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    La cohabitation et ses anecdotes racontées par un historien

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 05:00 · 3 minutes

POLITIQUE - C’est l’hypothèse rêvée par Jean-Luc Mélenchon, celle qu’il espère depuis l’entre-deux tours de la présidentielle. Une quatrième cohabitation sera-t-elle possible en juin prochain? Quand on lui pose la question, l’historien Jean Garrigues a du mal à y croire. “Aujourd’hui, les institutions et le calendrier des élections font que les législatives sont le prolongement de la présidentielle,” rappelle-t-il.

Connue à trois reprises sous la Ve République, mais jamais depuis l’instauration du quinquennat en 2002, la cohabitation s’est révélée un challenge dans l’exercice du pouvoir, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article . Voici trois anecdotes qui illustrent ce défi.

Mai 1986, un G7 sous haute tension

Voilà seulement quelques semaines que le président socialiste François Mitterrand et son Premier ministre de droite Jacques Chirac apprennent à cohabiter. Les tensions sont déjà palpables, lorsque se profile un G7 organisé au Japon. Si la politique extérieure entre incontestablement dans les prérogatives de la présidence, Jacques Chirac décide s’y rendre lui aussi.

Transporté en avion privé, logé dans un hôtel privé et non à l’ambassade comme le président, le Premier ministre n’est pas le bienvenu. Une animosité cristallisée par la conférence de presse donnée à Tokyo par François Mitterrand à la fin du sommet : “Jacques Chirac est alors en contrebas, en dessous de l’estrade, et est obligé de regarder François Mitterrand incarner seul la politique extérieure de la France,” raconte Jean Garrigues.

Août 1994, l’entretien le plus long

En 1993, on prend les mêmes et on recommence. Ou presque. Toujours chef de l’Etat, François Mitterrand cohabite maintenant avec un autre Premier ministre du RPR, Edouard Balladur , tandis que Jacques Chirac se concentre sur son poste de maire de Paris. Si cette cohabitation commence sans accroc, les relations se tendent à partir de l’été 1994. C’est particulière visible lors des commémorations du cinquantenaire de la Libération de Paris.

Comme le veut la tradition, François Mitterrand s’entretient avec le maire de Paris dans son bureau de l’Hôtel de ville. Mais la rencontre est savamment mise en scène. “Cet entretien devait durer quelques minutes, et François Mitterrand a tôt fait de l’éterniser, se souvient l’historien. Les journalistes ont capté la tête d’Edouard Balladur qui n’arrêtaient pas de regarder sa montre, et qui attendait. En réalité, c’est une manière pour François Mitterrand d’indiquer sa préférence pour les élections de 1995.”

Septembre 2001, la déclaration de guerre

Avec la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, une majorité socialiste émerge et porte Lionel Jospin à Matignon, sous la présidence de Jacques Chirac. Or, les deux hommes se détestent. “On peut même dire que Lionel Jospin méprisait Jacques Chirac. Il ne supportait pas que certains de ses ministres aient une vision plutôt favorable de Chirac,” se souvient Jean Garrigues.

C’est le 18 septembre 2001, lorsqu’une immense explosion a lieu sur le site de l’usine chimique AZF à Toulouse , que leur animosité s’étale au grand jour. De retour de New York où il est allé rendre hommage aux victimes des attentats du 11 septembre, Jacques Chirac s’empresse de rejoindre la Ville rose, avant son Premier ministre. “Il a complètement accaparé la communication de l’exécutif sur cette question, reléguant le chef du gouvernement au second plan, ce que n’a pas du tout apprécié Lionel Jospin.”

Grand mal lui en a pris lorsque quelques mois plus tard, ce dernier s’offre une vengeance, en pleine campagne présidentielle. Décrivant à la presse Jacques Chirac en homme “vieilli et usé”, il s’attire les foudres des Français qui n’apprécient pas de voir leur Premier ministre dénigrer leur président.

