close
  • Hu chevron_right

    A l'Assemblée nationale, dans quel groupe politique siège votre député?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 05:46 · 1 minute

L'Assemblée nationale en configuration ordre alphabétique pour la première séance de l'année, le 28 juin dernier. L'Assemblée nationale en configuration ordre alphabétique pour la première séance de l'année, le 28 juin dernier.

POLITIQUE - Mardi 28 juin, pour la première séance -celle qui a débouché sur l’élection de Yaël Braun-Pivet au Perchoir , les 577 députés élus dix jours plus tôt ont pris place par ordre alphabétique sur les bancs de l’Assemblée nationale . Le soir même, chaque groupe officialisait sa composition ce qui signifie que lors de la prochaine séance, chacun sera assis en fonction de son positionnement politique.

Et malgré sa demande , Marine Le Pen et les 88 autres députés du Rassemblement national seront bien à l’extrême droite de l’hémicycle du Palais Bourbon.

Sans surprise le Palais Bourbon devrait ressembler à cette projection pour les prochaines semaines, notamment dès mercredi 6 juillet pour le discours de politique générale d’Élisabeth Borne .

Pour savoir dans quel groupe figure le député qui a été élu dans votre circonscription le 19 juin, voici une carte réalisée par Le HuffPost . Elle fait apparaître un pays très divisé puisque dix groupes politiques -un record- sont enregistrés, sans compter la dizaine de députés non-inscrits.

Grâce au moteur de recherche, vous pouvez entrer le nom de votre département pour trouver le nom de votre parlementaire.

À voir également sur Le HuffPost: Les trois images historiques d’une première semaine sous tension

  • Hu chevron_right

    Entre Mélenchon et Faure, la bromance inattendue de la NUPES

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 05:15 · 5 minutes

Jean-Luc Melenchon et Olivier Faure à l'Assemblée nationale, le 28 avril 2020 Jean-Luc Melenchon et Olivier Faure à l'Assemblée nationale, le 28 avril 2020

POLITIQUE - Il y avait bien cette photo. La seule disponible à l’AFP, datée du 28 avril 2020. Olivier Faure , assis à son banc, cigarette électronique en main, cette dernière tendue vers Jean-Luc Mélenchon , comme s’il voulait asseoir un argument. L’insoumis, debout, postérieur appuyé au banc de devant, bras croisés. “On s’est profondément ignorés”, reconnaît Jean-Luc Mélenchon, deux ans plus tard, le 21 juin 2022, à la buvette de l’ Assemblée nationale .

Il vient d’accompagner plus de soixante-dix députés insoumis à leur rentrée parlementaire , lui qui a refusé de se représenter. Le vieux loup de la politique peut se détendre, devant une bière d’abbaye. ” J’éprouve une fierté à éclater le cœur. J’ai fait le boulot”, confie l’ancien socialiste. S’il a réussi cet exploit de passer de 17 députés à soixante-quinze, c’est grâce à l’accord scellé quelques semaines plus tôt, au début du mois de mai.

La Nouvelle Union populaire écologique et sociale, née en treize jours et treize nuits comprenait le Parti socialiste. Un fait politique majeur, après tant d’années de haines et d’ignorance entre la formation de Mélenchon, lui-même issu de ses rangs et le parti à la rose, mis de côté par les Insoumis après les années Hollande . Le tout s’est noué à la fin du mois d’avril, dans un “rade” près de la gare de l’Est à Paris.

On n’est pas des perdreaux de l’année. Il y avait de la méfiance réciproque, des intérêts communs et distincts. Olivier Faure, premier secrétaire du PS

Les deux hommes se retrouvent en tête à tête pour déjeuner dans un “boui boui” de la gare de l’Est, selon le terme du premier secrétaire. ” On s’était déployés sur un front qui fait qu’on ne pouvait pas être isolés. Cela n’aurait pas été responsable de ma part de ne pas voir le gars”, explique Mélenchon en refaisant le film.

D’abord, ils s’épient. “On n’est pas des perdreaux de l’année. Il y avait forcément de la méfiance réciproque, des intérêts communs et distincts”, analyse Olivier Faure. “J e l’ai regardé en me disant ‘j’ai toujours été berné, mais là, il est comme moi: il n’a pas le choix. C’était très risqué pour nous deux, mais plus encore pour lui”, condense Mélenchon. “I l me teste, il cherche à comprendre, à savoir où je vais”, relate Faure qui dit l’avoir alors convaincu qu’il y a “un truc à jouer ensemble”. “D e temps en temps il m’a fait des remarques sur ma manière de parler, mais a u cours de cette longue discussion, même si on n’a pas les mêmes codes, il s’est montré extrêmement ouvert sur la méthode”, conclut Mélenchon.

