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    À Bruxelles, heurts lors d'une manif "européenne" anti-pass

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 17:37 · 4 minutes

CORONAVIRUS - Plusieurs milliers de personnes, venues pour certaines d’autres pays européens, ont défilé ce dimanche 23 janvier à Bruxelles pour protester contre les pass sanitaire et les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 . Lors d’une manifestation organisée par plusieurs collectifs anti-pass de plusieurs pays européens.

En marge de la marche dont le parcours traversait la capitale belge, des heurts avec la police ont éclaté. Devant le Siège du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) d’abord, puis à l’arrivée du cortège, parc du Cinquantenaire. La police bruxelloise a fait usage de canons à eaux, de gaz lacrymogène et d’un véhicule blindé. Parfois à quelques mètres du Parlement européen .

Des policiers pris à partie

À plusieurs reprises, des policiers isolés ont été mis en difficulté et ont dû reculer devant la pression des manifestants. Comme en attestent des images prises par des journalistes français indépendants, présents sur place. De quoi réveiller la colère de certains syndicats français de policiers qui ont fait part de leur indignation sur Twitter.

Au moins un drapeau européen a été brûlé.

Des drapeaux néerlandais, polonais ou encore roumains

Des manifestations contre le certificat sanitaire -exigé pour accéder aux restaurants et aux événements culturels notamment- ont lieu régulièrement depuis plusieurs semaines dans la capitale belge. Certains des précédents rassemblements avaient déjà été marqués par des heurts avec les forces de l’ordre.

Mais ce défilé de ce dimanche était plus garni que les précédents, rassemblant des anti-pass de plusieurs pays européens. Parmi les organisateurs, on retrouve des mouvements tels que World Wide Demonstration for Freedom et Europeans United for Freedom ,

“Ce qui s’est passé depuis 2020 a permis aux gens de se réveiller”, a déclaré Francesca Fanara, venue de Lille dans le nord de la France. Fustigeant “une dictature sanitaire”, Adolfo Barbosa, arrivé du Portugal, a déclaré que “cela réchauffe coeur de voir ces gens ici”. Des drapeaux néerlandais, polonais ou encore roumains étaient visibles dans le cortège. Ainsi que des Gilets jaunes.

Selon la police, il y avait 5000 participants, rapporte la RTBF . Les organisateurs ont, eux, avancé un chiffre de 20.000 à 25.000 personnes. Selon les journalistes sur place, il y avait environ 10.000 personnes.

Une levée progressive des mesures restrictives

Cette manifestation intervient alors que certains gouvernements s’acheminent vers une réduction des restrictions sanitaires , malgré la persistance du variant Omicron du Covid-19. Omicron est désormais dominant dans l’Union européenne et dans l’Espace économique européen, a annoncé l’agence de santé européenne vendredi.

La Belgique a connu un bond des cas quotidiens supérieur à 60.000 la semaine passée, les autorités évoquant un “tsunami”. Mais les effets moins délétères du variant Omicron et un taux élevé de vaccination ont permis au système de santé d’être moins sous pression que lors des précédentes vagues. Dans ce contexte, le Premier ministre a annoncé vendredi 21 janvier que les restaurants et les bars pourraient allonger leurs horaires d’ouverture - les discothèques resteront, elles, fermées.

En France, le gouvernement a annoncé jeudi 29 janvier au soir la levée, courant février, de la plupart des restrictions prises pour freiner l’épidémie: fin du port du masque en extérieur et du télétravail obligatoire, réouverture des discothèques et retour des concerts debout. Le pass vaccinal fait lui son arrivée à partir de ce lundi.

À voir également sur Le HuffPost : Pour lutter contre l’alcool au volant pendant l’Euro, ce spot belge est redoutable

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    Soldat tué au Mali: "Le risque fait partie du métier", expliquaient les militaires sur place

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 17:27 · 2 minutes

GAO - Un 53ème soldat français a été tué au Mali. Lors d’une attaque au mortier ce samedi 22 janvier contre le camp de Gao , dans le nord du Mali, le brigadier Martin, grièvement blessé, a succombé à ses blessures. Neuf autres soldats français ont été “légèrement blessés” mais “leur état n’inspire aucune inquiétude”, a précisé l’état-major des Armées dans un communiqué.

Le camp de Gao a été la cible peu avant 17h, heure de Paris, de “plusieurs tirs indirects” d’obus de mortiers, partis d’une position située à une distance de “cinq à six kilomètres au nord-est”, a indiqué le porte-parole de l’état-major des Armées, le colonel Pascal Ianni, à l’AFP.