À voir également sur le HuffPost : Jean-Luc Mélenchon se voyait déjà gagner les législatives en 2017

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    Voici le plus ancien fragment de calendrier maya, identifié grâce à un hiéroglyphe de cerf

    news.movim.eu / Numerama · Thursday, 14 April - 09:28

La découverte de nouveaux fragments, dans une pyramide maya, montre que le système calendaire de cette civilisation, ainsi que son écriture, est très, très ancien. [Lire la suite]

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    Ukraine: d'où vient l'argumentaire de la Russie sur les "nazis ukrainiens"?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 7 April - 09:30 · 8 minutes

D D'où vient l'argumentaire Poutine sur les "nazis ukrainiens"? (Photo de membres du régiment Azov le 14 mars 2020 à Kiev par STR/NurPhoto via Getty Images)

UKRAINE - Mais où sont les nazis que veulent exterminer les Russes ? Alors que le monde entier est encore sous le choc du massacre découvert à Boutcha après le retrait des troupes russes, Moscou nie son implication et accuse l’“Ukraine nazie” .

Selon la chaîne d’État Pierviy Kanal, les victimes trouvées dans les régions de Kiev ont été “victimes d’une provocation flagrante de la part de nazis ukrainiens”. Des “nazis” que l’armée russe dit traquer depuis le 24 février, date du début de l’invasion . Car c’est bien là l’argument du Kremlin pour justifier son “opération militaire spéciale”: la “dénazification” du pays . Dans une lettre ouverte publiée le 5 avril, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev appelle même à sa “désukrainisation”.

Pour cela, l’argumentaire de Vladimir Poutine repose sur deux piliers: l’histoire du pays pendant la Seconde Guerre mondiale et le controversé régiment Azov.

L’héritage de la Seconde Guerre mondiale

Retournons 80 ans en arrière, dans les années 40 en pleine Seconde guerre mondiale. C’est à cette période, en 1941, que s’impose l’une des figures les plus importantes de l’histoire de l’Ukraine: Stepan Bandera. Comme le rappelle Le Figaro , le 30 juin 1941, son parti, l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) proclame la formation d’un État ukrainien en ces termes:

“L’État ukrainien nouvellement formé coopérera étroitement avec la Grande Allemagne nationale-socialiste qui, sous la direction de son chef Adolf Hitler, crée un nouvel ordre en Europe et dans le monde et aide les Ukrainiens à se libérer de l’occupation moscovite”.

Avec lui débutera une étroite collaboration entre l’Allemagne nazie et une partie de la population ukrainienne. C’est à cette époque-là que “de nombreux anti-juifs” vont “collaborer volontairement avec les nazis” et perpétrer des massacres dès juillet 1941, rappelle pour Le Figaro l’historien spécialiste du monde postsoviétique Pierre Lorrain. Ils vont ainsi intégrer des divisions SS et créer des milices pour aider au génocide, le comble de l’horreur se déroulant au ravin de Babi Yar , dans le nord de Kiev, où plus de 30.000 juifs seront abattus. Plus de 200.000 Ukrainiens collaboraient avec les nazis en 1944, selon le spécialiste américain de la Shoah Mordecai Paldiel.

Vladimir Poutine reprend aujourd’hui ces faits historiques comme base de son argumentaire pour justifier l’invasion.

Stepan Bandera toujours célébré en Ukraine

Mais peut-il vraiment justifier l’attaque d’un pays par ce qu’il s’y est passé il y a plus de 80 ans? Qu’en est-il aujourd’hui de cet héritage collaborationniste?

Encore de nos jours, des milliers d’Ukrainiens célèbrent toujours la figure de Stepan Bandera tous les 1 er janvier, date de son anniversaire, note Le Point et défilent chaque 28 avril pour rendre hommage aux combattants de la division SS “Galicie”, relève Le Monde Diplomatique . En 2010, il est même désigné, dans la controverse, “héros de la nation”, “pour l’invincibilité de l’esprit dans la poursuite de l’idée nationale, l’héroïsme et le sacrifice dans le combat pour l’indépendance de l’État ukrainien”, rappelle L’Obs .

(Photo d (Photo d'une manifestation en l'honneur de Stepan Bandera en Ukraine le 1er janvier 2022 à Kiev par AP Photo/Efrem Lukatsky)

Toutefois, pour Adrien Nonjon, chercheur à l’Inalco, spécialiste de l’Ukraine et de l’extrême droite postsoviétique, “il ne faut pas regarder cela avec nos yeux d’Occidentaux” et reconstitualiser: “La population célèbre cette nation ukrainienne qui s’est toujours battue pour sa survie et son indépendance”, explique-t-il au Figaro .