La conversation s’éternise pour durer jusqu’au milieu de l’après-midi. “On a refait ensemble l’histoire de la gauche. Sans remonter jusqu’à Jaurès, on a cherché à comprendre les crises qu’on avait subies, comment il fallait retrouver le peuple français dans sa diversité. C’était passionnant comme échange”, confesse Olivier Faure.

Olivier Faure s'est comporté comme un leader. Il savait où il allait. Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France Insoumise.

L’insoumis voulait s’assurer que le socialiste était “prêt à rompre” avec le PS d’avant et qu’il ’n’allait pas lui “casser les pieds avec des histoires d’équilibres internes”. Faure lui apporte ces garanties. “Il s’est comporté comme un leader”, loue Jean-Luc Mélenchon, “Il savait où il allait”. “C’est difficile à rationaliser, c’est instinctif. Est-ce qu’on sent la sincérité de chacun?”, rapporte le patron du PS. La confiance est restaurée.

Faure est persuadé que Mélenchon voulait “boucler une boucle avec un parti qu’il a aimé”, le PS, dont il a été membre pendant trente ans. “Ce qu’on a en commun c’est qu’on est l’un et l’autre des militants avant d’être aspirants à une fonction. Pour nous, l’idéologie, l’action militante, l’orientation politique a autant d’importance que la conquête du pouvoir”, observe le socialiste dans son bureau de premier secrétaire, le 13 juin.

Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, le 8 juin 2022 à Caen. Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, le 8 juin 2022 à Caen.

Depuis, c’est une véritable bromance -amitié sentimentale entre deux hommes- qui se joue entre eux. Pendant que leurs troupes négocient l’accord de la NUPES, ils échangent par SMS pour commenter et se féliciter des avancées. À chaque tribune commune pendant les meetings de la campagne législative, Mélenchon a un petit mot pour Faure. “Avec lui, ça va être encore pire”, s’amuse l’insoumis sur scène, dès qu’il attaque la politique d’Emmanuel Macron. Il le fait applaudir et le tient par l’épaule à chaque occasion. “Avec moi et Faure, c’est la totale!”, prévient-il à l’égard de la Macronie lors du dernier meeting de Caen, le 8 juillet.

Jusqu’au lendemain soir du premier tour des élections législatives où Mélenchon interrompt une interview du premier secrétaire par un “coucou Olivier!” très remarqué. Il le prend par l’épaule et lui présente ses troupes. Comme un passage de relais...

Au risque de créer des jalousies chez les insoumis? En privé, certains socialistes observent qu’Olivier Faure est parfois gêné par tous ces compliments et s’inquiètent de possibles agacements de la part des fidèles lieutenants insoumis.

Il n'y a pas de chouchous. Olivier Faure est un partenaire loyal. Manuel Bompard, député insoumis

En public, pas du tout. “On l’aime beaucoup, c’est une redécouverte”, assure Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône et tête pensante des campagnes mélenchoniennes. “ Je le sens libéré d’un poids. Il a pris une décision courageuse et il se sent à l’aise”, observe encore le trentenaire, le jour de son élection à l’Assemblée. Il l’assure: ” Il n’y a pas de chouchou. C’est un partenaire loyal”.

Pas d’amertume non plus dans les rangs socialistes. Le jour de la rentrée des députés NUPES, Boris Vallaud, futur président du groupe sourit quand on lui pose la question. “C’est comme ça, que voulez-vous, un coup de foudre, ça ne s’explique pas!”.

À voir également sur Le HuffPost : Assemblée nationale: Les trois images historiques d’une première semaine sous tension

  • Hu chevron_right

    La popularité de Macron au plus bas depuis un an - EXCLUSIF

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 15:00 · 3 minutes

EXCLUSIF - La popularité de Macron (ici le 8 mai 2021) au plus bas depuis un an après sa défaite aux législatives EXCLUSIF - La popularité de Macron (ici le 8 mai 2021) au plus bas depuis un an après sa défaite aux législatives

POLITIQUE - La dégringolade continue. Emmanuel Macron chute à nouveau dans le baromètre réalisé par YouGov pour Le HuffPos t dans les derniers jours de juin et publié ce vendredi 1er juillet. Le chef de l’État , dont le parti a été défait aux élections législatives , sans majorité absolue à l’Assemblée nationale, voit sa cote de popularité reculer de deux points en un mois.