Mi-décembre, Le HuffPost s’était rendu cette base militaire , où 2.500 militaires sont affectés. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus , un monument aux morts au Mali est présent dans le camp, sur la place d’armes.

“Le risque zéro n’existe pas”

Des officiers de l’état civil gèrent toute l’administration des militaires... Qui peut aller parfois jusqu’au décès. Un risque qui est présent dans l’esprit des soldats en opération extérieure. Car s’ils estiment être bien préparés à faire face à tout type de menace, le risque zéro n’existe pas. Avant de partir, ils ont la possibilité de mettre par écrit leurs souhaits si le pire devait arriver. Chacun évoque cette éventualité, ou non, avec ses proches.

Au Sahel, il s’agit du 53e militaire français tué au combat depuis 2013. Trois l’avaient été l’an dernier, un quatrième soldat étant mort accidentellement. Alexandre Martin, âgé de 24 ans, était engagé depuis septembre 2015 dans l’armée de Terre. Après des missions en Guyane, en Martinique et à Djibouti, il participait depuis le 19 octobre à l’opération Barkhane.

Quatre soldats français ont déjà été blessés mardi au Burkina Faso lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule. Les relations exécrables entre la junte au pouvoir à Bamako et Paris posent la question du maintien d’une présence française et européenne au Mali, même si l’option d’un retrait est peu évidente, entre campagne présidentielle et présidence française de l’Union européenne.

À voir également sur Le HuffPost : En patrouille avec les militaires de Barkhane au Mali

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    Un militaire français tué au Mali lors d’une attaque au mortier

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 10:22 · 1 minute

Un soldat français de l

INTERNATIONAL - La liste des soldats morts pour la France au Mali s’allonge. Ce dimanche 23 janvier, l’Élysée a révélé qu’un militaire français a été tué dans une attaque au mortier du camp militaire de l’opération Barkhane à Gao. Alexandre Martin, brigadier du 54ème régiment d’artillerie de Hyères, a perdu la vie dans l’après-midi de samedi.

Emmanuel Macron “salue avec respect la mémoire de ce soldat, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission” et “s’associe à la douleur de sa famille, de ses proches et de ses frères d’armes”. Dans la foulée, le ministère des Armées a donné plus de détails, précisant que neufs autres militaires avaient été blessés par ces “tirs indirects” survenus vers 17 heures.

“Une patrouille d’hélicoptères d’attaque a été engagée pour intercepter et neutraliser les terroristes à l’origine des tirs”, explique encore le ministère, alors que le chef d’état-major des armées, Thierry Burkhard, a exprimé sa “profonde tristesse” sur Twitter.

À la fin du mois de décembre, Le HuffPost s’était rendu sur place pour suivre le quotidien des militaires engagés dans l’opération Barkhane. Un reportage réalisé justement aux alentours de Gao, et que vous pouvez retrouvez dans la vidéo ci-dessous.

À voir également sur Le HuffPost: Macron annule sa visite au Mali alors que Barkhane poursuit sa transformation

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    Les t-shirts en soutien à Peng Shuai interdits à l'Open d'Australie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 09:56 · 3 minutes

Peng Shuai, ancienne 14e joueuse mondiale à la WTA, en 2016 (photo d

AUSTRALIE - Un “message politique” interdit comme les autres. Tennis Australia, qui organise le premier tournoi du Grand chelem de la saison à Melbourne, a justifié ce dimanche 23 janvier l’interdiction des “vêtements, banderoles ou pancartes” en soutien à la joueuse de tennis chinoise Peng Shuai , absente du tournoi .

“Selon les conditions d’entrée sur nos billets, nous n’autorisons pas les vêtements, banderoles ou pancartes commerciaux ou politiques”, a précisé un porte-parole de la Fédération de tennis australienne, ajoutant que la sécurité de la joueuse était néanmoins leur “principale préoccupation”. “Nous continuons à travailler avec la WTA et la communauté mondiale du tennis pour obtenir plus de clarifications sur sa situation et nous ferons tout notre possible pour assurer son bien-être”, a-t-il expliqué.

Les agents de sécurité semblent avoir également confisqué une banderole. Les incertitudes autour du sort et du bien-être continuent d’inquiéter, malgré les dernières déclarations rassurantes de l’ancienne numéro 14 mondiale retombée à la 340e place à la WTA.

