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    Prix de l'électricité: 4 opérateurs assignés en justice pour pratiques trompeuses

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 07:26 · 1 minute

Les pratiques de 4 opérateurs alternatifs d

CONSOMMATION - L’association de consommateurs CLCV a annoncé lundi 29 novembre avoir assigné en justice quatre opérateurs d’électricité pour des pratiques commerciales qu’elle juge trompeuses, mettant en garde les souscripteurs d’offres alternatives dans un contexte de forte hausse des prix de l’énergie.

La CLCV estime que ces opérateurs – ekWateur, GreenYellow (Cdiscount), Mint Energy et Ovo Energy − opérant environ 500.000 à 600.000 clients particuliers au total, font de la “vente sans commande préalable”, ont une “pratique commerciale trompeuse” et des “clauses abusives”, selon un communiqué publié ce mardi.

La CLCV dénonce certaines pratiques commerciales, comme le fait de transformer sans le consentement explicite du client une offre indexée sur le tarif réglementé de vente en une offre indexée sur les fluctuations du marché de gros, “ce qui rend l’offre bien plus risquée”, souligne-t-elle. Ou encore d’augmenter “dans certains cas d’une façon très importante” le prix de l’offre d’un client, en se bornant à une information limitée par courriel.

De “fortes hausses” de prix possibles ”à tout moment”

“La CLCV recommande aux consommateurs d’être très vigilants sur les informations reçues, notamment par courrier électronique, car il peut survenir une forte hausse à tout moment”, avertit l’organisation, qui rappelle le contexte de la hausse des prix des marchés de gros.

En conséquence, “face aux hausses tarifaires et aux modifications contractuelles laissant planer une véritable inquiétude pour les consommateurs”, la CLCV “recommande de souscrire une offre au tarif réglementé de l’électricité”.

“Il y aura une augmentation de tarif, mais nous savons de combien et quand : 4% jusqu’à cet été. Un plafond déjà largement dépassé par les opérateurs alternatifs. Cette garantie tarifaire n’existe pas pour les alternatifs”, souligne la CLCV sur son site internet.

À voir également sur Le HuffPost : L’Envert du décor: Les fournisseurs d’électricité font-ils du greenwashing?

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    "House of Gucci": les héritiers Gucci veulent porter plainte contre le film

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 20:53 · 2 minutes

Les héritiers Gucci veulent porter plainte contre le film

CINÉMA - La famille Gucci ne décolère pas. Les héritiers de la maison italienne de luxe Gucci ont menacé ce lundi 29 novembre d’intenter une action en justice contre le film de Ridley Scott House of Gucci, qu’ils accusent de dépeindre les membres de la famille comme des “hooligans”.

Le film se saisit de l’un des faits divers les plus retentissants de l’Italie des années 1990, l’assassinat de Maurizio Gucci (joué par Adam Driver), héritier de la maison italienne, commandité par son ex-épouse Patrizia Reggiani (Lady Gaga) .

Des “hooligans ignorants, insensibles au monde qui les entoure”

“La famille Gucci se réserve le droit de prendre toute initiative pour protéger son nom et son image, ainsi que ceux de ses proches”, indique une lettre publiée par l’agence de presse italienne ANSA et signée des héritiers d’Aldo Gucci (1905-1990), le fondateur de la marque de luxe.

La lettre précise que les héritiers Gucci ont été particulièrement blessés par la description de Patrizia Reggiani, “une femme condamnée pour avoir commandité le meurtre de Maurizio Gucci (présentée) comme une victime”. Elle regrette aussi qu’Aldo Gucci et ses proches soient dépeints comme “des hooligans, ignorants et insensibles au monde qui les entoure ”.

Inquiète des images du tournage qui circulaient sur les réseaux sociaux, Patrizia Gucci avait pris la parole au mois d’avril pour parler de sa déception. “Je parle au nom de la famille, avait-elle confié à Associated Press . Ils volent l’identité d’une famille tout entière pour faire du profit, pour augmenter les revenus du système hollywoodien. Notre famille a une identité, une vie privée. Nous pouvons parler de tout, mais il y a une limite à ne pas franchir.”

