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    Sur France 24, un expert endort son enfant en pleine interview

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 July - 14:01 · 3 minutes

François Gemenne en direct sur France 24, avec son enfant endormi dans les bras. François Gemenne en direct sur France 24, avec son enfant endormi dans les bras.

FRANCE 24 - Les experts du GIEC doivent, eux aussi, faire face aux aléas du télétravail. Membre du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat, François Gemenne était l’invité du jour sur France 24 ce mardi 19 juillet.

Interviewé en duplex par la journaliste Achren Verdian, l’expert n’était pas seul à l’écran. Alors qu’il s’exprimait sur le dérèglement climatique , il tenait son enfant malade dans les bras.

“Respect à notre invité François Gemenne d’avoir parlé dérèglement climatique durant de longues minutes sur France 24 tout en réussissant à endormir son bébé”, a écrit la journaliste sur son compte Twitter après son passage à l’antenne. Ce à quoi Gemenne a répondu, non sans ironie: “Malheureusement, ce discours a le même effet sur certains dirigeants que sur mon bébé”.

Des phénomènes extrêmes plus “intenses et fréquents”

Si ses mots ont fait office de berceuse pour le dernier de ses trois enfants, le discours inquiétant de François Gimenne a pourtant de quoi produire l’effet inverse.

Depuis l’apparition d’ incendies dévastateurs en France, notamment en Gironde , l’expert du GIEC enchaîne les plateaux télé pour alerter du danger climatique qu’ils laissent présager. Un discours qu’il répète depuis des années déjà. Avec les méga-feux de La Teste-de-Buch et de Landiras, de nombreux Français en observent les conséquences directes.

“Le changement climatique va avoir pour effet de rendre les phénomènes extrêmes, comme ces vagues de chaleur, plus intenses et plus fréquents, tout comme les feux de forêt”, expliquait-il sur BFMTV le lundi 18 juillet. “Il faut se rendre compte qu’à l’avenir, cela va devenir la norme”, a-t-il ajouté.

“Il y a des solutions pour nous adapter. Mais cela demande des investissements. (...) Tout le monde ne va pas sortir gagnant. Les industries fossiles vont être les perdants de l’histoire.” Mais en attendant, “on sait qu’il y a encore énormément d’intérêts financiers et politiques liés ces industries”, a-t-il également expliqué sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC le 18 juillet.

L’expert du GIEC est également très présent sur les réseaux sociaux, pour alerter des récents événements climatiques qui n’ont rien de normal, et qui s’aggraveront avec le temps. “Dans quelques années, nous nous souviendrons avec émotion de l’époque actuelle, où le thermomètre n’atteignait les 40° que quelques jours par an...”, écrivait-il dimanche 17 juillet dernier.

16.000 personnes avaient été évacuées en Gironde ce lundi 18 juillet, sous une chaleur caniculaire (41,2 °C relevé à Arcachon). Les deux incendies, qui progressent encore, ont ravagé plus de 19 000 hectares de forêt depuis mardi dernier.

À voir également sur Le HuffPost: À cause des incendies en Gironde, Bordeaux se réveille dans le brouillard

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    La formation des députés sur le climat, autant suivie à gauche qu'à droite?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 23 June - 17:12 · 2 minutes

ASSEMBLÉE NATIONALE - 18%. C’est le nombre de députés qui considèrent que l’humanité n’est pas responsable du réchauffement climatique, d’après un rapport de l’Ademe publié en 2020. C’est pour cette raison que l’ancien député Matthieu Orphelin a décidé d’organiser des formations sur le climat destinés aux 577 députés nouvellement élus. Une initiative menée grâce à la participation d’une quarantaine de scientifiques qui ont participé aux rapport du GIEC pour le climat ou de l’ IPBES pour la biodiversité, mais avec la collaboration d’associations telles que Pour un réveil écologique ou encore le Réseau action climat.