Seuls 29% des Français interrogés par le sondeur les 27 et 28 juin disent avoir une opinion favorable de son action à l’Élysée. Ils étaient 31% à être dans ce cas à la fin du mois de mai, après sa réélection, mais avant la campagne -difficile- de la majorité pour les législatives.

Une nouvelle baisse, la quatrième de suite, qui fait tomber Emmanuel Macron a son plus bas niveau depuis presque un an. Il faut effectivement remonter au mois d’août 2021 pour trouver pire indicateur, comme vous pouvez le voir ci-dessous . Le président de la République, alors mesuré à 28%, venait tout juste d’étendre le pass sanitaire aux activités du quotidien.

Dans le détail, c’est auprès de ses propres électeurs que le locataire de l’Elysée semble le moins convaincre depuis les dernières échéances électorales. Si sa côte de popularité grimpe chez les sympathisants des Républicains ou de la NUPES (+5% d’opinion favorable), elle s’érode de 7 points auprès de sa base. Les conséquences d’une forme d’immobilisme et du blocage apparent à l’Assemblée nationale?

La popularité de Borne en berne

La situation n’est pas meilleure pour Elisabeth Borne, la cheffe du gouvernement la moins solide, en terme de popularité, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir. La première ministre suit la trajectoire du président de la République et recule d’un point en un mois.

Seules 19% des personnes interrogées par YouGov sont convaincues par son action à Matignon à l’heure où elle tente de former un gouvernement capable de trouver des majorités au Palais Bourbon. Plus délicat encore, il semblerait que les Français ne lui accordent pas un grand crédit pour ces tractations. S’ils ont tendance à se réjouir de la configuration politique actuelle , ils font davantage confiance à l’opposition (30%) qu’à la Première ministre (15%) pour nouer les alliances ponctuelles nécessaires à l’adoption des textes à l’Assemblée.

Dans ce contexte, une responsable politique semble mieux s’en sortir que les autres: Marine Le Pen. Son entreprise de dédiabolisation porte ses fruits, à l’Assemblée nationale où elle est parvenue à obtenir deux sièges de vice-présidents , une première pour l’extrême droite, et dans la population.

Selon la même étude , 30% des Français ont une “opinion positive” de la cheffe de file du Rassemblement national... loin devant tous les autres. Edouard Philippe, qui demeure malgré tout la personnalité politique préférée de notre baromètre -il recueille moins d’opinion négative que Marine Le Pen- est neuf points derrière en terme d’adhésion. La majorité toute entière semble pâtir de la situation.

Enquête réalisée du 27 au 28 juin 2022 auprès de 1018 personnes représentatives de la population nationale âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. En partenariat avec:

À voir également sur Le HuffPost: Les trois images historiques d’une première semaine sous tension à l’Assemblée

  • Hu chevron_right

    Après les législatives, 91 recours déposés dont un par Blanquer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 10:17 · 2 minutes

Caroline Mecary de la NUPES a déposé un recours après sa défaite contre Clement Beaune, ministre délégué de l'Europe, à Paris. Caroline Mecary de la NUPES a déposé un recours après sa défaite contre Clement Beaune, ministre délégué de l'Europe, à Paris.

POLITIQUE - Le Conseil constitutionnel a enregistré 91 recours à la suite des élections législatives de juin dont il va examiner la recevabilité “dans un très bref délai” afin de statuer ensuite sur d’éventuelles irrégularités, a-t-il indiqué ce vendredi 1er juillet dans un communiqué.

Au terme du délai de dix jours dont disposaient les candidats et les électeurs pour déposer un recours, le Conseil va examiner “dans un très bref délai leur recevabilité (…), de manière à écarter dès les semaines à venir ceux qui seraient manifestement irrecevables”.

“Les autres recours seront jugés dans les meilleurs délais, après une procédure contradictoire qui pourra prendre en considération les décisions à venir de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques concernant les comptes de campagne des élus”, a précisé le Conseil constitutionnel.

