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    RT France suspendue, la Russie promet d'entraver "le travail des médias occidentaux"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 12:14 · 1 minute

La chaîne RT France à Paris s'est arrêtée d'émettre le 2 mars 2022 sur décision de l'UE après l'invasion de la Russie en Ukraine La chaîne RT France à Paris s'est arrêtée d'émettre le 2 mars 2022 sur décision de l'UE après l'invasion de la Russie en Ukraine

MÉDIAS - La Russie va entraver le “travail des médias occidentaux” sur son territoire, en représailles à la décision de la justice européenne de confirmer la suspension de la diffusion de la chaîne d’information russe RT France , a indiqué ce mercredi 27 juillet le Kremlin .

“Nous allons prendre des mesures de pression similaires visant les médias occidentaux qui travaillent chez nous dans le pays. Nous n’allons pas non plus les laisser travailler dans notre pays”, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Ces médias ne doivent s’attendre à “aucune approche souple” de la part des autorités russes, a-t-il prévenu. Dmitri Peskov a dénoncé une “attaque contre la liberté d’expression et la liberté de la presse dans les pays européens, y compris en France”.

Accusés d’être des instruments de “désinformation” du Kremlin, les médias d’Etat Spoutnik et RT (y compris sa version francophone RT France) ont été interdits de diffusion dans l’UE à partir du 2 mars, à la télévision comme sur internet, à la suite d’un accord des Vingt-Sept peu après le début de l’offensive russe contre l’Ukraine.

La chaîne RT France, propriété d’une association financée par Moscou, ANO-TV Novosti, a contesté cette mesure devant la Cour de justice de l’UE à Luxembourg.

Dans son arrêt, le tribunal de l’UE a argumenté notamment que l’“interdiction temporaire” ne remettait “pas en cause” la liberté d’expression “en tant que telle” contrairement à ce qu’affirmait RT France (ex-Russia Today) ― le média d’Etat russe, sanctionné après le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine le 24 février.

À voir également sur Le HuffPost: Sur RT France, les adieux d’une présentatrice avant la fermeture de la chaîne

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    Une visite de Macron en Afrique sous l'ombre de la Russie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 25 July - 05:01 · 5 minutes

Emmanuel Macron, ici le 30 juin 2022, se rend en Afrique le 25 juillet 2022 pour une visite de quatre jours sur fond de guerre en Ukraine. Emmanuel Macron, ici le 30 juin 2022, se rend en Afrique le 25 juillet 2022 pour une visite de quatre jours sur fond de guerre en Ukraine.

DIPLOMATIE - La priorité des priorités pour le chef de l’État? Trois mois après sa réélection, et un mois après la fin de la PFUE, Emmanuel Macron retourne pour quatre jours en Afrique , l’une de ses priorités diplomatiques.

Il se rendra, pour la première fois, au Cameroun, poids lourd de l’Afrique centrale, au Bénin, confronté aux défis sécuritaires du Sahel, et en Guinée-Bissau. Le président délaisse ainsi l’ancien pré-carré français d’Afrique centrale dont le Gabon et la RDC qui, parallèlement, ont développé leurs relations politiques et économiques avec d’autres puissances comme la Chine, la Russie ou l’Allemagne.

Ce déplacement de quatre jours permettra au président de réaffirmer son “engagement dans la démarche de renouvellement de la relation de la France avec le continent africain” , explique l’Élysée. Les enjeux seront divers. Au Cameroun, il y sera, entre autres, question de l’État de droit alors que Paul Biya est critiqué par la communauté internationale. Quant au Bénin, Emmanuel Macron devrait notamment y aborder la restitution d’œuvres d’art par la France l’an dernier.

Mais pour le président, ce voyage c’est aussi “rénover” ses partenariats militaires sur le continent pour se maintenir dans la compétition stratégique exacerbée qui s’y joue entre puissances, Moscou en tête. Le chef de la diplomatie russe Sergeï Lavrov se trouvait d’ailleurs lui-même en Afrique ce dimanche.

Crise alimentaire et influence militaire

De fait, la guerre en Ukraine et la Russie planeront indéniablement autour de ce déplacement. Tout d’abord dans le contexte de la crise alimentaire , alors que Kiev et Moscou ont signé des accords parallèles sur l’exportation du blé cette semaine. Lesquels ont été immédiatement entachés de frappes russes sur le port d’Odessa.

À ce titre, Emmanuel Macron devrait aborder entre autres l’initiative Farm lancée en mars avec l’Union européenne et l’Union africaine pour accroître la production agricole. La France compte soutenir des projets au Cameroun, qui dispose de nombreux atouts dans ce secteur.

