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    Nouveau gouvernement: Ces ministres qui quittent l'exécutif

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 20 May - 16:07 · 2 minutes

Marlène Schiappa, ici en juillet 2020, quitte le gouvernement où elle est entrée dès 2017 et a occupé deux postes, secrétaire d'Etat à l'Égalité femmes-hommes puis ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. REUTERS/Benoit Tessier Marlène Schiappa, ici en juillet 2020, quitte le gouvernement où elle est entrée dès 2017 et a occupé deux postes, secrétaire d'Etat à l'Égalité femmes-hommes puis ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. REUTERS/Benoit Tessier

POLITIQUE - Cinq ans, parfois moins, et puis s’en vont. Après une semaine dans l’incertitude sur leur avenir, les ministres, ministres délégués et secrétaires d’État de l’équipe de Jean Castex sont enfin fixés. La constitution du gouvernement d’Élisabeth Borne ce vendredi 20 mai marque la fin de l’aventure politique d’une partie des figures emblématiques du premier quinquennat d’ Emmanuel Macron .

Marlène Schiappa, figure de la grande cause du quinquennat à sa nomination, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, Frédérique Vidal, à l’Enseignement supérieur, ou encore Jean-Yves Le Drian aux Affaires Étrangères ... tous vont plier bagage dans la soirée pour faire place à leurs successeurs.

Certains, comme le ministre des Transports ou le secrétaire d’État en charge de l’Enfance, n’ont pas attendu la démission de Jean Castex pour annoncer qu’ils ne souhaitaient pas rempiler. Au total, ce sont plus d’une vingtaine de membres qui quittent leurs fonctions.

Avant même la prise de parole d’Alexis Kohler, Sophie Cluzel, ancienne secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, a annoncé son départ, en même temps qu’un heureux événement. Julien Denormandie, en charge de l’Agriculture, va lui se consacrer à sa famille. Marlène Schiappa a aussi dit “son émotion” dans un long communiqué revenant sur son bilan au secrétariat d’État à l’Égalité Femmes-Hommes et à Beauvau. D’autres ont choisi la reconversion dans le privé, à l’instar de Jean-Baptiste Djebarri .  Annick Girardin, ministre des Outre-mer puis de la Mer, s’en retourne à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Retrouvez, dans notre diaporama ci-dessous, les visages du gouvernement Castex que vous ne verrez plus.

À voir également sur Le HuffPost: Nommée Première ministre, Elisabeth Borne dédie son discours ”à toutes les petites filles”

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    Marlène Schiappa va sortir son 10e livre depuis le début du quinquennat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 29 March - 14:35 · 2 minutes

Marlène Schiappa va sortir son 10e livre depuis le début du quinquennat (Photo de Marlène Schiappa prise le 16 mars 2022 à l

POLITIQUE - “C’est une bonne situation, ça, ministre?”. C’est la question à laquelle Marlène Schiappa tente visiblement de répondre dans son nouveau livre du même titre, à paraître le 22 juin prochain aux éditions de l’Observatoire.

L’actuelle secrétaire d’État à la Citoyenneté est déjà rompue à ce genre d’exercice: cet ouvrage sera le dixième qu’elle publie depuis qu’elle est devenue ministre en 2017. Dans ces pages, peut-on lire sur les sites annonçant la sortie de l’ouvrage, Marlène Schiappa répondra aux questions que peuvent se poser les Français sur la vie de ministre , les journées à l’Élysée, le protocole, le quotidien.

Le premier, Les Lendemains avaient un goût de miel (éditions Charleston), a été publié en juin 2017, soit juste après son entrée au gouvernement. Ont suivi:

La Culture du viol (L’Aube, 2018)

Le Deuxième sexe de la démocratie (L’Aube, 2018)

Si souvent éloignée de vous : lettres à mes filles (Stock, 2018)

Une et indivisible : L’Urgence de défendre la République (l’Aube, 2019)

Entre toutes les femmes : Onze rencontres exceptionnelles (Grasset, 2020)

Les Droits des femmes face aux violences (Dalloz, 2020)

Sa façon d’être à moi (Stock, 2021)

Et Osez l’orgasme féminin (La Musardine, 2019), écrit sous le pseudonyme Marie Minelli.

