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    Darmanin et Lallement visés par l'opposition après les incidents au Stade de France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 10:41 · 4 minutes

Les affiches de campagne de la présidentielle de Marine Le Pen, Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon Les affiches de campagne de la présidentielle de Marine Le Pen, Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon

POLITIQUE - C’est un fiasco. La finale de la ligue des champions qui opposait le Real Madrid à Liverpool samedi 28 mai au stade de France a été marquée par de nombreux dysfonctionnements et des incidents aux abords du stade . En tout, 68 personnes ont été interpellées, des supporters n’ont pas pu rentrer pour cause de spectateurs munis de faux billets qui n’ont pas été filtrés à l’entrée et qui ont pris leur place.

Très vite, l’affaire - largement relayée dans la presse internationale - a été reprise politiquement. L’extrême droite s’en est emparée pour dénoncer “la racaille” aux abords du stade, selon Eric Zemmour, président de Reconquête, et Marine Le Pen, ex-candidate du RN, tous deux candidats aux législatives des 12 et 19 juin.

“Ce qui s’est passé au Stade de France fait honte à notre pays. Une fois de plus, Gérald Darmanin est incapable de maintenir l’ordre face à la racaille, qui est en train de gâcher ce qui devrait être un événement populaire. Il est temps de remettre la France en ordre”, a tweeté Marine Le Pen.

Sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, la finaliste de la dernière présidentielle a également expliqué avoir “ressenti un sentiment d’humiliation” et “constaté que la France n’était plus dans la capacité d’organiser de grandes manifestations sans que celles-ci dégénèrent”.

Quant à Éric Zemmour, il refuse d’y voir la main des “supporters sans billet” pour y voir “des racailles” qui “sautent par-dessus les barrières et agressent autour du Stade de France”.

“Échec complet”

Une dernière interprétation que ne partage pas Jean-Luc Mélenchon. Le leader de l’alliance à gauche renvoie la responsabilité sur le ministre de l’Intérieur et le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Invité de BFM politique ce dimanche 29 mai, le chef de file de La France Insoumise parle d’un ”échec complet de la stratégie” de maintien de l’ordre.

“C’est évidemment le préfet Lallement et le ministre présent sur place ce qui n’a pas dû aider la chaîne de commandement, car quand il y a deux donneurs d’ordre, ça ne fonctionne pas”, analyse Jean-Luc Mélenchon. “L’image est lamentable, mais elle est inquiétante, car on voit qu’on n’est pas préparés pour des événements comme la coupe du monde de rugby ou les Jeux olympiques”, a ajouté le responsable de la Nupes qui entend l’emporter aux prochaines élections législatives.

Darmanin reconnaît “un contexte difficile”

Du côté de la majorité, la députée LREM Aurore Bergé réclame des “sanctions pénales”. Invitée de RMC ce dimanche 29 mai, elle observe: “Il y a eu de faux supporters qui ont tenté de s’introduire dans le stade et ont eu des comportements inacceptables. Cela doit donner lieu à des sanctions pénales fermes et exemplaires”. Et d’ajouter: “Le sport est une fête, le foot ne doit être que cela.”

Quant au ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, il a reconnu samedi soir “un contexte difficile” et impute les problèmes aux ”‘supporters’ britanniques, sans billet ou avec de faux billets qui ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers”.

Gérald Darmanin a néanmoins “remercié les forces de l’ordre mobilisées”.

À voir également sur Le HuffPost : Liverpool-Real Madrid: Chaos au Stade de France pour la finale de la Ligue des champions

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    Éric Zemmour: "L'union de la gauche" sera "la principale force d'opposition"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 23:08 · 2 minutes

Éric Zemmour, ici lors d'un département dans le Var, au Luc, le 27 mai 2022. Éric Zemmour, ici lors d'un département dans le Var, au Luc, le 27 mai 2022.

LÉGISLATIVES - “L’union de la gauche autour de Jean-Luc Mélenchon et de l’islamo-gauchisme va dépasser allègrement les 100 députés et sera évidemment la principale force d’opposition au macronisme”, a pronostiqué ce samedi 28 mai Éric Zemmour , en regrettant que son mouvement Reconquête! soit désormais “l’adversaire privilégié” du RN.

