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    Ces cadeaux de fin d'année qui marqueront ma carrière d'enseignante - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 07:43 · 4 minutes

On ne peut oublier tous ces derniers jours, parce que ce sont les derniers échanges, les derniers sourires, les derniers rires, les dernières larmes, les derniers regards. On ne peut oublier tous ces derniers jours, parce que ce sont les derniers échanges, les derniers sourires, les derniers rires, les dernières larmes, les derniers regards.

VACANCES - Et voilà on y est, ce soir c’est le grand soir. Celui où les salles de classe vont se vider dans un grand mouvement digne des grandes marées. Les CM2, ceux qui sentent les boutons pointer sous leur peau douce, se sentent prêts à affronter le monde, tandis que les GS, sont déjà des presque grands et rêvent à leur cartable de CP.

Et tous les ans, le dernier jour de l’année scolaire , aussi sûrement que les chocolats de Pâques arrivent dans les rayons entre les derniers chocolats de Noël et les premières merguez, c’est la grande tournée. La tournée des cadeaux de fin d’ année .

Le fameux cadeau à la maîtresse ou au maître

Le truc traditionnel qui fait ressembler le placard de la cuisine au rayon “mug” de chez Carrouf , ou le salon à la boutique de Jocelyne, la fleuriste du quartier. Ce qui avait pu être une marque de reconnaissance du travail accompli auprès de Choupinet se transforme ces dernières années en opération commerciale, digne de la fête des grands-mères ou du mois du blanc. Mais c’est aussi une tradition qui disparaît aussi vite qu’apparaissent les comédons. Comme si l’acné rendait l’attachement à son enseignant aussi honteux que le plaisir coupable d’une crème glacée un soir de régime.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

Alors un beau matin ce qui n’est pas officiellement attendu devient l’objet de toutes les attentes. Combien de mugs cette année? Plus de boîtes de chocolat que l’an dernier? Ou plus de fleurs?

Mais au milieu de tous ces cadeaux qui font plaisir, combien nous touchent au plus profond de nous-mêmes, combien donnent du sens à notre présence au quotidien auprès de nos oiseaux? Cela se mesure à l’originalité du truc, ou plutôt au prix du bazar?

Pourtant, parfois, il y a des pépites, des “Waouhhhh”

Comme ce dernier jour où l’on repart avec une courgette et un plant de tomates dans le sac, parce que c’est la première courgette du potager et que Papy il en a plein des plants de tomates.

Comme ce dernier jour, où la classe a complètement disparu, volatilisée, avec une seule chaise au milieu de la classe et un petit mot version Alice in the wonderland, “Assieds-toi”, et dans un vrai silence d’école, celui qu’on n’arrive jamais à obtenir dans la vraie vie, 26 petits moineaux , qui sur la pointe des pieds, viennent un par un offrir une simple rose, à la maîtresse plus du tout digne et qui a flingué son rimmel waterproof à la 3e fleur.

Comme ce dernier jour où vous avez la surprise de voir leurs frimousses chanter sur du Julien Doré leurs petits plaisirs, leurs grandes rigolades, leurs chouettes souvenirs sur une vidéo, enregistrée en secret. Et eux sont là, vous observant, impatients de voir votre réaction.

Comme ce dernier jour, après 3 ans de présence dans la classe, Mr Don’touchme , élève à handicap, qui 3 ans a frôlé les murs, évité les regards, éloigné l’autre, tenu à distance les mots, les gestes. Et qui ce dernier jour, au bout de quelques pas se retourne et vous prend dans ses bras, renifle tous les pores de votre peau, colle son gros cœur contre le vôtre, cœur de maîtresse tellement secoué qu’il se cabre et essaie de sortir de sa cage, colle son ventre contre votre ventre. Ventres qui se gonflent et dégonflent à l’unisson pour éviter d’éloigner l’autre dans un spasme involontaire. Et puis qui repart sans un mot, sans un regard et vous laisse vide de toute énergie, les bras ballants, mais tellement remplie d’émotions fortes.

