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    Pourquoi le ver de terre butine comme l'abeille - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 10 May - 08:59 · 6 minutes

Sa seule activité sociale est sexuelle. Mais là encore, il est d’une grande sobriété en ne s’accouplant qu’entre bonshommes comme tous les hermaphrodites protandres. Et pour les soucieux du détail, ils s’éjaculent mutuellement à la base de l’encolure en comparaison avec la morphologie d’un cheval. Et presque tous pratiquent la position du tête-bêche. Presque tous, car même chez les vers de terre, la diversité règne. Sa seule activité sociale est sexuelle. Mais là encore, il est d’une grande sobriété en ne s’accouplant qu’entre bonshommes comme tous les hermaphrodites protandres. Et pour les soucieux du détail, ils s’éjaculent mutuellement à la base de l’encolure en comparaison avec la morphologie d’un cheval. Et presque tous pratiquent la position du tête-bêche. Presque tous, car même chez les vers de terre, la diversité règne.

ANIMAUX - Le ver de terre butine! Mais attention, butiner n’est pas polliniser. Butiner vient de butin, polliniser de pollen. Polliniser, c’est féconder par du pollen. Le vent pollinise sans butiner! “ Les soldats se dispersent pour butiner. Qu’on se hâte de butiner.” Voltaire. Butiner, c’est chaparder, faire du butin, mais c’est aussi glaner ou picorer. C’est dans ce sens que le ver de terre butine.

Il butine, mais sans mettre en réserve une partie de son butin comme l’abeille à miel. Je précise à miel, car c’est l’une des rares abeilles à en faire sur les quelque 1000 espèces qui logent en France.

Il y a quasiment 2 fois plus d’espèces d’abeilles que d’oiseaux, mais une seule produit du miel pour se chauffer ou se nourrir. Les autres consomment sur place comme le ver de terre . Ou bien transportent leur butin pour nourrir leurs frères et sœurs, ou leur descendance. Ce que ne fait pas le ver de terre. Lui, c’est un solitaire qui abandonne ses œufs à leur propre sort!

Sa seule activité sociale est sexuelle. Mais là encore, il est d’une grande sobriété en ne s’accouplant qu’entre bonshommes comme tous les hermaphrodites protandres. Et pour les soucieux du détail, ils s’éjaculent mutuellement à la base de l’encolure en comparaison avec la morphologie d’un cheval. Et presque tous pratiquent la position du tête-bêche. Presque tous, car même chez les vers de terre, la diversité règne.

Ne serait-ce qu’au niveau du taux de reproduction. Quand certains pondent beaucoup et vivent peu de temps, d’autres pondent peu, mais vivent aussi longtemps qu’un renard à l’état naturel ! Atteignant leur maturité sexuelle au même âge que lui, on qualifie aujourd’hui leurs galeries de terrier ! La comparaison s’arrête là, le renard restant un redoutable prédateur de ver de terre qui peut en avaler jusqu’à quatre à la minute !

Pères indignes

Bref, tous les vers de terre partagent d’abandonner leurs œufs contrairement à la majorité des abeilles. Et de les abandonner trop souvent à leur funeste sort, car ils n’ont que des ennemis. De la cigogne en passant par le merle, la taupe ou le lézard vert, le hérisson ou le crapaud, la liste serait trop longue. Sans oublier le champion du monde, le blaireau, qui peut en consommer jusqu’à 100 kg par an. Même les limaces en croquent.

Toutes les espèces de vers de terre pondent sans couver, mais toutes ne butinent pas ! Non qu’elles soient dépourvues d’ailes, elles pourraient fort bien grimper le long des tiges comme certaines grimpent nicher dans les choux pendant l’hiver. Ou grimpent dans les arbres pour ne pas périr noyées lors d’inondations! Un comportement surprenant observé dans le Marais poitevin et en Amazonie. Le professeur Lavelle, l’un des grands spécialistes sur la scène mondiale:  « En Amazonie, un ver du genre Andiodrilus, qui vit dans des forêts inondables, grimpe dans les arbres, quand elles sont inondées, pour s’agglutiner dans les Broméliacées, des plantes de la même famille que l’ananas. Quand l’eau se retire, les vers se laissent tomber sur le sol. Comment savent-ils qu’il y a des refuges dans ces arbres ? Comment savent-ils que l’eau s’est retirée ? »

Pour le savoir, il faudrait se mettre dans la tête d’un ver de terre. Vivre sa vie… pas très excitant de se mettre dans sa peau ! Nous ne saurons donc jamais, comme nous ne saurons jamais comment, dans les ténèbres du sol, deux vers de terre savent qu’ils ont la même envie au même moment ! Sachant qu’ils ne s’accouplent qu’entre individus de la même espèce. Ne faisons pas l’économie de cette évidence,  à une heure où beaucoup continuent de croire que couper un ver de terre en deux en fait deux !!! Ou en couper deux en deux en font quatre. Quand on en tranche un, on retranche tout simplement son cerveau de son second cerveau, l’intestin.

