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    TPMP: L'Arcom à nouveau saisie après une séquence homophobe

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 21 May - 13:31 · 4 minutes

Raymond Aabou a tenu des propos jugés homophobes lors d'un débat sur Idrissa Gueye dans TPMP. Raymond Aabou a tenu des propos jugés homophobes lors d'un débat sur Idrissa Gueye dans TPMP.

MÉDIAS - Après une nouvelle séquence homophobe durant l’émission Touche pas à mon poste , la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT ( Dilcrah ), a décidé de saisir l’Arcom (ex-CSA), vendredi 20 mai.

“Les propos entendus lors de l’émission TPMP sont inacceptables. S’il est nécessaire de le rappeler, les comportements homophobes ne relèvent pas de la liberté d’expression et n’ont pas leur place dans notre société”, a indiqué la Dilcrah dans un message publié sur Twitter.

Cette nouvelle saisie du gendarme de l’audiovisuel contre l’émission de Cyril Hanouna fait suite à une séquence diffusée jeudi 19 mai. Une passe d’armes violente entre deux chroniqueurs de TPMP, au cours de laquelle le refus du joueur du PSG Idrissa Gueye de jouer avec un maillot arc-en-ciel était au cœur des débats.

La polémique Idrissa Gueye au cœur des échanges

Dans cette séquence, les chroniqueurs Raymond Aabou et Hugo Manos revenaient sur un échange tendu, la veille, dans cette même émission, entre les chroniqueur Gilles Verdez et Mathieu Delormeau . Gilles Verdez avait expliqué qu’il comprenait le choix du joueur sénégalais du PSG et qu’il soutenait sa décision: “Je lui donne raison, au nom de sa liberté de conscience, d’expression et de religion. Et pour ça, il est jeté aux chiens et je trouve ça inadmissible.”

Une prise de position qui avait rendu fou de rage Mathieu Delormeau: “Là pardon, mais ça va trop loin. L’homophobie, ce n’est pas une opinion, c’est un délit [...]. Ce que tu dis là, c’est une honte vraiment, je te le dis, une honte”, avait-il répondu avant de quitter le plateau de l’émission.

“Aux yeux de certaines personnes, vous n’êtes pas normaux”

Jeudi 19 mai, Touche pas à mon poste revient sur cette altercation, dans des termes qui ont poussé un certain nombre de téléspectateurs et la DILCRAH à saisir l’Arcom. Dans un premier temps, Hugo Manos interpelle Cyril Hanouna :  “Les gens se sont sentis attaqués [...] Quand Matthieu a besoin que tu condamnes la chose [...], tu ne réponds pas, c’est de la provocation”, dénonce le compagnon de Laurent Ruquier.

Et le chroniqueur Raymond Aabou de répondre: “Si Idrissa Gueye n’a pas voulu mettre le maillot, ce n’est pas pour ça qu’il est homophobe. Je ne sais pas, je ne connais pas sa vie et moi je ne veux pas qu’Idrissa Gueye soit le représentant des homosexuels”.

Raymond Aabou s’emporte ensuite, donnant lieu à la fameuse séquence au cœur des signalements auprès de l’Arcom: “On fait plein de trucs pour les homos, on fait plein de trucs pour l’homophobie. En 1980, fallait vous cacher, arrêtez de faire les malins !” De quoi pousser Hugo Manos à qualifier les propos de son collègue de “propos homophobes systémiques”.

“Raymond tu ne peux pas dire: ‘On fait beaucoup pour les homos’. Ce ne sont pas des gens à part”, tente de nuancer Cyril Hanouna, en vain.

“Aux yeux de certaines personnes, vous n’êtes pas normaux”, surenchérit Raymond Aabou. “Il y a des gens qui n’aiment pas les pédés, ils disent ’tant qu’ils ne m’emmerdent pas, ce n’est pas mon cul, ils font ce qu’ils veulent’.” Le débat a finalement été clos par Cyril Hanouna, qui n’a pas manqué de partager son message d’apaisement sur les réseaux sociaux après la séquence polémique.

Raymond Aabou est lui aussi revenu sur ses propos sur Twitter après l’émission, avec un mea culpa : “Les amis j’ai été très maladroit ce soir apparemment certain on compris totalement l’inverse de mes propos... Ce que je voulais dire c’est qu’il y encore beaucoup de chemin à faire, mais ça va dans le bon sens.”

