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    "Serrer le kiki": Macron reprend l'expression préférée de Le Pen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 March - 14:56 · 2 minutes

French President Emmanuel Macron and centrist candidate for reelection delivers his speech during a meeting in Pau, southwestern France, Friday, March 18, 2022. The two-round presidential election will take place on April 10 and 24, 2022. (AP Photo/Bob Edme)

POLITIQUE - L’expression de Marine Le Pen avait fait mouche, alors pourquoi s’en priver en la tournant à son avantage? En déplacement à Pau ce vendredi 18 mars, Emmanuel Macron candidat a lui aussi estimé que la grande distribution “serrait le kiki” des agriculteurs , mais que les lois votées sous son mandat permettaient de le desserrer.

Sur les terres de François Bayrou, Emmanuel Macron en campagne a répondu aux questions d’un parterre de citoyens de tous âges. Parmi eux, un étudiant en hypokhâgne, issu d’une famille d’agriculteurs, l’a mis face à l’échec des lois Égalim . “Force est de constater que ces lois n’ont pas ou peu fonctionné, puisque les agriculteurs sont encore dans les rues ces jours-ci. (…) L’agriculture est en train de connaitre un vrai malaise. Comment vous répondez à cette angoisse”, demande-t-il au candidat.

Avant de détailler ses propositions pour un second mandat, Emmanuel Macron a défendu son bilan de président. “Avec les lois, on a redonné des marges de manœuvre pour que les agriculteurs puissent vivre du travail fait, en s’organisant entre eux en filières et en s’organisant face aux transformateurs et surtout aux distributeurs. Parce qu’on a des dizaines de milliers de producteurs pour quelques transformateurs et quatre grandes centrales d’achat. Donc ils leur serraient le kiki chaque année”, répond le président sortant.

“Serrer le kiki” des agriculteurs? Un emprunt à Marine Le Pen

“Serrer le kiki”? Qui plus est, en parlant des agriculteurs? Marine Le Pen risque bien de rejoindre le peloton de ceux qui accusent le président sortant de les copier. Car dès 2017, dans l’entre-deux-tours contre Emmanuel Macron, c’est elle qui avait dégainé l’expression sur un marché. Elle l’a ressortie, avec un certain succès , le 14 mars dernier lors de l’émission politique de TF1, pour dénoncer la puissance de la grande distribution face aux exploitants agricoles. Soit exactement le même contexte qu’Emmanuel Macron quatre jours plus tard.

Le président candidat assure que la loi Égalim 2, promulguée en octobre 2021, permet d’équilibrer le rapport de force entre les parties. “C’est qui a permis d’éviter des drames dans certaines filières comme le lait. Le lait, ces dernières années, s’est beaucoup mieux maintenu que les années précédentes parce que la filière s’est organisée”, assure-t-il fort à propos, son interlocuteur étant justement issu d’une famille d’éleveurs laitiers.

Comme il l’avait détaillé la veille, le candidat a ensuite énuméré ses ambitions pour un second mandat: “continuer à aider la profession à s’organiser entre producteurs”, monter en qualité, “protéger nos agriculteurs contre la mécanique de la grande distribution”, les accompagner dans la transition écologique et enfin, son “défi des cinq-dix prochaines années” encourager la jeunesse à s’investir dans l’agriculture.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi ces agriculteurs sont en colère contre la grande distribution

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    Covid-19: La vente des autotests en supermarchés prolongée jusqu'au 15 février

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 22 January - 13:02 · 1 minute

La vente des autotests Covid hors pharmacies sera autorisée au moins jusqu

CORONAVIRUS - La vente des autotests en grande surface, autorisée depuis début janvier pour un mois , sera prolongée de deux semaines, jusqu’au 15 février, selon un arrêté publié samedi au Journal officiel. L’autorisation, annoncée fin décembre, après des mois de demandes de certains grands groupes de distribution , avait provoqué la colère des pharmaciens qui avaient jusqu’alors le monopole de la vente des autotests. Ils ont notamment accusé les grandes surfaces d’être responsables des ruptures de stocks dans certaines officines.