Cette question a été largement relayée, notamment par d’actuels ou d’anciens joueurs et joueuses de premier plan, devenant un mot-clé sur Twitter. Victoria Azarenka, double vainqueur de l’Open d’Australie et membre du WTA Player Council, a déclaré que la situation restait “malheureuse”.

“Il n’y a pas eu beaucoup de développement en termes de contact avec Peng Shuai, même si de notre côté, nous poursuivrons nos efforts pour nous assurer qu’elle est en sécurité, qu’elle se sente à l’aise”, a-t-elle déclaré.

Une cagnotte a également été lancée en ligne pour imprimer un millier de t-shirts et les distribuer gratuitement à l’entrée du tournoi dans les prochains. Celle-ci réunit près de 8.000 dollars à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Les tournois de la WTA suspendus en Chine

Peng Shuai, 36 ans, n’était pas apparue en public pendant près de trois semaines en novembre après avoir publié sur le réseau social chinois Weibo un long message dans lequel elle accusait l’ancien vice-Premier ministre Zhang Gaoli, de 40 ans son aîné, d’un rapport sexuel “forcé” durant une relation qui a duré plusieurs années.

Ses réapparitions en public n’avaient pas mis fin aux inquiétudes concernant l’ancienne N.1 mondiale en double. Des joueurs ont continué à demander des nouvelles directes de Peng afin d’être rassurés sur sa sécurité. La WTA a été saluée pour la fermeté de son soutien à la joueuse, allant jusqu’à suspendre ses tournois en Chine.

À voir également sur Le HuffPost: Peng Shuai réapparaît lors d’un tournoi de tennis en Chine

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    Ukraine: Le Royaume-Uni accuse la Russie d'avoir planifié l'invasion

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 09:04 · 5 minutes

Dans un communiqué abrasif, a cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a accusé la Russie d

INTERNATIONAL - La passe d’armes témoigne bien des tensions actuelles autour de l’Ukraine . Ce samedi 22 janvier, le Royaume-Uni a officiellement accusé la Russie de “chercher à installer un dirigeant pro-russe à Kiev” et d’“envisager” d’“occuper” l’Ukraine, au lendemain de pourparlers américano-russes peu productifs. Des accusations qualifiées d’“absurdités” par Moscou.

“Nous appellons le Foreign Office à cesser de propager des absurdités”, a réagi dimanche le ministère russe des Affaires étrangères sur Twitter.

Dans un communiqué abrasif , la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a dénoncé “l’ampleur de l’activité russe visant à ébranler l’Ukraine”. “Selon nos informations, le gouvernement russe cherche à installer un dirigeant pro-russe à Kiev, tandis qu’il envisage d’envahir et d’occuper l’Ukraine ”, a-t-elle ajouté.

Une liste de dirigeants pro-russes

Le ministère des Affaires étrangères affirme que “l’ex-député ukrainien Ievgeniï Mouraïev est considéré comme un candidat potentiel”, mais il n’est pas le seul: les services de renseignement russes entretiennent “des liens avec de nombreux anciens hommes politiques ukrainiens”.

La diplomatie britannique évoque ainsi les noms de Serguiï Arbouzov (le premier vice-Premier ministre de l’Ukraine de 2012 à 2014, puis Premier ministre par intérim), d’Andriï Klouïev (qui dirigeait l’administration présidentielle de l’ex-chef de l’Etat ukrainien Viktor Ianoukovitch), de Volodymyr Sivkovytch (l’ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien) ou encore de Mykola Azarov (le Premier ministre de l’Ukraine de 2010 à 2014).

“Certains d’entre eux sont en contact avec des agents des services de renseignement russes actuellement impliqués dans la planification d’une attaque contre l’Ukraine”, accuse le ministère.

Des remous chez les Occidentaux

Pour les États-Unis, ces accusations sont “profondément préoccupantes”. “Ce genre de complot est profondément préoccupant. Le peuple ukrainien a le droit souverain de déterminer son propre avenir, et nous sommes aux côtés de nos partenaires démocratiquement élus en Ukraine”, a déclaré Emily Horne, porte-parole du Conseil national de sécurité à la Maison Blanche.

Le scénario selon lequel la Russie pourrait s’emparer de son voisin avait plus tôt été qualifié d’“ineptie” par le chef de la Marine allemande, le vice-amiral Kay-Achim Schönbach. Des commentaires qui lui ont valu l’annonce par le ministère allemand de la Défense, dans la soirée, de sa démission.

Les déclarations britanniques surviennent quelques heures seulement après que le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a accepté une rencontre avec son homologue britannique Ben Wallace. Sergueï Choïgou a proposé que la rencontre ait lieu à Moscou.

