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    Vidal annonce le gel des frais d'inscription à l'université 2022-2023

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 17:14 · 1 minute

FAC - À trois semaines de la présidentielle, le gouvernement fait un nouveau geste pour les étudiants. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé, ce jeudi 17 mars, le gel des droits d’inscription à l ’université pour la rentrée 2022-2023. Ce gel concerne également les loyers des centres régionaux des œuvres universitaires ( CROUS ).

Ces décisions ont été prises alors que la hausse des prix frappe le portefeuille des ménages français, y compris celui des étudiants. “Dans un contexte d’inflation, la ministre Frédérique Vidal annonce le gel des droits d’inscription à l’université pour la rentrée 2022-2023”, peut-on lire dans le communiqué publié ce jeudi.

Pour la quatrième année consécutive, les étudiants devront débourser 170 euros pour une inscription en licence, 243 euros pour un master et 380 euros pour un doctorat. Les étudiants boursiers restent exonérés des droits d’inscription. Les loyers des CROUS seront également gelés pour la rentrée 2022-2023 “pour la 3e année consécutive”.

Selon les syndicats et les associations, la précarité étudiante s’est aggravée avec la crise du Covid-19. Lors de la rentrée 2021-2022, l’Unef et la FAGE avaient déploré la hausse du coût de la vie étudiante.

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    Les partiels de janvier maintenus en présentiel, des reports "au cas par cas"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 29 December - 09:58 · 1 minute

La ministre Frédérique Vidal, le 14 janvier 2021 à Paris. 

FAC - Les étudiants passeront bien leurs partiels en présentiel en janvier, a annoncé ce mercredi 29 décembre la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal , chez France Info, alors que le variant Omicron déferle sur la France . La veille, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, avait indiqué qu’ils se dérouleraient en “physique”.

Selon Frédérique Vidal, le maintien en présentiel des examens “est la demande majoritaire des étudiants”. “Les établissements ont tout mis en place pour que tout se passe le mieux possible, a assuré la ministre, ajoutant que “des reports peuvent être envisagés au cas par cas”.

Pas de jauge dans les amphis

“C’est aussi un facteur de stress en moins que d’arriver à maintenir ces examens en présentiel”, d’après la ministre, qui a également écarté l’introduction de jauge dans les amphithéâtres. “Non seulement les étudiants sont vaccinés à deux doses, mais ils sont pour plus de 30% d’entre eux déjà vaccinés à trois doses”, a-t-elle avancé. Les étudiants “sont vaccinés à plus de 92%”, a-t-elle assuré.

Frédérique Vidal a également fait savoir qu’“il y aura des processus de rappel sur les campus”, et précisé les règles dans le cas où un étudiant a été en contact avec une personne malade du Covid-19. “Lorsqu’ils sont cas contact et vaccinés, ils peuvent se rendre aux examens, puisqu’ils ne sont plus considérés comme cas contact car leur vaccination est complète”.

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    Que contient le plan d'action contre les violences sexuelles et sexistes à l'université?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 October, 2021 - 15:08 · 2 minutes

Que contient le plan d

UNIVERSITÉS - Un plan national d’action contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche a été lancé ce vendredi 15 octobre pour que la “peur change de camp”, a indiqué la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal .

“Il faut qu’il y ait plusieurs lieux de recueil de la parole”, institutionnel ou associatif. Pour cela, un “plan massif de formation”, financé par l’Etat, “commence aujourd’hui même pour tous les établissements”, a-t-elle indiqué sur France Info .

Le budget de 7 millions d’euros sur cinq ans alloué à ce plan pourra servir à des associations pour qu’elles viennent “recueillir la parole”.

Ce plan doit également s’appuyer sur une cellule, au ministère, pour accompagner juridiquement les établissements. “Il faut à la fois prendre en charge psychologiquement les victimes (... ) et les accompagner pour qu’elles aillent porter plainte. Il faut que la peur change de camp”, estime Frédérique Vidal.

#SciencesPorcs et ses retombées

Le lancement de ce plan intervient une semaine après la révélation d’une centaine de faits de harcèlements sexuels, agressions sexuelles et viols sur l’année universitaire à CentraleSupélec, qui a motivé l’ouverture d’une enquête préliminaire.