Les formations se sont déroulées sur trois jours, du lundi 20 au mercredi 22 juin, alors que les députés faisaient leur rentrée, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en haut de l’article . “Elles se présentent sous la forme de séquences, avec un partage des connaissances par les scientifiques formateurs. Séquences de 20 à 30 minutes, puis des dialogues en petit comité avec les députés pour approfondir certaines problématiques”, détaille au HuffPost Christophe Cassou, climatologue et auteur principal 6e rapport du GIEC. “C’est vraiment une démarche apartisane. Le maître mot, c’était d’être ouvert à tous, donc quelque soit le parti, les députés sont les bienvenus pour venir nous voir”, explique Lola Vallejo, directrice du programme “climat” à l’ Institut du développement durable et des relations internationales.

L’objectif fixé au lancement de l’opération était de former au moins la moitié des députés, comme l’indiquait Matthieu Orphelin lundi 20 juin:

Déséquilibre des partis

Au bout des trois jours de formation, le bilan est très contrasté entre les différents partis. 154 députés sur 577 ont participé à l’opération, dont 1 député Rassemblement national, 1 député Les Républicains, 1 député divers droite, 1 député divers gauche, 70 élus issus de la coalition de la Nupes et 80 députés de la majorité présidentielle.

Des écarts pas si surprenant que ça lorsqu’on regarde le rapport de l’Ademe cité précédemment. Il indique que seulement 18% des parlementaires de droite interrogés considèrent l’environnement comme l ’un des enjeux les plus importants pour la France, contre 79% à gauche et 65% pour la majorité présidentielle. Mais également que 38% des parlementaires de droite considèrent qu’il s’agit uniquement d’un phénomène naturel qui a toujours existé, contre 10% dans la majorité et 4% à gauche.

Si l’objectif de 289 députés formés aux enjeux climatiques n’a pas été atteint, Matthieu Orphelin tout comme les scientifiques qui se sont déplacés pour l’occasion restent optimistes: “Chaque tonne de CO2 compte, chaque fraction de degré de réchauffement compte et chaque député compte”, conclut Christophe Cassou.

À voir également sur Le HuffPost: Les 3 attitudes vraiment utiles pour le climat selon le GIEC

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    Présidentielle: le désarroi des jeunes face à une élection "au niveau zéro sur le climat"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 16 April - 10:00 · 7 minutes

Le premier tour de la présidentielle est un échec pour le climat pour de nombreux jeunes. Beaucoup sont prêts à se mobiliser encore davantage dans la rue.  Le premier tour de la présidentielle est un échec pour le climat pour de nombreux jeunes. Beaucoup sont prêts à se mobiliser encore davantage dans la rue.

CLIMAT- Une élection au résultat connu avant la fin? “Macron et Le Pen sont au même niveau zéro sur le climat, je suis totalement perdue sur mon choix pour le deuxième tour”, confie au HuffPost Justine, 22 ans, pour qui cette élection est déjà... une défaite pour l’environnement.

Les deux candidats encore en lice pour le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 24 avril, ne sont en effet pas à la hauteur de la crise climatique , selon plusieurs analyses d’experts et d’associations environnementales.

Le Réseau Action Climat , spécialisé sur le thème du changement climatique, a mis la note de zéro aux programmes d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Sur le volet protection animale, l’Organisation non gouvernementale (ONG) L214 juge que Jean-Luc Mélenchon répond à 82% des enjeux et Yannick Jadot à 76%, très loin devant Marine Le Pen (26%) et Emmanuel Macron (6%).

“On voit bien que seuls Jadot et Mélenchon prenaient en compte l’urgence climatique”, appuie de son côté la militante écologiste Camille Étienne, interrogée par Le HuffPost. La jeune femme de 23 ans sensibilise ses abonnés aux questions environnementales sur Instagram et Twitter.

“On se retrouve avec deux personnes qui ne prennent pas au sérieux la crise climatique: Marine Le Pen pour qui c’est un non-sujet et Emmanuel Macron qui en parle encore moins qu’il y a cinq ans”, estime Camille Étienne.

Déçus du quinquennat Macron

Comment des candidats peuvent-ils ne pas faire de l’écologie le sujet central de leur campagne alors que les scientifiques alertent que le dérèglement climatique s’accélère?

Ce constat est une aberration pour tout un pan d’une génération: ces jeunes qui marchent pour le climat et s’inquiètent pour leur avenir en lisant les conclusions du dernier rapport du Giec . Les experts sont pourtant clairs: il nous reste trois ans pour inverser la trajectoire et “sauver le climat”. Soit moins d’un mandat présidentiel.