“Considérant que l’autorisation de vente au détail, à titre exceptionnel, des autotests en dehors des officines de pharmacies, a permis de faire face à la très forte demande”, l’exécutif a jugé que “la soutenabilité de la stratégie de dépistage, dans un contexte de circulation intense du variant Omicron (...) implique de prolonger une fois la durée de cette dérogation de quinze jours, soit jusqu’au 15 février 2022″, souligne l’arrêté.

Avec l’arrivée du variant Omicron, l’incidence a explosé en France, comme dans de nombreux autres pays, et conduit à une hausse sans précédent du nombre de tests effectués.

Rien qu’en janvier, le coût des tests pour l’état, qui comprend donc les PCR, les antigéniques et les autotests à certaines conditions, s’élèvera à 1,5 milliard d’euros, a rappelé samedi sur France Info TV le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt, contre 6,9 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année 2021.

À voir également sur Le HuffPost: Face au Covid, l’immunité ce n’est pas tout ou rien

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    Prix des carburants: les grandes enseignes rivalisent de ristournes et de promotions

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 October, 2021 - 13:44 · 3 minutes

CONSOMMATION - La grande distribution à l’assaut de la flambée des prix du carburant. Plusieurs grandes enseignes ont lancé des opérations sur les carburants à prix coûtant ou très avantageux ces dernières semaines. Une façon d’appâter les clients et de répondre au gouvernement qui demandait aux revendeurs de baisser leurs prix pour soulager le porte-monnaie des Français .

Comme le soulignait Michel-Edouard Leclerc lundi 18 octobre, si en vendant à prix coûtant, le prix continue d’augmenter, cela signifie que “la marge de manœuvre n’est pas chez nous”. Les taxes (TICPE, TVA) représentent aujourd’hui près de 60% de la composition du prix à la pompe pour le SP95 et un peu plus de 56% pour le diesel, selon l’Union française des industries pétrolières (UFIP) .

Ainsi, plusieurs enseignes de grande distribution ont annoncé proposer des promotions:

Casino

Casino est la première à avoir lancé une offre, dès le 6 août. Dans 100 supermarchés et 35 hypermarchés Casino, les carburants sont vendus à prix coûtant, mais seulement du jeudi au dimanche.

Depuis la semaine dernière, une autre offre est venue s’ajouter dans 32 autres hypermarchés avec un bon d’achat à partir de 25 litres achetés (elle est valable du vendredi au dimanche et n’est toutefois pas cumulable avec la première offre). Comme l’explique L’Automobile magazine , à partir de 25 litres, Casino offre un bon d’achat équivalent à la différence entre 1€/litre et le prix payé au litre au moment du plein. “Exemple pour un complément de SP95-E10: 25 litres à 1,64 €/litre = 41 €, le chèque-cadeau s’élève donc à 16 €”, résume le média.

Leclerc

Michel-Édouard Leclerc, invité de RTL ce lundi 18 octobre, a annoncé que les carburants seront vendus à prix coûtant, jusqu’au 30 octobre, dans toutes les stations-service des centres E.Leclerc, hors stations d’autoroute.

“Nous faisons l’effort maximum que la loi nous autorise à faire. Nous n’avons actuellement pas le droit de revendre à perte”, a-t-il également précisé.

Carrefour

À compter de ce mercredi 20 octobre et jusqu’à la fin du mois, le groupe Carrefour a annoncé octroyer une remise de 5 euros pour chaque plein d’essence à partir de 25 litres. Une somme qui pourra être attribuée “en bons d’achat ou sur la carte de fidélité du client”, fait savoir une porte-parole de l’enseigne, note Libération . Sur la base des prix actuellement en vigueur, cela représente une ristourne de plus de 10 %, quel que soit le carburant.

Les magasins U

Les magasins U quant à eux ont annoncé que le gazole est déjà quasiment à prix coûtant, puisqu’avec 1 litre, la marge est de 2 centimes.

Vanter des carburants à prix coûtant est avant tout un effet d’annonce pour ces enseignes de la grande distribution. Comme le rappelle Le Journal de l’Automobile , le carburant y est “un produit d’appel où la marge se compte en centime par litre et bien souvent sur les doigts d’une main”. En témoignent les deux centimes de marge des magasins U.