Néanmoins, chez certains vers marins plats de l’embranchement des Plathelminthes, des vers primitifs qui n’ont rien à voir avec nos amis lombrics, si on leur coupe la tête, elle repousse ! Et elle repousserait avec toutes les mémoires de l’ancienne !!

Quel butin?

Bref, chacun aura compris que les vers de terre ne butinent pas les fleurs ! Alors, que butinent-ils ? Un autre nectar sécrété par les racines des plantes, un liquide visqueux et riche en sucre, mais pauvre en protéines, un mucilage appelé : exsudats racinaires. Et via le processus biochimique de la photosynthèse, les plantes peuvent consacrer jusqu’à un tiers de leur production d’hydrates de carbone à sa fabrication. Des exsudats racinaires et du nectar floral dont l’unique fonction est de mettre en appétit : appâter des pollinisateurs pour se reproduire, appâter pour se nourrir.

En effet, contrainte par la fixité et la rude concurrence alimentaire qu’elles se livrent en sous-sol, en créant une dynamique dans leurs “pattes”, elles attirent microbes, mycorhizes et autres invertébrés, dont les vers de terre, récupérant ainsi des nutriments pour leur croissance. Elles accélèrent aussi, et ainsi, la minéralisation de la matière organique du sol et la disponibilité des éléments nutritifs, et récupèrent (aussi) l’urée dont est chargé le mucus des vers de terre. Elles créent leur propre écosystème nourricier.

Le 15 sept. 2014, des chercheurs ont publié dans Nature que les vers de terre stimulent la croissance des plantes. Et plus que de la stimuler, leur présence avait entraîné une augmentation de 25 % des rendements. Même si cette étude est la première publiée sur le sujet, plus de 300 expériences avaient auparavant conclu que les vers de terre font de l’effet aux plantes ! Et parmi elles, l’idée que les vers de terre favoriseraient également certaines bactéries spécialisées dans la production d’hormones de croissance.

En conclusion, nous savons si peu de choses sur tous les mécanismes qui se déroulent sous nos pieds. Le sol reste une grande inconnue, un trou noir où tout porte à croire que ce sont tout de même les plantes qui mènent la danse.

À voir également sur Le HuffPost: Composter ses biodéchets à la maison avec des lombrics, on vous montre comme c’est facile

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    Cette police d’écriture a été dessinée par un arbre

    news.movim.eu / Numerama · Monday, 2 May - 09:28

Un designer danois a tracé des lettres dans le tronc d'un arbre. Puis, il a laissé le temps faire son œuvre, et l'arbre vivre sa vie. Il a ensuite pris en photo l'évolution des cicatrices. [Lire la suite]

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    Protection de la biodiversité: les zones protégées sans impact, selon cette étude

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 April - 16:33 · 2 minutes

Des oies des neiges au Merced National Wildlife Refuge en Californie. Des oies des neiges au Merced National Wildlife Refuge en Californie.

BIODIVERSITÉ - Des zones protégées qui protègent peu la faune et la flore. C’est la conclusion surprenante de la plus grande étude jamais réalisée sur ces cocons sauvages préservés des activités humaines, publiée mercredi 20 avril dans la revue scientifique Nature .

Pour évaluer l’efficacité des zones protégées , les scientifiques ont examiné l’impact de plus de 1500 réserves naturelles dans 68 pays, dont la France. Ils ont concentré leurs recherches sur 27.000 oiseaux d’eau, comme les canards ou les cigognes, en zones humides. Sur cette population, les zones protégées ont un effet “mitigé”, rapportent les scientifiques. C’est-à-dire qu’elles n’améliorent ni ne détériorent les conditions de vie de ces oiseaux .

Une espèce sur huit menacée d’extinction

Les chercheurs sont allés encore plus loin en élargissant leur étude à d’autres espèces. Leur constat est le même: “Dans la majorité des endroits que nous avons examinés, les populations d’animaux sauvages restent stables ou augmentent, mais elles ne font pas mieux que dans les zones non protégées”, explique l’auteure principale de cette étude Hannah Wauchope, du Centre d’écologie et de conservation de l’Université d’Exeter, au site britannique BBC News.

