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    Pour Serge Nedjar, l'extrême droite n'a pas progressé avec CNews

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 13:32 · 2 minutes

Serge Nedjar pense que CNews n'est pas une chaîne d'extrême droite. (Photo d'illustration) Serge Nedjar pense que CNews n'est pas une chaîne d'extrême droite. (Photo d'illustration)

MÉDIAS - “L’extrême droite n’a pas progressé à cause de CNews .” Ces mots, ce sont ceux du patron de la chaîne d’info, Serge Nedjar , qui, dans une interview publiée ce dimanche 3 juillet dans les colonnes du Parisien , répond aux critiques qui tiennent CNews en partie responsable de la montée de l’extrême droite en France.

“Il faut remettre les choses en perspective, estime ce dernier dans l’entretien . Nous réalisons 2,1% d’audience quand France 2 et TF1 en font entre 14% et 20%. On nous porte une puissance que nous n’avons pas. Nous sommes une chaîne d’information qui fait un travail honnête et objectif.”

D’après Médiamétrie, ce lundi 4 juillet, 33.190.000 personnes ont regardé CNews au mois de juin, confirmant par là même les chiffres avancés par son patron.

Quelques semaines après la présidentielle , Serge Nadjar estime que “CNews n’a aidé personne”. “Et elle n’a ni l’ambition ni la capacité de bousculer les mentalités et d’avoir une quelconque influence. Nous essayons d’être le reflet de la société française, de répondre aux interrogations et aux craintes des Français”, assure le directeur général.

Pas une chaîne d’extrême droite, selon Serge Nedjar

Selon lui, qualifier CNews de chaîne d’extrême droite est une façon de l’“isoler”. “Les sujets que nous traitons ont souvent été laissés à la droite ou à la droite dure. Mais ce n’est évidemment pas notre esprit”, précise-t-il.

Serge Nedjar poursuit: “Nous ne sommes pas une chaîne d’extrême droite. Il suffit de se promener dans nos couloirs, de voir les journalistes qui sont à l’antenne ou dans la salle de rédaction. Nous ne nous sommes jamais posé la question des opinions de nos collaborateurs. Et parmi nos invités, nous avons toutes les couleurs politiques.”

Le patron était interrogé alors la chaîne vient de signer sa meilleure saison en termes d’audiences. “Jamais nous n’aurions imaginé une telle progression en cinq ans”, souffle-t-il, avant d’ajouter: “Notre succès dérange car nous bousculons des hégémonies.”

Exprimer toutes les opinions

Ces propos rejoignent ceux du président du directoire de Canal+, Maxime Saada, lors de son audition au Sénat, en janvier dernier, au cours de laquelle il a qualifié CNews de “chaîne de débat où toutes les opinions ont vocation à s’exprimer”.

Détenue par Vincent Bolloré, la chaîne a notamment été mise en demeure le 3 décembre dernier. En cause, “une proportion très significative des interventions de l’exécutif et de La France Insoumise a été diffusée dans des émissions programmées entre minuit et 5 h 59”, une tranche horaire durant lqeulle les audiences sont particulièrement faibles.

Le manque de pluralisme politique de CNews avait déjà posé problème en juin 2021, au moment des élections régionales. Le CSA lui avait reproché de ne pas avoir déclaré le temps de parole de la tête de liste du Rassemblement national Philippe Balard, invité à 9 reprises en plateau.

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    "C Politique": Karim Rissouli remplacé par Thomas Snégaroff

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 08:44 · 1 minute

Thomas Snegaroff, ici sur le plateau de Thomas Snegaroff, ici sur le plateau de "C à Vous", au mois de novembre 2021.

TÉLÉVISION - Karim Rissouli laisse la main à un nom bien connu des téléspectateurs de France 5 . Ce jeudi 30 juin, Télérama a révélé l’identité de celui qui va remplacer l’animateur de toujours de C Politique , et il s’agit de Thomas Snégaroff.

“Malgré plusieurs jours d’hésitation au sein du groupe public, le choix de Thomas Snégaroff, visage familier des téléspectateurs de France 5, n’a finalement rien d’une surprise, souligne l’hebdomadaire . Il présentait déjà la deuxième partie du magazine, C politique la suite , et est le joker de Karim Rissouli.”