House of Gucci est réalisé par le Britannique Ridley Scott, 83 ans, auteur de plusieurs films parmi les plus emblématiques de ces 40 dernières années comme Blade Runner , Alien , Gladiator ou Thelma et Louise .

La famille Gucci n’est plus impliquée dans la marque de luxe depuis les années 1990. Celle-ci est aujourd’hui la propriété du groupe français Kering, fondé par le milliardaire François Pinault.

À voir également sur Le HuffPost: “House of Gucci” de Ridley Scott dévoile sa première bande-annonce

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    Pierre Ménès visé par une enquête pour agression sexuelle, son avocat conteste

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 20:14 · 2 minutes

Pierre Ménès visé par une enquête pour agression sexuelle, son avocat conteste (Photo de Pierre Menès prise en 2017. Photo prise par Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images)

AGRESSION - Pierre Ménès, accusé par plusieurs femmes d’agressions sexuelles, est visé par une enquête, annonce Le Parisien ce lundi 29 novembre, une information confirmée par le parquet de Paris. L’ex-journaliste de sport de Canal +, fait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte le 20 novembre pour agression sexuelle, selon le média qui cite des sources concordantes.

Les faits se seraient produits le 20 novembre au Parc des Princes lors du match PSG-Nantes alors que Pierre Ménès était présent en tant que spectateur. Ce dernier aurait alors eu des gestes déplacés envers une hôtesse d’accueil dans l’enceinte du stade en lui touchant la poitrine.

La victime qui, a été entendue par les services de police, n’a pas souhaité porter plainte, mais face aux éléments réunis, le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire du chef d’agression sexuelle.

“Il n’y a eu strictement aucun problème”

Contacté par Le Parisien ce lundi soir, l’avocat de Pierre Ménès Me Arash Derambarsh, a contesté ces accusations:

“Pierre Mènes a bien assisté au match PSG-Nantes, confirme le pénaliste parisien. Il était accompagné de trois personnes durant toute la soirée. Il n’y a eu strictement aucun problème. La soirée s’est très bien passée et c’est confirmé par les attestations CERFA des trois personnes qui l’ont accompagné partout. Mon client déposera une plainte pour dénonciation calomnieuse si l’on porte atteinte à son honneur ou à sa considération”.

Le journaliste sportif a été mis à l’écart du groupe Canal+ en juillet dernier. C’est en mars dernier que la polémique Ménès a débuté. L’une de ses anciennes collègues, Marie Portolano , a réalisé un documentaire qui rapporte que le chroniqueur du Canal Football Club a eu un comportement déplacé avec plusieurs femmes. La diffusion de “ Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste ” avait aussi fait ressurgir des archives le concernant, contraignant la chaîne à mener une enquête interne.

Depuis, il a monté le “ Pierrot Football Club ”, sa propre plateforme vidéo qui contient des interviews, reportages, podcasts, analyses et débats “ sans langue de bois ”, et dans laquelle il a notamment invité Eric Zemmour .

À voir également sur Le HuffPost : “Ma carrière n’est pas brisée”, Pierre Ménès quitte Canal + et défend son honneur

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    Au procès de François Fillon, cinq ans de prison dont un ferme requis

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 16:26 · 1 minute

François et Penelope Fillon à leur arrivée au tribunal de Paris le 22 novembre.

JUSTICE - C’est un tout petit peu moins que ce qui avait été réclamé en première instance. Le parquet général a requis ce lundi 29 novembre cinq ans de prison dont un ferme (c’était cinq ans dont deux ferme l’an passé, une peine finalement décidée par le juge ) contre François Fillon dans l’affaire dite du “PenelopeGate” qui est jugée en appel depuis la mi-novembre. Le parquet a précisé vouloir une peine aménagée, purgée à domicile avec un bracelet électronique.

Il a également requis 375.000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité contre l’ancien Premier ministre.

Les deux autres protagonistes connaissent aussi leurs réquisitions. Pour Penelope Fillon, il a été demandé deux ans de prison avec sursis, 100.000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité tandis qu’il a été requis trois ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité contre Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon.

