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    Augustin Trapenard présentera bien "La Grande Librairie" sur France 5

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 10:04 · 2 minutes

François Busnel passe le relais à Augustin Trapenard, lors de la conférence de presse de France Télévisions le 6 juillet François Busnel passe le relais à Augustin Trapenard, lors de la conférence de presse de France Télévisions le 6 juillet

TÉLÉVISION - Exit “Boomerang”, bonjour “La Grande Librairie”. L’animateur Augustin Trapenard sera bien aux commandes de “La Grande Librairie” à la rentrée de septembre sur France 5 , a annoncé son prédécesseur François Busnel lors de la conférence de France Télévisions ce mercredi 6 juillet, confirmant une information de nos confrères de Télérama .

“C’est ‘La Grande Librairie’ de demain et je suis heureux, Augustin, très heureux, que tu mènes le navire maintenant. Et où bon te semblera”, a lancé François Busnel à Augustin Trapenard, qui ne pouvait cacher son émotion, devant un parterre de journalistes réunis à la Grande Halle de La Villette ce mercredi. Le premier, aux commandes du magazine littéraire phare de France Télévisions depuis 14 ans, avait officialisé son départ à la fin du mois de juin, même s’il en reste le producteur.

François Busnel a indiqué que lorsqu’il avait fait part de son envie de quitter la présentation, “la question s’est tout de suite posée de savoir qui allait incarner une ‘Grande librairie’ de demain”. “La réponse est très vite venue”, a-t-il ajouté, en assurant que le choix d’Augustin Trapenard avait fait l’objet d’un “consensus”.

“C’est un choix dans la continuité: les deux hommes se connaissent bien et partagent une passion pour la littérature”, rappelaient nos confrères de Télérama à la veille de cette annonce. “Augustin Trapenard, normalien et agrégé d’anglais, a d’ailleurs tenu une chronique dans la revue éphémère America, fondée par François Busnel, qui racontait les États-Unis sous Donald Trump.”

Le journaliste culture de 43 ans, qui officiait sur Canal+ jusqu’en 2021, où il présentait les émissions “Le cercle”, consacrées au cinéma, et “21 cm”, sur la littérature, était aussi aux commandes depuis huit saisons de l’émission culturelle “Boomerang”, diffusée le matin à 09h sur la radio France Inter.

Il avait présenté une dernière fois l’émission le vendredi 1er juillet. “J’ai tant aimé être à vos côtés, avec tous ces artistes que je salue d’avoir joué le jeu, au réveil, les yeux encore pleins de sommeil, d’étranges questions, de belles pensées, de folles confessions”, avait-il soufflé à l’antenne. Selon Le Parisien , c’est la journaliste maison Rebecca Manzoni qui va, à la rentrée, reprendre le créneau de l’interview culturelle à 9h30.

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    L'expérience de celles qui traversent un avortement racontée tout en nuances dans la BD "Cher Blopblop"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 06:00 · 5 minutes

IVG - Blopblop: c’est le nom donné par Violette à son embryon dans la nouvelle bande dessinée de Léa Castor. “Il m’aura fallu du temps pour t’écrire cette lettre [...]. Le courage de regarder en face toute ma tristesse, ma déception, ma colère”, écrit Violette à Blopblop dans une lettre, avant qu’on puisse lire son histoire.

L’autrice et illustratrice Léa Castor signent aux Éditions Leduc la bande dessinée Cher Blopblop, lettre à mon embryon . Elle y raconte le parcours de Violette, 28 ans, en couple avec Thibaut, confrontée en l’espace de quelques mois à deux grossesses non désirées .

Publiée le 21 juin dernier, la bande dessinée résonne avec le récent revirement de la Cour suprême des États-Unis sur l’arrêt “Roe v. Wade” , garant jusque-là du droit à l’avortement dans le pays. Léa Castor attire en effet l’attention sur le tabou que reste l’IVG, en dépeignant avec nuance l’expérience de celles qui le traversent.

