close
  • Hu chevron_right

    Après avoir licencié 900 salariés sur Zoom, un patron présente ses excuses

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 December, 2021 - 20:53 · 3 minutes

INTERNATIONAL - Vivement critiqué pour avoir licencié 900 salariés via la plateforme de téléconférence Zoom début décembre, le patron d’un site américain de crédits immobiliers a présenté ses excuses mardi 7 décembre, reconnaissant la brutalité de ses méthodes.

“Je n’ai pas suffisamment fait preuve de respect et de reconnaissance envers les personnes affectées et envers leurs contributions”, a reconnu mardi dans un courriel adressé à ses employés Vishal Garg, directeur général de Better.com.

“J’assume la responsabilité des licenciements, mais en matière de communication, j’ai commis un impair et ce faisant, je vous ai offensés”, a poursuivi Vishal Garg. “Je réalise que la manière dont j’ai communiqué la nouvelle a rendu une situation déjà difficile encore pire. Je suis profondément désolé et je vous promets de tirer les leçons de cette situation, de faire mieux pour être le leader que vous attendez que je sois”, a-t-il encore ajouté.

Enregistrée le 1er décembre, la vidéo où le patron annonçait aux salariés la mauvaise nouvelle avait été largement partagée par les médias américains et sur les réseaux sociaux , suscitant l’indignation de nombreux internautes.

“La dernière fois que j’ai fait ça, j’ai pleuré”, expliquait le patron de 43 ans d’un ton distant. “J’espère être plus fort cette fois-ci”, ajoutait-il, invoquant des évolutions du marché pour justifier sa décision. Puis, il leur expliquait sans émotion: “si vous participez à cette réunion, c’est que vous faites partie du groupe des malchanceux qui sont licenciés”. Avec effet immédiat.

Quelques jours après l’appel sur Zoom, le patron avait accusé une partie des salariés licenciés d’avoir “volé” l’entreprise “en travaillant en moyenne deux heures par jour tout en enregistrant huit heures de travail dans le registre du personnel” dans un article de blog anonyme, mais authentifié par le magazine Fortune.

Un précédent avec Uber

Fondée en 2016, Better.com propose à ses clients d’obtenir des crédits hypothécaires en ligne avec des taux d’intérêt avantageux.

En mai, l’entreprise a annoncé son intention d’entrer en Bourse grâce à une fusion avec une société d’acquisition à vocation spécifique (Spac), espérant une valorisation à 7,7 milliards de dollars.

Pour financer cette opération, Better.com a levé fin novembre un total de 1,5 milliard de dollars en prêts-relais et en obligations convertibles auprès d’investisseurs, dont le fonds japonais SoftBank.

Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise utilise des manières brutales pour remercier ces salariés. En 2020, les employés d’Uber ont appris leur licenciement lors d’un appel vidéo de trois minutes avec une responsable de l’entreprise via l’application de vidéoconférence Zoom . “Aujourd’hui est votre dernier jour de travail pour Uber (...) Je sais que c’est extrêmement dur à entendre. Personne ne veut être dans un appel vidéo comme ça”, dit la responsable, des larmes dans la voix.

À voir également sur Le HuffPost: Les quotas pour plus de femmes dans les directions d’entreprises validés avec émotion à l’Assemblée

  • Hu chevron_right

    Deux licenciements à Radio France à la suite des révélations du documentaire de Marie Portolano

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 October, 2021 - 12:49 · 2 minutes

La maison de la radio à Paris, ici en 2015.

SANCTIONS - Radio France a annoncé ce vendredi 29 octobre deux licenciements et trois mises à pied avec suspension de salaire, après u ne enquête externe et indépendante menée suite à la diffusion d’ un documentaire sur le sexisme dans les rédactions sportives .

Aucune précision n’a été donnée sur l’identité des personnes concernées ou les rédactions où elles travaillaient jusqu’ici.

En mars, à la suite du documentaire télévisé de Marie Portolano “Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste”, Radio France a lancé une enquête externe et indépendante, conduite par une personnalité reconnue, Sophie Latraverse, a rappelé la radio publique.