L’ancien professeur agrégé d’histoire-géo est un spécialiste des États-Unis. Décrit dans cet autre article de Télérama comme “un homme pressé, un boulimique de travail et d’informations”, Thomas Snégaroff est très sollicité par les chaînes d’info pour ses analyses. Chroniqueur pour Brut, on peut aussi l’écouter dans Regard sur l’info sur France info.

Il sera aux commandes de l’émission politique du dimanche dàs septembre, succédant ainsi à Karim Rissouli, qui était à la tête du programme depuis son lancement, il y a six ans. Le journaliste a décidé de se retirer de C Politique pour se consacrer à la présentation de C ce soir .

Ce n’est pas la seule nouveauté de France 5 pour la rentrée. En effet, l’animateur star de La grande librairie François Busnel a, lui aussi, décidé de se retirer. Sa dernière émission devant la caméra aura lieu le 6 juillet. Il en restera toutefois le producteur.

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    Au Festival International de Journalisme de Couthures, trois jours pour revenir sur une folle année d’actualité

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 5 days ago - 09:06 · 4 minutes

A Couthures-sur-Garonne, lors de l’édition 2017 du Festival international de journalisme. A Couthures-sur-Garonne, lors de l’édition 2017 du Festival international de journalisme.

JOURNALISME - La télé, la radio, la presse écrite, les médias numériques, les réseaux sociaux, les influenceurs, les médias internationaux, les titres d’information régionale et locale, les grands groupes de presse, le service public et les médias indépendants : ce sont toutes les facettes du journalisme qui vont converger, du vendredi 15 au dimanche 17 juillet, vers Couthures-sur-Garonne pour y rencontrer celles et ceux que passionne l’actualité, qu’elle se raconte sur un écran, dans une radio, dans des écouteurs ou sur du papier imprimé. Ce village du Lot-et-Garonne accueille chaque année depuis 2016 le Festival international de journalisme .

Un petit rappel s’impose : cet événement, dont ce sera la sixième édition, n’est pas une rencontre entre professionnels des médias mais un forum à ciel ouvert où journalistes et acteurs de l’actualité débattent trois jours durant avec celles et ceux qui les lisent, les écoutent ou les regardent tout au long de l’année. Ces festivaliers désireux de partager leurs interrogations, leurs satisfactions mais aussi leurs frustrations, c’est pour eux que cet événement existe !

Appuyer sur la touche « pause »

Après une année où l’actualité a adopté un rythme effréné - nous laissant à peine nous remettre d’un pic pandémique pour nous projeter dans l’invasion de l’Ukraine puis enchaîner sur une double séquence électorale -, ces retrouvailles sous le soleil de juillet ne seront pas inutiles. Plus que jamais, il s’avère nécessaire d’appuyer sur la touche « pause » pour s’interroger ensemble sur ces événements, sur la façon dont les journalistes les ont traités et sur les évolutions du paysage médiatique.

Comme chaque année, sept thématiques d’actualité formeront l’ossature des trois journées. Elles ont été conçues et seront animées par les journalistes des titres du Groupe Le Monde ( Courrier international, le HuffPost, Le Monde, Télérama et La Vie ) et de L’Obs , accompagnés d’étudiants de l’Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine. Cela faisait déjà un moment que nous voulions traiter certains thèmes qui nous semblaient incontournables (comme celui sur « Les médias au défi de l’hyper-concentration »), d’autres se sont invités en cours de route (« L’information est-elle une arme de guerre ? », par exemple).

Dans l’après-midi, des rencontres entre journalistes et festivaliers et des tables rondes thématiques permettront d’échanger autour de ce métier, à la fois idéalisé et décrié, souvent mal connu et objet de fantasmes parfois délirants. Ateliers, expositions et projections seront parallèlement proposés aux festivaliers sur les différents sites du village. L’école de Couthures accueillera ainsi les enfants festivaliers qui, encadrés par des journalistes, se transformeront en reporters en herbe, confectionnant le petit quotidien du festival et racontant ce dernier sur Snapchat, une de leurs applications favorites.

