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    Nicolas Sarkozy reçoit une candidate LREM, sa rivale LR a "honte pour lui"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 16 June - 08:25 · 3 minutes

Brigitte Kuster est la candidate LR de la 4e circonscription de Paris. Elle affrontera Astrid Panosyan-Bouvet, candidate LREM... qui a échangé avec Nicolas Sarkozy, au grand dam de LR. Brigitte Kuster est la candidate LR de la 4e circonscription de Paris. Elle affrontera Astrid Panosyan-Bouvet, candidate LREM... qui a échangé avec Nicolas Sarkozy, au grand dam de LR.

POLITIQUE - Nicolas Sarkozy perd décidément sa côte auprès de son parti historique Les Républicains . Brigitte Kuster, candidate LR à sa réélection dans la 4e circonscription de Paris, n’a pas de mots assez durs pour fustiger la rencontre entre l’ancien président et sa rivale LREM, dévoilée dans les colonnes du Parisien .

“J’ai honte pour lui devant une telle trahison”, lâche Brigitte Kuster dans Le Figaro mercredi 15 juin. La “trahison” en question consiste en un échange entre Nicolas Sarkozy et Astrid Panosyan-Bouvet, co-fondatrice d’En Marche proche d’Emmanuel Macron et candidate à Paris, en ballotage favorable face à Brigitte Kuster.

“Alors que je suis en pleine remontada localement... J’en ai réussi une la dernière fois, j’ai bien l’intention de réussir à nouveau. Et je ferai ça sans lui”, assure Brigitte Kuster. Avec 28,9% au premier tour, elle accuse 13 points de retard sur Astrid Panosyan-Bouvet.

Selon l’équipe de campagne LREM, Nicolas Sarkozy et la candidate LREM ont échangé sur “la situation politique, la recherche d’une majorité stable et la poussée de la Nupes et de l’extrême gauche”. Sauf que dans la 4e circonscription, la NUPES a été éliminée au premier tour.

“Incompréhensible” pour Copé

Brigitte Kuster peut compter sur le soutien de plusieurs figures du parti, dont Jean-François Copé. “Peu importe les divergences que l’on peut avoir les uns envers les autres… cette visite est incompréhensible”, écrit le maire de Meaux sur Twitter. “Minable. Indigne. Traitre”, s’indigne aussi Geoffroy Boulard, qui a succédé à Brigitte Kuster à la mairie du 17e arrondissement.

Auprès du Parisien , l’entourage de Nicolas Sarkozy assure que “si Brigitte Kuster avait demandé à voir Nicolas Sarkozy, celui-ci l’aurait également reçu”. Mais selon RTL, celle-ci n’a plus aucune envie de revoir l’ancien président: “On ne demande pas de rendez-vous à quelqu’un qui vous trahit”, réplique-t-elle.

La campagne présidentielle avait déjà pré-acté l’éloignement entre Nicolas Sarkozy et Les Républicains. L’ancien président n’a jamais soutenu Valérie Pécresse , mais il s’est fendu d’ un long message après le premier tour pour appeler son camp à soutenir Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

Le divorce sera-t-il consommé pendant les législatives, en même temps que le mariage avec LREM? Sur franceinfo le 13 juin, la vice-présidente des Républicains Florence Portelli n’avait pas hésité à qualifié Sarkozy de “petit télégraphiste de Thierry Solère”.

À voir également sur Le HuffPost: Le nom de Nicolas Sarkozy sifflé par le public au meeting de Valérie Pécresse

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    Sarkozy prend parti dans la guerre Estrosi-Ciotti pour les législatives à Nice

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 June - 16:54 · 5 minutes

Nicolas Sarkozy a envoyé une vidéo de soutien à la candidate Horizons aux législatives à Nice dans les Alpes-Maritimes. Ici le 7 mai 2022 à la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron à l'Élysée. Nicolas Sarkozy a envoyé une vidéo de soutien à la candidate Horizons aux législatives à Nice dans les Alpes-Maritimes. Ici le 7 mai 2022 à la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron à l'Élysée.

