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    Encadrement des loyers: Plus de 40% des annonces sur PAP à Paris dépassent le plafond

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 6 January - 14:21 · 3 minutes

Encadrement des loyers: Plus de 40% des annonces sur PAP à Paris ne respectent pas la loi

LOGEMENT - Ils ne jouent pas le jeu. Sur les 27.524 annonces de locations publiées en 2021 sur le site Pap.fr (meublés et non meublés confondus), 42% ne respectent pas l’ encadrement des loyers . Selon Le Parisien , qui cite la toute première étude menée par le groupe PAP ce jeudi 6 janvier, ce sont les appartements de petite taille qui sont le plus souvent hors des clous .

Ce bilan de 42% est plus élevé que les 37% recensés par le site Encadrement-loyers.fr qui regroupe les données de locations publiées par les particuliers et les professionnels. Il l’est aussi pour les 35 % comptabilisés en novembre dernier par l’Observatoire de la Fondation Abbé Pierre.

Les logements les plus demandés sont les moins en conformité

″Ça reste beaucoup, c’est sûr, mais on peut aussi retenir que 58 % des annonces ne dépassent pas le plafond de loyer ”, précise au Parisien Corinne Jolly, présidente du groupe PAP. Elle ajoute que dans ces 42%, certains logements considérés comme hors plafond ont droit de l’être. En effet, “il ne faut pas oublier qu’un plafond peut être dépassé si un complément de loyer lié à la vue ou à la présence d’un extérieur le justifie”.

Selon cette étude, les plus forts taux de non-conformité concernent les appartements de petite taille, ceux de moins de 20 m2. “Ils représentent un quart (25,3 %) des annonces publiées mais 43,3 % des annonces qui dépassent les plafonds de loyer, indique la présidente. À eux seuls, ils sont responsables d’une part très importante des dépassements de loyer et pèsent sur les chiffres”.

Une tendance fortement exacerbée par la forte demande des locataires pour ces petites surfaces, qui restent malgré tout moins chères, même en dépassant le plafond. Ces annonces qui ne jouent pas le jeu se concentrent principalement dans les quartiers touristiques que sont les Ier et VIIIe arrondissements, précise le quotidien.

Un “effet modérateur”, mais “modéré”

Le principe de l’encadrement des loyers a été instauré dans plusieurs grandes villes de France pour lutter contre des abus qui rendaient la recherche de logement très difficile pour les budgets les plus contraints. La mesure impose aux propriétaires un plafond qui varie selon les quartiers, et s’applique là “où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements”.

Prévu par la loi Elan de 2018, le plafonnement des loyers ne concernait, jusqu’au 1er juin 2021 que Paris et Lille. Il a été étendu à cette date à neuf villes de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris, regroupées dans l’établissement public Plaine Commune. Depuis le 1er novembre, Lyon a rejoint le dispositif, et Bordeaux et Montpellier doivent faire de même courant 2022.

La loi est-elle parvenue à faire baisser les prix là où ils étaient trop élevés? Selon des professionnels de l’immobilier, elle permet une “certaine régulation du marché”. Dans sa note, l’Olap pointe également un “effet modérateur (...) indéniable, bien que modéré”.

Des sanctions rarement appliquées

Mais du côté des sanctions, le bilan n’est pas forcément concluant : elles sont rarement appliquées, regrettent plusieurs agents immobiliers interrogés par l’AFP.

Depuis 2019, 10 amendes administratives ont été dressées par la préfecture d’Île-de-France, saisie de 98 dossiers, indiquait mi-décembre Mickaël Nogal, co-rapporteur du projet de loi de décentralisation dit “3DS”.

La mention du loyer plafond sera par ailleurs rendue “obligatoire sur toutes les annonces immobilières, des professionnels et des particuliers” dès le début de cette année dans le cadre de la loi “décentralisation” dite “3DS”. Les locataires auront de plus la possibilité de “faire un recours” a posteriori.

À voir également sur Le HuffPost: L’encadrement des loyers, comment ça marche ?

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    Valérie Pécresse se donne 10 ans pour "détruire les quartiers ghettos"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 3 January - 15:36 · 1 minute

Valérie Pécresse se donne 10 ans pour

POLITIQUE - Détruire pour mieux rassembler. Voilà le projet de Valérie Pécresse dans les quartiers les plus difficiles. Interrogée au micro de RTL ce lundi 3 janvier sur la question du “lien social”, la candidate des Républicains à l’élection présidentielle s’est donné dix ans pour “détruire” ou “arrêter” ce qu’elle appelle les “quartiers ghettos”.