Les derniers et vrais cadeaux

On ne peut oublier tous ces derniers jours, parce que ce sont les derniers échanges, les derniers sourires, les derniers rires, les dernières larmes, les derniers regards.

Mais c’est aussi parfois le dernier jour, c’est le premier merci tout juste chuchoté, mais qui résonne tellement fort.

Bref ce sont les derniers et vrais cadeaux. Ceux qui touchent, ceux qui donnent du sens à notre présence auprès d’eux.

Comme ce dernier jour où l’on repart avec une courgette et un plant de tomates dans le sac, parce que c’est la première courgette du potager et que Papy, il en a plein des plants de tomates.

Alors oui on ne dit pas non à un cadeau, mais que l’humanité fait du bien quand elle vient de l’intérieur!

Et je me tiens prête pour de nouveaux derniers jours à la hauteur de ce dernier jour.

À voir également sur Le HuffPost: Cet élève a offert le cadeau de ses rêves à son professeur

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    Même en vacances, la charge mentale ne disparaît pas pour les femmes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 04:00 · 3 minutes

Selon l'étude de l'Ifop, 78% des mères déclarent s’être occupées elles-mêmes de faire la valise des enfants lors des dernières vacances. Selon l'étude de l'Ifop, 78% des mères déclarent s’être occupées elles-mêmes de faire la valise des enfants lors des dernières vacances.

CHARGE MENTALE - Vacances: un mot qui rime bien souvent avec détente, repos et décontraction. Mais pas pour tous, ou plutôt pour toutes. Une étude réalisée par l’Ifop pour le blog “Voyage avec nous”, dévoilée ce jeudi 7 juillet, montre à quel point les femmes restent tributaires de la charge mentale , même lorsqu’elles voyagent.

Ainsi, pour les congés prévus à l’été 2022, si “49% des répondants déclarent en faire plus que leur conjoint” dans la préparation des vacances, dans le détail, ce sont 66% des femmes qui indiquent avoir fait plus de tâches que leur conjoint, contre 34% des hommes.

Intitulée “Les couples et la ‘charge mentale’ durant les voyages et les vacances”, l’enquête a été réalisée du 22 au 24 juin 2022 via un questionnaire auto-administré. 1099 personnes en couple, issues d’un échantillon de 1503 personnes et représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, y ont répondu.

Une inégalité criante dans les tâches réalisées

Comme le souligne l’étude, l’inégalité dans le couple au niveau de la charge mentale en vacances n’est en effet pas propre à l’été 2022. Si 52% des répondants déclarent à l’Ifop faire plus que leur conjoint dans l’organisation des vacances habituellement, la moyenne se situe à 67% chez l’ensemble des femmes en couple et à 34% chez l’ensemble des hommes en couple.

Lors de leurs dernières vacances en couple, 56% des femmes interrogées indiquent ainsi s’être chargées elles-mêmes de lancer le processus de préparation des vacances, 48% de sélectionner des lieux d’hébergement. À l’inverse, 31% des hommes interrogés déclarent s’être chargés seuls du lancement du processus de préparation de vacances, 26% de sélectionner des lieux d’hébergement.

Les écarts sont d’autant plus criants pour les tâches liées à la gestion des vacances, une fois sur place. 54% des femmes indiquent s’être chargées elles-mêmes de la préparation des repas lors de leurs dernières vacances en couple, contre 24% des hommes. Elles sont aussi 53% à s’être occupées du ménage du lieu de villégiature, un chiffre qui descend à 15% chez les hommes.

Même pour le choix des activités (34%) ou pour les souvenirs (53%), les femmes indiquent assumer davantage la charge mentale. Dans l’étude, un seul chiffre dénote: celui de la conduite . 58% des hommes indiquent en effet se charger eux-mêmes de conduire le véhicule, contre 18% des femmes, témoignant d’une répartition toujours genrée des tâches.

Seuls 10% des pères s’occupent de la valise des enfants

Dans les couples avec enfants , la charge mentale est tout aussi inégalitaire. Quand 78% des mères déclarent s’être occupées de faire la valise des enfants lors des dernières vacances, seulement 10% des pères déclarent s’en être chargés.