À voir également sur Le HuffPost: Dans un Liban en pleine pénurie de carburant, énorme incendie dans une raffinerie

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    Les soldes d'été le 30 juin plutôt que le 23 juin, qu'est-ce que ça change ?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 27 May, 2021 - 09:26 · 5 minutes

Réouverture des magasins à Nantes le 19 mai 2021

COMMERCES - Le gouvernement a finalement tranché: le début des soldes d’été sera bien reporté, mais seulement d’une semaine, ménageant la chèvre et le chou entre des petits commerces partisans d’un décalage plus important et les grandes enseignes favorables au maintien de la date initiale.

“Il est sage, surtout au regard du regain de consommation actuel (de ne) pas décaler exagérément la date des soldes. Je propose qu’elle soit décalée au 30 juin”, a annoncé ce jeudi 27 mai le ministre de l’Économie Bruno Le Maire sur France Inter . Le nouveau calendrier sera officialisé rapidement par le ministre chargé des PME Alain Griset, a précisé Bruno Le Maire.

La période de soldes était jusqu’ici programmée du 23 juin au 20 juillet, mais l’épidémie de Covid-19 a perturbé l’activité des commerçants, leur laissant sur les bras des stocks importants, en particulier dans l’habillement.

C’est une “décision raisonnable”, a salué sur Twitter l’Alliance du Commerce, qui représente notamment les grandes enseignes du centre-ville (Galeries Lafayette, Printemps) et de grandes marques de l’habillement ou de la chaussure.

Écouler les stocks ? Pas pour tous

Comme le souligne Alliance commerce, ce report “permet: soutien de l’activité, écoulement des stocks, reconstitution de la trésorerie, dans l’attente des aides, et clientèle pouvant ‘se faire plaisir’″, écrit l’organisation.

Déjà, les soldes d’été de l’an dernier, puis les soldes d’hiver avaient été décalés, respectivement d’un mois et de deux semaines, surtout à la demande des petits commerçants, qui souhaitaient vendre plus longtemps au prix fort après les fermetures imposées durant les confinements.

Pour le moment, ce report ne fait pas la joie de tous. Dans un communiqué transmis au HuffPost, le Secrétaire général du Syndicat des Indépendants dénonce une décision insuffisante qui favorise surtout la grande distribution. “Avec ce faux report des soldes, le gouvernement pénalise l’ensemble des commerces de proximité au bénéfice de la grande distribution (...) [C’est] un nouveau coup dur pour les commerces de proximité de l’équipement de la personne qui espéraient pouvoir écouler leurs stocks au prix du marché. Les professionnels indépendants de ce secteur vivent de leurs marges et non du volume! Cet arbitrage au profit des grandes enseignes lance un mauvais signal”, estime ainsi Marx Sanchez.

La Confédération des commerçants de France (CDF), représentant des petits commerces indépendants, devrait également être légèrement déçue, puisqu’elle avait demandé le report des soldes à mi-juillet. Objectif: “Réaliser une marge bénéficiaire pour assumer leurs échéances, leurs charges”, mais aussi être en mesure de pouvoir mieux concurrencer la grande distribution en termes de promotion. “En tant qu’indépendants, à 40% de démarques, nous perdons de l’argent”, arguait notamment le président de la CDF sur Sud Radio

Des soldes plus longs ?

La CDF souhaitait également que la durée des soldes soit maintenue à 4 semaines et que les ouvertures dominicales soient exceptionnelles et limitées à la période des soldes. Cet hiver , la durée des promotions avait aussi été augmentée de deux semaines , pour prolonger la période de déstockage.

Bruno Le Maire n’a pas indiqué si cela serait aussi le cas cet été, mais il a défendu ce choix d’un démarrage légèrement décalé. “On a beaucoup échangé (...) avec les représentants des commerçants, avec les grandes enseignes. Je sais que beaucoup de petits commerces disent qu’il faut retarder les soldes. Ce que je constate, c’est que (...) l’année dernière on les avait repoussés à la mi-juillet, le résultat n’avait pas été probant”, a-t-il argumenté.

Cela avait notamment fait du tort aux commerces parisiens: début juillet, la capitale était vidée de nombreux habitants partis en vacances, et les touristes étaient peu nombreux.