Stepan Bandera, en voulant sortir de l’emprise de l’URSS, s’est tourné vers l’Allemagne, espérant pouvoir ainsi créer une Ukraine indépendante. Comme le rappelle le Point , cette volonté de liberté n’était toutefois pas au goût d’Hitler qui l’enferma trois ans à Sachsenhausen en Allemagne. Il le libéra en 1944 contre la promesse de prendre la tête d’un conseil de libération ukrainien voué à retarder l’avancée des Soviétiques. Mais, en Ukraine, tout l’est du pays rejetta sa tutelle. Après cela, il passa le reste de vie dans la clandestinité en Allemagne avant d’être assassiné par le KGB en 1959.

“Il faut comprendre que l’Ukraine est une jeune nation qui n’a jamais eu l’occasion de se construire sur le long terme au niveau de l’histoire, de la culture de la mémoire, explique Adrien Nonjon. En réponse à une agression, ils invoquent des symboles forts de la nation ukrainienne et ils le font avec les figures qu’ils ont”.

Pour le philosophe Philippe de Lara, spécialiste des totalitarismes cité par L’Obs , le culte de Bandera “est à rapprocher de celui voué à Robespierre par une partie de la gauche française”. “Il est célébré pour le rôle important qu’il a joué dans la libération de son pays. Cela ne l’exonère pas des crimes commis. Cela ne fait pas non plus de ses admirateurs des nazis”.

Le bataillon Azov au cœur de la guerre de propagande du Kremlin

Mais la cible privilégie de la Russie reste le régiment Azov, qu’elle accuse de la plupart des maux qui lui sont précisément reprochés par la communauté internationale. Alors que la première version du Kremlin sur Boutcha était que les images du carnage étaient fausses et un coup monté de l’Ukraine, Moscou a revu sa copie face aux preuves apportées par les images satellites : finalement les civils ont bien été massacrés, mais par l’armée ukrainienne, plus précisément par le bataillon Azov.

Milice néonazie pour les uns, héros ukrainiens pour les autres: le régiment Azov, retranché dans Marioupol assiégée, est au cœur d’une guerre de propagande entre Kiev et la Russie. Les réseaux sociaux prorusses - à commencer par les comptes Twitter des ambassades de Russie à Paris ou Londres - bruissent de témoignages et commentaires sur les atrocités supposées de ce régiment, présenté comme “fasciste” ou “nazi”.

Le 10 mars, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavov a justifié le bombardement d’une maternité à Marioupol, qui a choqué le monde entier, par la présence selon lui dans le bâtiment du “bataillon Azov et d’autres radicaux”.

Une vraie milice fasciste qui s’est “dé-idéologisée”

Depuis sa création en 2014, au début de la guerre contre les séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, le bataillon, intégré depuis à la Garde nationale - qui relève du ministère ukrainien de l’Intérieur - alimente tous les fantasmes.

Fondé par des militants d’extrême droite, dont Andriï Biletsky, issu de l’organisation paramilitaire Patriotes d’Ukraine, il recrute au départ des volontaires et arbore des emblèmes, comme le “Wolfsangel” (crochet de loup), rappelant ceux de la division SS Das Reich.

(Photo de combattants ukrainiens chantant l (Photo de combattants ukrainiens chantant l'hymne national de leur pays pendant une rencontre organisée par le bataillon Azov à Kiev en octobre 2015. Par  NurPhoto/NurPhoto via Getty Images)

“En 2014, ce bataillon avait effectivement un fond d’extrême droite. Mais le régiment s’est ensuite ‘dé-idéologisé‘, il est devenu une unité régulière”, explique Andreas Umland, expert au Stockholm Centre for Eastern European Studies. “Ceux qui le rejoignent n’y vont pas par idéologie, mais parce qu’il a la réputation d’être une unité combattante particulièrement tenace”, dit-il à l’AFP.