“On parle de lien social quand tous les voisins vivent ensemble en harmonie. Ce que je souhaite, c’est qu’on ait aujourd’hui des quartiers dans lesquels il y ait un plafond anti-ghetto de 30% de logement très social et qu’on puisse tous vivre ensemble avec toutes les classes sociales qui vivent dans le même quartier”, a ainsi expliqué la présidente de la région Île-de-France, comme vous pouvez le voir ci-dessous . (à partir de 13′30.)

La mère des batailles?

“Je souhaite que, dans les dix ans qui viennent, on se donne pour objectif de détruire les quartiers qui sont des quartiers ghettos dans lesquels on a beaucoup trop de logement social, beaucoup trop de détresse sociale”, a-t-elle encore précisé, en ajoutant: “et je veux qu’on les reconstruise”.

Selon elle, une telle stratégie “permettra de détruire petit à petit des quartiers qui sont devenus des quartiers d’enfermement dans lesquels on concentre des détresses sociales, l’économie souterraine, l’insécurité, le communautarisme et l’islamisme”.

La candidate LR, qui avait marqué les débats de la primaire de droite de ses phrases-choc, en a également profité pour revenir sur la polémique autour du drapeau européen placé sous l’Arc de Triomphe pour le début de la présidence française de l’Union européenne. Selon Valérie Pécresse, qui cherche à installer l’idée d’un duel avec le président de la République sortant, Emmanuel Macron a “un problème avec l’histoire de France.”

À voir également sur le HuffPost : Dans leurs vœux pour 2022, les candidats ont tous leur manière de dire au revoir à Macron

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    La maison individuelle est-elle vraiment une impasse écologique ?

    news.movim.eu / LeVentSeLeve · Monday, 6 December - 16:06 · 12 minutes

En invitant les Français à arrêter de rêver d’un pavillon, au nom de la contrainte écologique, la ministre du logement s’est attaqué à un totem du modèle français. Depuis les années 1980, le pavillon est devenu un symbole de réussite, en opposition aux grands ensembles de HLM. Cette polémique place le logement comme un sujet de la campagne à venir. Entre performance énergétique des immeubles neufs, et durabilité d’un bâti existant dispersé dans les campagnes, le débat reste ouvert. Pourtant, en sortant d’une vision manichéenne et moralisatrice, la maison peut devenir une réponse au déficit de logement. En effet, il existe un potentiel inédit de logements vacants dans le pays mais mal répartis. Ainsi, la solution à la question du logement ne peut être qu’une véritable politique d’équilibre du territoire.

L’immobilier est assurément une passion française. Au point que deux tiers des français confessent consulter les annonces même sans avoir de projet. Entre le souci porté à son intérieur, partie intégrante de notre art de vivre, et la recherche de prestige, dans un pays qui compte 45 000 châteaux. La ministre du logement est venue troubler ce rêve le 14 octobre, en condamnant l’habitat individuel comme une impasse écologique. Face à la polémique, elle a été contrainte de revenir sur ses propos .

Le déclin du pavillon individuel

Si de nombreux Français y restent attachés, la maison individuelle ne répond toutefois plus nécessairement à l’aspiration des ménages. Qu’il s’agisse du bâti ancien, souvent dispersé, ou des pavillons récents concentrés dans les zones périurbaines, le format du logement individuel était conçu pour le modèle de la famille nucléaire des années 70. Or, celui-ci a explosé, et l’augmentation du nombre de personnes vivant seules induit également de nouveaux besoins. En outre, le modèle du pavillon construit sur son garage ne correspond plus aux exigences croissantes d’accessibilité qu’entraîne le vieillissement de la population. Enfin, le logement individuel présente un vrai défi pour le chauffage, l’un des principaux postes de dépense en énergie.

La maison individuelle a perdu de sa superbe et ne répond plus nécessairement à l’aspiration des ménages.

En outre, le logement individuel fut associé à un vaste mouvement d’accession à la propriété, et ainsi à une certaine forme de promotion sociale. Cette politique a été encouragée par de nombreux dispositifs publics, non sans arrière-pensée politique. En effet, il s’agissait pour ses promoteurs de dresser un portail de petits propriétaires face à la tentation communiste. Le Plan épargne logement , créé en 1969 , est l’un des instruments de cette politique. Il est devenu au fil du temps l’un des produits d’épargne les plus répandus, cumulant quelques 300 milliards d’euros d’économies.

Cette politique ne correspond désormais plus à un horizon sérieux. Tout d’abord elle a soutenu un marché spéculatif. Ainsi, fin 2017, l’ immobilier et le foncier représentaient 56% du patrimoine des ménages. Or, ce marché demeure très volatile, et pourrait fragiliser l’épargne populaire. Sous l’effet de cette politique, le budget logement des Français est devenu l’un des plus importants en Europe . Enfin, compte-tenu des parcours de vie, moins linéaires qu’auparavant, l’acquisition d’un logement n’est pas toujours la meilleure option. En effet, l’achat implique déjà des frais fixes importants (frais de notaire, d’agence…). En outre, en raison des prix élevés, dans certaines villes comme Nantes, Bordeaux ou Lyon, il faut attendre huit ans d’occupation pour que l’achat devienne plus avantageux que la location.