“Je ne fais pas de sport, j’écris des livres”

Dix livres en cinq ans, un score qui bat largement celui du ministre de l’Économie Bruno Le Maire qui, lui, en a publié quatre depuis le début du quinquennat . Une comparaison que Marlène Schiappa ne goûtait d’ailleurs guère dans Le Figaro Madame : “J’observe qu’on ne pose jamais cette question, par exemple, au ministre de l’Économie et des Finances qui a publié plusieurs romans et essais depuis le début du quinquennat… Au contraire, on trouve cela formidable qu’il prenne le temps d’écrire des livres et d’avoir une bulle culturelle” et d’ajouter un peu plus loin: “De même, lorsqu’on voyait des vidéos de l’entraînement de boxe d’Edouard Philippe(...) Voilà, moi je ne fais pas de sport, j’écris des livres, je ne vois pas pourquoi ce qui serait permis à ces éminents ministres me serait interdit”/

À voir également sur Le HuffPost: Marlène Schiappa répond (à sa façon) à la polémique Darmanin

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    Schiappa défend Pécresse après son meeting

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 15 February - 09:06 · 2 minutes

Schiappa défend Pécresse après son meeting

POLITIQUE - “Je suis un peu gênée par ça”. Marlène Schiappa a pris la défense de la candidate les Républicains, Valérie Pécresse , en estimant, ce mardi 15 février, sur BFMTV, que les critiques qui lui sont adressées après son grand meeting parisien sont “durs” et “un peu sexistes”.

“On en attend toujours beaucoup plus des femmes en politique que des hommes. J’ai trouvé que, en général, quand il s’agit de femmes politiques que ce soit Valérie Pécresse, Anne Hidalgo ou d’autres, on concentre les analyses et les commentaires sur les questions de forme, de voix, d’attitude, et beaucoup moins sur le fond”, a ainsi estimé la ministre en charge de la Citoyenneté comme vous pouvez le voir ci-dessous.

“J’ai trouvé que certains commentaires étaient un peu sexistes, dans la mesure ou c’est ce double-standard (...) il y a une présomption de compétence pour les hommes et d’incompétence pour les femmes, c’est vrai pour toutes les femmes dans la vie politique”, a-t-elle ajouté avant d’enfoncer le clou quelques secondes plus tard: “on lui reproche d’avoir fait des blagues pas drôles etc, pardon mais le nombre d’hommes politiques qui font des blagues absolument pas drôles à longueur de journée est quand même assez large et on ne leur en fait pas le reproche.”

Pécresse accuse un “phénomène médiatique machiste”

Sans revenir en détail sur son meeting, que beaucoup considèrent “raté”, Valérie Pécresse expliquait, elle-même, lundi, voir un fond sexiste dans l’avalanche de reproches qui lui sont fait. “La vérité est toute simple: quand c’est un homme, c’est une erreur de jeunesse, quand c’est une femme c’est une faiblesse”, a-t-elle ainsi estimé devant les caméras de BFMTV en citant les premiers meetings délicats d’Emmanuel Macron en 2017.

Pour la cheffe de file des Républicains, “on a des candidats hommes qui sont les favoris des médias.” “On a effectivement un phénomène médiatique machiste qui se met en place dans cette campagne”, a-t-elle insisté, en ajoutant, avec une note d’espoir: “mais on va briser ce plafond de verre.”

Sur le fond, Valérie Pécresse a également dû s’expliquer sur son emploi de l’expression complotiste de “grand remplacement”, très marquée à l’extrême droite, lors de son fameux premier meeting de campagne. “Face à ces questions vitales” qui attendent la France, “pas de fatalité, ni au grand déclassement ni au grand remplacement”, avait-elle affirmé à la tribune du Zénith de Paris.