“Si le message ne prend pas en haut, ça viendra d’en bas”, profère Alexandre, étudiant en Histoire de 24 ans, contacté par Le HuffPost . Même proposition de la part de Juliette: “On voit bien que la politique ne changera rien, le quinquennat Macron en est une preuve. Il a promis en 2017 le ‘ Make Our Planet Great Again ’ et il a échoué”, nous confie la jeune femme.

Sur Facebook et Twitter, les associations comme Greenpeace croulent sous des messages similaires. La majorité des expéditeurs ont moins de 30 ans, et ne savent plus comment éveiller les consciences sur la crise climatique. “Sur nos réseaux ils se questionnent et s’inquiètent, explique au HuffPost Sarah Fayolle chargée de campagne de Greenpeace, ils se demandent ′ et maintenant, on fait quoi?’”

“J’ai vraiment vu une vague importante de messages de personnes prêtes à s’engager et pour qui cette élection a été la goutte de trop. Il y a une haine, une déception profonde qu’il faut réussir à catalyser pour se battre et ne pas rester dans la léthargie”, complète Camille Étienne.

“Goutte de trop”

C’est elle qui a décidé de créer une boucle Telegram pour mettre en lien, par ville, des personnes désireuses de s’engager et des ONGs environnementales. Quelques jours après les résultats du premier tour, près de 3500 personnes avaient rejoint le groupe.

“Ce sont en grande majorité des jeunes, des mineurs à des personnes de 30-35 ans”, explique la militante. Certains rejoignent le groupe pour partager leur crainte, comme cette entrepreneuse: “en quête de fonder une famille mais je ne sais plus si c’est la meilleure des idées”.

D’autres partagent leurs idées pour que l’écologie revienne au centre des discours avant le second tour: “Il faudrait amener Macron à faire un rendez-vous médiatique entre Mélenchon et Jadot où il devra officiellement accepter de suivre leurs mesures”.

Il est toutefois trop tôt pour dire si ce flot de messages sur les réseaux sociaux découlera sur une vague verte dans la rue. C’est ce qu’espèrent en tout cas les associations, comme l’exprime Greenpeace au HuffPost :“La mobilisation monte et tant mieux, on va avoir besoin de la voix de tout le monde” dans les actions et manifestations pour sauver le climat.

“Ce qui est sûr c’est que le mouvement a fait le deuil, d’un Emmanuel Macron qui aurait à cœur la survie de la planète, les liens sont rompus”, selon Yann Le Lann, sociologue et coordinateur du collectif Quantité Critique, spécialisé dans l’étude quantitative des mouvements sociaux actuels.

Les moyens d’action en question

Les études sur les précédentes élections montrent aussi que la vie électorale n’est pas la voie principale de mobilisation des militants. Une grande enquête “mouvement climat” de Sciences Po Grenoble en 2021 révèle que les répondants font très peu confiance au Président, seulement 3% le trouvent crédible pour décider de ce qui est meilleur pour le pays, contre 18% pour les Français en général.

Les leviers d Les leviers d'action les plus efficaces pour faire plier les dirigeants politiques selon les militants pour le Climat.

Quant aux mesures effectives pour influencer les décideurs politiques, les militants jugent peu utiles les marches ou encore la Convention citoyenne pour le climat , mise en place par Emmanuel Macron en 2019 . À l’inverse, les actions en justice, à l’instar de l’Affaire du siècle ayant condamné l’inaction climatique de l’État, sont considérées efficace.

“Il existe aujourd’hui d’autres moyens d’action comme la désobéissance civile, les interpellations de grandes entreprises ou des marches pour le climat”, détaille au HuffPost Sarah Fayolle de Greenpeace. Pour les enjeux climatiques, se dresser contre l’exécutif est de plus en plus considéré comme étant la voie normale.

Voter quand même au second tour

En dépit d’un choix électoral que certains estiment décevant, “on rappelle que le vote est important pour le deuxième tour avec le danger de l’extrême droite”, explique Sarah Fayolle. “M ais aussi pour les législatives afin d’avoir une opposition solide à l’Assemblée nationale face à un Président ou une Présidente qui, dans tous les cas, ne répondra pas suffisamment à l’urgence climatique.”