Le nombre de recours déposés cette année est nettement inférieur aux plus de 200 enregistrés il y a cinq ans.

NUPES contre Ensemble

Sans surprise, les élections qui se sont jouées à quelques voix près ont donné lieu à des recours, à l’image de la 6e circonscription de Haute-Garonne, remportée par 4 voix de différence par la candidate de la majorité présidentielle Monique Iborra sur celui de la NUPES Fabien Jouve. Même cas de figure dans la 8e de Seine-et-Marne où le NUPES Arnaud Bonnet a déposé un recours après avoir été battu de quatre voix par Hadrien Ghomi, de la majorité présidentielle.

À Paris, la NUPES Caroline Mecary a également déposé un recours après sa défaite par 658 voix d’écart face au ministre chargé de l’Europe Clément Beaune . Éliminé au premier tour dans la 4e circonscription du Loiret, l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a déposé un recours comme il l’avait annoncé.

À noter que Francis Lalanne, le chanteur éliminé dès le premier tour dans la 3e circonscription de Charente où il a recueilli 2,1% des voix, a également saisi le Conseil.

Retrouvez les résultats du second tour des législatives dans notre carte ci-dessous.

Après examen des dossiers, le Conseil constitutionnel peut soit rejeter la contestation et valider l’élection, soit prononcer l’annulation de l’élection, soit réformer les résultats et proclamer élu un autre candidat (ce qu’il n’a jamais fait à ce jour). Il n’a aucun délai pour prendre sa décision.

Un recours n’est pas suspensif et les députés dont l’élection est contestée peuvent siéger à l’Assemblée jusqu’à la décision du Conseil.

À voir également sur Le HuffPost:

  • Hu chevron_right

    Pourquoi Charles de Courson est devenu une star pour la NUPES, le temps d'un vote

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 17:53 · 4 minutes

Pourquoi ce député centriste devient la star de la NUPES Pourquoi ce député centriste devient la star de la NUPES

POLITIQUE - La Nupes a eu peur. Eric Coquerel, le candidat de l’alliance des gauches a été élu, ce jeudi 30 juin, à la présidence de la commission des Finances de l’Assemblée nationale à l’issue du troisième tour . Les deux premiers n’avaient pas dégagé de majorité absolue pour ce poste clef au Palais Bourbon.

En réalité, c’est le retrait du député centriste de la course, Charles de Courson, qui a permis à son collègue insoumis de l’emporter à coup sûr. Après trois suspensions de séance -et deux premiers scrutins infructueux- l’élu de 70 ans, membre du groupe d’opposition Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires, a renoncé à briguer le poste. Sans en donner les raisons.

Mais pour certains, à gauche, pas de doute: le parlementaire, spécialiste des finances publiques ne voulait pas bénéficier du report des voix venu du Rassemblement national, et in fine , être élu grâce à son soutien. C’est en tout cas l’analyse de David Cormand, l’eurodéputé et ancien patron des écolos sur les réseaux sociaux.

“Que le nouveau monde en prenne de la graine”

“Fils de résistant, petit-fils de l’un des députés ayant refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain”, écrit-il d’abord, en référence à l’histoire familiale du député, viscéralement engagée contre l’extrême droite. Et d’ajouter, à l’adresse des troupes du chef de l’Etat, et des Républicains: “Que ‘le nouveau monde’ politiquement décérébré et le ramassis de collabos que sont devenu les LR, pourtant censé être issus du Gaullisme, en prennent de la graine.(sic)”  Une attitude également saluée par d’autres élus locaux et militants sur les réseaux sociaux.

L’hypothèse d’une alliance de circonstance entre Les Républicains et le Rassemblement national derrière Charles de Courson, pour barrer la route à Coquerel, a effectivement agité le Palais Bourbon en fin de matinée. A raison?

“Vous la voyez venir l’arnaque de Courson président grâce à une alliance des droites avec l’extrême droite?”, a par exemple dégainé le patron du PS, Olivier Faure, au moment où le Rassemblement national poursuivait les tractations avec les autres groupes pour coiffer la NUPES au poteau. Il a finalement retiré son tweet. Car “l’arnaque” n’a pas eu lieu.

