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    Fusillade au Texas: le mari d'Irma Garcia, morte dans la tuerie, décède "de chagrin"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 10:11 · 2 minutes

Un croix pour la professeure Irma Garcia devant l'école Robb d'Uvalde, au Texas. Un croix pour la professeure Irma Garcia devant l'école Robb d'Uvalde, au Texas.

UVALDE - Peut-on mourir d’avoir le cœur brisé? C’est la conviction de la famille de Joe Garcia, mort deux jours après sa femme Irma tuée mardi 25 mai dans la fusillade de l’école d’ Uvalde au Texas . Cette tuerie, l’une des pires des États-Unis , a fait 21 morts dont 19 enfants.

Irma Garcia enseignait à l’école d’Uvalde lorsque Salvador Ramos , un jeune de 18 ans, est entré dans une salle de classe et a tué la professeure de 48 ans. Un drame pour la nation ainsi que pour Joe Garcia, le mari d’Irma depuis 24 ans. Il aurait même avoué à sa famille que la tristesse le rendait malade, rapporte son neveu, John Martinez.

J’ai le coeur brisé. Je vous annonce avec une profonde tristesse que le mari de ma tante Irma, Joe Garcia, est décédé à de chagrin, je suis vraiment à court de mots pour dire ce que nous ressentons tous, VEUILLEZ PRIER POUR NOTRE FAMILLE, que Dieu ait pitié de nous, ce n’est pas facile”

Ce dernier explique dans le Washington Post que Joe Garcia s’est rendu jeudi 26 mai au mémorial de l’école Robb, où s’est déroulé le drame, pour déposer des fleurs en hommage à sa femme, mais aussi à l’ autre enseignante décédée Eva Mireles , et aux 19 enfants tués. De retour chez lui, l’homme de 50 ans a eu une crise et est tombé sur le sol.

Leurs quatre enfants désormais orphelins

La mère de John, sœur de Joe Garcia, était dans la maison. Elle a tenté de faire un massage cardiaque le temps que les secours arrivent et le transportent à l’hôpital. Il n’a pas survécu. Le couple avait quatre enfants désormais orphelins: Cristian, 23 ans; Jose, 19 ans; Lyliana, 15 ans; et Alysandra, 12 ans.

Après ces deux drames consécutifs, une cousine d’Irma Garcia, Debra Austin, a lancé une cagnotte. “Elle aimait sa classe, les enfants, et est morte en essayant de les protéger. S’il-vous-plaît, donnez ce que vous pouvez pour aider sa famille”, écrit-elle sur le site Go Fund Me.

“Je suis tout aussi dévastée de vous annoncer la mort du mari d’Irma, Joe, qui est tragiquement décédé ce matin (jeudi 26 mai) après une urgence médicale. (...) Je pense sincèrement que Joe est mort d’avoir le cœur brisé après avoir perdu l’amour de sa vie de plus de 25 ans. C’était trop dur pour lui”, ajoute-t-elle.

En une journée, 1,8 million de dollars ont été récoltés.

À voir également sur le HuffPost : Meghan Markle rend visite au mémorial des victimes de la tuerie au Texas

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    Meghan Markle rend visite au mémorial des victimes de la tuerie au Texas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 2 days ago - 09:44 · 1 minute

ÉTATS-UNIS - Deux jours après la fusillade dans une école primaire d’Uvalde dans le Texas qui a tué 19 enfants et deux adultes, Meghan Markle s’est rendue au mémorial des victimes ce jeudi 26 mai, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

L’épouse du prince britannique Harry , habillée de la plus simple des manières en t-shirt et avec une casquette, s’est recueillie et a déposé des fleurs devant des croix blanches sur lesquelles étaient inscrits le nom des victimes . Une initiative qu’elle a prise à titre personnel, en tant que mère, afin de présenter ses condoléances et offrir son soutien à la communauté endeuillée, selon un porte-parole à l’AFP.

Salvador Ramos , un jeune garçon de 18 ans ayant été scolarisé dans la ville avait fait irruption dans l’école primaire équipé d’un fusil semi-automatique. Le meurtrier s’était ensuite barricadé dans la classe et avait abattu 19 élèves et deux enseignantes avant de se faire tuer par une équipe d’intervention de la police.