Mais, à Yaoundé où menace Boko Haram, et face à un Paul Biya avec qui les relations ont été tendues ces derniers mois, il sera aussi question de l’influence militaire croissante de Moscou.

“Le président camerounais Paul Biya a envoyé, en plein conflit en Ukraine, son ministre de la Défense à Moscou signer un accord militaire de défense avec la Russie. Je pense que ça a dû faire énormément réagir à Paris. D’ailleurs, je crois qu’à l’époque le responsable Afrique du Quai d’Orsay Christophe Bigot s’était rendu à Yaoundé pour savoir ce qu’il se passait”, rappelle pour TV5 Monde , Antoine Glaser, spécialiste des rapports entre la France et les pays d’Afrique francophone.

La présence tous azimuts de Wagner

Enfin, c’est aussi via la situation au Sahel, région frontalière du Bénin et de la Guinée-Bissau, que Moscou pourrait s’inviter dans les discussions. Au cœur des enjeux: la présence du groupe Wagner , et ce, alors qu’Emmanuel Macron a fait part de sa volonté de “repenser d’ici à l’automne l’ensemble (des dispositifs militaires de la France) sur le continent africain”.

Poussée hors du Mali par la junte au pouvoir depuis 2020, qui travaille désormais -même si elle s’en défend- avec le sulfureux groupe paramilitaire russe Wagner, l’armée française sera partie du pays à la fin de l’été, après neuf ans de lutte antijihadiste. Sa présence au Sahel sera divisée par deux, à moins de 2.500 militaires, et va muteri vers des “dispositifs moins posés et moins exposés”, selon les termes d’Emmanuel Macron, afin notamment d’éviter de prêter le flanc à un sentiment anti-français très inflammable.

Mais la France n’entend pas renoncer à la lutte contre les jihadistes affiliés à Al-Qaïda et Daech. L’enjeu est fondamental: Paris entend éviter le déclassement stratégique face à ses adversaires.

“Les Russes ont une vraie priorité opérationnelle de s’opposer aux Français dans le champ informationnel en Afrique. Ils exercent une forte pression pour essayer de nous chasser (via) les réseaux sociaux, par le biais de Wagner”, résume un général français à l’AFP.

Les mercenaires de Wagner sont déjà implantés en Centrafrique et au Mali , avec une offre de service claire: sécurité anti-coup d’État et assistance juridique pour maintenir le régime au pouvoir, en échange de l’exploitation des ressources minières, soulignent à l’AFP des sources concordantes.

Pas anodin alors que le président guinéen Umaro Sissoco Embalo s’apprête à prendre la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), en première ligne face à la junte malienne.

Présence russe sur les réseaux sociaux

Enfin, la “galaxie Prigojine”, du nom du fondateur russe de Wagner réputé proche du Kremlin, est également très active sur les réseaux sociaux. Des messages qui sont notamment partagés en masse par des groupes antifrançais sur Facebook en Afrique, par exemple, relevait notamment RFI . Fin avril au Mali, un drone français a surpris des mercenaires mettant en scène un faux charnier à proximité d’une base française, pour faire accuser Paris de crimes de guerre via de faux comptes Twitter.

Le camp pro-russe pousse même jusqu’à l’ingérence dans la vie politique française, selon deux sources proches du dossier. “Le camp russe nous a embêtés pendant les campagnes électorales (présidentiel et législatif), via des faux comptes pro ou anti-gouvernement au Mali, au Sénégal, au Bénin et en RCA. Mais ça n’a pas pris”, décrit un haut responsable. Une situation sous contrôle.

Une influence qui ne se limite plus aux réseaux sociaux. Plusieurs observateurs ont noté que le site pro-Kremlin, Sputnik France, avait trouvé une seconde jeunesse en devenant Sputnik Afrique. Un second souffle que devra résolumment aussi trouver Paris lors de cette visite.

À voir également sur Le HuffPost: Boris Johnson et ses homologues du G7 se moquent de l’image virile de Poutine

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    Guerre en Ukraine: la Russie admet avoir frappé le port d'Odessa

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 24 July - 12:32 · 4 minutes

Le port d'Odessa, ici en 2016, a été visé par des frappes russes le 22 juillet 2022. Le port d'Odessa, ici en 2016, a été visé par des frappes russes le 22 juillet 2022.

GUERRE EN UKRAINE - La Russie change de discours. Après avoir assuré qu’elle n’avait rien à voir dans les frappes ayant touché le port d’Odessa , Moscou a annoncé ce dimanche 24 juillet qu’elle avait bien détruit la veille un navire militaire ukrainien et des missiles livrés par les États-Unis .

