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    Le gouvernement d'Élisabeth Borne dévoilé, ce qu'il faut en retenir

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 19:58 · 5 minutes

Ndiaye, prises à droite, écologie... Ce qu'il faut retenir du premier gouvernement Borne (de gauche à droite: Amélie de Montchalin qui fait partie du trio en charge des question d'écologie, Pap Ndiaye qui arrive à l'Éducation nationale et Damien Abad, prise de choix à droite). Ndiaye, prises à droite, écologie... Ce qu'il faut retenir du premier gouvernement Borne (de gauche à droite: Amélie de Montchalin qui fait partie du trio en charge des question d'écologie, Pap Ndiaye qui arrive à l'Éducation nationale et Damien Abad, prise de choix à droite).

POLITIQUE - Après la fumée blanche, l’heure des premiers enseignements. Ce vendredi 20 mai, soit près d’un mois après la réélection d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle et cinq jours après la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon , la composition du gouvernement a été dévoilée .

Comme de coutume, c’est Alexis Kohler , le secrétaire général de l’Élysée, qui a annoncé la liste depuis le perron du palais présidentiel. Une énumération au cours de laquelle des noms bien connus depuis cinq ans sont souvent revenus, à l’image quelque part de celui d’ Élisabeth Borne , passée par les Transports, l’Écologie et enfin le Travail au cours du premier quinquennat Macron, avant donc de devenir cheffe du gouvernement durant le second.

Mais la continuité entre les deux mandats d’Emmanuel Macron n’était pas le seul élément marquant de ce nouveau gouvernement, avec des visages qui disent également beaucoup des ambitions présidentielles pour les cinq ans à venir.

  • Pap Ndiaye, changement de cap à l’Éducation nationale

C’était LA grande surprise parmi les noms annoncés ce vendredi 20 mai. Pap Ndiaye, historien normalien , spécialiste de l’immigration et orateur volubile pour dénoncer les violences policières policières a donc été choisi pour remplacer Jean-Michel Blanquer, qui aura passé cinq ans rue de Grenelle, un record.

Un homme qui occupait jusqu’alors le poste de directeur du musée national de l’immigration, situé porte dorée dans le XIIe arrondissement de Paris et dont la nomination en a fait hurler plus d’un à l’extrême droite . De Marine Le Pen à Éric Zemmour, nombreux sont ceux qui se sont fendus d’un tweet pour dénoncer ce choix ce vendredi.

Parmi les nouveaux entrants au gouvernement, on peut également citer la magistrate Isabelle Rome , engagée dans la défense des femmes battues et qui a été choisie à l’Égalité femmes-hommes, Sylvie Retailleau, qui arrive à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, ou encore l’ex-espoir du tennis Amélie Oudéa-Castéra , nommée aux Sports et aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

  • Des prises à droite pour Emmanuel Macron

Parmi les nouveaux entrants, au-delà des noms évoqués plus haut, il est aussi intéressant de noter qu’Emmanuel Macron et Élisabeth Borne ont fait quelques prises de choix à droite. Une manière d’envoyer un message à la droite “Macron-compatible” en vue des législatives , où le camp présidentiel aura besoin d’une majorité s’il veut continuer à gouverner pendant cinq ans.

Parmi ceux-là, impossible de ne pas citer Damien Abad , qui était jusqu’alors le patron du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale, et qui a donc fait défection pour entrer au gouvernement.

Autre recrue d’importance: Catherine Colonna . Cette diplomate de carrière était effectivement porte-parole de Jacques Chirac lorsqu’il était président avant d’occuper un poste de ministre déléguée aux Affaires européennes sous Dominique de Villepin. Tout un symbole. Et l’on peut également citer Christophe Béchu, désormais en charge des collectivités territoriales, mais qui avait déjà un pied en macronie du fait de sa proximité avec Édouard Philippe.

  • Fin de parcours pour plusieurs figures...

En revanche, pour faire de la place à ces nouveaux entrants, il a fallu laisser partir plusieurs visages marquants du premier bail d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Dans cette catégorie, on a déjà cité Jean-Michel Blanquer, qui vise une circonscription dans le Loiret pour se consoler après avoir longtemps fait partie des figures privilégiées.