Au moment où la consommation des ménages reprend avec la réouverture des commerces, le ministre a estimé que ne pas trop décaler les soldes permettrait de “profiter justement de ce rebond de la consommation des Français”.

Bond des ventes de vêtements

Entre mercredi et dimanche dernier, soit les cinq premiers jours de réouverture, les ventes d’habillement ont ainsi progressé de 90% par rapport à la même période de 2019, a indiqué Bruno Le Maire.

Cela fait des semaines que le gouvernement échangeait avec les professionnels, et les avis divergeaient entre grands et petits commerçants.

L’Alliance du commerce avait demandé “le maintien de la date” au 23 juin. Elle craignait de “perdre la clientèle située dans les grandes agglomérations” et arguait qu’un décalage encouragerait les offres promotionnelles avant le coup d’envoi des “vrais” soldes.

Dans ces récents échanges avec les professionnels, le gouvernement envisageait de différencier la période des soldes en fonction des territoires. Bruno Le Maire n’a finalement pas évoqué cette piste jeudi.

À voir également sur Le HuffPost: Comment les cosmétiques à la bave d’escargot sont-ils fabriqués?

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    Pour sauver les agriculteurs, la proposition choc de l'ancien patron de Système U

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 25 March, 2021 - 06:59 · 4 minutes

Le 4 mars 2021, des agriculteurs ont manifesté Place des Invalides à Paris pour dénoncer leurs faibles revenus et le déséquilibre du rapport de forces avec la grande distribution.

AGRICULTURE - La prise en compte du coût des matières premières agricoles doit devenir “non négociable” dans la fixation des prix entre agriculteurs, industriels et distributeurs, plaide l’ancien patron de Système U Serge Papin dans un rapport qui appelle à une nouvelle loi.

Il faut “mettre en place les conditions d’un sursaut collectif”, écrit Serge Papin dans ce rapport à destination de Julien Denormandie et Agnès Pannier-Runacher, respectivement ministre de l’Agriculture et ministre déléguée à l’Industrie, et que l’AFP a pu consulter mercredi 24 mars.

Sa principale recommandation, après avoir auditionné “plus de soixante parties prenantes”, consiste à rendre “obligatoire” la signature d’un contrat pluriannuel entre l’agriculteur et l’industriel qui va transformer ses produits (entreprise de meunerie, boulangerie, charcuterie…)

Ce contrat doit être établi sur la base d’“indicateurs de prix de référence” pour tenir compte des coûts de production. Il doit aussi prévoir “des clauses mécaniques d’indexation du prix basées sur la hausse ou la baisse des intrants [engrais, aliment du bétail, carburant…] qui ont un impact sur le prix de la matière première agricole”. En aval, au moment de la négociation entre l’industriel et la distribution, “la quote-part du prix de la matière première agricole doit figurer comme un élément non négociable”, estime Serge Papin.

Aujourd’hui, de facto, le prix des denrées alimentaires est fixé par les négociations entre les distributeurs et les industriels - indépendamment de ce que les agriculteurs demandent, conduisant nombre d’entre eux à vendre à perte, en particulier dans l’élevage.

“Les plus forts et les mieux organisés, en l’occurrence la grande distribution et les grandes entreprises, sont les gagnants du système actuel”, relève l’ancien patron de supermarchés, tandis que “les agriculteurs, moins bien organisés et moins bien équipés pour la négociation, sont le maillon faible de la filière”.

Denormandie favorable à un prix plancher

Serge Papin, qui en fait une question de “souveraineté alimentaire de la France”, avait été missionné début octobre pour trouver les moyens d’“aller plus loin” que la loi Alimentation (ou Egalim), votée en 2018 et qui n’avait pas tenu ses promesses de rééquilibrer le rapport de forces au bénéfice des agriculteurs. Il juge “probable que cette recommandation phare nécessite de repasser par la loi” et estime qu’“il faut tenter d’aller vite car les attentes sont élevées”.