Des émotions effacées

“Dans les récits qui existaient déjà sur l’IVG, ce que je trouvais qu’il manquait, c’était toute la nuance autour de ce qu’on peut ressentir”, commence par souligner Léa Castor auprès du HuffPost . “Cette bande dessinée, je l’ai commencée, car j’en avais besoin, parce que ça m’est arrivé, mais aussi parce que je me suis rendu compte qu’il y avait vraiment un sujet”, poursuit-elle.

Pour Léa Castor, l’ avortement est un sujet “directement politisé”, ce qui conduit à “effacer les sentiments, les émotions” que l’on peut ressentir. Entre les militants pro-vie qui décrivent systématiquement l’avortement comme un drame et la ‘banalisation’ de celui-ci, peu de place est laissée aux récits des femmes qui avortent.

“J’avais envie d’écrire un récit à chaud, avec cet imbroglio d’émotions qui est dur à traverser, et pas des années après, quand le temps lisse les émotions”, explique à l’inverse l’autrice, qui rappelle que chacune vit différemment un avortement.

À l’instar de Violette, Léa Castor se décrit d’ailleurs comme féministe . Malgré cet engagement, chacune se retrouve désemparée face à la perspective d’un avortement. “Je n’y connaissais rien, même en étant militante. Et dans mon entourage féministe, seuls celles et ceux qui s’y sont vraiment intéressés savent réellement ce que c’est”, témoigne l’illustratrice. “On a l’impression que c’est un acquis, mais on ne sait pas vraiment ce que c’est”, ajoute-t-elle.

Chaque IVG est “unique”

Déni, colère ou encore tristesse: dans la bande dessinée, le personnage de Violette passe en effet par de multiples émotions. Elle peine notamment à comprendre sa tristesse après son premier avortement, bien qu’il résulte de sa décision. “Pour Violette, c’est presque une émotion antiféministe et en fait non. C’est la psychologue qui lui explique qu’elle peut vivre un deuil tout en étant sûre de son choix”, raconte Léa Castor.

“En tant que militantes féministes et pro-choix, il nous faut absolument tenir ces deux positions: non, l’avortement n’est pas ‘rien’, cependant nous réclamons le droit de disposer absolument de nos corps”, rappelle en ce sens la gynécologue-obstétricienne Laura Berlingo, en préface de la bande dessinée.

Lors de son deuxième avortement, Violette se révèle plus sereine. “Je voulais que des vécus différents puissent être intercalés dans un même récit”, met en avant Léa Castor, pour qui chaque avortement est “unique”. “Pour les adolescents, ça permet de montrer que ça peut se passer de cette façon ou d’une autre, avec deux IVG qui ne se ressemblent pas. Pour les adultes, ça permet de dire ‘tu n’es pas seule’”, détaille l’autrice.

“La première IVG est repoussée, et se fait à un stade plus avancé de la grossesse. Violette connaît les nausées des trois premiers mois, elle a la sensation de plus se reconnaître à l’intérieur. Lors de la deuxième, elle est prise en charge très rapidement, l’IVG est considérée comme une priorité par ceux qui la reçoivent et elle est mieux accompagnée. C’était intéressant aussi de montrer ces deux situations”, complète Léa Castor.

Impliquer un lectorat masculin

Dans sa bande dessinée, l’illustratrice fait aussi le choix de montrer un couple , et non une femme seule, face à l’IVG. “Dans beaucoup des récits que j’ai pu lire, il n’y avait souvent pas de père, alors que c’est banal de se retrouver dans cette situation en couple”, explique-t-elle, malgré l’usage d’une contraception . “C’est une épreuve qui peut être surmontée, si on arrive à en discuter”, poursuit-elle.