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    « L’homosexualité est une abomination » : il y a toujours des groupes Facebook homophobes en 2022

    news.movim.eu / Numerama · Wednesday, 18 May - 08:59

Le réseau social héberge de nombreux groupes ouvertement homophobes. Certains accueillent plusieurs centaines de personnes et sont très actifs. [Lire la suite]

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    Homophobie: Idrissa Gueye peut-il être sanctionné par le PSG?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 17 May - 15:15 · 4 minutes

Après qu'il a refusé de porter un maillot floqué aux couleurs du drapeau LGBT, Idrissa Gueye sera-t-il sanctionné par le Paris Saint-Germain? Photo d'archive prise à l'occasion d'un match de Ligue des Champions, le 7 décembre dernier au Parc des Princes. Après qu'il a refusé de porter un maillot floqué aux couleurs du drapeau LGBT, Idrissa Gueye sera-t-il sanctionné par le Paris Saint-Germain? Photo d'archive prise à l'occasion d'un match de Ligue des Champions, le 7 décembre dernier au Parc des Princes.

FOOTBALL - Quelles suites après l’indignation? En se faisant porter pâle lors du déplacement du Paris Saint-Germain à Montpellier samedi 14 mai pour ne pas avoir à arborer un maillot floqué aux couleurs du drapeau LGBT+ , le footballeur Idrissa Gana Gueye a créé la polémique et attiré de nombreuses critiques. Jusqu’à se faire sanctionner par son club?

En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie , la question revient avec insistance. Notamment du côté de Valérie Pécresse ou dans la bouche de la ministre des Sports Roxana Maracineanu , qui a insisté au cours d’une interview au Parisien sur le fait que la sanction devrait quoi qu’il arrive émaner de l’employeur du milieu de terrain, et non pas d’une instance extérieure.

“Je ne vais pas me substituer à son employeur, c’est à lui de voir quelles suites donner à cette affaire”, a ainsi déclaré l’ancienne nageuse, estimant pour sa part que la décision d’Idrissa Gueye, même si “nous sommes en démocratie” et donc que le jeune homme est libre d’agir à sa guise, est “regrettable”.

Les “convictions religieuses”, pas une excuse pour manquer un match

En l’occurrence, les textes de loi sont clairs: un employeur ne peut pas interdire au salarié d’avoir une “conviction religieuse”, le motif invoqué par l’entourage du milieu de terrain sénégalais pour justifier sa décision de ne pas porter le maillot anti-homophobie.

Toutefois, cette liberté s’accompagne de garde-fous. Comme le précise le Code du travail , un salarié ne peut pas invoquer sa religion comme un motif pour refuser d’exécuter des tâches pour lesquelles il a été embauché au départ. Ce qui signifie que s’il l’avait souhaité, le PSG aurait pu exiger d’Idrissa Gueye qu’il participe à la rencontre de samedi, d’autant qu’il avait fait le voyage dans l’Hérault avec le reste de ses coéquipiers.

Reste donc à savoir si une sanction peut être prise par le club de la capitale contre son joueur de 32 ans. D’après France Bleu Paris , la direction parisienne n’en aurait pas l’intention, mais comme le rapportent plusieurs médias dont L’Équipe , le service juridique et celui des ressources humaines du PSG suivent l’affaire de près. Et d’après le média spécialiste du club CulturePSG , d’un rappel à l’ordre à la suppression de la “prime d’éthique”, différentes possibilités de sanction pourraient être envisagées.

Une évolution dans l’attitude du PSG

Car au-delà du cas personnel d’un joueur qui a pris part à 30 rencontres toutes compétitions confondues cette année, il y a les répercussions de l’affaire sur le club. D’une part, dans une saison une nouvelle fois décevante sur le plan sportif, l’idée de voir un homme décider de lui-même s’il accepte de jouer ou non une rencontre pourrait écorner encore un peu plus l’image du PSG.

Et ensuite, ne pas réagir avec fermeté minimiserait l’impact des initiatives prises par le club contre les discriminations (interventions d’associations auprès des jeunes, campagnes de communication...).

