme, elle n’aura nulle part où aller: son père est décédé, ses belles-familles souhaitent la tuer. Dans son foyer, une vingtaine d’autres survivantes se cachent de leurs anciens bourreaux, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus .

“Recommencer de zéro”

Sous couvert d’anonymat, la directrice d’une ONG raconte à l’AFP avoir suivi avec inquiétude la prise de contrôle progressive de l’Afghanistan par les talibans. Dans les provinces les plus instables, elle s’est préparée des mois à l’avance, renvoyant les pensionnaires le souhaitant dans leurs familles et en transférant d’autres.

Puis il a fallu, en panique, déplacer une centaine de femmes et d’employées vers Kaboul. Quand la capitale est tombée, les dernières sont retournées dans leurs familles, parties chez des amis ou avec le personnel. “Nous devons recommencer de zéro,” déplore la directrice, qui n’a pas encore obtenu l’autorisation de rouvrir ses refuges.

Les talibans assurent pourtant avoir changé . Fin novembre, le porte-parole du mouvement Suhail Shaheen a affirmé à Amnesty International que les femmes battues pouvaient saisir les tribunaux. Leur chef suprême, Hibatullah Akhundzada, a dénoncé en décembre les mariages forcés.

Les combattants islamistes ne se sont pas prononcés officiellement sur les refuges ni n’ont ordonné leur fermeture, offrant même leur protection à certaines ONG. Insuffisant pour rassurer celles-ci: la plupart ont fermé leurs centres.

Les talibans ont rendu plusieurs visites à celui hébergeant Fatema, laissant une impression mitigée et l’“avenir incertain”, selon une employée. Ils “disent que ce n’est pas un endroit sûr pour les femmes, que leur place est à la maison.”

Une autre est moins inquiète. Ils “sont venus, ont regardé les chambres, vérifié qu’il n’y avait pas d’hommes”, raconte-t-elle. “C’était bien mieux que ce à quoi nous nous attendions”. Selon plusieurs sources, certains centres officiellement fermés continuent à abriter des femmes n’ayant aucun point de chute.

“Quand la situation économique empire, les hommes sont sans travail, les cas de violence augmentent." une fonctionnaire de l’ancien ministère des Femmes

Menaces

Avant même la prise de Kaboul par les talibans, beaucoup de victimes ne savaient ni où, ni comment recevoir de l’aide et de graves manquements ont souvent été imputés aux institutions étatiques.

Zakia, menacée de mort par le père du mari qui la battait, se souvient que les employées du ministère des Femmes, chargé théoriquement de la protéger, “ne m’ont même pas écoutée et m’ont dit que ma situation n’était pas si mauvaise”.

Le ministère, fermé par les talibans , l’a accusée “de mentir”, raconte Mina, 17 ans, qui a fui à 15 ans avec sa petite-sœur un oncle violent. Mais le système restait vital. Désormais, de nombreuses femmes, mais aussi les employées des refuges, “risquent des violences et la mort”, selon Amnesty International.

Plusieurs employées disent avoir été menacées au téléphone par des talibans cherchant des membres de leurs familles. Une fonctionnaire de l’ancien ministère des Femmes raconte que des talibans ont tenté d’obtenir d’elle les adresses des refuges.

“Personne ne va s’occuper d’elles”

L’heure est d’autant plus critique que la situation s’aggrave. “Quand la situation économique empire, les hommes sont sans travail, les cas de violence augmentent”, décrit cette fonctionnaire.

Une inquiétude partagée par Alison Davidan, représentante d’ONU Femmes en Afghanistan: “La situation a probablement empiré (...) mais les services ont de façon générale diminué”, dit-elle, précisant que l’ONU négocie la réouverture de refuges.

C’est aussi la mission que s’est fixée Mahbouba Seraj, une figure centrale de la lutte pour les droits des Afghanes. Son refuge resté ouvert a été inspecté par les talibans qui l’ont “en quelque sorte laissé tranquille”.

Mahbouba Seraj souhaite continuer de discuter avec les islamistes, ayant l’espoir “qu’il va y avoir des changements”. Mais elle s’inquiète surtout pour les victimes qui ne se manifestent plus: “Personne ne va s’occuper d’elles”.

*le prénom des témoins a été changé

À voir également sur Le HuffPost : Ces Afghanes se rebellent contre les talibans en partageant leurs tenues traditionnelles

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    En Egypte, Citroën retire une pub accusée de promouvoir le harcèlement des femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 December - 09:41 · 2 minutes

La publicité pour la Citroën C4 a créé des remous sur la twittosphère égyptienne.

HARCELEMENT - Une photo volée d’une femme dans une pub et la Toile s’enflamme. Depuis mi-décembre, l’entreprise automobile Citroën et le chanteur star égyptien Amr Diab sont au coeur d’une polémique: accusés de promouvoir le harcèlement des femmes dans le pays arabe le plus touché par ce fléau , ils ont retiré jeudi 30 décembre un clip publicitaire .

