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    Nouveau gouvernemnt: Damien Abad moqué par LR après son ralliement à Macron

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 15:47 · 3 minutes

LR sort les archives du placard pour étriller leur ancien collègue Damien Abad après son entrée au gouvernement LR sort les archives du placard pour étriller leur ancien collègue Damien Abad après son entrée au gouvernement

POLITIQUE - Les clés ne sont jamais bien loin: Les Républicains ouvrent à nouveau leur placard à archives. Cette fois-ci, c’est pour décrédibiliser leur ancien collègue Damien Abad, l’un des petits nouveaux de la Macronie , nommé vendredi 20 mai ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

Il faut dire que cela fait cinq ans que le député de l’Ain, candidat à sa réélection, ferraille contre Emmanuel Macron et ses gouvernements en tant que chef des députés LR à l’Assemblée nationale . Alors forcément, cela laisse des traces. Sur les réseaux sociaux, un montage publié par le compte du parti de la rue de Vaugirard est particulièrement relayé. Il montre Damien Abad, en février dernier, étriller la majorité présidentielle et dire tout le mal qu’il pense des élus de son camp qui rejoignent la Macronie.

Quand Abad criait à “l’opportunisme politique”

“Je regrette qu’à l’infidélité de ce départ s’ajoute l’inélégance”, explique-t-il en février à propos d’Eric Woerth, comme vous pouvez le voir ci-dessous , ancien ministre LR passé dans le giron du président de la République, fustigeant une forme d’“opportunisme politique” et de “tambouille politicienne”. Des images désormais abondamment relayées par les élus de la formation gaulliste, Eric Ciotti en tête.

”Mieux que quiconque Damien Abad analyse avec brio sa propre trahison”, ironise le député des Alpes-Maritimes, quand sa collègue au Sénat, Sophie Primas, élue dans des Yvelines, renchérit: ”En effet, voici ce qui dégoûte les français de la politique.”

Archives vidéos ou non, les railleries sont nombreuses. “Je comprends pourquoi Damien Abad a été nommé à l’autonomie. Il s’est beaucoup émancipé. Sur son aptitude à la solidarité, par contre, chez Les Républicains à l’Assemblée, nous restons plus sceptiques...”, écrit encore le député Julien Aubert sur Twitter.

“J’espère que Damien Abad a honte”, ajoute, plus rude, Aurélien Pradié. “Pour être respecté, il faut être respectable. Pour respecter la politique, il faut qu’elle soit respectable. Où est l’honneur quand on trompe et trahit la confiance de tous, pour une gamelle?”, fait mine de s’interroger l’élu du Lot, lui aussi candidat à sa réélection au Palais Bourbon.

Droite fébrile

Autant de piques qui témoignent du malaise provoqué par cette défection au sein du parti de droite. Et la fébrilité qui y règne. Car au-delà des cas Abad, Woerth ou Muselier avant eux, le risque demeure grand pour le parti de Christian Jacob de voir une partie des troupes LR rejoindre la Macronie. “J’espère que ce gouvernement va gagner, et va réussir”, a par exemple annoncé ce vendredi le maire LR de La Baule Franck Louvrier, appelant son parti à “tirer les leçons” au regard de son score de “4,78% à l’élection présidentielle”.

Une sortie qui intervient alors que plusieurs députés LR, dont Robin Reda et Constance Le Grip, partent déjà aux législatives sous les couleurs de la majorité présidentielle . N’en déplaise aux cadres des Républicains, la nomination de Damien Abad sonne donc comme un signal envoyé par l’exécutif à la droite “Macron-compatible”, dans le sillage de l’appel lancé par Nicolas Sarkozy à saisir la main tendue par le chef de l’Etat.

D’autant que le député hérite d’un vrai ministère, et non des fonctions de ministre délégué ou de secrétaire d’État, bien moins prestigieuses, et que cette nomination s’accompagne de celle de Catherine Colonna au Quai d’Orsay. Les clés du placard à archives devraient rester à portée de main.