En déplacement à Cheval-Blanc, près de Cavaillon (Vaucluse), pour soutenir la candidature de Stanislas Rigault, l’ancien journaliste a semblé acter par avance de mauvais résultats pour la droite aux législatives des 12 et 19 juin, en raison de la division du “bloc national”.

“C’est évident, c’est sûr, c’est déjà réglé, et évidemment le choix fait par Marine Le Pen en particulier, et aussi les dirigeants de LR, est qu’ils arriveront eux-mêmes avec des petits groupes, mais apparemment ils s’en satisfont”, a accusé le président de Reconquête!, lors d’une conférence de presse improvisée, après avoir pris la parole devant quelque 400 personnes, dans le jardin d’un mas.

Éric Zemmour était venu apporter son soutien à Stanislas Rigault, le président de Génération Z, le mouvement des jeunes de Reconquête!, qui se présente dans la deuxième circonscription du Vaucluse.

Reconquête!, “l’adversaire privilégié” du RN

“Moi j’ai voulu rassembler, comme l’a fait Jean-Luc Mélenchon à gauche , comme l’a très bien réussi Jean-Luc Mélenchon, mais manifestement ni Marine Le Pen ni les dirigeants de LR n’ont voulu ou su en faire autant”: “Donc voilà, nous partons divisés”, a regretté Éric Zemmour.

“Et nous aurons en vérité deux gauches, la gauche d’Emmanuel Macron, qui est au pouvoir, et la gauche de Jean-Luc Mélenchon , qui sera la principale opposition, et le reste n’existera pas”, a-t-il conclu.

Commentant la visite récente de Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national, dans le Var, là où lui-même est candidat, et sa visite annoncée dans le Vaucluse le 4 juin, Éric Zemmour a constaté que Reconquête! était devenu “l’adversaire privilégié” du RN.

“C’est absolument lamentable de sa part. (...) Mais au moins les choses sont claires. Il pourrait aller se battre contre des candidats de Mélenchon ou des candidats d’Emmanuel Macron, mais non, il vient cibler les meilleurs, les candidats les plus connus de Reconquête!, j’y vois une stratégie délibérée du RN”, a-t-il accusé.

Jeudi, c’est Marine Le Pen qui avait accusé le leader de Reconquête! d’être responsable des éventuels mauvais résultats de son parti aux législatives: “Si dans un certain nombre de circonscriptions, nous n’arrivons pas en tête, ce sera également le fait (des) candidats (de Reconquête!), alors qu’ils savent pertinemment qu’ils n’auront pas d’élus”, avait-elle affirmé lors d’un déplacement en Seine-Maritime.

À voir également sur Le HuffPost : Zemmour appelle à la mobilisation contre les blocs “macroniste” et “islamo-gauchiste”

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    Législatives 2022: NUPES ou pas? Comment ces candidats brouillent les pistes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 11:59 · 4 minutes

Ils sont candidats de la NUPES, mais vous ne le saurez pas forcément Ils sont candidats de la NUPES, mais vous ne le saurez pas forcément

POLITIQUE - Cachez cette NUPES que je ne saurais voir. Le premier tour des élections législatives approche et il est toujours aussi difficile de déceler l’appartenance politique de certains candidats . Sur le terrain en tout cas.

À droite, rares sont ceux qui placardent en grand le logo des Républicains sur leurs tracts ou affiches. Les prétendants puisent plutôt dans la formule: “le candidat de la droite, du centre et de la société civile.” Dans la majorité, Richard Ferrand s’inquiétait à la mi-mai de ne pas assez voir Emmanuel Macron sur les visuels des troupes du chef de l’Etat.

Une question de “clarté”, selon le président de l’Assemblée nationale... qui semble également se poser à gauche. Une poignée de candidats, notamment chez les députés sortants socialistes, investis par l’union conclue entre les Insoumis, le PCF, le PS et ELLV, sont tentés de gommer tout lien avec cette fameuse NUPES. Quitte à brouiller les pistes sur leur décision en cas de victoire.