S’appuyant sur 80 entretiens, les conclusions de cette enquête témoignaient notamment d’une “ambiance de travail très dure justifiant le stress, la violence et le sexisme” (blagues, gestes, attitudes dénigrantes...), d’une tolérance “au quotidien” de “situations et comportements graves” dans divers services, et de la primauté donnée aux besoins de l’antenne plutôt qu’à la protection des victimes, selon une présentation consultée précédemment par l’ AFP .

11 procédures disciplinaires

L’enquête a donné lieu à “11 procédures disciplinaires” qui concernaient notamment France Bleu Pays basque et le service des sports, deux rédactions mises en cause par la journaliste Amaia Cazenave, témoin du documentaire de Marie Portolano.

“Sur les 11 procédures disciplinaires engagées, 9 sanctions sont prises allant du blâme au licenciement, un dossier donne lieu à un abandon des poursuites et un autre dossier est toujours en cours de traitement”, a déclaré vendredi Radio France dans une déclaration transmise à l’ AFP .

“De manière précise, 4 blâmes, 3 mises à pied avec suspension de salaire et 2 licenciements sont engagés”, a-t-elle ajouté.

“Ces actions s’inscrivent dans la continuité du travail engagé en 2019 et qui va se poursuivre pour mettre en œuvre une tolérance 0 à l’encontre de toute situation de harcèlement sexuel, d’agissement sexiste, de discrimination dans l’entreprise”, a continué la radio publique.

Radio France n’est pas le seul média mis en cause dans le documentaire de Marie Portolano: Canal+ et RMC Sport avaient également lancé des enquêtes internes en mars suite à sa diffusion.

Le chroniqueur vedette du “Canal Football Club” de Canal+, Pierre Ménès, accusé d’agressions sexuelles, était parti de la chaîne cryptée après avoir trouvé un accord financier en juillet, mettant fin à près de 12 ans de collaboration.

À voir également sur Le HuffPost: Cette basketteuse américaine montre les inégalités entre joueurs et joueuses

  • Hu chevron_right

    Vaccination obligatoire: pas de licenciement pour les salariés récalcitrants, le gouvernement inquiet

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 26 July, 2021 - 08:15 · 5 minutes

Pour le ministère du Travail, cette suspension du contrat de travail va entraîner une moindre protection des salariés. (photo d

POLITIQUE - À marche forcée, le projet de loi sanitaire a été adopté par le Parlement dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 juillet . Mais des modifications importantes ont été faites juste avant le vote, dont l’une inquiète particulièrement le gouvernement. Initialement, le texte proposé par le gouvernement prévoyait un licenciement au bout de deux mois des salariés qui refuseraient la vaccination obligatoire.

Ce point, décrié par les syndicats et âprement discuté dans les deux chambres a finalement été supprimé en commission mixte paritaire. “Le Covid est temporaire, les licenciements sont définitifs”, a fait valoir durant les débats le rapporteur Les Républicains (LR) au Sénat Philippe Bas, pour justifier l’abandon du licenciement pour les réfractaires à la mesure.

Trouver une autre affectation si possible

Dans le projet de loi - qui doit encore obtenir l’aval du Conseil constitutionnel -, il n’y aura donc pas de licenciement pour les personnes qui ne respecteraient pas l’obligation vaccinale du fait de leur profession, mais une suspension du salaire.

La mesure concerne les personnels de santé désormais obligés de se faire vacciner pour exercer leur profession, mais aussi les employés des établissements recevant du public qui refuseraient de se plier aux consignes du pass sanitaire comme les théâtres, cinémas ou à partir du mois d’août les bars et les restaurants.

Plusieurs cas de figure ont été envisagés. Si un aucun accord n’était trouvé entre le salarié et son employeur et que la suspension devait perdurer plus de trois jours, le salarié sera convoqué pour examiner “les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d’affectation” même temporaire sur un poste non soumis à l’obligation vaccinale.

Si ces affectations ne sont pas possibles, d’autres options de rupture de contrat sont possibles, selon la nature de ce dernier. Par exemple pour un CDD, une rupture de contrat peut être envisagée, ce qui permettrait au salarié en cas d’accord entre les deux parties de toucher les indemnités de licenciement.