Le prince Harry et Meghan Markle, qui s’étaient mis en retrait de la couronne d’Angleterre il y a deux ans, vivent désormais à plus de 2000 kilomètres d’Uvalde, dans la ville de Montecito en Californie, avec leurs deux enfants: Archie et Lilibet.

Ce dimanche 29 mai, ce sera au tour de Joe Biden de se rendre au mémorial d’Uvalde situé sur la place centrale de la ville composée en grande partie d’hispaniques. Le président des États-Unis y est attendu avec sa femme pour “partager le deuil de la communauté” de cette petite ville bouleversée par l’un des pires massacres par arme à feu des dernières années dans le pays.

À voir également sur Le HuffPost : Après la tuerie au Texas, Joe Biden partage sa peine et son expérience de père endeuillé

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    Ce ptérosaure surnommé le "dragon de la mort" est l'un des mieux conservés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 15:26 · 3 minutes

Voici les différents fossiles retrouvés des deux Voici les différents fossiles retrouvés des deux "dragons de la mort" argentins.

DINOSAURES - C’est un véritable géant des cieux. Son nom, Thanatosdrakon Amaru, signifie “dragon de la mort” en grec. Il a également une signification en langue quechua puisqu’“Amaru” désigne une divinité inca, un serpent volant à deux têtes. Nul doute alors que son ombre menaçante devait semer la terreur du temps de son vivant, à savoir le Crétacé supérieur (il y a environ 86 millions d’années).

Membre de la famille des azhdarchidés (appartenant au groupe des ptérosaures), deux spécimens découverts, fruit de recherches publiées le 12 avril 2022 par Elsevier . Il s’agit de la plus grande espèce jamais découverte en Amérique du Sud. Imposants, les deux fossiles font respectivement sept et neuf mètres d’envergure. Ils ont été découverts dans la province de Mendoza en Argentine, terre fertile pour les fossiles.

Deux titans ailés

En plus de sa taille, “les azhdarchidés étaient connus pour leurs très grands crânes (parfois plus grands que leurs corps) ainsi que leurs cous hyper allongés et leurs corps courts et robustes”, a déclaré pour Live Science Leonardo D.Ortiz David, auteur principal de cette nouvelle étude.

Envergure des deux fossiles de Thanatosdrakon Amaru retrouvés. Envergure des deux fossiles de Thanatosdrakon Amaru retrouvés.

D’après l’analyse des différents fossiles retrouvés, les chercheurs ont déterminé que les deux ptérosaures sont morts en même temps, alors que le plus petit n’était pas encore développé. Il est néanmoins difficile d’affirmer si les deux animaux faisaient partie de la même famille.

“Il n’y a aucune indication dans les restes fossiles d’un degré de relation parentale”, a déclaré pour Live Science Ortiz David. Toutefois, “il peut être confirmé que les deux spécimens sont de tailles différentes, et que le plus petit est un juvénile subadulte, et qu’ils étaient ensemble lorsqu’ils sont morts il y a plus de 86 millions d’années.”

Des fossiles fragiles...donc très rares

C’est lors de fouilles dans l’optique d’un projet de construction civile que les deux fossiles ont été retrouvés. La région est en effet propice aux fossiles, alors que la province de Mendoza abrite notamment l’Aconcagua. Plus haute montagne des Amériques, elle est bien connue des paléontologues pour d’autres découvertes importantes, notamment le sauropode géant Notocolossus, présenté comme un bagarreur féroce dans le documentaire “Prehistoric Planet” d’AppleTV .

Point d’importance, les différents fossiles retrouvés sont dans un remarquable état de conservation. Certains d’entre eux étaient complets, “comme les humérus (gros os du bras), les syncarpiens (un des os du pied) et les vertèbres dorsales” explique l’étude.

Il s’agit là d’une surprise, car il est rare de trouver des fossiles de ptérosaure en si bon état. “Dès le début, deux faits ont retenu notre attention: le premier était la taille des restes et leur conservation en trois dimensions; le second était la quantité de restes trouvés sur le site, puisque les ptérosaures géants ne sont connus que par des restes fragmentaires (à quelques exceptions près)”, explique le chercheur.

La raison à cela est simple, les os de ces animaux sont fragiles et se détériorent facilement. Dès lors, cette découverte est une chance pour les chercheurs. “La description de nouveaux spécimens est toujours importante pour la paléontologie des vertébrés , car ils éclairent les différents groupes étudiés. Dans ce cas particulier, les éléments 3D de grands ptérosaures sont rares, faisant de Thanatosdrakon une excellente étude de cas”.

