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    Législatives: La NUPES a présenté son programme et on y était, on vous raconte

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 16:48 · 1 minute

POLITIQUE - En attendant le gouvernement d’Emmanuel Macron, la gauche prépare l’alternative. Ce jeudi 19 mai, la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (NUPES) a présenté, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, les 650 mesures concoctées par le rassemblement des partis de gauche (LFI, EELV, PCF, PS, Générations) pour un hypothétique gouvernement dirigé par Jean-Luc Mélenchon.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article , notre reporter Pierre Tremblay a assisté à cette présentation. Il raconte l’ambiance et les détails de cette entente historique, comparée par les plus optimistes au Front populaire de 1936 . La gauche est parvenue à s’entendre sur l’essentiel, mais ses représentants n’ont pas non plus caché leurs points de désaccords, comme sur la politique internationale ou le nucléaire.

Pas de “fusion idéologique” dans ce programme, a affirmé d’emblée Jean-Luc Mélenchon , qui espère devenir le prochain Premier ministre en cas de victoire. “Nous ne pouvions pas, dans le délai qui était le nôtre, et après un si long moment d’absence de débat, nous accorder sur tout”, a-t-il expliqué, mais la volonté était de “faire mieux que quelques mesures, qui auraient réduit notre union à un pur cartel électoral”.

La NUPES a trouvé des solutions pour solder ses désaccords , estimés à 5% du programme. Elle promet ainsi une certaine autonomie à toutes ses entités et une “liberté” de ses députés. “Ces 5% (les mesures encore en débat) seront arbitrés par le Parlement”, a ainsi expliqué le leader de la France insoumise.

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    Dans son programme, la NUPES a trouvé des solutions pour solder ses désaccords

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 12:50 · 5 minutes

Les solutions trouvées par la NUPES pour solder ses désaccords Les solutions trouvées par la NUPES pour solder ses désaccords

POLITIQUE - Ne parlez plus de désaccords, mais désormais de “nuances”. Jean-Luc Mélenchon , Julien Bayou, Olivier Faure, Ian Brossat, Clémence Guetté et plusieurs cadres de la NUPES, la nouvelle alliance des partis de gauche, ont présenté ce jeudi 19 mai leur programme commun pour les élections législatives du mois de juin.

Une feuille de route forte de 650 mesures -et huit axes- qui se veut comme un “contre-projet” aux propositions déjà portées par Emmanuel Macron et les responsables de la majorité. On y retrouve, par exemple le SMIC à 1500 euros, la retraite à 60 ans, ou le référendum d’initiative citoyenne. Tous les marqueurs (ou presque) de l’Avenir en commun, le projet défendu par la France insoumise à la présidentielle sont présents.

A la tribune, ce jeudi, les orateurs, qu’ils soient socialistes, écologistes, insoumis ou communistes, ont loué un travail “collectif”, “historique”, pour aboutir à “cette plateforme d’idées”. Sont-ils d’accord sur tout, pour autant? Pas tout à fait. Malgré cela -et les efforts sémantiques déployés par chacun pour ne froisser personne- plusieurs points sensibles restent à éclaircir. Ou à trancher.

33 mesures débattues

Au total, 33 mesures sont encore en discussion, soit 5% du programme final. Ce sont les “nuances”, a ainsi expliqué Jean-Luc Mélenchon dans son propos introductif, lequel “ne veut pas laisser croire que certains sujets resteraient sous le tapis”.

Alors, pour ne pas remettre en cause “l’essentiel”, ce sur quoi ils sont tombés d’accord, la NUPES promet ainsi une certaine autonomie à toutes ses entités. En cas de victoire, les différentes formations politiques qui forment cette alliance pourront défendre des positions, ou des subtilités, propres.

“Ces 5% (les mesures encore en débat) seront arbitrés par le Parlement”, a ainsi expliqué le leader de la France insoumise, toujours prompt à s’imaginer à Matignon. “En toutes hypothèses, le mandat impératif n’existe pas en France, en toutes hypothèses, tous les parlementaires conservent leur liberté de vote. C’est comme ça, nous n’allons pas en changer”, a-t-il ainsi résumé, avant de marteler: “L’idée n’a pas été d’aboutir dans une fusion idéologique (...) nous ne demandons à personne de renier ses convictions.”

Le nucléaire, sujet toujours radioactif?

En clair: Si la NUPES s’impose en juin prochain et installe une majorité de députés à l’Assemblée nationale, les communistes, par exemple, pourront continuer à défendre le nucléaire dans le mix énergétique. Et ce, même si la majorité des partis de la nouvelle union, les Insoumis en tête, y sont farouchement opposés.