LÉGISLATIVES - La recomposition politique se poursuit entre Les Républicains et la majorité présidentielle. Et dans cette guerre ouverte, Nicolas Sarkozy se fait de plus en plus clair sur son choix -même si l’ancien chef de l’État est officiellement “en retrait de la vie politique”. La candidate Horizons dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, Marine Brenier, a publié ce jeudi 9 juin un message de soutien de l’ancien président de la République, à 3 jours du premier tour des élections législatives .

Une prise de position d’une trentaine de secondes à l’impact politique non négligeable puisque Marine Brenier, investie par la majorité présidentielle et soutenue par Christian Estrosi (lui aussi à Horizons), fera face à une candidate des Républicains proche d’Éric Ciotti, Christelle d’Intorni, dans cette circonscription qui s’étend de l’ouest de Nice à Saint-Étienne-de-Tinée.

“Bonne chance pour dimanche prochain”

Dans son message, l’ancien président des Républicains lui exprime “sa reconnaissance profonde” et “son amitié sincère pour la fidélité dont elle a fait preuve”. “Aujourd’hui c’est à moi de te soutenir, tu m’as tellement soutenu, tellement aidé, je te souhaite bon courage et bonne chance pour dimanche prochain”, déclare-t-il à l’adresse de la candidate qui était présidente des Jeunes Républicains de septembre 2015 à juillet 2017.

Pour justifier son départ de LR, la députée avait notamment dénoncé le 9 mai sur France Bleu “une forme de chantage d’Éric Ciotti”, président de la fédération LR du département, lors du choix des investitures.

Celle qui a “soutenu” et “voté pour Valérie Pécresse” lors de la présidentielle, a également expliqué qu’elle n’a pas quitté “sa famille politique de gaieté de cœur” mais qu’elle a fait son choix après les 4,78% obtenus par Valérie Pécresse le dimanche 10 avril. Elle estime avoir rejoint le “bloc des modérés” face à l ’apparition de trois blocs au soir de ce premier tour: “un bloc de gauche qui tend vers l’extrême gauche, un bloc d’extrême droite et enfin un bloc des modérés incarné par Emmanuel Macron et sa majorité présidentielle dans lequel les deux partis traditionnels, PS et LR, n’ont malheureusement plus leur place”.

“L’avenir des Républicains, c’est la disparition quand on voit les différences majeures entre les différents membres de cette famille politique”, estime-t-elle, pointant le fait que “cela fait 10 ans que Les Républicains vont d’échecs en échecs, n’arrivent pas à (se) renouveler, à avoir un leader emblématique et à (se) mettre d’accord”.

“Il y a vraiment deux lignes qui apparaissent. Si on veut que les valeurs de la droite continuent à exister dans notre pays, elles ne pourront l’être qu’au sein, soit du bloc d’extrême droite - pour ceux qui se sentent proches de cette idée, ce qui n’est pas mon cas - soit au sein de la majorité présidentielle pour incarner une droite de raison”.

Une bataille locale qui dure depuis des jours

Christelle d’Intorni dénonce, elle, une “trahison”. La maire de Rimplas, qui a donc elle le soutien d’Éric Ciotti, estime que “les électeurs en ont marre d’être trahis, notamment à travers des comportements comme celui de Marine Brenier”.

La conseillère départementale a par ailleurs réclamé la démission de Christian Estrosi de la mairie de Nice et de la présidence de la métropole, estimant qu’il a “trahi” les électeurs de droite en rejoignant Horizons et qu’il doit se “soumettre aux urnes” pour retrouver “un peu de crédibilité et de légitimité”.

Une missive en réaction à une décision de Christian Estrosi qui a choisi, la semaine dernière, de lui retirer son titre de vice-présidente et ses délégations à la métropole en raison d’“attaques lancées contre la collectivité”. “Mes prises de position sur la fiscalité métropolitaine datent de 2018. Et malgré notre opposition publique, vous m’avez quand même proposé d’être votre vice-présidente en 2020”, lui avait-elle répondu.