Même chose pour Marlène Schiappa , qui se retrouve sans portefeuille après cinq ans à défendre envers et contre tous les idées et initiatives présidentielles. Pour Jean-Yves Le Drian, ministre depuis dix ans sans discontinuer, le départ était par contre bien plus prévisible.

Quant à Sophie Cluzel, Julien Denormandie ou Annick Girardin, tous ont annoncé retourner à leur vie de famille quand Jean-Baptiste Djebbari , le tiktokeur du précédent gouvernement, a déjà fait grand bruit avec son départ pour le secteur privé.

  • ... et des missions prolongées

Pour ce qui est des missions prolongées, on a déjà évoqué plus haut le cas de trois ministres particulièrement en vue (Éric Dupond-Moretti, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin), qui conservent tous leur portefeuille ainsi qu’une place privilégiée dans l’ordre protocolaire.

Pour d’autres en revanche, il va falloir se faire à leurs nouvelles attributions. On peut ici évoquer Sébastien Lecornu, qui passe des Outre-mer aux Armées, Brigitte Bourguignon, qui monte en grade pour récupérer la Santé, poste que perd donc Olivier Véran qui se retrouve aux Relations avec le Parlement, un portefeuille que cède Marc Fesneau pour prendre en charge l’agriculture. Vous suivez.

Et ce n’est pas fini avec des promotions encore pour Olivier Dussopt (des Comptes publics au Travail) ou Gabriel Attal, qui laisse le porte-parolat pour récupérer l’ancien portefeuille de ce dernier.

  • Trois femmes pour l’écologie

Mais parmi les maintiens les plus spectaculaires, on peut sans aucun doute citer ceux d’Agnès Pannier- Runacher, d’Amélie de Montchalin et donc d’Élisabeth Borne. Trois femmes qui appartenaient aux gouvernements précédents et qui auront désormais la charge de mener la politique du gouvernement en matière d’écologie, sujet sur lequel les macronistes ont été maintes fois critiques et même condamnés en justice pour inaction climatique .

Invitée de TF1 ce vendredi soir, Élisabeth Borne a défendu “une organisation inédite dans le domaine de la transition écologique”, sujet qui doit être présent selon elle “dans toutes les politiques que l’on mène”. Si la Première ministre donnera donc les grandes impulsions, Amélie de Montchalin est chargée de l’appliquer concrètement dans les territoires et sa collègue plus spécifiquement du sujet de l’énergie. Un défi immense auquel devra donc répondre ce trio.

Et retrouvez l’intégralité du gouvernement d’Elisabeth Borne dans notre diaporama ci-dessous:

À voir également sur le HuffPost : Mélenchon fustige le nouveau gouvernement mais épargne Ndiaye

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    Sur TF1, Élisabeth Borne joue la continuité avec le quinquennat précédent

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 19:12 · 3 minutes

Ce vendredi 20 mai, la Première ministre Élisabeth Borne était sur TF1 pour évoquer la composition de son premier gouvernement et les objectifs qu'elle se fixe. Ce vendredi 20 mai, la Première ministre Élisabeth Borne était sur TF1 pour évoquer la composition de son premier gouvernement et les objectifs qu'elle se fixe.

POLITIQUE - Rien ne change, ou presque. Ce vendredi 20 mai, après l’annonce de la composition du gouvernement d’Élisabeth Borne, nommée à Matignon en début de semaine, la nouvelle Première ministre était au journal télévisé de TF1 pour évoquer son équipe et les défis qui l’attendent.

Un dossier qu’elle a abordé en multipliant les références au premier quinquennat d’Emmanuel Macron, réélu le 24 avril dernier face à Marine Le Pen. Ainsi, la nouvelle locataire de Matignon s’est placée dans la droite lignée d’ Édouard Philippe et de Jean Castex , ses deux prédécesseurs au poste de Premier ministre, qui ont tous deux dirigé des gouvernements dont elle faisait partie. Au sujet du dernier occupant du poste, elle s’est même positionnée dans une forme de filiation, expliquant être “très en phase avec Jean Castex, par exemple sur l’importance du dialogue social”.