Enfin, le logement individuel est maintenant mis en cause pour son bilan environnemental. Il est indissociablement associé à l’artificialisation des sols et à l’étalement urbain. Il brasse un imaginaire de voitures, de centres commerciaux et de nombreux trajets, cristallisé par la révolte des gilets jaunes. En effet, l’absence de densité contraint à envisager des services dispersés et ce faisant autant de trajets. Mal isolés, ils constitueraient une partie du parc de « passoires thermiques ».

Derrière ce discours, porté par la ministre, se déploie un nouveau paradigme urbain. Longtemps, le logement individuel, agrémenté d’un jardin, a représenté une certaine forme de lien avec la nature. Par opposition, la vie urbaine en immeuble et dans des villes polluées apparaissaient comme une fatalité malheureuse. Voilà que désormais la ville se retrouve à la pointe du combat climatique. Derrière les façades des éco-quartiers, se dessine la possibilité de rehausser les immeubles , et lutter ainsi contre l’étalement urbain. La ville nouvelle permet une gestion centralisée des besoins, en chauffage par exemple, une autonomie au travers de l’agriculture urbaine, et le développement des transports en commun.

Les logements vacants, un potentiel trop négligé

Or, la concentration des habitants, au même titre que la concentration des richesses, relève d’une vision libérale du territoire. La suivre consiste à l’accepter comme un phénomène inévitable, alors qu’une politique d’équilibre est pourtant possible. Sous ce régime, les grandes agglomérations ont capté 87,6 % des 5,4 millions de nouveaux habitants entre 1999 et 2013.

Cette tentation pour la densité se trouve renforcée par l’objectif de zéro artificialisation des sols. Cette démarche, louable, vise à réduire l’étalement urbain et son impact pour l’environnement. Compte tenu des besoins en logement, cet impératif écologique semble donc condamner le logement individuel, qui nécessite des surfaces importantes, pour lui préférer la densification de l’habitat. Toutefois, cette vision prend uniquement en compte la construction de logements neufs pour répondre en besoin en habitat, alors même que l’impact environnemental de la construction est souvent bien supérieur à celui de la rénovation. À ce titre, on observe depuis les années 1980, une baisse tendancielle de la construction de logements individuels. Elles restent néanmoins à un niveau important, en passant de 50 % à 25 % des mises en chantier. Au point que certains promoteurs restent spécialisés dans cette activité.

Les mises en chantiers en France selon le type de construction. Source : SDES, Sit@del2, estimations sur données arrêtées à fin septembre 2021 (publication de fin octobre)

Pourtant, cette optique laisse de côté deux faits importants. S’il est évident que ce modèle d’habitat ne peut être offert à tous les Français, faut-il pour autant le condamner ? Il reste que celui-ci ne correspond pas à une aspiration pour une majorité de Français. Ainsi, un sondage de 2020, montrait que 60 % des Français citadins cherchent à s’installer dans une ville moyenne, et non en banlieue ou dans les territoires ruraux. La période de confinement a mis à jour les aspirations de la population, parfois divergentes, entre recherche d’une certaine autonomie et d’espace pour les uns et besoin de socialisation et de densité pour les autres.

Le deuxième trait porte sur le stock inédit de logements vacants dans notre pays : environ trois millions de biens , un chiffre à rapprocher des besoins non pourvus. Ces derniers sont difficiles à évaluer précisément. Le nombre de sans-domiciles en France est évalué par la Fondation Abbé Pierre à 835 000 sur la base de données de 2013. Dans le même temps, le nombre de demandeurs en attente d’un logement social a atteint 1,7 million, selon l’ USH , en hausse de 20 % sur les huit dernières années. Enfin, toujours selon la fondation Abbé Pierre, le nombre de mal-logés, c’est à dire prêts à quitter leur logement pour un autre de meilleure qualité, atteindrait lui les quatre millions de personnes.

Le type de logement dans lequel on vit est moins important que l’environnement dans lequel il se situe.

Cette inadéquation entre la demande et l’offre résulte principalement d’un déséquilibre géographique. En effet, la vacance atteint les 10 % du parc de logement dans un cercle à la jonction des régions Centre-Val-de-Loire, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, selon la fameuse « diagonale du vide ». Bien sûr, ces logements étant souvent anciens et inadaptés, ils posent la question du défi de la rénovation. Toutefois, ils sont une immense opportunité, tant pour les personnes à la recherche de logement que pour les communes dépeuplées, pour peu que l’on accepte une politique globale d’équilibre du territoire.