Ce qui explique l’évolution dans l’attitude du Paris Saint-Germain dans ce genre de cas. En 2014, dans un documentaire diffusé par Canal+, le défenseur brésilien Marcos Ceara expliquait ne pas être “vraiment pour l’homosexualité”, arguant du fait que cela sortait “un peu du projet de Dieu”. Et son compère Alex d’ajouter que “Dieu aurait créé non pas Adam et Eve mais Adam et Yves” s’il était favorable à l’homosexualité. Des propos qui n’avaient même pas été commentés par le PSG à l’époque.

Puis l’an passé, alors qu’Idrissa Gueye séchait, déjà, la journée contre l’homophobie et le port du maillot orné des couleurs arc-en-ciel, son coach l’avait couvert, évoquant une “gastro”.

Le club renvoie Gueye à ses responsabilités

Mais cette année, le ton a changé. D’emblée, Mauricio Pochettino, l’entraîneur parisien, a parlé de “raisons personnelles” derrière le forfait du milieu de terrain, laissant la presse aller interroger l’intéressé.

Puis dans un second temps, dans un communiqué, le club a reconnu en creux les raisons de l’absence de son joueur, lui renvoyant encore une fois la balle. “Idrissa Gueye n’était pas dans le groupe pour des raisons personnelles et individuelles, peut-on y lire. Le Paris Saint-Germain a toujours tenu à combattre toute forme de discrimination et l’a une nouvelle fois fait samedi.”

Une attitude à laquelle le joueur goûte peu, d’après L’Équipe et Le Parisien , lui qui a déjà fait l’objet d’une campagne de dénigrement cette saison après un tacle un peu trop appuyé sur Kylian Mbappé à l’entraînement dont les images avaient été diffusées. Or avec seulement un an de contrat dans la capitale, c’est peut-être le signe que les chemins du Paris Saint-Germain et d’Idrissa Gueye s’apprêtent à se séparer.

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    Contre l'homophobie, "Heartstopper" sur Netflix fait mieux que beaucoup de campagnes de prévention

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 17 May - 04:00 · 3 minutes

Nick et Charlie, héros de Nick et Charlie, héros de "Heartstopper" sur Netflix.

SÉRIES - Exit les clichés. À l’heure de la journée mondiale contre l’homophobie , la transphobie et la biphobie, qui se tient ce mardi 17 mai, une série pour ados mise en ligne sur Netflix au mois d’avril dernier est particulièrement de circonstance. Elle s’intitule Heartstopper.

L’histoire est celle d’un jeune garçon du nom de Charlie (Joe Locke), un collégien britannique en classe de 3ème, un brin gringalet et ouvertement homosexuel. Le jour de la rentrée, il fait la rencontre Nick (Kit Connor). Contrairement au premier, Nick est populaire, costaud et est le capitaine de l’équipe de rugby.

Entre les deux ados, c’est un “match” amical. Et ce, d’entrée de jeu. Ils ne se quittent plus et ne manquent pas d’attentions l’un envers l’autre. De quoi laisser espérer à Charlie qu’une belle histoire d’amour avec Nick puisse être possible. Que lui aussi, peut-être, aime les garçons.

Des conversations tardives dans la nuit aux rapprochements, en passant par le premier baiser. Heartstopper laisse à voir une comédie romantique sensible, délicate et touchante, loin du trash, des drogues, des scènes de sexe et des personnages queers bodybuildés de beaucoup d’autres productions pour ados.

Un scénario réaliste

L’intrigue n’est pas très originale, mais elle n’est pas tirée par les cheveux. Ce n’est pas niais, c’est juste, notamment dans sa représentation du harcèlement à l’école, des difficultés à trouver sa place quand on est gay ou lesbienne, du sentiment de solitude et de la difficile acceptation de son homosexualité face aux stigmatisations et l’intolérance des autres. La série du réalisateur britannique Euros Lyn ne donne pas de leçons, elle est réaliste.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce de Heartstopper :

Cette nouvelle production Netflix est d’ailleurs une adaptation d’un webcomic à succès, écrit par l’autrice britannique queer Alice Oseman. Aujourd’hui âgée de 27 ans, cette dernière a déjà publié quatre romans et deux courtes histoires à destination des jeunes adultes. Ses personnages sont attachants, ses histoires simples et sincères. On s’y reconnaît.

Et d’ailleurs, sur Netflix, Heartstopper est un phénomène. D’après le New York Times , il s’agit d’un des dix shows anglophones les plus regardés dans le monde sur la plateforme depuis qu’il a été mis en ligne. Il n’a pas seulement ému sa cible, les ados. “De nombreux millenials queer plus âgés ont été éblouis par la série”, raconte le journaliste et auteur Owen Jones dans un édito du Guardian.

