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    Macron et Bertrand s'embrouillent devant les caméras, l'affrontement devient public

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 20 November - 12:04 · 4 minutes

Ce que dit la passe d

POLITIQUE - Deux minutes et trente secondes. Depuis Donald Trump, Emmanuel Macron n’avait sans doute pas connu de poignée de main aussi longue et musclée . En face, pas de président américain, mais Xavier Bertrand, l’un de ses principaux concurrents pour la prochaine élection présidentielle de 2022.

C’est en l’accueillant au Familistère de Guise, vendredi 19 novembre, dans l’Aisne, que le patron de la région Hauts-de-France, candidat à l’investiture LR pour la présidentielle, a vivement interpellé le locataire de l’Élysée au sujet de l’avenir de l’aciérie Ascoval .

“La solution retenue n’est pas satisfaisante”, a-t-il d’abord lancé au chef de l’État à propos de l’entreprise locale, sauvée d’une délocalisation en Allemagne mais toujours menacée, selon lui, par un manque de compétitivité. “Comme vous le savez, cher président du Conseil régional, la ministre (chargée de l’Industrie) y a passé sa journée et sa nuit”, lui a rétorqué Emmanuel Macron, avant de s’agacer de l’insistance de son interlocuteur, lequel n’hésitait pas à lui couper la parole pour faire valoir son opinion.

Vous savez peut-être mieux que tous les autres. Emmanuel Macron à Xavier Bertrand

“Vous savez peut-être mieux que tous les autres”, a finalement lâché le président de la République, offrant, aux caméras, une scène d’une rare intensité pour un accueil protocolaire, dit “républicain”, souvent fait de dialogues convenus et d’échanges courtois. Une ambiance électrique -soulignée par le crépitement des flash des photographes- qui n’a rien d’anodin, à cinq mois de l’élection suprême.

D’un côté, Emmanuel Macron n’a pas encore officiellement déclaré son intention de se représenter. Ce qui ne l’empêche pas de multiplier les discours aux accents de campagne et les déplacements... dans la région dirigée par Xavier Bertrand.

Le président de la République entamait, vendredi, une mini-tournée de quatre jours dans les Hauts-de-France. C’est également dans le Nord, à Roubaix qu’il avait choisi, en septembre, de conclure le Beauvau de la sécurité, après avoir déjà enchaîné les déplacements dans la région en marge des élections régionales , trois mois auparavant. Un scrutin pour lequel le locataire de l’Élysée avait d’ailleurs dépêché cinq ministres, dont Éric Dupond-Moretti, face à Xavier Bertrand, dans l’espoir de le faire vaciller. En vain.

Une façon, pour le chef de l’État, d’investir le terrain, au premier sens du terme, de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy? Sans nul doute pour l’entourage du candidat à l’investiture des Républicain.

Adversaire numéro un?

“Emmanuel Macron colle aux chaussures de Xavier Bertrand car il le craint. Il sait que c’est le seul qui peut le battre”, siffle ainsi un de ses soutiens, le patron du groupe LR à l’Assemblée, Damien Abad, dans les colonnes du Monde ce samedi. Il est “le plus dangereux”, confirme un macroniste -à visage couvert- au quotidien du soir, mettant en avant “une image provinciale qui tranche avec le président.”

Rien de tout cela pour le porte-parole du gouvernement, lequel se défend de toute stratégie électorale. “Si certains veulent y voir des enjeux politiques (dans ce déplacement NDLR), qu’ils se disent surtout que le président de région peut remercier le président Macron”, réplique Gabriel Attal au Parisien , en citant le sauvetage de l’entreprise Ascoval ou l’implantation de la méga-usine de batterie à Douai, comme autant de réussites locales à mettre au crédit du président de la République.

De l’autre côté, Xavier Bertrand a tout intérêt à mettre en scène ce genre de séquence offensive, lui qui se présente depuis des mois comme le candidat le plus à même de battre Emmanuel Macron. Surtout, le patron de région n’en est pas à son coup d’essai. En mai 2020, il avait déjà -ostensiblement- refusé de suivre les consignes sanitaires de l’Élysée en gardant son masque sur le nez devant le chef de l’État. Un an plus tard il avait réclamé -ou prophétisé- “un vrai débat” à son interlocuteur favori, toujours dans le cadre de ces accueils protocolaires.