Cette réunion bilatérale, la première depuis 2013, a pour but d’“explorer toutes les voies pour parvenir à la stabilité et à un règlement de la crise ukrainienne”, a déclaré samedi une source au ministère britannique de la Défense.

La Russie craint l’expansion de l’Otan

Accusée par les Occidentaux d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne en vue d’une attaque, le Kremlin dément toute intention belliqueuse mais lie une désescalade à des traités garantissant notamment le non-élargissement de l’Otan, en particulier à l’Ukraine. Inacceptable, répliquent les Occidentaux, qui menacent la Russie de sévères sanctions en cas d’attaque.

Malgré des positions pour l’instant irréconciliables, une détente s’était amorcée vendredi entre les Occidentaux et Moscou après plusieurs semaines d’escalade verbale, à l’occasion de pourparlers à Genève entre les chefs des diplomaties russe et américaine, Sergueï Lavrov et Antony Blinken.

Les deux ministres ont convenu vendredi de poursuivre la semaine prochaine leurs “francs” pourparlers, faisant espérer au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qu’une invasion de l’Ukraine ou une incursion militaire sur son territoire “n’arrivera pas”.

Ces affirmations britanniques rejoignent certaines informations américaines. Jeudi, les États-Unis avaient imposé des sanctions à quatre Ukrainiens, dont deux députés en exercice, accusés de travailler avec les services secrets russes (FSB), invoquant leurs “activités déstabilisatrices” en Ukraine.

Une attaque imminente?

La décision du Trésor américain vise les parlementaires Taras Kozak et Oleg Volochine -accusés notamment d’avoir été chargés par le FSB de “recruter d’anciens et actuels responsables gouvernementaux pour se préparer à prendre le contrôle du gouvernement ukrainien”-, mais aussi Volodymyr Sivkovytch, cité dans le communiqué britannique. La Maison Blanche estime qu’une attaque pourrait désormais survenir ”à tout moment”.

La cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss a mis en garde samedi Vladimir Poutine contre “l’erreur stratégique majeure” que constituerait “toute incursion militaire russe en Ukraine”, menaçant son pays de représailles avec “des coûts sévères”.

Vendredi déjà, Liz Truss avait “exhorté la Russie à la désescalade”, au cours d’une visite à Sydney, prévenant qu’une “invasion ne mènerait qu’à un terrible bourbier et à des pertes humaines”, comme pendant la guerre d’Afghanistan du temps de l’URSS et les conflits en Tchétchénie.

À voir également sur le HuffPost : Le maillot de l’Ukraine pour l’Euro 2020 ne plaît pas du tout à la Russie

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    Berlusconi ne sera pas candidat à la présidence italienne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 22:16 · 2 minutes

Berlusconi renonce à se présenter à la présidence italienne (photo du 9 février 2021)

ITALIE - L’ex-Premier ministre italien Silvio Berlusconi , 85 ans, a annoncé ce samedi 22 janvier qu’il renonçait à être candidat à la présidence de la République, un poste prestigieux pour lequel le vote débute lundi au Parlement.

Le milliardaire faisait campagne en coulisses depuis des semaines pour remplacer le président sortant Sergio Mattarella, même si les observateurs doutent qu’il dispose des votes nécessaires.

Dans un communiqué en marge d’un meeting virtuel avec d’autres leaders de la droite, Berlusconi a assuré qu’il avait les voix nécessaires, mais que dans un esprit de “responsabilité nationale”, il avait demandé à ses soutiens de retirer son nom. “Aujourd’hui, l’Italie a besoin d’unité”, a-t-il dit, en référence à l’épidémie de coronavirus: “Je continuerai à servir mon pays autrement”.

Mario Draghi, l’actuel Premier ministre à la tête d’un gouvernement d’union nationale et ancien chef de la Banque centrale européenne est favori. Mais Silvio Berlusconi, dont le parti Forza Italia participe au gouvernement, préfère qu’il reste à son poste jusqu’aux élections de 2023.

Début du vote undi

“Je juge nécessaire que le gouvernement Draghi termine son travail jusqu’à la fin de la législature”, a-t-il dit dans un communiqué transmis par son porte-parole. Cela permettrait à Draghi de mener à bien les réformes du système fiscal et judiciaire, et de l’administration, promises en échange des milliards d’euros du plan de relance post-pandémie de l’Union européenne, a-t-il expliqué.

