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    Thaïs d'Escufon de Génération identitaire condamnée à de la prison avec sursis

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 September, 2021 - 12:31 · 2 minutes

Anne-Thaïs du Tertre d

JUSTICE - Coup dur pour cette figure de l’extrême droite. L’ancienne porte-parole du mouvement dissous Génération identitaire , Thaïs d’Escufon, a été condamnée ce jeudi 9 septembre à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) à deux mois de prison avec sursis “pour injures publiques”, après la publication d’une vidéo anti-migrants, a-t-on appris de source judiciaire.

Un autre militant de ce mouvement , Jérémie Piano, qui a également publié des vidéos hostiles aux migrants, a été condamné à la même peine pour “provocation à la haine raciale”. Chacun d’entre deux a aussi été condamné à 3000 euros d’amende.

L’audience s’était tenue le 16 juin en l’absence des prévenus. Le procureur de la République de Saint-Gaudens, Christophe Amunzateguy, avait requis quatre mois de prison avec sursis et réclamé 4000 euros d’amende pour chacun. “C’est une procédure très particulière, la question porte sur la liberté d’expression politique”, avait-il souligné. Le magistrat avait aussi expliqué pourquoi il avait retenu des infractions différentes contre les deux militants.

“Spéculation sur la notion de danger”

Ils avaient tous deux posté des vidéos sur Youtube, après une opération anti-migrants le 19 janvier au col du Portillon, à la frontière entre la France et l’Espagne. Lors de cette opération, une trentaine de militants au volant de véhicules sérigraphiés “Defend Europe” avaient déployé une banderole “No way”. Une équipe était ensuite partie avec un drone pour “surveiller la frontière”, avaient-ils affirmé.

Selon le procureur, la porte-parole du mouvement, Anne-Thaïs du Tertre d’Escœuffant , dite Thaïs d’Escufon, une étudiante toulousaine de 21 ans, avait “stigmatisé” les migrants dans une vidéo Youtube publiée le 21 janvier en affirmant qu’il était “scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière”. Des propos qui caractérisent “ce passage de la frontière comme un danger, c’est une spéculation sur la notion de danger alors que rien n’est argumenté”.

Concernant Jérémie Piano, le procureur avait dénoncé “un appel à la révolte” et “la construction d’un discours stigmatisant”. Dans une autre vidéo Youtube de l’opération postée le 20 janvier, il évoquait “une invasion migratoire”, “des milliers de clandestins déjà en France” dont “probablement des voleurs, des violeurs et des terroristes en puissance”. Génération identitaire a été dissous début mars. Le Conseil d’État a confirmé cette décision, estimant qu’elle était “proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre public”.

À voir également sur Le HuffPost: Marine Le Pen veut “laisser le sport en dehors de la politique” tout en faisant régulièrement l’inverse

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    Bertrand tacle Chenu, "le Virenque des Hauts-de-France" qui recrute "à son insu" des identitaires

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 June, 2021 - 08:28 · 2 minutes

Xavier Bertrand photographié lors d

POLITIQUE - Le premier tour des élections régionales 2021 approchant, les flèches deviennent de plus en plus acérées. Ce jeudi 17 juin, Xavier Bertrand, candidat à sa réélection dans les Hauts-de-France, a attaqué frontalement la tête de liste RN dans la région, Sébastien Chenu , lequel a visiblement du mal à assumer ses recrutements

Mercredi, Politico révélait en effet que le porte-parole du Rassemblement national avait un temps embauché pour sa campagne l’ex-figure de Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, en qualité de “community manager”, soit responsable de la gestion de ses réseaux sociaux. Or, le recrutement d’une cadre d’un mouvement dissout s’accommode mal avec les efforts de dédiabolisation entrepris par le parti à la flamme.

”À l’insu de son plein gré”

“Je n’ai jamais rencontré cette demoiselle. J’ai cherché un ‘community manager’ et le CV d’une jeune fille, qui s’appelait Anne du Tertre, me proposant ses services, (...) est arrivé”, s’est justifié Sébastien Chenu cité par La Voix du Nord , avant d’assurer qu’il a rompu les liens quand il a découvert ses activités militantes: “un jour, on a vu en janvier que cette jeune fille était arrivée dans l’émission de Cyril Hanouna se présentant comme Thaïs d’Escufon (...) et nous lui avons dit ‘mademoiselle, nous ne vous connaissons pas’”.