Sa nouvelle passe d’armes avec le président de la République, bien plus électrique que les précédentes, lui aura permis de s’imposer comme le principal opposant au chef de l’État et de prendre un peu de hauteur vis-à-vis de Michel Barnier et Valérie Pécresse, ses concurrents directs dans la course à l’investiture LR. Reste à savoir si cela va durer plus de deux minutes et trente secondes.

À voir également sur Le HuffPost: Quand Xavier Bertrand enchaîne les volte-face sur le Congrès LR

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    Ascoval fait marche arrière et garde sa production en France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 19 November - 07:28 · 3 minutes

Le propriétaire allemand d

ENTREPRISE - Le propriétaire allemand de l’emblématique usine Ascoval de Sainte-Saulve (Nord) a renoncé à transférer une partie de son activité en Allemagne , a annoncé Bercy jeudi 18 novembre dans la soirée, après s’être mobilisé pour éviter un revers à cinq mois de l’élection présidentielle .

À l’issue d’une réunion jeudi soir au ministère de l’Économie avec Saarstahl, faisant suite à plusieurs autres rencontres, “Saarstahl a indiqué son accord pour renoncer à son projet de transfert d’activité d’Ascoval vers son site allemand”, a indiqué à l’AFP le cabinet de la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

Cette annonce semble refermer une séquence de deux jours dans laquelle s’est engouffrée l’opposition.

Mercredi, les représentants des syndicats CGT et CFDT du site racheté il y a quatre mois par Saarstahl , groupe sidérurgique allemand, avaient affirmé que l’aciérie pourrait voir 40% de sa production temporairement transférée en Allemagne. En cause: la hausse des prix de l’électricité qui alimente le site à la pointe en matière environnementale.

Saarstahl n’avait pas confirmé, affirmant n’avoir pris “aucune décision”, mais reconnu qu’il étudiait des “options temporaires” pour “limiter les effets négatifs” de cette hausse, quand ses hauts fourneaux en Allemagne tournent au charbon, bien moins cher.

Veto de Bercy

Le gouvernement avait rapidement réagi, après plusieurs années de mobilisation pour sauver le site et encore un récent prêt de 20 millions d’euros en début d’année pour payer les salaires.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait affirmé jeudi matin qu’il n’était “pas question” que l’aciérie voie son activité délocalisée “définitivement” en Allemagne.

Rappelant qu’il s’était “battu avec beaucoup d’énergie” pour sauver cette usine employant 270 salariés et produisant des barres d’acier dédiées à la fabrication de rails, notamment pour la SNCF, et lui trouver un repreneur, il avait assuré que le gouvernement n’avait pas l’intention de “la laisser tomber”. “Nous travaillons à des solutions”, avait-il ajouté.

À en croire Bercy, le branle-bas de combat a même débuté il y a “plusieurs semaines” pour alléger les coûts des entreprises touchées par la hausse des prix de l’énergie, avec notamment l’annonce début novembre d’une aide aux entreprises les plus consommatrices d’électricité, dont Ascoval.

Préoccupations sociales et environnementales

Les réactions politiques n’avaient pas tardé, en pleine pré-campagne électorale, alors que le gouvernement a fait de la réindustrialisation et de la décarbonation de l’industrie un de ses objectifs prioritaires.

Dès mercredi, le député du Nord et candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel avait écrit à Bruno Le Maire pour lui demander “d’intervenir sans délai”. Les candidats à l’investiture des Républicains Valérie Pécresse et Xavier Bertrand étaient eux aussi montés au créneau, la première fustigeant une délocalisation “scandaleuse et ubuesque, surtout quelques jours après la COP26 de Glasgow”.

Cette menace tombait en effet mal pour l’exécutif qui affiche l’ambition de faire de la France une terre de production industrielle et décarbonée, grâce à une électricité nucléaire faiblement émettrice en CO2.