Un “no man’s land” juridique

Ce compromis devrait en partie soulager les syndicats, qui avaient dénoncé un “dérapage” après le vote de l’Assemblée nationale sur un possible licenciement. La suspension de salaire devrait cependant rester un point de crispation, comme l’attestent les inquiétudes exprimées par le ministère du Travail mais aussi chez certains représentants patronaux.

C’est le cas de François Asselin, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, qui a fait part ce lundi matin sur franceinfo de ses craintes sur “une sorte de no man’s land” sans “sécurité économique ni sécurité juridique” pour les salariés comme leurs patrons.

“Je ne sais pas trop comment tout cela peut se gérer concrètement parce que vous avez d’un côté un salarié qui refuse de se faire vacciner, qui ne peut pas venir travailler et un employeur qui ne peut pas le faire travailler, une rémunération qui est suspendue et un employeur qui va se retrouver dans un vide organisationnel parce que pourra-t-il remplacer cette personne?”, a résumé François Asselin. Parmi ses interrogations, la question du remplacement du salarié sanctionné, mais aussi celle de son indemnisation.

Quels revenus pour les salariés sanctionnés?

Le salarié “n’a pas droit au chômage, il n’a pas le droit de travailler ailleurs”, s’inquiète le président de la Confédération des PME. Et de souligner un des avantages du licenciement, désormais impossible: “En attendant, le mérite du licenciement permet que chacun puisse être d’une part, couvert par ses indemnités auprès des Assedic pour le salarié et puis pour l’employeur, pouvoir repartir au niveau de l’organisation et recruter quelqu’un.”

Au gouvernement aussi, ce point en particulier inquiète et avait été souligné par les ministres pour défendre cette mesure très critiquée. “On ne protège pas le salarié en le suspendant sine die pendant des mois. Mieux vaut lui permettre de toucher une indemnité de licenciement et lui ouvrir des droits à l’assurance-chômage”, avait confié une source gouvernementale aux journal Les Échos lors des discussions en commission.

Le ministère du Travail a lui estimé que la suppression du motif de licenciement va entraîner une moindre protection des salariés car après la suspension du contrat de travail, une procédure disciplinaire pourra être engagée sans le délai de deux mois initialement prévu et sans la garantie d’indemnités de licenciement pour le salarié.

Malgré tout, le Premier ministre Jean Castex, le ministre de la Santé, Olivier Véran se sont félicité du vote de la loi. “Force est de constater qu’il y a un consensus large autour des annonces du président de la République et des mesures qui sont portées par le gouvernement”, s’est réjoui de son côté le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Interrogé sur les suspensions de salaire pour les personnels concernés par l’obligation de vaccination dans la loi, il s’est félicité de la “progressivité” des sanctions prévues dans le texte.

Il a donné rendez-vous aux salariés “plusieurs semaines avant le 15 novembre”, date de fin prévue de l’état d’urgence sanitaire et donc du dispositif du pass. “J’ai la conviction que, face à l’urgence de la situation, les salariés seront responsables en se faisant vacciner ou en respectant le pass sanitaire”, a-t-il estimé.

À voir également sur Le HuffPost: Des manifs contre le pass sanitaire partout en France, quelques tensions

  • Hu chevron_right

    Licencié faute de pass sanitaire? Pourquoi c'est juridiquement bancal

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 17 July, 2021 - 12:50 · 4 minutes

An unrecognizable woman shows her Covid-19 vaccination Passport on the mobile app.

CORONAVIRUS - Licencié faute de “pass sanitaire”? Cette mesure prévue par l ’avant-projet de loi sanitaire du gouvernement, consécutif aux annonces présidentielles, sur lequel le Conseil d’État doit rendre un avis , est inédite et juridiquement incertaine, estiment des avocats spécialisés en droit du travail interrogés par l’AFP.

Le texte concerne à ce jour les salariés des “activités de loisirs, de restauration ou de débit de boisson, les foires ou salons professionnels, les services et établissements accueillant des personnes vulnérables, sauf en cas d’urgence et les grands établissements et centres commerciaux”.

