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    Un "amendement Unef" contre les réunions non-mixtes adopté au Sénat

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 2 April, 2021 - 10:09 · 3 minutes

Le syndicat étudiant est sous le feu des critiques depuis le 17 mars dernier, date à laquelle sa présidente, Mélanie Luce, a confirmé la tenue de groupes de parole en non mixité, au sein de l

POLITIQUE - Ce n’est pas encore le coup de grâce pour le syndicat étudiant, mais symboliquement, celui-ci est fort. L’ Unef a désormais un amendement à son nom. Initié par Les Républicains, le texte adopté ce jeudi 1er avril par le Sénat, vise à permettre la dissolution d’associations interdisant la participation d’une personne à une réunion en raison de sa couleur ou son origine. Il s’inscrit dans le projet de loi confortant le respect des principes de la République, communément appelé “loi séparatisme” .

Initialement, l’amendement était plus large puisqu’il s’adressait à toutes associations organisant “des réunions syndicales ou publiques contraires aux principes républicains”, avant d’être modifié.

Tout est parti du passage de Mélanie Luce, la présidente du syndicat étudiant, au micro d’Europe 1 le 17 mars dernier où elle défend l’organisation de groupes de parole en non-mixité par l’UNEF. Depuis, le débat public ne cesse de s’enflammer autour de cette thématique entre attaques de Jean-Michel Blanquer et Marine Le Pen ou défense d’ Audrey Pulvar .

Unef et Génération identitaire, même combat?

C’est donc pour rebondir sur cette polémique que l’amendement a été proposé. Il a pour but de dissoudre toutes les  associations “qui interdisent à une personne ou un groupe de personnes à raison de leur couleur, leur origine ou leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée de participer à une réunion.”

Le sénateur Stéphane Le Rudulier (LR) qui a déposé cet amendement le justifiait en faisant un rapprochement entre le syndicat étudiant et un groupuscule d’extrême droite récemment dissout. “Leurs positions (celles de l’Unef, ndlr) sont de plus en plus extrémistes, et je pèse mes mots. [...] Il faut prendre des mesures fermes, comme celles prises pour Génération identitaire . L’objet est différent, mais la cause reste identique. On promeut le communautarisme et on fait des groupes racialisés interdits aux blancs”, pointait-il du doigt.

C’est en adoptant cet angle que l’élu de droite a présenté cet amendement, rebaptisant les groupes de paroles en non-mixité par “les journées non mixtes interdites aux blancs”. L’exposé des motifs de l’amendement cible les  “associations racistes et dangereuses pour l’intérêt général” et les réunions “interdites aux blancs organisées par l’Unef” rapporte Le Monde .

Stéphane Le Rudulier, justifie la présentation de cet amendement comme un texte permettant de “combler [un] vide juridique” puisque, selon lui, cette actualité “a mis en exergue que les conditions de dissolution d’une organisation syndicale dans notre droit sont complexes.”

Si elle a jugé “l’amendement Unef” inconstitutionnel, la ministre chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa ne s’est pas opposée à son adoption, d’après Le Monde .

“Comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister?”

Un discours qui passe mal pour certains élus de gauche. La communiste Laurence Cohen a pris la défense de l’Unef, en expliquant que ce qu’avait voulu organiser le syndicat, ”ça s’appelle des groupes de parole”. Elle a notamment rappelé les groupes de paroles féministes où “des femmes ont dit des choses qu’elles n’auraient pas pu dire ailleurs. Je peux comprendre qu’à un moment donné il y ait besoin, pour exprimer ce que l’on vit, d’avoir des groupes de parole.”

Une position appuyée par Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste), qui a soulevé une autre interrogation. “La question qu’on devrait se poser, c’est comment on fait en sorte que ces réunions n’aient plus besoin d’exister.” Sur ce point, l’amendement ne dit rien.

A voir également sur Le Huffpost: L’utilité des réunions non-mixtes expliquée par des féministes

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    Réunions non-mixtes: la mise au point d'Audrey Pulvar

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 30 March, 2021 - 16:54 · 2 minutes

Audrey Pulvar lors d

POLITIQUE - La phrase, “malheureuse” selon le patron du PS, a agité la sphère politique. Il est temps désormais d’apaiser les esprits. C’est en tout cas l’intention d’ Audrey Pulvar qui publie ce mardi 30 mars au soir dans Le Monde une tribune titrée: “Je laisse les voix opportunistes et destructrices de la droite et de l’extrême droite à leurs bruyantes furies”.

La candidate du Parti socialiste à la présidence de la région Île-de-France veut couper court aux polémiques après avoir fait bondir une grande partie de la classe politique depuis samedi. Elle avait en effet estimé sur BFMTV qu’une personne blanche qui assistait à une réunion non-mixte devait d’abord rester “spectateur silencieux”.

″Écouter, entendre, partager ensuite”

Dans un tweet posté dans la foulée, Audrey Pulvar avait également précisé que “les réunions ‘non-mixtes’ ne portent pas que sur des questions de couleur de peau.” Et que “oui, dans une réunion non-mixte LGBTQI +, en tant qu’hétéro” elle se “tairait et écouterait.”