De nombreuses écoles ont mis en place des cellules d’écoute mais “elles étaient très peu utilisées”, avec très peu de plaintes déposées car “la honte est toujours du côté de la victime”, dit la ministre.

En cas d’étudiant soupçonné de viol, “il ne faut pas toujours que ce soit la victime qui soit déplacée, change de cours ou d’établissement. On peut aussi réorganiser les choses”, tout en, ”évidemment, respectant la présomption d’innocence”.

En février dernier, le mouvement #sciencesporcs lancé par des étudiants se disant victimes ou témoins de comportements et de violences sexistes dans des Instituts d’études politiques de France avait déferlé sur les réseaux sociaux.

Frédérique Vidal avait diligenté une mission d’inspection. Cette dernière a préconisé fin juillet de dépasser la simple prise de conscience pour professionnaliser les missions de veille et de recueil de la parole.

À voir également sur Le HuffPost: Écarter les candidats auteurs de violences sexuelles? La base, pour ces manifestantes

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    Pour Frédérique Vidal, "l'islamogauchisme" à l'université est réglé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 October, 2021 - 13:26 · 3 minutes

UNIVERSITÉS - “Vous avez des nouvelles, Frédérique Vidal, des ‘islamogauchistes qui gangrènent les universités françaises’?” La question du journaliste Marc Fauvelle sur FranceInfo a semblé prendre de court la ministre de l’Enseignement supérieur.

Ce vendredi 15 octobre, Frédérique Vidal est tout de même revenue sur les propos qu’elle avait tenus en février dernier sur l’“islamogauchisme” à l’université. “Au travers de tout de ce que ces quelques secondes ont généré, on a remis du débat et de la discussion dans les établissements”, a tenté de botter en touche la ministre.

Questionnée sur un éventuel rapport sur “le phénomène” et sur l’ enquête que la ministre avait réclamée au CNRS - qui avait refusé de la mener -, Frédérique Vidal a répondu en se félicitant de la polémique suscitée par ses propos. Des propos qui avaient entraîné l’appel à sa démission de plus de 600 universitaires, scientifiques, chercheurs ou professeurs d’université.

“J’en suis ravie, parce que ça a permis à des gens qui avaient l’impression qu’ils ne pouvaient plus exprimer leur opinion de pouvoir le faire, a soutenu la ministre. Ça a permis de recenser un certain nombre d’empêchements de congrès, de colloques, dans tous les sens...”, a-t-elle précisé.

“De nouveau, on a une liberté d’opinion”

“Je crois que ce débat a été salutaire parce qu’aujourd’hui, à l’université de nouveau, on a une liberté d’opinion, on a la capacité de parler de tout”, a conclu Frédérique Vidal. “Vous voulez dire qu’il a suffi d’en parler, comme vous l’avez fait, pour régler quasiment la question?” pousse le journaliste.

“Oui, soutient-elle. Vous savez, souvent, il suffit d’en parler. Et à partir du moment où on lève le tabou, les gens - au sein des universités notamment - parce qu’ils se sentent de nouveau capables d’avoir une pluralité des recherches... Les choses se sont nettement améliorées de ce point de vue là.”

Des déclarations qui n’ont pas manqué de provoquer des commentaires ironiques sur Twitter, certains universitaires ou journalistes raillant le pouvoir de la “pensée magique” de la ministre.

Reste à savoir si le combat de la ministre de l’Enseignement supérieur va désormais se porter sur le “wokisme” , nouvelle croisade de son collègue Jean-Michel Blanquer qui a récemment lancé son “Laboratoire de la République”. Un think-tank ciblant explicitement cette “idéologie” importée des États-Unis et décrite par le ministre de l’Éducation nationale comme une “pensée de la fragmentation”, contraire à l’idéal républicain.