86% des mères indiquent également que ce sont elles qui se sont occupées de la trousse à pharmacie, 50% d’acheter les biberons et tétines et 75% du nettoyage du linge des enfants. À l’inverse, ce sont respectivement 20%, 9% et 11% des pères qui s’en sont chargés.

Ces écarts dans les tâches peuvent conduire à des disputes dans les couples, comme le relève l’Ifop. Selon l’institut de sondages, 42% des répondants se sont déjà disputés au moins une fois à cause d’un sujet lié à l’organisation des vacances. 41% des femmes déclarent notamment s’être déjà disputées avec leur conjoint car il ou elle “ne prend pas sa part dans les tâches liées à l’organisation d’un voyage”.

Si les jeunes en couple ne font pas beaucoup mieux que leurs aînés - 0% des hommes de 25 à 34 ans se chargent de faire la valise des enfants -, quelques progrès sont néanmoins à noter. Chez les moins de 25 ans par exemple, 28% des hommes et 29% des femmes déclarent s’occuper de l’entretien du lieu de vacances, et seuls 36% des hommes indiquent être chargés de prendre le volant sur la route des vacances.

À voir également sur Le HuffPost: “La charge mentale dans le couple, un problème que Manon a voulu résoudre en filmant son quotidien”

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    Dans les fournitures scolaires, attention aux produits chimiques, alerte l'Anses

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 22:05 · 3 minutes

Les crayons, correcteurs ou encore les colles contiennent des substances nocives si elles sont inhalées ou ingérées. Les crayons, correcteurs ou encore les colles contiennent des substances nocives si elles sont inhalées ou ingérées.

SANTÉ - Des produits toxiques dans nos stylos, colles et cahiers? Dans une expertise publiée ce jeudi 7 juillet, l’Anses (Agence nationale de sécurité Sanitaire) révèle la présence de plusieurs familles de substances chimiques dans les fournitures utilisées à l’école, à la maison ou au bureau. Des substances qui peuvent être néfastes pour la santé, en particulier quand elles sont inhalées, ingérées ou en contact avec la peau.

Ce qui était un secret de polichinelle -oui, on se doutait qu’ingérer du blanco serait dangereux pour la santé- est désormais officiel. Les enfants, qui ont la mauvaise habitude de mettre les objets dans leurs bouches, sont les premiers concernés.

Pour en arriver à cette conclusion, l’agence s’est basée sur la littérature scientifique existante et des études menées par l’agence de protection de l’environnement danoise (EPA), l’Ademe, l’UFC-Que Choisir ou encore 60 Millions de consommateurs. Elle a ensuite échangé avec les associations de consommateurs et les fédérations professionnelles des fabricants et distributeurs pour lister une grosse dizaine de produits nocifs.

Phtalates, bisphénol A, plomb...

Les substances le plus souvent identifiées sont:

  • les phtalates,

  • les composés organiques volatiles (COV) dont le formaldéhyde, le chloroforme, le toluène,

  • des nitrosamines,

  • le benzène,

  • les métaux lourds comme le chrome hexavalent, le cadmium, le nickel ou le plomb,

  • les perfluorés ( PFAS ),

  • les colorants,

  • le bisphénol A ,

  • les isothiazolinones et autres conservateurs,

  • les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

  • les substances parfum

Appliquer aux fournitures la même réglementation qu’aux jouets

Ces découvertes posent de gros problèmes en termes de santé publique. Les colles, cahiers, stylos, crayons et autres correcteurs sont des objets du quotidien. L’agence précise que les peintures, feutres et les crayons de couleurs ne sont pas concernés car ils sont considérés comme des jouets selon les normes européennes. Par conséquent, les substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction sont interdites lors de la fabrication.

C’est pourquoi l’Anses appelle à appliquer à l’ensemble des fournitures scolaires la réglementation européenne relative à la sécurité des jouets.