Une manière de dire que les cinq années qui s’annoncent poursuivront l’action engagée par Emmanuel Macron depuis son accession à l’Élysée en 2017 . Impossible à cet égard de ne pas rappeler que treize membres du gouvernement annoncé ce vendredi étaient déjà en poste avant la présidentielle, dont certains avec l’exact même rôle: Bruno Le Maire à l’Économie, Gérald Darmanin à l’Intérieur ou Éric Dupond-Moretti comme garde des Sceaux pour ne citer qu’eux.

Faire du neuf avec du vieux

Même quand elle a évoqué les nouveaux entrants, Élisabeth Borne a insisté sur le fait qu’ils étaient “convaincus” par la politique déjà engagée par Emmanuel Macron.

Et de défendre, en vrac au cours de son passage sur TF1, plusieurs lois et dispositifs mis en place par ses prédécesseurs, qui devront trouver une continuité avec la nouvelle équipe: le service civique comme moyen d’offrir une alternative à des jeunes qui “décrochent”, le “bouclier tarifaire” pour faire face à la flambée des prix de l’énergie, la “prime Macron” censée garantir le pouvoir d’achat des Français, les promesses de Jean-Michel Blanquer en matière d’éducation (alors même que Pap Ndiaye, qui lui succède rue de Grenelle, n’est absolument pas dans la même famille idéologique ) etc.

Et même sur la question de l’écologie, un dossier sur lequel Emmanuel Macron et ses ministres n’ont cessé d’être tancés pendant cinq ans, au point d’être condamnés en justice pour inaction climatique , c’est en parlant de continuité qu’Élisabeth Borne a cherché à convaincre.

Car si la Première ministre hérite pour la première fois d’un portefeuille complémentaire en plus de diriger le gouvernement, la transition écologique, c’est au côté de deux habituées des ministères sous Macron qu’elle est censée porter ce combat. Amélie de Montchalin, “qui doit mettre en œuvre la politique du gouvernement dans les territoires avec les élus”, et Agnès Pannier-Runacher, qui s’occupera en priorité des questions d’énergies, notamment en matière de renouvelables.

Reste désormais à savoir si Élisabeth Borne pourra mener cet agenda de continuité dans les cinq années à venir. Car les 12 et 19 juin prochains, elle est également candidate aux élections législatives dans la 6e circonscription du Calvados. Et on imagine que comme en 2017, il sera difficile pour un ministre battu de rester en poste au soir du second tour, si tant est que le camp présidentiel soit majoritaire à l’Assemblée.

À voir également sur le HuffPost : Mélenchon fustige le nouveau gouvernement mais épargne Ndiaye

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    Nouveau gouvernement: Amélie Oudéa-Castéra, première ministre des Sports issue du tennis

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 17:05 · 3 minutes

Amélie Oudéa-Castéra, prise en photo en mars 2022. Amélie Oudéa-Castéra, prise en photo en mars 2022.

POLITIQUE - Cinq ans après avoir offert ses services pour être ministre des Sports , Amélie Oudéa-Castéra, camarade de promotion du président de la République à l’Ena, et actuelle directrice générale de la Fédération française de tennis (FFT), a été nommée ce vendredi 20 mai à ce poste dans le premier gouvernement d’Elisabeth Borne.

Cette ancienne championne du monde junior de tennis avait déjà préparé le programme sport d’Emmanuel Macron, dressant le bilan du quinquennat passé, qui a vu deux anciennes sportives, l’escrimeuse Laura Flessel, et la nageuse Roxana Maracinenu occuper le poste.

Amélie Oudéa-Castéra est la première tenniswoman nommée à la tête de ce ministère. Elle devra aussi incarner les JO à deux ans de l’évènement planétaire. Mais contrairement à sa prédécesseure, elle ne sera pas sous tutelle de l’Education nationale et récupère un ministère de plein exercice, les Jeux olympiques et paralympiques en prime.

Prête pour le ministère dès 2017

Alors que son nom circulait depuis des semaines, l’intéressée disait lundi sur BFM Business “avoir la tête super froide” et être “totalement concentrée sur Roland-Garros” qui commence dimanche.