Tous présents pour parler du métier

Pas de zone VIP à Couthures : festivaliers et invités s’y mélangent et finissent par échanger autour d’un verre ou d’une assiette, devant la librairie éphémère du festival… ou en maillot de bain, puisque le fleuve, qui vient régulièrement inonder les rues du village, est aussi là pour les rafraîchir. Ici, grands noms du journalisme et anonymes de la profession sont traités de la même façon, tous présents pour parler du métier avec celles et ceux – lecteurs, auditeurs, téléspectateurs – qui sont la raison d’être des médias.

Puisqu’il faut bien citer des noms, en voici quelques-uns, en toute subjectivité, de personnalités qui seront présentes en juillet : Victor Castanet, auteur du livre Les Fossoyeurs (Fayard), également collaborateur du Monde , et Salomé Saqué, du site Blast , pour la nouvelle génération ; Marie Portolano (M6) et Marie Labory (Arte) pour la télé. Laure Adler (France Inter) et Frank Moulin, directeur de la rédaction de RTL, côté radio. Alain Weill, le propriétaire de L’Express , et Jérôme Béglé, le directeur de la rédaction du Journal du dimanche , pour la presse écrite.

Ou encore Edwy Plenel, fondateur du site Mediapart et ancien directeur de la rédaction du Monde , le dessinateur de presse Patrick Chappatte ou Alice Doyard, réalisatrice de documentaires oscarisée en 2021. Parmi les acteurs de l’actualité, le festival accueillera Gaël Faye, qui viendra présenter son documentaire sur le Rwanda, Cyril Dion, Cécile Duflot ou Emmanuelle Wargon, jusqu’à une date récente ministre déléguée chargée du logement. Quant à la marraine du festival, ce sera Charline Vanhoenacker, qui, après des débuts de journaliste, s’est faite humoriste, l’actualité restant sa matière première.


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    Les femmes en pleine guerre en Ukraine - DOSSIER

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 19:00 · 5 minutes

Des femmes manifestent contre le viol et les violences contre les femmes en Ukraine, le 21 avril 2022 à Berlin, en Allemagne. Des femmes manifestent contre le viol et les violences contre les femmes en Ukraine, le 21 avril 2022 à Berlin, en Allemagne.

UKRAINE - Le 24 février commençait la guerre russe en Ukraine. Depuis plus de quatre mois, le pays vit au rythme des combats, des avancées ou des reculs des troupes russes. Au moins 30.000 hommes auraient perdu la vie du côté ukrainien . Plus de 6 millions d’Ukrainiens ont été déplacés à l’intérieur du pays, sans compter les 5,2 millions qui ont fui à l’étranger.

Si la loi martiale concerne les hommes âgés de 18 à 60 ans, certaines femmes ont elles aussi décidé d’être sur tous les fronts, de faire partie de la résistance et de prendre les armes. Parmi elles, certaines vivent des atrocités qu’il est difficile de décrire, notamment des viols . Le viol de guerre a toujours existé pendant les conflits, et la guerre en Ukraine ne fait pas exception.

Qu’elles aient choisi de rester qu’elles tentent de fuir ou qu’elles y soient parvenues, les Ukrainiennes peuvent se retrouver en situation de très grande vulnérabilité. C’est à elles que Le HuffPost a choisi de consacrer un dossier , republié ce mercredi 29 juin à l’occasion de la diffusion du documentaire “Ukraine: des femmes dans la guerre” à 22h43 sur Canal+.

Voici les grandes lignes de ce dossier, dont vous pourrez retrouver le détail dans chaque article.

  • Pour secourir les Ukrainiennes, elle crée un réseau de covoiturage de femmes à la frontière

Du covoiturage de femmes et d’enfants, par des femmes. Depuis début mars, des femmes polonaises s’organisent pour transporter des réfugiés ukrainiens en sécurité, depuis l’un des postes-frontières entre l’Ukraine et la Pologne, à Dorohusk.