Il dispose qu’à défaut de présenter à leur employeur un examen de dépistage négatif du Covid-19 , une preuve de vaccination ou un certificat de rétablissement , contenus dans le “pass sanitaire”, ils ne pourront plus exercer leur activité et prévoit, dans ce cas, une période de mise à pied de deux mois puis un licenciement.

Secret médical

Pour Déborah David, avocate au barreau de Paris, “le licenciement pour défaut de pass sanitaire serait difficile à justifier pour l’employeur sauf à créer un nouveau motif spécifique de licenciement”.

Vendredi, à l’issue d’une rencontre avec les partenaires sociaux, le ministère a annoncé dans un communiqué l’introduction, dans le projet de loi, d’une “procédure incitative plus souple” donnant lieu à “un entretien préalable entre le salarié et l’employeur dans le but d’échanger sur les moyens de régulariser la situation mais aussi de privilégier la pédagogie avant d’arriver à la suspension du contrat”.

“En pratique, le pass sanitaire appliqué aux salariés est compliqué à mettre en oeuvre car le secret médical interdit à l’employeur de vérifier de lui-même l’état de santé de son salarié”, s’il est vacciné ou pas, négatif au Covid ou pas. “Cela passe par le médecin du travail qui seul peut décréter une aptitude ou inaptitude”, explique Me David.

Si le Conseil d’État a validé le pass sanitaire début juin, il a justifié sa décision par le fait que, limité aux voyages à l’étranger et aux grands rassemblements, il ne constituait pas une entrave disproportionnée à la vie quotidienne, “ce qui ne serait plus le cas s’il aboutit à priver les salariés de leur possibilité de travailler”, souligne-t-elle. “S’il valide ce projet de loi en l’état, il devra se dédire”.

En outre, ajoute-t-elle, “on crée un motif de licenciement, par nature définitif, qui n’est pas censé perdurer dans le temps puisque la loi d’urgence sanitaire va, à ce jour, jusqu’au 31 décembre 2021”.

Et “si un test PCR négatif suffit, on ne peut l’imposer comme sujétion liée au travail à raison de deux à trois fois par semaine pendant deux heures voire plus (le temps de faire le test, ndlr), c’est très compliqué et c’est aussi très intrusif sur le plan de la santé”.

Pour Christophe Noël, avocat aux barreaux de Paris et d’Annecy, “il y a quelque chose de choquant au niveau du droit” car “le pass sanitaire renvoie à la question de la vaccination obligatoire”. Il pousse les salariés qui ne voudraient pas se faire vacciner à l’accepter pour ne pas perdre leur emploi, ”à moins de faire un test PCR négatif tous les deux jours, ce qui est totalement disproportionné”.

Consentement libre et éclairé

Il fait valoir que si plusieurs vaccins (tétanos, hépatite B...) sont obligatoires pour certains professionnels de santé, “les vaccins anti-covid sont encore en phase 3 d’études cliniques et à ce titre expérimentaux”.

“Ils ne bénéficient que d’une autorisation de mise sur le marché conditionnelle”, ce qui empêche de les imposer à quiconque, estime-t-il en se référant à “l’article L1121-1 du code de santé publique disposant qu’aucune substance en phase de recherche ne peut être imposée à une personne sans son consentement libre et éclairé”.

Pour Alexandre Ebtedaei, au barreau de Paris, “la vraie question est de savoir si le licenciement du salarié qui ne justifie pas de son état vaccinal à l’issue du délai de 2 mois serait fondé sur une faute ou bien si le projet de loi entend créer une nouvelle cause de licenciement sui generis, permettant de déclencher de manière quasi-automatique une procédure de licenciement au bout de 61 jours (deux mois de suspension du contrat + 1 jour, ndlr)”.

Le 15 juillet, la ministre du Travail Elisabeth Borne a donné quelques précisions dans ce sens. Elle a indiqué que l’avant projet de loi avait prévu une “nouvelle disposition pour permettre une suspension du contrat de travail qui pourra aller jusqu’à deux mois”, avant la procédure disciplinaire “habituelle déjà dans le Code du Travail”.