À voir également sur Le HuffPost : Cette proposition de Vidal sur l’islamo-gauchisme fait bondir ces universitaires

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    Le pass sanitaire sera obligatoire lors des soirées étudiantes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 September, 2021 - 19:31 · 1 minute

Le pass sanitaire sera obligatoire lors des soirées étudiantes. (photo d

PASS SANITAIRE - Le pass sanitaire, qui n’est pas exigé pour les cours et les activités sur les campus universitaires, sera en revanche obligatoire lors des soirées étudiantes et week-ends d’intégration cette année, a annoncé ce jeudi 9 septembre la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal , à l’approche de la rentrée lundi.

“Nous avons décidé de ne pas interdire ces évènements, ce qui aurait pu générer des fêtes sauvages où aucun contrôle des mesures sanitaires n’est possible. Et c’est ce qui a parfois eu lieu l’an dernier”, a expliqué Frédérique Vidal à 20minutes.fr .

“Nous avons décidé que ces évènements festifs seront soumis au pass sanitaire ainsi qu’à un protocole sanitaire strict”, a-t-elle annoncé.

Une jauge maximale de 75%

Avant de faire la fête, les étudiants devront donc présenter un schéma vaccinal complet, un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures, ou encore un certificat de rétablissement du Covid-19 .

Les soirées et week-ends d’intégration devront ”être déclarés au préalable auprès du chef d’établissement”, a précisé la ministre. S’ils ont lieu sur les campus, l’autorisation du chef d’établissement sera nécessaire.

Une jauge maximale de 75% de la capacité d’accueil du lieu devra être respectée pour ces fêtes, où le port du masque ne sera pas obligatoire mais “recommandé”, “même si les étudiants pourront le retirer lorsqu’ils mangeront ou boiront”.

Selon Frédérique Vidal, 77,5% des 18-24 ans sont totalement vaccinés contre le Covid-19.

À voir également sur Le HuffPost : Regain d’antisémitisme dans les manifestations anti-pass sanitaire: l’analyse de ce sociologue

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    Masque et vaccination, les deux conditions d'une rentrée presque "normale" à la fac

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 29 July, 2021 - 11:39 · 2 minutes

Photo prise à l

UNIVERSITÉS - L’objectif d’une rentrée à 100% en présentiel dans les universités “est plus que jamais maintenu”, a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal , promettant “des barnums de vaccination” sur les campus dès début septembre.

L’objectif d’une rentrée en présentiel “est plus que jamais maintenu”, a dit la ministre dans une interview à Ouest France publiée ce jeudi 29 juillet. Pour cela, les gestes barrière et le port du masque seront maintenus.

La ministre a aussi souligné l’importance de la vaccination qui, sans être obligatoire, sera fortement encouragée sur le campus. “Nous allons accompagner les étudiants qui n’auront pas été vaccinés au cours de l’été pour qu’ils complètent leur schéma vaccinal dès la reprise. Des barnums de vaccination seront présents sur les campus dès les premiers jours de septembre”, a-t-elle assuré.

La ministre estime que les jeunes et les étudiants “sont engagés dans la vaccination”. D’après les derniers chiffres de Santé publique France, plus de 60% des 18-24 ans ont déjà reçu une première dose de vaccin, rapporte-t-elle.

Distanciel pour les cas contacts non vaccinés

Si une personne est testée positive au coronavirus, ses cas contacts non vaccinés devront s’isoler sept jours. “Les étudiants vaccinés, eux, pourront rester sur le campus”, précise Frédérique Vidal. “Tout sera fait pour qu’ils (les vaccinés, NDLR) puissent retrouver une vie étudiante normale”.

Pour les non-vaccinés qui devraient s’isoler, “la continuité pédagogique sera assurée”. Une mesure similaire avait été annoncée la veille dans l’Éducation nationale par Jean-Michel Blanquer. Elle avait provoqué de vives réactions, les élus de l’opposition, représentants de parents d’élèves ou syndicats de professeur dénonçant la création d’une ”école à deux vitesses.”

Les étudiants, enseignants ou chercheurs venant de zones où le virus circule fortement, doivent “se faire tester avant le voyage, puis refaire un test et observer une période d’isolement contrôlée à leur arrivée”.