À l’origine de cette initiative, Ella Jarmulska, entrepreneuse polonaise de 38 ans et mère de famille qui vit en banlieue de Varsovie, la capitale de la Pologne. Au début de la guerre en Ukraine, elle veut agir. Elle commence par organiser une collecte de produits de première nécessité dans l’école de sa fille. De l’argent, des couches, du lait pour bébé, de la nourriture, des médicaments...

  • Hypertension, naissances prématurées... Le stress de la guerre affecte les femmes enceintes en Ukraine

Une femme enceinte examinée dans l'abri d'une maternité de Zhytomyr, dans le nord de l'Ukraine. Une femme enceinte examinée dans l'abri d'une maternité de Zhytomyr, dans le nord de l'Ukraine.

“Pour les femmes qui sont restées, il y cette incertitude sur leur futur, sur celui de leur enfant, elles sont anxieuses, stressées.” Olena Serhieienko est sage-femme et membre de l’équipe Médecins du Monde à Dnipro, à l’est de l’Ukraine. Depuis le 24 février, date du début du conflit, elle constate les conséquences de la guerre sur la santé mentale et physique des femmes enceintes restées sur place.

Selon le Fonds des Nations unies pour la population, 265.000 femmes ukrainiennes attendaient un enfant lorsque la guerre a commencé. 80.000 naissances sont attendues d’ici les trois prochains mois.

Sur le terrain, plusieurs reporters américains se sont intéressés à leur situation. Andrew E. Kramer s’est ainsi rendu dans une maternité de Kiev début mai pour le New York Times , Lauren Egan dans un hôpital de Varsovie, la capitale polonaise, pour NBC News fin avril. Tous deux témoignent du stress que ressentent ces femmes, et des complications que celui-ci entraîne pendant leur grossesse.

➡️ En savoir plus sur la situation des femmes enceintes en pleine guerre en Ukraine

  • Le parcours infernal des femmes trans qui tentent de fuir l’Ukraine

Un check-point en Transnistrie, République autoproclamée à la frontière ukraino-moldave. Un check-point en Transnistrie, République autoproclamée à la frontière ukraino-moldave.

“Si votre passeport est au genre masculin, ils ne vous laisseront pas aller à l’étranger, ils ne vous laisseront pas passer.” Zi Faámelu est une femme trans de 31 ans, originaire de Kiev. Si elle a finalement réussi à fuir son pays, elle a d’abord été confrontée à ce qu’elle nomme “une guerre dans la guerre”: la transphobie en plein conflit armé.

En avril, on estimait que 5 millions d’Ukrainiens avaient fui leur pays. Et pour les personnes trans, cette décision de quitter leur foyer présente une difficulté supplémentaire. “Au cours de ma récente visite en Ukraine, j’ai également été informée du fait que certaines personnes transgenres rencontrent des difficultés pour quitter le pays”, expliquait le 17 mai Dunja Mijatović, Commissaire aux droits de l’homme au Conseil de l’Europe.

➡️ Lire l’article qui fait le point sur ce que vivent les femmes trans ukrainiennes

  • Cette ONG se mobilise pour aider les Ukrainiennes à avorter en Pologne

Alors que le droit à l’avortement est menacé aux États-Unis, le sujet est également bien présent en Pologne, pays très anti-IVG et où de nombreuses femmes ukrainiennes, victimes de trafics, de violences et de viols, sont réfugiées depuis le début de leur guerre avec la Russie. Des ONG et activistes, comme Women On Web, tentent de leur venir en aide.

Service d’aide à l’avortement médicamenteux, l’organisation est présente en Pologne depuis des années. “Avant la guerre, des femmes polonaises traversaient la frontière pour avorter en Ukraine, où la législation était moins dure”, raconte au HuffPost Venny Ala-Siurua, directrice exécutive de l’ONG.

Depuis 2005, Women on Web fournit des kits de pilules abortives aux femmes dont la grossesse date de moins de 12 semaines, dans plus de 200 pays dont la Pologne. “Nous recevons environ 25.000 messages par an de ce pays, chiffre-t-elle. Entre 2020 et 2021, nous avons reçu 60.000 demandes. Même si toutes les demandes n’aboutissent pas, c’est très élevé.”