Des explications auxquelles Xavier Bertrand ne croit pas. “Il a dans ses bagages Génération identitaire, qui a été dissoute en mars 2021. Ce n’est pas pour rien qu’on dissout un mouvement. Ce sont eux qui poussent à la haine raciale”, a tonné sur franceinfo le président sortant, avant de railler la défense de Sébastien Chenu, qu’il qualifie de “Richard Virenque des Hauts-de-France” pour avoir recruté ”à l’insu de son plein gré” la porte-parole de ce mouvement très proche du RN .

Une référence à cette formule célèbre prêtée (à tort) au cycliste Richard Virenque, emporté dans un scandale de dopage en 1998, lors duquel sa défense hasardeuse faisait l’objet de très nombreuse moqueries. Au delà de cette pique qui rappelle aux bons souvenirs des Guignols des années 2000, Xavier Bertrand juge la défense de Sébastien Chenu “hypocrite” sur le sujet.

“Il ment. Il continue à mentir. Il a aussi Damien Rieu, qui est candidat aux départementales (dans la Somme, ndlr). C’est son bras droit, c’est lui qui organise tout: le fondateur de Génération identitaire. Le pire du pire, l’extrême de l’extrême droite, ils sont avec lui”, a insisté Xavier Bertrand, jugeant que le Rassemblement national “n’a changé en rien” et applique toujours “les sales méthodes de l’extrême droite”.

À voir également sur Le HuffPost: Le Front républicain ne fait plus recette à la “Marche des Libertés”

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    La dissolution de Génération identitaire confirmée par le Conseil d'État

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 3 May, 2021 - 18:47 · 1 minute

Le drapeau de Génération Identitaire lors d

RACISME - Le Conseil d’État a estimé ce lundi 3 mai que la dissolution du groupuscule d’extrême droite Génération identitaire était “proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre public” de l’association qui avait contesté via un référé-suspension sa dissolution décrétée en mars.

“Cette association, sous couvert de contribuer, selon ses dires, au débat public sur l’immigration et de lutte contre le terrorisme islamiste, propage, depuis plusieurs années, des idées (...) tendant à justifier ou encourager la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane”, a estimé le Conseil d’État.

“La dissolution de cette association est proportionnée à la gravité des risques pour l’ordre public et la sécurité publique résultant des activités de l’association”, poursuit le Conseil d’État.

Vendredi, Génération identitaire (GI) avait contesté devant le juge des référés sa dissolution, décrétée le 3 mars et justifiée selon le gouvernement par l’“incitation à la discrimination, à la haine et à la violence” et la “volonté d’agir en tant que milice privée”.

Lors de l’audience, la défense a estimé que l’association ne faisait que participer au débat public sur “le lien entre immigration et terrorisme, et plus globalement l’insécurité”, en adoptant “une position ferme et dure” : “stopper l’immigration”, selon Me Pierre Robillot.

La représentante du ministère de l’Intérieur Pascale Léglise avait en revanche défendu que GI par l’entretien d’un “amalgame entre les immigrés, les étrangers, les musulmans et les islamistes” mettait “de l’huile sur le feu”. Dans son ordonnance, le Conseil d’État a abondé dans ce sens.

À voir également sur Le HuffPost: Ce moment de racisme anti-asiatique à la télévision italienne a bien eu lieu en avril 2021

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    Génération identitaire conteste sa dissolution en citant Macron et Le Maire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 30 April, 2021 - 16:40 · 3 minutes

Le groupe d

JUSTICE -  Le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire (GI) a contesté ce vendredi 30 avril devant le Conseil d’État sa dissolution décrétée en mars par le gouvernement, en rejetant l’idée qu’il incite à la haine en liant systématiquement immigration et insécurité .

Lors de l’audience en référé, l’avocat de GI Me Pierre Robillot, a estimé que l’association ne faisait qu’“interpeller” sur des questions d’actualité, dans la lignée des débats publics sur ces sujets.

“Pour Génération identitaire, tout immigré est une personne violente en puissance et susceptible de passer à l’acte. Il y a un lien automatique entre violence, immigration et insécurité”, a au contraire accusé Pascale Léglise, la directrice adjointe des affaires juridiques au ministère de l’Intérieur, lors de l’audience.

En appui, elle a cité différents slogans du groupuscule d’extrême droite, égrenés au long de leurs neuf années d’existence : “Quand tu sors de chez toi, tu n’es plus en sécurité”, “la racaille peut frapper”, “on les accueille, ils nous égorgent”, “immigration, invasion”. “Face à l’insécurité, la racaille et l’islamisation : Protège ton peuple !”, écrivait aussi l’association sur Twitter.