“Où s’arrêtera l’obligation du salarié?”, s’interroge Alexandre Ebtedaei, en évoquant le secret médical, qui pourrait être invoqué par le Conseil constitutionnel pour retoquer le projet du gouvernement.

À voir également sur Le HuffPost: Jean-Luc Mélenchon avertit les Insoumis qui défileraient contre le pass sanitaire

  • Hu chevron_right

    La rédaction d'Europe 1 se met en grève jusqu'au lundi 21 juin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 June, 2021 - 15:30 · 2 minutes

Un micro d

GRÈVE - Les salariés d’ Europe 1 ont décidé ce vendredi 18 juin de se mettre en grève pour protester contre la mise à pied d’un journaliste alors que les tensions se multiplient au sein de la station sur fond de rapprochement avec la chaîne d’informations CNews .

“Les salariés d’Europe 1 réunis en assemblée générale ce vendredi après-midi 18 juin ont décidé le principe d’une grève immédiate”, ont annoncé l’intersyndicale CGT, CFTC, FO, SNJ d’Europe 1 et le bureau de la Société des rédacteurs (SDR) dans un courrier interne qu’a pu consulter l’ AFP .

Une décision prise dans un contexte très tendu au sein de la radio, notamment après la mise à pied d’un journaliste de la radio du groupe Lagardère, “convoqué pour un entretien préalable” pouvant “aller jusqu’au licenciement”, a expliqué jeudi 17 juin à l’ AFP Olivier Samain, délégué syndical SNJ.

A l’origine de cette sanction: les propos “véhéments” mais pas “insultants” tenus par le journaliste à l’égard d’une employée des ressources humaines lors d’une assemblée générale organisée mercredi.

Durant cette réunion sur la situation de la radio, le journaliste sanctionné a surpris cette employée “en train d’enregistrer les propos” tenus, la soupçonnant dès lors de vouloir les transmettre à la direction, a rapporté Olivier Samain.

Malgré la mobilisation de l’intersyndicale SNJ, CGT, CFTC et FO, la procédure disciplinaire a été maintenue à l’encontre du journaliste. La direction invoque ses comportements antérieurs, selon un participant de l’assemblée générale. Sollicitée par l’ AFP , la direction n’a pas souhaité commenter.

Une rédaction “déprimée”

Cette crise éclate dans un climat tendu au sein de la rédaction, “déprimée”, notamment par les synergies envisagées entre la station et CNews, chaîne d’info du groupe Canal+, filiale de Vivendi, contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré, également l’actionnaire principal de Lagardère.

Dans une tribune publiée jeudi sur le site du Monde , la société des rédacteurs d’Europe 1 et l’intersyndicale ont exprimé leurs inquiétudes, refusant “de devenir un média d’opinion” à “l’aube d’une année électorale”.

“En liant son sort à une chaîne qui s’illustre à longueur de journée par un activisme politique fortement ancré à droite, voire parfois à l’extrême droite, Europe 1 va perdre ce qui lui reste de plus précieux: son capital de crédibilité auprès des auditeurs”, estiment-ils.

Ils annoncent ainsi saisir “le comité d’éthique de la station”, demandant à “Arnaud Lagardère et à la direction de l’information de clarifier leurs positions” pour permettre aux journalistes en désaccord avec la ligne éditoriale de quitter Europe 1 “via une clause de conscience”.

À voir également sur Le HuffPost : “Europe 1? C’est quoi?”, quand Jean Jacques Bourdin tacle Europe 1

  • Hu chevron_right

    Canal+ veut licencier une journaliste soupçonnée de fuites dans la presse

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 30 April, 2021 - 19:53 · 2 minutes

Le logo de Canal+  à Cannes en 2017

EMPLOI - Un nouveau licenciement dans le viseur de la direction? Selon Le Monde et le site d’informations en ligne, Les Jours, qui suit depuis de nombreux mois le feuilleton médiatique, Canal+ souhaite licencier une journaliste, soupçonnée d’être à l’origine de fuites dans la presse .