Part des logements vacants dans le total du parc immobilier par bassin de vie. Source : Observatoire des territoires – sur les données de l’Insee et RP 1968-2018

En effet, ce modèle de la maison individuelle en milieu rural n’a pas perdu totalement de sa pertinence. Tout d’abord, contrairement aux apparences, et aux propos de la ministre, ce mode de vie n’est pas particulièrement polluant. Au contraire, la distance domicile-travail et les temps de trajet sont moins élevés en milieu rural qu’en zone urbaine. En raison de la grande disponibilité, il y est en effet plus facile de trouver une maison proche de son lieu de travail.

Distance en km entre le domicile et le travail. Source : Observatoire des territoires – sur les données de l’Insee et RP 1968-2018

En conséquence, le type de logement dans lequel on vit est moins important que l’environnement dans lequel il se situe. À ce titre, les territoires ruraux souffrent de l’éloignement des services publics , ou encore des soins médicaux, ce qui se traduit par des déplacements toujours plus longs et nombreux. Il s’agit d’ailleurs là de l’un des principaux facteurs de manque d’attractivité de ces territoires. De plus en plus, vivre hors des villes devient un acte de résistance, face aux effets de la dédensification. Il est dans un autre registre éloquent qu’à l’exception de l’ancien périmètre du Limousin, le plan de relance dans les transports laisse de coté le cercle rural enclavé du centre de la France.

Les projets liés aux transports et faisant l’objet d’un financement dans le cadre du plan de relance. Source : https://www.economie.gouv.fr/plan-de-relance/tableau-de-bord# – consulté le 1e novembre 2021

Lever les freins pour un équilibre du territoire

Les moyens alloués à la construction en zone tendue coûtent « un pognon de dingue ». Ainsi, le dispositif Pinel (ex-Scellier, ex-Duflot) est très coûteux et ses effets sont controversés. De tous les avantages fiscaux, celui-ci, focalisé sur l’investissement locatif en zone tendue, présente le coût moyen le plus important : 6 000€ par an et par bénéficiaire. Ardemment défendus par les promoteurs immobiliers , ces dispositifs visent à combattre la pénurie de logements en zone tendue plutôt que de la recherche d’un équilibre territorial.

Dans ce contexte, que vaut la proposition du candidat Montebourg d’engager la rénovation d’un million de logements vides en milieu rural ? Séduisante sur le papier, elle ne répond que partiellement au sujet de la concentration de l’habitat. En effet, les obstacles à l’installation en milieu rural ne sont pas liés au logement, plutôt bon marché. Selon une étude de Familles rurales de 2018, les premiers motifs portaient sur le manque de service public, d’emplois et les difficultés de transports. Or s’est établi un cercle vicieux, par lequel la baisse de densité compromet les services publics et la viabilité des commerces locaux. Pour le briser, il faudrait une volonté politique forte, et notamment en matière d’emploi, par exemple avec une vraie politique globale de retour à l’emploi .

Passé son côté spectaculaire, la proposition de mettre à disposition un million de logements apparaît donc peu réaliste et mal ciblée. Tout d’abord elle viserait un tiers du parc de logements vacants, ce qui semble très ambitieux. Pour rappel, l’objectif de construire 300 000 logements par an reste un horizon indépassable. Avec un montant moyen d’acquisition à 50 000€, sans doute sous-estimé, cette opération coûterait au bas mot 50 milliards d’euros, soit 10 milliards par an, auxquels s’ajouteraient surtout les dépenses de rénovation, qui risquent d’être très conséquentes. Qui plus est, ce chantier surmobiliserait les entreprises du BTP, déjà engagées sur les travaux de rénovation des logements habités, au risque de faire grimper la facture pour les particuliers acquéreurs. Enfin, les expériences réalisées dans certaines collectivités présentent des résultats équivoques . Compte-tenu de l’incertitude de conserver les nouveaux occupants sur place, l’État devrait également assurer les travaux pour mutualiser le risque de dérapage des coûts. L’opération promet aussi d’être mal ciblée, car les logements disponibles en zone rurale sont en majorité à vendre. Les ménages les plus modestes ou les plus jeunes, en recherche de location, peinent ainsi à s’implanter dans certains villages, ce qui les pousse vers les zones urbaines.

La proposition d’Arnaud Montebourg de rénover un million de logements en milieu rural est séduisante. Elle apparaît pourtant peu réaliste et mal ciblée.

Ainsi, plutôt qu’une politique d’accession à la propriété, il faudrait envisager une politique locative de revitalisation des campagnes. Une vision plus modeste du dispositif consisterait tout simplement à accompagner davantage les collectivités dans la rénovation de logements, au plus près des besoins. La mise en location peut alors se révéler être une source de revenus intéressante et mieux maîtrisables. Face à des dotations en baisse, les revenus locatifs des collectivités, qui représentaient seulement 2,5 milliards d’euros en 2014 1 , pourraient fournir de nouvelles ressources financières très utiles.