“Il faut que le gouvernement accède à la demande d’Ascoval sur le tarif de l’électricité”, avait réclamé jeudi Xavier Bertrand, l’actuel président de la région des Hauts-de-France, en marge d’une séance du conseil régional. “Quand on veut, on peut. Le président de la République vient demain dans la région? Eh bien, il faut que lui-même apporte la réponse très clairement”, avait ajouté Xavier Bertrand, alors qu’Emmanuel Macron se rend dans le Nord et l’Aisne ce vendredi pour un déplacement sur le thème du développement des territoires.

Le sujet est sensible, tant le sort d’Ascoval a mobilisé ces dernières années le gouvernement et Emmanuel Macron, à la fois comme ministre de l’Économie sous François Hollande, puis depuis son arrivée à l’Élysée. Lors du rachat par le groupe sidérurgique allemand, validé en août dernier, Bruno Le Maire avait salué “une très bonne nouvelle pour l’avenir de la filière sidérurgique française et pour les salariés”.

À voir également sur Le HuffPost: Agacé par cette décharge sauvage, ce maire retourne tout à l’envoyeur

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    L'armée préférerait des pulls chinois plutôt que français (et ça ne passe pas)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 4 November - 11:49 · 3 minutes

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POLITIQUE - L’information aurait pu passer entre les mailles. Mais c’était sans compter sur Arnaud Montebourg . L’ancien ministre de François Hollande, candidat de “La Remontada ” à la prochaine élection présidentielle se déplace dans le Tarn, ce jeudi 4 novembre, pour soutenir un fabricant français de pulls qui a perdu un contrat au profit d’une entreprise chinoise.

Ce qui n’est, disons-le, pas une rareté en soi. Le problème, dans cette affaire se trouve dans le fait que le client, soupçonné de vouloir se fournir en Asie plutôt qu’auprès de la marque familiale Regain, présente dans le département depuis 40 ans, n’est autre que l’armée française.

Impensable, pour le chantre du made in France, lequel a donc fait savoir, à la presse locale , en début de semaine, qu’il se rendait directement sur place, à Castres, pour mettre plusieurs “propositions” dans le débat.

Une histoire vieille de 18 mois

“Aujourd’hui, la manufacture Regain vient de perdre un marché important avec l’armée française qui a fait le choix de commander ses pulls auprès d’une entreprise chinoise, menaçant directement l’emploi en France”, s’agaçait son entourage, lundi 1er novembre, sur le site actu.fr Occitanie , avant que le principal intéressé, converti, depuis 2017, dans la culture du miel et des amandes, enchérisse : “Je suis moi aussi un entrepreneur Origine France Garantie (comme la marque Regain ndlr). Et tout le réseau est touché par le fait que la commande publique ne les soutient pas.”

L’affaire, si elle est véridique, semble en revanche dater de plusieurs mois. D’un an et demi, en réalité. C’est en tout cas ce qu’indique la manufacture, ce jeudi, tout en s’attachant à relativiser la chose.

“Oui, Regain a bien perdu un marché mais c’était il y a 18 mois” explique ainsi Laurent Brunas le patron de Regain, à BFM Business, ajoutant: “on gagne grosso-modo un marché sur deux (...) Donc perdre, ça arrive, c’est le jeu. On a gagné et perdu d’autres marchés depuis celui-ci.”

Les souverainistes en colère

Qu’importent ces précisions, nombreux sont les responsables politiques à s’indigner d’une telle décision dans la foulée d’Arnaud Montebourg. “L’armée française achète des pulls en Chine plutôt que dans le Tarn. Et des militaires chinois ils en vendent aussi?”, a ainsi ironisé Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de la France insoumise, jeudi, sur les réseaux sociaux, à l’image de plusieurs de ses soutiens, comme le député Bastien Lachaud.

Avant eux, c’est la patronne du Rassemblement national, Marine Le Pen qui avait fait entendre sa colère. Pour elle, “nos impôts subventionnent les importations chinoises et les délocalisations. Il est temps que l’argent des Français soutienne l’économie française.”

La candidate à l’élection présidentielle promet ainsi de “réserver l’essentiel de la commande publique aux entreprises qui produisent en France”, à l’unisson de plusieurs responsables d’extrême droite, indignée par cette information. Une polémique cousue de fil blanc (bleu et rouge).