En attendant la mise en place de cette évolution réglementaire, Céline Dubois, coordinatrice de cette expertise à l’Anses, demande aux consommateurs de “privilégier les fournitures ne contenant ni substances parfumantes, ni paillettes ou autre artifice pouvant induire des comportements détournés par les enfants, tels que le ‘machouillage’, voire l’ingestion.”

Quant aux fabricants, l’agence leur demande clairement de prendre les mesures nécessaires afin de retirer les substances toxiques de leurs fournitures indépendamment de toute réglementation. Mais aussi de prendre en compte les comportements et usages prévisibles (encore le fameux “machouillage”) pour s’assurer de l’innocuité de ces produits.

Des tests plus poussés vont être réalisés sur les fournitures les plus fréquemment utilisées afin d’évaluer les risques réels pour la santé. Rendez-vous fin août pour les traditionnels et très plaisants achats de fournitures scolaires .

À voir également sur Le HuffPost: Une machine à écrire en guise en pinceau pour cet artiste londonien

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    Les cours de peinture et de dessin de ce papy japonais font des cartons

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 13:49 · 2 minutes

ART - Les cours de peinture ne sont plus réservés qu’à une certaine catégorie de personne. Grâce à internet , l’art est désormais accessible au plus grand nombre. Et, Harumichi Shibasaki n’y est pas étranger. À 74 ans, ce Japonais donne sur sa chaîne “Watercolor by Shibasaki” (Les Aquarelles de Shibasaki) des cours de peinture et de dessin.

Ils sont plus de 1,4 million d’amoureux de son style posé et chaleureux à suivre ses conseils sur YouTube . Les Japonais, mais aussi les internautes du monde entier regardent ses vidéos, dans lesquelles ses petits-enfants et ses deux chats s’invitent parfois.

Harumichi Shibasaki réalise lui-même toutes ses vidéos depuis sa maison dans la campagne nippone avec quelques accessoires: un smartphone, un appareil photo reflex et un dispositif d’éclairage. Sa chaîne a gagné en popularité pendant la pandémie de Covid, après qu’il a appelé dans une vidéo les internautes à dessiner en sa compagnie, au moment où les gens étaient appelés à rester chez eux. De nombreux peintres en herbe du monde entier se sont dit “relaxés et apaisés” ou l’ont complimenté pour sa “façon de parler si agréable” que l’on peut “dormir en paix”.

Apprentissage et transmission

À 74 ans, Harumichi Shibasaki ne pensait pas devenir un jour aussi populaire sur les réseaux sociaux. “Quand j’étais petit, on n’avait même pas de télé à la maison”, dit-il à l’AFP. “Je n’aurais jamais imaginé qu’une époque comme celle-ci puisse exister”. Pour lui, être ainsi connecté aux personnes du monde entier est “comme un rêve”.

Passionné de dessin depuis son enfance, ce fils unique d’un couple d’agriculteurs de Chiba, près de Tokyo, est parti à 18 ans étudier les beaux-arts dans la capitale, avant de les enseigner à son tour.

Lorsque Harumichi Shibasaki a commencé à filmer des tutoriels d’art pour sa chaîne YouTube, il avait près de 70 ans. C’est sur les encouragements de son fils qu’il a lancé cette chaîne sur laquelle il emploie ses talents de pédagogue. La chaîne est aussi devenue un espace d’échange avec sa communauté qui n’hésite pas à se confier dans les commentaires.

“Ils pensent certainement qu’ils peuvent tout me dire”, explique le peintre qui évoque lui-même ses problèmes de santé dans ses vidéos. Après avoir subi six opérations du cœur, il dit avoir “une image très concrète de la mort” et “comprendre vraiment” les problèmes des gens.

Lui-même espère continuer à peindre aussi longtemps que possible mais, avec l’âge, “la vue baisse et les mains tremblent”, s’inquiète-t-il. “Je pense pouvoir dessiner correctement encore cinq ans”, estime-t-il. “Alors si je peux produire des peintures qui resteront après moi, c’est ce que je veux faire”.