À voir également sur le HuffPost: Une orque aperçue dans la Seine en Normandie, entre le Havre et Rouen

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    Mort de Miss. Tic, légende parisienne du street art

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 7 days ago - 15:31 · 2 minutes

La légende parisienne du street art Miss. Tic est morte à l'âge de 66 ans. Elle était notamment connue pour ses silhouettes de femmes graffées au pochoir dans les rues de la capitale (photo d'archive prise à Paris en mai 2018 à l'occasion d'une exposition à Paris). La légende parisienne du street art Miss. Tic est morte à l'âge de 66 ans. Elle était notamment connue pour ses silhouettes de femmes graffées au pochoir dans les rues de la capitale (photo d'archive prise à Paris en mai 2018 à l'occasion d'une exposition à Paris).

CULTURE - Miss. Tic, figure parisienne du street art connue pour ses silhouettes de femmes brunes, sexy et poétiques graffées au pochoir sur les murs de la capitale notamment, est décédée ce dimanche 22 mai de maladie à l’âge de 66 ans, a annoncé sa famille à l’AFP.

Née d’un père immigré tunisien et d’une mère normande, Radhia Novat, de son vrai nom, commence à imprimer son art en 1985 dans les rues de la Butte-Montmartre -où elle a grandi-, du Marais, de Montorgueil et de la Butte-aux-Cailles, après un séjour aux États-Unis.

“Je venais du théâtre de rue, j’aimais cette idée de l’art dans la rue”, expliquait en 2011 à l’AFP cette plasticienne, au teint mat et à la belle chevelure noire, comme ses héroïnes.

Des difficultés et une arrestation avant la reconnaissance

“Je me suis dit d’abord: ‘Je vais écrire des poèmes’. Puis: ‘Il faut des images’ avec les poèmes. J’ai commencé par des autoportraits, puis j’ai continué vers les autres femmes”, ajoutait celle qui accompagnait ses pochoirs de légendes incisives comme “J’enfile l’art mur pour bombarder des mots cœurs”.

Régulièrement exposée depuis 1986 en France comme à l’étranger, Miss. Tic, dont le pseudonyme vient du personnage Miss Tick, la sorcière de la “Bande à Picsou” créée par Carl Barks pour Disney, connait de longues année de galère et d’ennuis avec la justice, le tag ou le pochoir étant considérés comme une détérioration de biens.

Elle est par exemple arrêtée en 1997 mais finit par attirer l’attention des grandes marques dans les années 2000, notamment dans le milieu de la mode (Kenzo, Louis Vuitton).

En 2007, elle signe l’affiche du film “La fille coupée en deux”, de Claude Chabrol, tandis que La Poste produit des timbres inspirés de ses pochoirs en 2011. Certaines de ses oeuvres ont été acquises par le Victoria and Albert Museum, à Londres, et le Fonds d’art contemporain de la Ville de Paris, rappelle son site internet .

À voir également sur le HuffPost : Banksy revendique une série d’œuvres apparues en Angleterre

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    Dans "The Office", l'épisode du "Bus bureau" a failli être fatal

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 18 May - 16:32 · 2 minutes

Dwight Schrute (joué par Rainn Wilson) au volant du bus bureau aux côtés de Jim Halpert (joué par John Krasinski). Dwight Schrute (joué par Rainn Wilson) au volant du bus bureau aux côtés de Jim Halpert (joué par John Krasinski).

SÉRIE TV - Une comédie qui a failli virer au drame. La série The Office qui aux premiers abords est un programme humoristique aurait pu, le temps d’un épisode, se transformer en une scène d’horreur. L’épisode 4 de la saison 9 intitulé Le bus bureau, dans lequel les personnages transforment un bus en bureau, a manqué par deux fois de coûter la vie aux 18 personnes présentes sur le tournage.

C’est dans le livre The Office BFFs paru ce mercredi 17 mai, co-écrit par Jenna Fischer, qui joue le rôle de Pam Beesly , et Angela Kinsey, qui incarne Angela Martin, que cette anecdote est révélée, neuf ans après la fin de la série.