➡️ Découvrir l’association qui aide les réfugiées ukrainiennes à avorter

  • Comment parler des viols de guerre en Ukraine sans raviver le traumatisme des victimes?

Les violences sexuelles sont une fois de plus utilisées comme une arme de guerre. En Ukraine comme dans d’autres conflits, les témoignages et récits de viols et de violences subis par la population ukrainienne, en particulier les femmes, se multiplient. Ils sont difficiles à documenter et risquent quand ils le sont de traumatiser à nouveau les victimes.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé le 17 mai le déploiement en Ukraine d’une équipe de 42 enquêteurs et experts, soit la plus grande mission jamais envoyée sur le terrain, pour enquêter sur les crimes commis pendant l’invasion russe.

Sur le terrain, de nombreux acteurs collectent des informations: journalistes, ONG, activistes, acteurs locaux, police, gouvernement ukrainien... Or, tout le monde n’est pas apte et formé à recueillir ces témoignages.

➡️ En savoir plus sur les manières de documenter les viols de guerre

À voir également sur Le HuffPost: À Cannes, une activiste dénonce les viols russes en Ukraine sur le tapis rouge

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    Rima Abdul Malak fait une entrée poétique au Sénat: "Nous tiendrons à la culture comme à sa fleur tient la tige"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 16:01 · 3 minutes

CULTURE - Un peu de poésie dans la Haut-Assemblée. La nouvelle ministre de la Culture Rima Abdul Malak , qui a succédé à Roselyne Bachelot le 20 mai, était auditionnée pour la première fois par les sénateurs de la commission de la culture, ce mercredi 29 juin. Et pour ce galop d’essai, celle qui était avant la conseillère culture d’Emmanuel Macron a tenu à partager son amour pour la poésie .

“Certains d’entre vous connaissent mon goût pour la poésie et je me suis dis que ce n’était pas souvent, dans les salles de commission du Sénat, qu’on entendait des poèmes, donc vous me permettrez cette fantaisie”, a lancé Rima Abdul Malak à ses interlocuteurs pour conclure son propos liminaire, dans lequel elle avait notamment rappelé l’importance de la lecture pour tous les Français.

“Vous entendrez de vous même les sous entendus de ce poème que je veux vous passer”, a-t-elle encore glissé avant de se lancer. La séquence est à revoir en vidéo en tête de notre article. Les vers choisis étaient ceux de Jean-Pierre Siméon, poète et dramaturge français, qui est aussi le directeur artiste du Printemps des Poètes.

Le poème À l’impossible on est tenu est extrait du recueil Ici, publié en 2009:

“Oui je sais que
la réalité a des dents
pour mordre
que s’il gèle il fait froid
et que un et un font deux

je sais je sais
qu’une main levée
n’arrête pas le vent
et qu’on ne désarme pas
d’un sourire
l’homme de guerre

mais je continuerai à croire
à tout ce que j’ai aimé
à chérir l’impossible
buvant à la coupe du poème
une lumière sans preuves

car il faut être très jeune
avoir choisi un songe
et s’y tenir
comme à sa fleur tient la tige

contre toute raison”

“Nous tiendrons à la culture comme à sa fleur tient la tige contre toute raison”, a conclu la ministre. Et cette entrée en matière n’a pas laissé indifférent les sénateurs de cette commission qui, eux aussi, y sont allés de leurs références littéraires au fil des questions à Rima Abdul Malak, citant André Malraux ou le poète libanais Gibran Khalil Gibran.

Il se murmurait même que cette passionnée de poésie -Rima Abdul Malak en lit tous les matins et tous les soirs, raconte-t-elle- envoyait des poèmes à Emmanuel Macron lorsqu’elle était sa conseillère culture. Une “rumeur” qu’elle a récemment “rectifiée” dans une interview à nos confrères du Parisien .

″À l’Élysée, j’envoyais chaque matin un poème à mes collègues et à mes chefs. Parfois, il m’arrivait de l’envoyer au président, car je sais qu’il aime la poésie, mais pas tous les jours”, s’amuse aujourd’hui Rima Abdul Malak, qui avait aussi pour habitude de préparer des liste de livres à lire au président lorsqu’il partait en déplacement.

