close
  • chevron_right

    En Ukraine, les organisations internationales en mal de confiance

    news.movim.eu / Mediapart · 4 days ago - 09:22

Depuis le début du conflit, la société civile ukrainienne s’est massivement mobilisée pour faire face à l’offensive russe. Alors que les organisations internationales sont critiquées, comme on l’a vu encore récemment avec Amnesty International, la plupart de l’aide humanitaire sur le terrain est fournie par des volontaires à bout de ressources.
  • wifi_tethering open_in_new

    This post is public

    www.mediapart.fr /journal/international/110822/en-ukraine-les-organisations-internationales-en-mal-de-confiance

  • chevron_right

    Les sites de la présidence et du gouvernement de Taïwan ont subi une cyberattaque

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 2 August - 12:14

Le site anglais de la présidence de Taïwan, ainsi que celui du gouvernement, font tous deux l'objet d'une défaillance. Une cyberattaque est soupçonnée, au moment où le pays subit une pression militaire de la Chine à la suite de la visite de Nancy Pelosi. [Lire la suite]

Abonnez-vous aux newsletters Numerama pour recevoir l’essentiel de l’actualité https://www.numerama.com/newsletter/

  • chevron_right

    Accord surprise pour un plan climat aux États-Unis

    news.movim.eu / Mediapart · Thursday, 28 July - 16:22

Alors que chacun à Washington pensait le plan climat enterré, un accord avec le sénateur Manchin a été trouvé, ouvrant la voie à un plan de 369 milliards de dollars financé par un durcissement de la politique fiscale. Mais les ambitions sociales de la présidence sont abandonnées.
  • Hu chevron_right

    Boris Johnson prochain secrétaire général de l'Otan?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 15:35 · 3 minutes

Boris Johnson, le 20 juillet 2022 à Londres. Boris Johnson, le 20 juillet 2022 à Londres.

ROYAUME-UNI - Après le 10 Downing Street, Boris Johnson bientôt en poste au siège de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord à Bruxelles? Le nom du Premier ministre britannique démissionnaire circule pour prendre le secrétariat général de l’ Otan , après le départ prévu du Norvégien Jens Stoltenberg en septembre, selon les informations du journal britannique The Daily Telegraph . Malgré un avis plutôt favorable des Américains et des Ukrainiens, cette possible candidature ne pourrait pas convaincre tous les alliés.

Le dirigeant britannique, qui a démissionné le 7 juillet dernier après une série de scandales, est considéré par les membres de son parti comme le candidat adéquat pour prendre la tête de l’Alliance. Ils font valoir auprès du Telegraph la fermeté de Boris Johnson vis-à-vis de la Russie, qui a lancé une invasion de l’Ukraine fin février, et le soutien politique et logistique à Kiev.

Un “grand ami de l’Ukraine”, selon Zelensky

Selon le journal, les États-Unis plaideraient pour une candidature britannique plutôt que pour un candidat issu de l’Union européenne, si Jens Stoltenberg refuse de prolonger son mandat. De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait part mercredi soir de son espoir que Boris Johnson, un “grand ami de l’Ukraine”, ne disparaisse pas de la vie publique quand il aura quitté Downing Street.

Boris Johnson s’est rendu à deux reprises en Ukraine pendant son mandat. Boris Johnson “a incontestablement fait de bonnes choses pour nous et notre soutien à l’Ukraine est fantastique”, a, quant à lui, indiqué l’ancien chef de l’armée britannique Lord Dannatt, qui émet toutefois de fortes réserves sur une éventuelle nomination de l’ex-chef du Parti conservateur. “J’ai peur que ce soit les affaires personnelles, le manque d’intégrité, le manque de confiance”, qui handicape Boris Johnson, a-t-il détaillé au Telegraph. “Franchement, nous ne voulons pas que Boris Johnson ait l’air encore plus ridicule sur la scène internationale, a-t-il ajouté. Il est une honte nationale.”

La question du Brexit pourrait également être un frein à une nomination de Boris Johnson à la tête de l’Otan. En effet, le successeur de Jens Stoltenberg doit être élu à l’unanimité et au sein même du Parti conservateur on doute que Boris Johnson puisse obtenir les voix de dirigeants européens, tant les discussions âpres sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE ont laissé des traces.