Une autre option consisterait à réorienter l’action des bailleurs sociaux, qui ont déserté les zones rurales, par des mécanismes incitatifs. En raison d’une faible demande et des besoins techniques, la gestion d’un parc dispersé de logements sociaux s’avère plus complexe. À tel point qu’il n’est pas rare que des organismes procèdent à la démolition d’une partie de leur patrimoine. Enfin, plus modestement, on pourrait imaginer des mécanismes encourageant les particuliers à proposer à la location leurs logements vides, souvent issus de successions, plutôt que de les vendre. Quoi qu’il en soit, toutes ces pistes nécessitent d’abord d’engager une vraie dynamique dans les milieux ruraux, reposant sur la création de nouvelles activités, le retour des services publics et de meilleurs réseaux de transports. Autant d’éléments malheureusement très peu abordés dans la campagne présidentielle actuelle.

1 Rapport de l’Observatoire des finances et de la gestion publique locales 2020 – page 61

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    Fin du modèle du pavillon avec jardin: l'écologie ne doit pas oublier le social

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 24 October - 01:34 · 5 minutes

Pour une grande partie de la population, en effet, ce type de discours d’adaptation n’est plus audible car, derrière ce discours, elle se dit:

LOGEMENT - La ministre du Logement Emmanuelle Wargon a qualifié les maisons individuelles, en l’occurrence le modèle du pavillon avec jardin , de “non-sens écologique, économique et social” dans une intervention le 14 octobre dernier en clôture de la concertation portant sur le thème “Habiter la ville de demain”, tout en reconnaissant que l’idéal de vie des Français demeure la maison individuelle pour les trois-quarts d’entre eux. Un rapport publié en 2018 par l’agence B&L évolution, intitulé “Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5 °C” en 2030, ne disait pas autre chose puisqu’il proposait une “interdiction de construction de nouvelles maisons individuelles, sauf habitat léger” avec l’idée d’“inverser la décohabitation ou la culture du “pavillon individuel pour tous”″.

La question ici n’est pas de savoir si c’est souhaitable ou non, mais d’attirer l’attention sur l’impérative nécessité d’un véritable travail d’acceptabilité sociale à produire en la matière. À défaut d’un tel travail, on risque de tomber dans une version mise à jour du fameux discours sur la nécessaire adaptation que l’on entend depuis les années 1980, mais cette fois liée à la transition écologique , mêlée à des messages culpabilisants, et empreints de mépris social, en rajoutant la maison individuelle à la célèbre phrase de Benjamin Griveaux , alors porte-parole du gouvernement, qui parlait en 2018 “des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel”… pour se rendre dans leur pavillon de banlieue pour regarder les émissions d’Hanouna. Une autre option est de recourir à la “pédagogie des catastrophes” (Denis de Rougemont) ou à l’“heuristique de la peur” (Hans Jonas), ce qui tend à générer des angoisses, mais pas à provoquer des actions dans la plupart des cas.

Le rêve par excellence des Français remis en cause

Pour une grande partie de la population, en effet, ce type de discours d’adaptation n’est plus audible, car, derrière ce discours, elle se dit: “Qu’est-ce que je vais perdre encore?”. Et en l’occurrence, ce qui est remis en cause par Emmanuelle Wargon, c’est tout simplement le rêve par excellence des Français de devenir propriétaire d’une maison individuelle avec jardin, en particulier dans une petite ville. Rêve qui a été d’ailleurs exacerbé par les différents confinements, comme on a pu l’observer avec la forte demande de résidences de ce type depuis cette période. Différentes études réalisées par l’institut de sondage OpinionWay pour SeLoger indiquent ainsi que “plus de la moitié des acquéreurs recherche une maison, tandis que les appartements n’attirent qu’un acquéreur sur quatre”.

Celles et ceux qui défendent la transition écologique considèrent que c’est une nécessité absolue et qu’il suffit, pour que les choses changent, d’informer la population, voire d’éveiller les consciences en lui faisant peur et en mettant en exergue les scénarios du pire si l’on ne fait rien. Malheureusement, on voit bien que cela ne marche pas. Comme le dit le spécialiste de la communication Thierry Libaert , “En matière climatique, la quasi-totalité des commentaires repose sur une croyance centrale: il faut informer les individus de la réalité du dérèglement climatique et de la gravité de ses conséquences. Toutefois, sur ce point majeur, les études s’inscrivent toutes autour de la même conclusion: la connaissance d’une information ne constitue pas le déterminant principal d’une modification des comportements”. Il évoque à ce propos une étude menée en 2008 par l’Université catholique de Louvain qui a montré qu’il n’existait pas de relation entre les informations diffusées en matière de changement climatique et les pratiques de consommation d’énergie. En clair, “Les ménages mieux informés sur les enjeux et facteurs de changement climatique ou sur les énergies renouvelables n’agissent pas de manière plus respectueuse de l’environnement”.