À voir également sur Le HuffPost: Mélenchon fustige le nouveau gouvernement mais épargne Ndiaye

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    Dans le gouvernement Borne, des prises de droite qui en disent long

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 17:50 · 3 minutes

Damien Abad, ici en avril 2020 à l'Assemblée nationale, est nommé ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées Damien Abad, ici en avril 2020 à l'Assemblée nationale, est nommé ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées

POLITIQUE - Qui dit nouveau gouvernement dit nouvelles prises pour la Macronie. Et au-delà de la surprise Pap Ndiaye à l’Éducation nationale, regardée avec bienveillance par la gauche , l’équipe concoctée par Emmanuel Macron et Elisabeth Borne ce vendredi 20 mai compte également quelques recrues de droite, dont une fait particulièrement grincer des dents chez Les Républicains: Damien Abad .

Celui qui occupait le poste stratégique de président du groupe LR à l’Assemblée nationale il y a quelques heures encore a été nommé ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. “Dépasser les clivages pour changer la vie de millions de Français : c’est le sens de mon engagement et j’y consacrerai toute mon énergie”, a expliqué le député de l’Ain sur Twitter , “en congé” du parti de droite depuis jeudi .

Sur le même réseau social, son ancienne famille politique multiplie les attaques en “trahison”, via notamment une vidéo montrant Damien Abad critiquer le ralliement de l’ex-LR Éric Woerth à Emmanuel Macron au mois... de février. Des piques qui témoignent du malaise que provoque cette défection au sein du parti de droite.

Car au-delà des cas Abad, Woerth ou Muselier, le risque est grand pour le parti de Christian Jacob de voir une partie des troupes LR rejoindre la Macronie. “J’espère que ce gouvernement va gagner, et va réussir”, a annoncé ce vendredi le maire LR de La Baule Franck Louvrier, appelant son parti à “tirer les leçons” au regard de son score de “4,78% à l’élection présidentielle”. Une sortie qui intervient alors que plusieurs députés LR, dont Robin Reda et Constance Le Grip, partent déjà aux législatives sous les couleurs de la majorité présidentielle .

Signaux et équilibre politique

La nomination de Damien Abad sonne donc comme un signal envoyé par l’exécutif à la droite “Macron-compatible”, dans le sillage de l’appel lancé par Nicolas Sarkozy à saisir la main tendue par le président de la République. D’autant que le député hérite d’un vrai ministère, et non des fonctions de ministre délégué ou de secrétaire d’État, bien moins prestigieuses, et que cette nomination s’accompagne de celle de Catherine Colonna au Quai d’Orsay.

Diplomate de carrière, l’intéressée est également connue pour avoir été porte-parole du président Jacques Chirac puis ministre déléguée sous Dominique de Villepin. Une façon, là aussi, pour la Macronie, d’envoyer des signaux à toute une frange des Républicains qui ne se reconnaît plus dans un parti qui a tendance à pencher de plus en plus vers la droite, voire à reprendre les mots de l’extrême droite .

Autre recrue venant de la droite, Christophe Béchu. À la différence de Damien Abad et Catherine Colonna, le maire ex-LR d’Angers avait déjà un pied dans la galaxie macroniste, puisqu’il est secrétaire général d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe. Sa nomination est ainsi à lire à l’aune de l’équilibre politique nécessaire à toute formation de gouvernement, d’autant que l’Angevin hérite des collectivités territoriales, un thème cher à la formation philippiste.

Christophe Béchu avait d’ailleurs lancé en 2019 “La République des maires”. Un réseau d’élus pro-Macron ayant justement vocation à offrir un ancrage territorial à un parti macroniste souvent jugé hors-sol. Une dimension qu’il devrait incarner et approfondir au sein du nouveau gouvernement. “Il n’y a pas de plus grand honneur que de servir son pays, ses territoires et ses habitants”, a-t-il réagi après sa nomination.

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    Législatives 2022: une carte pour résumer le bazar des dissidences

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 08:17 · 5 minutes

Jean-Luc Mélenchon et la NUPES sont ceux qui doivent faire face au plus de dissidences.  Jean-Luc Mélenchon et la NUPES sont ceux qui doivent faire face au plus de dissidences.

POLITIQUE - L’union fait la force, parait-il. Mais pour obtenir l’union aux législatives , passer en force n’est pas forcément une bonne solution. La confédération de la majorité présidentielle “Ensemble” et l’alliance des gauches NUPES le savent bien, eux qui ont tout fait pour présenter un candidat unique par circonscription et se retrouvent pourtant avec le plus de candidatures dissidentes.