Des mots manifestement assumés. “Il y a aujourd’hui en France des zones de non-France, mais je ne me résigne pas à ce grand remplacement”, s’est-elle défendu, lundi, sur RTL. Et d’ajouter: “C’est quelque chose que je dis depuis des mois, donc je ne comprends même pas la polémique.”

À voir également sur Le HuffPost: Valérie Pécresse multiplie les clins d’œil à l’extrême droite pour se relancer

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    Marlène Schiappa a retouché sa page Wikipédia et s'en explique

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 10 February - 17:57 · 3 minutes

Marlène Schiappa, ici en 2020, assume la modification personnelle de sa page Wikipédia mais cela ne plaît pas aux contributeurs de la plateforme.

POLITIQUE - Vous êtes-vous récemment rendu sur la page Wikipédia de la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa ? Si oui, vous avez peut-être aperçu la mention qui apparaît en haut de la page dans un cadre de rouge: “Cet article semble être une page autobiographique ou autocentrée qui a fait l’objet de modifications substantielles, soit par la principale intéressée, soit par une personne en lien étroit avec le sujet.”

Cet avertissement est apparu fin janvier, a remarqué le site Arrêt sur images . Les modifications seraient le fait d’un certain Noaaah22 qui se décrit sur sa page Wikipédia personnelle comme un membre du cabinet de Marlène Schiappa. ”En tant que conseiller de la ministre, je me permets d’effectuer des modifications sur sa page”, indique-t-il. Et pas qu’un peu: selon le comptage d’Arrêt sur images, sur ses 38 contributions sur Wikipédia depuis le 29 mars 2021, 37 concernent sa patronne.

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Mais les modifications n’ont pas plu à certains utilisateurs de la plateforme, qui ne se sont pas privés pour dénoncer l’article trop élogieux à leur goût: “Article probablement en partie rédigé sur commande”, dénonce JohnNewton8, “utilisation de Wikipédia comme vitrine promotionnelle”, juge FlatKos. Tous ces commentaires sont visibles dans l’onglet historique de la page de la ministre.

Ce jeudi 10 février, Noaaah22 refait son apparition et a répondu à ces contributeurs méfiants: “Donc le fait de modifier la page Wikipédia de son employeur constitue vraiment une information nécessitant un paragraphe dans un page considérée comme encyclopédique...? Si tel était le cas, la définition de ‘encyclopédique’ nécessite vraiment d’être expliqué.”

Contactée par le Huffpost , l’équipe de la ministre assume. “La page Wikipedia de Madame la Ministre est en effet régulièrement l’objet d’actes de vandalismes et même d’insultes ou donne lieu à des compilations d’anecdotes hostiles”, justifie-t-elle. C’est pourquoi, explique-t-elle, “il me semble important que l’on puisse les nettoyer (car ce n’est pas fait automatiquement) et deux: apporter des infos comme les lois qu’elle a portées. Wikipedia est censé être une encyclopédie en ligne, alimentée par tous, y indiquer les lois et mesures portées par une ministre me semble être une information importante et factuelle”.

Des politiques soucieux de leur e-répuation

Notre interlocuteur souligne d’ailleurs que cela fait “partie de (s)on travail qui consiste notamment à valoriser notre action de politique publique. Je m’étonne qu’on s’étonne de cela et j’attends avec impatience les articles qui dénonceront le sexisme et le racisme existant dans le traitement des femmes politiques sur les plateformes collaboratives”.