50 nuances de NUPES

Certains ont annoncé la (non) couleur dès le départ. C’est le cas par exemple de Dominique Potier. Le sortant socialiste qui brigue un troisième mandat en Meurthe-et-Moselle a refusé l’investiture de la nouvelle union populaire écologique et sociale dès son annonce. Même chose pour Jean-Louis Bricout, un ancien socialiste de l’Aisne. S’ils ne souhaitent pas s’engager autour du programme largement inspiré par celui des Insoumis, ni porter Jean-Luc Mélenchon à Matignon en cas de victoire, ces deux profils n’ont pas de candidats de la NUPES face à eux.

Dans ce contexte incertain, à l’heure où la recomposition politique continue son œuvre, d’autres préfèrent entretenir le flou. C’est le cas par exemple de Valérie Rabault. Un temps hostile aux tractations la cheffe des députés socialistes se revendique désormais de l’accord des gauches ... avec quelques subtilités.

Diffusé autour du 20 mai sur les réseaux sociaux, un tract montre que la députée sortante du Tarn-et-Garonne utilise le “V” dessiné pour être le logo de l’union -sans la mentionner nulle part- en guise d’initiale à son prénom. Un peu de NUPES mais pas trop.

Et puis il y a ceux qui restent silencieux. Sur le papier, Marietta Karamanli dans la Sarthe ou Guillaume Garot en Mayenne sont bien les chefs de file investis par la NUPES. Ils n’ont pas formellement refusé l’étiquette. La première, qui brigue un quatrième mandat, est même confrontée à une candidate dissidente téléguidée par le maire du Mans Stéphane Le Foll, notoirement hostile à cet accord.

Pourtant, bien malin celui qui trouvera une mention à l’union des gauches formée autour de Jean-Luc Mélenchon sur les visuels de ces candidats, dans leurs déclarations publiques, sur leurs tracts ou sur leurs sites de campagne . Silence radio.

Mélenchon à la carte

En réalité, tous ces députés sortants ont un point commun: ils comptent sur leur ancrage local, leur expérience et leur nom pour se faire ré-élire. Et ce, en repoussant la figure des Insoumis et de leur leader pour garder une forme d’indépendance tout en évitant d’assumer certaines divergences. Une sorte de flou artistique, mais surtout stratégique.

Dans ce même esprit, d’autres candidats plutôt écolos ou communistes choisissent de se faire discrets sur leur lien avec Jean-Luc Mélenchon, sans toutefois remettre en cause leur appartenance à la NUPES. Parmi les plus connus du grand public, Cédric Villani. L’ancien député-marcheur, exclu de LREM et candidat à sa réélection en Essonne, fait figurer le troisième homme de la présidentielle... nulle part. Le logo de la nouvelle union, oui, Mélenchon, non.

C’est à la libre appréciation des candidats, ce sont eux “qui choisissent in fine ” parmi des éléments à la carte, expliquait Hélène Tardy, une des cadres EELV au Parisien à la mi-mai. À tel point que le mathématicien a, un temps, envisagé d’utiliser l’image du chef des Insoumis uniquement dans certaines zones de sa circonscription, comme l’explique Libération . Avec un but: “Motiver les électeurs aux Ulis (une commune qui a plébiscité Mélenchon à la présidentielle NDLR) et les rassurer dans les autres communes.”

Une clarté à géométrie variable, donc, propice à entretenir le doute des électeurs... jusqu’aux derniers jours de la campagne? Selon Le Parisien , les partis unionistes se sont accordés sur une charte commune pour les documents officiels, les affiches et les professions de foi. Devront y figurer le logo de l’union et celui de chaque parti qui la forme. À moins que certains choisissent d’éviter, à nouveau, cette mise à NUPES.