Le régiment, fort de 2000 à 3000 hommes selon son estimation, a aussi gardé le même emblème, en mémoire de la victoire de Marioupol de 2014, semant la confusion sur ses liens avec son passé. Mais en Ukraine, ce symbole n’a “pas la connotation d’un symbole fasciste”, relève Andreas Umland. Et pour les Ukrainiens, “ce sont des combattants héroïques comme les autres”, renchérit Viatcheslav Likhatchev.

Cette formation, qui tire son nom de la mer d’Azov baignant le port de Marioupol, a forgé sa légende en participant à la reconquête de cette cité portuaire stratégique face aux séparatistes, soutenus par les Russes, en juin 2014. Huit ans plus tard, elle se retrouve dans le même face-à-face à Marioupol, pilonnée sans relâche et coupée du monde , où Vladimir Poutine entend bien signer la première grande victoire de son “opération militaire spéciale” après des débuts pour le moins difficiles.

“Comment pourrais-je être nazi?”

Et justifier son objectif de “dénazification” de l’Ukraine, la propagande russe qualifiant les dirigeants ukrainiens, y compris le président Volodymyr Zelensky, de “néonazis” et de “drogués”.

Pourtant, comme il l’a rappelé avant l’invasion, le président ukrainien est d’origine juive: “Comment pourrais-je être nazi? Expliquez-le à mon grand-père, qui a traversé toute la Seconde Guerre mondiale dans l’infanterie de l’armée soviétique”. Les trois frères de son grand-père ont d’ailleurs été tués durant la Shoah, rappelle L’Obs .

Enfin, d’un point de vue politique, les urnes ukrainiennes n’ont jamais donné la part belle à l’extrême droite. En 2019, le programme anticorruption, de rupture avec les élites politiques et ouvert sur l’Europe de Volodymyr Zelensky, a obtenu 73 % des suffrages. Le parti d’extrême droite Svoboda a récolté seulement 1,6%. En 2014, alors que la Crimée était annexée par la Russie, les deux partis d’extrême droite n’avaient pas atteint les 2% à eux deux.

Mais pour Vladimir Poutine, brandir la menace nazie semble la solution la plus simple, car, comme le note Sergei Fediunin, politiste à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris, “le mot ‘nazisme’ ou ‘fascisme’ renvoie, dans le contexte russe, à la figure du Mal absolu avec lequel on ne peut pas négocier: on ne peut que le combattre et chercher à l’éradiquer ”.

À voir également sur Le HuffPost: Depuis Boutcha, Volodymyr Zelensky dénonce “un génocide”

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    Le poisson d'avril est une tradition aussi ancienne que notre calendrier

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 1 April - 05:30 · 2 minutes

CULTURE - Vieillotte, la coutume du poisson accroché dans le dos pour ce vendredi 1er avril? Quasiment médiévale! Nombreuses sont les théories sur l’origine réelle de cette étrange farce . Ce que l’on sait, en revanche, c’est que tout commence au XVIe siècle, comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article.

En France, en 1563, le roi Charles IX décide de mettre un peu d’ordre dans le royaume, avec l’Édit de Roussillon. Jusqu’ici, on ne fêtait pas la nouvelle année partout à la même date, mais suivant les diocèses, parfois à Pâques , parfois le 1er mars, parfois le 25 mars… Le terrible souverain a donc décidé que ce serait le 1er janvier.

Pourquoi le 1er janvier? Charles Quint l’empereur germanique, avait eu la même idée quelques décennies plus tôt, et il est temps d’aligner les calendriers. En 1622, le pape Grégoire V parachèvera cette décision, en faisant passer au 1er janvier l’ensemble du monde chrétien.

Poisson de carême ou prisonnier en fuite

Mais c’est lorsque l’on s’interroge sur la coutume de faire des farces que les pistes commencent à se brouiller. C’était la tradition de s’offrir des cadeaux pour la nouvelle année, les fameuses étrennes, et le peuple aurait persisté à s’offrir des cadeaux aux alentours du 1er avril. Resté un jour de fête, il aurait pris la forme de blagues et de farces, dans l’esprit du carnaval .

Et c’est là que les théories vont vraiment dans tous les sens. Pour certains, c’était pour se moquer de ceux qui avaient oublié que désormais, la nouvelle année c’était le 1er janvier, qu’ils se faisaient prendre comme des poissons dans un filet.