Truss et Sunak finalistes pour succéder à Johnson

Le quotidien écossais The National explique de son côté que Boris Johnson n’en aurait pas fini avec la politique britannique. Alors qu’il quittera officiellement la tête du gouvernement début septembre quand son successeur sera choisi, Boris Johnson répéterait à Downing Street qu’il reprendra ses fonctions dans un an. D’autant plus qu’il garde des fidèles au sein du Parti conservateur. Ces derniers ont multiplié les efforts pour empêcher son départ.

La cheffe de la diplomatie Liz Truss et l’ex-ministre des Finances Rishi Sunak sont les deux finalistes pour succéder à Boris Johnson. Ils seront départagés par les quelque 200.000 membres du Parti conservateur avant une annonce des résultats début septembre. La patronne du Foreign Office est, pour l’heure, la grande favorite.

À voir également sur Le HuffPost: “Hasta la Vista, baby”: Boris Johnson se la joue “Terminator” pour son dernier show à la Chambre

  • Hu chevron_right

    Paul Biya ironise sur sa longévité au pouvoir mais ça n'a pas fait rire ces ministres français

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 15:11 · 2 minutes

POLITIQUE - Ils ont sorti leur meilleur “poker face”. En pleine conférence de presse aux côtés d’ Emmanuel Macron en visite à Yaoundé , mardi 26 juillet, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, n’a pas échappé à une question sur sa succession, après 40 années à la tête du pays.

Répondant à une journaliste de Radio France International (RFI), le chef d’État âgé de 89 ans a tenté laborieusement de transformer l’événement en cours de mathématiques, non sans laisser une impression de malaise parmi la délégation de ministres français, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

“Le mandat que je mène a une durée de sept ans. Alors, essayez de faire la soustraction. Sept... moins quatre ou trois. Et vous saurez combien de temps il me reste à diriger le pays”, a déclaré Paul Biya avec le sourire, avant de se laisser toutes les portes ouvertes pour la suite: “Quand ce mandat arrivera à expiration, vous serez informé si je reste ou si je m’en vais au village.”

Au premier rang de l’assistance, les ministres Chrysoula Zacharopoulou (Francophonie), Sébastien Lecornu (Armées) et Catherine Colonna (Affaires étrangères) sont restés de marbre devant cette réponse au ton ironique, tranchant avec les quelques rires et applaudissements entendus dans la salle.

Le président camerounais a aussi justifié sa présence par la constitution, qu’il a par ailleurs révisée en 2008 pour faire tomber la limite de deux mandats présidentiels successifs et s’octroyer une immunité judiciaire.

“La France n’a pas à s’ingérer, à adouber qui que ce soit, à donner des leçons”, avait souligné l’Elysée avant l’entretien entre Emmanuel Macron et Paul Biya. Relevant que la France avait jusqu’à présent trop misé “sur le politique et le militaire”, Emmanuel Macron parie désormais sur la société civile et la jeunesse, avec lesquelles il entend parler culture, numérique, sports, environnement...

L’ambition est aussi de régler les “non-dits” et les “incompréhensions” liés à la colonisation qui “nourrissent la défiance” avec la France. Il a annoncé qu’une commission d’historiens allait faire la lumière sur l’action de la France au Cameroun pendant la colonisation et après l’indépendance de ce pays en 1960.

Sur cette séquence, on peut également voir rire Claude Leroy. L’ancien entraîneur de l’équipe nationale de football camerounaise est venu parmi la délégation présidentielle. ​“La France a un rôle énorme à jouer au Cameroun, mais sans en jouer aucun”, avait résumé à l’AFP celui qui est devenu très populaire dans ce pays d’Afrique.