Dans leur réquisitoire, les deux avocats généraux ont estimé que “la fictivité” de l’emploi de Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari alors député de la Sarthe était ”établie”. Selon eux, François Fillon, “personnage éminent de la vie politique”, avait été ”à l’initiative” d’une “entreprise de détournement de fonds publics”. Lors de trois contrats signés entre 1998 et 2013, elle a empoché alors 612.000 euros nets.

Les plaidoiries des avocats de François Fillon sont attendues dans la soirée.

À voir également sur Le HuffPost: Fillon en veut encore et toujours aux médias

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    Après le féminicide d'Épinay, l'homme va être mis en examen pour meurtre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 20:51 · 3 minutes

Après le meurtre à Épinay d

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES - L’affaire est glaçante et fait malheureusement écho à de trop nombreux précédents. L’homme qui a tué à coups de couteau sa compagne au pied de son immeuble vendredi à Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, doit être présenté à la justice ce dimanche 28 novembre dans la soirée en vue d’une mise en examen pour meurtre, a annoncé le parquet de Bobigny.

Le mis en cause, âgé de 51 ans, a reconnu “globalement les faits”, précise le parquet dans un communiqué. Dans le détail, l’ouverture de l’information doit porter sur le chef de “meurtre par une personne étant ou ayant été le conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité”.

Le déroulé des faits doit encore être établi

L’homme venait de sortir de prison pour des violences commises sur sa femme et a indiqué être venu l’attendre “pour discuter et récupérer des documents et effets personnels”. Il “affirme être venu sans intention” de la tuer mais a “acheté un couteau de cuisine avant de venir sur place”, détaille le parquet.

La victime, âgée de 44 ans, rentrait chez elle vers 19h45 lorsque son compagnon lui a assené plusieurs coups de couteau. Son décès a été constaté une heure après. Un couteau avait été retrouvé dans un buisson à proximité. Il s’était rendu le soir même au commissariat et avait été placé en garde à vue.

En parallèle à l’enquête, “une analyse précise est entreprise sur les raisons pour lesquelles ce drame a pu se produire, en dépit des dispositifs”, ajoute le procureur de Bobigny Eric Mathais dans le communiqué.

L’auteur des faits avait été condamné le 25 juillet à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour des violences et des menaces commises sur sa compagne le 7 juin. Depuis juillet, cette femme disposait d’un téléphone grave danger . Mais vendredi, l’appareil a été retrouvé à son domicile.

Deux filles prises en charge

Cet appareil portable dispose d’une touche “raccourci” préprogrammée, permettant à la victime en grave danger de joindre un service de téléassistance, accessible 24h/24 . Ce dernier est chargé de solliciter rapidement l’intervention des forces de l’ordre par un canal dédié.

La victime avait déclenché son téléphone grave danger le 5 octobre, quand l’homme s’était trouvé en bas de chez elle. Une partie du sursis du quinquagénaire avait alors été révoquée et il était retourné en prison. Il avait finalement été libéré le 17 novembre.

Les deux filles du couple, âgées de 5 et 14 ans, ont été prises en charge par le protocole féminicide mis en place en Seine-Saint-Denis. Ce protocole prévoit d’abord un soutien psychologique à l’hôpital pendant quelques jours puis leur placement.

Selon un récent bilan du ministère de l’Intérieur, 146 femmes ont été victimes de féminicides, c’est-à-dire tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2019, et 102 en 2020. À la mi-novembre, le collectif Féminicides par compagnon ou ex a fait état sur Facebook des “100e et 101e” féminicides de l’année 2021 en France, selon son bilan. Celui d’Épinay serait le 104e de l’année selon ce même décompte.

À voir également sur le HuffPost : Après le féminicide de Mérignac, Dupond-Moretti rappelé à l’ordre après un échange tendu au Sénat

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    L'avocate de Nicolas Hulot dénonce un "lynchage" et une "opération de destruction"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 14:34 · 2 minutes

Nicolas Hulot, ici en 2018, est accusé de viol et agressions sexuelles.

NICOLAS HULOT - L’opération de défense continue dans le camp Hulot. Au lendemain de l’annonce de l’ ouverture d’une enquête préliminaire après les accusations d’agressions sexuelles et viol contre Nicolas Hulot , l’une des avocates du militant écologiste et ex-ministre Jacqueline Laffont a dénoncé ce samedi 27 novembre le “lynchage” que subit son client.