“Le pire pour moi serait de ne pas voter, là je ressentirais vraiment de la culpabilité”, témoigne d’ailleurs Laura, franco-américaine de 20 ans, en réponse à un appel à témoignages lancé par Le HuffPost . “Cependant, je ne me fais pas d’illusions: l’écologie, l’environnement, la lutte contre le réchauffement climatique resteront les grands perdants de cette élection et des suivantes. Et ça me rend franchement malade”, poursuit la jeune femme qui se questionne sur l’intérêt du vote s’il ne représente pas ses convictions.

La question du vote des moins de 30 ans sera ainsi centrale le 24 avril. Déjà au premier tour, ce sont les 25-34 ans qui ont le moins voté (33%) et 24% des 18-24 ans ne se sont pas mobilisés. Le vote blanc est aussi plébiscité par cette tranche d’âge, car symbole de contestation de candidats indifférents à leurs attentes.

“J’hésite encore à voter blanc”, témoigne Alexandra, étudiante, qui dit “avoir peur d’un régime fasciste. Mais continuer dans la voie de capitalisme avec Macron, droit vers l’extinction de l’humanité m’effraie tout autant.”

Les associations environnementales tentent de convaincre les jeunes partageant cette opinion des dangers de l’extrême droite au pouvoir. Sur ce point, le sociologue Yann Le Lann reste confiant: “Ce sont des personnes très participatives qui finiront par faire barrage à Marine Le Pen.”

À écouter aussi sur Le HuffPost: Sur l’écologie, quel candidat à la présidentielle 2022 est le plus honnête sur la catastrophe à venir?

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    Le crapaud doré, première espèce dont le réchauffement climatique a causé officiellement la disparition

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 13 April - 15:21 · 4 minutes

Un crapaud doré (Incilius periglenes), une espèce disparue à cause du réchauffement climatique. Un crapaud doré (Incilius periglenes), une espèce disparue à cause du réchauffement climatique.

CLIMAT - Le crapaud doré est le premier. Ceux qui ont pu avoir la chance d’observer ce petit amphibien au coeur de la forêt nuageuse costaricaine ne l’oublieront jamais. Pour les autres il est trop tard, car cette espèce est désormais éteinte.

Auparavant, il était possible de l’apercevoir quelques jours dans l’année, lorsqu’une armée de ces petits batraciens apparaissaient mystérieusement dans les mares de cette forêt tropicale pour se reproduire. “Le sol est très sombre et les crapauds dorés se dessinaient comme des figurines animales. C’était un sacré spectacle” au milieu des “arbres noueux, sculptés par le vent et recouverts de mousse”, raconte pour l’AFP Alan Pounds, écologue à la réserve biologique de Monteverde au Costa Rica.

Mais ça, c’était avant de constater sa disparition en 1990. Aujourd’hui, il est possible d’affirmer qu’il s’agit de la première espèce connue dont l’extinction est attribuée au réchauffement climatique . Le crapaud doré ne vivait que dans les forêts de Monteverde. “Environ 99% de sa population a été perdue en une seule année”, relate Alan Pounds, dont les conclusions sont validées par le rapport du Giec sur les impacts du réchauffement publié en février . Ce n’est donc certainement pas la dernière espèce à disparaître.

“Gâchette” climatique

Même si le monde parvient à limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, ce qui représente l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, 9% des espèces de la planète pourraient disparaître, selon les experts climat de l’ONU (Giec).

Quelques autres l’ont rejoint dans la tombe, et ce n’est certainement qu’un début. Depuis son arrivée dans le pays au début des années 1980 pour étudier les amphibiens, le docteur Alan Pounds a déjà pu constater la disparition de plusieurs autres espèces, comme la grenouille harlequin de Monteverde.

Dès lors, les chercheurs ont mis en exergue l’évolution du climat local et celle des populations d’espèces. Ils y ont vu l’influence périodique du phénomène El Nino, mais aussi des tendances durables liées au changement climatique, les déclins se produisant après des périodes inhabituellement chaudes et sèches.