Le fossé entre Nicolas Sarkozy et LR n’a cessé de se creuser pendant la campagne présidentielle, alors que l’ancien président n’a jamais apporté son soutien à son ancien parti et à sa candidate. Selon des propos rapportés dans la presse, l’ancien chef de l’État, qui cultive une proximité avec Emmanuel Macron, s’est montré très dur envers la candidate: “inexistante”, “Valérie n’a rien compris”, “elle serait bien inspirée de me citer”...

Cette division pourrait en tout cas profiter à leurs concurrents. Dix candidats seront présents au premier tour dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes, dont Philippe Benassaya pour la Nupes, Frank Khalifa pour le RN ou Cédric Vella pour Reconquête.

À voir également sur Le HuffPost: Le nom de Nicolas Sarkozy sifflé par le public au meeting de Valérie Pécresse

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    Jubilé d'Elizabeth II: ce jour où Sarkozy a eu "l'impression d'être un dragon" face à la reine

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 2 June - 12:08 · 2 minutes

Ce jour où Sarkozy a eu Ce jour où Sarkozy a eu "l'impression d'être un dragon" face à la reine Elizabeth (Photo de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni au château de Windsor pour rencontrer la reine Elizabeth II et le prince Philip le 26 mars 2008. AP Photo/Carl De Souza, pool)

ROYAUME-UNI - À l’occasion du jubilé de platine de la reine Elizabeth II ce jeudi 2 juin, l’ancien président français Nicolas Sarkozy a tenu à rendre hommage à la monarque qu’il a eu l’occasion de rencontrer lorsqu’il était en fonction. Interrogé par France Télévisions, il est revenu sur cette visite officielle à Windsor qui date de 2008.

Cette année-là, comme l’explique l’ancien chef d’État, il venait de se marier avec Carla Bruni et le couple était invité au château de Windsor. Les yeux brillants, il raconte ainsi comment il a été accueilli au village de Windsor par deux “carrosses transparents” tirés par des chevaux, l’un par des chevaux blancs pour la monarque et lui et l’autre tiré par des chevaux noirs pour le prince Philip et Carla Bruni.

“La reine a tenu à nous faire visiter notre chambre dans le château. Elle a notamment tenu à nous faire visiter la salle de bain”, raconte tout sourire Nicolas Sarkozy qui se souvient d’une anecdote: “Quand elle a ouvert le robinet, je ne sais pas pourquoi elle a ouvert le robinet, ça a fait ‘tong tong tong’, c’était très drôle tout le monde a ri”. Il explique également que, à sa grande surprise, la reine a tenu à venir les chercher dans leur chambre directement pour les mener au dîner dont la table “faisait 114 mètres de long”.

Mais ce qu’il n’est pas près d’oublier lors de cette soirée, c’est cette expérience inattendue qu’il a eue avec un verre de gin. “J’avais une soif de pendu comme on dit et j’avise un serveur qui passait avec ce que j’ai pris pour un verre d’eau”, explique-t-il, rappelant qu’il n’a “jamais bu une goutte d’alcool de (s)a vie”. “Je bois une large gorgée de ce breuvage que je pensais être de l’eau minérale inoffensive. Mais c’était du gin. J’ai eu l’impression d’être comme un dragon avec des flammes qui sortaient” se souvient-il en riant.

L’ancien président a loué la courtoisie de la reine et sa capacité à parler plusieurs langues dont le Français. “Elle parle le français comme les Français ne le parlent plus”, souligne-t-il avec admiration. “Quand on parle avec elle, on parle avec l’histoire du 20e siècle”, conclut-il.