Toujours ce jeudi 19 février, Zavodovski, un autre contributeur de la plateforme, a entrepris de nettoyer la page. “Quelle pertinence de cette rubrique “honneurs” ? (J’ai renommé dans un style qui me semble ‘plus neutre’, je suis ouvert aux suggestions)”, “le terme “grande cause du quinquennat” n’est pas neutre, il s’agit d’une expression politique et ne renvoie pas à une réalité formelle”, écrit-il notamment. “De manière générale dans cet article, les citations de la ministre tendent à ne jamais être contextualisées et apparaissent essentiellement comme des outils promotionnels de sa politique. Ils n’ont pas leur place sur Wikipédia”, résume-t-il.

Mais Marlène Schiappa n’est pas la seule à faire attention à sa e-réputation. Comme le rappelle le journaliste de Mediapart David Perrotin, la députée LREM Laetitia Avia ou la sénatrice EELV, Esther Benbassa , ont eu recours à cette même pratique pour soigner leur image.

À voir également sur Le HuffPost: Marlène Schiappa répond (à sa façon) à la polémique Darmanin

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    Marlène Schiappa répond (à sa façon) à la polémique Darmanin

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 8 February - 16:47 · 5 minutes

POLITIQUE - C’est l’histoire d’une balle perdue. Interrogée au Palais Bourbon, sur l’attitude de Gérald Darmanin face à une journaliste de la chaîne BFMTV , la ministre en charge de la Citoyenneté, Marlène Schiappa , a vertement répondu en estimant que ce débat n’était pas digne du Parlement.

“D’abord, pardon, moi je croyais qu’on était à l’Assemblée nationale, pas dans la rédaction de Télé-Loisirs”, a-t-elle ainsi lancé en préambule de sa réponse, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article , citant l’hebdomadaire spécialisé dans l’actualité du petit écran, lequel ne demandait rien à personne dans cette séquence.

La ministre, co-locataire de la place Beauvau a ensuite jugé “extraordinairement cocasses”, les critiques de la droite et ses “leçons de calme.” “Vous êtes 200 en train de hurler contre une jeune femme qui essaie de vous parler”, a-t-elle déploré, en regrettant également “ les remarques sexistes et les réflexions déplacées” qui descendent des bancs depuis cinq ans. De quoi provoquer l’ire des élus de l’opposition.

Une “scène surréaliste” pour l’opposition

Quelques secondes plus tôt, la députée LR des Hauts-de-Seine, Constance Le Grip, interpellait le gouvernement sur l’échange très tendu qui a émaillé la matinale de BFMTV ce mercredi matin. Une émission au cours de laquelle Gérald Darmanin a demandé à son interlocutrice, Apolline de Malherbe, de se “calmer”, à plusieurs reprises, en l’accusant même d’entretenir un discours “populiste”.

Tout est parti d’une question de la journaliste qui demandait si l’exécutif ne s’était pas “réveillé un peu tard”, avec l’annonce par Emmanuel Macron d’une loi sur la sécurité intérieure dans les derniers mois du quinquennat, alors que les chiffres de 2021 montrent une hausse des atteintes aux personnes.

“J’ai regardé votre logo, je pensais qu’on était sur Cnews mais en fait on est bien sur BFM”, a d’abord ironisé le ministre de l’Intérieur, avant de critiquer une “présentation très rapide et un peu populiste”, insistant sur la baisse des atteintes aux biens. “Non mais vous vexez pas, calmez-vous Madame, ça va bien se passer”, a-t-il ensuite enchaîné, alors que la journaliste protestait en considérant que ce n’était “pas une réponse” mais “presque une offense”. Pour lui, enfin, “une partie des médias” est “responsable” de “l’augmentation générale et continue des populismes depuis de très nombreuses années”.

Une diatribe problématique à plusieurs titres, selon l’opposition. Constance Le Grip a par exemple parlé d’une “scène surréaliste” entre un “ministre qui a perdu ses nerfs” et une “journaliste qui ne faisait que son travail.” ”Monsieur le Premier ministre, les journalistes ne sont pas là pour faire des présentations flatteuses de votre bilan”, a-t-elle encore asséné.