“Des missiles de haute précision et de longue portée lancés depuis la mer ont détruit un navire militaire ukrainien à quai et un stock de missiles antinavires Harpoon livrés par les États-Unis au régime de Kiev”, a indiqué le ministère russe de la Défense en ce jour qui marque le cinquième mois depuis le début du conflit.

“Une usine de réparation et de modernisation de navires de l’armée ukrainienne a aussi été mise hors d’usage”, a poursuivi le ministère, dans un communiqué publié sur son compte Telegram. Plus tôt dans la journée, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, avait affirmé qu’une “vedette militaire” ukrainienne avait été détruite lors de cette frappe.

L’accord sur l’exportation de blé déjà torpillé

“Des missiles Kalibr ont détruit des infrastructures militaires du port d’Odessa, avec une frappe de haute précision”, a-t-elle écrit sur Telegram, en réponse à une déclaration du président ukrainien Volodymyr Zelensky affirmant que ces frappes avaient détruit la possibilité d’un dialogue ou d’une entente avec Moscou. Ni l’armée russe, ni Maria Zakharova, n’ont fourni d’éléments prouvant ces dires. L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer ces annonces de source indépendante.

Après ces tirs sur Odessa, l’Ukraine a accusé Vladimir Poutine d’avoir “craché au visage” de l’ONU et de la Turquie et de compromettre l’application de l’accord signé vendredi sur la reprise des exportations des céréales bloquées par le conflit.

Un porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne avait affirmé que “le port d’Odessa, où les céréales sont traitées en vue d’être expédiées, a été bombardé. Nous avons abattu deux missiles et deux autres missiles ont touché le territoire du port, où, évidemment, il y a des céréales”.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie - deux pays qui assurent notamment 30% des exportations mondiales de blé - a conduit à une flambée des cours des céréales et des huiles, frappant durement le continent africain très dépendant de ces pays pour son approvisionnement.

La guerre entre dans son 6e mois

La guerre en Ukraine qui entre dans son sixième mois ne connaît pas de répit sur les fronts de Mykolaïv (sud), dans la région de Kharkiv, la deuxième plus grande ville du pays située dans le nord-est, dans la région de Kherson (sud), et dans les deux territoires séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk, dans l’est de l’Ukraine, selon la présidence ukrainienne.

Situation en Ukraine au 22 juillet 2022. Situation en Ukraine au 22 juillet 2022.

“Mykolaïv a de nouveau été bombardée” ce dimanche matin après avoir été visée samedi soir par quatre missiles de croisière de type Kalibr”, qui ont fait cinq blessés dont un adolescent et endommagé plusieurs immeubles, selon cette source.

La présidence ukrainienne a également fait état de bombardements dans la région de Kharkiv, où “plusieurs bâtiments résidentiels ont été endommagés et des bâtiments résidentiels ont été incendiés”.

Au moins 5.000 morts, dont 300 enfants

En outre, Kiev fait état d’une situation préoccupante dans la région largement occupée de Kherson par les forces russes depuis leur invasion de l’Ukraine le 24 février, même si les Ukrainiens y mènent une contre-attaque. “Les habitants de presque tous les districts de la région (...) signalent de nombreux bombardements et explosions”, selon la même source.

La guerre en Ukraine, qui a également poussé à l’exode des millions de personnes, a fait des milliers de morts.  Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit mais l’ONU a recensé près de 5.000 morts confirmés, dont plus de 300 enfants, même si leur nombre véritable est sans doute largement supérieur. Pour la seule ville de Marioupol (sud-est), les autorités ukrainiennes parlent de quelque 20.000 morts.

Sur le plan militaire, le chef d’état-major des armées britannique, l’amiral Tony Radakin, a évalué dimanche dernier à 50.000 le nombre de soldats russes tués ou blessés. Kiev a fait état de 10.000 morts dans ses troupes. Aucune statistique indépendante n’est disponible. Selon l’ Unesco , plus de 150 sites culturels ont été par ailleurs partiellement ou totalement détruits.

À voir également aussi sur le Huffpost: Guerre en Ukraine: nouvelles frappes russes mortelles, Zelensky condamne “un acte terroriste”

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    Guerre en Ukraine: La Russie frappe le port d'Odessa, crucial pour le blé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 July - 12:59 · 5 minutes

Le port d'Odessa, ici en 2016, a été visé par des frappes russes ce 23 juillet 2022. Le port d'Odessa, ici en 2016, a été visé par des frappes russes ce 23 juillet 2022.