À voir également sur Le HuffPost: Jubilé d’Elizabeth II: à quoi ressemblait le monde en 1952 au début de son règne

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    Valérie Pécresse a "quasiment bouclé" sa récolte de dons pour rembourser sa campagne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 27 May - 08:26 · 2 minutes

Valérie Pécresse, le soir du premier tour de la présidentielle, le 10 avril 2022. REUTERS/Gonzalo Fuentes Valérie Pécresse, le soir du premier tour de la présidentielle, le 10 avril 2022. REUTERS/Gonzalo Fuentes

POLITIQUE - La banqueroute sera finalement évitée. Jeudi 26 mai, le président des Républicains Christian Jacob a assuré que Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a presque “bouclé” le remboursement d’une dette de 5 millions d’euros provoquée par sa déconfiture à la présidentielle.

“Je pense que c’est bouclé, c’est à peu près bouclé, quasiment bouclé”, a assuré le député LR de Seine-et-Marne, au micro de RTL . Valérie Pécresse aura “pratiquement” atteint la somme de 5 millions d’euros, a-t-il ajouté.

Au lendemain de sa défaite au premier tour de la présidentielle, lundi 11 avril, l’ex-ministre du Budget de Nicolas Sarkozy avait lancé une campagne de dons face à une “situation financière désormais critique”. “Nous n’avons pas atteint les 5% (de voix) qui nous permettraient d’obtenir les 7 millions de remboursements de l’État que nous escomptions”, avait-elle expliqué.

Pour les candidats à la présidentielle sous ce seuil fatidique, le remboursement ne s’élève qu’à 800.000 euros.

“Il en va de la survie des Républicains”

Pour justifier cet “appel national aux dons”, Valérie Pécresse avait soutenu que “Les Républicains ne peuvent pas faire face à ces dépenses”: récolter l’argent était devenu selon elle une question de “survie des Républicains”.

La démarche avait été raillée par plusieurs opposants, qui y voyait une contradiction avec l’habituel discours de la droite contre l’assistanat, sans compter que la présidente de région bénéficie du patrimoine le plus important des candidats de la dernière présidentielle, avec 9,7 millions d’euros .

Malgré cette situation critique, Valérie Pécresse avait refusé un don provenant de Nicolas Sarkozy d’une somme de 2000 euros . Celle-ci l’a fait recréditer dans la journée, avait indiqué son entourage à l’AFP début mai, confirmant une information de Politico. “Elle ne demande pas la charité, mais la solidarité et l’amitié. C’est une femme d’honneur”, avait expliqué cette source, faisant référence au manque de soutien de l’ancien président de la République durant la campagne.

À voir également sur Le HuffPost : À Neuilly-sur-Seine, la campagne de Pécresse n’emballe pas ces électeurs de droite

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    Pécresse a refusé un don de Sarkozy pour rembourser sa campagne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 5 May - 09:25 · 2 minutes

Valerie Pecresse, head of the Paris Ile-de-France region and LR candidate in the 2022 French presidential election, looks on during a political campaign rally in Paris, France, April 3, 2022. REUTERS/Sarah Meyssonnier Valerie Pecresse, head of the Paris Ile-de-France region and LR candidate in the 2022 French presidential election, looks on during a political campaign rally in Paris, France, April 3, 2022. REUTERS/Sarah Meyssonnier

POLITIQUE - Non merci, Valérie Pécresse ne veut pas de l’aide de Nicolas Sarkozy . L’ancienne candidate LR à la présidentielle , qui a lancé un appel aux dons pour combler le trou de cinq millions d’euros laissé par sa défaite au premier tour, aurait refusé la contribution faite par l’ancien président qui ne l’a jamais officiellement soutenue.

Nicolas Sarkozy avait fait, il y a une dizaine de jours, un virement bancaire d’une somme à 4 chiffres (sans atteindre la limite légale de 4600 euros) en faveur de la présidente de la Région Île-de-France . Mais celle-ci l’a fait re-créditer dans la journée, a indiqué ce jeudi 5 mai à l’AFP l’entourage de Valérie Pécresse, confirmant une information de Politico.