À voir également sur Le HuffPost : Avant Cameroun-Comores, plusieurs morts à Yaoundé dans une bousculade

  • Hu chevron_right

    La veste de Buzz Aldrin pendant la mission Apollo 11 vendue pour 2,7 millions de dollars

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 10:15 · 2 minutes

ESPACE - C’est un vestige de la conquête spatiale. En juillet 1969, l’Homme, à travers Neil Armstrong, faisait son premier pas sur la Lune dans le cadre de la mission Apollo 11 . Juste après lui, Buzz Aldrin a également foulé le satellite. Un moment historique dont certains ont pu s’offrir des souvenirs.

La veste que l’astronaute américain portait pendant son voyage spatial de six jours a été vendue aux enchères pour 2.772 500 dollars, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Le vêtement est tout blanc. On y distingue le drapeau américain , les sigles de la NASA et de la mission Apollo 11, ainsi que l’inscription “E. ALDRIN”, de son vrai nom Edwin Eugene Aldrin Jr. Cette veste faisait partie d’une collection personnelle d’objets que l’astronaute, aujourd’hui âgé de 92 ans, avait décidé de mettre en vente.

“Ce vêtement exceptionnellement rare a été convoité par plusieurs enchérisseurs pendant près de dix minutes avant d’être vendu à un acheteur par téléphone”, a indiqué dans un communiqué la société Sotheby’s qui gérait cette vente aux enchères.

“Après mûre réflexion, le moment semblait venu de partager avec le monde ces objets qui, pour beaucoup, sont les symboles d’un moment historique, mais qui, pour moi, sont toujours restés des souvenirs personnels d’une vie consacrée à la science et à l’exploration”, avait déclaré Buzz Aldrin, dernier membre du trio d’astronautes de la mission Apollo 11 encore en vie, lors de l’annonce de cette vente.

Au total, les enchères ont totalisé 8,2 millions de dollars pour 68 lots vendus sur 69 proposés, dont 819.000 pour un résumé du plan de vol.

Dans le catalogue des lots, Buzz Aldrin précisait que la veste en vente était distincte de la combinaison spatiale dont il était revêtu lorsqu’il est descendu sur la surface lunaire avec Neil Armstrong. L’astronaute expliquait néanmoins qu’il l’avait portée pendant les trois jours du voyage aller et les trois jours du voyage retour à bord du vaisseau d’Apollo 11.

Les combinaisons portées sur la lune par Armstrong et Aldrin font partie des collections du musée national de l’Air et de l’Espace à Washington.

À voir également sur Le HuffPost : Des poussières de Lune recueillies par Neil Armstrong à vendre

  • Hu chevron_right

    En Tunisie, la Constitution de Kais Saied adoptée malgré l'abstention massive

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 08:44 · 6 minutes

Des Tunisiens célèbrent le vote favorable pour la nouvelle Constitution, le 25 juillet 2022. Des Tunisiens célèbrent le vote favorable pour la nouvelle Constitution, le 25 juillet 2022.

TUNISIE - Une victoire sans surprise pour Kais Saied mais lourde de conséquence pour le pays. Le président tunisien a engrangé un succès avec l’adoption à une large majorité d’ une nouvelle Constitution qui lui octroie de vastes prérogatives au risque de mettre en péril la jeune démocratie tunisienne.

La nouvelle loi fondamentale a été adoptée à une majorité écrasante de 94,6%, selon des résultats officiels préliminaires annoncés tard mardi 26 juillet par le président de l’autorité électorale Isie, Farouk Bouasker, à l’issue de longues opérations de dépouillement. “L’Isie annonce que la nouvelle Constitution a été acceptée”, a déclaré M. Bouasker.

Le taux d’abstention est toutefois massif: “2,756 millions d’électeurs”, soit 30,5% des inscrits se sont déplacés dans les urnes, selon de nouveaux chiffres de l’Isie. C’est un peu plus que les chiffres annoncés la veille qui avançaient 2,46 millions de votants et une participation de 27,54%.

L’opposition a boycotté le scrutin

La coalition d’opposants Front du salut national (FSN), qui avait appelé à boycotter le scrutin dénonçant un texte “taillé sur mesure” pour M. Saied, a accusé l’Isie d’avoir “falsifié” en les amplifiant les chiffres sur l’affluence au scrutin. Des manifestations où quelques centaines de personnes se sont rendues ont également été organisées dans les jours précédant le vote.