Sur les 577 circonscriptions, Le HuffPost a identifié une cinquantaine de dissidences, toutes visibles dans notre carte ci-dessous . Cette liste, pensée pour être la plus complète possible, n’a pas la prétention d’être exhaustive.

Les aspirants députés ont jusqu’à ce vendredi 20 mai pour déposer leur candidature en préfecture, avant la publication de la liste officielle le lundi 23 mai. Avant cette échéance, une dizaine de candidatures dissidentes au sein de la majorité, et plus d’une trentaine à gauche ont émergé. Le chiffre définitif sera précisé lundi.

“L es candidatures dissidentes sont assez classiques et renvoient à la difficulté des partis politiques à poser une discipline partisane”, explique au HuffPost , Clément Desrumaux, maître de conférences en sciences politiques à l’Université Lyon 2. Les risques sont encore plus grands lorsqu’une coalition se crée, comme c’est le cas de la NUPES (LFI, PS, EELV, PCF)  et d’Ensemble (LREM, MoDem, Horizons, Territoires de progrès). À titre de comparaison, le Rassemblement national et Les Républicains qui font cavalier seul ne comptent à ce stade qu’une candidature dissidente chacun.

Interrogé sur ce sujet, le coordinateur LFI et député du Nord Adrien Quatennens a estimé le 10 mai sur Sud Radio qu’il s’agissait d’“un phénomène minoritaire”. Dans Le Monde , la direction de LREM balaye aussi un “chiffre marginal”. Une cinquantaine sur près de 600, c’est effectivement peu. Mais certaines situations sont suffisamment cocasses pour être examinées de près.

Autant de dissidents PS que de circonscription en Dordogne

En Dordogne, Jean-Luc Mélenchon est arrivé troisième (20,3%) du premier tour de la présidentielle, derrière Marine Le Pen (25,7%) et Emmanuel Macron (23,7%). L’écart entre le candidat LFI et ses deux adversaires est faible. Assez en tout cas pour tenter une victoire à gauche aux législatives, à condition de rassembler toutes les sensibilités sous une seule bannière, celle de la NUPES.

De quoi encourager l’union pour les législatives? Bien au contraire. “Les dissidences sont plus importantes dans les circonscriptions qui sont jugées favorables à un parti. Si c’est une circonscription historiquement ancrée à gauche, le potentiel de victoire est important et cela attise les convoitises et donc les dissidences. Dans le meilleur des cas, il est possible de remporter la circo’, dans le pire des cas, il est possible de faire un score suffisant pour se faire rembourser ses dépenses de campagne”, explique Clément Desrumaux. La Dordogne en est l’illustration parfaite.

La NUPES a investi un candidat dans chaque circonscription: trois issus de la France Insoumise et un de Génération.s (micro parti créé par Benoît Hamon après sa déroute de 2017). Mais au total, sur les quatre circonscriptions, il y a huit représentants de la gauche. Quatre de la NUPES et... quatre socialistes dissidents qui ont récemment reçu le soutien de l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve: Floran Vadillo (1re circonscription), Christophe Cathus (2e), Martial Peyrouny (3e) et Christian Teillac (4e).

Unanimement, ils dénoncent l’exclusion des socialistes dans des territoires où le parti est pourtant bien implanté. Et se servent de leur ancrage local comme d’un argument pour justifier leur candidature dissidente. “L’union, c’était oui s’il y avait eu un équilibre, mais il n’y en a pas en Dordogne”, justifie Floran Vadillo, secrétaire national du PS à France bleu Région .

À Paris, dans la 15e circonscription, Lamia El Aaraje est sur la même ligne. La socialiste ne décolère pas depuis l’investiture de Danielle Simmonet (LFI): “Je suis la sortante [elle a été élue lors d’une législative partielle en 2021, avant que l’élection soit annulée, NDLR] quel est le sens de choisir une candidate qui a perdu en 2012 et 2017 dans une autre circo et qui a reperdu en 2021?” grince-t-elle dans Libération .