Créée en 2012, l’association loi 1901, dont le nombre de militants et sympathisants est estimé par les spécialistes à 800 tout au plus, s’est fait connaître en occupant le chantier d’une mosquée en construction à Poitiers. Elle avait alors déployé une banderole évoquant “732” lorsque “Charles Martel a battu les Arabes à Poitiers”.

GI a également attiré l’attention médiatique et politique avec ses actions anti-migrants dans la Méditerranée ou les Alpes. Leur opération du même type dans les Pyrénées fin janvier a “scandalisé ” le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin qui a lancé la procédure de dissolution.

Dans le décret portant dissolution, le gouvernement accuse l’association d’“incitation à la discrimination, à la haine et à la violence” et de “volonté d’agir en tant que milice privée”.

En réaction, GI a déposé un recours auprès du Conseil d’État pour “excès de pouvoir” ainsi qu’un référé-suspension (procédure d’urgence) dans le but de suspendre la dissolution de l’association, le temps que le Conseil d’État statue sur le fond.

“De l’huile sur le feu”

“Le lien entre immigration et terrorisme, et plus globalement l’insécurité, est quelque chose qui fait partie du débat public et politique”, a plaidé pour GI Me Robillot, en citant diverses personnalités politiques qui se sont exprimées sur le sujet, d’Emmanuel Macron à Christian Jacob, en passant par Bruno Le Maire.

Dans ce contexte, GI ne fait qu’adopter “une position ferme et dure, qui consiste à écarter les considérations humanitaires pour faire prévaloir la sécurité des gens qui sont sur le territoire français”, a-t-il ajouté.

“Je ne pense pas que c’est une association qui met de l’huile sur le feu mais au contraire une soupape de décompression”, a renchéri son confrère Pierre-Vincent Lambert.

La représentante du ministère de l’Intérieur a au contraire fait valoir qu’“essentialiser ces personnes uniquement sur leurs origines, c’est stigmatiser cette origine et en faire une des causes de l’insécurité”.

“Cet amalgame sans nuance est de notre point de vue très dangereux, d’autant plus aujourd’hui avec la fracture de la société sur ces questions-là”, a poursuivi Pascale Léglise.

La dissolution de GI est intervenue alors que le ministère de l’Intérieur avait déjà obtenu, ces derniers mois, celle de trois associations accusées d’être proches de la mouvance islamiste ( CCIF, BarakaCity et le collectif Cheikh Yassine ) dans le sillage de l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, ainsi que celle du groupe ultranationaliste turc des “Loups gris”.

À voir également sur Le HuffPost: Castex tance Le Pen pour son soutien aux généraux dans “Valeurs Actuelles”

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    Un "amendement Unef" contre les réunions non-mixtes adopté au Sénat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 2 April, 2021 - 10:09 · 3 minutes

Le syndicat étudiant est sous le feu des critiques depuis le 17 mars dernier, date à laquelle sa présidente, Mélanie Luce, a confirmé la tenue de groupes de parole en non mixité, au sein de l

POLITIQUE - Ce n’est pas encore le coup de grâce pour le syndicat étudiant, mais symboliquement, celui-ci est fort. L’ Unef a désormais un amendement à son nom. Initié par Les Républicains, le texte adopté ce jeudi 1er avril par le Sénat, vise à permettre la dissolution d’associations interdisant la participation d’une personne à une réunion en raison de sa couleur ou son origine. Il s’inscrit dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République, communément appelé “loi séparatisme” .

Initialement, l’amendement était plus large puisqu’il s’adressait à toutes associations organisant “des réunions syndicales ou publiques contraires aux principes républicains”, avant d’être modifié.

Tout est parti du passage de Mélanie Luce, la présidente du syndicat étudiant, au micro d’Europe 1 le 17 mars dernier où elle défend l’organisation de groupes de parole en non-mixité par l’UNEF. Depuis, le débat public ne cesse de s’enflammer autour de cette thématique entre attaques de Jean-Michel Blanquer et Marine Le Pen ou défense d’ Audrey Pulvar .

Unef et Génération identitaire, même combat?

C’est donc pour rebondir sur cette polémique que l’amendement a été proposé. Il a pour but de dissoudre toutes les  associations “qui interdisent à une personne ou un groupe de personnes à raison de leur couleur, leur origine ou leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée de participer à une réunion.”

