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    L'usine Buitoni de Caudry perquisitionnée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 13 April - 11:33 · 2 minutes

L L'usine Buitoni à Caudry dans le nord de la France.

ALIMENTATION - Une perquisition était menée ce mercredi 13 avril dans l’usine Buitoni de Caudry (Nord), site de production des pizzas surgelées Fraich’Up considérées par les autorités sanitaires comme à l’origine de plusieurs cas graves de contamination d’enfants par la bactérie E.coli, a indiqué la gendarmerie.

La perquisition est en cours depuis ce matin, sous la responsabilité du parquet de Paris qui a ouvert une enquête, notamment pour “homicides involontaires”, “tromperie” et “mise en danger d’autrui”, a précisé la gendarmerie, confirmant une information du quotidien La Voix du Nord .

Le parquet de Paris, qui a ouvert son enquête le 22 mars, menée par le pôle de santé publique, a confirmé à l’AFP que l’opération était en cours.

“Un niveau dégradé de la maîtrise de l’hygiène alimentaire” et des rongeurs

La perquisition sur l’usine du groupe Nestlé est menée selon la gendarmerie par des gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp).

Le préfet du Nord avait interdit par un arrêté préfectoral le 1er avril la production de pizzas au sein de cette usine, suite ”à deux inspections d’hygiène approfondies” menées les 22 et 29 mars par des agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Nord et de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Ces inspections “ont mis en évidence un niveau dégradé de la maîtrise de l’hygiène alimentaire”, précisait l’arrêté, pointant notamment “la présence de rongeurs et l’absence de moyens de protection contre l’entrée des nuisibles et de lutte contre les nuisibles efficaces et adaptés à une activité alimentaire” ainsi que le “manque d’entretien et de nettoyage des zones de fabrication, de stockage et de passage”.

Une recrudescence de cas d’insuffisance rénale chez des enfants

Ces anomalies “constituent une source importante de contamination microbiologique, physique ou chimique des denrées alimentaires manipulées dans l’établissement, qui dès lors présentent ou sont susceptibles de présenter un danger pour la santé des consommateurs”, selon l’arrêté.

Buitoni avait alors indiqué “coopérer étroitement avec les autorités dans le cadre de leur enquête” pour déterminer la provenance de la bactérie E. Coli et travailler “sur un plan d’action et des mesures appropriées suite à cet arrêté préfectoral”.

La France connaît depuis fin février une recrudescence de cas d’insuffisance rénale chez des enfants liés à une contamination à E. coli. Plusieurs de ces cas sont liés à la consommation de pizzas Fraîch’Up de Buitoni, produites sur le site de Caudry, ont confirmé les autorités sanitaires.

À voir également sur Le HuffPost: Tout sur les salmonelles... ou presque

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    Tout savoir sur l’indice de réparabilité et les notes des produits tech

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 22 March - 18:13

Indice réparabilité durabilité

L'indice de réparabilité apparaît sur les sites web et dans les magasins à côté des téléphones, des téléviseurs et des ordinateurs portables. Obligatoire, cet indice va évoluer dans quelques années. Numerama fait le point. [Lire la suite]

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    Industrie française: l’attractivité de la rente

    news.movim.eu / Mediapart · Tuesday, 18 January - 13:37

Accusé d’être le fossoyeur de l’industrie, Emmanuel Macron entend contre-attaquer: grâce à sa politique, la France aurait retrouvé son attrait pour les investisseurs étrangers. Mais il confond compétitivité-prix et attractivité, qui repose sur des écosystèmes détruits systématiquement par le gouvernement au profit d’un capitalisme de rente.
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    "Choose France": Des investisseurs étrangers vont injecter 4 milliards dans 21 nouveaux projets

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 16 January - 22:02 · 1 minute

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ÉCONOMIE - Des investisseurs étrangers vont injecter plus de 4 milliards d’euros en France dans 21 nouveaux projets majoritairement industriels, a annoncé ce dimanche 16 janvier la présidence française de la République.

L’américain Eastman, spécialisé dans la production de matériaux, va notamment investir 850 millions d’euros dans une usine de recyclage de plastiques, le géant du meuble suédois Ikea 650 millions sur trois ans et le chimiste allemand BASF 300 millions sur le site alsacien de Chalampé que le président Emmanuel Macron visitera ce lundi, a détaillé l’ Élysée .

Ces annonces entrent dans le cadre de la cinquième édition de “Choose France”, évènement pour lequel des PDG de multinationales sont habituellement conviés au château de Versailles mais dont la tenue en présentiel a été annulée cette année à cause de la pandémie.