Il est important de préciser que ces travaux se penchent exclusivement sur la capacité des zones protégées à permettre la survie des espèces. Les auteurs rappellent que ces territoires laissés sauvages restent essentiels pour préserver les habitats naturels et faire face aux menaces futures, comme le c hangement climatique.

Il n’empêche que les zones protégées ne tiennent pas leur objectif principal: préserver la biodiversité. Aujourd’hui, un million d’espèces animales et végétales sur les quelque huit millions présentes sur terre sont menacées d’extinction, et pour beaucoup “dès la prochaine décennie” selon l’ONU .

La qualité plus que la quantité

Pour endiguer le déclin rapide de ces espèces, la COP15 sur la diversité biologique, dont le premier round s’est tenu en octobre 2021, promet “la protection d’au moins 30% de la planète d’ici à 2030”. Un objectif louable mais dont les résultats sont limités, selon les scientifiques de cette étude. Selon eux, les objectifs doivent être fixés en fonction de la qualité des zones protégées, et pas seulement de leur quantité.

Les chercheurs appellent à ce qu’un nouveau cadre mondial fixe des objectifs plus ambitieux pour accroître la diversité des espèces végétales et animales. Un défi à relever pour les dirigeants du monde entier qui se réunissent le mois prochain en Chine afin d’établir le programme de la conservation des espèces des dix prochaines années.

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    Ces araignées mâles jouent les acrobates pour éviter de se faire croquer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 26 April - 14:31 · 3 minutes

Après l Après l'accouplement, l'araignée tisserande Philoponella prominens mâle (brun rougeâtre) se catapulte pour éviter de devenir le déjeuner de la femelle (brun foncé).

ANIMAUX - Pour la plupart des araignées mâles, le sexe est une épreuve redoutée. La mort n’est jamais loin car les femelles, généralement beaucoup plus imposantes sont prises d’une fringale post-coït et dévorent leurs partenaires. Pour éviter ce destin tragique, une espèce a développé une technique originale.

Décrite pour la première fois dans une étude de chercheurs chinois, elle a été publiée dans la revue Current Biology ce lundi 25 avril. On y apprend que les araignées mâles tisseuses d’orbe (ou Philoponella prominens) se catapultent loin de leur congénère sitôt le travail terminé.

S’il n’est pas nouveau que les mâles araignées développent des stratégies de survie post-sexe pour éviter d’être mangés, la technique employée ici est inédite. Utilisant leurs pattes, les mâles s’expulsent d’un bond hors des griffes des femelles affamées, immédiatement après l’acte.

Un saut impressionnant

Pour éviter que cette étreinte ne leur soit fatale, les mâles prennent leurs dispositions dès le début du coït. En effet lorsqu’ils s’enlacent en collant leurs abdominaux, les mâles recourbent leurs pattes (plus précisément une partie, l’articulation tibia-métatarse) contre le corps de la femelle. Cela leur permet alors de se propulser tel un ressort pour s’extirper de l’ étreinte mortelle à tout instant.

Sur 155 accouplements, les chercheurs ont ainsi observé 152 mâles effectuer le saut après le premier accouplement de l’expérience. Ils ont tous survécu. À l’inverse, les trois malheureux ne s’étant pas catapultés suffisamment loin de leur partenaire ont été dévorés.

“Le mâle se catapulte pour esquiver le cannibalisme sexuel des femelles avec une performance cinétique extraordinaire”, explique Shichang Zhang, auteur de l’étude et arachnologue à l’université de Hubei à Wuhan, en Chine pour Popular Science . Tout ce passe en une fraction de seconde, comme le montre cette vidéo : L’action est si rapide que les caméras ordinaires ne permettaient pas de capter les détails. Il a alors fallu employer des caméras à haute vitesse et haute résolution.

Shichang Zhang explique qu’une longueur de corps moyenne d’environ trois millimètres, les mâles peuvent atteindre une vitesse initiale de catapultage de 82 centimètres par seconde. Cela équivaut pour un homme d′1m80 à se catapulter de 300 mètres en 1 seconde.

Fuir pour survivre

Épreuve mortelle chez de nombreuses espèces, les araignées mâles doivent trouver la parade pour éviter de se faire croquer. Certains la jouent fine et se faufilent discrètement pour s’accoupler avec les femelles lorsque ses dernières sont occupées ou distraites à chasser, se nourrir ou muer.