Le sénateur Stéphane Le Rudulier (LR) qui a déposé cet amendement le justifiait en faisant un rapprochement entre le syndicat étudiant et un groupuscule d’extrême droite récemment dissout. “Leurs positions (celles de l’Unef, ndlr) sont de plus en plus extrémistes, et je pèse mes mots. [...] Il faut prendre des mesures fermes, comme celles prises pour Génération identitaire . L’objet est différent, mais la cause reste identique. On promeut le communautarisme et on fait des groupes racialisés interdits aux blancs”, pointait-il du doigt.

C’est en adoptant cet angle que l’élu de droite a présenté cet amendement, rebaptisant les groupes de paroles en non-mixité par “les journées non mixtes interdites aux blancs”. L’exposé des motifs de l’amendement cible les  “associations racistes et dangereuses pour l’intérêt général” et les réunions “interdites aux blancs organisées par l’Unef” rapporte Le Monde .

Stéphane Le Rudulier, justifie la présentation de cet amendement comme un texte permettant de “combler [un] vide juridique” puisque, selon lui, cette actualité “a mis en exergue que les conditions de dissolution d’une organisation syndicale dans notre droit sont complexes.”

Si elle a jugé “l’amendement Unef” inconstitutionnel, la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa ne s’est pas opposée à son adoption, d’après Le Monde .

“Comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister?”

Un discours qui passe mal pour certains élus de gauche. La communiste Laurence Cohen a pris la défense de l’Unef, en expliquant que ce qu’avait voulu organiser le syndicat, ”ça s’appelle des groupes de parole”. Elle a notamment rappelé les groupes de paroles féministes où “des femmes ont dit des choses qu’elles n’auraient pas pu dire ailleurs. Je peux comprendre qu’à un moment donné il y ait besoin, pour exprimer ce que l’on vit, d’avoir des groupes de parole.”

Une position appuyée par Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste), qui a soulevé une autre interrogation. “La question qu’on devrait se poser, c’est comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister.” Sur ce point, l’amendement ne dit rien.

A voir également sur Le Huffpost: L’utilité des réunions non-mixtes expliquée par des féministes

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    Damien Rieu, ex-porte-parole de Génération identitaire, candidat RN

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 20 March, 2021 - 15:05 · 2 minutes

Photo partagée sur le compte Twitter de Damien Rieu

POLITIQUE - Il se jette dans le grand bain. Damien Rieu, ancien porte-parole de Génération identitaire , est candidat du Rassemblement national pour les élections départementales 2021, à Péronne dans la Somme. Après plusieurs années à assister des élus du parti d’extrême droite (qui puise de plus en plus dans ce vivier militant ), l’actuel assistant parlementaire de l’eurodéputé RN Philippe Olivier va pour la première fois coller des affiches à son effigie.

“Après plusieurs années à travailler en coulisses, une nouvelle page s’ouvre”, a déclaré l’intéressé sur Twitter, installé dans ce secteur de la Somme depuis plus d’un an. “Merci à Marine Le Pen, Sébastien Chenu et Patricia Chagnon de m’avoir accordé leur confiance”, a-t-il poursuivi, en partageant des clichés d’une opération de tractage sur le marché de Péronne en compagnie de la tête de liste RN aux élections régionales dans les Hauts-de-France.

Bien connu des observateurs de l’extrême droite, le trentenaire gravite dans la sphère du Front national (devenu RN en 2018) depuis 2014. Après un passage au service communication de la mairie de Beaucaire, il avait ensuite rejoint celle qui s’appelait encore Marion Maréchal-Le Pen, qui en avait fait son collaborateur au conseil départemental de la région PACA.

Co-fondateur de Génération identitaire, Damien Rieu est surtout connu pour son activisme au sein de cette association, aujourd’hui dissoute, avec laquelle il continuait d’entretenir jusqu’il y a peu des liens étroits. Il fut d’ailleurs l’un des instigateurs de l’opération anti-migrants menée sur le col de l’Échelle en avril 2018.

Très actif sur Twitter, l’intéressé s’est fait une spécialité de l’instrumentalisation de faits-divers en ligne, via la diffusion sans filtre d’images violentes ou d’agressions récupérées sur les réseaux sociaux. Raison pour laquelle il s’affuble du titre “Lanceur d’alertes” sur son compte Twitter, lequel affiche près de 100.000 abonnés au compteur. Assez pour lui assurer une première victoire électorale? Réponse au mois de juin ( si tout va bien ).