“Ça montre aussi ce que ça creuse comme inégalités”, souligne Léa Castor. “Il n’a pas su ce que ça faisait de t’abriter neuf semaines”, écrit ainsi Violette à Blopblop dans une lettre à propos de Thibaut. Ces avortements permettent au couple d’aborder le sujet de la charge contraceptive, alors que Thibaut n’a pas un soir mis de préservatif par “flemme”, ce qui a entraîné la deuxième IVG.

Pour autant, “il n’est pas le méchant de l’histoire, beaucoup de mecs se retrouvent perdus face à ces situations, cherchent à se protéger, mais sont aussi un peu à côté”, estime Léa Castor. Pour l’autrice, le but de sa bande dessinée est en effet aussi “d’impliquer un lectorat masculin”. “C’était aussi pour leur dire: Bougez-vous, vous aussi!”, conclut-elle.

L'illustratrice Léa Castor a publié la bande-dessinée L'illustratrice Léa Castor a publié la bande-dessinée "Cher Blopblop, lettre à mon embryon" aux Editions Leduc le 21 juin 2022.

À voir également sur Le HuffPost: “Les Etats-Unis (un peu plus) divisés après la révocation du droit à l’avortement”

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    La petite "Martine" débarque aux Galeries Lafayette dans un nouvel album

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 16:06 · 4 minutes

La couverture de La couverture de "Martine à la ferme", album sorti en 2016.

LIVRE - Après Martine fait ses courses en 1964, dans laquelle la célèbre fillette achetait “un livre de biscuits”, celle-ci se retrouve aujourd’hui aux Galeries Lafayette , où elle y parcourt la “Beauty Galerie”. Un tournant commercial surprenant pour cette héroïne populaire. Le nouvel album Martine aux Galeries Lafayette sort ce vendredi 1er juillet, mais exclusivement dans les magasins de l’enseigne.

“Les Galeries Lafayette sont une exception dans la collection, un partenariat”, d’après Anne-Sophie Congar, responsable éditoriale petite enfance de Casterman, maison d’édition de la série de livres . “Pourquoi l’héroïne (...) ne deviendrait-elle pas influenceuse ?”, se demande de son côté le site internet d’actualité de la mode FashionUnited .

“Cet ouvrage illustre bien l’ambition de notre marque d’offrir à nos visiteurs du monde entier une expérience unique à chaque visite”, commente le directeur de la communication des Galeries Lafayette, Guillaume Houzé, dans un communiqué du groupe.

Si à la deuxième page de l’aventure Martine passe par la “Beauty Galerie”, devant des rayonnages de produits de beauté, c’est par souci de réalisme. “On rentre forcément par cet endroit-là” dans le grand magasin parisien, ajoute Anne-Sophie Congar.

Sur la couverture, les auteurs restent les mêmes: Gilbert Delahaye et Marcel Marlier, tous deux décédés en 1997 et en 2011. À l’intérieur, en tout petits caractères, on découvre que le texte est en fait signé d’une femme, Rosalind Elland-Goldsmith. Cette Franco-Britannique avait déjà récrit en trois ans, de 2015 à 2018, les 60 “Martine”, pour les adapter au goût du jour.

Pas de sortie en librairie, une pratique “dénoncée par les libraires”

Si les projecteurs se braquent tant sur cette opération commerciale, c’est aussi parce que les librairies ne pourront donc pas se le procurer. La pratique n’est pas nouvelle, mais est toujours “dénoncée par les libraires”, commente le délégué général du Syndicat de la librairie française, Guillaume Husson, interrogé par l’AFP.

Pour autant, “il aurait sans doute été difficile pour eux de vendre un titre aussi identifié à l’un de leurs concurrents, sans compter que Martine est une héroïne assez datée dont les ventes sont en déclin depuis de nombreuses années”, ajoute-t-il.

Un avis que ne partage pas Céline Charvet, des éditions Casterman, Martine reste “un très grand succès”. La preuve: “On a été surpris par son ampleur en relançant la série. On avait tiré 15.000 exemplaires en pensant qu’ils feraient deux ans, et au bout de trois semaines on réimprimait”.