Le président de la République italienne, au rôle essentiellement honorifique, exerce un pouvoir considérable en cas de crise politique, qu’il s’agisse de dissoudre le Parlement, de choisir le Premier ministre ou de refuser des mandats à des coalitions fragiles.

Un millier de sénateurs, députés et représentants régionaux commenceront à voter lundi. Pour être élu, il faut deux tiers des voix aux trois premiers tours, puis la majorité absolue aux tours suivants. En raison des mesures de sécurité liées au Covid, chaque tour prendra une journée et, comme le veut la tradition, il n’y a théoriquement pas de candidats officiels.

Le 13 janvier, Berlusconi s’était offert une page dithyrambique à sa gloire dans le quotidien de droite Il Giornale , appartenant à sa famille. Une liste de 25 lignes, sous une photo, vantait ses qualités parmi lesquelles “héros de la liberté” qui “mit fin à la guerre froide” et “exemple pour tous les Italiens”.

À voir également sur Le HuffPost: Cette restitution d’un fragment du Parthénon n’a rien d’anecdotique pour la Grèce

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    Mélenchon qualifie le vote sur le génocide des Ouïghours d'"hypocrisie"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 10:20 · 5 minutes

Dans une interview accordée à la chaîne YouTube Thinkerview, Jean-Luc Mélenchon a expliqué la décision des Insoumis de ne pas voter la résolution reconnaissant le

POLITIQUE - Ils sont pratiquement les seuls à avoir refusé le consensus, et s’en expliquent. Jeudi 20 janvier, les députés français ont adopté à la quasi-unanimité une résolution à haute valeur symbolique (et aucune légale) reconnaissant le “génocide des Ouïghours” par la Chine.

Un texte, qui fait fulminer Pékin , et qui reconnaît et condamne “le caractère génocidaire des violences politiques systématiques ainsi que des crimes contre l’Humanité actuellement perpétrés par la Chine à l’égard des Ouïghours ”. Selon différentes ONG et victimes, les autorités chinoises mènent en effet une politique extrêmement violente en direction de cette minorité musulmane de l’Est du pays: camps d’internement, stérilisation forcée, vol d’organes...

“S’il y a ‘génocide’, alors on intervient pour l’arrêter”

Pourtant si l’on parle de quasi-unanimité dans le vote de l’Assemblée nationale, c’est parce que certains députés ont refusé de se prononcer, et notamment des Insoumis. Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Danièle Obono et Mathilde Panot en particulier étaient dans l’hémicycle au moment du vote. Une attitude que le leader du mouvement et candidat à la prochaine présidentielle Jean-Luc Mélenchon a justifiée dans une interview à Thinkerview .

“On me dit que je ne veux pas condamner, mais si je condamne!”, assure notamment le député des Bouches-du-Rhône. “Mais ce n’est pas la bonne méthode: dire que c’est un génocide et rentrer à la maison, ça prouve qu’on n’y croit pas.” Il continue: ”À quoi ça sert d’aller gesticuler? Que quelqu’un qui ait des liens personnels, affectifs, familiaux dise qu’il y a un génocide, je le comprends. Mais dans la sphère politique, s’il y a un génocide alors on intervient pour l’arrêter. Militairement. C’est ce qu’on a fait en Serbie, au Rwanda...”

En effet, et c’est bien là l’argument de Jean-Luc Mélenchon: pour lui, le fait d’avoir voté une résolution comportant le terme de “génocide” sans que cela soit suivi d’action concrète est une “hypocrisie”. “Condamner, ça doit être fait avec des mots qui permettent d’intervenir. Sinon c’est irresponsable”, poursuit-il.

Le problème de la lutte contre le terroriste islamiste

Et de renvoyer les députés ayant voté le texte à leurs responsabilités. “Est-ce qu’un seul jour les socialistes qui ont fait voter le texte ont décidé d’arrêter les relations avec Pékin? (...) Et LREM, parti au pouvoir, qui ne fait rien.... S’ils avaient le courage de leur attitude politique, ils iraient voir les Chinois pour leur dire que ce qu’ils font est inacceptable.”

“Moi je me positionne comme quelqu’un qui se prépare à assumer une responsabilité de pouvoir importante, et je demande à mes amis de faire la même chose”, ajoute Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce ici l’attitude “politicienne” de certains responsables. À l’inverse, le candidat insoumis à la présidentielle appelle, lui, à un dialogue constructif avec la Chine, dans lequel la France expliquerait qu’elle souhaite avoir des relations porteuses avec la Chine, mais qu’il n’est pas acceptable que de telles exactions aient cours.