C’est sans doute l’un des dossiers les plus épineux. “Nous sommes d’accord sur l’essentiel, néanmoins il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous avons des nuances, la question du nucléaire, évidemment en fait partie”, a confirmé pudiquement Ian Brossat à la tribune, le porte-parole du PCF qui remplaçait Fabien Roussel, retenu dans sa circonscription. “Nous continuerons à défendre nos convictions”.

Pour tenter de déminer ces dossiers au maximum, Jean-Luc Mélenchon a tenté, à plusieurs reprises, de ramener les questions idéologiques à des enjeux plus concrets. “Le mot anti-nucléaire est mal choisi, on essaie de répondre à une situation”, a-t-il par exemple déclaré à la tribune, “que voulons-nous? Produire de l’électricité, c’est ça le sujet.” Conscient des divisions qui parcourent les différentes chapelles politiques, à droite comme à gauche, l’Insoumis se dit prêt à organiser un référendum sur le sujet. Comme il l’avait déjà indiqué dans la campagne présidentielle.

“Suivant le contexte, il peut apparaître que c’est important, parce que ça se dispute beaucoup, de demander son avis au peuple Français. Et de faire un référendum”, a-t-il ainsi lancé, en insistant, malgré tout, sur le fait que “tout le monde est d’accord sur la montée en gamme des énergies renouvelables.”

Et les relations internationales?

Enfin, les différents partenaires de la NUPES ont également trouvé un terrain d’entente sur le chapitre européen, point de discorde fréquent. Comme dans leur accord scellé au début du mois de mai, certains parlent de “désobéir” aux règles quand d’autres préfèrent y “déroger de manière transitoire”, mais tous partagent les mêmes objectifs: “mettre fin au cours libéral et productiviste” de l’Union européenne et appliquer quoiqu’il en coûte leurs 650 mesures.

Le tout, et c’est un ajout significatif, sans prendre part à une logique de “déconstruction” de l’Union. C’est Corinne Narassiguin, la numéro deux du PS qui s’est chargée de faire ce rappel. “La France étant un pays fondateur de l’UE, elle ne peut pas avoir pour politique la sortie de l’Union, ni sa désagrégation ou la sortie de la monnaie unique”, a-t-elle lancé à la tribune.

Ceci dit, reste encore la question ô combien sensible de l’OTAN, dont Jean-Luc Mélenchon -et les Insoumis- sont les premiers pourfendeurs. La sortie de l’alliance n’est pas dans le programme.

“Je vois bien que mon point de vue n’est pas partagé aujourd’hui”, admet désormais l’intéressé... mais “c’est une dissertation hors du réel: aucune décision concernant la sortie de l’Otan ne serait ratifiée par le Président, par conséquent, la question est nulle et non avenue donc je ne vois pas pourquoi je m’en torturerai.” Pratique.

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    Législatives 2022: À Besançon, on a suivi le boulanger-candidat Stéphane Ravacley du fournil au tractage

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 09:49 · 2 minutes

POLITIQUE - C’est ce grand “silence administratif” durant sa grève de la faim qui l’a convaincu de se lancer dans l’aventure. Les 12 et 19 juin prochains, le boulanger bisontin Stéphane Ravacley, connu pour son combat pour la régularisation de son apprenti guinéen en 2021 , briguera un mandat de député dans la 2e circonscription du Doubs, avec le soutien de la Nouvelle union populaire, écologiste et sociale (NUPES).

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage vidéo en tête d’article , nous avons suivi ce candidat atypique à Besançon, dimanche 15 mai, jour de lancement officiel de sa campagne. Le boulanger démarre ses journées à 2h du matin au fournil, avant d’enchaîner en après-midi sur ses déplacements et rendez-vous électoraux. Un rythme d’enfer pour espérer briser un plafond de verre, dans une Assemblée nationale composée aux trois quarts de cadres et de professions intellectuelles supérieures (CSP+), selon l’Observatoire des inégalités.

Je me lance en politique pour que l'Assemblée nationale nous ressemble un peu plus. Stéphane Ravacley, candidat (Nupes) aux législatives

“Le statut de député ne permet pas à des artisans, des ouvriers d’avoir cette ambition. Ils ne se projettent pas sur cette possibilité”, affirme Nabia Hakkar-Boyer, conseillère régionale PS et candidate suppléante de Stéphane Ravacley, au micro du HuffPost.