Entreprendre un travail d’acceptabilité de la transition écologique

À l’instar d’un projet d’infrastructure ayant un impact environnemental ou sur la vie de riverains, il paraît donc crucial d’entreprendre un travail d’acceptabilité de la transition écologique, même si l’on considère qu’elle est urgente et vitale, auprès des populations qui sont les plus susceptibles de subir son impact.

L’acceptabilité sociale est, en effet, le “résultat d’un processus par lequel les parties concernées conviennent ensemble des conditions minimales à mettre en place pour qu’un projet, un programme ou une politique s’intègre harmonieusement, à un moment donné, dans son milieu d’accueil” (Julie Caron-Malenfant et Thierry Conraud, Guide pratique de l’acceptabilité sociale: pistes de réflexion et d’action , Éditions DPMR, 2009). Cela vaut bien évidemment aussi pour la transition écologique.

Il convient également, comme le dit très bien Thierry Libaert , d’inscrire les discours sur la transition écologique dans un récit avec “un objectif qui puisse vraiment donner envie”, ce qui est loin d’être évident en ce qui concerne le logement.

Un accompagnement social pour les populations

Enfin, il apparaît indispensable de prévoir un accompagnement social pour les populations les plus impactées et/ou pour celles qui ont le moins les moyens de s’adapter à la nouvelle donne.

Si on ne le fait pas, il paraît assez évident qu’une partie de la population pourrait se braquer comme l’on fait les “Gilets jaunes” en 2018-2019. Avec le risque que la transition écologique ne soit assimilée par une partie notable de la population, notamment les catégories populaires, à des injonctions émanant de catégories favorisées –les “20%” étudiés par Monique Dagnaud et Jean-Laurent Cassely – injonctions qu’elles ne respectent d’ailleurs pas toujours elles-mêmes compte tenu de leur empreinte carbone souvent élevée, en leur confisquant leur rêve de devenir propriétaire d’une petite maison avec jardin alors que ces mêmes catégories vivent dans de grands appartements en centre-ville de grandes agglomérations et ont souvent une résidence secondaire à la campagne.

Il faut faire en sorte que, pour les catégories populaires, le “moins, c’est mieux”, ne soit pas assimilé à une forme de “ descenseur social ” alors que l’accession à la propriété était vue par ces catégories comme un objectif de vie et un symbole d’intégration à la société.

À voir également sur Le HuffPost: Voitures électriques, hydrogène vert, industrie décarbonée... les promesses écologiques de Macron pour 2030

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    La maison individuelle un "non-sens"? Emmanuelle Wargon s'explique après ses propos critiqués

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 October - 19:55 · 3 minutes

Emmanuelle Wargon s

LOGEMENT - Déminer les terrains habitables. Dans la soirée de ce vendredi 15 octobre, la ministre déléguée au logement Emmanuelle Wargon a tenu à faire une “mise au point” face aux critiques virulentes des professionnels du secteur à qui elle a déclaré que la maison individuelle était un “non-sens écologique , économique et social”.

Jeudi 14 octobre, Emmanuelle Wargon a présenté devant les professionnels du logement les conclusions de l’enquête “Habiter la France de demain”, “une démarche ambitieuse initiée en février 2021 visant à dessiner un habitat de demain écologique et désirable” vante le site du ministère. À cette occasion, la ministre s’est montrée critique face au “modèle du pavillon avec jardin (qui) n’est pas soutenable et nous mène à une impasse”, selon des propos rapportés par plusieurs médias.

Pour Emmanuelle Wargon, “ce modèle d’urbanisation qui dépend de la voiture pour les relier” n’est plus en phase avec la réalité: un “non-sens écologique, économique et social” a-t-elle déclaré, attirant les foudres des fédérations.

Dans une tribune dans la presse spécialisée , le président de la Fédération française des Constructeurs de Maisons individuelles (FFC) David Hereng s’est dit “révolté” par des propos “tenus par une élite parisienne dite écologique et pourtant très loin des territoires, des habitants et de leurs préoccupations.” Il a défendu une “culture du logement (...) ancestrale” et “totalement compatible avec un respect de l’environnement et une préservation de la biodiversité.”

Le pôle Habitat de la Fédération française du bâtiment (FFB) a lui “déploré la stigmatisation persistante de l’habitat individuel, à contresens des aspirations des Français” sur Twitter.