À voir également sur Le HuffPost: Législatives: ces candidats qui pourraient battre Elisabeth Borne

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    Mélenchon fustige le nouveau gouvernement mais épargne Ndiaye

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 20 May - 16:32 · 1 minute

POLITIQUE - Tout le monde y passe, ou presque. Après l’annonce du nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne , vendredi 20 mai, Jean-Luc Mélenchon a fustigé la plupart des ministres nommés par le président de la République, “une équipe qui n’est là que pour un mois”, si l’Union populaire, écologique et sociale (NUPES) parvient à remporter les élections législatives des 12 et 19 juin prochains.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article , le leader de la France insoumise a laconiquement critiqué “un gouvernement bien libéral”. “Ni audace ni renouvellement. Tout terne et gris. Le mandat Macron II commence sur la pointe des pieds. Mais dans un mois tout changera”, a-t-il affirmé.

“On y retrouve les principales figures de la maltraitance sociale et de l’irresponsabilité écologique du précédent gouvernement. Ce sera donc le pire, c’est-à-dire la continuité”, a poursuivi Jean-Luc Mélenchon qui n’y voit rien du “tournant écologique et social” promis en coulisse au cours des dernières semaines.

L’homme politique a tout de même salué une “audace”, celle de “la nomination d’un grand intellectuel” en la personne de Pap Ndiaye, qui devient ministre de l’Éducation nationale, principale surprise de ce premier gouvernement du quinquennat. Toutefois, le député sortant des Bouches-du-Rhône n’a pas manqué de rappeler d’anciennes déclarations de l’historien, notamment lors d’une interview au Monde en 2019 . “Quant à Emmanuel Macron, au centre-droit, s’il lui arrive de s’exprimer avec éloquence, (...) on peine à discerner une politique ou un point de vue consistant”, avait alors taclé celui qui devient ministre aujourd’hui.

À voir également sur Le HuffPost :

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    Législatives: La NUPES a présenté son programme et on y était, on vous raconte

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 May - 16:48 · 1 minute

POLITIQUE - En attendant le gouvernement d’Emmanuel Macron, la gauche prépare l’alternative. Ce jeudi 19 mai, la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (NUPES) a présenté, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, les 650 mesures concoctées par le rassemblement des partis de gauche (LFI, EELV, PCF, PS, Générations) pour un hypothétique gouvernement dirigé par Jean-Luc Mélenchon.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article , notre reporter Pierre Tremblay a assisté à cette présentation. Il raconte l’ambiance et les détails de cette entente historique, comparée par les plus optimistes au Front populaire de 1936 . La gauche est parvenue à s’entendre sur l’essentiel, mais ses représentants n’ont pas non plus caché leurs points de désaccords, comme sur la politique internationale ou le nucléaire.

Pas de “fusion idéologique” dans ce programme, a affirmé d’emblée Jean-Luc Mélenchon , qui espère devenir le prochain Premier ministre en cas de victoire. “Nous ne pouvions pas, dans le délai qui était le nôtre, et après un si long moment d’absence de débat, nous accorder sur tout”, a-t-il expliqué, mais la volonté était de “faire mieux que quelques mesures, qui auraient réduit notre union à un pur cartel électoral”.

La NUPES a trouvé des solutions pour solder ses désaccords , estimés à 5% du programme. Elle promet ainsi une certaine autonomie à toutes ses entités et une “liberté” de ses députés. “Ces 5% (les mesures encore en débat) seront arbitrés par le Parlement”, a ainsi expliqué le leader de la France insoumise.

À voir également sur Le HuffPost : À Besançon, le boulanger Stéphane Ravacley en campagne pour les législatives

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    Jean-Luc Mélenchon s'emporte sur le débat autour du burkini

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 May - 12:58 · 2 minutes

POLITIQUE - Un débat balayé d’un revers de la main. Ce jeudi 19 mai, lors d’une conférence de presse pour présenter le programme commun de la NUPES pour les législatives, Jean-Luc Mélenchon s’est positionné de manière claire sur la polémique du burkini .

Au détour d’une réponse sur le sujet du communautarisme, le leader de la France Insoumise s’est montré ferme sur la question du burkini dans les piscines municipales: “Je dis comme Olivier (Faure), il y a un instant, il y a mieux à faire que de discuter les 6000 règlements intérieurs des piscines de ce pays. En tout cas, moi je ne suis pas candidat à être Premier ministre des piscines”, a-t-il lâché.