UKRAINE - Vladimir Poutine reviendrait-il déjà sur ses promesses? 24 heures à peine après la signature d’ un accord entre Moscou et Kiev permettant la reprise des exportations de blé ukrainien, Moscou a visé ce samedi 23 juillet le port d’ Odessa , pourtant crucial pour faire sortir ces céréales du pays.

Odessa est la plus grande ville et le plus important port de toute la côte de la mer Noire. Elle est fondamentale dans le cadre de cet accord, paraphé dans deux textes identiques mais séparés, qui vise à faire sortir entre 20 et 25 millions de tonnes de blé bloqués depuis le début de la guerre et éviter une crise alimentaire mondiale .

Principaux ports d'Ukraine. Principaux ports d'Ukraine.

En tirant des missiles de croisière sur le port d’Odessa, le président russe a “craché au visage du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et du président turc Recep (Tayyip) Erdogan, qui ont déployé d’énormes efforts pour parvenir à cet accord”, a dénoncé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères ukrainien Oleg Nikolenko. Kiev a également prévenu que la Russie assumerait “l’entière responsabilité” en cas d’échec de l’accord.

“Le mépris” de la Russie dénoncé par l’UE

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déclaré qu’il “condamnait sans équivoque” les attaques, ajoutant que “la mise en œuvre intégrale (de l’accord) par la Fédération de Russie, l’Ukraine et la Turquie est impérative”.

“Frapper une cible cruciale pour l’exportation de céréales un jour après la signature des accords d’Istanbul est particulièrement répréhensible et démontre une fois de plus le mépris total de la Russie pour le droit international et les engagements”, a aussi écrit sur Twitter le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell.

Un porte-parole de l’administration de la région d’Odessa, Serguiï Bratchouk, a précisé que deux des missiles de croisière avaient été abattus par la défense antiaérienne. Le centre de l’Ukraine n’a pas été épargné non plus avec une reprise des frappes russes qui ont tué trois personnes, après une accalmie dans les combats qui se sont concentrés sur le Donbass (est).

Treize missiles de croisière russes lancés depuis la mer sont tombés près de la ville de Kropyvnytskyi située dans la région de Kirovograd (centre), a annoncé son gouverneur Andriy Raikovytch. Il a précisé que des infrastructures ferroviaires et un aérodrome militaire ont été ciblés près de la ville de Kropyvnytskyi. “Neuf militaires ukrainiens ont été blessés et un soldat a été tué”, selon lui.

30% des exportations de blé

La signature du texte âprement négocié sous les auspices des Nations unies et d’Ankara a eu lieu à Istanbul en présence notamment du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et du président Erdogan. Les conditions sont réunies pour son application “dans les prochains jours”, avait assuré peu après le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

Un accord pour la reprise des exportations était demandé de longue date, car l’invasion de l’Ukraine par la Russie - deux pays qui assurent notamment 30% des exportations mondiales de blé - a conduit à une flambée des cours des céréales et des huiles, frappant durement le continent africain très dépendant de ces pays pour son approvisionnement.

Cette hausse des cours est venue aggraver la situation de pays déjà confrontés à une crise alimentaire, notamment dans la Corne de l’Afrique (Kenya, Ethiopie, Somalie, Djibouti) qui connaît sa pire sécheresse depuis 40 ans. C’est pourquoi l’Union africaine avait “félicité”  cet accord saluant un “développement bienvenu” pour le continent qui fait face à un risque accru de famine.

Les pays les plus dépendants aux céréales russes et ukrainiennes. Les pays les plus dépendants aux céréales russes et ukrainiennes.

La principale mesure découlant de l’accord est la mise en place de “couloirs sécurisés” afin de permettre la circulation en mer Noire des navires marchands, que Moscou et Kiev s’engagent à “ne pas attaquer”, a expliqué un responsable des Nations unies.

Des doutes sur les promesses de la Russie

Il sera valable pour “120 jours”, le temps de sortir les quelque 25 millions de tonnes accumulées dans les silos d’Ukraine tandis qu’une nouvelle récolte approche. Les négociateurs ont toutefois renoncé à nettoyer la mer Noire des mines - principalement posées par les Ukrainiens pour protéger leurs côtes. L’ONU a précisé que des “pilotes ukrainiens” ouvriraient la voie aux cargos dans les eaux territoriales.

Quant aux inspections des navires au départ et en direction de l’Ukraine, exigées par la Russie pour empêcher de les utiliser pour amener des armes, elles auront lieu dans les ports d’Istanbul.