Angela Kinsey raconte que le premier danger venait tout simplement d’un problème technique transformant le véhicule en four. “Il faisait très chaud et lorsque nous commencions à filmer, la climatisation du bus devait être coupée car elle était trop bruyante”, explique-t-elle. “Nous étions essentiellement dans une boîte de conserve chaude et mobile, sans air”, continue-t-elle.

Une climatisation portable avait donc été installée avec un tuyau qui envoyait l’air frais en passant par le toit ouvrant du véhicule. Mais une odeur particulière a envahi le bus puis la caméraman ne s’est pas bien senti avant de tomber au sol. En réalité, la climatisation avait été placée trop près de l’échappement du bus et que les gaz émis par le véhicule étaient aspirés et renvoyés dans l’habitacle.

La loi des séries sur The Office

Un problème n’arrivant jamais seul, l’équipe a dû faire face à un second danger. Une scène où Dwight devait conduire dangereusement le bus ne paraissait pas assez ‘authentique’ au réalisateur de l’épisode, l’acteur Bryan Cranston en l’occurrence ce jour-là.

Le cascadeur qui conduisait le bus a dû faire un changement de direction de manière très brusque. “Ce que personne n’avait envisagé lorsqu’ils ont dit à ce chauffeur cascadeur de faire une embardée aussi brusque que possible sans renverser le bus, c’est qu’aucun de nos meubles de bureau, accessoires ou décorations n’était solidement attaché”, rapporte Angela. Cette dernière a donc été écrasée sur la paroi du véhicule, tandis que d’autres acteurs ont été déséquilibrés et ont vu du matériel leur tomber dessus.

Ces deux moments auraient pu être dramatiques pour la sitcom culte qui s’est achevée le 16 mai 2013 après 9 saisons. Finalement, tout est bien qui finit bien et The Office continue d’être une référence aujourd’hui, notamment sur les réseaux sociaux. D’innombrables scènes se sont transformées en véritables memes viraux qui contribuent à la popularité de la série.

À voir également sur Le HuffPost : John Krasinski réunit le casting de “The Office” pour surprendre un couple de fans

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    À Jérusalem, les obsèques de la journaliste d'Al Jazeera tournent à l'affrontement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 13 May - 13:28 · 5 minutes

INTERNATIONAL - “Au revoir Shireen, au revoir la voix de la Palestine.” Ce vendredi, 13 avril, les Palestiniens ont dit adieu à une de leurs journalistes vedettes, Shireen Abu Akleh , tuée d’une balle dans la tête deux jours plus tôt à Jénine, en Cisjordanie occupée, alors qu’elle couvrait un raid israélien .

Ses obsèques ont été source de tensions. Des violences ont éclaté dans l’enceinte de l’hôpital Saint-Joseph de Jérusalem à la sortie du cercueil de la journaliste quand la police israélienne a dispersé une foule brandissant des drapeaux palestiniens, selon des journalistes de l’AFP et de médias locaux. Sur des images de la chaîne Palestine TV, on voit le cercueil de la reporter manquer de tomber au sol.

Les forces israéliennes ont fait irruption dans l’enceinte de l’hôpital situé à Jérusalem-Est, dans le secteur palestinien de la ville occupé et annexé par l’État hébreu. “Si vous n’arrêtez pas ces chants nationalistes, nous devrons vous disperser en utilisant la force et nous empêcherons les funérailles d’avoir lieu”, a déclaré dans une mégaphone un policier israélien en direction de la foule, selon une vidéo diffusée par la police.

Affrontement entre la police israélienne et les Palestiniens

Selon elle, “des centaines de personnes” se sont rassemblées à l’hôpital et des pierres ont été jetées en direction de la police qui a été “obligée d’utiliser des moyens de dispersion anti-émeute”. “De brutales forces spéciales israéliennes attaquent le cortège funèbre de Shireen Abou Akleh sortant de l’hôpital Saint-Joseph”, a dénoncé sur Twitter Hanane Achraoui, une ancienne ténor de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Dylan Collins, journaliste à l’AFP, explique sur Twitter que la police a frappé les personnes présentes dans le cortège. Selon Al-Jazeera, la police israélienne “attaque les Palestiniens”. L’un des journalistes de la chaîne explique que “l’armée israélienne demande aux gens s’ils sont chrétiens ou musulmans. Si vous êtes musulmans, vous n’êtes autorisés à l’intérieur.”