Schiappa défend le bilan

En réalité, chacun trouve, dans cette séquence, une raison de s’en prendre au gouvernement. À gauche, le secrétaire national d’EELV Julien Bayou a dénoncé le “sexisme crasse” du ministre, qui ne fait pas “oublier la pertinence de la remarque de la journaliste: oui le gouvernement a échoué ou renoncé sur la sécurité des personnes et en particulier des femmes”. L’ancienne ministre Laurence Rossignol a, pour sa part, pointé “la vieille combine misogyne qui consiste à déstabiliser les femmes en sous-entendant qu’elles ne tiennent pas leurs nerfs et sont hystériques”.

À droite, on insiste surtout sur le bilan sécuritaire du quinquennat. “Manifestement, Gérald Darmanin n’assume pas le lourd échec de sa politique et y répond par une agressivité déplacée”, a ainsi cinglé Marine Le Pen, quand son concurrent à l’extrême droite, Eric Zemmour, se moquait d’un ministre “confronté au naufrage abyssal de la politique sécuritaire” du président de la République.

Des critiques auxquelles Marlène Schiappa a tenu à répondre, en partie, dans l’hémicycle “Le bilan du président Emmanuel Macron et du ministre Gérald Darmanin sont très bons puisqu’ils sont au travail pour mieux lutter contre les phénomènes d’insécurité”, a-t-elle certifié. Et l’ancienne secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes de citer la dissolution de plusieurs associations, “la baisse des cambriolages”, ou encore la baisse “des vols sans armes”... Le tout après avoir invoqué, avec un peu de dédain, Télé-Loisirs.

Une référence rapidement repérée par les principaux intéressés.

“La rédaction a le plaisir d’offrir un abonnement d’un an à Marlène Schiappa pour la remercier de l’affection qu’elle nous porte”, a ainsi écrit le compte officiel de l’hebdomadaire “qui regarde beaucoup la télé” sur les réseaux sociaux , quelques minutes après le discours de la ministre.

À voir également sur Le HuffPost: “Cnews n’est pas une chaîne d’opinion”, assure le président de Canal+ Maxime Saada au Sénat

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    Caroline de Haas critique la police et la Justice et s'attire de vives critiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 23 January - 10:47 · 6 minutes

La militante féministe Caroline de Haas a été vivement attaquée après sa sortie sur la police nationale et la justice

POLITIQUE - “La police nationale et la justice sont des institutions anti-femmes et anti-enfants.” Cette phrase écrite le vendredi 21 janvier dans la soirée par la militante féministe Caroline de Haas fait beaucoup réagir, tant dans la classe politique qu’au sein des institutions qu’elle accuse.

Tout est parti d’une affaire de violences sexuelles intra-familiales relatée par l’ancienne cheffe du syndicat étudiant Unef pour prouver que “la justice française défend les pédocriminels”. Dans plusieurs messages, Caroline de Haas fait donc le récit du viol d’une petite fille à Orchies , dans le Nord, par son oncle et parrain, le tout filmé par la petite sœur de la fillette.

L’accusé, souffrant de carences intellectuelles, a finalement été condamné à cinq ans de prison, pour “agression sexuelle” et non pas pour viol. Ce qui fait dire à Caroline de Haas, à l’adresse d’Emmanuel Macron: “Arrêtez de dire aux victimes de violence d’aller porter plainte. Votre justice est du côté des personnes violentes.”

Et l’ancienne directrice de campagne de Cécile Duflot d’en arriver à la fameuse phrase: “La police nationale et la justice sont des institutions anti-femmes et anti-enfants.” Elle ajoute: “Peut-être qu’un jour on dira toutes: ‘Stop. On ne va plus porter plainte.’ et qu’on ira occuper, toutes ensembles, les tribunaux et les commissariats pour que ça change.”

“Irresponsabilité. Mensonge. Danger.”