Plus de 10.000 emplois créés

Les 21 nouveaux projets créeront “plus de 10.000 emplois, auxquels s’ajoutent plus de 16.000 emplois en CDI intérimaires” de l’entreprise Manpower, a indiqué l’Élysée, en rappelant que sur les 57 projets annoncés lors des quatre éditions précédentes, 55 se sont concrétisés pour 8 milliards d’euros, correspondant à 13.300 emplois.

La France a été en 2019 et 2020 la première destination des investissements étrangers en Europe, d’après le baromètre du cabinet EY.

Pour la présidence de la République, cette “attractivité valide toute la politique économique, c’est le résultat de toutes les réformes qui ont pu être menées depuis le début du quinquennat” en matière fiscale notamment.

Choose France met en avant une fraction des investissements étrangers en France, mais l’agence gouvernementale Business France en a recensé 5300 entre 2017 et 2020, qui ont permis la création ou le maintien de 140.000 emplois.

Six autres membres du gouvernement étaient attendus ce lundi sur des sites accueillant certains de ces nouveaux investissements massifs.

À voir également sur Le HuffPost : L’hydrogène, une catastrophe écologique de plus?

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    Victoire des Luxfer: histoire d’une résurrection industrielle

    news.movim.eu / Mediapart · Friday, 14 January - 10:58

Abandonnés par leur maison mère, les ex-salariés de l’usine de Gerzat, spécialisée dans les bouteilles d’oxygène en aluminium, se sont battus pendant trois ans. Avec le Français Europlasma et les pouvoirs publics, ils annoncent la création d’une nouvelle unité de production, pour 2024.
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    Quand le capitalisme se rêve un destin cosmique

    news.movim.eu / LeVentSeLeve · Saturday, 8 January - 06:35 · 16 minutes

Nous ne partagerons plus le ciel des siècles passés. Si l’âge spatial est parvenu à conserver le spectacle de la voûte céleste pendant plus de soixante ans, l’occupation humaine de la banlieue terrestre change profondément de visage depuis trois ans : le lancement des méga constellations de satellites démultiplie le nombre d’objets en orbite basse, au grand dam des astronomes et de la préservation de l’environnement spatial. Derrière cet arbre, une forêt d’industriels et de gouvernements se préparent à étendre leurs intérêts commerciaux et stratégiques dans l’espace.

La menace des méga constellations

Les chiffres sont vertigineux. Alors que seuls 378 satellites rejoignaient leur orbite en 2017 et 375 en 2018, pour atteindre le chiffre de 2063 satellites actifs en 2019, une augmentation brutale est survenue depuis. En 2020, 1 283 satellites sont lancés dans l’espace, et plus de 1800 en 2021, selon l’ Outer Space Objects Index . Le nombre de satellites actifs dépasse ainsi les 5000 fin 2021. En deux ans, le nombre de satellites a plus que doublé. Ramené à 2010, leur nombre a presque quintuplé et cette augmentation n’est pas près de s’arrêter.

Deux raisons majeures expliquent ce tournant. La première est technique : le développement des petits satellites CubeSat permet de lancer de maximiser le nombre d’objets envoyés par lancement. Plusieurs dizaines de satellites peuvent rejoindre leur orbite en un seul envoi. Cependant, la raison principale est de nature économique : plusieurs grandes entreprises du spatial se sont lancés dans l’aventure des méga constellations.

Derrière ce nom grandiloquent se cache le déploiement de dizaines de milliers de petits satellites de communication évoluant en orbite basse et censés apporter Internet à toute la population du globe. À la manœuvre se trouvent les hommes les plus riches de la planète. La constellation la plus avancée est sans conteste Starlink , portée par Elon Musk et offrant déjà des abonnements grâce à ses plus de 1 600 satellites. Malgré quelques déboires, OneWeb , propriété de Sunil Mittal et du gouvernement britannique au sein d’un consortium public-privé, tente de suivre avec ses plus de 300 satellites lancés sur un total prévisionnel de 648. En revanche, Jeff Bezos est en retard, puisque son projet de méga constellation Kuiper n’a toujours pas quitté terre, malgré les succès récents de son entreprise Blue Origin dans le tourisme spatial. On peut compter également sur le Canada avec Telesat (298 satellites actifs, 1671 prévus en totalité), le projet chinois Guowang , ou les récentes demandes d’autorisation envoyées par Astra (pour 13 620 satellites) et Hughes Net (1 440 satellites) auprès de l’ US Federal Communications Commission, e n novembre 2021.

L’ère des méga constellations n’en est qu’à ses balbutiements : Starlink prévoit la mise en orbite de 12 000 satellites d’ici 2025 et 40 000 à terme, tandis que la Chine veut envoyer 13 000 satellites en orbite basse. Si tous ces projets devaient aboutir, 80 000 satellites orbiteraient autour de la Terre en 2050, soit une multiplication par 40 par rapport à 2019. En comptant sur une durée de fonctionnement de 5 à 7 ans pour un satellite Starlink , le rythme des lancements va lui aussi considérablement augmenter dans les décennies à venir.