À voir également sur Le HuffPost: Une machine à écrire en guise en pinceau pour cet artiste londonien

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    FR-Alert, le nouveau système d'alerte en cas de danger proche de chez vous

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 10:05 · 3 minutes

Le système FR-Alert permet aux autorités d'envoyer une alerte sur les smartphones des personnes se trouvant à proximité d'un danger. Le système FR-Alert permet aux autorités d'envoyer une alerte sur les smartphones des personnes se trouvant à proximité d'un danger.

SÉCURITÉ - Depuis fin juin, un nouveau genre de notification peut vous être envoyé sur votre smartphone. Pour se moderniser, la Sécurité civile a mis en place le dispositif FR-Alert afin de prévenir toute personne possédant un téléphone qu’elle se trouve dans une zone de danger.

Pas besoin d’installer une application ou de s’inscrire, la notification sera automatiquement envoyée aux détenteurs d’un smartphone grâce à un système de localisation par antenne relais. Ce nouveau système répond à une directive européenne de 2018, qui exige la mise en place d’un dispositif pour alerter les citoyens par téléphone dans tous les États membres.

En plus du lieu et de la nature du risque (inondation, pollution, épidémie ou encore attaque terroriste), la notification précise quel type de comportement adopter pour se protéger comme vous pouvez le voir dans cette illustration de la ville de Martigues, où une expérimentation a été menée en mai dernier.

Pour les smartphones avec 4G, pour le moment

Pour être sûr de ne pas la rater, elle est accompagnée d’un son. Attention toutefois, un téléphone en mode avion ou éteint ne recevra pas le message des autorités. La fin de d’alerte sera également envoyée par notification.

“Ce sont principalement les préfets qui enverront ces alertes, qui ne seront pas à utiliser pour chaque petit problème”, indique au Huffpost la Sécurité civile. Si le dispositif est déployé sur tout le territoire et qu’il est déjà techniquement opérationnel, les préfets ne devraient pas envoyer leur première notification avant plusieurs semaines, puisqu’une circulaire détaillant son utilisation doit encore être publiée dans les prochains jours.

Afin de rassurer les Français soucieux de leur vie privée, le ministère précise sur son site que “l’État et son système d’alerte à la population FR-Alert n’ont pas accès à la géolocalisation des téléphones mobiles puisque cette technologie repose sur l’envoi de l’alerte via les antennes relais des opérateurs de téléphonie”.

À noter que la diffusion cellulaire (par notification) ne concerne que les smartphones fonctionnant avec de la 4G et la 5G. Cette méthode permet d’éviter la saturation du réseau qui empêcherait l’arrivée des SMS. “D’ici quelques semaines, avant la fin de l’année 2023” sera développé le système de SMS géolocalisé, qui permettra aux téléphones plus anciens de recevoir aussi les alertes, précise la Sécurité civile.

Pas la fin des sirènes

“Cet outil est complémentaire aux systèmes d’alerte existants: plus de 2000 sirènes raccordées à un logiciel de déclenchement à distance, l’activation des médias TV et radio pour diffusion des messages d’alerte et d’information sur leurs antennes ainsi que la mobilisation des comptes institutionnels sur les réseaux sociaux”, ajoute le ministère de l’Intérieur.

Il remplace surtout l’application “Système d’alerte et d’information des populations” (SAIP) instaurée en 2016 à l’occasion de l’Euro de foot en réponse aux attentats du 13-Novembre. Elle avait été sous le feu des critiques après l’attentat de Nice, lors duquel l’alerte avait été envoyée... deux heures après l’attaque. Après plusieurs autres bugs, le gouvernement a définitivement abandonné l’application en 2018.

Des dispositifs similaires à FR-Alert existent dans d’autres pays non-européens. C’est le cas du Wireless Emergency Alerts (“l’alerte d’urgence sans fil”) aux États-Unis pour les alertes météo ou les kidnappings, ainsi que le J-Alert au Japon en cas de tsunami, tremblement de terre voire lancement de missile par la Corée du Nord.