L’artisan voudrait consacrer principalement son mandat à l’écologie, la ruralité, les petits commerçants et la jeunesse. Il milite notamment pour l’extension de l’aide sociale à l’enfance (ASE) jusqu’à 25 ans. “Je n’ai pas eu une enfance difficile, mais j’ai perdu ma mère à 4 ans. Je connais un peu les difficultés sans maman”, explique celui qui continue aussi de se mobiliser pour les mineurs isolés, à travers son association Patrons solidaires .

S’il est élu, Stéphane Ravacley siégera au sein du groupe EELV , premier parti à lui avoir apporté son soutien, avant d’être investi par la NUPES. Mais l’homme entend bien garder son indépendance et ne pas se laisser transformer par le monde politique. “Je resterai libre”, assure-t-il à notre micro.

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    Comment prononcer NUPES? Ces militants ne sont pas (encore) d'accord

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 8 May - 16:40 · 1 minute

GAUCHE - Voilà un débat qui n’a pas fini d’alimenter les discussions des militants de gauche. Réunis samedi 7 mai à l’occasion de la convention de fondation de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale , plusieurs d’entre eux assument les hésitations phonétiques de l’acronyme NUPES .

C’est vraisemblablement une affaire de goût, comme on peut le voir dans la vidéo en tête d’article . Aïssatou, militante de La France insoumise l’admet: “NUPESSS, j’ai toujours dit ça comme ça, c’est sexy, c’est sympa”. Cette prononciation a le mérite de n’oublier personne, ni l’écologie ni le social.

D’autres lui préfèrent le terme NUPS; mais là encore, il est difficile de trouver une explication rationnelle: ”ça fait un peu petite formule de BD: NUPS!”, glisse une militante. Timothée acquiesce: “c’est plus sympa NUPS, c’est mieux dans ces termes-là.”

Certains, enfin, utilisent la même que Jean-Luc Mélenchon: NUP. Le leader des Insoumis a tranché dans son discours d’Aubervilliers pour une prononciation qui se rapproche beaucoup du mouvement qui l’a propulsé à la présidentielle: l’union populaire. “La Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale... NUPES ! (prononcé NUP donc)”, a-t-il déclaré.

Le leader insoumis marque alors un temps d’arrêt et reprend sous les rires d’une assemblée acquise: “Ouais écoutez ça va... On s’est bien fait à LaRem, alors la NUPES, pourquoi pas!”. Et le troisième homme de la présidentielle de conclure: “Du moment qu’on n’oublie pas ce que ça veut dire!” Et si l’enjeu de la prononciation de la NUPES finalement, c’était justement... de se souvenir de tous les partis prenants de l’accord?

À voir également sur Le HuffPost: À la première convention de la gauche, la NUPES célèbre son unité dans sa différence

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    Lamia El Aaraje, candidate "légitime" aux législatives selon Lionel Jospin et Anne Hidalgo

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 8 May - 14:38 · 4 minutes

Lamia El Aaraje, ex-députée socialiste  et Lionel Jospin qui la soutient face à l'accord de la Nupes, le 8 mai 2022 Lamia El Aaraje, ex-députée socialiste  et Lionel Jospin qui la soutient face à l'accord de la Nupes, le 8 mai 2022

POLITIQUE - C’est l’un des points tendus de l’accord entre les Insoumis et le Parti socialiste lors des discussions en vue de la Nupes , la nouvelle union populaire écologiste et sociale, qui promet un candidat de gauche par circonscription en vue des législatives des 12 et 19 juin prochain.

La 15e circonscription de Paris, qui englobe une partie du 20e arrondissement de Paris a été dévolue à Danielle Simonnet, historique insoumise de Paris, élue au Conseil de Paris, dans l’opposition à la maire, Anne Hidalgo.

Pour la choisir, il a fallu dire non à la socialiste Lamia El Aaraje pourtant élue dans cette circonscription en 2021. “J’estime être la candidate légitime, de l’union”, a déclaré la députée sortante (dont l’élection a ensuite été invalidée) auprès de l’AFP, ce dimanche 8 mai, alors qu’elle faisait campagne pour sa réélection sur le marché parisien de la place de La Réunion. Elle a reçu un soutien important, le même jour celui de Lionel Jospin venu l’aider à faire campagne et la soutenir officiellement.