Pour d’autres, et notamment le célèbre grammairien du XIXe siècle, Pierre-Marie Quittard, cela pourrait venir d’une référence à une histoire célèbre de l’époque: un prince de Lorraine aurait traversé pour s’enfuir de prison un fleuve à la nage, un 1er avril.

Enfin certains relient le poisson en papier au carême. Le jeûne chrétien commence le 1er avril, c’est une période ou on s’abstient de manger de la viande pour privilégier, par exemple, le poisson. Les poissons en papier seraient une façon de tourner en dérision la coutume et les privations qu’elle imposait.

À voir également sur Le HuffPost: Les comédiens de “LOL: Qui rit, sort” ont-ils des techniques pour retenir un fou rire?

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    Mais d’où viennent les GIF ?

    news.movim.eu / Numerama · Friday, 25 March - 14:06

Mis au point en 1987, le format GIF permet de diffuser des images animées. L'émergence des réseaux sociaux dans les années 2010 l'a rendu extrêmement populaire. [Lire la suite]

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    Éric Zemmour visé par une plainte pour contestation de crime contre l'humanité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 23 March - 11:06 · 2 minutes

Eric Zemmour photographié durant l

POLITIQUE - Un nouveau front judiciaire qui s’ouvre pour Éric Zemmour ? Ce mercredi 23 mars, six associations anti-homophobie ont annoncé à l’AFP avoir déposé plainte ce jour à Paris contre le candidat d’extrême droite à la présidentielle pour “contestation de crime contre l’humanité”. Elles l’accusent d’avoir nié la déportation d’homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans le viseur de l’Inter-LGBT, Stop Homophobie, SOS Homophobie, Mousse, Adheos et Quazar, des propos tenus par le polémiste au mois de septembre dans son livre La France n’a pas dit son dernier mot (Ed. Rubempré). “La déportation en France d’homosexuels en raison de leur ‘orientation sexuelle’, comme on dit aujourd’hui, est une ‘légende’”, y écrit Éric Zemmour.

Dans ce passage, l’ancien journaliste au Figaro, fait état d’un désaccord avec l’ex-patron de l’UMP (ancêtre de LR) Jean-François Copé, qui avait exclu le parlementaire Christian Vanneste du parti. Ce dernier avait provoqué une polémique en 2012 en évoquant la “légende de la déportation des homosexuels” durant la Seconde Guerre mondiale. Verdict d’Eric Zemmour dans son livre: Christian Vanneste “a raison”.

Lorsque cette controverse avait éclaté, le président de l’association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France, Serge Klarsfeld, avait déclaré qu’à sa connaissance, il n’y avait pas eu “d’homosexuel déporté de France”. “Parmi les déportés, il y avait des homosexuels mais ils ont été déportés comme Juifs, résistants ou droits communs”, avait-t-il ajouté.

Une “réalité historique”

Dans leur plainte, dont l’AFP a eu connaissance, les associations représentées par Me Etienne Deshoulières affirment au contraire que “la déportation des homosexuels lors de la Seconde Guerre mondiale est une réalité historique établie”, qui a été reconnue à plusieurs reprises par des dirigeants français, tels que l’ex-chef de l’État Jacques Chirac en 2005 ou l’ex-Premier ministre Lionel Jospin en 2001.

En se basant sur des travaux historiques, elles affirment qu’“en France, au moins 500 hommes accusés d’homosexualité ont été arrêtés. Parmi eux, au moins 200 furent déportés pendant l’occupation allemande”. D’autres ouvrages plus récents, basés notamment sur les archives françaises, parmi lesquels Les homosexuel.le.s en France, du bûcher au camp de la mort (Ed. Tiresias-Michel Reynaud), écrit par l’historien Arnaud Boulligny, appuient leur plainte.

Les associations accusent Éric Zemmour d’avoir “falsifié l’histoire pour justifier ses positions homophobes”, et soulignent que “c’est la première fois que des poursuites sont engagées contre les propos niant la réalité de la déportation des homosexuels” durant la guerre de 1939-1945.