“Est-ce qu’un on a le droit de détruire un homme en public, de le livrer à ce lynchage-là, alors que la loi interdit de la juger. Et pourquoi est ce que la loi interdit qu’il soit juger? Parce que tout cela remonte à 30 ans, parce que la vérité d’hier n’est pas la vérité d’aujourd’hui”, souligne Jacqueline Laffont, qui dénonce encore une “opération de destruction”.

Nicolas Hulot est accusé par au moins six femmes, dont l’une mineure au moment des faits, d’agressions sexuelles ou viol. Trois ont témoigné dans l’émission Envoyé spécial diffusée jeudi, deux à visage découvert. Deux autres femmes, l’ancienne animatrice Maureen Dor et une ex-employée de TF1, ont en outre transmis à Envoyé spécial des témoignages écrits sur des faits dont elles accusent Nicolas l’ancien animateur d’ Ushuaïa .

Les faits sont prescrits

L’enquête télévisée comprend en outre le témoignage de la militante écologiste Claire Nouvian, laquelle accuse dans Le Monde Hulot de se placer en victime, et revient sur la plainte pour viol déposée en 2008 par Pascale Mitterrand, petite-fille de l’ancien président François Mitterrand, dont la révélation avait fait grand bruit début 2018 lors de la parution d’ une enquête dans le magazine Ebdo avant d’être classée sans suite.

Mais comme le souligne Jacqueline Laffont, les faits sont prescrits. C’est pourquoi les propos de la ministre déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes Élisabeth Moreno, qui appelait les femmes à parler à la justice, “prescription ou pas prescription”, a indigné l’avocate. Cette dernière juge “dramatiques” et “déplacés” les propos de la ministre. “La prescription c’est la loi, des délais ont été fixés. Est-ce que c’est Nicolas Hulot qui a choisi le délai? non”, souligne-t-elle. Comme un écho aux propos de la journaliste Élise Lucet, présentatrice de l’émission, qui affirmait également sur le plateau de BFMTV qu’il n’y a “pas de prescription journalistique”.

La veille de la diffusion du reportage, l’ancien ministre d’État du gouvernement d’Édouard Philippe (2017-2018) avait nié formellement sur BFMTV ces accusations d’agressions sexuelles et annoncé quitter “définitivement” la vie publique, pour protéger ses proches et sa Fondation des retombées de ce qu’il qualifiait lui aussi de “lynchage”.

À voir également sur Le HuffPost: Nicolas Hulot pris à partie par un groupe de féministes lors d’une conférence à Tours

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    Féminicide à Épinay: une femme sous protection tuée par son ex-compagnon

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 11:21 · 1 minute

Allée Carpeaux à Épinay-sur-Seine, où une femme de 44 ans a été poignardée par son ex-compagnon le 26 novembre 2021

FAIT DIVERS - Elle bénéficiait du dispositif de protection “femmes en très grand danger”, mais ça ne lui a pas sauvé la vie. Une femme de 44 ans habitant à Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis , est morte vendredi après avoir été poignardée par son ex-compagnon, a appris le Huffpost ce samedi 27 novembre auprès du parquet de Bobigny , confirmant des informations de l’AFP et du Parisien .

Les faits se sont produits au pied de l’immeuble où habitait de cette maman de deux enfants. La victime rentrait chez elle vers 19h45 lorsqu’elle a croisé son compagnon qui lui a asséné plusieurs coups de couteau , a indiqué le parquet à l’AFP, confirmant une information du Point . Elle était titulaire d’un téléphone grave danger , mais l’avait laissé dans son appartement, a précisé le parquet au Huffpost.

L’auteur des faits, âgé de 51 ans, avait été condamné le 25 juillet à un an de prison dont six mois ferme pour des violences et des menaces commises sur sa compagne le 7 juin.

Sa compagne ayant déclenché son téléphone grave danger le 5 octobre, une partie de son sursis avait été révoquée. Puis il avait été libéré le 17 novembre, précise au Huffpost le parquet qui doit communiquer dans la journée.