Toutefois, avant même la signature du texte par la Russie, la communauté internationale exprimait leurs craintes. Si les États-Unis ont salué la conclusion de l’accord, ils ont prévenu qu’ils tiendraient “la Russie pour responsable de (sa) mise en œuvre”. Même prudence pour le Conseil de sécurité des Nations unies: “Mettre fin au blocus russe dépendra bien sûr non seulement de la signature d’un accord par la Russie mais aussi de la façon dont la Russie le mettra en application.”

L’Ukraine s’était aussi montrée circonspecte. C’est désormais “la responsabilité de l’ONU” de garantir le respect de l’accord, a dans la soirée déclaré le président Volodymyr Zelensky , disant s’attendre à “des provocations, à des tentatives de discréditer les efforts ukrainiens et internationaux”. Il ne s’est pas trompé.

À voir également aussi sur le Huffpost: À Odessa en Ukraine, des plages minées et interdites aux touristes

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    Guerre en Ukraine: l'accord sur le blé avec la Russie ne résout pas la crise alimentaire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 22 July - 14:29 · 4 minutes

L'accord entre l'Ukraine et la Russie permet de reprendre les exportations de céréales, mais reste à savoir si Moscou va le respecter. L'accord entre l'Ukraine et la Russie permet de reprendre les exportations de céréales, mais reste à savoir si Moscou va le respecter.

GUERRE EN UKRAINE - Le blé ukrainien va pouvoir sortir de ses silos. L’ Ukraine et la Russie ont signé ce vendredi 22 juillet un accord pour reprendre les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire , alors que les céréales sont devenues une véritable arme diplomatique dans le conflit qui oppose Kiev et Moscou.

Plus précisément, deux accords séparés ont été signés avec la Turquie et les Nations unies. Kiev ayant refusé de signer directement le texte avec Moscou, qui s’est engagé sur un accord identique avec Ankara et le secrétaire général des Nations unies.

Russie et Ukraine représentent 30% des exportations mondiales de blé. Or, plus de 20 millions de tonnes de grains (blé, maïs) sont bloquées dans les silos des ports de la mer Noire depuis le début de la guerre le 24 février, à la fois à cause des navires russes mais aussi des mines placées par les Ukrainiens pour se prémunir d’un assaut naval de Moscou.

L’Ukraine et ses alliés européens ont déployé d’immenses efforts pour évacuer les céréales par la route ou le rail, sans parvenir toutefois à compenser la mise à l’arrêt des ports et notamment de celui d’Odessa, avec des exportations six fois moins importantes que par la mer. Résultat, l’inflation frappe tous les pays et la crise alimentaire menace certains pays d’Afrique, très dépendants des importations de céréales notamment ukrainiennes.

Des couloirs sécurisés pour les navires

C’est pourquoi, à la demande de l’ONU et de la Turquie, Ukraine et Russie ont décidé de négocier pour reprendre les exportations. L’accord signé à Istanbul , dont le contenu n’a pas été officiellement dévoilé, prévoit la mise en place de couloirs sécurisés afin de laisser les navires marchands naviguer. Les négociateurs ont renoncé à débarrasser la mer Noire des mines -principalement posées par les Ukrainiens pour protéger leurs côtes-, mais les chargements seront escortés par des bâtiments ukrainiens jusqu’à leur sortie des eaux territoriales.

Un centre de contrôle et de coordination doit être établi à Istanbul avec des représentants de toutes les parties et des Nations unies, et des inspections des navires au départ et en direction des ports ukrainiens devraient avoir lieu dans l’un des ports d’Istanbul. La Russie a également obtenu la garantie que les sanctions occidentales ne s’appliqueraient pas, ni directement ni indirectement, à ses propres exportations de produits agricoles et d’engrais.

L’accord est initialement validé pour quatre mois, le temps de sortir les quelque 25 millions de tonnes entassées dans les silos d’Ukraine, puis automatiquement reconduit.

La Russie va-t-elle respecter l’accord?

De quoi éviter une crise alimentaire dramatique dans les pays en développement? Rien n’est moins sûr. Si les États-Unis ont salué la conclusion de l’accord et exhorté Moscou à le mettre en oeuvre, ils ont prévenu qu’ils tiendraient “la Russie pour responsable de (sa) mise en oeuvre”. Même prudence pour le Conseil de sécurité des Nations unies: “Mettre fin au blocus russe dépendra bien sûr non seulement de la signature d’un accord par la Russie mais aussi de la façon dont la Russie le mettra en application.”

