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    Olivia Grégoire, nouvelle porte-parole du gouvernement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 14:33 · 2 minutes

Olivia Gregoire photographiée à l'Assemblée nationale en mai 2018 (illustration) Olivia Gregoire photographiée à l'Assemblée nationale en mai 2018 (illustration)

POLITIQUE - Elle sera désormais la voix du gouvernement. Olivia Grégoire, ex- secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable , a été nommée ce vendredi 20 mai porte-parole du gouvernement. Une véritable promotion pour cette ex-cheffe d’entreprise de 43 ans au caractère bien trempé, qui fut un temps vice-présidente de la commission des Finances de l’Assemblée.

Voix rocailleuse de fumeuse, cette Parisienne pur jus, qualifiée de “pugnace” en Macronie, avait notamment été présidente de la commission spéciale pour la loi Pacte sur les entreprises et les privatisations.

Usant parfois d’ un langage managérial , l’élue qui a longtemps travaillé dans la “com”, notamment au sein du groupe Havas, se définissait elle-même dans la presse au moment de son élection en 2017 comme un “bulldozer” qui ne “lâche jamais”, rappelant avoir connu le chômage.

Durant la campagne de vaccination à l’été dernier , elle n’avait pas hésité à se faire vacciner devant les caméras. Une opération de communication avec Olivier Véran destinée à montrer que les femmes enceintes n’avaient rien à craindre du vaccin.

Fondatrice d’un cabinet de conseil pour PME et start-ups

Arrivée avec la vague des “marcheurs” élus pour la première fois, elle avait déjoué tous les pronostics en délogeant la droite dans l’un de ses fiefs parisiens les plus imprenables. Elle avait battu dans la 12e circonscription le député LR sortant et maire du XVe arrondissement Philippe Goujon.

Olivia Grégoire est d’ailleurs candidate à sa réélection dans cette circonscription où Emmanuel Macron a enregistré un score très confortable au premier tour de la présidentielle.

Née le 30 septembre 1978 à Paris, la macroniste a fait des études d’histoire, puis a été diplômée de Sciences Po -dans la même promotion qu’Emmanuel Macron-, et de l’Essec.

Fondatrice d’un cabinet de conseil en stratégie d’entreprise à destination des PME et start-ups, Olivia Grégoire, engagée de longue date avec la droite libérale et le centre droit, est passée par les cabinets ministériels de Jean-Pierre Raffarin et Xavier Bertrand.

Porte-parole du groupe LREM, dès les débuts en 2017, cette quadra très à l’aise sur les plateaux de télévision s’était engagée dans la campagne parisienne des municipales auprès de Benjamin Griveaux , jusqu’à son retrait forcé après la diffusion d’une vidéo intime via les réseaux sociaux.

La ministre, qui a eu les honneurs de la presse people lors de son idylle avec l’ex-Premier ministre Manuel Valls en 2018, liste dans ses centres d’intérêt la natation et le snorkelling, ainsi que la peinture contemporaine. Olivia Grégoire est la cinquième à occuper ce poste sous Emmanuel Macron, après Christophe Castaner, Benjamin Griveaux, Sibeth Ndiaye et Gabriel Attal.

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    Législatives 2022: une carte pour résumer le bazar des dissidences

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 08:17 · 5 minutes

Jean-Luc Mélenchon et la NUPES sont ceux qui doivent faire face au plus de dissidences.  Jean-Luc Mélenchon et la NUPES sont ceux qui doivent faire face au plus de dissidences.

POLITIQUE - L’union fait la force, parait-il. Mais pour obtenir l’union aux législatives , passer en force n’est pas forcément une bonne solution. La confédération de la majorité présidentielle “Ensemble” et l’alliance des gauches NUPES le savent bien, eux qui ont tout fait pour présenter un candidat unique par circonscription et se retrouvent pourtant avec le plus de candidatures dissidentes.

Sur les 577 circonscriptions, Le HuffPost a identifié une cinquantaine de dissidences, toutes visibles dans notre carte ci-dessous . Cette liste, pensée pour être la plus complète possible, n’a pas la prétention d’être exhaustive.