S’ajoute à cela la chytridiomycose, une infection tueuse d’amphibiens. Cette dernière a joué un rôle majeur dans la disparition d’espèces selon Alan Pounds et ses collègues. Pour eux, la maladie a été “la balle, le changement climatique a appuyé sur la gâchette”. Et ce mécanisme s’observe ailleurs.

Un exemple, le melomys rubicola, petit rongeur qui vivait sur une minuscule lande de terre au large de l’Australie et que personne n’a aperçu depuis 2009. Seul mammifère endémique de la Grande barrière de corail , il n’a vraisemblablement pas survécu à la submersion de son habitat, et donc déclaré éteint en 2016.

Globalement, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime que le changement climatique est une menace pour près de 12.000 espèces, dont près de 6.000 risquent l’extinction. “C’est absolument terrifiant”, commente Wendy Foden, experte climat à l’UICN. Des négociations internationales sont en cours pour parvenir à un traité pour mieux préserver la nature, notamment en protégeant au moins 30% des terres et des océans d’ici 2030.

Mais avec le réchauffement climatique, cette protection classique n’est pas suffisante, souligne Wendy Foden. “Même les contrées sauvages les plus isolées seront affectées par le changement climatique ”.

Une forêt tropicale qui devient sèche

A Monteverde, même les nuages ont changé. Les précipitations ont augmenté dans cette région ces 50 dernières années mais elles sont devenues plus erratiques, alternant entre périodes très pluvieuses et périodes très sèches, souligne pour l’AFP Alan Pounds.

Dans les années 1970, cette forêt comptait environ 25 jours secs par an en moyenne, contre environ 115 ces dix dernières années. De plus, le brouillard qui enveloppait la forêt pour conserver l’humidité pendant la saison sèche, donnant son nom à cette “forêt nuageuse”, s’est réduit d’environ 70%. “Souvent, ça ressemble plus à une forêt de poussière qu’à une forêt de nuages”, regrette le docteur.

Des recherches continuent d’être menées pour espérer retrouver une trace du crapaud doré, puisqu’une équipe de conservationnistes s’est lancée l’an dernier sur ses traces dans son habitat historique de la “forêt éternelle des enfants” au Costa Rica. Mais l’espoir semble perdu. Comme l’affirme Alan Pounds, “avec chaque année qui passe, il semble de moins en moins probable qu’il réapparaisse”.

À voir également sur le HuffPost: Avec le sable du Sahara, ce n’est pas la radioactivité qui est dangereuse

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    Sauver le climat grâce Cop26 est possible (mais il y a un mais)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 13 April - 15:04 · 4 minutes

La science est pour la première optimiste pour le climat grâce aux engagements révisés par les Etats lors de la Cop26.  La science est pour la première optimiste pour le climat grâce aux engagements révisés par les Etats lors de la Cop26.

CLIMAT - Un autre chemin est encore possible. Les engagements climatiques pris lors de la Cop26 de Glasgow (Écosse) fin 2021 pourraient, s’ils sont tenus, maintenir le réchauffement juste en dessous de 2°C d’ici la fin du siècle. C’est en tout cas ce qu’affirment des chercheurs dans une modélisation publiée ce mercredi 13 avril dans la revue scientifique Nature .

“C’est une grande nouvelle car c’est la première fois que les gouvernements ont la confirmation que leurs engagements climatiques permettent de maintenir le réchauffement en dessous de 2°C”, s’enthousiasme Christophe McGlade, l’un des auteurs et chef de l’unité “Approvisionnement en énergie” à l’Agence internationale de l’énergie. Il faut en effet bien se rendre compte que pendant 50 ans, la lutte contre le crise climatique n’a été qu’une succession d’échecs.

La Cop21 et l’Accord de Paris avaient enfin mis tout le monde d’accord. 195 pays avaient signé pour un réchauffement “nettement” en dessous de +2 °C d’ici à 2100 et si possible à +1,5 °C par rapport aux températures de l’ère préindustrielle. Mais les engagements individuels des pays étaient bien insuffisants. Dans le dernier rapport du Giec , les experts du climat estimaient qu’au vu de ces promesses, la hausse des températures allait dépasser les +3°C.