“Elle ne demande pas la charité, mais la solidarité et l’amitié. C’est une femme d’honneur”, a expliqué cette source.

2,5 millions d’euros récoltés

Le fossé entre Nicolas Sarkozy et la candidate n’a cessé de se creuser pendant la campagne présidentielle, où il ne lui a jamais apporté son soutien. Selon des propos rapportés dans la presse, l’ancien chef de l’État, qui cultive une proximité avec Emmanuel Macron, s’est montré très dur envers la candidate: “inexistante”, “Valérie n’a rien compris”, “elle serait bien inspirée de me citer”... Il a même appelé le 12 avril à voter Emmanuel Macron au second tour , sans un mot pour son ancienne ministre.

Valérie Pécresse n’avait obtenu que 4,78% des voix au premier tour de la présidentielle, sous les 5% nécessaires pour obtenir un remboursement de ses frais de campagne pour lesquels elle s’est “endettée personnellement à hauteur de cinq millions d’euros”. Le parti du candidat Yannick Jadot, EELV, a aussi lancé une “souscription exceptionnelle” pour l’aider à rembourser sa campagne.

Valérie Pécresse a récolté ”à peu près 2,5 millions de dons”, a fait savoir dimanche Christian Jacob, le président du parti Les Républicains (LR). “Le parti va apporter huit millions d’euros sur une campagne qui en avait coûté 15 millions”, a précisé M. Jacob, jugeant que cet appel aux dons de la candidate avait été “compris de beaucoup de Français”.

L’ex-candidate LR avait relancé cet appel lundi, en invoquant “ceux qui partagent (ses) convictions” mais aussi ceux qui, “par peur des extrêmes ont choisi le vote utile dès le premier tour”.

À voir également aussi sur le Huffpost: L’ombre de Nicolas Sarkozy pèse sur Valérie Pécresse et sa campagne

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    Sarkozy appelle au rassemblement avec Macron et ça ne plaît pas à ces LR

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 12 April - 13:45 · 5 minutes

Au second tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy votera pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen et veut rassembler autour de la macronie. Au second tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy votera pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen et veut rassembler autour de la macronie.

POLITIQUE - Le soutien de l’ancien président fait des émois à droite. Ce mardi 12 avril, Nicolas Sarkozy est finalement “sorti de sa réserve” pour annoncer qu’ il donnerait sa voix à Emmanuel Macron au second tour de l’ élection présidentielle . Très discret depuis le début de la campagne présidentielle, l’ancien chef de l’État était évidemment attendu sur le choix qu’il ferait le 24 avril entre le président-sortant et son ancienne rivale d’extrême-droite Marine Le Pen .

La veille, Les Républicains , qui ont connu leur plus faible score à une élection présidentielle sous la barre des 5%, ont décidé de se positionner contre Marine Le Pen sans pour autant soutenir la candidature d’Emmanuel Macron. “Notre famille politique a toujours été et reste un adversaire déterminé du Rassemblement national. Aucune voix ne peut se porter sur Marine Le Pen”, a lancé Christian Jacob, président des Républicains, à l’issue d’une réunion de crise au siège du parti.

Assumant une “diversité” d’opinions dans sa famille politique, il n’appelait cependant pas ouvertement à voter Macron au second tour, au nom des Républicains. Le patron des Républicains a également annoncé la volonté de conserver “l’indépendance” et “l’unité” du parti, notamment à l’Assemblée nationale, en vue des prochaines élections législatives, dans le but de ne pas dissoudre complètement Les Républicains au sein de la macronie.

Le message de Sarkozy qui change la donne

Dans sa prise de position, Nicolas Sarkozy nage donc à contre-courant de son ancienne famille politique. Il indique déjà que sa voix ira à l’actuel chef de l’État, mais va encore plus loin. “Une nouvelle époque s’annonce. Elle nécessitera des changements profonds. Il faudra sortir des habitudes et des réflexes partisans”, avance l’ancien locataire de l’Élysée qui appelle à la “fidélité aux valeurs de la droite républicaine”, en répondant à “l’appel au rassemblement d’Emmanuel Macron en vue de l’élection présidentielle”.