“Nous demanderons aux étudiants (étrangers, NDLR) de s’inscrire à la Sécurité sociale avant leur départ, et nous les accompagnerons dans le processus de vaccination”, a-t-elle promis. “Mais nous ne leur fermerons pas nos frontières. Il est essentiel que la France continue à les recevoir”.

À voir également sur Le HuffPost: Vaccin: Macron dit ”écouter les scientifiques”... mais ne l’a pas toujours fait sur le Covid

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    #SciencesPorc: le rapport épingle le manque de suivi interne après les signalements

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 25 July, 2021 - 16:01 · 3 minutes

La ministre de l

VIOLENCES SEXUELLES - Le tableau est bien sombre. Dans son édition du dimanche 25 juillet, le Journal du Dimanche révèle le contenu d’un rapport produit par l’inspection générale de l’Éducation nationale et remis plus tôt dans la semaine à Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur , au sujet des dispositifs existants à Sciences Po Paris et dans les IEP de région pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Une étude qui avait été réclamée par la ministre à la suite de l’affaire Duhamel et du mouvement #SciencesPorcs qui en avait découlé.

Pour rappel, après la publication du livre de Camille Kouchner La Familia Grande , dans lequel elle accusait son beau-père Olivier Duhamel, à la tête de l’organisme chapeautant Sciences Po Paris , d’avoir abusé sexuellement de son frère, un grand nombre de messages avaient été publiés sur les réseaux sociaux pour dénoncer les abus ayant cours au sein de l’institution parisienne et des Instituts d’études politiques de province.

Un vaste mouvement parti de l’IEP de Bordeaux et qui s’est ensuite propagé à l’ensemble des écoles, poussant donc Frédérique Vidal à exiger un état des lieux des moyens de lutte existants.

Beaucoup trop peu de poursuites disciplinaires

Et les conclusions de celui-ci sont donc inquiétantes, comme le rapporte Le JDD . Les six enquêteurs ont au total relevé 89 faits de violences sexuelles et sexistes signalés entre 2019 et 2021 dans les différents établissements. Un chiffre qui paraît en inadéquation totale avec l’ampleur des témoignages sur les réseaux sociaux, et pour cause: le rapport pointe notamment un manque de confiance des élèves dans leur direction et surtout un suivi insuffisant dans le cas où les faits sont effectivement signalés.

Ainsi, seuls 16% de ces signalements ont donné lieu à des poursuites disciplinaires au sein des établissements, et à peine la moitié de ceux qui auraient dû être remontés à la justice l’ont été. “Un sentiment d’impunité peut exister”, écrivent à ce propos les inspecteurs en charge du rapport, en référence au fait que les violences non signalées à la justice le sont fréquemment parce qu’elles se sont produites dans le cadre de soirées, où l’école n’a pas forcément conscience d’être concernée.

Pour autant, le rapport réfute l’idée d’une “culture du viol” qui existerait dans ces établissements universitaires du seul fait de la direction. L’entre-soi, un élitisme favorisant le silence, l’existence d’une vie associative et sociale très riche, le Crit (une compétition sportive entre tous les Sciences Po de France) et les traditions au mieux grivoises qui y sont associées sont autant de facteurs par lesquels les inspecteurs nuancent la responsabilité des IEP.

Vidal veut des “sanctions exemplaires” pour les agresseurs

Ce qui n’atténue pas la réalité des faits commis ou rapportés par les plaignants (41% des signalements portaient sur des viols). C’est la raison pour laquelle, alors que les établissements ont commencé à prendre des mesures pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes, le rapport suggère 38 mesures complémentaires.

On y retrouve par exemple le fait d’externaliser les cellules d’écoute de manière à détacher leur accès de la structure des établissements, une incitation à contrôler de plus près les subventions perçues par des associations qui encourageraient les comportements problématiques ou encore la possibilité de déclencher mécaniquement une enquête à chaque signalement. Le rapport veut aussi qu’une vaste campagne de communication ait lieu sur le sujet des violences sexuelles et en particulier sur ce qu’est le consentement, et incite à mener des enquêtes au sein des IEP pour déterminer précisément le nombre de victimes de tels abus.