À voir également sur Le HuffPost: La manifestation de Génération Identitaire tourne à l’affrontement avec des antifascites

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    Le groupe Génération identitaire officiellement dissous

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 3 March, 2021 - 11:52 · 1 minute

Le groupe d

POLITIQUE - Génération identitaire n’est plus. Le groupe d’extrême droite a été officiellement dissous ce mercredi 3 mars lors du Conseil des ministres. C’est Gérald Darmanin qui l’a annoncé à la mi-journée sur les réseaux sociaux, un peu plus de deux semaines après avoir initié la procédure.

“Plusieurs actions entreprises par l’association Génération identitaire démontrent la volonté d’agir en tant que milice privée”, écrit notamment le décret qui acte cette dissolution évoquée par le ministre de l’Intérieur dès le 26 janvier en marge d’une opération anti-migrants menée par le groupuscule dans les Pyrénées.

Plus d’informations à venir...

À voir également sur Le HuffPost: Marine Le Pen a toujours été contre la CEDH sauf... pour défendre Génération identitaire

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    Marion Maréchal et Jordan Bardella "censurés"? Facebook répond

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 22 February, 2021 - 13:57 · 3 minutes

Le député européen RN Jordan Bardella et la directrice de l

CENSURE - La polémique enfle. Le numéro 2 du Rassemblement national Jordan Bardella et l’ex-députée RN Marion Maréchal ont dénoncé dimanche 21 février une “censure” de Facebook. Le réseau social a, selon eux, menacé de “dépublier” leurs pages après des messages de soutien au mouvement d’extrême droite Génération identitaire, menacé de dissolution par le gouvernement .

“Facebook s’arroge le droit de supprimer mes publications défendant la liberté d’expression et dénonçant la dérive liberticide du gouvernement! Jusqu’à la censure pure et simple de ma page sans recours possible?”, a interrogé le vice-président du RN sur Twitter.

“Suite à mon message de soutien à Génération identitaire, Facebook a bloqué ma page, je ne peux plus publier. Les GAFAM sont dans une démarche de censure idéologique et politique en dehors de tout cadre judiciaire”, a de son côté affirmé Marion Maréchal, également sur Twitter.

Tous deux ont reçu de Facebook le même message d’avertissement, dont ils ont posté une capture d’écran sur leurs comptes Twitter: “Votre page est sur le point d’être dépubliée” en raison “d’infractions répétées aux standards de la communauté”.

“Nous supprimons ce contenu lorsque nous l’identifions”

Sollicité par Le HuffPost , Facebook France nous a répondu ce lundi 22 février. “Nous ne tolérons pas le contenu publié pour soutenir ou faire la promotion d’organisations qui propagent la haine ou attaquent les autres sur la base de leur race, religion, ethnicité ou nationalité, comme Génération identitaire, banni de nos plateformes depuis 2018, assure un porte-parole du réseau social. Nous supprimons ce contenu lorsque nous l’identifions”.

Jordan Bardella avait indiqué avoir relayé le communiqué du RN en soutien à Génération identitaire. Un message “parfaitement soft”, selon lui. Les pages Facebook de Jordan Bardella (122.000 abonnés) et de Marion Maréchal (766.000 abonnés) étaient visibles lundi, toutefois sans les messages de soutien à Génération identitaire.

Selon nos informations, Facebook a bien supprimé de ces deux pages Facebook plusieurs contenus partagés pour soutenir Génération identitaire ces derniers jours. Si les pages n’ont pas été suspendues temporairement ou définitivement, le blocage de certaines fonctionnalités a été imposé sur ces mêmes pages.

Depuis 2018, et la décision de Facebook de désigner Génération identitaire comme “organisation haineuse” et de l’interdire de sa plateforme, tout contenu provenant de cette organisation, tout contenu qui pourrait contribuer à la diffusion de leurs messages, ou tout contenu soutenant ou faisant l’éloge de Génération identitaire, est supprimé lorsqu’il est identifié.

De son côté, Jordan Bardella ne s’interdit pas des poursuites judiciaires. “On étudie avec nos avocats ce qu’il est envisageable de faire”, face à cette “mise sous tutelle de la liberté d’expression”.

À voir également sur Le HuffPost: La manifestation de Génération Identitaire tourne à l’affrontement avec des antifascites