Wargon dénonce la “caricature” de ses propos

Face à ce tollé, la ministre a tenu à expliciter ses déclarations, déplorant la “caricature” qui en était faite. “Je le répète très clairement: il n’est pas question d’en finir avec la maison individuelle. Oui, les Français rêvent de la maison individuelle car c’est une promesse de confort, d’espace et de tranquillité. Personne ne veut les en empêcher ni les en dissuader”, a-t-elle assuré sur Twitter.

Elle a cependant insisté sur la nécessité de “repenser nos modèles d’urbanisme” pour répondre aux besoins du quotidien, en matière de proximité avec les services publics, les transports ou les commerces.

L’opération “Habiter la France de demain” visait à “mettre en valeur d’autres modèles d’habitat, plus durables et plus agréables à vivre, qui pour beaucoup existent déjà en France et ont vocation à se développer en complément de l’offre existante, qui bien sûr demeure”, selon un communiqué du ministère publié vendredi soir.

Il affirme que “les maisons individuelles ont toutes leur place dans ces nouveaux modèles”, et que la ministre “continuera pour sa part de défendre tous les modèles d’habitat durables qui, sans s’opposer à la maison individuelle, donnent des perspectives d’avenir pour réconcilier l’impératif écologique et celui de loger les Français là où ils en ont besoin”.

À voir également sur Le HuffPost: Ces mini-maisons permettent de loger les sans-abris de Los Angeles

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    La Ville de Paris va lancer une assurance habitation "à bas prix" pour les plus modestes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 3 October - 12:21 · 1 minute

La ville de Paris va lancer une assurance habitation

POLITIQUE - La mairie de Paris s’inspire de Nantes. Ian Brossat, l’adjoint communiste en charge du Logement dans la capitale annonce, ce dimanche 3 octobre, dans les colonnes du JDD , son intention de mettre en place une “assurance habitation multirisque à bas prix” à destination des foyers les plus modestes.

“Certains locataires n’ont pas d’assurance habitation. En cas de sinistre, ils doivent indemniser eux-mêmes leur propriétaire et les tiers. D’autres sont mal assurés ou paient trop cher”, constate celui qui est également le directeur de campagne du candidat PCF Fabien Roussel pour la prochaine élection présidentielle , évoquant l’objectif d’aider 400.000 ménages dans le parc social et privé.

Qui pour en bénéficier?

Le but: permettre à ces Parisiens, sous conditions de ressource, d’être mieux couverts, comme cela se fait déjà à Nantes, en Loire-Atlantique et leur “faire gagner du pouvoir d’achat” avec une cotisation à “moitié prix”.

Selon le Journal du Dimanche , les bénéficiaires “devront avoir un revenu inférieur à 2.000 euros net par mois pour une personne seule, 3.300 euros pour un couple, 4.300 euros pour une famille avec deux enfants.” L’hebdomadaire explique qu’un appel à projet sera publié à la mi-décembre, à l’attention des compagnies d’assurance, pour un lancement du dispositif avant l’été 2022.

“Le nombre fait la force. Les assureurs auront tout intérêt à faire une offre avantageuse pour les locataires parisiens, protectrice et bon marché”, veut croire Ian Brossat à ce sujet, promettant également un “accompagnement dans les démarches” et des “documents clairs.”

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    L'encadrement des loyers bientôt à Lyon, Bordeaux et Montpellier

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 3 September - 13:50 · 3 minutes

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LOGEMENTS - Le système d’ encadrement des loyers va s’étendre en 2022. Les villes de Lyon, Bordeaux et Montpellier vont pouvoir en bénéficier, comme l’a rapporté Le Figaro ce jeudi 2 septembre. Cela devrait être effectif entre le début et la mi-2022.

La ministre du logement Emmanuelle Wargon a validé les candidatures de ces villes pour la mise en place de ce dispositif prévu par la loi Elan (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) de 2018.

L’encadrement des loyers est en vigueur depuis 2015 à Paris - avec une interruption d’un an - , ainsi qu’à Lille et dans des villes de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Épinay-sur-Seine, L’Île-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Saint-Ouen-sur-Seine, Stains, Villetaneuse) depuis le 1er juin.

L’encadrement des loyers, testé en France à titre expérimental jusqu’en novembre 2023, interdit aux propriétaires de demander aux locataires un montant supérieur à une somme donnée, celle-ci variant selon les quartiers en fonction de l’état du marché. Il s’applique dans des zones de plus de 50.000 habitants “où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements”.

Offre de logement insuffisante, construction difficile et loyers élevés

Les villes qui le souhaitent doivent demander la mise en place de l’encadrement à l’État et un décret délimite le territoire sur lequel il peut être appliqué. Cependant ne sont concernées que les villes dans lesquelles l’offre de logement est insuffisante, où il est difficile d’en construire et où les loyers sont très élevés dans le parc privé.