Lionel, Lamia, il y a un accord! Toute dissidence fait le jeu d'Emmanuel Macron.” Danielle Simonnet, candidate NUPES dans la 15e circonscription

Lors d’une conférence de presse organisée ensemble, l’ancien Premier ministre socialiste se dit “favorable à l’accord de toute la gauche pour les élections législatives de juin prochain”, mais affirme soutenir Lamia El Aaradje, “qui n’a pas été intégrée à l’accord”. “Cela s’explique tout simplement par le refus d’une injustice”, s’est-il expliqué, admettant un “paradoxe”.

Un peu avant, les deux socialistes ont croisé la route de la candidate officiellement investie, Danielle Simonnet, selon le récit de l’AFP. “Lionel, Lamia, il y a un accord”, les a-t-elle interpellés en tentant de garder le sourire, invoquant “l’enjeu historique”. “Toute dissidence fait le jeu d’Emmanuel Macron!”, a-t-elle déclaré.

Jospin prêt à la soutenir en dissidence

“Je serai aux côtés de Lamia”, a rétorqué Lionel Jospin. “Hors de l’union, quel est le sens?”, a demandé la proche de Jean-Luc Mélenchon, pestant contre cette possible “dissidence”. “Dans ce cas, ce ne sera pas une candidature dissidente, mais légitime”, s’est exclamé l’ancien homme fort de la gauche avant de tourner les talons et alors que les troupes de Danielle Simonnet scandaient “Union populaire”.

“J’estime que c’est moi la candidature légitime de l’union”, a répondu la socialiste de 35 ans, à un passant qui disait avoir voté pour elle en 2021, mais préférer désormais l’Union populaire. Lamia El Aaradje a été élue en juin 2021, après la démission de l’ancienne ministre socialiste George Pau-Langevin, devenue adjointe à la Défenseure des Droits. Le Conseil constitutionnel a finalement invalidé l’élection en janvier dernier, à cause d’un logo LREM indûment affiché par un autre concurrent.

“Quoi qu’elle décide, je serai à ses côtés jusqu’au bout”, a précisé le défait de la présidentielle de 2002 à l’AFP, “mais il y a une solution simple: qu’elle soit dans l’accord”, a soutenu Lionel Jospin qui a écrit à Jean-Luc Mélenchon le 25 avril pour lui dire son soutien à l’accord, mais attirer son attention sur le cas de Lamia El Aaraje.

Des discussions encore possibles?

Le camp El Aaraje affirme que des “contacts” existent avec LFI pour rediscuter cette question, car les investitures n’ont pas encore été formellement annoncées. Le Conseil national du PS a voté une motion en ce sens à 91%, jeudi. Dimanche sur RTL, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a regretté “une forme d’injustice” et assuré: “Je me bats” pour que Lamia El Aaraje “puisse être candidate”.

Le PS n’a pas eu gain de cause sur cette circonscription, car LFI considérait que son élection, lors de laquelle elle avait battu Danielle Simonnet, ayant été invalidée en janvier, elle n’était pas réellement sortante.

Manuel Bompard, chef des négociateurs insoumis, a dit samedi devant des journalistes qu’il “fallait savoir arrêter un accord”. Quant à Danielle Simonnet, elle s’est irritée auprès de l’AFP: “Lamia El Aaraje a toujours exprimé son refus de ce que l’Union populaire incarnait, c’est un problème politique avant de savoir qui est légitime”.

Affirmant ne pas “accepter cette injustice qui doit être réparée”, Anne Hidalgo, maire de Paris, assure qu’elle “sera à ses côtés”, sans préciser si elle l’encourage à présenter une candidature dissidente. Réponse de l’insoumise du 20e arrondissement de Paris: “Vous n’allez pas me dire qu’Anne Hidalgo est en faveur de l’union populaire!”.

La Nupes n’a pas encore officiellement dévoilé la liste de tous ses candidats. Mais le parti socialiste fait déjà de la résistance dans plusieurs départements. En Dordogne, Moselle ou Hérault, les barons locaux montrent toutes leurs réticences dans les circonscriptions sans candidature socialiste.

À voir également sur Le HuffPost : A u Parti socialiste qui a ratifié l’accord avec Mélenchon, des débats houleux jusqu’au bout

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    Réunies dans la NUPES, les gauches célèbrent leur unité dans leur différence

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 7 May - 20:13 · 1 minute

POLITIQUE - C’est la photo de famille qui scelle l’alliance de la gauche. Samedi 7 mai, les partis membres de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES) se sont donné rendez-vous à Aubervilliers pour célébrer leur rassemblement et lancer la bataille des législatives . Un difficile jeu d’équilibriste entre leurs valeurs communes et leurs divergences, cultivées des années durant, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

“Tout le monde fait comme si on ne s’était pas parlé depuis des siècles, ce n’est pas vrai”, s’agace Olivier Faure, première secrétaire du Parti socialiste. “Pendant la présidentielle, il y a eu cette course en couloir, mais justement on a entendu le message des électeurs et électrices,” appuie Sandrine Rousseau, membre EELV et candidate NUPES à Paris.