Invité de RMC ce jeudi 25 mars, le ministre de l’Agriculture s’est dit favorable à l’instauration de ce prix plancher. “Il faut modifier la loi, mais je peux dire oui, très clairement, je vais proposer qu’on le fasse”, a-t-il assuré. “L’objectif aujourd’hui c’est de faire en sorte que dans un contrat il y ait une partie qui ne soit pas négociable.”

Dans le quotidien Les Échos mercredi, il avait affirmé mener des discussions avec les parlementaires pour que ces recommandations “soient suivies d’effet”. Lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, il a assuré vouloir “faire bouger les lignes” pour cesser ce “jeu mortifère”, ce “jeu de dupes” des négociations commerciales annuelles.

Avec Agnès Pannier-Runacher, Julien Denormandie a réuni mercredi soir les acteurs de la chaîne alimentaire par visioconférence, un mois après la clôture de ces négociations.

“Il y a une conviction partagée par tous qu’on ne peut pas rester dans l’opposition permanente”, ont commenté à l’issue les cabinets des ministres. Selon un “premier ressenti”, les négociations se sont globalement conclues par des “avancées positives” pour les produits à forte composante agricole, a-t-on indiqué de même source, en se demandant toutefois si ces revalorisations seraient ”à la hauteur”.

Les éleveurs en particulier voient leurs coûts de production flamber avec l’envolée du prix des céréales entrant dans la ration des animaux.

Dans un communiqué mercredi, les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes agriculteurs demandent une “obligation légale pour tenir les négociations de l’amont avant celles de l’aval”: “Comment le prix peut-il se construire du producteur vers le distributeur lorsque les négociations de l’aval (industriels/distributeurs) précèdent celles de l’amont (agriculteurs/industriels)?”

Serge Papin préconise en outre “d’identifier systématiquement l’origine France des ingrédients et des produits, y compris en restauration collective pour favoriser le patriotisme agricole”. “C’est une cause importante à défendre au niveau européen et il ne faut pas lâcher sur ce sujet”, affirme-t-il.

Il encourage par ailleurs les agriculteurs à “se regrouper” pour renforcer leur position dans les négociations, en particulier les producteurs de viande bovine.

À voir également sur Le HuffPost: À Lyon, un menu unique sans viande dans les écoles énerve les agriculteurs

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    Un cartel du sandwich écope d'une amende de 24 millions d'euros

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 24 March, 2021 - 14:11 · 2 minutes

3 entreprises de la grande distribution ont formé un cartel (Photo d

CONSOMMATION- Les trois principaux fabricants de sandwiches pour la grande distribution ont été sanctionnés pour “entente” par l’Autorité de la concurrence , deux d’entre eux, La Toque Angevine et Daunat, écopant respectivement de 15,5 et 9 millions d’euros d’amende.

Dans un communiqué ce mercredi 24 mars, l’Autorité indique que Daunat, La Toque Angevine et Roland Monterrat ont été sanctionnés “pour avoir élaboré et mis en œuvre, entre septembre 2010 et septembre 2016, un plan visant à se répartir les volumes et les clients et à s’accorder sur les prix”.

Pour répondre aux appels d’offres des enseignes des grandes surfaces et des stations-service désirant s’approvisionner en sandwiches industriels vendus sous marque de distributeur (MMD), les trois fabricants “avaient mis en place un système de concertation occulte leur permettant de fausser la concurrence”, détaille l’autorité.

Ils avaient “conclu un “pacte de non-agression” à la fin de l’année 2010 pour mettre fin à ce qu’ils qualifiaient de “guerre des prix”. Ce pacte visait à figer les positions respectives des uns et des autres”, résume-t-elle.

“En se répartissant les marchés et en s’entendant sur les prix, les trois principaux fabricants de sandwichs industriels sous MDD, qui représentent près de 90% du marché soit la quasi-totalité des ventes de sandwichs sous MDD, ont fait obstacle au libre jeu de la concurrence. Ils ont pu ainsi élever leurs prix sans craindre la riposte de leurs concurrents”, déplore l’Autorité.

Des réductions de sanctions proportionnées

Ces pratiques ont été révélées “grâce à la procédure de clémence, qui permet aux entreprises ayant participé à une entente d’en dévoiler l’existence à l’Autorité et d’obtenir, sous certaines conditions, le bénéfice d’une exonération totale ou partielle de sanction pécuniaire”, est-il précisé.