Quand Mélenchon appelle Courson

Interrogé par Libération sur ces négociations en coulisse, Jean-Philippe Tanguy, le député RN candidat à la présidence de la “comFI” pour son parti, s’est borné à parler de l’hypothèse d’une présidence tournante entre lui, Charles de Courson et Véronique Louwagie, l’élue présentée par Les Républicains.

De son côté, l’intéressé reste discret sur ses motivations. Charles de Courson, connu pour certaines de ses prises de position singulières au Palais Bourbon, -il n’a pas hésité à accuser la majorité, en 2019, d’organiser, sans le vouloir, un “retour au régime de Vichy” avec sa loi anti-casseurs- ne s’est pas encore exprimé sur le sujet.

Ses proches sont plus bavards. “Hors de question pour le député, dont des membres de sa famille furent déportés avant de mourir dans des camps de concentration en 1945, d’accéder au poste avec les voix de l’extrême droite”, raconte Libération en citant “l’entourage” de l’élu de la Marne.

Selon plusieurs journalistes présents à l’Assemblée nationale ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon l’aurait d’ailleurs appelé juste après le vote. Pour le remercier de son attitude? L’histoire ne le dit pas (encore.)

À voir également sur le HuffPost : Pourquoi, malgré la dédiabolisation, Marine Le Pen et le RN restent d’extrême droite

  • Hu chevron_right

    Assemblée nationale: Les 3 images historiques d'une première semaine sous tension

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 16:31 · 1 minute

POLITIQUE - “House of Bourbon”? L’Assemblée nationale a vécu sa première semaine, et ses premières intrigues , dans une ambiance digne des meilleures séries politiques pour élire son bureau et distribuer les postes clefs aux députés. Rarement les luttes pour les commissions, la questure ou le secrétariat n’ont suscité un tel engouement doublé de crispations.

C’est ainsi que Yaël Braun-Pivet, élue dans les Yvelines dès 2017, est devenue la toute première présidente de l’Assemblée nationale , au sein d’un hémicycle bien moins paritaire qu’auparavant . C’est également dans ce contexte, marqué par la recomposition du spectre politique que des députés de la majorité ont voté pour des élus du Rassemblement national afin de leur réserver deux postes de vice-présidents (sur six au total).

Au rayon des scènes marquantes, on pourrait aussi ajouter l’élection controversée de l’insoumis Eric Coquerel à la tête de la prestigieuse commission des finances. Un profil venu de la gauche radicale, qui tranche avec ceux qui ont occupé le poste avant lui.

Autant d’événements, riches en enseignements, que Le HuffPost vous propose de retrouver dans la vidéo en tête de l’article.

À voir également sur le HuffPost : Pourquoi, malgré la dédiabolisation, Marine Le Pen et le RN restent d’extrême droite

  • Hu chevron_right

    À l'Assemblée, Marine Le Pen ne veut pas siéger à l'extrême droite

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 14:47 · 2 minutes

Marine Le Pen a formulé la demande que le groupe RN de 89 députés ne soit pas placé à l'extrême droite de l'hémicycle à l'Assemblée nationale (photo prise mardi 28 juin à l'Assemblée nationale). Marine Le Pen a formulé la demande que le groupe RN de 89 députés ne soit pas placé à l'extrême droite de l'hémicycle à l'Assemblée nationale (photo prise mardi 28 juin à l'Assemblée nationale).

POLITIQUE - La banalisation jusque dans le choix des sièges. Marine Le Pen a réclamé ce jeudi 30 juin au matin matin que les 89 députés du Rassemblement national ne soient pas situés à l’extrême droite de l’hémicycle, lors d’une réunion avec les présidents de groupe qui doit se poursuivre dans l’après midi, selon plusieurs sources parlementaires.

Selon des élus de la majorité et de l’opposition, Marine Le Pen a formulé le vœu que ses troupes soient installées à gauche des élus LR en regardant les députés depuis le perchoir. Une requête qui a peu de chance d’aboutir.

Le RN classé à l’extrême droite par les politologues

“Madame Le Pen est arrivée en disant ‘Je ne veux pas être placée à l’extrême droite de l’hémicycle’. On lui a rappelé que malgré tout il y a quelque chose qui s’appelle la science politique et que les politologues la classent à l’extrême droite ”, a indiqué un député à l’AFP.

La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet (Renaissance) et les présidents de groupe tenaient une réunion sur le placement dans l’hémicycle ce jeudi à 9h30 afin de “procéder à la division de la salle des séances en autant de secteurs qu’il y a de groupes et de déterminer la place des députés non inscrits”, selon l’agenda de l’Assemblée.