Toujours dans le Journal du Dimanche , Frédérique Vidal espère quant à elle que cette étude pourra être généralisée à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur et que les idées soumises pourront être mises en œuvre partout. Surtout, elle souhaite que les prises de parole de victimes de multiplient grâce à un accompagnement plus professionnel et que “les sanctions soient exemplaires” contre les auteurs.

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    "Islamo-gauchisme": Vidal sommée de s'expliquer devant le Conseil d'Etat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 11 June, 2021 - 09:25 · 3 minutes

Frédérique Vidal quitte le palais de l

POLITIQUE - Une partie du monde de l’université contre-attaque. Quatre mois après les déclarations de Frédérique Vidal sur l’“islamo-gauchisme qui gangrène l’université”, et sans nouvelle de l’enquête qui devait être lancée dans la foulée, le journal Le Monde révèle que 6 enseignants-chercheurs attaquent la ministre pour “abus de pouvoir”.

Une procédure de référé et un recours en annulation ont ainsi été déposés devant le Conseil d’État le 13 avril. Ils demandent à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche de renoncer officiellement et définitivement à cette enquête “qui bafoue les libertés académiques et menace de soumettre à un contrôle politique, au-delà des seules sciences sociales, la recherche dans son ensemble”.

Le 7 mai, le Conseil d’État s’est déclaré incompétent et a transmis la requête en annulation au ministère pour l’interroger sur sa position et confirmer si une commission d’enquête existe bel et bien. “ S oit oui, une commission existe avec tel et tel membre, soit non – c’est le plus probable –, il n’y a pas de commission d’enquête” explique Fabien Jobard, l’un des requérants, chercheur au CNRS, chercheur en Science politique dont les recherches portent sur les institutions pénales et l’État de droit.

“La ministre de l’Enseignement supérieur dispose désormais de deux mois pour démontrer que sa décision ne constitue pas un détournement des pouvoirs et des attributions qui lui sont confiés”, indiquent les avocats des requérants, Vincent Brengarth et William Bourdon, pour qui “il est essentiel que la ministre assume soit la décision, soit le rétropédalage”.

Menace pour les libertés académiques

Le dimanche 14 février, sur CNews, la ministre et ancienne présidente de l’Université Nice-Sophia-Antipolis avait déclaré contre toute attente : “Je pense que l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et que l’université n’est pas imperméable, elle fait partie de la société”. Elle avait annoncé de surcroît confier une enquête au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dans le but de distinguer, dans la recherche française, “ce qui relève de l’académique et ce qui relève du militantisme, de l’opinion”, en visant en particulier les ”études postcoloniales” .

Cette prise de position avait suscité un tollé au sein même de la majorité et dans le monde académique, y compris chez les présidents d’université qui avaient appelé à élever le débat . Une pétition de chercheurs et d’universitaires avait “demandé avec force la démission de Frédérique Vidal” , dénonçant une menace pour les libertés académiques pourtant protégées par le Code de l’Éducation.

Contre-rapport

Pour Fanny Gallot, maîtresse de conférences en histoire à l’université Paris-Est-Créteil, et qui fait parti des 6 chercheurs à avoir saisi le Conseil d’État, “ce recours marque le fait que les bornes ont été largement dépassées. Aujourd’hui, l’offensive est très forte et elle est autorisée par Frédérique Vidal”.

C’est une intimidation, même s’il n’y a pas eu véritablement de commission d’enquête. Pour pouvoir assumer de parler de certains sujets, il faut être un enseignant en poste, sinon c’est trop risqué” , ajoute Caroline Ibos, maîtresse de conférences en science politique à l’université Rennes-II.

En avril, le sociologue Michel Wieviorka avait remis un rapport à la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal sur le supposé “islamo-gauchisme” à l’université, après s’être saisi lui-même de la question. Il y pointait un “problème non pas inexistant, mais très, très secondaire”.

Le sociologue pointait cependant des tensions dans le monde universitaire entre “deux univers de recherche, l’un, classique, d’étude des questions de racisme ou d’antisémitisme, et un univers plus neuf des études postcoloniales, décoloniales, de l’intersectionnalité”.

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