Il faut dire qu’elle avait déjà fait une offre de services au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron en 2017, confiant au quotidien L’Equipe qu’elle était “préparée pour le job”. “J’ai dit à Emmanuel que j’étais là s’il trouvait que je pouvais être utile”, expliquait cette membre de la promo Senghor de l’Ena où elle l’a côtoyé, après avoir fait Sciences-Po et l’Essec. Selon le quotidien sportif, elle aura aussi murmuré à l’oreille du président en campagne quelques-unes de ses propositions, dont les 30 minutes de sport quotidiennes à l’école.

Après plusieurs années à la Cour des Comptes après 2004, elle a bifurqué vers le privé, notamment chez l’assureur Axa en 2008, puis Carrefour comme directrice e-commerce.

Les sirènes du sport l’ont toutefois rappelée ces dernières années. Elle avait ainsi postulé pour être directrice générale du comité d’organisation des JO de Paris 2024, coiffée au poteau par Etienne Thobois. A l’initiative d’un club de réflexion “rénovons le sport” créé en 2016, elle se préoccupe des enjeux éthiques et de “sport pour tous”. Plus récemment, soutien de l’ex-judoka Thierry Rey, candidat malheureux à la présidence du CNOSF, elle avait échoué à entrer au conseil d’administration du comité olympique.

“Un peu ’techno

“AOC”, comme elle est parfois surnommée, a rejoint la fédération de tennis en mars 2021, après l’élection à sa tête de Gilles Moretton. Elle a fait “le choix de quitter les ors des comités exécutifs des groupes du CAC 40 pour écouter sa passion, pour écouter ses tripes”, raconte sur tennis actu celle qui a rangé ses raquettes à l’issue d’un match perdu en double mixte avec Amélie Mauresmo en 1996.

“Elle coche beaucoup de cases”, observe un ancien élu auprès de l’AFP, qui la juge “brillante et agréable”. “A 800 jours des JO, elle sera opérationnelle”, juge aussi un président de fédération, sondé avant sa nomination. À l’énoncé de son nom qui circule depuis des semaines, peu de détracteurs.

“Elle capte vite, elle est intelligente, et elle sait s’entourer”, confie un cadre du milieu du sport. “Un peu ‘techno’”, nuance un autre élu, ajoutant qu’elle “fait attention à ce qu’on peut dire”.

Dans le sillage de l’axe pris pendant le premier quinquennat, elle expliquait mercredi au Cercle des économistes qu’il fallait “injecter plus de sport au cœur du projet éducatif de notre nation”.

Trois fois championne de France entre 1990 et 1996, championne du monde en 1992, et ayant fait les demi-finales de trois Grands Chelems juniors, elle se dit inspirée par la légende du tennis américaine “Billie Jean King” qui “a fait beaucoup pour le sport féminin”.

Mais, avec les JO de Paris dans deux ans - pilotés aussi à la délégation interministérielle aux JO rattachée à Matignon - un dossier peu porté politiquement par sa prédécesseure, cette femme de 44 ans aura fort à faire et pas uniquement pour le sport féminin.

À voir également sur Le HuffPost: Mélenchon fustige le nouveau gouvernement mais épargne Ndiaye

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    Isabelle Rome, une spécialiste de la cause des femmes à l'Égalité femmes-hommes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 16:49 · 2 minutes

Isabelle Rome, magistrate engagée en faveur des femmes battues et des droits des détenus, a été nommée ministre déléguée en charge de l'Égalité entre les Femmes et les Hommes (capture d'écran d'une vidéo mise en ligne en décembre 2018). Isabelle Rome, magistrate engagée en faveur des femmes battues et des droits des détenus, a été nommée ministre déléguée en charge de l'Égalité entre les Femmes et les Hommes (capture d'écran d'une vidéo mise en ligne en décembre 2018).

POLITIQUE - Spécialiste du sujet, elle franchit le fossé et se lance en politique. Isabelle Rome, nommée ce vendredi 20 mai ministre déléguée auprès de la Premier ministre Elisabeth Borne en charge de l’Égalité Femmes-Hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, est une magistrate engagée pour la défense des femmes battues et les droits des détenus.

