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    #Balancetonbar: une enquête ouverte par la procureure de Paris

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 17 November, 2021 - 14:25 · 2 minutes

Après les témoignages de <a class=#Balancetonbar, la procureure de Paris ouvre une enquête (Photo by MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images)" src="https://img.huffingtonpost.com/asset/5e10d7b8250000041998fc0f.jpeg?cache=epnPOuXk3H&ops=crop_11_371_5557_2906%2Cscalefit_630_noupscale" />

VIOLENCES - Un mouvement né en Belgique et qui trouve un écho en France. Alors que le hashtag #Balancetonbar a été lancé à Bruxelles il y a quelques semaines, les témoignages s’accumulent sur les réseaux sociaux. De ce côté-ci de la frontière, le mot dièse a également pris son essor, à tel point que la nouvelle procureure de Paris, Laure Beccuau, a décidé d’ouvrir une enquête.

“Balance ton bar” est un mouvement invitant à l’ouverture de la parole sur les établissements où plusieurs personnes ont été droguées à leur insu au GHB , aussi appelée “drogue du violeur”, avant d’être victimes d’agressions ou de viols.

Analyses toxicologiques des plaignantes

“Un certain nombre de plaintes ont été reçues au parquet, a annoncé Laure Beccuau sur RTL ce mercredi 17 novembre. Nous avons à l’heure actuelle neuf plaintes”. Ces dernières se concentrent toutes dans le quartier Pigalle à Paris, selon le média.

“Nous avons démarré ces enquêtes depuis le 8 novembre, donc c’est vraiment tout récent. Ce que nous sommes en train d’accomplir ce sont toutes les analyses toxicologiques des plaignantes afin de savoir si elles ont été bien victimes de ce que l’on appelle l’administration de substances de façon non consentie. Ce qui fait que les auteurs peuvent encourir des peines tout à fait importantes”.

L’enquête est, pour le moment, “confiée aux commissariats de police compétents. Mais il n’est pas exclu que les services de police judiciaire, si le phénomène se développe, soient saisis rapidement”, souligne Laure Beccuau.

Cette dernière souhaite aussi “dire aussi à ces jeunes femmes qui fréquentent ces établissements festifs, les bars: ‘méfiez-vous de ces substances qu’on peut introduire à votre insu dans vos verres’”.

À 61 ans, Laure Beccuau, en place depuis un mois, est la première femme à prendre la tête du parquet de Paris, un des postes les plus sensibles de la magistrature. Elle était depuis 2016 procureure de Créteil.

“Vivre sans le poids d’être en danger perpétuellement”

Les militantes à l’origine du hashtag ont interpellé dans un courrier début novembre les 19 bourgmestres de la région de Bruxelles. Elles ont ainsi demandé le soutien du monde judiciaire et du milieu de la nuit pour lutter contre ce qu’elles présentent comme des “violences sexuelles systémiques” dans les bars et clubs de la capitale belge.

“Nous exigeons de vivre sans le poids d’être en danger perpétuellement et en tous lieux. Nous voulons un changement radical et immédiat, car ce fléau sévit depuis de trop nombreux siècles et nous ne pouvons plus le tolérer”, écrit dans cette lettre le collectif baptisé “Union féministe inclusive et autogérée” (Ufia), mêlant associations et activistes défendant les femmes et les minorités de genres (LGBTQIA+).

À voir également sur Le HuffPost: Écarter les candidats auteurs de violences sexuelles? La base, pour ces manifestantes

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    À Grenoble, enquête ouverte après des suspicions de GHB dans des soirées étudiantes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 28 October, 2021 - 18:06 · 2 minutes

Des élèves de Grenoble École de Management aurait ingéré du GHB à leur insu.

JUSTICE - Les soirées étudiantes à Grenoble dans le viseur de la justice. Une enquête préliminaire a été ouverte après que le procureur de la République Éric Vaillant a reçu un signalement de l’école de commerce GEM le 20 octobre dernier, indiquant que du GHB aurait circulé pendant des fêtes , rapportent France 3 et Le Dauphiné libéré .

Au cours des trois dernières soirées étudiantes de l’école, soit les deux premières semaines d’octobre, plusieurs élèves auraient eu des pertes de mémoires. Des symptômes caractéristiques de la GHB, aussi appelée “drogue du violeur”. Une jeune fille aurait été testée positive.

Le procureur a déclaré à France 3 qu’“aucune plainte pour viol ou tentative de viol n’a(vait) pour l’instant été déposée”. L’enquête va permettre de “dire s’il y a des victimes, s’il y a des liens entre elles, qui a fourni le produit et si certains ont pu être victimes d’infractions particulières de type vol ou agressions sexuelles”.

Une convention pour faciliter les signalements

“Les étudiants vont commencer à être entendus, j’ai une dizaine de noms d’étudiants qui m’ont été donnés, on va les entendre et on va voir si on peut faire des regroupements, et si certains souhaitent ou non déposer plainte”, a précisé sur BFMTV Éric Vaillant.

Les soirées étudiantes à Grenoble École de Management sont pour le moment annulées.

Cette enquête intervient alors que GEM, Université Grenoble-Alpes et le parquet ont signé récemment une convention pour faciliter justement les signalements, afin de lutter contre les violences sexuelles et sexistes dans le monde universitaire. Les établissements qui reçoivent des témoignages devront ainsi les transmettre au procureur, et une enquête sera ouverte.