LREM confronté à “des concurrences internes importantes”

Du côté d’Ensemble (LREM, MoDem et Horizons), les parachutages contre des sortants ont aussi suscité l’incompréhension. Exemple dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, où Stéphane Vojetta s’est vu remplacer par Manuel Valls. Le député malheureux a décidé de rester dans la course, quitte à être exclu de LREM . Un autre exemple -sans doute le plus insolite- se trouve dans la 2e circonscription du Finistère. Le territoire est plus que gagnable, Emmanuel Macron y a devancé ses concurrents de plus de 10 points au premier tour de la présidentielle.

L’investiture a été accordée à Marc Coatanéa. Évincé, Jean-Charles Larsonneur, député sortant membre d’Agir entend bien lui faire concurrence. Bonus: Mikaël Cabon, militant LREM, envisage lui aussi de se présenter, à en croire ses déclarations au Télégramme . Une circonscription et trois candidats soutiens du président de la République.

Pour Clément Desrumaux, les dissidences au sein de la majorité s’expliquent en partie par la jeunesse du parti présidentiel et des hiérarchies locales encore à construire. “ LREM est encore en train de s’institutionnaliser, explique-t-il. Et il y a en plus un regard important d’Emmanuel Macron et des cadres (les candidatures ont été passées au peigne fin par le président lui-même, NDLR), ce qui produit des concurrences internes importantes.”

Dans les colonnes du Monde , des cadres d’En Marche minimisent l’impact électoral de ces candidatures éparpillées: il est “impossible” de se faire élire sans le soutien officiel du parti du président, selon eux. Au sein de la NUPES, on se garde bien d’une telle affirmation. Et le premier secrétaire du PS Olivier Faure hausse le ton vis-à-vis de ceux qui, comme la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, soutiennent les dissidents. “Si un label commun est décidé ce soir, c’est un acte de fraction”, avait-il mis en garde avant une réunion organisée le 13 mai par les opposants à l’alliance, sous la houlette de la présidente de région.

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    Julien Abad quitte la présidence des députés LR

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 17:21

Le député de l'Ain ne donne pas d'indications sur sa présence ou non dans le prochain gouvernement d’Élisabeth Borne. Le député de l'Ain ne donne pas d'indications sur sa présence ou non dans le prochain gouvernement d’Élisabeth Borne.

POLITIQUE - Fin du suspense. Julien Abad , jusqu’alors Président du groupe LR à l’Assemblée annonce ce jeudi 19 mai dans un entretien au Figaro qu’il quitte ses fonctions et annonce se mettre en congés de son parti.

“Oui, je décide aujourd’hui de quitter ma fonction de président du groupe LR à l’Assemblée dans un souci de clarté, de cohérence et de responsabilité. C’est une preuve de courage, de respect vis-à-vis de mes collègues et de clarté dans mes choix futurs”, a annoncé le député de l’Ain dans cette interview.

Plus d’informations à suivre...

À voir également aussi sur le Huffpost: “Stéphane Ravier… euh Julien”: Ce lapsus d’Éric Ciotti n’est pas passé inaperçu

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    Damien Abad sommé par LR de quitter la présidence du groupe à l'Assemblée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 12:45 · 2 minutes

Damien Abad, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, envisagerait de rejoindre LREM. Damien Abad, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, envisagerait de rejoindre LREM.

POLITIQUE - Le président des Républicains Christian Jacob a demandé ce jeudi 19 mai à Damien Abad , au centre de spéculations sur un éventuel ralliement à la macronie , de “quitter ses fonctions” à la tête du groupe LR à l’Assemblée nationale.

“Je lui ai demandé ce matin de sortir de l’ambiguïté” et “il m’a réclamé un délai supplémentaire pour attendre la composition du gouvernement”, a expliqué dans un communiqué Christian Jacob, en assurant que LR “ne pouvait pas attendre le bon vouloir de Monsieur Macron de le prendre ou de ne pas le prendre au Gouvernement”.

Quelques minutes après cette décision, Damien Abad a expliqué qu’il s’exprimerait dès ce jeudi soir dans Le Figaro , expliquant avoir “toujours pris (s)es responsabilités” avec “clarté et franchise”.