Les aspirants députés ont jusqu’à ce vendredi 20 mai pour déposer leur candidature en préfecture, avant la publication de la liste officielle le lundi 23 mai. Avant cette échéance, une dizaine de candidatures dissidentes au sein de la majorité, et plus d’une trentaine à gauche ont émergé. Le chiffre définitif sera précisé lundi.

“L es candidatures dissidentes sont assez classiques et renvoient à la difficulté des partis politiques à poser une discipline partisane”, explique au HuffPost , Clément Desrumaux, maître de conférences en sciences politiques à l’Université Lyon 2. Les risques sont encore plus grands lorsqu’une coalition se crée, comme c’est le cas de la NUPES (LFI, PS, EELV, PCF)  et d’Ensemble (LREM, MoDem, Horizons, Territoires de progrès). À titre de comparaison, le Rassemblement national et Les Républicains qui font cavalier seul ne comptent à ce stade qu’une candidature dissidente chacun.

Interrogé sur ce sujet, le coordinateur LFI et député du Nord Adrien Quatennens a estimé le 10 mai sur Sud Radio qu’il s’agissait d’“un phénomène minoritaire”. Dans Le Monde , la direction de LREM balaye aussi un “chiffre marginal”. Une cinquantaine sur près de 600, c’est effectivement peu. Mais certaines situations sont suffisamment cocasses pour être examinées de près.

Autant de dissidents PS que de circonscription en Dordogne

En Dordogne, Jean-Luc Mélenchon est arrivé troisième (20,3%) du premier tour de la présidentielle, derrière Marine Le Pen (25,7%) et Emmanuel Macron (23,7%). L’écart entre le candidat LFI et ses deux adversaires est faible. Assez en tout cas pour tenter une victoire à gauche aux législatives, à condition de rassembler toutes les sensibilités sous une seule bannière, celle de la NUPES.

De quoi encourager l’union pour les législatives? Bien au contraire. “Les dissidences sont plus importantes dans les circonscriptions qui sont jugées favorables à un parti. Si c’est une circonscription historiquement ancrée à gauche, le potentiel de victoire est important et cela attise les convoitises et donc les dissidences. Dans le meilleur des cas, il est possible de remporter la circo’, dans le pire des cas, il est possible de faire un score suffisant pour se faire rembourser ses dépenses de campagne”, explique Clément Desrumaux. La Dordogne en est l’illustration parfaite.

La NUPES a investi un candidat dans chaque circonscription: trois issus de la France Insoumise et un de Génération.s (micro parti créé par Benoît Hamon après sa déroute de 2017). Mais au total, sur les quatre circonscriptions, il y a huit représentants de la gauche. Quatre de la NUPES et... quatre socialistes dissidents qui ont récemment reçu le soutien de l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve: Floran Vadillo (1re circonscription), Christophe Cathus (2e), Martial Peyrouny (3e) et Christian Teillac (4e).

Unanimement, ils dénoncent l’exclusion des socialistes dans des territoires où le parti est pourtant bien implanté. Et se servent de leur ancrage local comme d’un argument pour justifier leur candidature dissidente. “L’union, c’était oui s’il y avait eu un équilibre, mais il n’y en a pas en Dordogne”, justifie Floran Vadillo, secrétaire national du PS à France bleu Région .

À Paris, dans la 15e circonscription, Lamia El Aaraje est sur la même ligne. La socialiste ne décolère pas depuis l’investiture de Danielle Simmonet (LFI): “Je suis la sortante [elle a été élue lors d’une législative partielle en 2021, avant que l’élection soit annulée, NDLR] quel est le sens de choisir une candidate qui a perdu en 2012 et 2017 dans une autre circo et qui a reperdu en 2021?” grince-t-elle dans Libération .

LREM confronté à “des concurrences internes importantes”

Du côté d’Ensemble (LREM, MoDem et Horizons), les parachutages contre des sortants ont aussi suscité l’incompréhension. Exemple dans la 5e circonscription des Français de l’étranger, où Stéphane Vojetta s’est vu remplacer par Manuel Valls. Le député malheureux a décidé de rester dans la course, quitte à être exclu de LREM . Un autre exemple -sans doute le plus insolite- se trouve dans la 2e circonscription du Finistère. Le territoire est plus que gagnable, Emmanuel Macron y a devancé ses concurrents de plus de 10 points au premier tour de la présidentielle.

L’investiture a été accordée à Marc Coatanéa. Évincé, Jean-Charles Larsonneur, député sortant membre d’Agir entend bien lui faire concurrence. Bonus: Mikaël Cabon, militant LREM, envisage lui aussi de se présenter, à en croire ses déclarations au Télégramme . Une circonscription et trois candidats soutiens du président de la République.

Pour Clément Desrumaux, les dissidences au sein de la majorité s’expliquent en partie par la jeunesse du parti présidentiel et des hiérarchies locales encore à construire. “ LREM est encore en train de s’institutionnaliser, explique-t-il. Et il y a en plus un regard important d’Emmanuel Macron et des cadres (les candidatures ont été passées au peigne fin par le président lui-même, NDLR), ce qui produit des concurrences internes importantes.”

Dans les colonnes du Monde , des cadres d’En Marche minimisent l’impact électoral de ces candidatures éparpillées: il est “impossible” de se faire élire sans le soutien officiel du parti du président, selon eux. Au sein de la NUPES, on se garde bien d’une telle affirmation. Et le premier secrétaire du PS Olivier Faure hausse le ton vis-à-vis de ceux qui, comme la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, soutiennent les dissidents. “Si un label commun est décidé ce soir, c’est un acte de fraction”, avait-il mis en garde avant une réunion organisée le 13 mai par les opposants à l’alliance, sous la houlette de la présidente de région.

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    Tous les sondages des législatives 2022 dans notre compilateur au 20 mai

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 04:15 · 4 minutes

Tous les sondages des législatives 2022 dans notre compilateur. (photo d'illustration) Tous les sondages des législatives 2022 dans notre compilateur. (photo d'illustration)

POLITIQUE - Trois semaines de campagne. C’est ce qui sépare les candidats et les électeurs du premier tour des élections législatives . Il est prévu dimanche 12 juin, une semaine avant le second tour. Voilà pour le point d’arrivée. D’ici là, les préfectures vont officialiser le nom des prétendants dans les 577 circonscriptions; ils ont jusqu’à ce vendredi 20 mai en fin de journée pour se faire connaître.

Parmi eux, Élisabeth Borne qui a confirmé sa candidature dans le Calvados. À n’en pas douter, un sondage viendra prochainement prendre le pouls de l’opinion dans ce territoire normand où la Première ministre sera grande favorite. Favorite, l’alliance LREM-Modem-Horizon-Agir qui soutient Emmanuel Macron l’est aussi au plan national. Dans la foulée de la présidentielle, cela parait logique; c’est en tout cas ce qui s’est produit en 2002, 2007, 2012 et 2017.

Ce n’est pourtant pas évident lorsque l’on regarde les premiers sondages qui ont été publiés depuis le 24 avril. Il apparait en effet dans le compilateur de sondages du HuffPost (méthodologie à retrouver en fin d’article) qu’un autre camp dépasse, ce vendredi 20 mai, celui du Président de la République.

La NUPES , alliance de gauche (France insoumise, EELV, PS, PCF) qui espère envoyer Jean-Luc Mélenchon à Matignon est en effet créditée de 27,5% des voix en moyenne, soit un point de plus qu’Ensemble. Troisième, le Rassemblement national enregistre 22,6% très loin devant Les Républicains (10,3%) et Reconquête, le parti d’Éric Zemmour (5,6%).

La majorité absolue pour Macron malgré tout?

Mais si la majorité présidentielle peut espérer l’emporter, c’est que toutes les projections qui sont réalisées pour le second tour la donne large vainqueur. Selon Harris Interactive (pour Challenges), Elabe (BFMTV et L’Express) ou Opinionway (Les Echos), Ensemble est crédité de 300 à 350 sièges quand la NUPES est donnée à 100-160 sièges, le RN a un peu plus de 50 et Les Républicains entre 35 et 50. De quoi mettre Jean-Luc Mélenchon passablement en colère.

Alors comment expliquer une telle différence entre les deux tours? Tout d’abord en rappelant que les élections législatives forment un scrutin complexe loin de la proportionnelle qui attribuerait le nombre de députés en fonction du score au premier tour.

Le scrutin uninominal à deux tours tel qu’il existe privilégie les partis dont le score est homogène sur le territoire puisqu’il permet d’espérer une qualification au second tour dans beaucoup plus de circonscriptions. C’est un avantage pour la majorité puisqu’au premier tour de la présidentielle Emmanuel Macron a enregistré de bons scores globalement partout sans connaître de triomphes ou d’échecs cuisants. À l’inverse, Jean-Luc Mélenchon qui a fait des scores très élevés dans certaines villes et en banlieue a connu des résultats beaucoup moins bons ailleurs sur le territoire. En extrapolant aux législatives, on peut imaginer que les candidats de la NUPES enregistrent parfois des scores très élevés tandis que d’autres auront des difficultés à se qualifier.

Plus de réserves au centre qu’à gauche

Une fois au second tour, et même si des triangulaires peuvent survenir contrairement à la présidentielle, c’est le positionnement de la majorité qui lui confère un avantage. En étant au centre du jeu, elle peut espérer avoir des réserves à la fois à gauche et à droite tandis que la NUPES n’en aura pas. Et conséquence du point évoqué plus haut, la majorité pourrait -selon une estimation Opinionway- être en duel contre le RN dans une circonscription sur deux. “Ce sont des seconds tours faciles à gagner”, estime Bruno Jeanbart, vice-président de cet institut de sondages pour franceinfo .

Pour conclure, rappelons cependant comme toujours que les sondages ne sont qu’une photographie de l’opinion au moment où ils sont réalisés. Pour ces législatives, ils sont à prendre avec d’autant plus de pincettes qu’il n’est pas possible de réaliser 577 mini-sondages dans chaque circonscription et qu’à ce stade, le nom de tous les candidats n’est pas encore connu.

Le compilateur de sondages du HuffPost , comment ça marche?

Chaque nouveau sondage d’intentions de vote pour la présidentielle est pris en compte dans notre compilateur. Celui-ci calcule alors la nouvelle moyenne des scores réalisés par chaque camp sur les cinq dernières enquêtes publiées. Plus l’enquête est récente, plus son poids est prépondérant dans cette moyenne. Cliquez ici pour télécharger la liste de tous les sondages utilisés pour cet article.

À voir également sur Le HuffPost: On était à la présentation du programme de la Nupes, on vous raconte

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    Législatives 2022: Jérôme Peyrat reconnaît un "manque d'appréciation" sur sa candidature

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 09:53 · 2 minutes

Jérôme Peyrat, ici en mars 2022, a retiré sa candidature aux législatives le 18 mai 2022. Jérôme Peyrat, ici en mars 2022, a retiré sa candidature aux législatives le 18 mai 2022.

LÉGISLATIVES - Jérôme Peyrat, ex-candidat pour Ensemble! dans la 4e circonscription de Dordogne, aurait-il dû être investi alors qu’il avait été condamné en septembre 2020 pour violence sur son ex-compagne ? Au lendemain du retrait de sa candidature, l’intéressé reconnaît sur France Bleu ce jeudi 19 mai un “manque d’appréciation”.

La polémique autour de son investiture -qui embarrassait aussi certains membres de la majorité - a éclaté mercredi matin, après que Stanislas Guérini a apporté son soutien au candidat sur Franceinfo. Pour le patron de LREM, Jérôme Peyrat est un “honnête homme”, incapable “de violences sur les femmes”. Ces propos ont provoqué un tollé.

Malgré la vague de critiques venue de personnalités et de l’opposition, Jérôme Peyrat a assuré mercredi midi qu’il n’avait pas l’intention de renoncer... avant de faire marche arrière quelques heures plus tard. “J’ai pris la mesure dans l’après-midi du volume de réactions qu’il y avait, notamment sur les réseaux sociaux”, justifie ce proche d’Emmanuel Macron.

“Un malentendu”, selon Jérôme Peyrat

“J’ai pris la mesure qu’il y avait, beaucoup plus gravement que je ne pouvais le penser un malentendu, manifestement. Et que ma candidature, pour un certain nombre de choses sur lesquelles je peux revenir, était assimilée à celle de quelqu’un qui ne pouvait pas incarner ces valeurs-là”, poursuit-il.

Il fait référence au combat contre les violences faites aux femmes, l’un des piliers de la grande cause du premier quinquennat d’Emmanuel Macron consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes. Jérôme Peyrat assure “souscrire” à ce combat.

″À partir du moment où il pourrait y avoir, par rapport à cette cause-là qui est une grande cause, un malentendu, je pense que le meilleur service que je pouvais rendre à ma famille politique, c’est effectivement de retirer cette candidature parce que je ne voulais en aucun cas affaiblir ce combat-là et cette cause-là”, détaille-t-il.

Jérôme Peyrat a aussi été interrogé sur Jacqueline Dubois , la députée sortante qui n’avait pas été investie par LREM mais candidate avec le soutien de l’Alliance centriste, proche de la majorité. “Contrairement à ce qui a été dit par elle et d’autres commentateurs (...), je ne suis pas membre de la commission d’investiture. Je ne l’ai pas influencée pour qu’elle n’ait pas l’investiture et que je l’aie à sa place”, assure l’ex-candidat. Il n’a pas non plus indiqué s’il soutenait son ancienne adversaire, désormais seule représentante de la majorité dans la circonscription.

À voir également aussi sur le Huffpost: Le naufrage de cette candidate RN aux législatives n’est pas passé inaperçu

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    Le LREM Jérôme Peyrat retire sa candidature aux législatives

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 15:09 · 3 minutes

Jérôme Peyrat, le LREM condamné pour violences conjugales retire sa candidature aux législatives Jérôme Peyrat, le LREM condamné pour violences conjugales retire sa candidature aux législatives

POLITIQUE - Il n’y va plus. Jérôme Peyrat, le candidat LREM aux élections législatives en Dordogne, condamné en 2020 dans une affaire de violence envers une ex-compagne (causant 14 jours d’ITT) annonce à l’Agence France Presse qu’il retire sa candidature, ce mercredi 18 mai.

Il était au coeur d’une polémique relancée un peu plus tôt dans la journée par le patron du parti présidentiel Stanislas Guérini. Interrogé sur franceinfo, le délégué général de La République en Marche , s’est lancé dans une défense hasardeuse, et très critiquée, de l’ancien conseiller élyséen, condamné à l’époque à une amende de 3000 euros avec sursis.

“Mauvaise foi” et “bonne conscience a peu de frais”

“J’entends que ma candidature aux élections législatives pourrait porter atteinte à ma famille politique. Je la retire”, indique le désormais ex-candidat dans la 4e circonscription de Dordogne, avant d’ajouter, toujours auprès de l’AFP: “J’invite chacune et chacun à regarder précisément les faits qui me sont reprochés, la décision de justice et les autres décisions prises dans cette affaire”.

Selon France Bleu, son ex-compagne avait quant à elle écopé d’amendes de 500 et 800 euros pour des appels et SMS malveillants à Jérôme Peyrat et à des proches.

“L’alliance de la mauvaise foi, des raccourcis partisans et de la bonne conscience a peu de frais, amplifiée par des canaux digitaux où l’anonymat le dispute à l’ignorance des procureurs d’occasion, amalgame un épisode de ma vie sur lequel je me suis largement expliqué, avec une violence qui m’est totalement étrangère”, affirme encore celui qui est maire de La Roque-Gageac (en Dordogne) dans un communiqué.

Son investiture a provoqué des secousses jusque dans la majorité avec la candidature dissidente de la députée LREM sortante Jacqueline Dubois. Elle a également éclaboussé le patron des marcheurs Stanislas Guerini pour ses propos tenus quelques heures plus tôt.

Guérini change de pied

Le responsable LREM a décrit Jérôme Peyrat comme “un honnête homme. Je ne crois pas qu’il soit capable de violences sur les femmes”, avait-il estimé: “Si j’avais la conviction ou même le soupçon qu’on a affaire à quelqu’un qui puisse être violent et coupable de violences sur les femmes, jamais je n’aurais accepté cette investiture-là”.

Des propos qui ont fait bondir l’opposition, notamment la LFI Mathilde Panot, qui a dénoncé une “honte” et un “naufrage”... au point de provoquer le rétropédalage du marcheur en chef.

“Je mesure que les propos que j’ai tenus ce matin (...) ont pu heurter et blesser”, a ainsi réagi dans l’après midi Stanislas Guerini sur Twitter. “Je veux réaffirmer ici avec force un engagement total de la majorité présidentielle pour soutenir la libération de la parole des femmes”. “Pour ne laisser aucune place à l’ambiguïté sur nos engagements, j’ai échangé avec Jérôme Peyrat ce jour, et nous avons convenu ensemble qu’il retire sa candidature”, conclut Stanislas Guerini.

Dans le sillage du mouvement MeToo, les accusations de violences faites aux femmes ont surgi de manière inédite dans la campagne des législatives de juin: outre le retrait de Taha Bouhafs à LFI, plusieurs candidats sont sous le feu des critiques.

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    Aux législatives, le cas Jérôme Peyrat embarrasse la Macronie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 13:56 · 4 minutes

Jerôme Peyrat photographié lors des élections municipales de 2014 Jerôme Peyrat photographié lors des élections municipales de 2014

POLITIQUE - C’est ce qui s’appelle “remettre une pièce dans la machine”. Ce mercredi 18 mai sur franceinfo, le délégué général de La République en Marche, Stanislas Guérini , s’est lancé dans une défense hasardeuse du candidat Jérôme Peyrat, investi, un temps, par la majorité présidentielle dans la 4e circonscription de Dordogne. Une investiture qui est mal passée, le maire de La Roque-Gageac ayant été condamné en septembre 2020 à une amende de 3000 euros avec sursis dans une affaire de violence envers une ex-compagne.

Mise à jour: depuis la publication de notre article, Jérôme Peyrat a annoncé retirer sa candidature aux législatives .

Symbole désastreux, cet ex-UMP, conseiller influent dans l’appareil macroniste, a été désigné au détriment de Jacqueline Dubois , députée LREM sortante. Évincer une femme au profit d’un homme condamné pour violences conjugales: une démarche qui s’accommode mal de l’égalité homme femme, érigée “grande cause du quinquennat” écoulé (et à venir) par Emmanuel Macron. Surtout quand Stanislas Guérini se dit “infiniment convaincu” que Jérôme Peyrat n’est pas “capable de violences”, malgré les 14 jours d’Incapacité Temporaire Travail (ITT) qui ont été octroyés à l’ex-compagne du candidat au moment des faits.

“Les masques tombent”

Résultat: une avalanche de réactions indignées après les propos de Stanislas Guérini mercredi matin. “La question n’est donc pas la justice (en l’espèce elle est passée et elle a condamné) mais la protection des hommes violents. Merci Stanislas Guérini de le dire avec autant de clarté. Au moins, les masques tombent”, a taclé l’écologiste Sandrine Rousseau, alors que la militante féministe Caroline de Haas (poche de la NUPES) a lancé une pétition exigeant le retrait de l’investiture à Jérôme Peyrat.

La suite logique d’une séquence qui s’observe depuis plusieurs jours, notamment au niveau local. Comme le rapporte Le Monde , des membres LREM du département ont exprimé leur “stupéfaction” après le choix fait par la Commission d’investiture de sacrifier Jacqueline Dubois pour faire la place à Jérôme Peyrat. “Un candidat peut-il donner envie aux citoyennes de s’impliquer alors qu’il prend la place de la première femme élue députée de notre circonscription?”, interrogent-ils dans un communiqué diffusé dimanche 15 mai.

Un malaise qui se fait désormais ressentir jusqu’à l’Assemblée nationale, où des élus LREM apprécient moyennement l’opération sauvetage tentée par Stanislas Guérini. “S’il pouvait de temps en temps fermer sa gueule...”, grince un marcheur historique, particulièrement sévère à l’égard du choix Peyrat: une “erreur” car “indéfendable” sur le plan symbolique.

Dissidence

“En plus, c’est cruel pour Jacqueline Dubois, ce n’est pas une députée qui posait problème au sein du groupe”, renchérit une élue influente, également dubitative sur les choix faits par la commission d’investiture. “On a lourdé de bons députés, et on en a gardé des gens problématiques”, soupire-t-elle, citant notamment le cas de Sira Sylla, accusée par un ex-collaborateur de harcèlement moral . “Tout le monde (ou presque) est indigné et en colère mais personne ne parle par crainte de représailles”, enfonce une source parlementaire.

Alors que l’embarras commence à infuser dans les troupes macronistes, certains imaginent que cette investiture ne puisse résister longtemps. “Si ça continue comme ça, ce n’est pas impossible qu’il soit débranché d’ici vendredi (ce qui a été confirmé, NDLR)”, observe un député LREM à propos de Jérôme Peyrat, quand un autre s’en remet au jugement des urnes: “les bons conseillers de l’ombre ne font pas forcément de bons candidats”.

Sur le plan électoral, la situation est de toute façon complexe, avec une candidature dissidente: celle de Jacqueline Dubois, qui compte bien se représenter. “La candidature de Monsieur Peyrat affaiblit la République en marche, son honneur serait de se retirer. Il a fait une triple erreur, sous-estimer l’impact de sa condamnation, la deuxième, c’est la trahison d’une amitié, la troisième c’est de me sous-estimer. Il m’a dit : ‘là tu es en colère, demain ça ira mieux’. Eh bien ça va mieux, et je suis candidate”, a-t-elle déclaré ce mercredi sur France bleu .

Et de citer pour mot Élisabeth Borne sur Twitter : “rien ne doit freiner le combat pour la place des femmes dans notre société”. De quoi alimenter le malaise des troupes macronistes.

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    Législatives 2022: Stanislas Guérini soutient Jérôme Peyrat, candidat LREM, condamné pour violences conjugales

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 09:14 · 4 minutes

Stanislas Guérini a défendu ce mercredi 18 mai l'investture LREM de Jérôme Peyrat, comdamné pour violences contre son ex-femme Stanislas Guérini a défendu ce mercredi 18 mai l'investture LREM de Jérôme Peyrat, comdamné pour violences contre son ex-femme

POLITIQUE - Défendre le condamné, telle était la mission de Stanislas Guérini ce mercredi 18 mai. Le premier marcheur a soutenu l’investiture, par LREM , de Jérôme Peyrat , condamné pour violences contre son ex-compagne, dans la 4e circonscription de Dordogne.

“Si j’avais la conviction –ou même le soupçon– qu’on ait affaire à quelqu’un qui puisse être violent et coupable de violences sur les femmes, jamais je n’aurais accepté cette investiture”, déclare le délégué général d’En Marche sur franceinfo, à propos de Jérôme Peyrat. “C’est un honnête homme. Je ne le crois pas capable de violence sur les femmes”, répète-t-il sans sourciller, quelques minutes plus tard.

Mise à jour: depuis la publication de notre article, Jérôme Peyrat a annoncé retirer sa candidature aux législatives .

Stanislas Guérini assure avoir “pris son temps pour savoir si on pouvait avoir affaire à quelqu’un capable de violences volontaires. Je crois et je suis même infiniment convaincu que ce n’est pas le cas.”

La justice n’est pas du même avis. Jérôme Peyrat, ancien conseiller de l’Élysée, a été condamné en septembre 2020 à une amende de 3000 euros avec sursis dans une affaire de violence envers une ex-compagne. Selon France Bleu, cette femme avait pour sa part été condamnée à des amendes de 500 et 800 euros pour des appels et SMS malveillants à Jérôme Peyrat et des proches.

Dans ce contexte, comment justifier le soutien des cadres du parti présidentiel, alors qu’Emmanuel Macron a fait de l’égalité hommes-femmes la grande cause de ses deux quinquennats? Sans compter que cette investiture se fait aux dépens de la députée macroniste sortante Jacqueline Dubois.

“Je suis conscient du caractère symbolique et, par mes propos, je ne veux jamais donner l’impression qu’on pourrait empêcher la libération de la parole des femmes” ou “la minimiser”, a déclaré à plusieurs reprises Stanislas Guérini sur franceinfo.

Affaire “complexe” et pas d’inélégbilité: les arguments LREM

Le chef d’En Marche a malgré tout trouvé trois arguments pour justifier l’investiture de Peyrat. D’une part, la “complexité” de l’affaire, où les deux parties ont été condamnées. Puis, la condamnation en elle-même, où l’inégibilité n’a pas été prononcée. Enfin, la réélection de Jérôme Peyrat lors des municipales de mars 2020, preuve – selon lui – de la confiance que lui accord les électeurs. Le délégué général d’En Marche oublie cependant qu’au moment de ces élections locales, Jérôme Peyrat n’avait pas encore été condamné.

“Il se soumettra au jugement des Français, le seul qui vaille à travers une élection”, maintient Stanislas Guérini.

Auprès de l’AFP le 17 mai, Jérôme Peyrat a dit ne “pas penser” que cette affaire “mérit[ait] des amalgames et des généralisations”. ”Ça ne sert pas la cause, qui est de lutter contre les violences faites aux femmes.” “Le sursis, ça veut dire quelque chose. J’ai considéré que je ne devais pas faire appel et qu’il n’était pas impossible de continuer une vie publique”, poursuit l’ex-directeur général de l’UMP et actuel maire de La Roque-Gageac (Dordogne).

La défense hasardeuse de la majorité a immédiatement provoqué l’indignation des auditeurs et des personnalités engagées pour la lutte contre les violences conjugales. “14 jours d’ITT, alors ferme-la, merci”, a taclé Valérie Damidot, en référence à l’arrêt de travail prescrit à l’ex-compagne de Jérôme Peyrat.

Même au sein de la majorité, l’affaire crispe. Soutiens de Jacqueline Dubois, des militants locaux LREM ont diffusé, dimanche 15 mai, un communiqué de protestation. “Un candidat peut-il donner envie aux citoyennes de s’impliquer alors qu’il prend la place de la première femme élue députée de notre circonscription ? (...) Enfin, pourra-t-il défendre la grande cause du quinquennat, justement celle des femmes ?”, écrivent-ils.

Le cas Peyrat n’est pas une exception dans les candidatures LREM . Plusieurs autres investis sont empêtrés dans des situations pudiquement considérées comme “délicates”: mises en examen, harcèlement moral... Ce qui ne gêne pas en interne, comme le montre notre vidéo ci-dessous.

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    Législatives 2022: Stéphane Vojetta, député dissident contre Valls, exclu de LREM

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 12:54 · 2 minutes

Stéphane Vojetta, député dissident contre Valls aux législatives, exclu de LREM Stéphane Vojetta, député dissident contre Valls aux législatives, exclu de LREM

POLITIQUE - Évincé au profit de Manuel Valls aux législatives, le député sortant des Français de l’étranger Stéphane Vojetta n’en restait pas moins un soutien d’ Emmanuel Macron , membre du mouvement présidentiel. Ce qui n’a pas empêché son exclusion de LREM ce mardi 17 mai, a appris Le HuffPost, confirmant une information de France Télévisions .

Député sortant de la 5e circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Monaco et Andorre), Stéphane Vojetta a découvert le 5 mai dernier qu’il n’était pas investi par la majorité présidentielle aux élections législatives. À sa place, LREM a choisi Manuel Valls , ancien Premier ministre de François Hollande et candidat malheureux à la mairie de Barcelone. Stéphane Vojetta a choisi d’être candidat dissident, “toujours en soutien d’Emmanuel Macron”. Mais son maintien dans la course lui vaut d’être sanctionné par le parti.

“Stéphane Vojetta et sa suppléante ont été exclus hier à la suite du bureau d’En Marche. Il n’y a qu’un seul candidat de la majorité par circonscription”, a déclaré au HuffPost l’entourage de Stanislas Guérini, délégué général d’En Marche.

Plusieurs dissidences Ensemble!

Le député sortant n’a pas encore réagi à l’annonce de son éviction. Pour défendre son bilan et se faire réélire, il s’est engagé dans une tournée des principales villes de sa circonscription.

Selon notre confrère de France Télévisions, d’autres candidats dissidents ont déjà subi le même sort.  À ce jour, selon une liste non exhaustive, la confédération Ensemble! (LREM, MoDem et Horizons) compte au moins 8 candidatures dissidentes. Dont, dans le Val-d’Oise, celle de Natahlie Elimas , ancienne secrétaire d’État chargée de l’Éducation prioritaire contrainte de quitter son poste après des accusations de harcèlement moral.

Si le bureau d’En Marche n’a pas encore tranché, tous risquent l’exclusion, à moins qu’ils ne se retirent de la course d’ici au 20 mai, date limite de dépôt des candidatures.

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