Dans un spot vidéo, le chanteur de 60 ans, qui chaque année depuis des décennies est l’auteur du tube de l’été dans l’ensemble du monde arabe, prend une passante en photo grâce à une caméra installée dans son rétroviseur.

Une scène de quelques secondes a suffi

Dans cette scène, il est clair que cette femme n’a pas donné son consentement. Le chanteur sourit en regardant le cliché qu’il vient de voler. Il invite ensuite la femme à le rejoindre pour une virée en voiture.

Aussitôt, les réseaux sociaux se sont emparés de la scène de quelques secondes, dans un pays où selon le Arab Barometer environ 90% des femmes entre 18 et 39 ans disaient avoir subi du harcèlement en 2019.

“Photographier une femme sans son consentement est glauque. Vous encouragez le harcèlement sexuel”, écrit par exemple à l’adresse de l’entreprise française la militante des droits des femmes Reem Abdellatif sur Twitter.

“Comment cette pub a-t-elle pu être validée? C’est ça le problème. Cela montre que personne dans l’équipe ne s’est jamais demandé si c’était approprié, et personne ne s’est jamais dit +peut-être que quelque chose cloche ici?+”, s’emporte de son côté Ahmed Tawfiikk, qui écrit sous un post Instagram de Citroën Egypte.

Jeudi au beau milieu de la nuit, l’entreprise a publié un communiqué.

“Nous avons été informés qu’une scène (...) avait été perçue comme pas appropriée”, écrit-elle. “Nous avons décidé de retirer cette version de la publicité (...) et nous présentons nos excuses sincères à toutes les communautés offensées”.

Les internautes, eux, continuent de pointer du doigt le silence d’Amr Diab.

“Les gens le regardent comme une idole et il sait très bien que les Egyptiennes font face à un danger permanent, c’est choquant qu’il n’ait pas vu le problème dans le scénario”, s’emporte ainsi Mena, une utilisatrice de Twitter.

A voir également sur Le HuffPost: Toujours bloquée à Kaboul, la chanteuse Sadiqa Madadgar nous raconte deux semaines d’horreur .

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    Je suis une femme, une mère, et je n'en peux plus de devoir me battre au quotidien en 2021 - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 December - 08:00 · 4 minutes

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis <a href=noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-caption="On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-rich-caption="On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire. Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue, ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis." data-credit="@alexandramurciaphotographe" data-credit-link-back="" />

FEMMES - Chers Adrien Taquet, Marlène Schiappa et Elisabeth Moreno.

Je m’appelle Anaïs, je suis mère, et chaque jour, mes espoirs d’ équité et de renforcement de la protection des femmes, s’amenuisent. Je me bats au quotidien, vous savez, contre mon idéal de mère qui assure sur tous les fronts.

Celle à qui l’on demande de travailler comme si elle n’avait pas d’enfant, et à qui l’on demande aussi d’élever son enfant , comme si, elle n’avait pas d’emploi. Pourquoi n’en demandons-nous pas autant, aux hommes?

On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire Anaïs G.

Je me bats contre des injonctions dont je suis consciente, mais qui malgré tout, polluent mon cerveau au quotidien. Je me bats, parce qu’on me demande tous les jours d’aller au front, alors que le gouvernement ne me donne, que des armes factices, pour me défendre.

On ne me protège pas

Je suis donc mère et je suis vulnérable. Je porte des armes factices au quotidien, alors que j’ai besoin d’être armée, pour affronter les challenges de notre pays gangrené, par les inégalités.

Je suis vulnérable, car on ne me protège pas lorsque j’allaite en public pour nourrir mon enfant. On ne me protège pas au travail, lorsque mon employeur, a la possibilité et la liberté, de me discriminer, en toute impunité.

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On ne me protège pas mon triple statut de mère. Je dis triple, car je suis femme, je suis mère, et je suis noire . Croyez-moi, on m’a reproché toute ma vie, ces faits, et contre ces discriminations successives, je me suis trop souvent, tue. On ne me protège toujours pas assez lorsque je gagne bien moins que mon époux, alors que nous avons le même niveau d’études. On ne me protège pas dans la rue , ni au quotidien, lorsque je me fais agresser par des hommes, qui, protégés par un système juridique patriarcal bien ficelé, s’en sortent au pire, avec du sursis.

Ce que je désire, ce n’est pas une box pour bébé, mais bel et bien la box de la liberté. Celle qui m’informe de mes droits et qui me protège des discriminations, car sur ces aspects-là, chers membres du gouvernement, vous avez un poids, et surtout, un devoir. Je suis une femme, je suis une mère, et je souhaite que le gouvernement devienne l’arsenal, dont ont besoin les femmes et les mères, pour combattre le patriarcat, dans toutes les sphères.

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