Là voilà qui revient donc une nouvelle fois, mais en longueur cette fois sur ses propos qu’elle estime mal compris. “J’ai utilisé le verbe ‘se taire’, parce que c’est généralement ce que l’on fait, quand on veut réellement écouter l’autre, avant ensuite de prendre la parole…”, écrit-elle avant d’ajouter “c’est ce que moi-même je fais, quand il m’arrive d’assister à des réunions de groupes de victimes de discriminations ne m’atteignant pas au premier chef.

″Écouter, entendre, partager ensuite. C’est le principe même de fonctionnement de ces groupes où se retrouvent des victimes, quelles qu’elles soient”, précise cette proche d’Anne Hidalgo.

...Et assumer ses propos

La candidate PS aux régionales, s’excuse d’avoir été mal comprise, mais ne revient pas sur le fond de ses propos. “J’ai répondu, comme déjà plusieurs fois par le passé, que ces groupes n’avaient pas ma préférence”, explique-t-elle, “mais que je peux concevoir, entendre, la nécessité pour des personnes discriminées, en raison de leur sexe, de leur couleur de peau, de leur orientation ou leur identité sexuelle, de se retrouver ‘entre elles’”.

Avant d’adhérer ensuite aux arguments de nombreuses femmes féministes et/ou racisées sur l’intérêt de la non-mixité pour les personnes discriminées. “Ces groupes existent depuis des décennies, ils ont permis l’émancipation de la parole, le réconfort pour des personnes en grande détresse, la sensation presque libératrice de se savoir soudain moins seule face à l’adversité quotidienne”, estime-t-elle. “Ils ont donné, à beaucoup, la force de regarder demain ”, écrit-elle encore.

À voir également sur Le HuffPost: L’utilité des réunions non-mixtes expliquée par des féministes

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    Audrey Pulvar défendue par Olivier Faure qui évoque "une phrase malheureuse"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 30 March, 2021 - 11:44 · 3 minutes

Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris, chargée de l

POLITIQUE - Une tentative de sauvetage. Suite aux propos tenus par Audrey Pulvar , candidate PS aux régionales en Île-de-France, sur les groupes de paroles en non-mixité, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure explique ce mardi 30 mars sur LCI qu’elle a eu “une phrase malheureuse” en jugeant que l’on peut demander aux blancs “de se taire” dans le cadre d’une réunion non-mixte. Le chef des socialistes assure toutefois que l’ancienne journaliste est “une républicaine, une universaliste.”

Questionnée sur les réunions en non-mixité par BFMTV ce samedi 27 mars,  Audrey Pulvar a répondu une formule qui fait polémique. “Je préfère les réunions réservées à, que les réunions interdites à”, a-t-elle dit avant de préciser que “dans un groupe de travail consacré aux discriminations dont sont l’objet les personnes noires ou métisses, quelque chose me dit que 80% des participants seront les personnes concernées”.

Olivier Faure estime que cette “phrase malheureuse” est sans doute mal amenée puisque ”ça laisse penser qu’aujourd’hui en France, il y a des gens qui devraient se taire.” Ce qui ne l’empêche pas, bien sûr, de lui renouveler son soutien pour les régionales. Il indique aussi qu’elle “a prévu de préciser sa pensée” prochainement.

Disant avoir discuté avec elle ce lundi 29 mars, le socialiste assure ”[qu’]elle dit que bien sûr en France personne ne doit se taire, tout le monde doit pouvoir parler, à la fois ceux qui sont victimes de discriminations et ceux qui ne sont pas victimes mais qui veulent aussi accompagner”, car c’est “un combat universel dans lequel on doit tous se retrouver.”

Depuis qu’Audrey Pulvar a pris la parole, LREM, la droite et l’extrême droite s’en donnent à coeur joie. Ce dimanche 29 mars, Marine Le Pen a demandé à ce que le parquet engage des poursuites pour “provocation à la discrimination raciale” contre Audrey Pulvar.

La cheffe du Rassemblement National, accuse “une partie” de l’extrême gauche de cultiver un certain “racisme” dans ses rangs.

Seulement, Olivier Faure rappelle “[qu’]il ne faudrait pas non plus qu’on ait des leçons données par une partie de la droite, de La République en marche, tous ces gens qui ne se sont jamais battus contre les discriminations et qui voudraient maintenant nous faire croire que ce sont eux les espèces de parangons de vertu”, en prenant comme exemple l’opposition au mariage pour tous de certains élus .

Olivier Faure avait déjà pris position sur ces groupes de paroles en non-mixité organisés au sein de l’UNEF, ce mercredi 24 mars “ces réunions non mixtes, elles sont problématiques parce que dans le cadre syndical. Or, un syndicat, il a une vocation universelle”.

A voir également sur Le Huffpost: L’utilité des réunions non-mixtes expliquée par des féministes