Plus tôt ce jeudi matin, Christian Jacob avait déclaré sur Franceinfo que si Damien Abad rejoignait Emmanuel Macron, il ne fera de facto plus partie des Républicains, c’est “une évidence” (à partir de 4 minutes dans la vidéo ci-dessus). “S’il rejoint la majorité, il doit nous le dire et en assumer les conséquences”, a-t-il ajouté, “s’il souhaite entrer au gouvernement il y va, mais que les choses soient claires, on ne peut pas être dans l’ambiguïté”.

Mardi, lors d’une réunion avec les parlementaires, l’actuel président du groupe LR à l’Assemblée avait promis de clarifier “sa situation d’ici à vendredi”, en vue des législatives. Âgé de 42 ans, Damien Abad fait l’objet de spéculations sur un possible ralliement à la macronie et une éventuelle entrée au gouvernement, notamment depuis sa rencontre dans l’entre-deux tours de la présidentielle avec Thierry Solère , ex-LR devenu conseiller du président Macron.

La majorité présidentielle a déjà annoncé qu’elle ne présenterait pas de candidat face à lui dans la cinquième circonscription de l’Ain pour les législatives des 12 et 19 juin.

À voir également aussi sur le Huffpost: “Stéphane Ravier… euh Julien”: Ce lapsus d’Éric Ciotti n’est pas passé inaperçu

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    Valérie Pécresse a "repris son souffle" après sa défaite et revient sur le terrain de l'Île-de-France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 13 May - 15:29 · 2 minutes

Photo d'illustration de Valerie Pécresse, dans un bureau de vote de Vélizy-Villacoublayle 10 avril 2022. REUTERS/Gonzalo Fuentes Photo d'illustration de Valerie Pécresse, dans un bureau de vote de Vélizy-Villacoublayle 10 avril 2022. REUTERS/Gonzalo Fuentes

POLITIQUE - Elle est de retour et elle a “beaucoup appris”. En retrait depuis sa défaite cinglante à la présidentielle, Valérie Pécresse est revenue ce vendredi 13 mai sur la scène publique dans son costume de présidente de la région Île-de-France.

“En politique, soit on gagne, soit on apprend. On va dire que j’ai beaucoup appris”, a déclaré en souriant Valérie Pécresse en marge de l’inauguration de la Biennale d’architecture et de paysage (Bac) de Versailles. Au premier tour de la présidentielle, elle n’avait recueilli que 4,78% des suffrages, le pire score de la droite pour cette élection.

Un mois après sa défaite, l’ex-candidate des Républicains a indiqué avoir “repris (son) souffle”. “Je suis partie marcher dans la nature, c’est ce qui ressource le mieux, je vous assure”, a-t-elle ajouté.

Dans son discours, Valérie Pécresse a affirmé sa détermination à “accélérer le rythme de la transition écologique” pour la région, en plaidant pour “une écologie des résultats” et non “punitive”.

L’objectif du Pécressethon presque atteint

Le score de Valérie Pécresse le 10 avril, inférieur à 5% des voix ne lui permet pas d’obtenir un remboursement de ses frais de campagne pour lesquels elle s’est “endettée personnellement à hauteur de cinq millions d’euros”.

L’appel de dons qu’elle a lancé pour combler ce trou, qui devait s’interrompre lundi, a été prolongé jusqu’au 31 mai, avec l’objectif de réunir le million d’euros qui manque, les sommes promises jusqu’à présent atteignant les 4 millions, selon son entourage. Selon BFMTV , 2,5 millions d’euros ont été réunis grâce à des donateurs privés, tandis que le parti a déboursé 1,5 million d’euros.

“Sa famille politique, un certain nombre, a contribué de manière significative”, a déclaré le président LR du Sénat Gérard Larcher sur franceinfo jeudi 12 mai. Un nom cependant n’apparaitra pas dans la liste des contributeurs: celui de Nicolas Sarkozy.

L’ancien président de la République a voulu contribuer à hauteur de 2000 euros, selon les révélations de la presse. Un don que Valérie Pécresse a refusé , sur fond de tensions avec l’ancien chef d’État. “Elle ne demande pas la charité, mais la solidarité et l’amitié”, avait fait savoir son entourage à l’AFP.