La série compte une soixantaine de titres, de “Martine à la ferme” en 1954 à “Martine et le Prince mystérieux en 2010″, en passant par “Martine à l’école”, “Martine petit rat de l’opéra” ou encore “Martine fait du camping”.

Casterman a fait redémarrer la série en juin 2021 avec “Martine au Louvre” (50.000 exemplaires vendus à ce jour), puis “Martine au château de Versailles” en mai (30.000 exemplaires). Cela reste loin des ventes des années 1950 à 1980: Casterman estime que 110 millions d’exemplaires de “Martine” au total ont été écoulés en français.

“Faire de Martine un personnage intemporel”

À en croire Céline Charvet, Martine avait deux défauts. Ses histoires étaient trop longues pour un public qui avait rajeuni, aux alentours de quatre ans aujourd’hui. Et selon l’éditrice, des lectrices conviées à donner leur avis “butaient sur des représentations stéréotypées de ce qu’étaient une fille et un garçon, un père et une mère”.

Par exemple, le titre de Martine petite maman , qui sous-entendait que la fillette était vouée à devenir mère de famille et s’entraînait à ce rôle, a changé. Martine garde son petit frère , plus neutre, est fidèle à l’intrigue de cet album de 1968.

“On n’a pas transformé Martine en héroïne féministe. Le but était d’en faire un personnage intemporel, dans le respect de l’œuvre originelle”, explique Céline Charvet. Quant aux dessins, ils n’ont pas bougé, même dans les nouveaux albums. Ce sont toujours ceux de Marcel Marlier.

“On a un réservoir d’images considérable, d’une qualité exceptionnelle”, affirme Anne-Sophie Congar. “L’exigence est de continuer à puiser à cette source, puisque c’est le souvenir que les lecteurs gardent de Martine. Chez ceux qui ont oublié les histoires, les images sont restées dans leur rétine.”

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    Comment reconnaître les violences gynécologiques et que faire si on en est victime

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 June - 14:08 · 7 minutes

Les violences obstétricales sont “des gestes, propos, pratiques et comportements exercés ou omis par un.e ou plusieurs membres du personnel soignant sur une patiente au cours du suivi gynécologique et obstétrical et qui s’inscrivent dans l’histoire de la médecine gynécologique et obstétricale, traversée par la volonté de contrôler le corps des femmes (sexualité et capacité à enfanter). Ils sont le fait de soignant.e.s — de toutes spécialités — femmes et hommes, qui n’ont pas forcément l’intention d’être maltraitant.e.s. Ils peuvent prendre des formes très diverses, des plus anodines en apparence aux plus graves”. Les violences obstétricales sont “des gestes, propos, pratiques et comportements exercés ou omis par un.e ou plusieurs membres du personnel soignant sur une patiente au cours du suivi gynécologique et obstétrical et qui s’inscrivent dans l’histoire de la médecine gynécologique et obstétricale, traversée par la volonté de contrôler le corps des femmes (sexualité et capacité à enfanter). Ils sont le fait de soignant.e.s — de toutes spécialités — femmes et hommes, qui n’ont pas forcément l’intention d’être maltraitant.e.s. Ils peuvent prendre des formes très diverses, des plus anodines en apparence aux plus graves”.

​VIOLENCES OBSTÉTRICALES - Une secrétaire d’État accusée de viol par deux de ses anciennes patientes. Deux plaintes ont été déposées, le 25 mai et le 16 juin contre la secrétaire d’État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Chrysoula Zacharopoulou. Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête ce mercredi 22 juin. Les faits reprochés ont été commis dans “le cadre médical”, a précisé une source proche du dossier à l’hebdomadaire Marianne , qui a révélé l’information.