À voir également aussi sur le Huffpost: Un avion de chasse escorte un vol EasyJet après une fausse alerte à la bombe

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    Cette artiste céramiste laisse ses poteries dans la nature, à disposition de tous

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 09:02 · 1 minute

ART - Si vous prévoyez d’aller en vacances aux États-Unis cet été, il est possible que vous tombiez sur une poterie laissée aléatoirement sur une plage , un sentier ou au pied d’un arbre. À côté, se trouve un mot sur lequel on peut lire: “Cette poterie a été laissée ici pour que quelqu’un la trouve et la garde. Si elle ne vous intéresse pas, laissez-la pour que quelqu’un d’autre la trouve, ou prenez-la et donnez-la à un ami. Je demande seulement qu’elle soit appréciée, et si vous le souhaitez, vous pouvez me faire savoir où elle se situe. Avec amour, Kim.”

Cette dernière a été laissée par Kim Press, une artiste texane qui, lorsqu’elle voyage, emporte avec elle une œuvre céramique qu’elle a réalisée et qu’elle laisse au hasard, dans la nature. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus , des chanceux en ont déjà récupéré dans 36 États américains et deux pays différents.

Sur son site Internet , Kim partage les histoires des pièces trouvées. Un bol qu’elle a laissé à Santa Monica, en Californie, a trouvé sa place en Espagne , et un autre laissé à Tucson, en Arizona, appartient désormais à une famille chinoise .

Par cette initiative, la jeune femme espère sensibiliser plus de personnes à l’ art manuel et montrer qu’il s’étend au-delà des frontières.

À voir également sur Le HuffPost: Devon Rodriguez dessine des portraits bluffants d’inconnus dans le métro new-yorkais

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    Violence et polémique sur les réseaux sociaux ont tué l’art de la nuance - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 08:29 · 3 minutes

Mise à mort verbale en un temps record, seules les insultes ont droit de vie. Mise à mort verbale en un temps record, seules les insultes ont droit de vie.

RÉSEAUX SOCIAUX - Dans un monde où prévaut la dictature de l’émotion, il faut aller toujours plus vite pour marquer les esprits. Halte à la nuance qui nous permet de conserver un semblant de politesse, un principe de précaution naturel… il faut taper vite et fort sans aucune vérification préalable et sans imaginer une seconde que nous ne puissions être légitimes à prendre la parole sur tous les sujets .

Une guerre des mots

Sur les réseaux sociaux, caché derrière un pseudo, on peut tout s’autoriser, retirer le filtre de la bienséance qui prédomine en société pour laisser place au pire de nous-mêmes. Indignations et invectives, plus le contenu est chargé émotionnellement, plus il aura des chances d’être partagé. Or, que vaut un tweet, s’il n’est pas partagé? Pas grand-chose, puisque sa valeur marchande réside dans sa viralité. Les réseaux sont sans visage. Or sans altérité, pas de prise de conscience de l’émotion face à un tweet. La polémique est devenue une guerre, celle des mots dont on refuse de prendre conscience, celle du mépris constant.

Polémique vient du grec ancien polemikos qui signifie “relatif à la guerre”. Une polémique est une violence métaphorique, une bataille des mots. Ce terme fait partie de cette catégorie de mots que l’on retrouve dans le champ sémantique de la guerre que ce soit la joute oratoire, le débat ou bien encore la dispute. Nous sommes entrés en lutte armée. La plume blesse, elle écorche, elle implique un autre, car il faut qu’il y ait, en toile de fond, affrontement avec un système permettant que soit définis préalablement le terrain, les armes et les règles. Polémiquer, c’est essayer de falsifier la parole de l’autre en énonçant une formule a contrario de celle initialement posée. Il y a ainsi préalablement l’écoute d’une information admise qui sera par la suite réfutée dans un contexte de passion, voire de violence . Préférer le terme polémique à celui de débat, par exemple, donne d’ores et déjà la teneur de l’échange. Le contenu qui en découle discrédite automatiquement l’adversaire, renvoyant presque à l’attaque personnelle. Les superlatifs sont donc de mise, frisant l’injure, forme extrême de la radicalité alors même que le débat doit se poursuivre.