Solange Tricaud, membre de la société des journalistes (SDJ), est également élue en tant que représentantes du syndicat +Libres. Selon Le Monde , le projet de son licenciement, pour motif disciplinaire, s’est retrouvé au coeur d’un CSE ce vendredi 30 avril. Une procédure qui a belle et bien été enclenchée confirme de son côté Les Jours sur Twitter.

Selon Le Monde , la direction reproche à la journaliste d’avoir dévoilé le contenu d’une réunion fin mars qui portait sur la suppression de séquences dans le documentaire “Je ne suis pas une salope” . Dans une note que s’est procuré le journal du soir, la direction de Canal+ estime qu’un article des Jours “décrivant même certaines de leurs attitudes physiques durant la réunion, établit sans aucun doute possible la violation de la confidentialité et de l’engagement pris par M me Tricaud”. La salarié s’est vivement défendue, un autre représentant du personnel rappelant qu’elle avait par ailleurs fait un compte-rendu de cette réunion à 80 personnes.

Si le CSE s’est finalement prononcé contre ce licenciement dans un avis qui n’est que consultatif, Canal+ devra néanmoins obtenir l’accord de l’inspection du travail pour mener à terme la procédure, la journaliste étant représentante du personnel.

D’autres licenciements à venir ?

Selon Les Jours, quatre autres journalistes se trouveraient actuellement sous le coup d’une procédure de licenciement, et quatre autres devraient suivre.

Lundi, Libres+ avait justement alerté sur la convocation à un entretien préalable à un licenciement de plusieurs salariés, sans en préciser le nombre. Le syndicat y faisait directement le lien avec la signature, en décembre dernier, d’une pétiton en soutien à Sébastien Thoen., et le documentaire de Marie Portolano.

Depuis que le journaliste sportif a été viré pour avoir imité Pascal Praud dans un sketch, plusieurs journalistes ont été mis sur la sellette pour avoir apporté leur soutien. Les Jours estiment qu’au total une vingtaine de journalistes ont été “virés ou en voie de l’être”.

À voir également sur Le HuffPost: Harcèlement dans “Les Anges”: Antoine Goretti s’inquiète de l’impact sur les téléspectateurs

  • Hu chevron_right

    À Rodez, Agnès Pannier-Runacher chahutée par des salariés de Bosch

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 19 March, 2021 - 17:52 · 2 minutes

La ministre Pannier-Runacher chahutée par des salariés de Bosch menacés de licenciement à Rodez

POLITIQUE - “Je ne veux pas que vous ‘creviez.’” Agnès Pannier-Runacher a eu bien du mal à se faire entendre des salariés de Bosch qui manifestaient ce vendredi 19 mars à Rodez . La ministre déléguée à l’Industrie était en déplacement en Aveyron pour échanger avec le PDG Heiko Carrie, et les représentants syndicaux du site alors que 750 emplois y sont menacés.

“Je viens les yeux dans les yeux pour vous parler”, a ainsi lancé la ministre aux manifestants, avant que sa voix soit recouverte par les huées et les -vifs- reproches qui lui étaient adressés, comme vous pouvez le voir ci-dessous, dans une vidéo publiée par France Bleu Occitanie .

Pendant plus d’une dizaine de minutes, Agnès Pannier-Runacher a notamment promis aux salariés de se battre pour sauvegarder un maximum d’emplois, pendant que ceux-ci lançaient “on va creuver” ou “c’est une trahison.” Un peu plus tôt, la ministre avait indiqué à France Bleu qu’on ne “pouvait pas se satisfaire du niveau de suppression d’emplois annoncé par Bosch”, tout en se félicitant d’avoir évité le scénario “catastrophe” d’une fermeture totale du site de Rodez.

Un séisme à Rodez

“Nous souhaitons que Bosch soit pleinement engagé dans la réindustrialisation du site”, a-t-elle également précisé, sans davantage de précision.

L’équipementier automobile allemand a annoncé le 5 mars qu’il allait supprimer 750 emplois dans son usine aveyronnaise d’ici à 2025. La mesure est “indispensable”, selon lui, dans le contexte de chute des ventes de véhicules diesel, une technologie dont le site de Rodez est spécialiste. Un séisme dans ce bassin d’emploi, où l’équipementier était jusqu’ici le premier employeur privé.