Les astronomes se sont émus de la situation : les observations terrestres sont compromises par l’occupation toujours plus dense de l’orbite basse et le nombre de lancements attendus chaque année pour renouveler la flotte. La communauté scientifique a d’abord tenté d’en appeler à Elon Musk, lequel a estimé que de telles observations allaient devenir obsolètes et ne méritaient pas de remettre en cause son grand projet – apporter Internet à toute l’humanité et devenir le premier trillionnaire de l’histoire – avant d’accepter de réduire la pollution lumineuse de ses satellites, sans grands résultats. Les scientifiques ont alors lancé un appel en janvier 2020 demandant la suspension des lancements . En vain. Cet accroissement vertigineux est également une source de danger pour l’avenir du secteur spatial : plus le nombre de satellites augmente, plus le risque de collision est grand. En l’espace de deux ans, le nombre de rencontre « rapprochées », soit le passage de deux satellites à 1 km ou moins de distance, est passé d’environ 1 000 à l’été 2019 à plus de 3 500 à l’été 2021. À eux seuls, les satellites Starlink sont à l’origine de 60% de ces rencontres selon Hugh Lewis, astrophysicien à l’Université de Southampton.

Si les méga constellations devaient atteindre les tailles escomptées, un opérateur de 50 satellites recevraient 300 alertes par semaine selon Siemak Heser, PDG de l’entreprise Boulder spécialisée dans les systèmes de trafic par satellite, occasionnant des coûts de carburant, de temps et d’argent pour déplacer les satellites et éviter les collisions. L’ European Space Agency (ESA) en a déjà subi les conséquences, puisque le 2 septembre 2019, elle devait manœuvrer son satellite Aeolus pour lui éviter une collision avec un satellite Starlink . L’agence européenne déplora l’absence de réactivité de l’entreprise nord-américaine et son refus de changer de trajectoire. . La Chine a également accusé les satellites du milliardaire états-unien d’avoir mis en péril la station spatiale chinoise en construction, obligeant les autorités chinoises à la manœuvrer afin d’éviter des accidents en juillet et en octobre 2021.

Plus grave encore, les collisions dans un tel contexte risqueraient d’enclencher le syndrome de Kessler, du nom de l’astrophysicien états-unien qui l’a théorisé dès 1978. Dans ce scénario catastrophe, une collision entre deux satellites, suscitée par la saturation de l’orbite basse, produirait des débris qui à leur tour causeraient de nouvelles collisions, jusqu’à rendre inutilisable l’orbite basse et mettre en péril l’ensemble du secteur spatial.

La gestion des débris est un serpent de mer depuis plus de 20 ans, sans solution durable. La situation est alarmante. Selon les estimations de l’ESA, 5 400 débris de plus de 1 mètre, 34 000 de plus de 10 cm, 900 000 de plus de 1 cm et 128 millions de débris de plus de 1 mm sont en orbite, sachant que tous présentent une menace pour les objets et les astronautes envoyés dans l’espace. Qui plus est, en dessous des 10 cm, ces débris sont indétectables. Ainsi, la Station spatiale internationale a récemment été touchée : en mai 2021, le bras mécanique Canadarm 2 était transpercé par un débris.

Devant un tel défi, aucune solution durable n’émerge. Les tentatives juridiques n’ont pas dépassé le stade des recommandations et des guides de bonne pratique, que ce soit par les agences spatiales dès les années 1990, ou des organisations internationales telle l’ Inter-Agency Space Debris Coordination Committee dont le travail fut validé en 2007 par le Comité des Nations Unies pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique. Pour autant, aucun traité international contraignant n’impose le respect de l’environnement spatial.

Les solutions techniques recommandées par la s oft law spatiale reposent sur le désorbitage des satellites hors service, c’est-à-dire leur renvoi dans l’atmosphère pour ne plus encombrer les orbites, l’installation de capacités de manœuvre et la diminution des débris lors des lancements. Cependant, elles ne sont pas respectées par l’intégralité des acteurs du spatial 1 .

Quand bien même ces préconisations seraient imposées au secteur, la situation resterait préoccupante puisque c’est bien l’augmentation phénoménale du nombre de satellites qui interroge. Ces solutions techniques pourraient même participer au problème puisqu’adoptées, elles justifieraient une augmentation toujours plus grande des lancements. Derrière le solutionnisme technologique 2 caractéristique d’un secteur dominé par les ingénieurs, le menace de l’ effet rebond risque de condamner l’accès à l’espace si aucune solution internationale, juridique et contraignante n’est trouvée.