Eurodéputée LREM depuis 2019, Chrysoula Zacharopoulou, 46 ans, a été nommée secrétaire d’État le 20 mai. Une mission sur le thème de l’endométriose , un sujet sur lequel elle s’est engagée depuis des années, lui avait également été confiée par le précédent gouvernement. Son rapport a été remis en janvier à l’Élysée.

Des accusations qui se multiplient

Ce n’est pas le premier cas médiatisé de violences obstétricales ces derniers mois. Depuis 2014 et le hashtag #PayeTonUtérus, la parole s’est libérée autour des violences obstétricales et gynécologiques. À la fin de l’année 2021, plusieurs patientes et étudiants en médecine avaient pris la parole contre le Professeur Émile Daraï , un gynécologue spécialiste de l’endométriose à l’hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris.

Une information judiciaire à son encontre, pour “violences par personne chargée d’une mission de service public”, a été ouverte en janvier et confiée à un juge d’instruction. Demis de ses fonctions de chef de service, le praticien continue toutefois d’exercer dans l’établissement et conteste ces accusations.

Selon le Haut Conseil à l’Égalité qui a consacré un dossier à ce sujet en juin 2018, les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical sont “des gestes, propos, pratiques et comportements exercés ou omis par un.e ou plusieurs membres du personnel soignant sur une patiente au cours du suivi gynécologique et obstétrical et qui s’inscrivent dans l’histoire de la médecine gynécologique et obstétricale, traversée par la volonté de contrôler le corps des femmes (sexualité et capacité à enfanter). Ils sont le fait de soignant.e.s — de toutes spécialités — femmes et hommes, qui n’ont pas forcément l’intention d’être maltraitant.e.s. Ils peuvent prendre des formes très diverses, des plus anodines en apparence aux plus graves”.

Parce que ces violences obstétricales et gynécologiques prennent de nombreuses formes, elles ne sont pas toujours aisément identifiables par les femmes qui en sont victimes. Une bande dessinée parue fin août sur ce sujet propose d’identifier et de reconnaître ces violences.

Des violences “passées sous silence”

Intitulée Mon vagin, mon gynéco, et moi , elle est écrite par l’autrice féministe Rachel Lev et publiée aux Éditions Leduc Graphic. Pour elle, tout commence quand, après 10 ans d’errance médicale et d’examens douloureux et intrusifs, le verdict tombe: elle est atteinte d’une sévère endométriose. Pendant ces années, elle fait face à des médecins qui lui expliquent que ses douleurs sont psychosomatiques.

En colère de voir d’autres témoignages de femmes qui ont vécu le même genre de situations, l’autrice raconte la construction de la société patriarcale et les violences, en particulier celles dites gynécologiques et obstétricales. Contactée par Le HuffPost , Rachel Lev, autrice et dessinatrice, expliquait: “Les violences gynécologiques et obstétricales regroupent un panel de violences dites minimes, ordinaires, banales et qui sont totalement passées sous silence tant elles sont courantes.”

Rachel Lev illustre les violences gynécologiques et obstétricales Rachel Lev illustre les violences gynécologiques et obstétricales

Comment identifier ces violences?

Selon le rapport du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, les violences gynécologiques et obstétricales peuvent se regrouper en 6 types d’atteintes, la liste n’étant pas exhaustive:

  • La non-prise en compte de la gêne et du caractère intime de la consultation par exemple, un sentiment de culpabilité.
  • Les propos porteurs de jugements comme une parole déplacée.
  • Les injures sexistes
  • Les actes exercés sans consentement, par exemple, un spéculum que l’on introduit sans consentement.
  • Les actes ou refus d’actes non justifiés
  • Les agressions sexuelles et les viols

“Ce n’est pas la gynécologie ni les gynécologues qui sont maltraitants. C’est notre société qui est responsable de ces violences. La société porte un jugement de valeur sur le corps des femmes, entretient, nourrit et tolère le sexisme”, déclare l’autrice.