Avant d’être nommée à 59 ans pour remplacer Elisabeth Moreno , elle a été Haute fonctionnaire chargée justement de l’égalité femmes-hommes au Ministère de la Justice, après une longue carrière de magistrate du siège.

Plus jeune juge de France, Isabelle Rome n’a que 23 ans lorsqu’elle est nommée en 1987 juge de l’application des peines à Lyon. Elle a ensuite occupé divers postes dans la magistrature: juge d’instruction, secrétaire générale de la présidence, puis juge des libertés et de la détention à Pontoise. Impliquée dans plusieurs associations d’aide aux détenus, aux toxicomanes et aux réfugiés, elle rejoint quelques années la Délégation interministérielle à la ville.

Un choix salué

Conseillère technique de la garde des Sceaux socialiste Marylise Lebranchu en 2001, elle a collaboré à un ouvrage sur la militante révolutionnaire anarchiste Louise Michel. Isabelle Rome est aussi l’autrice de “Liberté égalité, survie” (2020) sur les violences faites aux femmes et de “Dans une prison de femmes, une juge en immersion” (2018), préfacée par l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter .

Elle a écrit “Vous êtes naïve, Madame le juge”, apostrophe d’un commissaire de police à la jeune juge d’application des peines qu’elle était, “coupable” aux yeux du policier “d’avoir accordé trop légèrement une liberté conditionnelle”.

La magistrate a siégé au Haut conseil à l’Égalité Hommes-femmes de 2015 à 2019. Au ministère de la Justice, elle avait été nommée en juillet 2018 Haute fonctionnaire en chargé de l’Égalité entre les hommes et femmes. Sa mission était d’améliorer “l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités”, de “favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle”, de “veiller à une plus grande féminisation des titres, grades et fonctions”. Un parcours qui a suscité plusieurs messages de satisfaction à l’annonce de sa nomination.

Elle est mariée avec Yves Rome, ex-président socialiste du conseil général de l’Oise.

Retrouvez-ci dessous dans notre diaporama l’intégralité du gouvernement d’Elisabeth Borne:

À voir également sur le HuffPost : Ces deux députées nous expliquent leurs mesures pour arriver à l’égalité femmes-hommes

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    Mélenchon fustige le nouveau gouvernement mais épargne Ndiaye

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 16:32 · 1 minute

POLITIQUE - Tout le monde y passe, ou presque. Après l’annonce du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne , vendredi 20 mai, Jean-Luc Mélenchon a fustigé la plupart des ministres nommés par le président de la République, “une équipe qui n’est là que pour un mois”, si l’Union populaire, écologique et sociale (NUPES) parvient à remporter les élections législatives des 12 et 19 juin prochains.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article , le leader de la France insoumise a laconiquement critiqué “un gouvernement bien libéral”. “Ni audace ni renouvellement. Tout terne et gris. Le mandat Macron II commence sur la pointe des pieds. Mais dans un mois tout changera”, a-t-il affirmé.

“On y retrouve les principales figures de la maltraitance sociale et de l’irresponsabilité écologique du précédent gouvernement. Ce sera donc le pire, c’est-à-dire la continuité”, a poursuivi Jean-Luc Mélenchon qui n’y voit rien du “tournant écologique et social” promis en coulisse au cours des dernières semaines.

L’homme politique a tout de même salué une “audace”, celle de “la nomination d’un grand intellectuel” en la personne de Pap Ndiaye, qui devient ministre de l’Éducation nationale, principale surprise de ce premier gouvernement du quinquennat. Toutefois, le député sortant des Bouches-du-Rhône n’a pas manqué de rappeler d’anciennes déclarations de l’historien, notamment lors d’une interview au Monde en 2019 . “Quant à Emmanuel Macron, au centre-droit, s’il lui arrive de s’exprimer avec éloquence, (...) on peine à discerner une politique ou un point de vue consistant”, avait alors taclé celui qui devient ministre aujourd’hui.