Une “bouée de sauvetage”

“Cependant, ils ont également un fort sentiment de deuil à l’égard de ce qu’ils n’ont, eux, jamais eu: l’acceptation par nos pairs hétéros ou une représentation aussi assumée sur nos écrans, précise-t-il. [...] Pour quelqu’un qui n’a fait son coming out qu’à 20 ans, ce qui était si terrifiant à l’adolescence, c’était la solitude pure et simple du placard.” À la télé, les programmes mettant en scène des homosexuels étaient si mauvais que cela a aggravé son sentiment de solitude.

“Les jeunes LGBT+ ont maintenant une série avec des personnages tendres et adorables qui font face à des difficultés, mais qui ont aussi la possibilité d’être heureux, ajoute le journaliste. Cette série a des chances d’être une bouée de sauvetage pour beaucoup.”

Ce lundi, un rapport du ministère de l’Intérieur indique que les plaintes pour crimes et délits commis envers les personnes LGBT+ ont augmenté de 28% en France, en 2021. Ce rapport rappelle que la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie et la biphobie n’est pas terminée. Même si, à elle seule, Heartstopper ne va pas endiguer le problème, la série a le mérite de mettre un peu de baume au cœur et de contribuer à l’effort de sensibilisation.

À voir également sur Le HuffPost : Censuré par son principal, ce lycéen gay ne s’est pas laissé intimider pour terminer son discours

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    Homophobie: Roxana Maracineanu juge l'attitude d'Idrissa Gueye "regrettable"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 16 May - 20:05 · 2 minutes

Roxana Maracineanu ne veut pas se Roxana Maracineanu ne veut pas se "substituer à l'employeur" d'Idrissa Gueye et ne parle pas de sanctions.

FOOTBALL - L’affaire Idrissa Gueye n’en finit plus de créer des remous. Ce lundi 16 mai, Roxana Maracineanu a été contrainte de réagir après le refus d’Idrissa Gueye de jouer avec un maillot contre l’homophobie lors d’un match du PSG contre Montpellier.

Dans une interview accordée au Parisien , l’ancienne nageuse professionnelle devenue ministre des Sports n’a pas souhaité se prononcer sur d’éventuelles sanctions mais juge “regrettable” que le milieu de terrain parisien refuse de jouer avec un maillot arborant un numéro arc-en-ciel pour lutter contre l’homophobie .

″À titre personnel, je trouve cela regrettable qu’il n’ait pas souhaité jouer”, a déclaré Roxana Maracineanu. “Je ne vais pas me substituer à son employeur, c’est à lui de voir quelles suites donner à cette affaire. Je ne sais pas comment les clubs ont présenté l’initiative à leurs salariés. Si mettre un maillot avec des numéros arc-en-ciel peut paraître anodin, c’est un geste important et symbolique qui permet d’éduquer notre jeunesse”, juge-t-elle avec prudence, en renvoyant la balle au club du Paris-Saint-Germain .

“Un joueur peut refuser de le mettre, nous sommes en démocratie, mais je le répète de nouveau, je trouve cela regrettable”, renchérit la ministre au sujet du boycott du joueur sénégalais.

Interpellée au micro de RMC Sport ce lundi, la ministre a ajouté: “Idrissa Gueye n’a ni communiqué, ni démenti. Mais si jamais il y a une prise de position, elle serait bien sûr tout à fait regrettable dans un pays comme le nôtre, par rapport à ce combat qu’on mène en lien avec les fédérations sportives et la Ligue. C’est quelque chose qui va obscurcir la belle image que veut donner le football”.

Le PSG sort du silence

Après deux jours de silence sur le cas Idrissa Gueye, le club parisien est finalement sorti de sa réserve ce lundi, estimant auprès de RMC Sport que le choix” de son joueur était “une décision individuelle”.

“Idrissa Gueye n’était pas dans le groupe pour des raisons personnelles et individuelles. Le Paris Saint-Germain a toujours tenu à combattre toute forme de discrimination et l’a une nouvelle fois fait samedi”, a déclaré le PSG qui ajoute qu’une discussion sur le sujet aura lieu prochainement avec Idrissa Gueye.