Dans les semaines et mois qui viennent, les nombreux dossiers du ministère de la Culture risquent néanmoins de laisser moins de place à la poésie dans son quotidien. Rima Abdul Malak a ainsi confirmé que la suppression de la taxe audiovisuelle sera dans le projet de loi sur le pouvoir d’achat présenté en conseil des ministres ce mercredi 6 juillet, avant de passer à l’Assemblée. Sans pour autant préciser comment seraient remplacés ces quelque 3 milliards d’euros qui financent en grande partie France Télévision, Radio France ou Arte.

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    Affaire Garrido-Corbière: le directeur du "Point" charge Aziz Zemouri

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 27 June - 13:47 · 3 minutes

Étienne Gernelle au micro d'Europe 1 ce lundi 27 juin. Étienne Gernelle au micro d'Europe 1 ce lundi 27 juin.

LE POINT - “Il nous a enfumés”. Invité sur Europe 1 ce lundi 27 juin, Étienne Gernelle, le patron du Point , ne s’est pas montré tendre avec Aziz Zemouri, auteur d’un article sur le couple de députés LFI Raquel Garrido et Alexis Corbière, les accusant d’exploiter une employée sans papiers.

D’après Étienne Gernelle, celles-ci ont été “inventées” par des intervenants encore inconnus, puis répercutées par un journaliste qui a “fondu un plomb”. “Il y a un double enfumage” dans cette affaire comparable à “un accident industriel”, a-t-il livré au micro de la radio généraliste.

Au départ, il y a “des gens qui ont essayé de monter une affaire qui n’existait pas”, a expliqué le patron de presse, dans ses premières explications détaillées sur cette erreur qui a placé son magazine dans la tourmente.

“Et puis il y a l’enfumage interne, avec un journaliste qui (...) a perdu la raison, a fait n’importe quoi et a enfumé sa hiérarchie”, a-t-il poursuivi, en insistant sur le fait que les affirmations de l’article ”étaient fausses”.

“S’il avait dit la vérité, jamais le papier n’aurait été publié”

Face au tollé, Le Point a dû retirer l’article en question de son site la semaine dernière. Étienne Gernelle avait présenté ses excuses aux deux députés, qui avaient réclamé le licenciement de son auteur. Celui-ci a ensuite été mis à pied et convoqué à un entretien préalable à un possible licenciement.

“S’il avait dit la vérité sur la nature des documents qu’il avait et la manière dont il les avait obtenus, jamais le papier n’aurait été publié”, a assuré l’ancien journaliste du Figaro . Aziz Zemouri s’appuyait notamment sur des SMS qui se sont révélés faux.

Selon son patron, le journaliste “a probablement fondu un plomb par indignation” en pensant que cette affaire était vraie. “Qui a fabriqué ces textos, qui a inventé cette affaire, façonné cette histoire? On enquête dessus (...) Pour l’instant, on n’a aucune certitude, on a des pistes très sérieuses. Évidemment on publiera tout ça dès que ce sera prêt”, a informé Étienne Gernelle, selon qui neuf journalistes du Point , dont lui-même, travaillent sur cette contre-enquête.

Des fausses informations avant les élections

Selon lui, les fausses informations ”étaient arrivées à Aziz Zemouri avant les législatives” mais leur publication dans le Point “a été repoussée”.

“Ca a été un réflexe général de se dire ‘il n’y a pas d’urgence’, et il n’y en avait d’autant pas que c’était faux”, a poursuivi Etienne Gernelle, en reconnaissant qu’“il y avait eu beaucoup d’interrogations avant publication”.

La transmission de ces faux au journaliste du Point avait-elle pour but d’influer sur les élections? “Je ne le sais pas pour l’instant”, a répondu Etienne Gernelle, selon qui “il y a beaucoup de brume dans cette affaire”.