Regrettant le manque de débat lors de l’élection présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon demande “un peu de raison” sur ce sujet. “Maintenant nous voulons pouvoir discuter du contenu”, a-t-il ajouté, visiblement agacé par la place prise par ce sujet dans le débat publique ces derniers jours.

Recentrer le débat des législatives sur “les vrais sujets”

Quelques minutes plus tôt, c’est Olivier Faure , pour le Parti socialiste, qui avait déjà exprimé sa colère sur l’ampleur du débat suscité par la décision du Conseil municipal de la ville de Grenoble sur le burkini: ”J’aimerais que l’on ne passe pas cette élection législative comme on a passé l’élection présidentielle”.

“La réalité c’est qu’il faudrait maintenant s’intéresser aux vrais sujets: ceux qui sont sur la table pour cette élection législative, a-t-il surenchéri, que veut-on faire de ce pays pour les cinq prochaines années? Veut-on uniquement s’intéresser à la tenue que l’on met dans les piscines ou est-ce qu’on va aussi s’occuper de questions essentielles comme savoir comment on va continuer à les remplir les piscines”.

Le débat sur le burkini a été relancé le lundi 16 mai suite à la décision favorable de la municipalité de Grenoble d’autoriser le port du burkini dans les piscines municipales de la ville d’Isère à partir du 1er juin. Une décision vivement critiquée, de Laurent Wauquiez, Président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en passant par Fabien Roussel du PCF.

Le Secrétaire national du Parti communiste français reprochait mercredi au maire écologiste de Grenoble Eric Piolle “d’ instrumentaliser cette affaire pour des raisons de politique interne” et regrettait que “le maire de Grenoble en fasse une affaire nationale”.

À voir également sur Le HuffPost: À la première convention de la gauche, la NUPES célèbre son unité dans sa différence

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    Dans son programme, la NUPES a trouvé des solutions pour solder ses désaccords

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 May - 12:50 · 5 minutes

Les solutions trouvées par la NUPES pour solder ses désaccords Les solutions trouvées par la NUPES pour solder ses désaccords

POLITIQUE - Ne parlez plus de désaccords, mais désormais de “nuances”. Jean-Luc Mélenchon , Julien Bayou, Olivier Faure, Ian Brossat, Clémence Guetté et plusieurs cadres de la NUPES, la nouvelle alliance des partis de gauche, ont présenté ce jeudi 19 mai leur programme commun pour les élections législatives du mois de juin.

Une feuille de route forte de 650 mesures -et huit axes- qui se veut comme un “contre-projet” aux propositions déjà portées par Emmanuel Macron et les responsables de la majorité. On y retrouve, par exemple le SMIC à 1500 euros, la retraite à 60 ans, ou le référendum d’initiative citoyenne. Tous les marqueurs (ou presque) de l’Avenir en commun, le projet défendu par la France insoumise à la présidentielle sont présents.

A la tribune, ce jeudi, les orateurs, qu’ils soient socialistes, écologistes, insoumis ou communistes, ont loué un travail “collectif”, “historique”, pour aboutir à “cette plateforme d’idées”. Sont-ils d’accord sur tout, pour autant? Pas tout à fait. Malgré cela -et les efforts sémantiques déployés par chacun pour ne froisser personne- plusieurs points sensibles restent à éclaircir. Ou à trancher.

33 mesures débattues

Au total, 33 mesures sont encore en discussion, soit 5% du programme final. Ce sont les “nuances”, a ainsi expliqué Jean-Luc Mélenchon dans son propos introductif, lequel “ne veut pas laisser croire que certains sujets resteraient sous le tapis”.

Alors, pour ne pas remettre en cause “l’essentiel”, ce sur quoi ils sont tombés d’accord, la NUPES promet ainsi une certaine autonomie à toutes ses entités. En cas de victoire, les différentes formations politiques qui forment cette alliance pourront défendre des positions, ou des subtilités, propres.