Valérie Pécresse est restée totalement silencieuse à propos des élections législatives. Gérard Larcher a cependant déclaré avoir pu constater “au travers d’un certain nombre de messages, qu’elle comptait s’impliquer aux côtés des candidats d’Île-de-France.”

À voir également sur Le HuffPost: Les résultats de Valérie Pécresse sont les pires à la présidentielle pour la droite

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    Législatives: La majorité investit 52 nouveaux candidats dont la LR Constance Le Grip

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 8 May - 22:25 · 1 minute

Constance Le Grip, ici à l'Assemblée nationale, à Paris, en juin 2017. Constance Le Grip, ici à l'Assemblée nationale, à Paris, en juin 2017.

LÉGISLATIVES - La majorité présidentielle a dévoilé ce dimanche 8 mai les noms de 52 nouveaux candidats investis pour les législatives de juin, dont Constance Le Grip, une sarkozyste issue des rangs de LR.

Après Robin Reda samedi, c’est une nouvelle prise pour la Macronie puisée dans les rangs des Républicains . Constance Le Grip, 61 ans, est investie dans la 6e circonscription des Hauts-de-Seine, un fief acquis à la droite où avait été élue en 2017.

Au surlendemain de la victoire d’ Emmanuel Macron , l’ex-députée européenne avait assuré qu’elle comptait ”être, de manière constructive et utile, au service de l’intérêt général du pays” et pas “dans une opposition frontale”.

Autre transfuge de LR sur cette troisième liste d’investitures: Emmanuelle Haziza dans la 6e circonscription du Rhône.

502 candidats de la majorité sur la ligne de départ

Toujours dans le Rhône, à noter l’investiture dans la 9e circonscription d’Ambroise Mejean, 26 ans, président national des Jeunes avec Macron.

Dans les sortants non réinvestis figurent Anne Blance, Jacques Maire et Aïna Kuric.

Avec cette nouvelle vague, 502 candidats de la majorité, dont de nombreux ministres sortants, sont désormais sur la ligne de départ. Une nouvelle liste doit être dévoilée en début de semaine.

Après des négociations tendues, La République en marche (LREM) qui est rebaptisée Renaissance , le MoDem de François Bayrou et le nouveau parti Horizons d’Édouard Philippe abordent les législatives des 12 et 19 juin sous la bannière d’“Ensemble!”, le nom choisi pour leur campagne commune.

À voir également sur Le HuffPost : À la première convention de la gauche, la NUPES célèbre son unité dans sa différence

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    Après la déroute de Pécresse, LR confronté à une vague de désistements pour les législatives

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 30 April - 17:06 · 5 minutes

Des candidats LR aux législatives 2022 renoncent actuellement, étant donné la situation politique du parti. Des candidats LR aux législatives 2022 renoncent actuellement, étant donné la situation politique du parti.

POLITIQUE - Il y a des réveils plus difficiles que d’autres. Celui des Républicains, dont la candidate Valérie Pécresse s’est écrasée en dessous de la barre des 5% au premier tour de la présidentielle le 10 avril dernier, en fait partie.

La formation de la rue de Vaugirard doit composer avec le non-remboursement de sa campagne, qui a coûté environ 15 millions d’euros, et trouver sa ligne politique dans un paysage en reconstruction à droite -ou décomposition, c’est selon-, le tout en préparant la bataille des élections législatives du mois de juin prochain.

Une échéance déterminante pour l’avenir du parti gaulliste, tant sur le plan financier, la somme allouée aux partis étant liée, entre autres, au nombre de députés, que sur celui de l’influence. C’est dans ce contexte périlleux, au bord du précipice, que certains candidats pourtant déjà investis choisissent de jeter l’éponge. D’autres sont tentés d’aller voir ailleurs, quitte à alimenter la fuite des élus qui rejoignent la majorité LREM liée à Emmanuel Macron.

Une vingtaine de candidats renoncent

Ils sont aujourd’hui une vingtaine du parti LR, selon le décompte du parti, à renoncer à la course des législatives. Plutôt “10%” souffle un élu dans les colonnes du Figaro samedi 30 avril, soit deux à trois fois plus des personnes. Parmi ces personnalités, des profils peu connus du grand public, comme Soizic Perrault, la vice-présidente du conseil départemental du Morbihan qui devait se présenter dans la 3 e circonscription, celle de Pontivy.