À l’AFP, l’analyste financier Tim Ash, spécialiste de la région, exprimait son scepticisme avant même la signature: “Un accord pourrait bien être signé, mais il serait surprenant que Moscou le respecte: pourquoi le ferait-il?” Également interrogé par l’AFP, un fermier ukrainien a dit “espérer” une issue positive aux négociations mais “il ne croit pas” à un accord qui marchera.

Un autre point sensible concerne la date de mise en place de cet accord. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a évoqué une implémentation “dans les prochains jours”, tandis que des officiels occidentaux se veulent plus prudents. Pour eux, la reprise opérationnelle du trafic maritime dans la mer Noire pourrait prendre jusqu’à plusieurs semaines.

“Les opérateurs restent très circonspects sur la capacité réelle à reprendre un rythme d’exportation et à redéployer des moyens logistiques” en Ukraine, souligne Gautier Le Molgat, analyste au cabinet Agritel, interrogé par l’AFP. L’accord sera piloté par des délégués de toutes les parties impliquées, et trois à quatre semaines sont encore nécessaires, selon les experts impliqués dans la négociation, pour finaliser les détails et le rendre opérationnel. Il faudra donc attendre peut-être longtemps avant d’écarter totalement le risque de crise alimentaire.

À voir également aussi sur le Huffpost: Guerre en Ukraine : nouvelles frappes russes mortelles, Zelensky condamne “un acte terroriste”

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    L'idée d'une taxe sur les entreprises aux "super profits" divise la Macronie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 21 July - 11:11 · 4 minutes

L'idée d'une taxe sur les entreprises aux L'idée d'une taxe sur les entreprises aux "super profits" divise la Macronie: Bruno Le Maire y est défavorable, mais des députés Renaissance ont déposé un amendement.

POLITIQUE - Il y a deux sons de cloche dans le camp d’Emmanuel Macron sur la taxation des entreprises qui ont réalisé des “super profits” grâce aux conséquences de la guerre en Ukraine . Au gouvernement, le ton est plutôt défavorable tandis que chez les députés Renaissance, l’idée fait son chemin.

Mercredi 20 juillet, deux interviews parues à quelques heures d’intervalles sont venues illustrer la fracture du parti présidentiel sur ce sujet. Dans Les Échos , Sacha Houlié, député Renaissance et président de la Commission des Lois a pris le contre-pied de la position tenue par Bercy. “Avec de nombreux députés de la majorité, nous sommes favorables à une contribution exceptionnelle sur les entreprises qui ont dégagé des profits liés à une situation de rente”, explique le député de la Vienne.

Plus précisément, il souhaite cibler les entreprises des secteurs de l’énergie et des transports. À cause de la guerre en Ukraine, “les groupes pétroliers réalisent aujourd’hui des marges de raffinage de 150 euros la tonne, alors qu’elles s’élèvent en temps normal à 30-50 euros! Idem pour le fret maritime, qui profite d’une situation anormalement avantageuse. Ces deux secteurs émettent, en outre, énormément de carbone. Il y a donc une vraie logique à leur imposer cette contribution”, défend le président de la commission des lois.

Une question de principe

Cette logique, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ne la partage pas. S’il reconnaît que “quelques entreprises” de ces deux secteurs “ont fait des bénéfices importants”, le patron de Bercy appelle dans un entretien au Monde à “ne pas céder aux sirènes de l’opposition”. “En France, à chaque difficulté, on répond par une nouvelle taxe. Ce réflexe pavlovien n’améliore en rien le pouvoir d’achat des Français”, défend le ministre.

Sur franceinfo ce jeudi 21 juillet, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran,  a lui expliqué la philosophie du gouvernement: “Si on met une taxe, c’est l’État qui la récolte et qui ensuite, quelques mois, quelques années plus tard, va la répartir aux Français selon des mécanismes. Ce que nous souhaitons, c’est que ces contributions se fassent directement, de l’entreprise vers les Français”, explique Olivier Véran.

Pour Sacha Houlié cependant, cette contribution n’est pas tant liée au pouvoir d’achat qu’à deux autres principes: “la justice sociale” et la “transition écologique”. “On ne peut prospérer sur des activités polluantes et/ou sur la crise”, martèle l’élu Renaissance.

Un amendement Renaissance déposé

À ce stade, le gouvernement a simplement demandé aux entreprises de faire “des efforts” et “de premiers engagements ont été pris”, rappelle Olivier Véran, citant la remise de 10 centimes par litre dans les stations Total sur les autoroutes. “Doivent-elles faire plus? Oui, certainement”, reconnaît Bruno Le Maire, et des discussions sont en cours pour “amplifier” les actions, avant des annonces éventuelles “d’ici la fin de la semaine”.