En juin 2021, Le Point et Aziz Zemouri avaient été condamnés pour diffamation après un article de ce dernier, condamnation confirmée en appel. Il qualifiait d’ancienne “call-girl” l’actrice Sand Van Roy, qui accuse le cinéaste Luc Besson de viols et agressions sexuelles.

L’avocat de Raquel Garrido et Alexis Corbière, Me Xavier Sauvignet, a indiqué à l’AFP la semaine dernière, qu’il préparait deux plaintes, l’une pour diffamation publique et une autre contre X pour faux et usage de faux et usurpation d’identité.

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    L'interview de Macron, en route pour Kiev, par Mohamed Bouhafsi ne passe pas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 24 June - 09:53 · 2 minutes

Mohamed Bouhafsi en interview avec Emmanuel Macron, une interview diffusée le 17 juin sur France 5. Mohamed Bouhafsi en interview avec Emmanuel Macron, une interview diffusée le 17 juin sur France 5.

POLÉMIQUE - Laurent Guimier est dans le viseur de la rédaction de France Télévisions . Une motion de défiance a été déposée contre le directeur de l’information et doit être soumise au vote, le 30 juin prochain, des journalistes, apprend-on ce jeudi 23 juin dans La Lettre A .

En cause, “le choix de Mohamed Bouhafsi , chroniqueur dans l’émission C à vous sur France 5 et ancien journaliste sportif sur RMC, pour couvrir le déplacement d’Emmanuel Macron en Ukraine ″, d’après le quotidien numérique qui rappelle aussi “qu’aucun journaliste de la rédaction nationale de France télévisions n’avait été dépêché aux côtés des équipes de C à vous , TF1 et BFMTV”.

L’interview en question a été organisée dans un train qui les ramenait en Pologne, après 23h, à la mi-juin, et ce, pendant une vingtaine de minutes.

Cette motion de défiance intervient quelques jours après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’un communiqué du Syndicat national des journalistes dénonçant la situation.

Un ras-le-bol plus profond

Pour le SNJ, cet affront pose de nombreuses questions et notamment celle de la proximité entre le pouvoir en place et le patron de Mediawan, la société de production de C à vous . “Qu’en pensent notre présidente et notre numéro 2 directeur des antennes et des programmes? Ont-ils validé sans broncher cette nouvelle attaque en règle contre la rédaction nationale venant directement de l’Élysée?”, s’inquiète le syndicat.

La méfiance des journalistes de France Télévisions à l’égard de leur direction n’est pas nouvelle. “Il y a un ras-le-bol général contre la direction de l’information qui accumule les erreurs à tous les niveaux. Laurent Guimier ne défend pas du tout la rédaction. Il n’a aucun attachement à cette rédaction, d’ailleurs, on le croise rarement, souffle un journaliste au Figaro , ce jeudi 23 juin. [...] La rédaction n’a plus confiance en lui.”

Comme le souligne le quotidien conservateur, “le mal est profond”. Et la non-reconduction de plusieurs contrats alors même qu’il avait précédemment annoncé le contraire a jeté de l’huile sur le feu. Ce n’est pas non plus la première fois qu’un directeur de l’information de France Télévisions est visé par une motion de défiance. En 2017, Michel Field avait dû quitter ses fonctions pour cette même raison.

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    Une tribune de Têtu appelle la France "à reconnaître les victimes de sa répression anti-gay"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 June - 16:01 · 4 minutes

Photo d'illustration prise à Toulouse en juin 2018, lors de la Pride. (Photo by Alain Pitton/NurPhoto via Getty Images) Photo d'illustration prise à Toulouse en juin 2018, lors de la Pride.  (Photo by Alain Pitton/NurPhoto via Getty Images)

HOMOSEXUALITÉ - Il a fallu attendre le 4 août 1982 pour que l’homosexualité ne soit plus considérée comme un délit en France. Ce mercredi 15 juin, à l’occasion du mois des Fiertés et des 40 ans de cette abolition, une tribune signée par des victimes de cette législation discriminante, des associations et des personnalités politiques appelle le gouvernement français à aller plus loin en reconnaissant “les victimes de sa répression anti-gay”.