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    Catherine Colonna, une diplomate ministre des Affaires étrangères

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 16:16 · 3 minutes

Catherine Colonna était ministre déléguée dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Quinze ans plus tard, elle est de retour au Quai d'Orsay en tant que ministre de l'Europe et des Affaires étrangères (photo d'archive prise en mars 2006). Catherine Colonna était ministre déléguée dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Quinze ans plus tard, elle est de retour au Quai d'Orsay en tant que ministre de l'Europe et des Affaires étrangères (photo d'archive prise en mars 2006).

POLITIQUE - Est-ce un moyen de faire passer la nouvelle de la suppression du corps diplomatique , annoncée au mois d’avril ? Ce vendredi 20 mai, Catherine Colonna a été nommée au Quai d’Orsay, héritant du portefeuille de ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Diplomate de carrière, celle qui était jusqu’à présent ambassadrice à Londres, 66 ans, a la réputation d’être une femme professionnelle et rigoureuse, habituée aux crises, de la guerre en Irak en 2003 au Brexit ces dernières années.

Entrée au Quai d’Orsay à sa sortie de l’ENA, la prestigieuse école des élites françaises, cette femme aux cheveux courts, qui a grandi dans une ferme du centre de la France et dont le père est corse, est connue pour avoir été l’un des visages de la diplomatie française des années Chirac.

Elle a été pendant près de dix ans -un record de longévité- de 1995 à 2004 la porte parole de la présidence de Jacques Chirac, dont elle a gagné la confiance absolue au fil des déplacements à l’étranger et des réunions au cours desquelles étaient élaborés les discours du chef de l’État.

Crise irakienne, Brexit, ambassadrice...

“C’est une grande professionnelle, solide, rigoureuse, attentive, et elle n’a jamais commis d’erreur pendant tout son porte-parolat”, assure un ancien journaliste politique qui l’a côtoyée. “Un bon petit soldat de la République”, écrivait le quotidien Libération dans un portrait qu’il lui avait consacré en 2004.

Pendant la crise irakienne, qui a entraîné au début des années 2000 une grave détérioration des relation franco-américaines, Catherine Colonna a défendu avec passion le refus français de prendre part à la guerre déclenchée en 2003 par les États-Unis.

Après l’Elysée, elle a fait un bref passage en 2004 à la tête du Centre national de la Cinématographie (CNC), organisme de régulation et de financement du cinéma français. Et cela avant de retourner aux affaires publiques en 2005, où elle est nommée ministre déléguée aux Affaires européennes du gouvernement de Dominique de Villepin, jusqu’en 2007.

Après un passage à l’UNESCO puis dans le privé, elle est ambassadrice à Rome de 2014 à 2017, et à Londres depuis 2019. Elle a dû y gérer une période très agitée, en pleine négociation sur le Brexit, et a même été convoquée une fois au Foreign Office , événement rarissime dans les relations entre alliés.

“Réputation catastrophique” ou signe de bonne volonté?

Aujourd’hui, Catherine Colonna arrive pour remplacer Jean-Yves Le Drian dans un ministère en proie au “malaise”, où un appel à la grève a été lancé pour le 2 juin par six syndicats et un collectif de 400 jeunes diplomates. Ils protestent contre une accumulation de réformes, particulièrement celle actant la “mise en extinction” progressive d’ici à 2023 du prestigieux corps diplomatique.

La nomination d’une diplomate de carrière connaissant parfaitement le Quai d’Orsay peut être vu comme un signe de bonne volonté, estiment certains diplomates. “Il faudra juger sur pièces”, estime un autre, plus prudent, affirmant qu’elle a “une réputation catastrophique en matière de management”. Son arrivée “est une bonne nouvelle, elle connaît bien l’Europe et l’Europe de l’Est en particulier, elle est ouverte, honnête et transparente”, se félicite pour sa part une source diplomatique d’un pays d’Europe de l’Est.

Politiquement, Catherine Colonna, qui a servi essentiellement dans des gouvernements de droite, s’est décrite comme “trop à gauche pour être à droite et trop à droite pour être à gauche”, selon l’écrivaine Anne Fulda dans un livre “Portraits de femme”. Très discrète, elle ne s’est jamais livrée publiquement sur sa vie privée.