Le ministre de l’Économie donne rendez-vous pour “faire les comptes” lors du projet de loi de finances 2023. Mais son calendrier risque d’être bousculé par certains élus de la majorité. La députée du Maine-et-Loire a ainsi déposé mardi 19 juillet un amendement au projet de loi finances rectificatives 2022 (examiné à la fin de la semaine) pour taxer les bénéfices 2022 des sociétés concernées, ”à hauteur de 15% de leur résultat imposable”.

Avec cet amendement, les députés veulent “marquer (leur) exigence quant à l’aboutissement des négociations en cours sur cette contribution. Sans accord à la hauteur de l’enjeu, nous porterons des propositions législatives à l’image de cet amendement”, met en garde la députée de la majorité, Stella Dupont, dans Les Échos.

Plusieurs anciens ministres issus de l’aile gauche du parti comme Barbara Pompili ou Stéphane Travert la soutiennent. Si un texte d’une telle nature arrive dans l’hémicycle, il pourrait faire consensus: RN et NUPES se sont déjà dits favorables, et même le patron du groupe LR Olivier Marleix a affirmé n’avoir “aucune hostilité” à mettre davantage à contribution les pétroliers.

À voir également sur Le HuffPost : “Pas de compromis avec vous” : les propos de cette députée LREM ulcèrent l’opposition

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    Guerre en Ukraine: après le Donbass, la Russie a de nouveaux objectifs militaires

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 20 July - 13:41 · 3 minutes

Dans une interview, Sergueï Lavrov assure que les pourparlers de paix avec Kiev n’aurait “aucun sens” actuellement. Dans une interview, Sergueï Lavrov assure que les pourparlers de paix avec Kiev n’aurait “aucun sens” actuellement.

GUERRE EN UKRAINE - Vers une nouvelle étape dans l’invasion de l’Ukraine par la Russie . Le chef de la diplomatie russe a affirmé ce mercredi 20 juillet que les objectifs militaires de la Russie ne se limitaient plus uniquement à l’est de l’Ukraine , mais concernaient également “d’autres territoires” et pourraient encore s’étendre.

Dans une interview à l’agence de presse Ria-Novosti et à la chaîne Russia Today, Sergueï Lavrov a justifié ce changement par une “géographie différente” par rapport à la situation qui existait sur le terrain fin mars, lorsque Moscou avait dit vouloir se concentrer sur l’est, après avoir notamment échoué à prendre Kiev , la capitale ukrainienne.

“Ce ne sont plus seulement les républiques populaires de Donetsk et Lougansk (territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine qui forment la région du Donbass), ce sont aussi les régions de Kherson et Zaporijjia (dans le sud) et une série d’autres territoires, et ce processus continue, de façon constante”, a-t-il déclaré..

Carte de la situation en Ukraine, au 20 juillet 2022, après 147 jours de conflit. Carte de la situation en Ukraine, au 20 juillet 2022, après 147 jours de conflit.

L’oblast de Kherson et celle de Zaporijjia comptent respectivement 1 million et 1,7 million d’habitants en 2021. Dans la région de Zaporijjia, où se trouve la central nucléaire la plus importante d’Ukraine , les forces russes -qui en ont le contrôle depuis début mars- ont récemment été accusées par l’opérateur ukrainien de l’énergie nucléaire d’avoir déployé des lanceurs de missiles sur le site de la centrale .

Par ailleurs, ces deux régions seraient concernées par les plans du gouvernement russe consistant à annexer plusieurs régions d’Ukraine, à en croire les déclarations du porte-parole du département de la Défense des États-Unis, John Kirby, le 19 juillet. Un plan qui englobe également l’ensemble des oblasts de Donetsk et Lougansk .

Aucun pourparler de paix envisagé par Moscou

Mener des pourparlers avec Kiev pour mettre fin à l’offensive de Moscou en Ukraine n’aurait “aucun sens” actuellement, a également déclaré ce mercredi le chef de la diplomatie russe. “Dans la situation actuelle, cela n’a aucun sens”, a affirmé Sergueï Lavrov .

Ces nouvelles déclarations interviennent alors que Moscou a enregistré des gains ces dernières semaines dans l’est de l’Ukraine, en faisant notamment sauter le double verrou de Severodonetsk et Lyssytchansk , ce qui lui a dégagé la voie pour tenter d’avancer vers les villes de Kramatorsk et de Sloviansk, plus à l’ouest.

Carte des combats en Ukraine depuis le lancement du conflit en février, avec des données arrêtées au 8 juillet 2022. Carte des combats en Ukraine depuis le lancement du conflit en février, avec des données arrêtées au 8 juillet 2022.