“Ces 5% (les mesures encore en débat) seront arbitrés par le Parlement”, a ainsi expliqué le leader de la France insoumise, toujours prompt à s’imaginer à Matignon. “En toutes hypothèses, le mandat impératif n’existe pas en France, en toutes hypothèses, tous les parlementaires conservent leur liberté de vote. C’est comme ça, nous n’allons pas en changer”, a-t-il ainsi résumé, avant de marteler: “L’idée n’a pas été d’aboutir dans une fusion idéologique (...) nous ne demandons à personne de renier ses convictions.”

Le nucléaire, sujet toujours radioactif?

En clair: Si la NUPES s’impose en juin prochain et installe une majorité de députés à l’Assemblée nationale, les communistes, par exemple, pourront continuer à défendre le nucléaire dans le mix énergétique. Et ce, même si la majorité des partis de la nouvelle union, les Insoumis en tête, y sont farouchement opposés.

C’est sans doute l’un des dossiers les plus épineux. “Nous sommes d’accord sur l’essentiel, néanmoins il y a un certain nombre de sujets sur lesquels nous avons des nuances, la question du nucléaire, évidemment en fait partie”, a confirmé pudiquement Ian Brossat à la tribune, le porte-parole du PCF qui remplaçait Fabien Roussel, retenu dans sa circonscription. “Nous continuerons à défendre nos convictions”.

Pour tenter de déminer ces dossiers au maximum, Jean-Luc Mélenchon a tenté, à plusieurs reprises, de ramener les questions idéologiques à des enjeux plus concrets. “Le mot anti-nucléaire est mal choisi, on essaie de répondre à une situation”, a-t-il par exemple déclaré à la tribune, “que voulons-nous? Produire de l’électricité, c’est ça le sujet.” Conscient des divisions qui parcourent les différentes chapelles politiques, à droite comme à gauche, l’Insoumis se dit prêt à organiser un référendum sur le sujet. Comme il l’avait déjà indiqué dans la campagne présidentielle.

“Suivant le contexte, il peut apparaître que c’est important, parce que ça se dispute beaucoup, de demander son avis au peuple Français. Et de faire un référendum”, a-t-il ainsi lancé, en insistant, malgré tout, sur le fait que “tout le monde est d’accord sur la montée en gamme des énergies renouvelables.”

Et les relations internationales?

Enfin, les différents partenaires de la NUPES ont également trouvé un terrain d’entente sur le chapitre européen, point de discorde fréquent. Comme dans leur accord scellé au début du mois de mai, certains parlent de “désobéir” aux règles quand d’autres préfèrent y “déroger de manière transitoire”, mais tous partagent les mêmes objectifs: “mettre fin au cours libéral et productiviste” de l’Union européenne et appliquer quoiqu’il en coûte leurs 650 mesures.

Le tout, et c’est un ajout significatif, sans prendre part à une logique de “déconstruction” de l’Union. C’est Corinne Narassiguin, la numéro deux du PS qui s’est chargée de faire ce rappel. “La France étant un pays fondateur de l’UE, elle ne peut pas avoir pour politique la sortie de l’Union, ni sa désagrégation ou la sortie de la monnaie unique”, a-t-elle lancé à la tribune.

Ceci dit, reste encore la question ô combien sensible de l’OTAN, dont Jean-Luc Mélenchon -et les Insoumis- sont les premiers pourfendeurs. La sortie de l’alliance n’est pas dans le programme.

“Je vois bien que mon point de vue n’est pas partagé aujourd’hui”, admet désormais l’intéressé... mais “c’est une dissertation hors du réel: aucune décision concernant la sortie de l’Otan ne serait ratifiée par le Président, par conséquent, la question est nulle et non avenue donc je ne vois pas pourquoi je m’en torturerai.” Pratique.