Le capital à l’assaut de l’espace

Le cas des méga constellations est emblématique de l’évolution actuelle du secteur spatial. Alors que le lancement de dizaines de milliers de satellites menace le développement de l’exploration spatiale et l’avenir de l’astronomie terrestre, la volonté de grandes entreprises l’emportent sur toutes autres considérations. Les risques pesant sur l’environnement spatial et l’appropriation du ciel par les grands intérêts économiques contrastent péniblement avec les paroles lénifiantes prononcées par ces mêmes industriels à la COP 26.

L’assaut des entreprises spatiales est remarquable depuis une quinzaine d’années. Dès 2009, Planetary resources faisait sensation : l’entreprise états-unienne fondée entre autres par Eric Schmidt et Larry Page, respectivement directeur général et co-fondateur de Google (avant que Page ne succède à Schmidt), entendait préparer la future exploitation des ressources spatiales, notamment minières. Elle est rachetée en 2018 par ConsenSys qui abandonne ces projets. Deep Space Industries , créée en 2013, nourrit les mêmes desseins avant d’être rachetée par Bradford Space en 2019 qui maintient les recherches en la matière.

Les grands majors du secteur lorgnent également sur la promesse d’une nouvelle ruée vers l’or spatial : Jeff Bezos défend ainsi la « Grande inversion ». Lors du 32 e Space Symposium tenu à Colorado Springs en avril 2016, il déclarait : « A un moment dans le futur, nous commencerons à profiter des matériaux utiles éparpillés dans l’espace. […] Finalement, la Terre peut devenir un espace de résidence et d’industrie légère, et nous pouvons envoyer toute notre industrie lourde en dehors de la planète, à la place qu’elle devrait occuper. » De l’autre côté de la planète, les industriels japonais ont envoyé un rapport au gouvernement intitulé Lunar Industry Vision. Toward the Planet 6.0 Era dans lequel ils défendent la création d’un « écosystème industriel lunaire » . La troisième recommandation de ce rapport signale l’ennemi à abattre : le droit international de l’espace. En effet, les industriels invitent le gouvernement à « développ[er] un cadre réglementaire permettant d’accélérer l’investissement privé en direction des activités commerciales lunaire ».

Or, le texte fondateur du régime juridique cosmique : le Traité de l’espace ratifié en 1967, reste ambigu quant à la légalité de telles activités. En effet, son article 1 proclame l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les corps célestes, « apanage de l’humanité ». Les débats de l’époque, s’appuyant sur le Traité de l’Antarctique de 1959 et le statut de la haute mer, conçoivent l’espace comme res communis omnium : non pas res nullius susceptible d’appropriation mais « bien commun de tous », dont l’utilisation nécessite une coordination internationale. Cependant, la voie tracée par le Traité de l’espace n’a pas abouti à la création d’une instance de coordination internationale, ne laissant à l’humanité qu’une promesse inachevée.

Pour autant, seule l’alliance entre gouvernements et industriels autorisent l’évolution actuelle. Selon le Traité de l’espace, l’État de lancement est responsable des activités menées dans l’espace 3 . C’est la raison pour laquelle, en dépit de la liberté d’accès et d’utilisation de l’espace, tout projet d’activités spatiales doit d’abord être validé par des autorités gouvernementales qui en assument la responsabilité légale sur le plan international.

Plusieurs gouvernements entendent profiter de l’aporie juridique autour de la commercialisation des ressources spatiales pour développer le secteur industrialo-spatial, en défendant une réinterprétation du Traité de l’espace. Dès 2015, le Space Act signé par Barack Obama autorise les ressortissants états-unien à s’approprier les ressources de l’espace afin de les commercialiser. Le texte de loi prétend pourtant respecter le Traité de l’espace, malgré son article 2 qui stipule que l’espace « ne peut faire l’objet d’appropriation nationale par proclamation de souveraineté, ni par voie d’utilisation ou d’occupation, ni par aucun autre moyen. » D’où l’on voit les limites des actes performatifs, qui cachent bien mal une réécriture unilatérale du droit de l’espace.

Les États-Unis ont ouvert une brèche dans laquelle se sont engouffrés plusieurs pays depuis. Le Luxembourg espère devenir le port de l’espace en Europe. Ce petit pays lance son grand projet en juillet 2017 avec la loi sur l’exploration et l’utilisation des ressources de l’espace, qui autorise l’appropriation des ressources spatiales dès son premier article. Les Emirats-Arabes-Unis emboîtent le pas en décembre 2019 suivis par le Japon en juin 2021 4 .