À voir également sur le HuffPost : L’annonce du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne

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    "Rien de neuf", le gouvernement Borne déjà critiqué par l'opposition

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 15:46 · 2 minutes

POLITIQUE - Ça n’a pas traîné. Sitôt le gouvernement connu -et même avant sur la base des premières fuites de presse- l’opposition a vigoureusement attaqué la composition de la nouvelle équipe gouvernementale listée par Alexis Kohler ce vendredi 20 mai.

En cause notamment, le choix fait par Emmanuel Macron et Élisabeth Borne de conserver plusieurs poids lourds du gouvernement Castex à leurs postes respectifs, comme Gérald Darmanin, Bruno Le Maire ou encore Éric Dupond-Moretti, et d’en recycler une bonne partie.

“C’est un gouvernement de continuité de l’inaction climatique. C’était prévisible”, a taclé sur franceinfo le délégué national d’Europe Écologie Les Verts Julien Bayou, dénonçant un “ordre protocolaire toujours très à droite”. Même son de cloche pour le maire écolo de Grenoble, Éric Piolle.

“La même bande de nuls”

“Darmanin pour continuer de (ne pas) lutter contre les violences sexistes et sexuelles, Le Maire reconduit pour mener une économie toujours plus libérale, un chasseur à l’agriculture, et une Première ministre qui a cassé l’assurance chômage et la SNCF. Rien de neuf en Macronie”, a -t-il renchéri sur Twitter .

Toujours à gauche, la députée LFI du Val-de-Marne, Mathilde Panot, n’y est pas allée par quatre chemins : “on prend la même bande de nuls et on recommence”. “Un gouvernement bien libéral. Ni audace ni renouvellement. Tout terne et gris. Le mandat Macron II commence sur la pointe des pieds. Mais dans un mois tout changera”, a renchéri Jean-Luc Mélenchon. “Stupeur: le gouvernement des riches reste le gouvernement des riches”, a ironisé Adrien Quatennens.  Un “rien de neuf” dont s’est aussi fait l’écho, le secrétaire national du Parti Communiste, Fabien Roussel.

De l’autre côté de l’échiquier politique, le Rassemblement national s’est montré tout aussi pressé de réagir. “Des macronistes pur jus reconduits malgré leur échec, quelques mercenaires sans convictions: c’est un gouvernement de l’entre-soi, un gouvernement McKinsey, froid et techno”, a commenté le président (par intérim) du RN.

”Économie, sécurité, justice: tous ceux qui ont lourdement échoué sont reconduits. Quel mépris envers les Français!”, a aussi attaqué Marine Le Pen, jugeant que le casting dévoilé ce vendredi “symbolise l’incompétence et l’arrogance d’Emmanuel Macron”.

À voir également sur Le HuffPost: Les pires attaques sexistes subies par Édith Cresson, (première) Première ministre

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    Rima Abdul Malak est la nouvelle ministre de la Culture, et le secteur l'attend de pied ferme

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 15:25 · 5 minutes

Rima Abdul Malak a été nommée ministre de la Culture, ce vendredi 20 mai. Rima Abdul Malak a été nommée ministre de la Culture, ce vendredi 20 mai.

POLITIQUE - Tout le monde attendait les trois coups de bâton et le lever de rideau. Ce vendredi 20 mai, la composition du gouvernement d’Élisabeth Borne a enfin été dévoilée et c’est Rima Abdul Malak qui a été désignée comme la ministre de la Culture , succédant ainsi à Roselyne Bachelot .

Pressentie plusieurs fois au poste, l’actuelle conseillère culture d’Emmanuel Macron à l’Élysée, dont la carrière a commencé dans l’humanitaire avant de s’orienter vers le secteur culturel, fait son arrivée aux côtés d’autres nouveaux entrants, comme Catherine Colonna aux Affaires étrangères ou l’historien Pap Ndiaye à l’Éducation nationale.

La nomination de Rima Abdul Malak était attendue de pied ferme par les professionnels du cinéma, du spectacle vivant ou de la musique, car après deux ans d’une crise du Covid-19 qui a profondément marqué les habitudes culturelles des Français, les urgences sont nombreuses.