Réunis sur scène, plusieurs membres de chaque parti ont tenu à marteler cette unité, sans pour autant gommer leurs différences. “Nous aurons la possibilité chacun d’avoir un groupe à l’Assemblée nationale”, rappelle Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. “Nous sommes en train d’écrire une page de l’histoire politique de la France”, a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur la scène , où étaient assis les chefs écologiste Julien Bayou son homologue PS Olivier Faure et celle Générations (parti fondé par Benoît Hamon) Sophie Taillé-Polian. “C’est la première fois depuis 25 ans qu’un accord général intervient entre les forces traditionnelles de la gauche, des écologistes et des petits derniers, les insoumis”, a repris le troisième homme de la présidentielle.

Si l’accord a été largement validé du côté d’EELV, le scénario est bien différent au Parti socialiste, où il est rejeté sans appel par plusieurs grandes figures du PS. Concrètement, la puissante présidente de la région Occitanie Carole Delga, opposante résolue à l’accord, a apporté samedi son soutien à un candidat dissident dans le Lot.

À voir également sur le HuffPost : “Nous l’avons fait”: à la convention de la NUPES, Mélenchon salue un accord “historique”

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    Mélenchon lance la NUPES et tente de rassurer avant les législatives

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 7 May - 16:55 · 4 minutes

POLITIQUE - L’image est rare. Le socialiste Olivier Faure , l’écologiste Julien Bayou et l’insoumise Mathilde Panot sur une même estrade, dans une même convention. Les tweets, encore plus. Jean-Luc Mélenchon , en coulisses pendant que la nouvelle gauche unie, dite Nupes pour Nouvelle union populaire écologiste et sociale , se passe la parole et les compliments sur la scène des Docks d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) relaie sur son compte Twitter les interventions du communiste Fabien Roussel et d’Olivier Faure. Du jamais vu.

La gauche s’est réunie, on se pince pour y croire. “Je dois vous dire mon plaisir et ma joie d’être parmi vous”, a lancé le patron du PS très applaudi. “C’est un événement historique” a surenchéri Mathilde Panot qui a cité Verlaine: “Nous serons fiers parfois et toujours indulgents”.

“Fiers et indulgents”

L’indulgence, ils l’ont beaucoup oubliée ces derniers mois et ces dernières années, plutôt enclins à s’envoyer des vacheries à la figure. Ce samedi 7 mai, tout semble pardonné. “Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous”, a débuté Jean-Luc Mélenchon, en fin d’après-midi, citant Paul Eluard devant un parterre de candidats uniques venus des quatre formations de gauche .

Ce rendez-vous, il est “historique” prévient Mélenchon, en ancien prof qui a bossé ses dossiers. ” C’est la première fois qu’il y a un accord général de toutes les forces, dès le premier tour dans toutes les circonscriptions”, assure le féru d’histoire qui n’en a pas trouvé la trace auparavant, “ni par le cartel des gauches, ni par le Front populaire, ni par la Libération, ni par mai 68, ni par le programme commun. Nous l’avons fait!”, s’est-il réjoui.

Il a remercié les 1750 hommes et femmes qui ont dû se désister en raison du nouvel accord parisien. Et les négociateurs en chef qui y ont passé “treize jours et treize nuits”, un “record du monde” quand il les compare aux coalitions belges ou allemandes qui mettent des mois, parfois plus d’une année avant de s’accorder.

Qui vous a dit que j’ai envie d’être le chef? Ça ne se passe plus comme ça. Nous sommes au 21e siècle, c’est le collectif qui tranche, produit, apporte et complète." Jean-Luc Mélenchon, leader de la NUPES.

Dans une allocution de plus d’une heure, Jean-Luc Mélenchon a sorti la carte mitterrandienne, celle qu’il abat quand il reprend ses habits d’ancien ministre du premier Président socialiste. Cette fois, pour réunir la gauche et tenter de faire oublier ses coups de sang du passé.