À ces prétentions unilatérales s’ajoutent les Accords Artemis , ouverts à la signature par les États-Unis aux pays souhaitant participer aux missions Artemis. Leur ambition est de ramener les humains sur la Lune et de préparer la création d’une base lunaire permanente d’ici la fin de la décennie. Depuis octobre 2020, treize pays ont rejoint Washington dans cette aventure qui porte un nouveau coup de semonce au droit international de l’espace, puisque la section 10, intitulée « Space resources », reproduit cette contradiction d’une extraction et d’une utilisation de ressources spatiales qui ne constitueraient pas une appropriation nationale. Mise en parallèle avec l’autorisation de commercialisation défendue dans les législations nationales récentes, il est clair que ces accords encouragent le développement d’une industrie spatiale et extractiviste.

Vers l’impérialisme cosmique

Doit-on déplorer cette évolution ? Après tout, l’exploration spatiale semble profiter de ce nouvel élan alors que les gouvernements investissent à nouveau dans le secteur et que la machine à rêver est relancée. Les fantasmes d’espace refleurissent, ce dont témoignent les nombreux films et séries qui lui sont dédiés : Interstellar , Startrek , Gravity , For All Mankind et tant d’autres. Thomas Pesquet suscite un engouement réel en France, tandis que les astronautes et taïkonautes attirent les regards et que l’on s’interroge sur l’identité de la première femme à bientôt poser le pied sur la Lune. Les projets démesurés d’un Elon Musk achèvent ce tableau en promettant bientôt la colonisation de Mars.

Cependant, derrière l’exploration spatiale, les enjeux stratégiques ont toujours occupé une place prépondérante. Jusque-là, en raison du Traité de l’espace, ces activités restaient cantonnées aux projets secrets, à l’espionnage et aux soutiens tactiques. Pourtant, une rupture nette a accompagné les nouvelles ambitions économiques : la guerre ouverte s’est invitée au cœur de l’espace. Ainsi, Donald Trump a ajouté une nouvelle branche aux armées : la Space Force en 2019, tandis que la France a complété ses forces et institué une Armée de l’air et de l’espace dotée d’un haut-commandement de l’espace. La destruction récente par les Russes d’un ancien satellite à l’aide d’un missile, le 15 novembre 2021, s’inscrit dans une logique de démonstration de force déjà ancienne : la Chine détruisait un satellite en 2007, les États-Unis en 2008 et l’Inde en 2019.

La création de branches armées dans l’espace rompt avec le principe de l’utilisation pacifique de l’espace, stipulé dans l’article 4 du Traité de 1967 : « Tous les États parties au Traité utiliseront la Lune et les autres corps célestes exclusivement à des fins pacifiques. » Si le droit international ne dispose pas d’autorité coercitive et n’est pas toujours respecté, il constitue cependant un terrain de dialogues entre États. Il pose les règles du jeu et définit la norme à partir de laquelle mesurer les écarts et manquements. En considérant désormais l’espace comme un champ de bataille parmi d’autres, justifiant la création d’armées spécifiques, les États font bouger la norme internationale sur une pente dangereuse, qui pourrait conduire à terme à abandonner l’article 4 du Traité de l’espace.

Il n’est certainement pas anodin que les États modifient leur conception stratégique de l’espace au moment où des projets économiques d’envergure obtiennent un cadre juridique escompté. S’il n’avait été question que d’installations scientifiques sur la Lune intégrées à des missions internationales, on aurait pu s’attendre à un certain immobilisme stratégique. Or, il s’agit plutôt d’accompagner et de protéger les intérêts économiques projetés par les États et les industriels.

Ainsi, les Accords Artemis prévoient la création de « Zones de sécurité » : ces espaces permettront aux États de s’assurer un certain contrôle sur les parcelles occupées par leur activité économique – sans préciser l’étendue de ces zones de sécurité, leur durée ni même leur définition exacte. Il est même entendu que leur nature et leur existence évolueront dans le temps. D’aucuns ont dénoncé une rupture du deuxième article du Traité de l’espace instaurant la non-appropriation de l’espace, tel le directeur de Roscosmos dénonçant une « invasion » de la Lune sur twitter en mai 2020.

Les appétits privés de grands industriels se combinent aux enjeux énergétiques stratégiques des gouvernements. La Lune est riche en hélium-3, un gaz léger et non-radioactif qui pourrait participer à l’avènement de la fusion nucléaire sur Terre. Si les possibilités réelles offertes par l’hélium-3 continuent de faire débat parmi les scientifiques, les États anticipent dès à présent cette manne potentielle : la Chine aurait notamment lancé Chang’e 4 en décembre 2018 afin de déterminer les quantités de cette ressource lunaire, jugée capitale pour l’avenir 5 .