Relancer l’intérêt des Français

Et la première est sans équivoque de redonner aux Français l’envie d’aller écouter un concert, voir un film ou une pièce de théâtre. Les salles de spectacles vivants accusent entre “15 et 40% de baisse de fréquentation selon les agglomérations”, indique au HuffPost Frédéric Maurin, président du Syndicat national des scènes publiques (SNSP), évoquant une conjonction entre “perte d’habitude” et “augmentation générale du coût de la vie”. “Il faut redonner l’appétence à nos concitoyens de revenir dans les salles de spectacle.”

“On sort de la crise sans complètement en sortir”, décrit Jean-Christophe Bourgeois, président de l’association “Tous pour la musique” qui réunit l’ensemble des représentations professionnelles de l’industrie musicale en France. Si la filière s’est prise en main et a enfourché le tigre comme l’invectivait Emmanuel Macron entre deux confinements, elle attend désormais “un appui proportionné de l’état” à l’heure où 63% des Français déclarent fréquenter moins qu’avant la crise les lieux de musique.

Même son de cloche du côté des salles obscures, qui enregistrent plus d’un tiers d’entrées en moins par rapport à 2019 depuis le début de l’année. “Il faut que le lien avec le public soit retrouvé”, assure aussi le délégué général de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) Marc-Olivier Sebbag pour qui inciter les gens à revenir et soutenir la relance des activités sont des besoins “immenses”.

La culture dans le pacte républicain

Outre l’effort financier du gouvernement dont le secteur culturel - qui représente 2,3% du PIB français - a bénéficié au plus dur de la crise, les différents acteurs attendent désormais aussi des changements structurels. L’inscription d’un pacte pour le savoir musical à l’école pour les uns, la modernisation des lieux et des équipements de projections ou des politiques incitatives fortes auprès des collectivités territoriales pour d’autres. Et aussi des éclairages sur l’avenir du financement des médias de l’audiovisuel public , que le président-élu n’a pas encore donnés, qui ont un “rôle majeur dans l’exposition de la diversité” des artistes, souligne Jean-Christophe Bourgeois.

Si le débat culturel a été “plus qu’inexistant” au cours de la campagne présidentielle - “ce n’est malheureusement pas une nouveauté”, nous souffle-t-on - l’important est désormais de “reconnaître l’inscription d’une politique culturelle dans le pacte républicain au même titre que la santé ou l’éducation”, soutient Frédéric Maurin, aussi directeur d’une salle de spectacle à Vendôme, dans le Loir-et-Cher. Déçu du “manque de vision” des derniers quinquennats, le président du SNSP attend que l’État envoie “des signaux forts” pour que la culture ne “passe pas à la trappe” dans les villes comme dans les campagnes.

Un discours qui résonne auprès des professionnels de l’industrie musicale. Jean-Christophe Bourgeois attend lui aussi de connaître “la vision” que portera ce ou cette nouvelle ministre sur la place de la musique dans la société. Car pour lui la “première pratique culturelle des Français” est un “véhicule unique pour créer du lien social” et contribuer à rompre “le sentiment d’abandon, de déclassement” qui s’est exprimé dans les urnes.

Pour en finir avec “la valse” des ministres

Interrogés avant la nomination de Rima Abdul Malak, nos interlocuteurs se demandent “pour combien de temps” la remplaçante de Roselyne Bachelot restera-t-elle en place.

Car en cinq ans de présidence d’Emmanuel Macron, trois interlocuteurs se sont succédé: Françoise Nyssen, Franck Riester et Roselyne Bachelot. Et en dix ans, on compte sept ministres de la Culture différents. “On est un peu essoufflés de cette valse”, concède Frédéric Maurin. “Un ministre qui est là pour 18 mois ne s’engage pas à lancer des chantiers à moyen ou long terme”, abonde le président de “Tous pour la musique”.

“Empreint de la mission presque régalienne de la culture”, “connaisseur des arcanes du secteur”, “doté d’un poids politique pour faire valoir ses arbitrages” et qui saura “inviter chaque filière à la table des discussions”: voilà le portrait-robot d’une ministre de la Culture qui pourrait relever ces défis. Pour que la culture, stigmatisée “pas essentielle” il n’y a pas si longtemps, revienne au centre de l’échiquier.

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