Pour le FSN, dont fait partie le mouvement d’inspiration islamiste Ennahdha, bête noire de M. Saied, en n’allant pas aux urnes, “75% des Tunisiens ont refusé de donner leur approbation au projet putschiste lancé il y a un an par Kais Saied”.

La Tunisie, confrontée à une crise économique aggravée par le Covid et la guerre en Ukraine dont elle dépend pour ses importations de blé, est très polarisée depuis que M. Saied, élu démocratiquement en 2019, s’est emparé de tous les pouvoirs le 25 juillet 2021, arguant d’une ingouvernabilité du pays.

Liberté, séparation des pouvoirs... les inquiétudes à l’international

Dans la première prise de position étrangère sur ce référendum contesté, les États-Unis ont mis en garde contre le risque que la Constitution ne garantisse pas suffisamment les droits et libertés des Tunisiens.

“La nouvelle Constitution inclut des mécanismes de contrepoids affaiblis, qui pourraient compromettre la protection des droits humains et des libertés fondamentales”, s’est inquiété Ned Price, porte-parole du département d’État américain.

Said Benarbia de l’ONG Commission internationale des juristes a émis des doutes “sur la légitimité” du vote avec une aussi faible participation. Pour l’analyste Youssef Cherif, “la plupart des gens ont voté pour l’homme (Kais Saied) ou contre ses opposants, pas pour son texte”.

C’est le cas de Noureddine al-Rezgui, un huissier qui travaille à Tunis: “Après 10 ans de déceptions et de faillite totale dans la gestion de l’État et de l’économie, les Tunisiens veulent se débarrasser du vieux système et marquer un nouveau tournant”.

Pour lui, “le fait que le niveau de participation ne soit pas génial, c’est normal et comme dans le reste du monde, par exemple aux dernières législatives en France”. L’expert Abdellatif Hannachi relativise aussi la faible affluence, la jugeant “tout à fait respectable compte tenu de l’organisation du scrutin en été, pendant les vacances et en pleine chaleur”.

“La Tunisie est entrée dans une nouvelle phase”

Dès la publication des estimations de l’institut de sondage indépendant Sigma Conseil lundi soir, des centaines de partisans du président sont descendus fêter “sa victoire” sur l’avenue Bourguiba, dans le centre de Tunis. Vers 3h du matin (heure française), Kais Saied s’est présenté devant la foule en liesse. “La Tunisie est entrée dans une nouvelle phase”, a-t-il dit, assurant que la Constitution permettrait de passer “d’une situation de désespoir à une situation d’espoir”.

Les votants étaient surtout “les classes moyennes les plus lésées, les adultes qui se sentent floués économiquement, politiquement et socialement”, a analysé pour l’AFP le directeur de Sigma Conseil, Hassen Zargouni.

La nouvelle Constitution accorde de vastes prérogatives au chef de l’État, en rupture avec le système parlementaire en place depuis 2014, qui a succédé au régime de Ben Ali, chassé du pouvoir en 2011. Le président qui ne peut être destitué désigne le chef du gouvernement et les ministres et peut les révoquer à sa guise.

Il peut soumettre au Parlement des textes législatifs qui ont “la priorité”. Une deuxième chambre représentera les régions, en contrepoids de l’Assemblée des représentants (députés) actuelle. Sadok Belaïd, le juriste chargé par M. Saied d’élaborer une ébauche de Constitution, a désavoué le texte final, estimant qu’il pourrait “ouvrir la voie à un régime dictatorial”.

La justice sera moins indépendante: les juges seront nommés par ordonnance présidentielle, ils n’auront pas le droit de grève et pourront être plus facilement révoqués par l’exécutif, ajoute TV5 Monde.

Kais Saied, un hyper-président

Les défenseurs des droits humains et l’opposition dénoncent l’absence de contrepouvoirs et de garde-fous dans ce texte. “Ce projet démantèle nombre des garanties figurant dans la Constitution post-révolution tunisienne et n’apporte pas de garanties institutionnelles pour les droits humains”, déclarait dans un communiqué publié début juillet Heba Morayef, directrice régionale d’ Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Un message “inquiétant”, jugeait-elle, d’autant que la “nouvelle Constitution à été élaborée en vase clos. La population n’a pas eu accès aux travaux du Haut comité et n’a pas bénéficié de la possibilité d’engager le dialogue dans le cadre de ce processus”, contrairement au texte voté en 2014.