Des critères que remplissent donc Lyon, Bordeaux et Montpellier, villes attractives et étudiantes. À ce sujet Le Figaro rappelle: “Les loyers ont grimpé de près de 23 % à Lyon depuis début 2017, de 10 % à Bordeaux et de près de 4 % à Montpellier, avec un rebond ces derniers mois”.

Des études devront encore déterminer les zones concernées avant un arrêté préfectoral précisant le montant d’un loyer médian pour chaque zone, au second semestre 2022.

D’autres villes s’étaient également portées candidates en novembre dernier pour bénéficier du dispositif, mais ont été refusées. Parmi elles, Grenoble, mais aussi en Île-de-France la ville de Grigny et onze communes de Grand-Orly Seine Bièvre.

Détérioration du marché immobilier

Concernant Bordeaux et son agglomération, elles connaissent “des augmentations fortes des prix de l’immobilier et une tension locative très importante. (...) Bordeaux en particulier se classe, depuis quelques années, parmi les villes plus chères de France”, selon un communiqué de la ville et de la Métropole bordelaise.

Le “marché immobilier s’est détérioré avec notamment une décorrélation toujours plus grande entre des prix en augmentation constante et les ressources des ménages qui ne progressent pas (...) Pour le même loyer, les habitants ont perdu en 4 ans en moyenne 18 m2”, ajoutent les collectivités.

Quant à Montpellier, ses niveaux de loyers sont parmi les plus élevés de France selon Midi Libre , avec un loyer médian de 13,2 €/ m2 dans la ville centre et 11,8 €/ m2 pour le reste du territoire. D’autant que les capacités des ménages à louer un logement restent faibles avec un taux de pauvreté très élevé (19% dans la Métropole, 26,6% à Montpellier contre 14,7 % en France).

Enfin, selon Lyon Mag , le loyer médian total pour la Métropole lyonnaise calculé par l’Observatoire local des loyers (OLL) était en 2020 de 11,90€/m², et de 12,6€ à Lyon et Villeurbanne. Les petites surfaces les plus élevées peuvent atteindre 22,60€/m2 de loyer médian. Bruno Bernard, président EELV de la Métropole de Lyon, a évoqué sur Twitter “un outil parmi d’autres qui va nous aider à maîtriser le coût des loyers, en particulier des petites surfaces”.

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    Airbnb a bloqué les réservations de 240.000 personnes en France pour éviter des fêtes clandestines

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 31 August - 06:42 · 2 minutes

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CORONAVIRUS - La plateforme de locations touristiques Airbnb a annoncé ce mardi 31 août avoir “bloqué ou redirigé” les tentatives de réservation de plus de 240.000 personnes en France en un an, conformément à son engagement volontaire d’éviter des fêtes clandestines.

Avec la crise du Covid-19, le site a explicitement interdit en août 2020 et “jusqu’à nouvel ordre” l’organisation de fêtes et autres événements dans tous les logements Airbnb. Leur capacité d’accueil est également limitée à 16 personnes.

Depuis, la plateforme bloque automatiquement les réservations de logements entiers pour les utilisateurs âgés de moins de 25 ans qui disposent de moins de trois commentaires positifs, lorsque le lieu de réservation est à proximité de leur domicile. Le critère de proximité est volontairement gardé secret pour éviter que certains utilisateurs ne le contournent, a indiqué Airbnb à l’AFP.

Dans un communiqué qui dresse le bilan annuel de la mesure, la plateforme estime que “près de 53.000” personnes ont été empêchées d’effectuer une réservation à Paris en raison de ce dispositif, “plus de 7000″ à Marseille et “plus de 4000” à Bordeaux.

Le compte des clients concernés n’est en revanche pas bloqué, a précisé Airbnb, et rien ne les empêche donc de réserver un logement plus loin ou une chambre privée.

Ce dispositif s’inscrit dans une série d’engagements pris par Airbnb en février dernier, après l’élaboration par la ministre du Logement Emmanuelle Wargon, des associations de collectivités territoriales et 30 villes, agglomérations et métropoles, d’une “feuille de route sur les meublés du tourisme” pour une meilleure régulation du secteur. Il s’ajoute à un service d’assistance déjà existant, qui permet aux voisins d’alerter en ligne la plateforme en cas de nuisances sonores ou de fêtes.

“Des milliers de séjours ont lieu en France chaque nuit, l’écrasante majorité des voyageurs sont respectueux et attentifs au voisinage”, a indiqué Emmanuel Marill, directeur d’Airbnb en France et en Europe, dans le communiqué du groupe. Contacté par l’AFP, Airbnb n’a toutefois pas souhaité donner le nombre annuel de réservations de la plateforme en France.

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