Une volonté de rassemblement qui invite les électeurs de droite à suivre Emmanuel Macron pour un second mandat, tout en faisant abstraction des frontières et des familles politiques actuelles, au nom de l”’intérêt commun de la France”. Cette volonté était d’ailleurs celle qui animait Emmanuel Macron à l’aube de son élection en 2017, souhaitant alors s’affranchir des partis historiques pour composer avec toutes celles et ceux qui seraient prêts à le suivre.

Fracture à droite

Mais pour plusieurs figures de LR, cette volonté de construire avec Emmanuel Macron ne passe pas. C’est le cas du sénateur Bruno Retailleau ou du président du Sénat Gérard Larcher qui ont clairement affiché leur désaccord avec cette éventuelle nouvelle alliance ou recomposition politique.

Selon le sénateur de Vendée, cette prise de position est “personnelle” pour Nicolas Sarkozy et n’est pas celle de sa famille politique. “Nous ne reconstruirons pas la droite en nous diluant dans le macronisme. Nous rebâtirons sur la fidélité à nos convictions”, avance-t-il.

Même son de cloche pour Gérard Larcher qui tient à conserver “une force d’alternance crédible”, même s’il votera par défaut pour le candidat En Marche . Le président du Sénat refuse de voir l’opposition “réduite à une confrontation entre la majorité présidentielle et les partis extrêmes”.

Le député du Vaucluse Julien Aubert dit “regretter” la volonté de l’ancien président “de constituer une force centrale prétendument rassembleuse” autour d’Emmanuel Macron.

Une occasion rêvée pour d’autres

À l’inverse, Nicolas Sarkozy a réjoui certains membres, ou ex-membres, du parti. Plusieurs députés ont été ravis de voir l’ancien cador du parti prendre position en souhaitant un rapprochement des forces politiques. “Heureuse et fière que Nicolas Sarkozy, notre ancien président de la République appelle à voter Emmanuel Macron. Nicolas Sarkozy incarne la droite et ses valeurs en dénonçant le risque de l’extrémisme. Restons fidèles à la seule chose importante: l’Avenir de la France”, exulte par exemple Martine Vassal, présidente LR de la métropole d’Aix-Marseille-Provence.

Renaud Muselier, ancien cadre LR et président de la région Paca, se retrouve également dans la volonté d’une recomposition des forces politiques avec LREM. “Par sa déclaration, il montre clairement la voie! Une parole forte, à la hauteur de ce qu’est vraiment la droite française”, a-t-il exprimé sur Twitter.

Après cet appel du pied au camp de la macronie, l’UDI -parti de centre-droite sur l’échiquier politique présidé par Jean-Christophe Lagarde- a lui suivi la même consigne de vote que Nicolas Sarkozy, appelant cependant le candidat Macron à “bien davantage prendre en compte la France qui souffre d’inégalités sociales et (le) manque d’équité territoriale”. Une position de l’allié historique de LR qui montre un peu plus les divisions de l’ancienne majorité présidentielle.

À voir également sur Le HuffPost: Bulletin Macron, vote blanc ou abstention : pagaille chez les Républicains pour le second tour

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    Présidentielle: Nicolas Sarkozy votera Emmanuel Macron au second tour

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 12 April - 08:13

PRÉSIDENTIELLE 2022 - L’ancien président de la République sort de son silence. Ce mardi 12 avril, Nicolas Sarkozy a clairement annoncé son intention de vote pour le second tour de la présidentielle .