Une sortie pour le moins véhémente, qui a valu à Caroline de Haas de nombreuses réponses politiques. La ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est notamment insurgée contre cette série de tweets, déplorant qu’elle “décourage les femmes et enfants victimes de violences de porter plainte”.

Une critique à laquelle Caroline de Haas a répondu qu’elle était plutôt indignée par la réponse apportée à ces thématiques par un gouvernement qui en a fait la grande cause du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Et comme Marlène Schiappa, plusieurs personnalités ont aussi fustigé une négation du travail des forces de l’ordre au côté des victimes. “Venez le dire en face à ceux qui se mettent en danger en intervenant pour les sauver”, écrit par exemple la députée LREM des Yvelines Aurore Bergé. Membre de l’équipe de campagne d’ Anne Hidalgo pour la présidentielle, le sénateur socialiste Rachid Temal répond en trois mots à Caroline de Haas: “Irresponsabilité. Mensonge. Danger.”

Une prise de parole politique qui est également venue des rangs de la police nationale, où les organisations syndicales et leurs dirigeants ont répondu à l’unisson à la sortie de la militante féministe.

Les syndicats policiers scandalisés

Tous dénoncent un décalage entre la teneur du message de Caroline de Haas, en particulier l’idée d’institutions régaliennes “anti-femmes et anti-enfants”, et la réalité du travail de terrain qui comporte une vaste part d’accueil des victimes, qu’il s’agisse de femmes battues ou d’enfants victimes de violences.

Camille Chaize, porte-parole de la police nationale a notamment livré un témoignage personnel à cet égard: À la lecture de ce tweet, je repense à toutes les femmes et enfants que j’ai aidées quand j’étais policier de terrain.” Elle ajoute: “Juste n’importe quoi.”

Et la critique du tweet de Caroline de Haas s’est également retrouvée du côté d’associations et de personnalités médiatiques. Avec principalement l’idée que ce “discours de défiance” porté par la militante féministe risquerait de décourager des victimes d’aller porter plainte.

Dans une interview publié ce dimanche par le JDD , Gérald Darmanin dresse un bilan plus que positif de l’action gouvernementale. “On a beaucoup progressé, mais il y a encore beaucoup de moyens à mettre en œuvre”, assure le ministre de l’Intérieur, mettant en avant quelque 400.000 interventions annuelles pour des violences conjugales et sexuelles ainsi que le recrutement à venir de personnels en grand nombre et la volonté que tous les commissariats disposent d’une brigade des familles.

À voir également sur le HuffPost : Comment l’âge du consentement sexuel, promesse de Macron, a été abandonné

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    Pécresse s'exprime après la polémique de la "bonne année" de Gims

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 4 January - 21:04 · 2 minutes

POLÉMIQUE - Valérie Pécresse ne s’était pas encore exprimée sur le sujet. Invitée sur le plateau de C à vous ce mardi 4 janvier, la candidate LR à l’élection présidentielle de 2022 n’a pas pu éviter la question sur “Gims ”.

Après avoir inauguré son QG de campagne plus tôt dans la journée, Valérie Pécresse est revenue sur la polémique entourant le chanteur et rappeur Gims, qui avait imploré en vidéo à occasion du passage à l’année 2022 qu’on ne lui souhaite pas “bonne année” -ni “bon anniversaire”- pour des raisons religieuses.

Soutien de la candidate LR aux dernières élections régionales, Gims l’a “déçue” comme elle l’a confié à Anne-Elisabeth Lemoine en plateau. “Ces propos, c’est tout ce que je combats, c’est du communautarisme”, a-t-elle assuré.

La candidate de la droite à la présidentielle a également indiqué avoir échangé par téléphone avec l’ancien membre du groupe “Sexion d’assaut”. “Il m’a dit qu’il était désolé, qu’il ne voulait blesser personne et qu’il allait souhaiter bonne année à tout le monde”, a-t-elle rapporté. “Je pense qu’il ne voulait pas blesser, mais pour moi, c’est un discours que l’on doit combattre, un discours séparatiste, et je ne peux pas faire autrement que de le condamner et de le lui dire en face” a-t-elle conclu.