À voir également sur Le HuffPost: Macron tance les candidats qui attaquent l’Europe

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    Gironde: une trentaine de collégiens "légèrement intoxiqués" près d'un site d'Arianegroup

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 13 October - 18:10 · 1 minute

Une trentaine de collégiens

POLLUTION - Plus d’une trentaine de personnes ont été “légèrement intoxiquées” dans un collège de Martignas-sur-Jalle (Gironde) ce mercredi 13 octobre, probablement par des gaz provenant d’une i nstallation d’Arianegroup située à proximité, a indiqué la préfecture.

Au total, “34 personnes du collège Aliénor d’Aquitaine à Martignas-sur-Jalle, dont 27 collégiens, ont été légèrement intoxiquées ” mercredi en fin de matinée, sans entraîner d’hospitalisation, détaille la préfecture dans un communiqué.

Selon la même source, “l’origine de l’intoxication pourrait être, d’après les premiers éléments, une émanation d’acide chlorhydrique provenant de la combustion de propergol, un carburant destiné à la propulsion, sur le site d’ArianeGroup à Saint-Médard-en-Jalles”.

Une procédure judiciaire ouverte

Arianegroup possède deux sites industriels à Saint-Médard-en-Jalles, à l’ouest de Bordeaux, situés à environ 5km du collège où ont été détectés les cas d’intoxication.

L’un de ces deux sites “développe les propergols nécessaires à la propulsion du lanceur Ariane5 et du futur lanceur Ariane 6 ”, précise le constructeur des fusées Ariane sur son site internet.

Une procédure judiciaire a été ouverte à la suite de ces intoxications légères, a précisé la préfecture de Gironde.

À voir également sur Le HuffPost: Un pilote filme depuis le ciel le décollage d’une fusée Ariane

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    "De la magie" à l'usine? La ministre de l'Industrie persiste, mais...

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 13 October - 09:46 · 2 minutes

INDUSTRIE - “De la magie” à l’usine? Agnès Pannier-Runacher n’en démord pas. Interviewée sur France Inter, la ministre de l’Industrie est revenue sur ses propos sur “la magie” du travail dans l’industrie , tenus le 7 octobre dernier.

“Si ces propos ont pu être mal interprétés par certains, j’en suis désolée. Mais je persiste à penser que l’industrie est un secteur d’avenir et de fierté. Et c’était ça mon propos”, a-t-elle affirmé face à Nicolas Demorrand ce mercredi 13 octobre ( voir la vidéo ci-dessus ).

Lors de la 7e édition de Bpifrance Inno Generation, la ministre avait affirmé, dans un élan d’enthousiasme. “J’aime l’industrie parce que c’est l’un des rares endroits au XXIe siècle où l’on trouve encore de la magie.”

Et d’ajouter: “La fierté de travailler dans l’entreprise, la fierté de travailler dans l’usine, pour qu’on dise que lorsque tu vas sur une ligne de production, c’est pas une punition, c’est pour ton pays, c’est pour la magie et c’est ça que vous pouvez rendre possible”.

“Un discours de responsabilité”

Répondant au message d’une auditrice sur France Inter qui insinuait que la ministre était “déconnectée de la réalité”, Agnès Pannier-Runacher a persisté. “J’aimerais qu’on arrête de croire que l’industrie n’a pas évolué depuis les années 70, a-t-elle justifié. Je ne sous-estime pas les conditions aujourd’hui, mais allons dans les usines, constatons à quel point elles se sont modernisées.”

“Dire cela me semble être un discours de responsabilité par rapport à un secteur qui paye en moyenne mieux que les autres secteurs, mieux que les services, a-t-elle soutenu. Et donc oui, je maintiens que l’industrie est un secteur attractif.”

Les propos de la ministre avaient provoqué colère et moqueries. “La magie des accidents du travail, du travail mal payé et des petits salaires, et bientôt de l’âge de départ à la retraite prise après l’espérance de vie en bonne santé grâce à ce gouvernement, avait réagi le directeur du journal L’Humanité et sénateur de Seine-Saint-Denis Fabien Gay . Mais ce n’est pas grave, c’est pour ton pays !”