L’an passé à l’occasion de la même opération de sensibilisation, le milieu de terrain du PSG s’était déjà fait remarqué par son absence, évitant de porter le maillot au flocage arc-en-ciel en prétextant une gastro-entérite.

Cette année, l’entourage du joueur, contacté par l’AFP, a refusé d’expliquer les raisons de cette absence.

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    Homophobie: Le PSG interpellé sur l'absence d'Idrissa Gueye d'une journée de sensibilisation

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 16 May - 09:32 · 4 minutes

Le milieu de terrain du Paris Saint-Germain Idrissa Gueye, ici photographié le 17 avril dernier lors du match face à l'Olympique de Marseille, s'est fait porter pâle pour éviter de porter un maillot portant les couleurs du drapeau LGBT en Ligue 1. Le milieu de terrain du Paris Saint-Germain Idrissa Gueye, ici photographié le 17 avril dernier lors du match face à l'Olympique de Marseille, s'est fait porter pâle pour éviter de porter un maillot portant les couleurs du drapeau LGBT en Ligue 1.

FOOTBALL - Samedi 14 mai, c’était soir de fête en Ligue 1. Pour l’avant-dernière journée de la saison, il y a eu du spectacle sur toutes les pelouses, des buts somptueux et des retournements de situation mémorables. Et c’est à cette occasion, toute proche de la journée mondiale contre l’homophobie du 17 mai, que la Ligue de football professionnel avait décidé d’organiser comme chaque année une opération de sensibilisation.

Numéros aux couleurs arc-en-ciel sur les maillots, communication auprès des supporters et des joueurs, slogans inclusifs, ventes aux enchères au profit d’association LGBT+... De nombreuses initiatives avaient été mises en place. Mais cela n’a pas plu à tout le monde.

Des sanctions réclamées au PSG

Comme le rapportent depuis dimanche différents médias dont Le Parisien , RMC Sports ou franceinfo , le milieu de terrain du Paris Saint-Germain Idrissa Gueye s’est ainsi fait porter pâle pour éviter d’avoir à arborer les couleurs du drapeau LGBT et à soutenir la cause. Et cela alors qu’il avait quand même fait le déplacement dans l’Hérault avec ses coéquipiers. Une attitude qu’il avait déjà eue l’an passé, du fait de ses convictions religieuses, précisent nos confrères.

Pourtant, publiquement, le joueur donne à chaque fois des raisons différentes. Après avoir évoqué une gastro-entérite en 2021, son entraîneur Mauricio Pochettino a cette fois parlé de “raisons personnelles”. Et l’entourage du joueur d’invoquer un ”état de fatigue” incompatible avec une participation au match que le PSG a gagné à Montpellier, et dû à l’organisation d’un gala de charité de sa fondation plus tôt dans la semaine.

Des explications confuses qui ont provoqué une vaste indignation sur les réseaux sociaux. Au sein de la classe politique, la présidente de la région Île-de-France et récente cinquième de l’élection présidentielle Valérie Pécresse a par exemple réclamé des sanctions au Paris Saint-Germain contre le joueur, mettant en avant le “devoir d’exemplarité” d’Idrissa Gueye. Catherine Michaud, présidente de GayLib, au sein de LR, lui a emboîté le pas en appelant à une “réaction forte” du PSG.

Une attitude “motivée par de l’homophobie”

Même son de cloche chez David Belliard, adjoint écologiste à la mairie de Paris, qui déplore “un refus (de participer au match) avant tout motivé par de l’homophobie ”. Réclamant à son tour des sanctions, il insiste: “ L’homophobie , sous toutes ses formes, n’a pas sa place dans le sport ni nulle part ailleurs.”

Le PanamBoyz & Girlz United, club partenaire de la LFP pour cette journée de lutte contre l’homophobie, a également rappelé de son côté que l’homophobie est “délit” et non “une opinion”. Des déclarations relayées également par la Fédération sportive LGBT.

Mais pour l’heure, le Paris Saint-Germain ne s’est aucunement prononcé sur le sujet. Actuellement en tournée promotionnelle au Qatar, pays qui possède le club via l’action de son fonds souverain, il aurait d’ailleurs fait savoir à nos confrères qu’il n’est pas prévu de sanctionner Idrissa Gueye.