Ainsi, la société Roland Monterrat “a, la première, sollicité le bénéfice de la clémence. Les deux autres entreprises, LTA et Daunat, ont également décidé, après avoir fait l’objet de la part des services d’instruction de l’Autorité, d’opérations de visite et saisie réalisées dans leurs locaux, de solliciter le bénéfice de la clémence”.

Au final, l’Autorité de la concurrence indique que seul Roland Monterrat “a pu échapper à toute sanction, bénéficiant d’une immunité; les deux autres sociétés ont bénéficié, quant à elles, de réductions de sanction, proportionnées en fonction des pièces et informations apportées à l’instruction”.

La Toque Angevine écope d’une amende de 15,5 millions d’euros, et Daunat de 9 millions.

À voir également sur le HuffPost: Elle répond aux trolls... en leur faisant un sandwich en direct du pôle sud

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    Borne justifie le chômage partiel dans la grande distribution, mais promet de contrôler

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 15 November, 2020 - 17:54 · 2 minutes

EMPLOI - Le secteur de la grande distribution, confronté à l’“arrêt” d’une partie de ses activités, peut demander à bénéficier du chômage partiel pour certains de ses salariés , mais le gouvernement “vérifiera” que toutes les demandes soient “justifiées”, a assuré ce dimanche 15 novembre la ministre du Travail Elisabeth Borne.

“Ce que je constate c’est que la grande distribution a bien un certain nombre d’activités à l’arrêt, qu’elle a sans doute aussi une baisse de son activité en général”, a observé Elizabeth Borne sur Radio J.

“Réaliser des économies substantielles sur le dos des contribuables”

Invitée à commenter la demande de plusieurs enseignes du secteur, dont Auchan, Carrefour et Casino, d’avoir recours au chômage partiel après la fermeture des rayons considérés comme non essentiels, la ministre a souligné préférer “que les salariés soient en activité partielle plutôt que licenciés”.

La CGT des hypermarchés Carrefour s’était insurgée vendredi contre cette demande, estimant que le groupe de distribution voulait “profiter de l’aubaine financière pour réaliser des économies substantielles sur le dos des contribuables”.

“Je le dis aussi aux organisations syndicales de la grande distribution: (...) l’activité partielle ça sert à éviter les licenciements, ça permet de protéger les emplois et les salariés”, a fait valoir Elizabeth Borne. Pour autant, “je vais rassurer tout le monde: on ne verse pas d’activité partielle à une entreprise si ça n’est pas pleinement justifié” , a martelé la ministre.

Le “Black Friday” prend “trop de place dans nos vie”

“On aura un regard très attentif et des contrôles sur la grande distribution, on vérifiera que les demandes présentées sont justifiées ”, a-t-elle assuré. “La grande distribution aura ce qui est légitime, et pas plus”. Le gouvernement partage par ailleurs l’objectif de “rouvrir les petits commerces au plus vite”, “si les indicateurs sanitaires le permettent”, a déclaré la ministre.

Pour l’heure cependant, “la situation sanitaire est grave”, a-t-elle insisté, observant que “si on permet à chacun d’aller faire ses courses, de faire du shopping, si on voit des rues commerçantes bondées de monde, (...) ça n’aura pas l’effet d’un confinement, ça ne permettra pas de casser la dynamique de l’épidémie”.

Interrogée sur la demande de certains commerçants de pouvoir rouvrir dès le vendredi 27 novembre, jour du “black friday”, Elizabeth Borne a indiqué qu’il était trop tôt pour se prononcer, mais a estimé par ailleurs que “ce black friday, qui ne fait pas partie des traditions culturelles françaises, finit peut-être par prendre un peu trop de place dans nos vies”.

Cette manifestation commerciale n’est sans doute pas “le meilleur outil pour soutenir le commerce de proximité”, a-t-elle estimé.