L’enjeu est désormais “d’avoir le maximum d’emplois maintenus sur le site”, selon les mots de la ministre de l’Industrie. “Bosch articule le chiffre de 500, je pense que l’on peut aller plus loin, avant de parler de départs”, expliquait-elle le 14 mars dernier sur Radio J, demandant à l’entreprise “zéro départ contraint”, une volonté déjà exprimée par les dirigeants qui veulent avoir recours à des retraites anticipées et des départs volontaires.

À voir également sur Le HuffPost: Pour ces conseillers Pôle emploi, le meurtre de leur collègue n’arrive pas par hasard

  • Hu chevron_right

    Canal +: des salariés sous pression après avoir signé une pétition en soutien à Sébastien Thoen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 3 March, 2021 - 12:58 · 2 minutes

Des employés de Canal + manifestent devant le siège social en soutien au journaliste Stéphane Guy évincé, le 5 janvier 2021.

TÉLÉVISION - Les tensions au siège de la chaîne cryptée perdurent. Après le licenciement de Stéphane Guy pour avoir exprimé son soutien à Sébastien Thoen , trois journalistes pigistes du service des sports de Canal+ avaient été, à leur tour, évincés mi-février. Il leur était reproché d’avoir signé une lettre ouverte de la Société des journalistes (SDJ) contre l’éviction de l’humoriste.

Depuis, le climat ne semble pas s’être apaisé. D’après des informations du Monde et du Parisien , la chaîne Canal+ aurait incité d’autres signataires à revenir sur leur engagement sous la menace de nouveaux licenciements.

Si une “atmosphère délétère” règne à la rédaction de Canal+ selon des journalistes sportifs de la chaîne au Parisien , une nouvelle étape aurait été franchie peu après l’éviction des pigistes, ajoute Le Monde. D’après un élu au CSE, les signataires de la pétition auraient été vivement incités à s’en excuser. “Ils doivent dire qu’ils regrettent et le signifier par mail à Vincent Bolloré”, assure un proche de certaines des personnes concernées.

Des journalistes de Canal + ont confirmé cette information au Parisien. L’un d’entre eux précise que des entretiens individuels ont ensuite été menés “histoire sans doute de distinguer les frondeurs des suiveurs”. Un autre explique qu’on leur aurait demandé de dire qu’ils regrettaient d’avoir signé ” en chargeant si possible la SDJ (Société des journalistes, NDLR) et en disant qu’il leur avait un peu forcé la main” .

Des accusations réfutées par Canal+

La chaîne privée témoigne de son “incompréhension totale” et assure que la situation est exactement inverse. “Il a été remonté par la direction de la rédaction des sports que certains collaborateurs regrettaient leur signature du communiqué de soutien à Sébastien Thoen, en raison de leur mauvaise compréhension de la situation lorsqu’ils ont été sollicités.” Et d’ajouter qu’“aucune demande d’excuses” n’a été formulée par qui que ce soit, rapporte Le Monde .

La concordance d’une vingtaine de témoignages remontés aux syndicats est néanmoins frappante. Le HuffPost avait enquêté sur ce climat de crainte qui planait en interne suite à cette affaire. Parmi les témoignages recueillis, un salarié du service des sports dénonçait le manque de transparence de la direction et “la lâcheté des dirigeants face à l’actionnaire”. Comme plusieurs, ce dernier regrette de ne jamais avoir eu des explications de la direction sur l’éviction brutale de Stéphane Guy.

Une source syndicale était également revenue sur le rapport au licenciement de la chaîne cryptée qui est “prête potentiellement à laisser partir la moitié des journalistes sportifs”. Selon elle, la recrue de nouveaux talents n’est pas un souci pour Canal+. D’autres encore avaient confié que cette atmosphère avait “commencé à atteindre leur santé mentale”, les poussant à abandonner leur poste via le plan de départ volontaire en décembre 2020.

À voir également sur Le HuffPost : Quand les ministres issus de “la gauche” volent au secours du bilan de Macron