Refaire de la nuance une priorité

Au regard des réactions sur les réseaux et de la violence de leur contenu, peut-on encore parler de polémique? Mise à mort verbale en un temps record, seules les insultes ont droit de vie. Nous sommes loin de ce qu’Héraclite appelait polemos et que l’on peut définir comme le conflit des contraires qui s’appartiennent mutuellement. Nous sommes pris dans des rapports de force, des positions de combat. Or la politique amène, par sa nature même, à oublier la lucidité froide et objective, voire l’interrogation nécessaires à la polémique, au profit de slogans. Faut-il pour autant s’extraire totalement de la politique pour toucher l’art de la polémique? Si la nuance reste une priorité, il est tout à fait envisageable de penser la polémique comme le pendant de la nuance, une coexistence nécessaire de tension mutuelle dans la formulation des opinions.

Sur les réseaux sociaux, caché derrière un pseudo, on peut tout s’autoriser, retirer le filtre de la bienséance qui prédomine en société pour laisser place au pire de nous-mêmes.

Ainsi, si l’on peut regretter les punchlines perpétuelles et l’émotion injectées dans le débat d’idées, la polémique est nécessaire pour alimenter des discours de combat. Pour autant, les règles du jeu semblent aujourd’hui compromises pour les réseaux sociaux mettant à mal le consensus, pourtant nécessaire à la vie en société. Chateaubriand nous poussait déjà à être ″économe de notre mépris, car il y a beaucoup de nécessiteux” . Ainsi, nous pouvons décider que la nuance sera notre priorité.

Vous pouvez télécharger la version 2021 de l’ouvrage Un bien grand mot de Delphine Jouenne ici .

À voir également sur Le HuffPost: Lizzo en larmes devant la vague de propos grossophobes contre elle et son dernier clip

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    Une machine à écrire comme pinceau pour cet artiste londonien

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 16:19 · 2 minutes

ART - Vous n’avez sans doute jamais vu de tableau réalisé de la sorte. L’outil de cet artiste n’est en effet ni un pinceau, ni un crayon ou un fusain. James Cook, un Britannique de 25 ans, utilise une machine à écrire. Et comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus , le résultat est impressionnant.

Il réalise des portraits de personnalités (Tom Hanks ou la reine Élisabeth) ou des paysages urbains plus vrais que nature. Originaire de Londres, il a fait ses dessins tous les lieux les plus incontournables de la capitale britannique allant de Big Ben à Piccadilly Circus en passant par une vue de la City depuis Greenwich Park.

James Cook a découvert cet art en 2014 grâce aux œuvres de Paul Smith, un artiste du siècle dernier (1921-2007) qui produisait des œuvres similaires. Pour autant, il ne pensait pas devenir un artiste, lui qui suivait des études d’architecture. Mais devant l’énorme succès de ses toiles sur les réseaux sociaux, il a décidé de poursuivre sa passion. Au point d’organiser en avril dernier sa première exposition; une deuxième est prévue durant l’été. Lors de cette exposition, l e public pourra s’essayer aux différentes techniques que l’artiste utilise.

Des touches de couleur

Ses œuvres se déclinent en plusieurs formats, certaines étant des assemblages de plusieurs feuilles simples. Un format A4 peut prendre entre quatre et cinq jours à être réalisé. Pour les autres formats, il faut compter plusieurs semaines.

Les œuvres de l’artiste sont pour la plupart réalisées en noir et blanc, mais certaines comportent des touches de couleur réalisées avec des rubans jaunes et rouges notamment. Pour réaliser les ombrages, James Cook utilise le symbole ”@” à de multiples reprises, car il représente une grande surface et peut être utilisé avec des symboles plus grands.

Des messages écrits sont également cachés dans les œuvres. Seuls les observateurs attentifs pourront les découvrir, de quoi ajouter une dimension ludique à ces dessins pas comme les autres. Pour continuer de perfectionner son art, des donateurs lui offrent leurs vieilles machines à écrire. Le jeune artiste assure n’en avoir acheté que trois tout au plus. Il en possèderait aujourd’hui plus d’une trentaine.

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