À voir également sur Le HuffPost: Une messe devant Saint-Sulpice à Paris malgré le confinement

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    Des "stocks cachés" de masques? La mise au point du gouvernement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 2 May, 2020 - 14:20 · 4 minutes

Des masques de protection fabriqués à l

MASQUES - Les Ordres des professions de santé se sont offusqués vendredi dans un texte cinglant du nombre “sidérant” -des centaines de millions- de masques annoncés à la vente par la grande distribution, alors que les soignants en ont parfois cruellement manqué ces dernières semaines.

Ces masques seront vendus à partir de la semaine prochaine pour freiner la propagation du coronavirus en France, alors que le début du déconfinement est prévu pour le 11 mai.

Lors d’une conférence de presse ce samedi 2 mai, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait une mise au point, rappelant la différence entre stocks et commandes.

“La grande distribution a annoncé, non pas des stocks de masques, mais des commandes de masques. (...) La grande distribution me dit disposer en pratique aujourd’hui de l’équivalent de cinq, voire dix millions de masques. Donc on est très très loin des 500 millions de masques (...) dont la grande distribution disait disposer”, a déclaré Olivier Véran.

“Je tiens à rappeler qu’il existe un procédé qui s’appelle la réquisition, qui me permet de réquisitionner toute quantité de masques au-delà d’un stock de 5 millions pour la mettre à disposition des personnes qui en ont le plus besoin”, a aussi dit le ministre.

225 millions de masques sécurisés par Carrefour

Interrogée par BFMTV ce samedi , une source au cabinet de la secrétaire d’État auprès du ministère de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, avait aussi expliqué que la grande distribution n’avait pas privé les personnels médicaux de masques.

“Les chiffres avancés par la grande distribution, de l’ordre de plusieurs centaines de millions de masques chirurgicaux, ne correspondent pas à ce qu’ils ont en stock aujourd’hui, mais aux commandes qu’ils ont passées pour les prochaines semaines voire les prochains mois”, a précisé le secrétariat d’État.

“Il n’y avait pas de stocks de masques cachés en France”, avait également assuré vendredi soir le directeur de la Santé Jérôme Salomon, interrogé sur le sujet.

La grande distribution, qui pourra vendre des masques à partir du 4 mai, “s’investit dans la distribution de masques grand public (...) Il ont aussi commandé des masques sanitaires comme c’est autorisé en tenant compte des règles strictes de la réquisition qui effectivement s’appliquent. Ce sont des petits volumes”, avait-il ajouté.

“On a sécurisé 170 millions de masques dits chirurgicaux”, avait auparavant déclaré le président du géant du secteur, Michel-Edouard Leclerc, sur BFMTV.

Mercredi, le patron de Carrefour Alexandre Bompard avait affirmé sur BFMTV: “On est en mesure aujourd’hui d’annoncer que nous avons sécurisé 225 millions de masques, 175 millions qui sont des masques dits chirurgicaux, 50 qui sont des masques en textiles, pour nos clients” ainsi que “70 millions pour nos salariés, ceux-là sont de côtés”.

“L’incompréhension” des pharmaciens

La Sénatrice de Gironde Nathalie Delattre, a elle demandé la constitution d’une commission d’enquête sur le sujet, dans un courrier au président du Sénat Gérard Larcher et transmis à l’AFP.

“De deux choses l’une: soit la grande distribution a une puissance de frappe infiniment supérieure à celle de l’État et a réussi à se procurer autant de masques en si peu de temps, et dans ce cas-là la commission devra faire toute la lumière sur les insuffisances de la chaîne de décision nationale. Soit la grande distribution se moque de la santé du peuple français, et devra répondre à cette question: combien de vies auraient pu être épargnées si ces stocks avaient été distribués plutôt que d’être stockés en attendant d’être vendus!”, écrit-elle.

De son côté, Carine Wolf-Thal, présidente du conseil national de l’Ordre des pharmaciens, a fait part de “l’incompréhension” des pharmaciens ce samedi sur franceinfo .

“Bien sûr, il faut qu’il faut qu’il y ait des millions de masques disponibles en grande distribution, mais j’ai toujours entendu que les chirurgicaux devaient être réservés aux soignants”, dit-elle.

Elle demande “un état des lieux” sur les masques chirurgicaux. “Faisons un inventaire, estimons quels sont les besoins des professionnels de santé, et voyons ce qu’il reste à mettre dans les grandes surfaces.”

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