Eric Zemmour a déjà été jugé, et relaxé en première instance, pour “contestation de crime contre l’humanité” : il avait soutenu que le maréchal Pétain avait “sauvé” les Juifs français. Le procès en appel s’est tenu en janvier et la décision sera rendue après la présidentielle des 10 et 24 avril prochain. “Je n’ai pas connaissance de la plainte, je réagirai quand j’en connaîtrai le contenu”, a répondu à l’AFP Me Olivier Pardo, avocat d’Eric Zemmour.

À voir également sur Le HuffPost: À Moissac, Éric Zemmour visé par un jet d’œuf

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    "Portraits de France", l'exposition sur les routes de France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 March - 13:51 · 7 minutes

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MÉMOIRE - Il y a un an, en mars 2021, un conseil scientifique remettait son travail. Après quatre mois de débats intenses, souhaité par le Président de la République, le recueil “Portraits de France” proposait 318 noms pour regarder autrement l’histoire de France et accompagner les élus qui veulent, dans leurs villes et territoires, dans les rues et sur les bâtiments, donner une nouvelle visibilité à la diversité de nos récits. 318 noms qui devenaient un symbole.

Un an plus tard, après une splendide exposition au Musée de l’Homme autour de ces portraits , vient d’être présentée l’exposition itinérante “Portraits de France” à Reims, le lundi 14 mars 2022. C’est le début d’un beau voyage, puisque cette exposition va traverser toute la France pour mieux faire connaître ces 318 personnalités. Que de chemins parcourus en une année…

D’une idée abstraite — voir la diversité de notre histoire s’inscrire dans l’espace public — à sa concrétisation tangible montre qu’il est possible de changer notre regard sur le monde. L’exposition présentée au Musée Saint-Remi de Reims et qui a été inaugurée par les commissaires de l’exposition, la ministre déléguée à la Ville et le maire de Reims, aux côtés de nombreuses personnalités et autorités publiques, est comme un symbole de l’unité de l’histoire de France en ce lieu.

La France est une terre de diversité

Reims est au cœur du récit de la France et l’évêque Remi (futur Saint Remi) en est un des symboles majeurs du roman national. Nous l’avons tous appris à l’école, à travers le vase de Soissons, la colombe et le flacon d’huile, le baptême de Clovis et le devenir de la ville qui à partir d’Henri I er (en 1027) devient la cité où seront sacrés les rois de France (à l’exception de Louis VI, Henri IV, Louis XVIII). En ce lieu, “Portraits de France” n’est pas une rupture, mais une continuité, une manière de penser l’histoire de France dans sa globalité, dans sa réalité, dans son unité.

La France peine à se penser comme un “pays d’immigration”, comme si elle refusait de reconnaître son histoire, ses histoires. Cette exposition à sa manière est là pour combler un vide… ou plutôt pour fabriquer des récits en commun. Pascal Blanchard, historien

De fait, la France est une terre de diversité, c’est même une banalité absolue que de rappeler, notamment à ceux qui à chaque campagne électorale nous explique que les étrangers ne font pas la France, mais détruisent la nation. L’histoire de l’immigration, l’histoire des Outre-mer, les héritages de l’histoire de la colonisation trouvent leurs prolongements dans l’incroyable diversité de notre pays.

Mais pour avoir conscience de cette richesse, il faut la connaître. La France peine à se penser comme un “pays d’immigration”, comme si elle refusait de reconnaître son histoire, ses histoires. Cette exposition à sa manière est là pour combler un vide… ou plutôt pour fabriquer des récits en commun. C’est sans doute la responsabilité de notre génération que de regarder en France ces passés et ces destins et les faire nôtres.

Un an après les 318 noms, la réussite est là

Le constat, un an après la publication de ce rapport, c’est que cela marche. Au début du processus de ce recueil, trois mille noms ont été évoqués au sein du conseil scientifique et désormais ceux-ci font l’objet d’inaugurations de rues et de places (comme celle l’aviateur Do Hûu Vi), de complexes sportifs et gymnases (comme celui qui porte le nom de Victor “Young” Perez), des initiatives diverses comme des livres sont prises (comme sur Severiano de Heredia), l’Éducation nationale a intégré cette démarche sur Eduscol, des séries de portraits ont été diffusées dans la presse nationale ( L’Humanité et La Croix ) et des films se concrétisent (comme pour Addi Bâ), des expositions se mettent en place (comme celle sur Picasso l’étranger au MNHI ou sur René Maran à l’Alcazar à Marseille).