Selon un président de groupe, le placement dans l’hémicycle est un moment qui donne traditionnellement lieu à des revendications, notamment pour occuper des fauteuils historiques, comme celui de Jean Jaurès. Il existe aussi historiquement un “carré des alsaciens”, en bas à droite, selon lui.

Pas terminée, cette réunion devait reprendre dans l’après-midi.

À voir également sur le HuffPost : Pourquoi, malgré la dédiabolisation, Marine Le Pen et le RN restent d’extrême droite

  • Hu chevron_right

    Législatives 2022: Le PS lance une procédure d'exclusion contre 79 dissidents

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 13:37 · 3 minutes

Le PS lance une procédure d'exclusion contre 79 dissidents aux législatives Le PS lance une procédure d'exclusion contre 79 dissidents aux législatives

POLITIQUE - Règlement de compte dans le parti à la rose. Le PS a lancé une procédure d’exclusion de 79 dissidents, candidats ou suppléants aux législatives contre des candidats de la Nupes (Nouvelle Union populaire écologique et sociale) , a-t-on appris ce jeudi 30 juin auprès de la direction du parti et de l’opposition interne.

La décision a été prise lors d’un bureau national du Parti socialiste , mardi soir. La direction a demandé au bureau national de suspendre immédiatement 79 personnes, “avec saisine de la commission nationale des conflits, en vue de leur exclusion”, a indiqué la numéro deux du parti, Corinne Narassiguin.

Le bureau national a voté pour cette suspension par 31 voix pour et 17 contre, a précisé Patrick Menucci, membre du courant minoritaire opposé à la direction du parti, dénonçant une “purge”.

Parmi les dissidents se trouvent l’ancien ministre des Transports Frédéric Cuvillier, qui était suppléant d’une candidate dissidente du Pas-de-Calais, le député de l’Ariège Laurent Panifous, élu face au député sortant et candidat de la Nupes-LFI Michel Larive, le patron du PS en Ardèche Laurent Ughetto, mais aussi tous les dissidents de la Sarthe soutenus par le maire du Mans Stéphane Le Foll , ou encore ceux de l’Hérault soutenus par la présidente de la région Occitanie Carole Delga et le maire de Montpellier Michael Delafosse.

Le secrétaire national, Olivier Faure, avait dit à plusieurs reprises que les socialistes ayant fait le choix de maintenir leur candidature contre l’accord de la NUPES s’excluaient “de fait” du parti.

Le cas Hollande interroge

“Le grand pardon n’est pas possible”, a fait valoir Corinne Narassiguin. “Il faut que le Parti socialiste reste crédible, et retrouve le sens de la règle et de la vie collective. Il faut qu’on ait des règles politiques claires en interne, mais aussi vis-à-vis de nos partenaires”, a-t-elle dit.

Par ailleurs, “on réfléchit à ce qu’on fait par rapport aux soutiens” qui, comme Carole Delga, Bernard Cazeneuve ou l’ancien président François Hollande, se sont mobilisés pour les candidats dissidents, a ajouté Corinne Narassiguin. “On est dans une démarche où on veut parler avec eux”, “voir dans quel état d’esprit ils sont, pas déclencher une guerre interne”, ”ça n’a pas de sens d’envoyer un ancien président de la République devant la commission des conflits”, précise-t-elle, même si en interne, “certains nous reprochent d’être trop magnanimes”. Olivier Faure devrait rencontrer Carole Delga prochainement, a-t-elle indiqué.

“Une commission d’enquête” devrait également être mise en place pour “regarder le cas des fédérations dont on nous a signalé qu’elles auraient financé des dissidents, c’est un cas de déloyauté au parti”, a ajouté Corinne Narassiguin.

“Ils veulent montrer à Jean-Luc Mélenchon qu’ils sont capables de maîtriser leur opposition”, a estimé Patrick Menucci, pour qui la question des dissidents est une question “politique”, qui “aurait dû se régler lors du prochain congrès”, prévu en fin d’année. Il a souligné que si son courant minoritaire l’emportait lors du Congrès, toutes les exclusions seraient annulées.

À voir également sur Le HuffPost: Quels sont les enjeux du vote de confiance auquel Elisabeth Borne hésite à se soumettre ?