D’après France bleu , à la mi-octobre, 12 signalements avait été transmis au parquet de Grenoble depuis février par les établissements: 10 de Sciences-Po , un de l’INPG (institut d’ingénierie et de management) et un de GEM.

À voir également sur Le HuffPost: Elle est acceptée dans une école prestigieuse, la réaction de ses parents fait chaud au cœur

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    Royaume-Uni: une vague de piqûres pour droguer des étudiantes en boîte inquiète

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 October, 2021 - 08:22 · 4 minutes

DROGUE - Après du GHB dans les boissons , les piqûres: une vague de témoignages d’étudiantes droguées à leur insu par des injections en boîte de nuit inquiète au Royaume-Uni, où la police a été saisie de plus de 100 cas et a procédé à de premières arrestations.

Cela fait des années qu’est connue la pratique qui consiste à introduire des drogues dans la boisson d’une victime . Mais ces derniers jours, de nombreuses jeunes femmes et quelques jeunes hommes ont dénoncé des agressions dans des bars ou boîtes de nuit à l’aide d’aiguilles hypodermiques, provoquant l’effroi au Royaume-Uni.

Les témoignages se sont multipliés après que deux étudiantes de l’Université de Nottingham ont pris la parole dans les médias britanniques, affichant leurs marques d’aiguilles et leurs ecchymoses sur la peau.

24 rapports de police impliquant des piqûres

Zara Owen, étudiante en première année, avait expliqué s’être réveillée après une soirée avec des souvenirs flous et une douleur aiguë dans la jambe, où elle avait repéré une piqûre.

“J’ai un black-out complet”. La police enquête sur un certain nombre de rapports de femmes qui disent avoir reçu des injections par aiguilles lors de sorties nocturnes. Zara Owen partage son expérience d’avoir été la victime d’une telle attaque”.

Sarah Buckle, en deuxième année, avait, elle, été emmenée à l’hôpital par ses amis après s’être brusquement effondrée lors d’une sortie nocturne. Elle a ensuite découvert sur sa main une ecchymose avec une marque sombre au centre, qu’elle a montrée à la chaîne télévisée Channel 4 News.

Depuis septembre, la police britannique a déclaré avoir reçu 140 rapports sur des incidents impliquant des boissons droguées et 24 impliquant des piqûres.

“Il est clair que ces rapports sont très préoccupants”, a déclaré le chef de police adjoint Jason Harwin, responsable de la branche drogue au sein de la fédération (NPCC) qui coordonne les différents organismes policiers.

Trois personnes arrêtées

Selon lui, le NPCC travaille ”à un rythme soutenu” pour “comprendre l’ampleur de cette délinquance”, établir tout lien entre ces allégations et traduire les responsables en justice.

Vendredi, la police de Nottinghamshire, dans le nord de l’Angleterre, a annoncé avoir arrêté deux hommes dans le cadre de son enquête sur des incidents de “piqûres” survenus dans la ville. Les jeunes gens, âgés de 18 et 19 ans, sont soupçonnés d’avoir planifié de droguer des personnes “avec l’intention de leur nuire, de les importuner ou de les blesser”, ont indiqué les forces de l’ordre.

Dans la région voisine du Lincolnshire, la police a arrêté tôt dans la matinée un homme de 35 ans, soupçonné de posséder des drogues avec l’intention de les administrer, après avoir reçu l’aide du personnel d’une boîte de nuit. Mais sans que cela n’implique une aiguille.

Depuis le début du mois, la police du Nottinghamshire a reçu 15 signalements de “piqûre présumée par un objet pointu” de la part de 14 femmes et d’un homme, et 32 signalements en tout d’administration de drogues depuis début septembre.

Et cela concerne d’autres régions d’Angleterre. La police du Devon et des Cornouailles affirme enquêter sur “un incident au cours duquel une femme a été agressée avec une aiguille” dans une boîte de nuit d’Exeter. Un cas a aussi été rapporté dans les West Midlands.

Boycott des bars et “crime ignoble”

Cette vague de dénonciations intervient quelques mois seulement après la mort très médiatisée de deux jeunes femmes dans les rues de la capitale, qui avait créé une émotion considérable au Royaume-Uni et relancé le débat sur la sécurité des femmes dans l’espace public.

Sarah Everard, une Londonienne de 33 ans, avait été attaquée en pleine rue puis tuée début mars par un policier tandis qu’elle rentrait chez elle. Sabina Nessa, enseignante de 28 ans, avait disparu le 17 septembre alors qu’elle sortait de chez elle pour se rendre à un bar situé à cinq minutes à pied. Son corps avait été retrouvé le lendemain dans un parc, caché sous un tas de feuilles.

Pour protester face à cette nouvelle atteinte à leur sécurité, les étudiantes et leurs camarades masculins préparent une série de boycotts des discothèques et bars, refusant de sortir un soir déterminé à l’avance dans chaque ville pour réclamer une meilleure protection.

Plus de 163.000 personnes ont ainsi signé une pétition demandant au gouvernement de rendre obligatoire la fouille minutieuse des clients à l’entrée des boîtes de nuit. La commission parlementaire en charge des affaires intérieures a examiné mercredi les témoignages des victimes, sa présidente Yvette Cooper qualifiant ces attaques à l’aiguille de “crimes ignobles”.

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