Comme le rappelle Le Parisien , en France, il est impossible de prendre des sanctions contre un salarié en raison de ses croyances religieuses. En revanche, celles-ci ne doivent pas l’empêcher ou lui permettre de refuser d’exécuter une mission pour laquelle il a été embauché. Un casse-tête donc, si tant est que le Paris Saint-Germain ait réellement envie de sanctionner son milieu de terrain.

À voir également sur le HuffPost : Le rappeur Lil Nas X répond aux accusations homophobes après son clip “Montero”

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    La Nasa était au courant que James Webb avait une politique homophobe

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 29 March - 07:40

La Nasa s'était opposée à un changement de nom du télescope James Webb, malgré une demande pressante de la part de la communauté de l'astronomie. En cause, la politique homophobe validée et menée par l'administrateur durant les années 1960. Des documents obtenus par Nature ajoutent de nouveaux éléments. [Lire la suite]

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    Éric Zemmour visé par une plainte pour contestation de crime contre l'humanité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 23 March - 11:06 · 2 minutes

Eric Zemmour photographié durant l

POLITIQUE - Un nouveau front judiciaire qui s’ouvre pour Éric Zemmour ? Ce mercredi 23 mars, six associations anti-homophobie ont annoncé à l’AFP avoir déposé plainte ce jour à Paris contre le candidat d’extrême droite à la présidentielle pour “contestation de crime contre l’humanité”. Elles l’accusent d’avoir nié la déportation d’homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dans le viseur de l’Inter-LGBT, Stop Homophobie, SOS Homophobie, Mousse, Adheos et Quazar, des propos tenus par le polémiste au mois de septembre dans son livre La France n’a pas dit son dernier mot (Ed. Rubempré). “La déportation en France d’homosexuels en raison de leur ‘orientation sexuelle’, comme on dit aujourd’hui, est une ‘légende’”, y écrit Éric Zemmour.

Dans ce passage, l’ancien journaliste au Figaro, fait état d’un désaccord avec l’ex-patron de l’UMP (ancêtre de LR) Jean-François Copé, qui avait exclu le parlementaire Christian Vanneste du parti. Ce dernier avait provoqué une polémique en 2012 en évoquant la “légende de la déportation des homosexuels” durant la Seconde Guerre mondiale. Verdict d’Eric Zemmour dans son livre: Christian Vanneste “a raison”.

Lorsque cette controverse avait éclaté, le président de l’association des Fils et Filles de Déportés Juifs de France, Serge Klarsfeld, avait déclaré qu’à sa connaissance, il n’y avait pas eu “d’homosexuel déporté de France”. “Parmi les déportés, il y avait des homosexuels mais ils ont été déportés comme Juifs, résistants ou droits communs”, avait-t-il ajouté.

Une “réalité historique”

Dans leur plainte, dont l’AFP a eu connaissance, les associations représentées par Me Etienne Deshoulières affirment au contraire que “la déportation des homosexuels lors de la Seconde Guerre mondiale est une réalité historique établie”, qui a été reconnue à plusieurs reprises par des dirigeants français, tels que l’ex-chef de l’État Jacques Chirac en 2005 ou l’ex-Premier ministre Lionel Jospin en 2001.

En se basant sur des travaux historiques, elles affirment qu’“en France, au moins 500 hommes accusés d’homosexualité ont été arrêtés. Parmi eux, au moins 200 furent déportés pendant l’occupation allemande”. D’autres ouvrages plus récents, basés notamment sur les archives françaises, parmi lesquels Les homosexuel.le.s en France, du bûcher au camp de la mort (Ed. Tiresias-Michel Reynaud), écrit par l’historien Arnaud Boulligny, appuient leur plainte.

Les associations accusent Éric Zemmour d’avoir “falsifié l’histoire pour justifier ses positions homophobes”, et soulignent que “c’est la première fois que des poursuites sont engagées contre les propos niant la réalité de la déportation des homosexuels” durant la guerre de 1939-1945.

Eric Zemmour a déjà été jugé, et relaxé en première instance, pour “contestation de crime contre l’humanité” : il avait soutenu que le maréchal Pétain avait “sauvé” les Juifs français. Le procès en appel s’est tenu en janvier et la décision sera rendue après la présidentielle des 10 et 24 avril prochain. “Je n’ai pas connaissance de la plainte, je réagirai quand j’en connaîtrai le contenu”, a répondu à l’AFP Me Olivier Pardo, avocat d’Eric Zemmour.

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