Le cercueil de Shireen Abu Akleh a finalement été transporté vers la Vieille Ville où est a été célébrée une messe dans une église, avant l’inhumation dans un cimetière à proximité. Après la cérémonie, une foule a suivi l’ambulance transportant sa dépouille jusqu’au point de passage entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par l’Etat hébreu. Les habitants de Cisjordanie, dans leur écrasante majorité, n’ont pas accès à Jérusalem.

Un gilet pare-balles siglé “presse”

Les funérailles de la reporter de 51 ans ont lieu sur fond de violences persistantes, alors que de nouveaux heurts ont éclaté dans le camp de réfugiés de Jénine où elle a été tuée. 13 Palestiniens y ont été blessés par balle lors d’une nouvelle opération de l’armée israélienne, selon des sources palestiniennes.

Le camp de Jénine est un bastion des factions armées palestiniennes dans le nord de la Cisjordanie, d’où étaient originaires des auteurs d’attaques récentes en Israël. L’armée israélienne y avait lancé une opération pour appréhender des Palestiniens recherchés.

Vendredi, lors d’un nouveau raid, elle a pilonné une maison et blessé par balle à l’abdomen un Palestinien lors de heurts, d’après Wafa. Un autre Palestinien a été blessé par balle près de Ramallah lors d’un autre incident, selon l’armée israélienne. Il avait lancé une brique vers une voiture et tenter d’entrer à l’intérieur.

Al Jazeera a accusé les forces israéliennes d’avoir tué “de façon délibérée” Shireen Abu Akleh, sa journaliste vedette qui portait un gilet pare-balles siglé “presse” et un casque de reportage.

L’origine du tir mortel n’a pas été identifiée

Israël, après avoir dit qu’elle avait “probablement” succombé à un tir palestinien, a affirmé ne pas écarter que la balle ait été tirée par ses soldats. Vendredi, l’armée israélienne a finalement indiqué qu’il n’était pas possible de déterminer dans l’immédiat l’origine du tir ayant tué la journaliste. “L’enquête montre qu’il y a deux possibilités pour l’origine du tir l’ayant tuée”, selon l’armée.

La première option est celle d’un “tir nourri d’hommes armés palestiniens (en direction des forces militaires israéliennes), alors que des centaines de balles ont été tirées depuis plusieurs endroits”, a estimé cette source.

“L’autre option est que pendant la fusillade, l’un des soldats (israélien) a tiré quelques balles depuis une jeep à l’aide d’une lunette télescopique vers un terroriste qui tirait sur son véhicule”, a indiqué l’armée, pour qui il est “possible que la journaliste qui se tenait près du terroriste (...) ait été touchée”.

Lors de la cérémonie à Ramallah, le président palestinien Mahmoud Abbas a dit tenir les autorités israéliennes pour “complètement responsables” de la mort de la journaliste, refusant une enquête conjointe avec Israël. “Les autorités israéliennes ont commis ce crime et nous ne leur faisons pas confiance”, a-t-il affirmé.

À voir également aussi sur le Huffpost: Évasion de prison par un tunnel de six palestiniens en Israël

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    Il y a 35 ans, Dalida mourait les yeux ouverts

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 3 May - 07:00 · 8 minutes

Des touristes devant le buste de Dalida en 2016 Des touristes devant le buste de Dalida en 2016

DÉCÈS - Le 3 mai 1987, il est vingt heures et des poussières en ce dimanche pluvieux de ce long week-end de la fête du Travail. Bernard Rapp, le présentateur vedette des journaux de l’époque, s’apprête à passer à la page sportive et à céder la parole à Gérard Holtz, mais une dépêche AFP vient de lui parvenir. Bernard Rapp se contente de la lire, laconique et pour tout dire un peu hébété: “La chanteuse Dalida a été retrouvée sans vie par son habilleuse dans sa maison de Montmartre, à l’âge de cinquante-quatre ans”.

Morte, Dalida ? Quelques mois avant, elle était l’invitée du journal pour évoquer son rôle au cinéma, dans Le sixième jour de Youssef Chahine. Coiffée d’un simple béret, elle parlait à voix basse, sur un ton si tranquille. Elle avait raconté à Rapp son tournage en Égypte, le réapprentissage de la langue arabe, les horaires de travail harassants imposés par Chahine dans ce pays sans syndicat…

“La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi.”