Le SYNGOF, syndicat national des gynécologues médicaux et des gynécologues obstétriciens, indique de son côté “avoir l’ambition de faire évoluer les formations et les pratiques”. Il déclare soutenir le label Maternys qui vise entre autres à “améliorer l’accueil des femmes dans les maternités” et à “répondre à la demande de démédicalisation et d’autonomie”.

Des cours sont également délivrés sur les thèmes des violences gynécologiques et obstétricales. Mais beaucoup de praticiens n’ont pas conscience d’être maltraitants envers les patients. Alors, comment lutter ensemble contre ces violences dues au sexisme ordinaire? Rachel Lev rappelle que ce genre de violences peut concerner toutes les personnes consultant en gynécologie et qu’il ne faut plus passer ces faits, gestes et actes sous silence.

La première chose à savoir, c’est que, lors d’une consultation, il est important de reconnaître lorsque l’on se sent jugé, méprisé ou maltraité. Le plus important, pour elle, est de prendre conscience des raisons et de la source de ces violences afin de pouvoir devenir alerte. “Cette histoire est effrayante et passionnante en même temps: la comprendre, c’est pouvoir déceler, reconnaître et lutter contre le sexisme ordinaire. Nous devons - au-delà de ce que la société nous impose - protéger, aimer et respecter nos corps”.

Ces dessins expliquent comment s'armer contre le sexisme ordinaire Ces dessins expliquent comment s'armer contre le sexisme ordinaire
Ces dessins expliquent comment s'armer contre le sexisme ordinaire Ces dessins expliquent comment s'armer contre le sexisme ordinaire

Au-delà de la prise de conscience, la prise en charge légale de ces violences est complexe. En effet, si une patiente est victime de cette forme de violences, il existe peu de recours. Il est possible de saisir l’Ordre des médecins ou l’ARS, ainsi que les médiateurs des hôpitaux. D’un point de vue pénal, “l’infraction spécifique de violences obstétricales n’existe pas”, rappelle le HCE. “Cependant, les violences gynécologiques obstétricales telles que décrites dans le présent rapport tombent sous le coup de la loi pénale.

Ainsi, les infractions d’harcèlement sexuel, d’agression sexuelle ou de viol peuvent être retenues, avec la circonstance aggravante qu’elles ont été commises par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, en l’espèce le.la professionnel.le de santé, ou commises sur une personne dont la particulière vulnérabilité est connue de l’auteur.rice.”

L’association StopVOG recueille les témoignages sur les violences obstétricales et gynécologiques via les réseaux sociaux. Le “Collectif féministe contre le viol” propose également une ligne d’écoute gratuite et anonyme du lundi au vendredi de 10h à 19h.

À voir également sur Le HuffPost: Polémique Maeva Ghennam: Marlène Schiappa saisit l’ordre des gynécologues

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    Apèrs le bac de français, Sylvie Germain répond aux lycéens en colère

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 June - 09:19 · 3 minutes

Sylvie Germain, ici en 2019, a été victime de cyberharcèlement après que son texte a été proposé au bac de français le 16 juin 2022. Sylvie Germain, ici en 2019, a été victime de cyberharcèlement après que son texte a été proposé au bac de français le 16 juin 2022.

BACCALAURÉAT - “Quels adultes vont-ils devenir?” Voici ce que se demande mardi 21 juin dans le Figaro l’auteure Sylvie Germain, victime de harcèlement sur Internet depuis qu’un extrait de son roman Jours de colère est tombé au bac de français .

Jeudi 16 juin, près de 400.000 lycéens de première en filière générale avaient le choix entre trois dissertations et un commentaire de texte. Ce dernier reprenait un passage du livre de Sylvie Germain, plus précisément du chapitre intitulé “Les Frères”. Le texte long d’une vingtaine de lignes décrit les fils de deux personnages de l’ouvrage, Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse, élevés dans la forêt du Morvan à une période indéterminée, était-il précisé.