D’autant que selon lui, l’attitude de la Chine envers les Ouïghours est le fruit d’un problème plus global, celui de la manière dont est approchée la lutte contre le terrorisme islamiste.

Rappelant que la Chine a mis en branle sa politique répressive contre cette population musulmane parce qu’elle ne parvenait pas à l’intégrer et qu’un “regain d’adhésion” à la religion avait poussé certains à se tourner vers le jihadisme, Jean-Luc Mélenchon déplore que “comme partout dans le monde, la réponse qui est faite contre le jihadisme, c’est de frapper les musulmans. Moi je ne suis pas d’accord avec ça”.

Une qualification prématurée

Faisant partie des six députés (quatre Insoumis donc, ainsi qu’un communiste qui s’est abstenu et un LREM qui s’y est opposé) ne s’était pas prononcés en faveur de la résolution, Clémentine Autain s’est également justifiée. Chargée de porter la parole des Insoumis dans ce dossier, elle explique à Mediapart ne pas croire “juste d’employer dans un texte officiel aujourd’hui le mot ‘génocide’”.

Elle rejoint aussi l’argumentaire de Jean-Luc Mélenchon, en assurant que le pouvoir en place n’a aucune intention de “changer d’attitude vis-à-vis de la Chine”. Elle détaille: “Les Marcheurs votent la résolution et, en même temps, préparent une délégation aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin, continuent à prendre le thé comme le fait Macron avec le président chinois sans évoquer les Ouïghours, à nouer des accords commerciaux...”

Ainsi, comme le candidat Insoumis à la présidentielle, Clémentine Autain, qui s’est positionnée très tôt en tant que défenseure de la cause Ouïghour, préfère continuer à dénoncer les exactions qu’ils subissent en attendant que la communauté internationale ait la possibilité d’agir concrètement. “Ce qu’il faut exiger aujourd’hui, c’est que l’ONU puisse mener les enquêtes pour définir la nature exacte de ce qu’il se passe.” Et voir si le concept de “génocide” ou celui de “crime contre l’Humanité” peut être retenu légalement.

À voir également sur le HuffPost : Le “j’accuse” de Glucksmann contre les complices de la répression des Ouïghours

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    Mort de Thich Nhat Hanh au Vietnam, moine bouddhiste influent jusqu'à Hollywood

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 08:32 · 2 minutes

Le moine bouddhiste Thich Nhat Hanh en octobre 2020.

RELIGIONS - L’un des moines bouddhistes les plus influents au monde, Thich Nhat Hanh , est décédé ce samedi 22 janvier au Vietnam à l’âge de 95 ans. Le maître “est décédé paisiblement” au temple Tu Hieu de la ville de Hue, le cœur du bouddhisme vietnamien, a déclaré son organisation sur le compte Twitter de celui qui avait popularisé le concept de “pleine conscience” jusqu’à Hollywood , à travers de nombreux livres et retraites de méditation.

“Nous invitons notre famille spirituelle mondiale bien-aimée à prendre quelques instants pour être en paix”, précise l’organisation de celui qui s’était réinstallé dans son Vietnam natal en 2018, après près de 40 ans en exil en France. Il avait mis à profit ses années d’exil pour populariser en Occident le concept de “pleine conscience”, notamment auprès de célébrités comme la vedette de la télévision Oprah Winfrey ou l’actrice Gwyneth Paltrow .

Des messages pas toujours bien accueillis

Il était également influent auprès de nombreux patrons des industries de la Silicon Valley, au premier rang desquels le géant Google, chez qui il avait été invité à délivrer son enseignement. Il avait également participé en coulisse aux accords de Paris sur le climat.

Il avait été exilé dans les années 1960 pour avoir appelé à la fin de la guerre du Vietnam. Une position qui lui a valu d’être proposé par Martin Luther King pour le prix Nobel de la paix en 1967. Il avait ensuite été autorisé par les autorités vietnamiennes à revenir, mais restait sous étroite surveillance policière dans le pays communiste. Depuis son retour au Vietnam, les fidèles affluaient pour accompagner le moine lors de ses promenades dans les jardins luxuriants de son temple.

Ses messages n’ont pas toujours été bien accueillis car les autorités du Vietnam à majorité bouddhiste à parti unique se méfient de la religion organisée: en 2009, ses partisans ont été chassés de leur temple dans le sud de la province de Lam Dong par des foules engagées. Depuis un accident vasculaire cérébral en 2014, Thich Nhat Hanh ne pouvait plus ni parler ni marcher.

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