D’autres araignées mâles misent sur l’expérience et se penchent sur des petites femelles, plus jeunes et immatures (donc plus faciles à fuir). La méthode de faire le mort est aussi employée par certaines espèces, de même que celle qui consiste à offrir un cadeau nuptial enveloppé de soie à sa partenaire d’un soir.

Avec cette méthode de catapultage, une nouvelle technique est donc mise à jour. “En adoptant ces comportements, le risque de cannibalisme sexuel chez le mâle peut être considérablement réduit”, affirme Shichang Zhang pour Popular Science . Cela permettrait pour les meilleurs sauteurs d’augmenter leurs chances de paternité. En révélant une nouvelle technique des araignées mâles pour éviter le cannibalisme sexuel, cette étude témoigne d’un mouvement évolutif important dans le monde des arachnides.

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    Comme certains dinosaures, ce ptérosaure avait des plumes (mais pas pour voler)

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 20 April - 14:39 · 3 minutes

Illustration d Illustration d'un Tupandactylus imperator, ptérosaure du Crétacé inférieur.

DINOSAURES - Oui, certains dinosaures avaient des plumes. La question est moins facile si l’on s’attarde sur les ptérosaures, cette grande famille de reptiles volants ayant dominé les cieux jusqu’à l’arrivé d’une météorite il y a 66 millions d’années , causant leur extinction.

En effet, la présence de plumes (ou proto-plumes plus exactement, plus primitives) chez ces animaux ailés fait débat chez les paléontologues. Certains affirment que ces ptérosaures étaient pourvus de poils . À l’inverse, une nouvelle étude publiée le 20 avril dans la revue Nature présente bien des plumes, et va même plus loin.

Menée par des chercheurs britanniques elle appuie la théorie selon laquelle les plumes des ptérosaures étaient des outils de thermorégulation, mais aussi d’apparat. Avec une pigmentation variée et colorée, elles auraient permis à ces reptiles préhistoriques de parader et communiquer, comme certains oiseaux d’aujourd’hui.

Plumes ou pas plumes ?

Il est presque établi que les ptérosaures avaient des manteaux duveteux constitués de filaments ressemblant à des poils , appelés pycnofibres. La question est alors de savoir si ces structures sont ou non de vraies plumes.

Dans cette étude, les chercheurs Maria McNamara, Aude Cincotta et leurs collègues ont analysé le crâne partiel de Tupandactylus imperator , un ptérosaure du Crétacé inférieur du Brésil (daté d’il y a environ 113 millions d’années). Ils ont alors trouvé deux traces de proto-plumes, attestant du fait que ces animaux en possédaient.

Plus précisément, deux types de plumes ont été observés sur son imposante crête crânienne; des monofilaments très petits et non ramifiés ( en rouge sur l’image ci-dessous ) et des structures ramifiées plus grandes qui ressemblent davantage à des plumes d’oiseaux modernes ( en bleu sur l’image ci-dessous ).

Présentation de la crête crânienne et des deux types de plumes découverts chez le Tupandactylus Imperator. Présentation de la crête crânienne et des deux types de plumes découverts chez le Tupandactylus Imperator.

Dans un second temps, les chercheurs ont analysé les tissus mous issus de la crête crânienne du ptérosaure. Pour ce faire, ils ont prélevé vingt-deux échantillons présentés sur la photo ci dessous.

Car les tissus mous étant bien préservés, l’équipe a pu examiner les moindres détails de leur structures, en particulier les organites produisant des pigments de couleurs appelés mélanosomes. Ils ont alors découvert différents types de mélanosomes, à la fois dans les plumes et la peau.

Photo du crane fossilisé du ptérosaure Tupandactylus imperator ainsi que la localisation des échantillons prélevés. Photo du crane fossilisé du ptérosaure Tupandactylus imperator ainsi que la localisation des échantillons prélevés.

Il s’agit là d’une première puisqu’auparavant, il s’agissait d’une caractéristique connue uniquement des dinosaures théropodes (famille dont fait partie le tyrannosaure notamment) et des oiseaux existants.

Prises ensemble, les découvertes suggèrent que si ces plumes n’aient peut-être pas été utilisées pour le vol, elles servaient peut être à une forme de communication visuelle. Leur comportement serait dans ce cas proche de certains oiseaux actuels.