Le général John Raymond, à la tête de la Space Force , est encore plus explicite : dans son discours officiel du 29 septembre 2020, le militaire envisage l’avenir des intérêts états-uniens dans l’espace. Colonisation et industrie lunaire sont à l’ordre du jour, et de tels enjeux économiques nécessitent la protection de l’armée. L’espace deviendra ainsi la future frontière militaire, tandis que devront circuler des patrouilles spatiales. Un an plus tard, le 21 septembre 2021, les mêmes scénarios bellicistes sont envisagés : « L’espace est clairement un territoire de combats et nous sommes convaincus que si la dissuasion échoue, nous allons devoir nous battre pour gagner la bataille de la supériorité spatiale. »

Loin d’annoncer une ère de paix, le développement des activités économiques dans l’espace renforce dès à présent les tensions géopolitiques. Pis, elles annoncent pour l’humanité le retour à des maux que la Charte des Nations Unies entendait bannir : si l’espace demeure encore res communis omnium , l’appétit des États et de leurs industries est tel que la Lune et les corps célestes pourraient bientôt devenir de facto de nouvelles terra nullius , poussant les gouvernements des grandes puissances à préparer leurs armées pour les conquêtes futures. Si l’histoire ne repasse pas les plats, il est pourtant pure folie d’offrir un tel terrain de querelles aux puissances nucléaires qui nous gouvernent.

[1] Voir l’ ESA’s Annual Space Environment Report , 27 mai 2021.

[2] Concept développé par Evgeny Morozov .

[3] Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d’exploration et d’utilisation de l’espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes, article VII.

[4] Act on Promotion of Business Activities Related to the Exploration and Development of Space Resources , qui entre en vigueur en décembre 2021.

[5] Voir Véronique Langrand, « L’affrontement mondial pour la conquête de l’énergie du futur, l’hélium-3 » , École de guerre économique, 16 mars 2021.

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    Souveraineté numérique : découvrez l’événement co-organisé par Le Vent Se Lève

    news.movim.eu / LeVentSeLeve · Thursday, 6 January - 18:48 · 4 minutes

Menaces pour nos démocraties, enjeux écologiques, souveraineté économique et politique industrielle… Le 15 janvier, nous vous donnons rendez-vous pour une journée de réflexion sur les enjeux politiques de la souveraineté numérique. Au programme : quatre tables rondes qui balaieront les enjeux géopolitiques, démocratiques, et écologiques que charrient désormais les choix industriels et politiques en matière de numérique. L’événement est co-organisé par Le Vent Se Lève, Le Vent du Changement, l’Institut Rousseau et le Portail de l’Intelligence Économique. Il aura lieu toute la journée à l’Université Panthéon-Sorbonne. L’inscription est obligatoire et peut être effectuée ici .

Infos pratiques

📆 Quand ? Le samedi 15 janvier 2022 , toute la journée.

🎯 Où ? À l’ Université Panthéon Assas , 12 Place du Panthéon, 75005, Paris – Amphithéâtre IV.

Un passe sanitaire valide vous sera demandé pour accéder au lieu des conférences.

Table ronde n°1 : Géopolitique du numérique | 9h30-11h

Les GAFAM sont-ils autre chose que le versant numérique des enjeux géopolitiques contemporains, ou contribuent-ils à les modifier ? Il est aujourd’hui clair que les GAFAM ne sont aucunement des entités non-étatiques. Dans quelle mesure sont-ils l’instrument de la géopolitique des États, et comment contribuent-ils à influer celle-ci ? Il s’agit dans cette conférence de désenchanter la vision naïve des GAFAM qui prédomine, comme une production technologique immanente issue de la coopération entre États et entreprises : montrer l’ensemble des rapports de force qui sont à l’oeuvre… et l’accroissement de la domination des centres géopolitiques sur les périphéries, que permet la constitution de « centres numériques » par rapport à des « périphéries numériques ».

Avec les interventions de :

Tariq Krim , Entrepreneur et pionnier du web français. Fondateur de netvibes, jolicloud et polite. Initiateur du mouvement slow web. Ancien vice président du Conseil national du numérique.

Ophélie Coelho , Chercheuse indépendante et membre du conseil scientifique de l’Institut Rousseau.

Julien Nocetti , Enseignant-chercheur à l’Académie de Saint-Cyr et spécialiste de la diplomatie du numérique.