Des conditions

Pour parvenir à cette conclusion encourageante, les scientifiques ont épluché les objectifs révisés de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays signataires de l’Accord de Paris de 2015. En sept ans, les pays ont largement revu à la hausse leurs objectifs climatiques.

Ce qui permet aux auteurs de cette étude d’affirmer qu’il est encore possible de maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C. Mais il y a une condition: ces promesses doivent être mises en œuvre “intégralement” et “dans les délais”.

Un objectif qui n’est pas si simple à atteindre et oblige les États à relever deux défis. Le premier: la réalisation de leurs promesses, les “NDC”. Ce sont les plans climatiques déployés par chaque pays pour réduire drastiquement leurs émissions nationales d’ici 2030. Le second: tenir leurs engagements à long terme après 2030. Seule la combinaison des deux permettra de contenir la température en dessous de la barre symbolique des 2 °C. La probabilité du dépassement de cette limite reste forte: plus de 40% pour 2°C et plus de 12% pour 2,5 °C.

Aucune garantie que les pays respectent leurs engagements

Les scientifiques ajoutent qu’il n’y a aucune garantie que les pays respectent leurs engagements: “l’optimisme devrait être freiné jusqu’à ce que les promesses de réduire les émissions à l’avenir soient soutenues par des actions plus fortes à court terme”, mettent-ils en garde. De plus, le financement de ces promesses est loin d’être acté. La Cop15 de 2009 prévoyait 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour le climat. Lors de la Cop26, l’échéance a été reportée à 2023.

Les pays développés se sont aussi engagés à soutenir les pays pauvres . Encore une fois, le Nord rechigne pourtant à sortir le porte-monnaie, alors que 100 milliards de dollars par an ont été promis; il manque aujourd’hui encore 20 milliards. Mais même si cette promesse était tenue, l’aide resterait insuffisante. Pour s’adapter au changement climatique, 140 à 300 milliards par an sont nécessaires à ces pays, a évalué en 2016 le Programme des Nations unies pour l’environnement.

La liste de conditions pour “sauver le climat” est donc longue. Mais imaginons que les États respectent les engagements pris à la Cop26, mettent sur la table assez d’argent pour financer leurs promesses et aider les pays pauvres: nous sommes sur le bon chemin pour “sauver le climat”. Une très bonne nouvelle qui reste à nuancer.

Des conséquences déjà graves avec +1,5 degré

Même avec toutes ces exigences cochées, l’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris (celui qui veut maintenir le réchauffement à +1,5°C) reste hors de portée. “Les promesses de réduction nette des émissions de gaz à effet de serre nous placent juste en dessous de 2°C, mais pas de 1,5°C”, déplorent les scientifiques. L’objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris a moins de 10% de chances d’être atteint. Une trajectoire encore réalisable, mais seulement si des mesures nouvelles sont mises en place. Il est en effet probable que la hausse de 1,5°C soit atteinte dès 2030.

Avec des conséquences néfastes. “Un dépassement de l’objectif +1,5 °C exposerait les systèmes naturels et humains à de graves risques (...) comme la disparition d’écosystèmes (degré de confiance élevé)”, alerte le Giec. Les experts ajoutent au catalogue des risques: l’augmentation des périodes de sécheresse extrêmes, des risques de manque d’eau, plus de personnes menacées par la pauvreté en Afrique et en Asie.

Pour éviter ce scénario sombre, il faudrait donc aller plus loin et plus vite que les promesses actuelles, dont rien n’assure qu’elles seront tenues. Un maigre espoir qui pourrait se concrétiser si le Sommet de la Terre, prévu début juin à Rio, accouche de mesures très fortes pour le climat.