L’auteur des faits en garde à vue

Les deux filles du couple âgées de 5 et 14 ans n’ont pas assisté à la scène et ont été prises en charge par le protocole féminicide mis en place en Seine-Saint-Denis.

L’auteur des faits s’est rendu le soir même au commissariat et a été placé en garde à vue, a précisé le parquet de Bobigny.

Selon un récent bilan du ministère de l’Intérieur, 146 femmes ont été victimes de féminicides, c’est-à-dire tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2019, et 102 en 2020.

A la mi-novembre, le collectif Féminicides par compagnon ou ex a fait état sur Facebook des “100e et 101e” féminicides de l’année 2021 en France, selon son bilan.

À voir également sur Le HuffPost: Les victimes de féminicides en 2020 ont leur mémorial en plein Paris

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    Profs accusés d'islamophobie à Sciences Po Grenoble: relaxe pour les étudiants

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 22:16 · 2 minutes

Science Po Grenoble.

JUSTICE - Les étudiants de l’Institut d’études politiques de Grenoble ( Sciences Po ) qui avaient accusé d’islamophobie deux de leurs professeurs ont été relaxés par une instance disciplinaire, qui est allée à l’encontre des préconisations de la ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé l’IEP dans un communiqué.

La section disciplinaire de l’Université de Clermont-Auvergne, où avait été dépaysé le dossier, a relaxé jeudi 16 des 17 étudiants, un seul faisant l’objet d’une “sanction d’exclusion temporaire prononcée avec sursis”, selon le communiqué de la direction de l’IEP, qui dit “prendre acte” de cette décision, révélé par Le Monde ce vendredi 26 novembre .

Le communiqué, publié jeudi, ne précise pas les motivations de cette commission de discipline.

Elles vont cependant à l’encontre de la position de la ministre Frédérique Vidal , qui avait appelé dans Le Figaro début mai l’IEP à “sanctionner” rapidement les étudiants qui avaient publiquement diffamé des professeurs, à l’appui des conclusions d’un rapport commandé sur l’affaire.

Le 4 mars, des étudiants avaient placardé à l’entrée de l’institut des affichettes accusant nommément deux professeurs d’“islamophobie”, relayées ensuite sur les réseaux sociaux par des syndicats étudiants, dont l’Unef (classé à gauche).

L’affaire avait déclenché l’ouverture par le parquet d’une enquête pour “injure publique”. Le gouvernement avait dénoncé la “mise en danger” des enseignants par ces étudiants, ciblant notamment l’ Unef , qui avait reconnu une initiative “maladroite et dangereuse”.

Un échange de mails véhéments à propos d’un cours sur l’islam

“Tous les acteurs de cette affaire ont commis des erreurs d’appréciation, des maladresses, des manquements et fautes plus ou moins graves”, soulignait ce rapport de l’inspection de l’Éducation nationale.

Mais pour l’inspection, les principaux coupables restaient les étudiants ayant taxé les deux professeurs d’“islamophobie” ou relayé ces accusations sur les réseaux sociaux.

D’autant qu’elle indiquait n’avoir trouvé, au fil de son enquête, “aucun témoignage permettant d’accréditer les rumeurs d’islamophobie” des deux professeurs.

Le 10 mars, la directrice de l’IEP, Sabine Saurugger, avait “condamné très clairement” les affiches. Elle avait en revanche estimé que l’un des professeurs visés avait tenu des propos “extrêmement problématiques” sur l’islam.

À l’origine des accusations, on trouve notamment, en novembre et décembre 2020, un échange de mails véhéments à propos d’un cours sur l’islam entre un professeur d’allemand, dont le nom a été mentionné sur les affiches, et une historienne.

Dans son communiqué jeudi, la direction dit espérer que ces décisions “consolideront le dialogue constructif entamé avec l’ensemble des communautés de l’établissement depuis la rentrée”.

Elle “défend fermement la liberté d’expression et la liberté académique, la liberté d’association et le droit syndical. Ces libertés sont également accompagnées de responsabilités individuelles que l’ensemble des membres de la communauté universitaire s’engage à respecter”.

À voir également sur Le HuffPost : Attentat de Conflans: Macron annonce la dissolution du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine