close
  • Hu chevron_right

    Paris: La manifestation des enseignants interdite jeudi 20 janvier

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 21:46 · 3 minutes

Lors de la manifestation des enseignants, à Paris, le 13 janvier 2022.

GRÈVE - La manifestation parisienne de plusieurs syndicats enseignants prévue jeudi 20 janvier pour demander “des réponses fortes” face au “chaos” engendré par la crise sanitaire, a été interdite par la préfecture de police de Paris , la déclaration ayant été faite “hors délai”, a-t-on appris ce mardi 18 janvier de sources concordantes.

“Le préfet de police (...) n’a pas interdit la manifestation” mais n’a pas pu “délivrer de récépissé” aux organisateurs dont la déclaration préalable n’a pas été déposée dans les “délais légaux”, à savoir plus de trois jours avant la journée de mobilisation, selon le code de la sécurité intérieur, a souligné la préfecture dans un communiqué.

La PP, qui dit n’avoir reçu la déclaration que ce mardi à “12 heures 20”, invite les organisateurs à “tirer les conséquences de la loi”.

Les organisateurs d’une manifestation interdite encourent, selon le code pénal, six mois d’emprisonnement et 7500 euros d’amende. Les participants risquent une contravention de 135 euros.

Selon une source proche du dossier, “ils comptaient les uns sur les autres pour faire la déclaration, du coup ils sont hors délai”.

Les syndicats FSU, CGT Educ’action, FO et SUD Education, ainsi que la FCPE, première organisation de parents d’élèves, et les mouvements lycéens FIDL, MNL et La Voix lycéenne ont appelé à “poursuivre la mobilisation” après la grève très suivie jeudi dernier , en s’engageant “dans une nouvelle journée d’action jeudi, y compris par la grève”.

Une décision “inacceptable” pour la CGT

“La préfecture de police de Paris refuse d’autoriser la manifestation organisée par l’intersyndicale d’Île-de-France. Non content de rester sourd à la colère et aux revendications des personnels de l’ Éducation nationale , le gouvernement, à travers son représentant, leur dénie le droit de l’exprimer en manifestant dans Paris”, regrette la CGT dans un communiqué.

Le syndicat juge cette décision du préfet de police “inacceptable” et dit “exiger que le droit constitutionnel de manifester soit respecté”.

“Après une manifestation réussie, le 13 janvier, la préfecture de police interdit l’expression des revendications des personnels à la suite des annonces faites par le premier ministre (...) La FSU proteste vivement et exige que l’interdiction de manifestation soit levée”, a demandé ce syndicat dans un autre communiqué.

Face à cette interdiction de manifester, le syndicat FO dit “mainten(ir) (son) souhait de se rassembler devant le ministère de l’Éducation, ce même jour, jeudi”. “Le motif de ce refus étant le non respect des délais trop courts entre notre demande et la date de la manifestation, nous vous faisons remarquer que les délais étaient encore plus courts entre la décision de mettre en place le dernier protocole sanitaire dans les établissements et sa mise en application”, écrit le syndicat dans un communiqué.

Un recours gracieux a été envoyé par les syndicats.

À voir également sur Le HuffPost : Grève du 13 janvier: Ces profs en colère ont manifesté pour la première fois

  • Hu chevron_right

    Darmanin signale à la justice cette manif d'extrême droite après la diffusion d'une photo

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 19:58 · 2 minutes

Après la diffusion d

JUSTICE - Gérald Darmanin a demandé ce dimanche 16 janvier à la préfecture de police de Paris de faire un signalement à la justice après la diffusion d’une photo d’un groupe de militants d’extrême droite , soupçonnés d’avoir défilé samedi à Paris en faisant des saluts nazis.

“Cette photo prise en marge de la manifestation anti-pass du mouvement dit ‘les Patriotes’ choque beaucoup, à juste titre. À ma demande, la Préfecture de Police a effectué un signalement à la Justice pour que toutes les suites nécessaires soient apportées”, a tweeté le ministre de l’Intérieur.

La photo fige la plupart des membres du cortège avec les bras tendus, levés vers le ciel, pouvant suggérer la posture de saluts nazis, ce qui n’est pas établi à ce stade. D’autres ont pu y voir un “ clapping ”, un rituel de supporters pour applaudir une équipe en cours de jeu ou à la fin d’un match.

Des journalistes agressés pendant la manifestation

Sur le cliché, notamment diffusé sur la boucle Telegram “Ouest Casual” prisée de la mouvance identitaire mais aussi sur Twitter, plusieurs dizaines de personnes, habillées de noir et encagoulées pour certaines, défilent derrière une banderole “les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent”. “White Block de 200 nationalistes à la manif contre le pass sanitaire ”, est ainsi légendée la photo sur “Ouest Casual”.

″À la suite du tweet du ministre, le parquet a reçu le signalement de la préfecture de police et décidera des suites à donner”, a confirmé la PP à l’AFP.

Samedi, deux journalistes reporter d’images (JRI) de l’AFP, ainsi que leurs deux gardes de protection rapprochée, ont été violemment pris à partie par un groupe d’une cinquantaine de personnes , identifiées comme d’extrême droite, alors qu’ils couvraient le rassemblement anti-pass vaccinal organisé par Les Patriotes.

À voir également sur Le HuffPost: Les violences au meeting de Zemmour dénoncées à droite, mais...

  • Hu chevron_right

    Novak Djokovic devient un symbole des manifestants anti-pass en France

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 15 January - 20:40

PARIS - Lors de la mobilisation contre le pass sanitaire -qui va devenir un pass vaccinal - ce samedi 15 janvier à Paris , une personnalité a reçu le soutien des manifestants: Novak Djokovic .

Parmi les quelques milliers de contestataires réunis au Trocadéro dans l’après-midi, l’un d’entre eux a notamment exhibé une pancarte “Merci Djoko!”, tandis que les intervenants à la tribune ont fait scander à la foule des “Liberté Djokovic”, en serbe (“Sloboda Djokovic”).

Ces encouragements étaient destinés au champion de tennis que le gouvernement australien ne veut actuellement pas laisser entrer sur son sol pour l’Open d’Australie car il n’est pas vacciné.

A protester hold a placard with the picture of SerbiaUn manifestant avec une pancarte soutenant Novak Djokovic lors de la manifestation contre le pass sanitaire place du Trocadéro à Paris, le 15 janvier 2022.

Trois juges vont décider ce dimanche à partir de 9h30 locales si le N.1 mondial doit être expulsé après l’annulation de son visa pour la deuxième fois par le gouvernement australien , qui soutient que le Serbe constitue un “risque sanitaire”.

À voir également sur Le HuffPost : Ces journalistes australiens insultent Djokovic se pensant hors antenne

  • Hu chevron_right

    Manifestation anti-pass sanitaire: une équipe de l'AFP agressée, son agent de sécurité blessé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 15 January - 20:03 · 3 minutes

Une équipe de l

MANIFESTATION - Une équipe de l’Agence France-Presse a été menacée de mort et agressée et un des agents de sécurité la protégeant blessé à la tête, ce samedi 15 janvier à Paris, lors d’un rassemblement anti-pass vaccinal organisé par le mouvement Les Patriotes de Florian Philippot, ont relaté ses journalistes.

L’équipe, composée de deux journalistes reporter d’images (JRI), était accompagnée de deux agents de sécurité afin de couvrir le rassemblement au départ de la place du Trocadéro, dans l’ouest de Paris.

Les manifestations des anti-pass sanitaire et “antivax” ont rassemblé 54.000 participants dans toute la France, selon le ministère de l’Intérieur, soit près de deux fois moins que la semaine dernière (105.200), qui avait été marquée par un très net rebond de la mobilisation. À Paris, quatre cortèges ont mobilisé 7000 personnes, dont 5800 au rassemblement organisé par les Patriotes et quatre personnes ont été interpellées, selon le ministère. Dans le reste du pays, 47.000 manifestants et six interpellations ont été recensés.

“C’est l’AFP, niquez-les ces fils de pute”

Après de premières prises de vues réalisées sans encombre, la situation s’est tendue après le départ du cortège au niveau du Palais de Tokyo, lorsque environs 150 individus, identifiés comme étant d’extrême droite par les journalistes, sont arrivés près de l’équipe.

Un individu cagoulé avec un mégaphone a déclaré: “C’est l’AFP, niquez-les ces fils de pute”, relate la journaliste agressée. À cet appel, au moins une cinquantaine de personnes s’est dirigée vers la vidéaste pour en découdre avec elle. Les agents de protection se sont interposés, permettant aux deux JRI de prendre la fuite.

Les agents de sécurité ont ensuite été frappés, notamment à coups de matraque, alors qu’ils protégeaient la vidéaste, rattrapée par une vingtaine de manifestants. Les gardes et les journalistes rapportent avoir été menacés de mort avant que l’un des agents de sécurité ne reçoive une bouteille sur la tête, lui ouvrant le cuir chevelu.

Ces derniers et les deux journalistes ont finalement réussi à s’abriter derrière un cordon de gendarmerie mobile et ont cessé de couvrir le rassemblement.

“Je vais te tuer, regarde-moi bien, je vais te tuer”

“En six ans de manifestations, c’est la première fois que je vis une violence pareille”, a témoigné la journaliste, choquée, notamment par les menaces de mort. “L’homme cagoulé à l’origine du mouvement m’a saisie en me disant ‘Je vais te tuer, regarde-moi bien, je vais te tuer’”, raconte-t-elle. “Si elle était tombée, elle aurait été rouée de coups”, ajoute son collègue vidéaste.

“L’AFP proteste vigoureusement contre cette agression intolérable et la volonté de certains d’empêcher ses journalistes de faire leur travail”, a déclaré Phil Chetwynd, directeur de l’information de l’AFP, qui étudie “la possibilité d’engager des poursuites contre de tels actes inadmissibles”.

Il s’agit de la deuxième agression dont est la cible une équipe de l’AFP couvrant des manifestations contre le pass sanitaire . En juillet 2021, deux JRI avaient reçu crachats et injures lors d’une manifestation organisée par Florian Philippot.

À voir également sur Le HuffPost: Des manifestants anti-pass remobilisés après les propos de Macron

  • Hu chevron_right

    En Tunisie, un journaliste français tabassé par la police lors d'une manif

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 15 January - 14:16 · 3 minutes

Des manifestants face à des policiers lors de manifestations contre le président Kais Saied, le 14 janvier 2022 à Tunis, en Tunisie.

INTERNATIONAL - La liberté de la presse malmenée. Le correspondant du quotidien Libération en Tunisie a été brutalisé vendredi 14 janvier par des policiers et empêché de couvrir une manifestation contre le président Kais Saied , ont dénoncé le journal français et l’association des correspondants étrangers en Afrique du Nord.

“Alors qu’il couvrait une manifestation contre le président Kais Saied vendredi, notre correspondant Mathieu Galtier a été violemment frappé par plusieurs policiers. La direction du journal condamne fermement cette agression”, a réagi Libération sur son site.

Dans un communiqué publié ce samedi 15 janvier, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a dénoncé “fortement la violence barbare” de la police contre des journalistes qui étaient sur le terrain le 14 janvier.

20 agressions contre les journalistes

Selon le SNJT, plus de 20 agressions policières ont été enregistrées contre des journalistes, “ciblés alors qu’ils portaient leurs gilets distinctifs et faisaient état de leur statut de journaliste lors de l’agression”.

Ces agressions, également contre des manifestants, “instaurent l’Etat de la répression policière au lieu de l’Etat de la sécurité républicaine”, a ajouté la même source.

Des manifestations étaient organisées dans la capitale tunisienne contre le président vendredi, marquant également le 11e anniversaire de la chute de Zine el-Abidine Ben Ali .

Les rassemblements, interdits par le pouvoir, ont été brutalement dispersés par les forces de sécurité donnant lieu à des scènes de violence rarement vues dans la capitale. Mathieu Galtier relayait sur Twitter des photos avec des commentaires afin d’éclairer sur la situation. Il faisait notamment état de la dispersion de la foule avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

Son fil Twitter sur les événements s’arrête ensuite d’un seul coup. “Mathieu Galtier filmait l’arrestation musclée d’un manifestant avec son téléphone portable quand il a été pris à partie par un policier en uniforme”, explique Libération .

Le correspondant, cité par le journal, explique s’être immédiatement identifié comme journaliste en français et en arabe, alors que le policier tentait de lui prendre son téléphone. Le journaliste s’est vu alors “soulevé et traîné entre deux fourgonnettes”.

“Ils ont commencé à me frapper dans tous les sens, j’étais par terre, recroquevillé en position foetale, je criais que j’étais journaliste. L’un d’eux m’a aspergé de gaz à bout portant. Ils m’ont donné des coups de pied. Finalement, ils ont pris mon téléphone, ma carte de presse et ils m’ont laissé là”, relate-t-il.

La NAFCC demande l’ouverture d’une enquête

Une fois soigné par les pompiers, le correspondant indique que ses affaires lui ont été restituées, à l’exception de la carte mémoire de son téléphone sur laquelle étaient enregistrées ses images et vidéos.

Le journaliste, installé depuis six ans en Tunisie, s’est vu prescrire “quinze jours de repos”. Un médecin a notamment constaté ”‘une écorchure de 10 centimètres de diamètre’ au front”.

L’Association des Correspondants Étrangers en Afrique Nord (NAFCC) condamne aussi dans un communiqué “les violences exercées par les forces de sécurité sur les journalistes qui couvraient les mobilisations” à Tunis où a été atteint “un niveau de violence jamais connu depuis la création de NAFCC en 2014″.

“Un photographe a été notamment matraqué et une vidéojournaliste bousculée et empêchée de filmer”, ajoute l’association qui demande l’ouverture d’une enquête “sans délai”.

À voir également sur Le HuffPost: Contre “le coup d’État” du président Saied, des milliers de Tunisiens dans la rue

  • Hu chevron_right

    Grève du 13 janvier: Ces profs en colère ont manifesté pour la première fois

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 13 January - 18:07 · 2 minutes

ÉDUCATION - Il aura fallu la crise du Covid-19 et la multiplication des protocoles sanitaires et des annonces pour pousser ces enseignants dans la rue pour la première fois.

Jeudi 13 janvier, un mouvement de grève et de manifestation de masse a fait défiler des milliers de profs et personnels éducatifs pour crier leur colère . Dans la foule, Le HuffPost est allé à la rencontre de ceux qui n’avaient jamais fait grève, qui n’avaient jamais manifesté auparavant dans leur carrière ( voir la vidéo ci-dessus ).

Parmi les raisons de leur mobilisation inhabituelle, la gestion de l’épidémie et “le mépris” du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer arrivent en tête. Et s’ajoutent à cela, tous les dysfonctionnements que la crise sanitaire a exacerbés depuis deux ans.

“La situation est catastrophique et elle se dégrade, donc s’il y a une manifestation à faire, c’est maintenant”, témoigne Chloé, enseignante en Seine-et-Marne. “On avait conscience des inégalités mais c’est la première fois qu’on a vraiment un sentiment de révolte qu’on se dit: si on ne vient pas, on s’en voudra de ne pas être venus”, explique Dylan, surveillant à Sevran.

“C’est devenu insoutenable”

Les protocoles sanitaires sont devenus très compliqués à gérer. “C’est juste insoutenable d’aller à l’école la boule au ventre, en se demandant quand est-ce qu’on va devoir appeler tous les parents, pour qu’ils viennent chercher leurs enfants”, souligne Charlotte, institutrice en CE2.

La forme des annonces des différents changements de règles sanitaires a également convaincu certains de manifester. “On est sans cesse obligés de s’adapter, obligés de lire “Le Parisien” pour savoir ce qui va se passer demain à la rentrée...” sourit jaune Eddy, prof d’EPS à Sevran.

Carole, enseignante dans le Val-d’Oise, porte une pancarte où il est écrit: “Positifs au mépris”. “En plus d’être positifs au coronavirus pour beaucoup comme moi, qui ont attrapé le coronavirus à l’école, au collège, explique-t-elle, on a en plus le mépris de notre ministre auquel on doit faire face.”

Selon les premiers chiffres du ministère, plus d’un tiers des enseignants étaient en grève . Pour le SNUipp, principal syndicat dans les écoles maternelles et élémentaires, 75% des personnels sont en grève, et une école primaire sur deux était fermée. De son côté, le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, annonçait quant à lui 62% de grévistes dans les collèges et lycées de l’Hexagone.

À voir également sur Le HuffPost : “Quand allez-vous présenter votre démission?” Blanquer sous le feu des critiques à l’Assemblée nationale

  • Hu chevron_right

    Hôpital public: des milliers de soignants manifestent pour exiger "des moyens"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 11 January - 19:40 · 4 minutes

Des milliers de soignants manifestent pour exiger

SANTÉ - Des personnels hospitaliers sont descendus dans la rue dans toute la France ce mardi 11 janvier pour réclamer des hausses de salaires, mais aussi “des moyens” et des “postes” pour l’hôpital public lessivé par les vagues successives de Covid-19 et les fermetures de lits, ont constaté des journalistes de l’AFP.

À Paris, quelque 3000 personnes d’après la CGT, 900 selon la police, sont parties de l’hôpital Cochin (XIVe arrondissement) pour rejoindre les Invalides derrière une banderole “ensemble pour obtenir de meilleurs salaires et l’amélioration de nos conditions de travail”.

Le Ségur de la santé, qui s’est traduit par des hausses salariales et des investissements, “n’a rien réglé”, a estimé auprès de l’AFP le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, évoquant des personnels hospitaliers “harassés”. “C’est beaucoup plus de moyens qu’il faut, des moyens humains et financiers. Et il faut arrêter de fermer des lits ”, a-t-il souligné. Dans le cortège, les ballons rouges de la CGT étaient nombreux, les drapeaux de SUD plus rares.

Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale à l’appel des syndicats CGT, SUD et CFE-CGC et de plusieurs collectifs de soignants (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs, Printemps de la psychiatrie...).

“Plus de moyens” pour “ne pas mourir”

À Bordeaux, la manifestation a réuni environ 1500 participants selon les organisateurs. “On en a plein le CHU”, “Ségur pour tous”, “les premiers de cordée, c’est nous”, pouvait-on lire sur les pancartes des participants, qui ont réalisé devant l’Agence régionale de santé une minute d’applaudissements pour tous les soignants “tombés en burn-out” depuis le début de la pandémie.

Pour Hakim Cherifi, médecin urgentiste à l’hôpital bordelais Saint-André, l’hôpital public a souffert de “20 ans de politique comptable” et a besoin de “plus de moyens” pour “ne pas mourir” . “Avoir des patients aux urgences 24 heures sur un brancard par manque de lits, c’est ce qui me gêne le plus”, a-t-il dit à l’AFP.

De nombreux techniciens et ouvriers hospitaliers étaient présents dans le cortège pour dénoncer leurs conditions de travail et leur rémunération. “On a des protocoles de nettoyage de nos machines extrêmement rigoureux et toujours plus de patients pour Covid, cancers, maladies graves, à soigner. On travaille comme à l’usine”, a dénoncé Cécile Mata, 39 ans, manipulatrice en radiologie au CHU de Bordeaux, réclamant “les mêmes primes” pour les techniciens que pour les soignants afin de recruter des jeunes.

“Au-delà de la fatigue”

Partout, les manifestants ont dénoncé la charge de travail de plus en plus lourde, à l’instar de Charlène Germain, manipulatrice au CHU de Brest, rencontrée parmi les quelque 300 manifestants qui ont défilé dans la ville mardi matin: “l’activité a augmenté mais les effectifs n’ont pas augmenté”, explique-t-elle. “On a de moins en moins de temps pour s’occuper des patients alors que par ailleurs le nombre d’examens radiologiques a presque triplé avec la crise sanitaire. Ce qu’on ressent va au-delà de la fatigue, c’est de la lassitude”.

À Lille, où quelque 400 personnes ont défilé, une pancarte proclamait “plus t’es utile, moins t’es payé”. Adrien, infirmier de 29 ans en établissement public de santé mentale, déplore un effectif passé de 29 à 22 équivalents temps plein dans son service au cours de ses sept ans de métier: “les effectifs sont à la rue, il n’y a pas assez de monde. J’ai toujours la vocation, mais je suis fatigué”.

Parmi les manifestants, certains dénonçaient aussi le fait d’être exclus des revalorisations du Ségur de la santé, à l’instar d’Antony Valladon, 48 ans, aide-soignant dans une association qui défilait à Paris: “dans notre établissement, 50% des personnels ont été exclus” du Ségur, “les métiers du soin vont avoir les 183 euros mais pas les métiers de l’accompagnement ni les personnels non qualifiés”.

À voir également sur Le HuffPost: Au CHU de Rennes, un service d’urgences ”à bout” se met en grève

  • Hu chevron_right

    Elie Domota, leader du LKP en Guadeloupe, porte plainte pour violences policières

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 7 January - 07:12 · 2 minutes

Elie Domota, leader du LKP ici en 2010, porte plainte après son interpellation le 30 décembre 2021.

GUADELOUPE - Les avocats d’Elie Domota, leader du collectif LKP opposé à l’obligation vaccinale , ont annoncé jeudi 6 janvier avoir déposé une plainte pour “violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique” lors de son interpellation .

Elie Domota avait été interpellé et placé en garde à vue quelques heures, lors d’une manifestation contre le pass sanitaire et l’ obligation vaccinale , le 30 décembre. Il est convoqué devant la justice le 7 avril.

Dans cette plainte, que s’est procurée l’AFP, les avocats d’Elie Domota dénoncent “une agression violente, humiliante et inique de la part des forces de l’ordre”. Le document évoque par ailleurs “un traquenard” et le fait que le leader syndical ait été “gazé en plein visage”.

“Elie Domota apparaît clairement ciblé par la maréchaussée, il tombe dans un véritable guet-apens, il est bousculé”, explique à l’AFP Sarah Aristide, avocate d’Elie Domota. Selon elle, l’homme de 54 ans aurait été “humilié, arrêté arbitrairement” et “s’est vu coincé dans une procédure alors qu’il en était la victime”.

“Jets de pierres” et gaz lacrymogènes

Après son arrestation, des dizaines de personnes se sont réunies pour réclamer sa libération.

Elie Domota est convoqué le 7 avril devant la justice pour “violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT”.

“Nous demandons l’ouverture d’une information judiciaire pour identifier les uns et les autres, pour voir qui a fait quoi, mettre un nom sur les visages, identifier leur degré de responsabilité, parce que nous sommes persuadés qu’ils n’ont pas agi de façon spontanée et désintéressée dans le climat que l’on connaît”, dénonce l’avocate.

Sur des images de la télévision locale Canal 10, diffusées sur les réseaux sociaux et supprimées peu de temps après, Elie Domota apparaît le jour de la manifestation en train d’avancer sur une route avec d’autres manifestants se saisissant de barrières. Les images montrent les forces de l’ordre tentant d’arrêter leur avancée avec des bombes lacrymogènes.

Sur les images qui suivent, des manifestants forcent le passage et Elie Domota apparaît à terre, les gendarmes le menottant dans le dos. Une source au sein de la gendarmerie avait alors indiqué à l’AFP que “des jets de pierres” avaient provoqué l’utilisation de gaz lacrymogènes .

À voir également sur Le HuffPost: Martinique: +38% ou +100%, on a vérifié l’écart de prix entre l’hexagone et les Antilles