Bientôt, toutes les rédactions ébruitent le scoop: Dalida s’est suicidée. Cent vingt somnifères dans le ventre et un seul mot digne de la Dame aux camélias sur sa table de chevet: “La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi”. Le lendemain, les rumeurs les plus folles circulent. Certains à la machine à café, encore plus romantiques qu’Alexandre Dumas, parlent même d’un assassinat commandité par François Mitterrand.

Il faut dire que rien ne laissait présager, pour ceux qui ne la regardaient pas de près, un tel dénouement tragique, surtout quand on s’attarde sur les articles dithyrambiques au sujet du film de Chahine et de son personnage d’Égyptienne, voilée des pieds à la tête. Nous sommes loin de Gigi in Paradisco et des projecteurs de Guy Lux . Les critiques parisiens, qui vilipendaient l’artiste hier, revenaient (enfin) de leurs certitudes ankylosées.

Et si c’était elle, la Maria Casarès des années 1990? Certains scénaristes se laissent même rêver une carrière au théâtre pour ce monstre sacré de trois fois dix-huit ans, avec un Marcello Mastroianni encore fringant. Décidément, Chahine ne s’y est pas trompé. Il est si fier de son actrice, qu’il trouve de plus en plus belle, “avec cet humour égypto-italien inimitable”. Non, vraiment, lui non plus ne pouvait pas imaginer le dénouement de ce week-end du 1 er mai.

Faire actrice, et pas chanteuse

C’est au moment de ce retour en Égypte que le spectacle adapté de mon livre, Dalida sur le divan , commence. Un aller simple, pourrait-on dire. Dalida était si heureuse de retrouver Le Caire de son enfance, sa bergamote et son jasmin au feuillage vert foncé. Enfant, elle voulait faire actrice comme métier, pas chanteuse. Alors, elle y croyait. Même à genoux, elle voulait y croire.   Elle oubliait que parfois, on ne revient pas de ces bonheurs incendiaires. L’enthousiasme est si grand, l’engouement si intense, que nous ne pouvons supporter le retour à la vie dans ce qu’elle a de monotone, de cruellement répétitif. Les acteurs nous le disent plus que les autres, d’ailleurs: il faut se méfier de l’atterrissage! Écoutez Blier, Rochefort, Schneider… Ils l’ont tous dit. Le personnage est une deuxième peau qui aliène, qui traque, qui réclame son dû. Seulement, il faut passer au rôle suivant, être capable de cette froideur chirurgicale pour s’arracher à l’affectivité.

S’il ne restait qu’une Dalida, ce serait celle-là. Epurée, hiératique. Finale. Mais comme les fans attendent surtout ses tubes disco, elle s’exécute, en bon soldat.

Après le tournage du  film “Le Sixième Jour”, Dalida retrouve les chapiteaux et les galas pour chanter et camper son seul personnage : Dalida . Sans doublure ni filet bien sûr, comme une trapéziste chevronnée qui aime le vide. Elle troque son voile noir pour les robes pailletées qui lui sortent par les yeux. Et alors ? N’a-t-elle pas juré fidélité à son public ? Elle est la femme d’une seule parole.

Dans son répertoire, on trouve encore “Je suis malade”, “Il pleut sur Bruxelles” ou une magnifique rengaine slave qui raconte un mariage ukrainien ! Habillée en bleu de travail, elle entonnait “Avec le temps” comme personne dans les années 70, à tel point que Léo Ferré lui-même s’inclina.

S’il ne restait qu’une Dalida, ce serait celle-là. Epurée, hiératique. Finale. Mais comme les fans attendent surtout ses tubes disco, elle s’exécute, en bon soldat. C’est cette dévotion sublime qui lui donne son caractère unique.  Quand elle reprend pour une énième fois “Alabama Song” des Doors et de Kurt Weil, on ressent une fatigue morale indescriptible. Surtout quand, assise sur un tabouret noir, elle dit « Go way ! » à l’un de ses danseurs. Même Jim Morrisson n’a pas puisé en lui une si troublante mélancolie. « Tout est consommé » chantait-elle déjà dans Jésus Kitsch. Seulement, on ne voulait pas la croire. Alors, elle continue le show jusqu’à la lie. Il n’y a que ça de vrai.