Kais Saied, 64 ans, considère cette refonte comme le prolongement de la “correction de cap” engagée le 25 juillet 2021 quand, arguant des blocages politico-économiques, il a limogé son Premier ministre et gelé le Parlement avant de le dissoudre en mars.

Si des espaces de liberté restent garantis, la question d’un retour à une dictature comme celle de Zine el Abidine Ben Ali, déchu en 2011 lors d’une révolte populaire, pourrait se poser “dans l’après Kais Saied”, selon M. Cherif.

Pour nombre d’experts, l’avenir politique de M. Saied dépendra de sa capacité à relancer une économie dans une situation catastrophique avec un chômage très élevé, un pouvoir d’achat en chute libre et un nombre de pauvres qui augmente.

À voir également aussi sur le Huffpost: Contre “le coup d’État” du président Saied, des milliers de Tunisiens dans la rue

  • Hu chevron_right

    Trump prépare "un retour incroyable" à Washington, où il n'avait pas mis les pieds depuis 2020

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 27 July - 08:04 · 7 minutes

L'ancien président américain Donald Trump lors d'un discours à Washington DC, le 26 juillet 2022. L'ancien président américain Donald Trump lors d'un discours à Washington DC, le 26 juillet 2022.

ÉTATS-UNIS - Donald Trump, de retour à Washington pour la première fois depuis son départ tumultueux de la Maison Blanche , a livré mardi 26 juillet un discours digne d’un candidat en campagne, flirtant ostensiblement avec l’idée de briguer un nouveau mandat .

Invité par l’America First Policy Institute, un cercle de réflexion géré par ses alliés, le milliardaire de 76 ans a présenté un plan d’action pour le “président républicain qui regagnera la Maison Blanche en 2024”.

Pendant plus d’une heure et demie, il a repris ses thèmes de prédilection ― notamment la lutte contre l’immigration et la criminalité ― tout en attaquant férocement son successeur Joe Biden , accusé d’avoir “mis les États-Unis à genoux”.

Une rhétorique violente pour justifier son retour en 2024

Il a repris sa rhétorique violente, usant d’images choquantes telles que “les rues pleines d’aiguilles, remplies du sang de victimes innocentes”, et des villes “où la classe moyenne affluait pour ‘l’American dream’” comparées à “des zones de guerre”. Avant de citer les viols, les vols, la crainte des parents quand leurs enfants sont dans la rue.

L’ex-président a présenté plusieurs mesures, comme la peine de mort pour les dealers de drogue, donner davantage de moyens à la police et la fin du vote par anticipation et électronique. “Il n’y a plus de respect pour la loi, et il n’y a surtout plus d’ordre. Notre pays est désormais un cloaque de crimes, nous avons du sang, la mort, et la souffrance à cause du parti Démocrate qui détruit et démantèle les forces de l’ordre ”, a-t-il ajouté, toujours plus sombre.

Après avoir dressé un portrait apocalyptique du pays, il a glissé: “L’histoire est loin d’être terminée et on se prépare pour un retour incroyable, on n’a pas d’autre choix. Avec la force, nous restaurerons notre sécurité. Avec le travail acharné, nous reconstruirons notre prospérité. Grâce au courage, nous réclamerons notre liberté. (...) Nous rendrons l’Amérique glorieuse, telle qu’elle ne l’a jamais été.”

Le ministère de la Justice s’intéresse à Trump

Trump prépare donc son retour, un an et demi après avoir quitter le pouvoir la tête basse, deux semaines après l’ attaque du Capitole par des centaines de ses partisans. Depuis, il n’avait pas remis les pieds dans la capitale fédérale, tout en restant au cœur des attentions d’une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur son rôle dans cet assaut qui a choqué le monde entier. Celle-ci vient d’organiser une série d’auditions publiques très suivies qui ont levé le voile sur ses manœuvres pour rester au pouvoir.