Visiblement, certains lycéens qui avaient opté pour le commentaire de texte ont eu du mal à comprendre de quoi il en retournait. Au point d’exprimer parfois violemment leur mécontentement envers l’écrivaine, comme vous pouvez le voir dans les messages et vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

@jules.mllt

elle l’a fout elle aussi #bacfrancais2022 #bac #bacfrancais #sylviegermain #fyp #faitesmoipercerwesh

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Ya3tik 3asba toi et t jours de colere abonnez vous jv devenir influenceur j’ai plus d’avenir #pourtoi #lycee #bac

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“Immaturité, haine de la langue”

Sylvie Germain ne savait pas que son livre, qui a reçu le prix Femina en 1989 , avait été choisi pour l’épreuve de français au nom de la confidentialité des sujets. “J’ai été étonnée, et touchée par le choix d’un de mes livres, et aussi légèrement perplexe devant cet extrait peut-être peu évident hors contexte”, reconnaît-elle.

Toutefois, l’écrivaine fustige la violence qu’elle subit: “C’est grave que des élèves qui arrivent vers la fin de leur scolarité puissent montrer autant d’immaturité, et de haine de la langue, de l’effort de réflexion autant que d’imagination, et également si peu de curiosité, d’ouverture d’esprit.” Elle dénonce ses harceleurs qui “veulent des diplômes sans aucun effort”.

“Le passage à analyser n’était pas délirant, le vocabulaire était accessible, mais certains se contentent d’un vocabulaire si réduit, riche seulement en insultes et en invectives, que tout écrit un peu élaboré leur est un défi, un outrage”, tacle-t-elle, dénonçant une “flambée de rage (...) aussi absurde qu’affligeant(e)”.

Comme correction, Studyrama propose d’expliquer comment l’auteure parvient à mener ses personnages de l’animal à l’humain. Les bacheliers ont-ils eu la même analyse? Résultat le 5 juillet.

À voir également sur Le HuffPost: “Bac 2021: ‘Une fois qu’on a le bac, on n’est pas sûr d’avoir quelque chose’”

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    En Ukraine, l'accès aux livres et à la musique russes drastiquement restreint

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 20 June - 14:51 · 2 minutes

Le Parlement ukrainien restreint drastiquement l'accès aux livres et à la musique russes Le Parlement ukrainien restreint drastiquement l'accès aux livres et à la musique russes

INTERNATIONAL - L’Ukraine continue de rompre avec la Russie. Dimanche 19 juin, le Parlement ukrainien aussi appelé “Rada” a voté deux textes pour restreindre drastiquement l’accès aux livres et à la musique russes dans le pays, rapporte Reuters .

En réaction à l’ invasion de l’Ukraine le 24 février dernier, le Parlement a interdit l’impression de livre de citoyens russes, sauf s’ils renoncent à leur passeport russe et prennent la citoyenneté ukrainienne. L’agence de presse britannique précise que cette loi s’applique seulement à ceux qui ont la citoyenneté russe depuis 1991, année de la chute de l’URSS.

“Aujourd’hui, la Verkhovna Rada de l’Ukraine a approuvé les projets de loi restreignant la diffusion du contenu musical de l’État agresseur et interdisant l’importation, la vente et la publication de livres par des auteurs”, a écrit sur Twitter le compte officiel du parlement ukrainien.

Le texte bannit aussi les importations de livres imprimés en Russie, en Biélorussie et dans les territoires occupés ukrainiens. Une permission spéciale sera requise pour tous les bouquins de langue russe provenant d’autres pays. C’est une petite révolution dans ce pays en majorité bilingue, et où un tiers des habitants considère même le russe comme leur première langue.

Moins de musique russe, plus de contenus ukrainiens

La seconde loi concerne la musique russe de tous ceux qui ont la nationalité russe depuis 1991. Elle sera interdite dans les médias et les transports publics tandis que le nombre de contenus en langue ukrainienne devra augmenter. La BBC précise que les artistes russes qui ont condamné l’invasion peuvent demander une exemption.