Qui voudrait aller s’abîmer dans une élection avec une candidate qui a fait moins de 5%? Maxence Henry, un candidat qui renonce, dans Le Parisien

“S’engager dans cette élection législative n’a plus de sens”, écrit l’élue locale dans un communiqué qui détaille les raisons de sa décision: “en effet, j’ai défendu une ligne politique pour la campagne présidentielle avec convictions. Après l’échec de Valérie Pécresse, il ne me semble pas possible de défendre son projet, dans ce contexte.”

Comme elle, plusieurs candidats, dans la Loire, en Gironde ou dans le Maine-et-Loire annoncent renoncer à briguer la députation. Deux facteurs semblent peser selon les différents témoignages publiés dans la presse: le risque financier et le spectre de la déroute. “Qui voudrait aller s’abîmer dans une élection avec une candidate qui a fait moins de 5%?”, résume Maxence Henry, un adjoint au maire d’Angers dans Le Parisien , ce samedi. Il renonce lui aussi.

Et ce n’est pas tout. Outre ces prétendants, plusieurs figures de la dernière campagne, ou du parti, ne seront pas de la fête non plus. Patrick Stefanini, le directeur de campagne de Valérie Pécresse lorgnait sur la 9e circonscription des Yvelines. Il s’est finalement rétracté, tout comme Nicolas Florian, l’ancien maire de Bordeaux. Christian Jacob, le patron des LR annonce pour sa part qu’il ne briguera pas sa succession : une décision “prise depuis deux ou trois ans”, assure l’élu qui siège à l’Assemblée depuis 1995.

Enlever le logo sur les affiches

Quant aux autres, ceux qui seront bien candidats, ils seraient tentés de ne pas en faire des caisses sur leur appartenance aux Républicains. “Des cadres de LR m’ont clairement dit d’enlever le logo de mes affiches et de faire campagne sur mon nom. C’est la stratégie assumée”, rapporte un prétendant dans les colonnes de Marianne .

Autant de signaux qui témoignent de la fébrilité qui règne rue de Vaugirard. Et rien n’indique que la situation va s’apaiser. L’état-major a beau avoir affirmé son “indépendance”, le 26 avril dernier face à la Macronie, après un conseil stratégique, les rumeurs de défections continuent de bruisser.

La droite républicaine n’a d’autre issue que d’être aux côtés de la majorité présidentielle. Marine Brenier, députée ex-LR des Alpes-Maritimes passée chez Horizons

La motion en question, qui confirme que le parti gaulliste “porte sa propre voix, celle d’une droite indépendante et populaire qui doit exister par elle-même” a d’ailleurs été votée à l’unanimité... moins deux abstentions, celles du patron des députés, Damien Abad, et du maire de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin. Le premier est justement au centre de spéculations décuplées depuis la révélation d’une rencontre récente avec Thierry Solère, ex-LR devenu conseiller d’Emmanuel Macron.

Comme le duo réfractaire, d’autres élus, inquiets de leur survie, semblent eux aussi plus enclins à une coopération avec le président de la République. C’est le cas notamment des patrons ou patronne de région Jean Rottner (Grand Est) et Christelle Morançais (Pays-de-Loire) ou des maires Daniel Fasquelle et Gaël Perdriau.

Selon un élu LR, cité par l’AFP en milieu de semaine, “une vingtaine de députés sortants”, au total, “pourraient partir chez Macron”, sur la centaine que compte le groupe. Parmi eux, Marine Brenier, parlementaire des Alpes-Maritimes, a déjà franchi le rubicon.

“Mon parti s’est fait sortir du jeu et pour peser dans le débat national, la droite républicaine n’a d’autre issue que d’être aux côtés de la majorité présidentielle”, écrit l’élue, proche de Christian Estrosi, vendredi, pour justifier son départ chez Horizons, le parti fondé par Edouard Philippe. De quoi inspirer ce commentaire gourmand d’un ancien membre de la campagne de Valérie Pécresse, déjà passé de l’autre côté: “Attention ça commence (émoji popcorn).”

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