The show must go on

Dans son ouvrage Les stars , Edgar Morin dit qu’il ne faut pas mésestimer la niaiserie du monde. C’est dans cette niaiserie que nous trouvons les plus beaux diamants, taillés sur mesure pour l’éternité. Pendant trente ans, sans interruption, le répertoire de Dalida a semblé contenir le cœur du vrai public populaire, celui qui se laisse émouvoir par une ritournelle en play-back, celui qui sait retourner à un état d’enfance quand il écoute une vieille mélodie archi-diffusée mais entonnée avec amour.

A la fin de sa vie, Dalida est à la fois celle qui avait fait danser les grands-parents dans les bals musette des années 50 et celle qui fera se déhancher les jeunes dans les boîtes de nuits du tout Paris. L’exploit force l’admiration, même de ceux qui s’en moquent. « Avec le temps, va, tout s’en va. Ma perruque, mes faux cils, mes seins et cætera » ose même Thierry Le Luron. Il mourra avant elle.

« Salut, Salaud » semblera lui répondre Dalida, dans l’une de ses dernières chansons réalistes, aux accents de « plus jamais ». Toutes ces prophéties autoréalisatrices, toutes ces textes légers qui recèlent un cœur à vif… Ce n’est pas de la niaiserie, non, c’est du génie ! Et puis, la critique est aisée mais le trapèze difficile, surtout en robe du soir et talons hauts. Avec sa chevelure et son strabisme, la chanteuse se prête si facilement au persiflage.

Et dans le même temps, ceux qui l’écoutent vraiment savent qu’elle dépasse toujours sa caricature, qu’elle s’en détourne même. Quand elle se perd, c’est pour mieux se retrouver, dans un jeu inconscient avec son producteur visionnaire, ses paroliers, un masochisme maîtrisé et consenti.

J’ai choisi Lionel Damei et Alain Klingler pour adapter mon livre à la scène car ils sont beaucoup plus proches de Barbara que de Dalida. Il fallait leur noirceur poétique pour ne pas sombrer dans le carnaval du tralala et des trémolos des mauvais imitateurs ne comprenant rien à la femme.

Quand il avait une vingtaine d’années, Lionel voulait écrire des chansons pour celle qui lui rappelait tant sa grand-mère. Il avait beau lui préférer la grande Dame brune, il voyait en Dalida ce soleil de cendres qui n’en finissait pas de se consumer. La chanteuse comédienne ne lui en laissa pas le temps. « La porte s’ouvre tout à coup, et ma mémoire en prend un coup : c’est toi qui entres », chantait-elle dans “Tables séparées”, en racontant l’histoire d’une femme revoyant son amour de jeunesse, par hasard, dans un restaurant.

Parachever la légende

Mais en ce 3 mai 1987, point de miracle. Lasse d’attendre le grand amour, d’entonner des tubes de l’été et même d’écouter des critiques en pâmoison, Dalida paracheva sa légende en se donnant la mort. Trente-cinq ans après, le brassage des générations continue. Alors que tant d’autres stars d’une époque ont été reléguées sur les étagères, sa postérité se renouvelle comme les lilas de Montmartre au printemps. Orlando, son frère, a beau être vu comme un fossoyeur par ceux qui n’ont pas lu Edgar Morin, il continue merveilleusement son travail d’artisan de légende.

On retrouve Dalida, inchangée, dans une émission de Thierry Ardisson, l’an dernier dans un album d’Ibrahim Maalouf, au début d’un James Bond ou au cœur d’un Xavier Dolan, dans une manifestation contre le confinement et reprise par une chanteuse à la mode sur les ondes de France Inter… Personne, pas même Johnny Hallyday et Charles Aznavour, ne peut se targuer d’une telle mixité. Alors, quand en 1983, elle entonnait pour la première fois Mourir sur scène, ce titre inventé par les avant-gardistes Michel Jouveaux et Jeff Barnell, il ne fallait pas la croire. Mourir sur scène est oxymorique car la scène est comme le diamant : précisément éternelle. Elle s’étire de tout son long et ne tolère aucune limite. Comme Dalida, quand elle convoque la mort dans sa chanson emblème, en constatant fièrement qu’elle l’a déjà vue de près. « Je veux mourir les yeux ouverts », a écrit Marguerite Yourcenar. « D’une mort bien orchestrée » a chanté Dalida. En terminant la phrase et en lâchant toute seule le trapèze.

À voir également sur Le HuffPost: La métamorphose de Sveva Alviti dans “Dalida”

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