Une réponse qui était attendue depuis plusieurs jours maintenant. Sur le plateau de RMC lundi 3 janvier, Marlène Schiappa avait sommé la candidate LR de s’expliquer sur les propos de l’un de ses soutiens les plus médiatiques.

“J’ai appris récemment dans une émission de télévision que Maitre Gims était financé par la région Île-de-France et qu’il avait apporté son soutien à Valérie Pécresse. Je demande aujourd’hui à Valérie Pécresse ce qu’elle pense de ces propos”, avait alors déclaré Marlène Shiappa, avant d’ajouter: “chacun sait ce que je pense de ce type de pratique. Je demande à Valérie Pécresse, qui est soutenue par Maitre Gims, de se prononcer”. C’est désormais chose faite.

À voir également sur Le HuffPost: Valérie Pécresse vante une équipe “totalement paritaire”, mais...

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    Après la polémique Gims, Schiappa somme Pécresse de s'expliquer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 3 January - 11:45 · 7 minutes

Schiappa somme Pécresse de s

POLITIQUE - “Moi je lui demande de s’expliquer”. La demande répétée plusieurs fois au micro d’ Apolline de Malherbe sur RMC ce lundi 3 janvier provient de la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa . Elle intervient après la publication d’une vidéo du rappeur et soutien de Valérie Pécresse aux régionales, Gims. Dans cette séquence, il implore au lendemain du Nouvel an qu’on ne lui souhaite pas “ bonne année ” -ni “bon anniversaire”- pour des raisons religieuses.

“Les muslims, on a la même conviction, arrêtez avec cela”, a demandé l’interprète du succès Jusqu’ici tout va bien dans une vidéo publiée sur ses réseaux le 1er janvier. Avec 2,9 millions d’abonnés sur Instagram et Snapchat, Gims a expliqué qu’en tant que musulman, “s’il vous plaît avec les “bonne année”, “Nouvel An”, laissez-moi, vous savez bien que je n’ai jamais répondu à ça, et vous continuez à m’en envoyer jusqu’en janvier, février. […] Ce sont des muslims qui m’envoient ça, la plupart du temps. Les frères, ne faites pas ça”.

Il ajoute: “C’est pas méchant. Mais restons quand même forts sur nos valeurs, nos trucs à nous. Pendant l’Aïd, tous ceux qui font Thanksgiving, ils sont tranquilles, ils ne font pas l’Aïd...Noël tout ça, on respecte! Mais ça ne sont pas nos fêtes”. Le site Generasonrap a ensuite isolé la séquence sur Twitter ce qui a en retour déclenché de nombreuses réactions, y compris au sein de la classe politique.

LREM et Éric Zemmour pilonnent

“Je souhaite bonne année à tout le monde et y compris à Maître Gims”, a réagi Marlène Schiappa après une question de la journaliste de RMC sur le sujet. “Quand on est ministre déléguée à la citoyenneté, on lutte contre la radicalisation, le séparatisme, toute forme de communautarisme”. “Est-ce que ça ne demande pas plus de condamnation ça?”, l’interroge à nouveau Apolline de Malherbe. Marlène Schiappa de répondre alors en renvoyant la charge sur la candidate LR à l’élection présidentielle, Valérie Pécresse.

“J’ai appris récemment dans une émission de télévision que Maitre Gims était financé par la région Île-de-France et qu’il avait apporté son soutien à Valérie Pécresse. Je demande aujourd’hui à Valérie Pécresse ce qu’elle pense de ces propos”, somme ainsi Marlène Shiappa, avant d’ajouter: “chacun sait ce que je pense de ce type de pratique. Je demande à Valérie Pécresse, qui est soutenue par Maitre Gims, de se prononcer.”