“655715 accidents du travail en 2019, 50392 maladies professionnelles, 733 décès (hors salariés ‘uberisés’ et fonction publique), écrivait l’ancienne candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau. Aucune recension précise des accidents mortels #LaMagie”.

À voir également sur Le HuffPost: Présidentielle 2022: ces militants de la Primaire populaire croient encore à l’union de la gauche

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    "France 2030": Macron promet 30 milliards d'euros sur 5 ans pour l'industrie et l'innovation

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 12 October - 10:16 · 3 minutes

POLITIQUE - 30 milliards d’euros pour répondre aux “vraies faiblesses” de la France et lui redonner son statut de “grande nation d’innovation”. C’est le montant du plan d’investissements sur 5 ans annoncé par Emmanuel Macron a annoncé ce mardi 12 octobre à l’Élysée et visant à développer la compétitivité industrielle et les technologies d’avenir en France.

“La stratégie pour 2030 doit nous conduire à investir 30 milliards d’euros pour répondre” à ce qui peut être considéré comme “une sorte de déficit de croissance français”, a estimé Emmanuel Macron devant quelque 200 chefs d’entreprise et d’étudiants.

Appelant à “un investissement massif dans notre stratégie d’innovation et d’industrialisation”, il a souhaité que la France “retrouve un cycle vertueux: innover, produire, exporter, et ainsi financer (son) modèle social” et le “rendre soutenable”, a-t-il ajouté.

“On a des vraies faiblesses”, a estimé le chef de l’Etat évoquant les “sous investissements” dans les secteurs de l’éducation, de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. “On a une force qui est notre modèle social et éducatif, mais on a plus le modèle productif qui permet de le financer. C’est ça, notre grande incohérence”

Se refusant à “réduire notre modèle social”, Emmanuel Macron a donc opté pour une autre solution: “avoir un pays qui produise davantage” dans de nombreux domaines.

1 milliard pour le nucléaire

Emmanuel Macron a annoncé qu’il souhaitait investir un milliard d’euros dans l’énergie nucléaire d’ici à 2030 pour développer des “technologies de ruptures”. “L’objectif numéro un, c’est de faire émerger en France d’ici 2030 des réacteurs nucléaires de petite taille innovant avec une meilleure gestion des déchets”, a-t-il précisé.

4 milliards pour les transports “du futur”

Objectif “2 millions de véhicules électriques et hybrides” “produits en France bien sûr. Rappelant que “les 30 dernières années ont été cruelles pour l’industrie automobile française”, le chef de l’Etat a jugé cet objectif “atteignable” à condition d’avoir “une vraie stratégie coopérative, en particulier de nos grands constructeurs”. ”À la fin du mois, je reverrai l’ensemble des acteurs de la filière sur à la fois les infrastructures et les investissements”, a-t-il précisé, en invitant à un “changement de culture”. “Si les grands constructeurs français ne jouent pas le jeu, nous ne réussirons pas cette partie”, a insisté le chef de l’Etat.

L’investissement dans les transports se fera aussi par les airs avec un investissement “massif” “pour permettre de déployer d’ici à 2030 le premier avion bas carbone qui doit être un projet français, mais dont l’objectif est de l’européaniser au maximum”, a également annoncé le président de la République.

8 milliards pour la décarbonisation

Il faut “massivement investir pour aider à décarboner” l’industrie. Et pour cela, il mise sur “l’hydrogène vert” à la place des énergies fossiles, à utiliser notamment dans les secteurs de l’acier, du ciment et de la production chimique, ainsi que “l’alimentation des camions, bus, trains et avions”.

2 milliards pour agriculture et alimentation

2 milliards d’euros seront investis dans des innovations de “rupture” dans l’agriculture, en particulier dans la robotique. La France doit entrer dans une “nouvelle révolution de l’alimentation saine, durable et traçable” à cet horizon et pour cela “investir dans trois révolutions qui vont en quelque sorte être la suite de la révolution mécanique et de la révolution chimique qu’on a connues: le numérique, la robotique, la génétique”, a préconisé Emmanuel Macron.