“Qui vous a dit que j’ai envie d’être le chef? Ça ne se passe plus comme ça. Nous sommes au 21e siècle, c’est le collectif qui tranche, produit, apporte et complète”, a tenté de rassurer le leader insoumis. Alors que ses positions ambiguës sur la Russie d’avant guerre lui ont été reprochées par ses collègues socialistes pendant la campagne électorale, il a une dédié cet événement et sa “ferveur” au “peuple ukrainien” et a dénoncé “l’intolérable agression de monsieur Poutine” et ses “crimes de guerre”.

“Une page nouvelle”

Dans son nouveau costume gris arboré à la fin de la campagne du premier tour, l’Insoumis en chef a tenu à ouvrir “une page nouvelle”. “Il faudra créer, travailler, porter cette identité, être radicaux, oui bien sûr, mais une radicalité concrète et tenable”, a insisté le nouveau Mélenchon, désormais chantre de l’union des gauches, lui qui a un temps refusé d’utiliser le mot qu’il jugeait usé et fatigué.

“On s’est bien fait à La Rem (La république en Marche, NDLR ), alors la Nupes pourquoi pas?”, s’est-il amusé en prononçant “nupe” le nom de sa nouvelle bannière. “No us voulons en finir avec ce système, car il est dangereux”, a-t-il insisté en rappelant son engagement pour la planète et pour les bas salaires. Au-delà du Smic porté à 1400 euros “en juillet”, selon le communiste Fabien Roussel un peu avant, ce sont aussi “des conférences sociales” qui seront convoquées pour augmenter ceux qui ne sont pas au Smic, revaloriser les salaires en fonction de l’inflation et “appliquer la loi”.

Paul Eluard et collectif

“Mais nous ne serons pas dangereux nous-mêmes”, a-t-il prévenu avant de décrire la politique “pensée et maîtrisée dans laquelle le peuple tout entier peut s’inscrire” qu’il entend conduire s’il parvenait à entrer à Matignon.

Devant un parterre d’applaudissements, Mélenchon a joué jusqu’au bout la carte du collectif. Disant compter sur “l’intelligence collective”, il promet: “Nous faisons appel à l’intelligence de notre peuple, car nous ne ferons pas tout depuis le sommet”.

“Ce monde est fou. C’st pour ça qu’il est temps d’en interrompre le déroulement. Assurer la rupture, voilà ce que nous incarnons” a-t-il fini par conclure. Faisant écho aux vers de Paul Eluard “qui était communiste”, cités un peu plus haut et dont il a fait un slogan: ” Un autre monde est possible”.

À voir également sur Le HuffPost : Que signifie ce V de la victoire que la Nupes a choisi en logo ?

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    L'union de la gauche (Nupes) opte pour un V comme logo, voici pourquoi

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 7 May - 13:50 · 2 minutes

POLITIQUE - La gauche unie veut y croire. Depuis vingt-quatre heures, en amont de la première convention de la Nupes (Nouvelle union populaire écologiste et sociale) qui a lieu ce samedi 7 mai à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), des photos de candidats aux législatives , responsables politiques ou militants se multiplient sur les réseaux sociaux .

Comme un signe de ralliement, chacun y va de son selfie avec le signe V de la victoire avec les doigts, comme Jacques Chirac l’avait à l’époque popularisé... à droite.

Sur la scène de la convention, les deux animatrices Manon Aubry, députée européenne insoumise et l’élue locale écologiste Marine Tondelier, candidate face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais ont donné quelques autres pistes d’explications.

“C’est le V de la victoire parce qu’on va gagner”, a acté Marine Tondelier, mais c’est aussi la lettre “Nv”, en grec qui se prononce “nu” et qui ressemble au “v” dans son écriture grecque. Une sonorité qui fait penser à la “Nupes” du nom de cette nouvelle union populaire qui a rassemblé insoumis, socialistes, communistes et écologiste. Ou tout simplement à “nouvelle union”, son acception plus courte.

“On a mis à nu nos convergences et nos divergences”

“On a mis à nu nos divergences et nos convergences”, a plaisanté Manon Aubry, avant de dévoiler le nouveau logo qui accompagnera affiches et tracts de la Nupes aux législatives, ce V multicolore symbole de l’union de ces formations.

À la tribune se sont succédé Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, Mathilde Panot, présidente du groupe insoumis à l’Assemblée nationale et Julien Bayou, secrétaire national d’EELV. Le public, largement rempli par les candidats investis aux législatives a plusieurs fois scandé “on va gagner”, en attendant le discours de Jean-Luc Mélenchon prévu à 16h30.

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