Accusée alors de faire une réponse de “politique politicienne”, elle s’est défendue: “Maitre Gims, c’est un artiste. Il est écouté, c’est un leader d’opinion. Il a donc une responsabilité sur ce qu’il dit. Je demande à Valérie Pécresse de s’expliquer. Ce n’est pas moi qui ai décidé de mettre Maitre Gims dans le débat politique. C’est Valérie Pécresse, qui s’est targuée de son soutien et qui a dit qu’elle le finançait via la région Ile-de-France. La même Valérie Pécresse se vante d’avoir mis en place une charte de la laïcité. Je lui demande de s’expliquer, sur le soutien, sur le financement.”

La ministre n’a pas été la seule à pointer du doigt la candidate LR. Sur Twitter, la députée de Yvelines, Aurore Bergé a d’abord publié un premier tweet, avant d’en rajouter une couche dans un deuxième message.

“Le communautarisme est un fléau. Aucune complaisance n’est possible”, a-t-elle ensuite publié sur son compte. Renvoyant à la figure de Valérie Pécresse une capture de ses soutiens au rappeur datant de juin 2021 et celle d’ une tribune du Monde signée par la candidate, entre autres, et intitulée “Appel “pour une République multiculturelle et postraciale” datée de 2013.

Mais c’est Éric Zemmour , candidat à la droite de la droite pour l’élection présidentielle qui avait, en premier, mis en exergue le soutien de sa concurrente au chanteur. “Maître Gims, soutien de Valérie Pécresse, vous parle d’identité”, a-t-il écrit sobrement, mais tactiquement, le 2 janvier au lendemain du Nouvel an, en repartageant une partie de la story de Gims.

Du “Marathon des talents” à la campagne des régionales

Entre la présidente d’Île-de-France et le chanteur, la collaboration est régulière. Fin 2019 déjà, Gims s’était associé à la présidente de région Île-de-France pour l’évènement le “Marathon des talents” dont il est depuis le parrain. Pour l’annoncer, Valérie Pécresse était même apparue sur la story Instagram du rappeur mardi 17 décembre 2019.

“C’est l’occasion unique de révéler vos talents et de faire la première partie de Gims. Que vous soyez lycéen, apprenti, étudiant, inscrivez-vous. À vous de jouer !”, avait-alors lancé Valérie Pécresse face à la caméra.

Gims collabore avec Valérie Pécresse pour la première édition du

En 2021 ensuite, quelques semaines avant le premier tour des régionales, Gims avait fait une brève apparition lors d’un grand meeting des jeunes avec Pécresse qui s’était déroulé sur Zoom. “Je suis fier de collaborer depuis maintenant quelques années avec Valérie Pécresse” , avait-il déclaré dans un clip d’une trentaine de secondes, sans toutefois évoquer sa préférence envers la candidate.

”Énormément de choses à venir, de belles choses en perspectives pour mettre les talents en avant”, avait-il ajouté avant de remercier plus nommément l’élue: “Merci infiniment, restez branchés, restez connectés. Énormément de choses arrivent : plein de positif, que du bien, que du bien! Merci infiniment à Valérie Pécresse. Let’s go”. Le message avait ensuite été partagé publiquement sur les réseaux par le compte de soutien “Pécresse 2022” et par la présidente d’Île-de-France elle-même.

La candidate a souhaité répondre à Marlène Schiappa par l’intermédiaire d’un de ses portes-paroles et président des Jeunes Républicains, Guilhem Carayon, en fin de matinée. Ce dernier a renvoyé la balle à la majorité, l’accusant de son lien avec l’animateur de radio, Yassine Belattar.

Sur Snapchat , le rappeur, lui, s’est réjoui d’avoir été en trends Twitter une bonne partie de la matinée.

Sur Snapchat, Gims se moque de la trends à son nom sur Twitter.

À voir également sur Le HuffPost : Dans leurs vœux pour 2022, les candidats ont tous leur manière de dire au revoir à Macron