En effet, certains animaux ailés actuels utilisent leur plumage parfois flamboyants et leurs appendices impressionnants pour communiquer avec leurs congénères, trouver une partenaire etc...C’est le cas par exemple du paradisier, comme le montre cette vidéo:

Une vieille histoire de plumes

Grâce à ces découvertes, il est possible d’estimer l’origine potentielle d’apparition de ces mélanosomes permettant à ce ptérosaure d’avoir de telles couleurs. Ainsi, les chercheurs suggèrent que cette particularité génétique permettant à ces animaux d’être aussi colorés semble remonter aux ancêtres avemetatarsaliens, ce groupe est commun aux dinosaures, oiseaux actuels et ptérosaures.

Selon les chercheurs, son origine remonte probablement entre le Trias moyen et le Trias supérieur, à savoir il y a environ 247 à 201 millions d’années. La capacité a posséder un “plumage” flamboyant serait donc bien plus ancienne que l’on ne pouvait le penser.

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    Fan de Taylor Swift, ce chercheur donne son nom à un mille pattes

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 19 April - 13:03 · 3 minutes

Cette nouvelle espèce de mille-pattes (Nannaria swiftae) tire son nom de la célèbre chanteuse américaine Cette nouvelle espèce de mille-pattes (Nannaria swiftae) tire son nom de la célèbre chanteuse américaine

INSOLITE - Taylor Swift a remporté une nouvelle distinction. La star américaine, connue pour des succès tels que Shake It Off a maintenant l’honneur d’avoir une espèce animale portant son nom. Il s’agit d’une espèce de mille-pattes, la Nannaria swiftae.

On apprend dans un article publié dans la revue spécialisée Zookeys le 15 avril dernier, que 16 autres espèces de mille-pattes ont été découvertes, fruit de plus de cinq années de recherches comme l’explique dans un tweet le chercheur Derek Hennen, entomologiste et myriapodologue (spécialiste des mille-pattes).

Original, ce choix de nom est vient de l’attachement du chercheur pour la musique de la chanteuse américaine: “Sa musique m’a aidé à traverser les hauts et les bas de mes études supérieures, donc donner son nom à une nouvelle espèce de mille-pattes est ma façon de lui dire merci”. Le chercheur précise avoir également donné le nom de sa femme à une autre espèce découverte , la Nannaria marianae .

Le Nannaria swiftae ne vit qu’au Tennessee

Le mille-pattes à griffes torsadées Nannaria swiftae fait partie de nombreuses nouvelles espèces répertoriées par Derek Hennen , Jackson Means et Paul Marek, chercheurs de l’université polytechnique de Virginie. Bien que présents dans de nombreux musées, ces animaux sont restés non décrits pendant des décennies, et de nombreux scientifiques soupçonnaient que cette branche était composée d’espèces non décrites. Pour résoudre ce problème, les chercheurs se sont donc rendus dans 17 États américains, vérifiant sous les feuilles mortes, les roches et les bûches pour trouver des espèces afin qu’ils puissent séquencer leur ADN et les décrire scientifiquement.

C’est ce qui leur a permis de découvrir, entre autres, l’espèce Nannaria swiftae, nommée d’après la célèbre chanteuse. Symbole supplémentaire du lien entre le mille-pattes et cette dernière, cette espèce n’a été retrouvée qu’au Tennessee, État natal de Taylor Swift.

Les mille-pattes nouvellement décrits mesurent entre 18 et 38 mm de long, ont un corps brun caramel brillant à noir avec des taches blanches, rouges ou oranges et des pattes blanches. Les mâles ont de petites griffes tordues et aplaties sur leurs pattes antérieures, qui est d’ailleurs l’origine de leur prénom.

Ces invertébrés sont relativement méconnus. Leur mode de vie est discret, alors que ces petites bêtes ont tendance à rester constamment enfouis dans le sol. Mais cela ne doit pas masquer leur gigantesque travail de l’ombre, faisant d’eux des rouages essentiels de tout écosystème .

En décomposant la litière de feuilles tapissant le sol de la foret (et dont ils se nourrissent), ils libèrent leurs nutriments dans l’écosystème. Ces animaux sont alors tels des éboueurs naturels, recyclant l’ensemble du substrat végétal tapissant le sol de la foret.

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    Les tardigrades chevauchent des escargots pour voyager plus rapidement

    news.movim.eu / Numerama · Saturday, 16 April - 08:49

Sur de courtes distances, les escargots sont un moyen de transport idéal pour les tardigrades, car les deux espèces partagent souvent les mêmes habitats. Mais ce n'est pas sans risque pour certains tardigrades. [Lire la suite]

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