Table ronde n°2 : Démocratie et numérique | 11h30-13h

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication numérique bouleversent les stratégies et tactiques conventionnelles du marketing et de la mobilisation politique. Qu’on songe à l’influence des réseaux sociaux révélé par l’affaire Cambridge analytica ou aux logiques de désintermédiation apparentes entre leader politique et électeurs à l’image de ce que font Alexandria Ocasio-Cortez, Barack Obama, Emmanuel Macron, Donald Trump et Salvini, notre époque impose de nouvelles grilles d’analyse des relations entre sphère publique et conquête du pouvoir à l’ère numérique. Un des problèmes les plus criants auxquels nous sommes aujourd’hui confronté est la crise que ces technologies provoquent dans le modèle jusqu’alors dominant de conception de la démocratie : la parole journalistique auparavant garante d’une relation transparente et critique avec les différentes formes de pouvoir politique, semble aujourd’hui secondarisé par rapport aux nouvelles formes d’interactions et commentaires massifiés des réseaux sociaux.

Avec les interventions de :

Diana Filippova , Romancière et essayiste, auteure de Technopouvoir. Dépolitiser pour mieux gouverner, (Les liens qui libèrent, 2019).

Fabienne Greffet , Maître de conférence en Sciences Politiques, spécialiste des campagnes électorales en ligne et du militantisme numérique.

Table ronde n°3 : Droit, régulation et extraterritorialité | 14h-15h30

Le modèle américain de projection juridique de sa puissance sur les territoires étrangers semble aujourd’hui dépendre pour l’essentiel de l’hégémonie mondiale des gafam. L’affaire Pierucci, l’affaire Snowden et le récent scandale des écoutes d’informations transitant par les câbles sous-marins scandinaves ou encore le système de paiement électronique SWIFT, dessinent toutes le contour d’une crise du modèle unipolaire post-89. Face au rapport de force entre les blocs numériques russes et chinois, nous assistons impuissants à un alignement passifs des États nations européens sur l’idée éculée d’un nouveau monde libre suivant une vision naïve des rapports de force en jeu, et qui laisse de nombreux citoyens insatisfaits en regard de la violence que l’allié américain impose à la souveraineté industrielle et numérique de ces États. Quelles solutions alternatives ?

Avec les interventions de :

Juliette Alibert , Avocate spécialisée dans les Droits de l’Homme, affiliée à la Maison des lanceurs d’alerte et au collectif Interhop.

Jean-Baptiste Soufron , Avocat spécialisé dans la défense des droits numériques, ancien secrétaire général du Conseil national du numérique.

Table ronde n°4 : Écologie et numérique | 16h-17h30

La « transition numérique » est-elle réellement compatible avec la transition écologique ? L’impact environnemental du numérique est longtemps demeuré une tâche aveugle de l’écologie politique. Aujourd’hui, il n’est plus possible de nier que l’industrie du numérique contribue à l’accroissement de C02 dans l’atmosphère – que l’on pense à l’énergie consommée par les serveurs informatiques ou aux conditions polluantes dans lesquelles s’effectue l’extraction de métaux rares. Dans ces conditions, comment penser une réorganisation de l’industrie numérique soumise à une régulation environnementale ? Un tel changement de paradigme est-il concevable dans un monde où les chaînes de valeur sont globalisées et dominé par une technologie numérique américaine ?

Avec les interventions de :

Gauthier Roussilhe , Chercheur spécialisé dans les enjeux environnementaux de la numérisation.

Richard Hanna , Chargé de mission interministérielle numérique écoresponsable à la DINUM.

Adrien Jahier, Consultant et auteur d’une note pour l’Institut Rousseau sur la sobriété numérique.

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    Réindustrialisation : Pécresse attendue sur ce sujet

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Sunday, 2 January - 04:30 · 5 minutes

Notre économie décline depuis plus d’une vingtaine d’années, et tous les clignotants sont au rouge : croissance insuffisante du PIB, taux de chômage très élevé que l’on n’arrive pas à réduire malgré tous les efforts des divers gouvernements, des dépenses publiques au plus haut niveau de tous les pays de l’OCDE, des prélèvements obligatoires à un niveau record, une balance commerciale toujours fortement déficitaire et un endettement qui augmente inexorablement d’année en année.

Nos gouvernants se trouvent contraints de recourir chaque année à de l’endettement pour maintenir notre économie à flot, si bien que nous sommes maintenant arrivés à une dette extérieure considérable : elle avoisine 120 % du PIB, alors que les règles européennes imposent de ne pas aller au-delà de 60 %. Cette situation ne peut plus durer.

Les différents candidats à la prochaine élection présidentielle ont chacun leur programme et la droite avec Valérie Pécresse vient d’entrer en lice. Il manque encore la candidature de LREM, mais il ne fait plus de doute qu’ Emmanuel Macron va très probablement se représenter pour un second mandat.

L’importance de la réindustrialisation

Pour apprécier correctement les propositions des uns et des autres, en matière économique, il faut avoir pour grille de lecture le cercle vicieux dans lequel se trouvent enfermés nos gouvernants, un enchainement fatal, comme nous allons le voir, qui les contraint à augmenter chaque année  l’endettement du pays.