À voir également sur Le HuffPost: L’opposition n’a pas attendu pour attaquer les bilans d’Élisabeth Borne

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    Législatives 2022: La NUPES "effacée" des résultats? Mélenchon s'insurge

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 17 May - 12:51 · 3 minutes

Pourquoi cette décision du ministère de l'Intérieur sur la NUPES fait bondir Mélenchon Pourquoi cette décision du ministère de l'Intérieur sur la NUPES fait bondir Mélenchon

POLITIQUE - Ils ne sont pas NUPES. Jean-Luc Mélenchon et plusieurs cadres de l’alliance des partis de gauche pour les élections législatives s’insurgent, depuis quelques heures, du choix fait par le ministère de l’Intérieur pour la définition des “nuances politiques” des candidats.

En clair, les différents prétendants investis par cette “nouvelle alliance populaire écologique et sociale” ne peuvent pas s’enregistrer avec cette étiquette en préfecture. Ils doivent préciser s’ils sont rattachés à la France insoumise , à Europe-Ecologie les verts, au PS ou au PCF, sans pouvoir signifier leur appartenance à la NUPES... puisqu’elle n’existe pas sur le formulaire d’enregistrement.

A l’inverse, figure une nuance “Ensemble!” du nom de la confédération formée par LREM, le MoDem, Horizons et leurs alliés pour ces scrutins. Une différence de traitement qui ne passe pas. Jean-Luc Mélenchon a été le premier à dégainer, lundi 16 mai, en critiquant une forme d”effacement” des adversaires d’ Emmanuel Macron.

Comment le ministère se justifie

“Effacer ses adversaires du tableau des résultats est-ce encore la démocratie?”, fait mine de s’interroger le tribun sur les réseaux sociaux. Il est rejoint, dans ses critiques, par plusieurs personnalités de la NUPES, à l’image de Danièle Simmonet, candidate dans la 15e circonscription de Paris, de Mathilde Panot, la présidente des Insoumis à l’Assemblée nationale ou du patron des écolos Julien Bayou.

″Tranquille, le ministère de l’intérieur persiste (...). La ficelle est si grosse, ça en dit long de la conception de la démocratie de la Macronie”, s’agace la première sur Twitter, photo du document à l’appui. Le chef de EELV pointe pour sa part une “manœuvre parfaitement scandaleuse”, visant ”à tromper le rendu du résultat du premier tour.”

Contacté par Le HuffPost , le ministère de l’Intérieur n’a, pour l’heure, pas donné suite. Mais le choix semble assumé, à en croire la circulaire publiée lundi 16 mai par la place Beauvau. Selon ce texte, cité par l’AFP, la NUPES “réunit des candidats investis de manière indépendante par les partis associés à cet accord”, ce qui “tend à démontrer la volonté pour ces candidats de rester attachés à leur parti d’origine”.

“Ces partis se présentent de manière indépendante, comme en attestent notamment les associations déclarées au titre de l’aide publique et de la campagne audiovisuelle”, ajoute-t-elle.

Concrètement, ça change quoi?

Suffisant pour convaincre les cadres de la NUPES? Pas vraiment. Selon les informations de BFMTV, la France insoumise, “sous l’impulsion de Jean-Luc Mélenchon”, déposera un recours au Conseil d’Etat si le ministère de l’Intérieur persiste.

Concrètement, si les règles ne changent pas, les candidats de la NUPES resteront administrativement estampillés PS, LFI, PCF ou écolos. De quoi ajouter un peu plus de confusion dans les circonscriptions avec des dissidents de gauche.

Surtout, cette classification risque de modifier la perception des résultats à l’échelle nationale. En résumé, le pourcentage de voix accordé à la NUPES (dans son entièreté) ne figurera pas dans les scores officiels du premier et deuxième tour. Seul le total de chaque parti de gauche sera dévoilé... quand les scores récoltés par les candidats de la majorité (qu’ils soient MoDem, Horizons ou LREM) seront compilés en un seul et même chiffre.

En revanche, rien, dans la décision du ministère de l’Intérieur, n’empêche les candidats de la gauche unitaire de faire figurer le logo de leur nouvelle alliance sur leur matériel de campagne (tracts, affiches, professions de foi). Questions de nuance.

A voir également sur Le HuffPost: La passation de pouvoir entre Elisabeth Borne et Jean Castex à Matignon