À écouter aussi sur Le HuffPost: L’épisode de notre podcast L’Envert du décor sur la Cop26 sans déprimer

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    Giec: Les trois attitudes (vraiment utiles) à adopter pour limiter le réchauffement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 9 April - 09:30 · 2 minutes

ENVIRONNEMENT- Arrêter de prendre l’avion, manger moins de viande, ou encore laisser la voiture au garage: pour la première fois, le Giec consacre un chapitre entier à la “demande” dans son dernier rapport publié ce lundi 4 avril. Trois attitudes sont particulièrement efficaces pour limiter le réchauffement climatique, c omme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

  • Diminuer le plus possible les voyages en avion

Les experts du climat évaluent qu’un vol longue distance par an, c’est déjà bien assez. Un aller-retour Paris-New York, c’est 1 tonne de CO2, soit la consommation électrique moyenne pour se chauffer d’un ménage pendant une année. Pour bien se rendre compte de l’efficacité de cette mesure, sachez qu’éviter un vol long-courrier par an réduit plus les émissions qu’être végétarien ou même vegan.

  • Ne plus prendre sa voiture pour les petits trajets

Au quotidien, c’est la voiture qu’il faut éviter. Pour les trajets courts, mieux vaut privilégier la marche, le vélo ou les transports en commun. Les émissions de gaz à effet de serre du vélo sont 30 fois inférieures à celles d’une voiture thermique et près de 10 fois qu’une voiture électrique. Pour réduire l’impact carbone de nos transports, le Giec souligne aussi l’efficacité du covoiturage et de la généralisation du télétravail.

  • Mieux se chauffer

Autre axe développé par les scientifiques: “améliorer” l’efficacité énergétique des bâtiments. Mieux isoler sa maison ou changer de chauffage permet de réduire sa consommation sans chauffer moins. À l’efficacité énergétique doit aussi s’ajouter la sobriété: diminuer de 1°C son chauffage permet de baisser d’environ 7% sa facture, selon l’Ademe .

“Si nous opérons les bons choix en matière de politique, d’infrastructures et de technologies, nous pourrons changer nos modes de vie et nos comportements, avec à la clé une diminution de 40 à 70% des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050”, résume à l’AFP Priyadarshi Shukla, coprésident du groupe de travail ayant élaboré le dernier rapport du Giec.

Des “petits gestes” qui doivent être accompagnés

Une baisse qui permettrait de tenir l’Accord de Paris sur le Climat qui limite à 1.5 °C, maximum 2°C, le réchauffement de la planète d’ici la fin du siècle, par rapport à l’ère préindustrielle. Pour y parvenir, il faudrait que les émissions atteignent un plateau d’ici 2025 et diminuent très fortement dès 2030. En clair, nous n’avons plus que trois ans pour agir.

Une transition rapide que les citoyens ne pourront pas réussir sans soutien des politiques publiques, comme l’explique Nadia Maïzi, professeure aux Mines à Paris et auteure principale du Giec:  “Si je veux abandonner ma voiture et que je suis dans une région sans infrastructure pour le vélo, j’ai beau en avoir envie, je ne pourrais pas le faire”.

À écouter aussi sur Le HuffPost: Comment vivre la Cop26 sans déprimer

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    Voici les 5 recommandations du GIEC pour ralentir le réchauffement climatique

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Thursday, 7 April - 15:00

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Pour sauver la planète et calmer notre éco-anxiété, voici les cinq conseils du GIEC.

Voici les 5 recommandations du GIEC pour ralentir le réchauffement climatique

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    Sur l'écologie, quel candidat à la présidentielle 2022 est le plus honnête sur la catastrophe à venir?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 6 April - 08:46 · 1 minute

PRÉSIDENTIELLE - Dimanche 10 avril, c’est le premier tour de l’élection présidentielle : impossible pour votre podcast préféré de faire l’impasse sur ce rendez-vous. Plutôt que décortiquer les programmes au chapitre de l’environnement , et si l’on cherchait le ou lesquels ont le discours le plus clair sur les bouleversements à venir?

En clair, quels candidats, et surtout quels courants de pensée parmi eux, abordent pour les cinq années à venir la catastrophe environnementale qui s’annonce... et les moyens de s’y adapter? La réponse se trouve dans ce nouvel épisode de L’Enver(t) du décor, le podcast environnement du service sciences du HuffPost.

Entre collapsologie, écomodernisme, décroissance et refus pur et simple de l’obstacle, les approches des périls n’ont parfois rien en commun. Alors que le GIEC vient tout juste d’avertir que les trois années seront cruciales pour l’humanité et la planète, un regard rigoureux sur l’offre électorale s’impose.

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