Le mal dont souffre notre économie provient de la régression constante de notre secteur industriel depuis la fin des Trente glorieuses. La liaison très forte existant entre la production industrielle et le niveau du PIB par tête n’a pas été considérée par nos différents gouvernants. En effet, ils ont tous été formés à Sciences-Po comme à l’ENA , par Jean Fourastié defendant sa thèse des trois secteurs de l’économie développée dans Le grand espoir du XXe siècle , paru en 1952. Le déclin de l’industrie française leur a donc paru tout à fait naturel. Il était normal que l’on s’achemine vers une société post-industrielle constituée uniquement d’activités de services.

Et ce n’est donc qu’avec la crise du Covid-19 que nos gouvernants ont pris conscience du problème . Notre secteur industriel ne contribue plus aujourd’hui que pour 10 % seulement à la formation du PIB, et le pays est devenu le plus désindustrialisé de tous les pays européens, la Grèce mise à part. À la fin des Trente glorieuses il s’agissait de 26 % du PIB, et un pays comme l’ Allemagne en est à 24 % .

Pour compenser la perte de richesse résultant du déclin de notre industrie les pouvoirs publics ont été contraints d’augmenter constamment leurs dépenses sociales qui ont pris ainsi une part croissante dans les dépenses publiques pour le financement desquelles l’État a dû régulièrement augmenter les prélèvements obligatoires, c’est-à-dire les impôts.

Les rentrées fiscales se révélant chaque année insuffisantes, l’État a eu sans cesse recours à de l’endettement. Nous sommes donc confrontés à un enchainement fatal conduisant à un accroissement régulier de la dette extérieure du pays : le niveau de vie des Français est maintenu artificiellement par de la dette chaque année un peu plus. Cela ne peut plus durer. Il s’agit maintenant de s’extraire de ce cercle vicieux,

Le programme de Pécresse à compléter

La candidate de la droite s’est lancée avec fougue dans la bataille mais avance dans le brouillard. Cheminant sur une ligne de crête, elle avance à l’aveuglette en se laissant guider par les échos qui montent de la vallée : elle a bien entendu qu’il faut faire des économies et elle veut donc supprimer des postes de fonctionnaires mais, en même temps, elle veut augmenter les salaires pour augmenter le pouvoir d’achat des catégories les plus défavorisées et diminuer fortement les droits de succession .

Il semblerait que les économistes qui gravitent autour d’elle ne l’aient pas éclairée sur le cercle vicieux dans lequel l’économie française est enfermée. Elle agit comme l’ont toujours fait les candidats de la droite en prenant les effets pour la cause : elle accuse les dépenses publiques d’être la cause de l’essoufflement de notre économie, alors qu’elles ne sont que les effets du mal profond qui en est la source, à savoir notre très grave désindustrialisation .

Pour remonter la pente il va falloir porter le plus vite possible notre secteur industriel à 18 % du PIB, et cela non pas tant en rapatriant des activités qui ont migré ailleurs mais plutôt à partir de nouvelles technologies.

Que trouvons-nous donc dans les propositions de Valérie Pécresse en matière économique ?

Rien au sujet du problème crucial de l’urgente réindustrialisation du pays, laquelle ne se réalisera pas, surtout si l’on veut aller vite, compte tenu de notre fiscalité et des lourdeurs invraisemblables du Code du travail, sans des aides importantes de l’État pour soutenir les investissements des entreprises.

Il y est simplement dit que « l’on ramènera  la dette au niveau du PIB »? Pour y parvenir les effectifs de la fonction publique seront réduits de 200 000 postes, c’est-à-dire un peu plus de 3 % des effectifs, les salaires seront augmentés de 10 % jusqu’à 2,2 SMIC via une baisse des charges salariales pesantes sur les entreprises. Et l’âge de départ à la retraite sera repoussé à 65 ans.

Valérie Pécresse avance donc dans le brouillard. Son programme d’économie plaira à ses électeurs mais n’est pas de nature à sortir l’ économie française de l’impasse dans laquelle elle se trouve.

Pourtant, plusieurs économistes n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme :

Elie Cohen avec des ouvrages comme Le décrochage industriel paru en 2014. Christian Saint-Étienne, titulaire de la chaire d’économie industrielle au CNAM, avec ses ouvrages et ses articles dans diverses revues.

Invité par Stéphane  Soumier sur la chaine BE SMART, le 15 décembre 2021, cet économiste disait :

« La réindustrialisation s’impose comme l’un des thèmes majeurs de la prochaine campagne présidentielle ».

Il n’est pas trop tard pour que Valérie Pécresse entende cette sage recommandation du professeur d’économie du CNAM pour renforcer son programme.