Les deux textes ont été soutenus par les deux chambres du Parlement et même de personnalités reconnues comme pro-Kremlin. “Isoler la Russie semble vraiment le seul moyen de garantir la sécurité du reste du monde”, a commenté sur Twitter la députée Lesia Vasylenko , que Le Huffpost avait interviewée quelques semaines après le début de la guerre.

Le ministre de la culture Oleksandr Tkachenko a aussi exprimé sa satisfaction après le vote. “Ces lois sont faites pour aider les auteurs Ukrainiens à partager des contenus de qualité avec l’audience la plus large possible, qui n’accepte plus les produits culturels russes depuis l’invasion”, a rapporté un membre de son cabinet le citant. Pour entrer en vigueur, la loi doit encore être signée par le président Volodymyr Zelensky .

À voir également aussi sur le Huffpost: McDonald’s est parti de Russie, découvrez par quoi ça a été remplacé

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    Skandar et le vol de la licorne : “Harry Potter et Skandar auraient pu être amis”

    news.movim.eu / JournalDuGeek · Friday, 17 June - 15:20

template-jdg-2022-06-16t154359-509-158x105.jpg skandar et le vol de la licorne autrice

Le best-seller jeunesse Skandar et le vol de la licorne est déjà un succès mondial. Rencontre avec son autrice, qui pourrait bien s'imposer comme l'héritière de J.K. Rowling.

Skandar et le vol de la licorne : “Harry Potter et Skandar auraient pu être amis”

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    Isabelle Saporta nommée à la tête des Éditions Fayard

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 13 June - 19:55 · 1 minute

Isabelle Saporta, ici à Paris, le 19 novembre 2019. Isabelle Saporta, ici à Paris, le 19 novembre 2019.

LIVRES - Isabelle Saporta, jusqu’ici directrice littéraire chez Fayard, a été nommée à la tête de la maison d’édition , pour une prise de fonction en fin de semaine, a indiqué ce lundi 13 juin le service de communication de Fayard.

La directrice de la communication des Éditions Fayard, Catherine Bourgey, a confirmé à l’AFP cette nomination révélée par des médias comme Libération ou Le Figaro .

Isabelle Saporta, 46 ans, est une ancienne journaliste d’investigation (connue notamment pour ses ouvrages comme Vino Business ou Le livre noir de l’agriculture ).

Chroniqueuse dans la matinale de RTL, elle avait démissionné en 2019 de la station après la révélation publique de sa relation avec le leader écologiste Yannick Jadot.

Lors de la dernière campagne des municipales à Paris, Isabelle Saporta avait dans un premier temps rejoint la liste de l’ancien communicant de François Hollande , Gaspard Gantzer, avant de rallier la liste du mathématicien Cédric Villani.

Le milieu français de l’édition en ébullition

Chez Fayard, elle a notamment publié en octobre 2021, en amont de la campagne présidentielle, le livre de Cyril Hanouna Ce que m’ont dit les Français .

Elle succède à Sophie de Closets, qui avait quitté en mars ce poste qu’elle occupait depuis 2014 et avait récupéré les droits pour la France des livres signés par Barack et Michelle Obama.

La nomination d’Isabelle Saporta à la tête de Fayard (une des grandes maisons du groupe Hachette, qui publie notamment les romancières à succès Aurélie Valognes et Virginie Grimaldi,) survient alors que le milieu français de l’édition est en ébullition.

La prise de contrôle du groupe Lagardère par Vivendi doit entraîner la fusion entre les deux premiers acteurs de l’édition en France, Hachette (Lagardère) et Editis (Vivendi)

L’issue de cette opération reste soumise à l’autorisation de plusieurs instances, dont la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe.

À voir également sur Le HuffPost : L’autrice de “La Chronique des Bridgerton” n’en revient pas du succès de ses livres