Selon le Washington Post , le ministère de la Justice enquête en parallèle sur les actions de Trump pendant l’assaut du Capitole. Des témoins sont interrogés devant un jury sur les conversations qu’ils ont eu avec l’ancien président, ses avocats et d’autres membres de son cercle, ont rapporté plusieurs sources au quotidien de la capitale fédérale. Le ministère a aussi reçu en avril des relevés téléphoniques de membres-clés de l’administration Trump. Les médias avaient déjà eu écho des investigations menées contre plusieurs proches mais jamais contre le magnat de l’immobilier lui-même.

Sur la chaîne NBC, le ministre de la Justice Merrick Garland n’a d’ailleurs pas écarté la possibilité de poursuivre Donald Trump. “Nous avons l’intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour (son rôle dans) les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d’interférer avec le transfert légal du pouvoir d’une administration à l’autre”, a-t-il dit.

“Tout ça est un coup monté”, la commission ne compte “que des voyous et des pirates”, a rétorqué mardi Donald Trump, très combatif. “Ils veulent m’atteindre pour que je ne sois plus capable de travailler pour vous, mais je ne crois pas que ça va marcher”, a-t-il ajouté avec un sourire aux lèvres. “Quatre ans de plus”, a alors scandé la salle en l’applaudissant, référence à la durée d’un éventuel nouveau mandat.

Mike Pence continue de prendre ses distances

Hasard du calendrier, son ancien vice-président Mike Pence était lui aussi en visite à Washington mardi, où il a profité d’un discours devant de jeunes conservateurs pour marquer sa différence avec Donald Trump. “Nous ne sommes pas d’accord sur les priorités”, a-t-il déclaré en déroulant un programme axé sur la lutte contre l’avortement et la protection du droit au port d’armes et des libertés religieuses.

“Il est absolument indispensable (...) de ne pas céder à la tentation de regarder derrière soi” et “de se tourner vers l’avenir”, a ajouté ce conservateur chrétien, qui reproche à l’ancien président de consacrer trop de temps à contester le résultat de l’élection de 2020.

Donald Trump n’a jamais concédé sa défaite. Évoquant, sans aucune preuve, des “fraudes électorales massives”, il consacre depuis deux ans l’essentiel de ses interventions publiques à dénoncer “une élection volée”.

Il a toutefois mis mardi ce discours en sourdine. “Je dis toujours que j’ai été candidat une première fois et que j’ai gagné, puis que j’ai été candidat une seconde fois et que j’ai remporté encore plus de voix”, s’est-il contenté de déclarer. Avant d’ajouter, “je vais peut-être devoir le faire une troisième fois!”, en promettant des “détails” dans les semaines à venir.

Ron DeSantis gagne du terrain

Donald Trump garde une place centrale auprès des républicains. Il semble avoir conservé un noyau de partisans loyaux, ce qui le placerait en pole position s’il décidait de briguer l’investiture.

Mais les critiques abîment son image, ce qui permet à ses rivaux ― tels que le gouverneur de Floride Ron DeSantis ― de gagner du terrain. Près de la moitié des républicains votant pour les primaires préféreraient un autre candidat que Donald Trump, selon un récent sondage du New York Times et du Siena College.

La semaine dernière, le Wall Street Journal et le New York Post , qui appartiennent à l’influente famille Murdoch, ont publié des éditoriaux tançant le comportement de Donald Trump le 6 janvier 2021.

Son discours a malgré tout été suivi au plus haut niveau. “Vous direz peut-être que je suis vieux jeu, mais je ne crois pas qu’inciter une foule à attaquer des policiers montre un ‘respect pour la loi’”, a commenté sur Twitter Joe Biden.

“Si on est pro-insurrection, on ne peut pas être pro-policier, ni pro-démocratie, ni pro-Américain”, a poursuivi le président de 79 ans, qui pourrait aussi briguer un second mandat en 2024.

À voir également aussi sur le Huffpost: Trump agacé et incapable de dire sa défaite dans un discours au lendemain du Capitole