Ces investissements doivent permettre de “décarboner la production” agricole, “sortir de certains pesticides”, “améliorer la productivité” et développer “des productions plus résilientes et plus solides dans les bio-solutions”, a-t-il détaillé.

6 milliards pour l’autonomie électronique

“Près de 6 milliards d’euros” d’investissements serviront à “doubler” la production électronique de la France d’ici 2030 et “sécuriser” son approvisionnement en puces.

“Nous voulons être en capacité de doubler notre production électronique d’ici 2030 et de construire une feuille de route vers des puces électroniques de plus petite taille pour rester un des leaders du domaine”, a-t-il déclaré soulignant que la France “a perdu une part importante de son autonomie sur plusieurs équipements de robotique et de numérique”.

À voir également sur Le HuffPost: Bruno Le Maire vise le “plein emploi” d’ici à deux ans

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    Ces propos de la ministre de l'Industrie sur la "magie" du travail à l'usine ne convaiquent pas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 10 October - 13:43 · 3 minutes

Agnès Pannier-Runacher, ici à Hambach le 30 juillet 2020.

MAGIE - Les propos ne passent pas. Dans une prise de parole à l’occasion de la 7e édition de Bpifrance Inno Generation, le 7 octobre dernier à Paris, la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher a estimé que “ l’industrie était l’un des rares endroits où l’on trouve encore de la magie”.

“J’aime l’industrie parce que c’est l’un des rares endroits au XXIe siècle où l’on trouve encore de la magie, a-t-elle déclaré. La magie de l’atelier où l’on ne distingue pas le cadre de l’ouvrier, on ne distingue pas l’apprenti de celui qui a trente d’expérience, où l’on ne distingue pas celui qui est né en France il y a quarante ans et celui qui est arrivé par l’accident d’une vie il y a quelques jours”.

Et d’ajouter: “La fierté de travailler dans l’entreprise, la fierté de travailler dans l’usine, pour qu’on dise que lorsque tu vas sur une ligne de production, c’est pas une punition, c’est pour ton pays, c’est pour la magie et c’est ça que vous pouvez rendre possible”.

Des propos qui ne sont pas passés auprès de tout le monde. “La magie des accidents du travail, du travail mal payés et des petits salaires, et bientôt de l’âge de départ à la retraite prise après l’espérance de vie en bonne santé grâce à ce gouvernement, a réagi le directeur du journal L’Humanité et le sénateur de Seine-Saint-Denis Fabien Gay . Mais ce n’est pas grave, c’est pour ton pays !”

“655715 accidents du travail en 2019, 50392 maladies professionnelles, 733 décès (hors salariés ‘uberisés’ et fonction publique), a écrit l’ancienne candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau. Aucune recension précise des accidents mortels #LaMagie”.

“Pour la magie?, s’est interrogé Fabien Roussel . Qu’Agnès Pannier-Runacher aille dire ça aux ouvriers qui ont une espérance de vie en bonne santé de 59 ans. Quelle honte!”.

“Viens frapper des rivets, respirer l’huile, ne pas voir le jour...”

“C’est au nom de la magie de la ligne de production que LREM veut repousser l’âge de départ à la retraite ?, a écrit de son côté Martine Billard, ex-députée de Paris et oratrice nationale de la France insoumise. La bourgeoisie dans toute son indécence”.

La sénatrice PS et ancienne ministre Laurence Rossignol a ajouté sur Twitter : “Il faut cliquer et écouter une ministre de la start-up nation raconter l’entreprise: ce lieu magique sans distinctions de classe, de race, de sexe, d’âge… C’est trop, trop beau”.

“Viens frapper des rivets, respirer l’huile, ne pas voir le jour, porter des bacs, te faire balader par des chefs, une journée seulement”, a écrit un ouvrier et militant CGT . Tu verras qu’il y a pas de magie ici”.

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    Smartphone, voiture, électroménager : d'où vient la crise mondiale de l'approvisionnement qui s'intensifie ?

    news.movim.eu / Numerama · Thursday, 30 September - 11:15

Usines en pause, fermeture de ports, prix du transport qui explose... les circuits dont dépendent les sociétés du monde entier pour fabriquer les produits de consommation courante, et nous les acheminer, sont dangereusement grippés. [Lire la suite]

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