Initiée par le magazine Têtu , la tribune, aussi présentée sous forme de pétition, a vocation à interpeller “le plus haut niveau de l’État”. La répression perpétrée entre 1940 et 1980, “cette tache dans notre histoire doit désormais être reconnue par une prise de parole au plus haut niveau de l’État. La Norvège l’a fait cette année. (...) L’Allemagne, de son côté, indemnise financièrement les victimes (...) À son tour, la France doit reconnaître, réhabiliter, voire indemniser les victimes de sa répression anti-gay”, écrivent les auteurs.

Parmi les signataires, des associations de lutte pour l’égalité, d’aides aux victimes d’homophobie, des sociologues, historiens mais aussi nombre de personnalités politiques: Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou, Fabien Roussel, le secrétaire général d’EELV Julien Bayou, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, l’ancien maire et député écologiste Noël Mamère, l’ancien ministre Jack Lang. Sans oublier les victimes, condamnées dans les années 70, comme Michel Chomarat ou Anne Tonglet.

À son tour, la France doit reconnaître, réhabiliter, voire indemniser les victimes de sa répression anti-gay"

Si le “crime de sodomie” a été aboli en 1791, le régime de Vichy a remis en place des lois discriminantes pénalisant les relations intimes entre personnes du même sexe, dont une différence d’âge de la majorité sexuelle selon son orientation. Ces lois ont perduré après la Libération, voire ont été renforcées pendant les années de Gaulle. En 1960, un vote de l’Assemblée nationale fait ainsi de l’homosexualité un “fléau social” contre lequel la police est chargée de “lutter”.

Ces textes ne seront abolis que quarante ans plus tard pendant la présidence Mitterrand, sous l’impulsion du président socialiste, de Gisèle Halimi, rapporteuse de la Commission des lois et Robert Badinter, garde des Sceaux.

“Réparer les vies brisées des victimes”

Selon les spécialistes interrogés par Têtu dans le cadre de son édition d’été qui sort en plein Mois des Fiertés, environ 10.000 personnes ont été condamnées entre 1945 et 1978. Mais établir un chiffre précis est quasiment impossible. “Tout le problème du comptage réside dans le fait que, en matière judiciaire comme en psychiatrie, les pédocriminels étaient quaifiés d’homosexuels lorsqu’il s’agissait de relations entre personnes de même sexe”, explique Sébastien Landrieux, spécialisé dans l’histoire des homosexualités, à nos confrères.

Selon lui, sur les 10.000 condamnations, au moins la moitié visait des homosexuels. Les sanctions prenaient la forme d’amende et de peine de prison, de moins d’un an pour la plupart.

“Plusieurs milliers d’hommes, dans l’immense majorité des cas, ont été poursuivis et condamnés ‘au nom du peuple français’ pour avoir simplement eu des relations sexuelles consenties avec d’autres hommes. (...) L’histoire n’est pas une ardoise, et l’effacement de leur casier judiciaire n’a pas réparé les vies brisées des victimes”, font valoir les auteurs de la tribune.

Michel Chomorat le sait bien. Condamné en 1977 pour “outrage public à la pudeur”, il choisit de faire appel et va jusqu’en cassation, à une période où les mouvements contre l’homophobie et pour la dépénalisation prennent leur essor.  ”À l’époque quand les gens étaient arrêtés pour ce genre de chose, il y avait souvent un article dans la presse locale. Certains perdaient alors leur travail, d’autres ont été poussés jusqu’au suicide. Il ne fallait pas que ça se sache,” racontait ce Lyonnais en janvier 2022 à France 3 Région .

Quarante après la dépénalisation, les lois ont progressivement évolué pour plus d’égalité. L’adoption homoparentale est légale et l’Assemblée a récemment voté - au bout de longs et âpres débats - l’accès à la PMA pour les couples de femmes et les femmes seules. Il reste cependant encore du chemin à faire, avant de parvenir, dans les faits comme dans les textes, à une véritable égalité.  “Alors que nous commémorons cette année les 40 ans de cette dépénalisation de l’homosexualité, il est temps pour la France de solder (...) cette ‘époque odieuse de notre histoire’”, enjoignent les auteurs de la tribune.

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