Après son silence pesant sur la candidature de Valérie Pécresse au premier tour, Nicolas Sarkozy annonce dans un communiqué sur Facebook qu’il votera le 24 avril pour le président-sortant face à Marine Le Pen: “Je voterai pour Emmanuel Macron parce que je crois qu’il a l’expérience nécessaire face à une grave crise internationale plus complexe que jamais, parce que son projet économique met la valorisation du travail au centre de toutes ses priorités, parce que son engagement européen est clair et sans ambiguïté”, a-t-il écrit.

À voir également sur Le HuffPost: Le nom de Nicolas Sarkozy sifflé par le public au meeting de Valérie Pécresse

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    Contrairement à Sarkozy, Fillon appelle à voter Pécresse à la présidentielle

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 4 April - 14:23 · 3 minutes

Photo d Photo d'illustration de Valérie Pécresse et François Fillon prise en août 2014 à Rouez-en-Champagne,

POLITIQUE - À défaut de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse peut compter sur François Fillon. Ce lundi 4 mars, l’ancien Premier ministre et candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle de 2017 a officiellement apporté son soutien à la représentante de son parti pour 2022 .

“La démocratie, c’est d’abord la possibilité de l’alternance. (...) Valérie Pécresse et les Républicains constituent aujourd’hui le seul chemin viable vers cette alternance”, écrit François Fillon sur Twitter. La candidate LR l’a remercié, assurant que son projet “reprend beaucoup des combats communs” à l’ancien Premier ministre.

Après l’affaire des emplois fictifs qui a marqué la campagne de 2017, François Fillon était arrivé troisième du premier tour de l’élection. Son soutien à Valérie Pécresse, à six jours du premier tour, intervient alors que les intentions de vote sont bien moins favorables au camp LR pour 2022. Comme le montre notre compilateur ci-dessous, Valérie Pécresse n’arrive qu’à la cinquième place, loin derrière l’extrême droite de Marine Le Pen (2e) et derrière Éric Zemmour (4e).

En meeting dimanche 3 avril, la candidate LR a tenté de remobiliser un électorat très courtisé par ses adversaires, de l’extrême droite au candidat Macron. “Il nous reste une semaine pour convaincre, pour renverser la table”, a affirmé la candidate LR, devant 5000 sympathisants à Paris.

Fillon, à défaut de Sarkozy?

Pour se relancer, Valérie Pécresse n’aurait pas dit non à un autre soutien de poids: celui de Nicolas Sarkozy, toujours considéré comme une voix forte chez LR, bien plus que François Fillon, également retiré de la vie politique française. Sauf que l’ancien président de la République a choisi de rester en retrait de cette campagne et il ne devrait pas se prononcer avant le premier tour, selon nos confrères de RTL.

Les relations entre Valérie Pécresse et l’ancien chef d’État sont loin d’être idéales depuis le début de la campagne. Ainsi, après des propos rapportés au vitriol sur la candidate LR, Nicolas Sarkozy n’a jamais réagi à sa proposition d’être nommé “médiateur” dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Il n’est pas non plus apparu à ses côtés dans ses nombreux déplacements de campagne et a refusé début mars de donner une indication sur son vote . Il est allé jusqu’à décliner l’invitation au dernier meeting francilien de Valérie Pécresse ce dimanche 3 avril.

Lors de ce rendez-vous, le nom de l’ancien président a été sifflé par le public, provoquant la surprise . Sur RTL ce lundi, Valérie Pécresse a estimé que ces marques de colère venaient de “quelques électeurs tristes”. “Nous, avec infiniment de respect, nous avons fait applaudir Nicolas Sarkozy pour le rôle qu’il a eu pour la France”, a-t-elle ajouté rapidement. Ces marques de soutien n’ont sans doute pas suffi. Selon RTL , Valérie Pécresse a tenté d’appeler Nicolas Sarkozy après le meeting. En vain. Son entourage a simplement confirmé que la candidate LR s’était “manifestée” auprès de l’ancien président.

À voir également sur Le HuffPost: À Neuilly-sur-Seine, la campagne de Pécresse n’emballe pas ces électeurs de droite