En outre, l’entrée au Panthéon de Joséphine Baker , les demandes pour Gisèle Halimi, Missak Manoukian ou Gaston Monnerville, les inaugurations d’écoles ou de bibliothèques montrent que ce travail répond à une demande sociale forte et aux quatre coins de l’hexagone ou dans les régions ultramarines.

C’est une demande de notre temps; une attente citoyenne et notamment dans les quartiers comme la souhaitée dès l’origine la ministre déléguée à la Ville, Nadia Hai. Cette liste “des 318” ne sera jamais fermée, elle est une première ouverture — d’autres listes suivront, d’autres initiatives émergeront, d’autres noms s’imposeront et seront exhumés —, appelant d’autres destins et qui sait, peut-être, de nouvelles dynamiques. Dans ce processus, nous ne sommes qu’une étape, un moment, et c’est désormais aux élus de prolonger ce travail.

Bien entendu, il y a eu des critiques. Certains ont prétendu que nous voudrions “remplacer” les noms existants — il y a assez de nouvelles rues et de nouveaux bâtiments pour initier des inaugurations… — ou que nous voulions abattre les statues et faire “repentance” (Bruno Retailleau); d’autres affirment que nous ne proposerions que des “Noirs” et des “Arabes” (Marine Le Pen) d’autres disent qu’il n’y en “a pas assez” (Louis-Georges Tin), certains ont calculé qu’il y avait trop de ceci (Algériens) ou pas assez de cela ( Le Figaro ), d’autres enfin ont jugé la méthode trop démocratique, au regard du conseil scientifique qui a validé les noms, ou trop “communautaire” (Institut Thomas More)… mais majoritairement tout le monde peut constater que l’idée est à la fois efficace, simple et concrète.

Les noms dans l’espace public, miroir et espace de reconnaissance

Les lieux ainsi nommés sont aussi profondément insérés dans la vie de tous les jours: ils informent sur l’adresse d’une rue où l’on travaille, d’une place où l’on rejoint sa salle de sport, de la piscine où l’on emmène ses enfants, de la bibliothèque où l’on emprunte un livre, d’une statue ou une plaque que l’on croise du regard et où un jour, l’un de nos enfants nous demande “c’est qui?”.

Cette exposition itinérante est une réponse à ceux qui veulent déboulonner nos statues — alors qu’il faut dire ce qu’elles sont et raconter leurs histoires — et une réponse à ceux qui refusent d’aimer la France telle qu’elle est. Pascal Blanchard, historien

Les noms dans l’espace public ne sont pas neutres, ils renvoient à une démarche commémorative et mémorielle, tissant un véritable récit historique. Ils sont à la fois un miroir et un espace de reconnaissance. Et, la “reconnaissance” est un élément fondamental pour se sentir partie prenante d’un pays, d’une nation, d’un collectif, pour que chacun reconnaisse l’autre comme légitime ici, aussi, pour panser/penser la diversité des mémoires et réparer les oublis — volontaires ou involontaires — des générations précédentes.

Cette politique n’est pas anecdotique, elle prouve tout simplement que nous écoutons les respirations du monde et du temps.

De Clovis à “Portraits de France” ce sont quinze siècles d’histoire qui ont défilé sous nos yeux ce 14 mars et qui nous rendent, à cet instant, fiers de la France. Allez voir l’exposition, elle nous raconte Notre histoire . Elle va rester un mois à Reims avant de poursuivre sa route, avec une prochaine étape Clichy-sous-Bois à partir du 11 avril… C’est une réponse à ceux qui veulent déboulonner nos statues — alors qu’il faut dire ce qu’elles sont et raconter leurs histoires — et une réponse à ceux qui refusent d’aimer la France telle qu’elle est. “Portraits de France” est le miroir dans lequel l’histoire de France peut se voir comme elle est.