De rudes combats continuent cependant de se dérouler dans cette partie de l’Ukraine, Kiev pouvant compter sur les récentes livraisons de pièces d’artillerie occidentales plus performantes.

Sergueï Lavrov a d’ailleurs prévenu que si l’Occident continuait de fournir à l’Ukraine des armes capables de frapper à longue distance, comme les lance-roquettes multiples américains HIMARS, les objectifs géographiques de la Russie évolueraient encore.

“Car nous ne pouvons permettre que, dans la partie d’Ukraine contrôlée par Volodymyr Zelensky ou son remplaçant, se trouvent des armes qui peuvent menacer directement notre territoire ou celui des républiques (séparatistes) ayant déclaré leur indépendance ou voulant choisir seules leur avenir”, a-t-il déclaré.

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    En pleine crise du gaz, Poutine lie les énergies vertes à des politiques pro-LGBT

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 20 July - 10:11 · 3 minutes

Vladimir Poutine, le 19 juillet 2022 à Téhéran. Vladimir Poutine, le 19 juillet 2022 à Téhéran.

RUSSIE - Pour Vladimir Poutine, il y a un lien entre le développement des énergies renouvelables et la défense des droits des personnes LGBT . Alors que les livraisons de gaz russe vers l’Europe ont été réduites avec la guerre en Ukraine , le président russe a fustigé, ce mardi 19 juillet à Téhéran, le choix des Occidentaux de se tourner vers des “sources d’énergie non-traditionnelles”.

“Ce sont de grands experts dans le domaine des relations non traditionnelles”, a ajouté le président russe devant les journalistes. “Il ne fait aucun doute que nos partenaires rejettent ou essayent de rejeter toutes leurs propres erreurs sur la Russie et Gazprom ”, a-t-il poursuivi.

Vladimir Poutine dénonce régulièrement le “progressisme” des pays occidentaux . Soutenu par l’Église orthodoxe russe ultra-conservatrice, Le dirigeant russe mène, depuis des années, une offensive très dure contre les personnes luttant contre les discriminations subies par les personnes LGBT, faite d’arrestations et de censure. Une politique qu’il a nommée “valeurs traditionnelles”.

Poutine souffle le chaud et le froid sur la livraison de gaz

À Téhéran pour un sommet tripartite avec ses homologues iranien et turc, Vadimir Poutine a affirmé que “Gazprom est prêt à pomper autant que nécessaire”, indiquant que les Occidentaux étaient en difficulté car ils avaient pris des sanctions contre Moscou et “fermé” des canaux de livraison d’hydrocarbures.

L’entreprise russe a réduit ces dernières semaines de 60% les livraisons de gaz via Nord Stream, arguant de l’absence d’une turbine Siemens, en maintenance au Canada. Cette décision a été dénoncée comme “politique” par le gouvernement allemand, l’estimant motivée par une volonté de peser sur les Occidentaux dans le conflit en Ukraine.

L’UE à la recherche de nouveaux fournisseurs

De son côté, Vladimir Poutine a affirmé que Gazprom n’avait pas encore reçu “les documents officiels” pour faire venir cette turbine du Canada. Le géant gazier russe Gazprom a invoqué la “force majeure” pour s’exonérer de sa responsabilité vis-à-vis des baisses massives de ses livraisons de gaz à l’Europe. Invoquer “l’état de force majeure” permet de libérer une entreprise de ses obligations contractuelles en l’exonérant de toute responsabilité juridique.

Nord Stream est en travaux depuis le 11 juillet et cette maintenance de routine doit prendre fin jeudi. Mais l’Allemagne craint que Moscou ne reprenne pas ses livraisons de gaz, plongeant le pays et une grande partie de l’Europe dans une crise énergétique inédite. Berlin dépendait début juin à 35% du gaz russe pour ses importations, contre 55% avant la guerre en Ukraine.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, fin février, l’Union européenne met les bouchées doubles pour augmenter ses importations depuis d’autres sources que la Russie, comme les États-Unis, le Qatar, la Norvège, l’Algérie et, donc, l’Azerbaïdjan, pays autoritaire du Caucase. Lundi, l’UE a annoncé un accord avec l’Azerbaïdjan pour doubler en “quelques années” ses importations de gaz naturel.

Mais cette diversification prendra du temps et les pays européens restent à court terme dépendants ―à des degrés divers― de leurs importations de gaz russe qui se sont élevées l’an dernier à 155 milliards de mètres cube, soit près de 40% de leurs besoins.

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