À voir également sur Le HuffPost: L’exposition “Portraits de France” redonne vie à des héros oubliés de l’Histoire de France

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    Saint-Patrick: 6 choses à savoir sur la fête nationale irlandaise

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 17 March - 08:50 · 3 minutes

Fête de la Saint-Patrick 2022: 6 choses à savoir sur la fête nationale irlandaise

SAINT-PATRICK - Avant d’aller lever le coude et danser sur un enivrant air de musique irlandaise, faisons le point. Vous vous en doutiez certainement, la Saint-Patrick n’a pas été créée par les brasseurs pour nous faire boire une quantité faramineuse de bière , ni par les producteurs de trèfles ou les marchands de tissus verts pour qui le 17 mars représente, à n’en pas douter, un jour important.

La Saint-Patrick est en fait née sur le sol américain. Saint Patrick lui-même n’était pas Irlandais mais Écossais et, à l’origine, la couleur de ce jour n’est pas le vert émeraude mais... le bleu! Bref, avant d’avoir tout faux et de ne plus avoir les idées très claires, voici 6 idées reçues sur la Saint-Patrick.

1. Saint-Patrick n’était pas irlandais

Saint Patrick n

Saint-Patrick serait né en 393 à Kilpatrick, en Écosse. À l’âge de 16 ans, il fut capturé par des Irlandais et amené sur l’île où il fut réduit en esclavage. Après 6 ans où il pria intensément, il revint en Ecosse.

Dans un rêve, les Irlandais le supplièrent de revenir avec eux. Pendant plusieurs années, Patrick alla se former en Gaule. Quadragénaire, il revint en Irlande pour fonder des couvents et des monastères dans toute l’île.

2. La couleur de Saint-Patrick est le bleu

La couleur de Saint-Patrick est le bleu

Comme l’explique le Time , plusieurs historiens s’accordent à dire que la couleur de Saint-Patrick est le bleu et non le vert. Cette teinte de bleu peut toujours être vue sur d’anciens drapeaux irlandais et était même utilisée sur les drapeaux de l’Armée Citoyenne Irlandaise.

Le vert de la Saint-Patrick a quant à lui fait son apparition en 1798 pendant la rébellion irlandaise, quand le trèfle est devenu un symbole du nationalisme.

3. La Saint-Patrick est Américaine

Célébrations de la Saint Patrick à New York en 2017

Selon Timothy Meagher, un professeur de l’Université Catholique américaine d’origine irlandaise, ce sont les villes américaines qui comptaient une forte diaspora irlandaise qui au XVIIIe ont commencé à célébrer cette journée. “C’était une façon d’honorer un Saint mais aussi d’affirmer leur identité ethnique et de créer des liens de solidarité”, explique-t-il. Ce n’est qu’en 1903 que la fête est devenue populaire en Irlande, comme le révèle Marie Billon .

4. Saint-Patrick n’a pas fait partir tous les serpents d’Irlande

Non, contrairement à la légende, Saint-Patrick n’a pas fait partir tous les serpents d’Irlande. Encore une fois, c’est une idée reçue. Figurez-vous qu’en Nouvelle-Zélande, en Islande, au Groenland ou encore en Antarctique, on ne trouve pas de serpents d’Irlande, comme l’explique National Geographic .

5. Boire à la Saint-Patrick? Non ce n’est pas vraiment le moment!

La Saint-Patrick tombe en pleine période de Carême pendant laquelle les abus en tout genre sont particulièrement mal vus dans la religion catholique. Alors, jusqu’en 1961, une loi imposait aux pubs d’Irlande de fermer ce soir-là .

6. La célèbre bière Guinness bue à la Saint-Patrick est rouge rubis

Depuis 1961, les choses ont bien changé et la dimension religieuse est largement dépassée. Pour preuve, plus de 13 millions de bières sont vendues le jour de la Saint-Patrick, et en particulier de la Guinness. Pourquoi? Parce qu’elle est originaire de Dublin. L’usine historique en est même la première attraction touristique.

À ce sujet, si la bière Guinness apparaît noire de prime abord, il faut savoir qu’elle est en fait... rouge rubis! Et c’est le site officiel qui le confirme . Alors, si vous en doutez encore, essayez de verser la bière à la lumière et vous verrez. Le tout, avec modération bien sûr. ​​​​​​

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