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    Reconnaissance d’oiseaux automatique avec le Raspberry Pi

    news.movim.eu / Korben · Friday, 9 September - 07:00 · 1 minute

Vous aimez les oiseaux ?

Moi j’adore ! J’en ai plein mon jardin et ils me régalent avec leurs chants. Rien que de les voir voler, j’adore. J’ai des mésanges de toutes sortes, des pigeons ramiers, des pies, mais également des pics épeiches, des pics-verts, des pinsons, des loriots ou encore des petits rapaces ou des hérons.

Seulement voilà, même si j’ai des livres, c’est parfois difficile de savoir quels types d’oiseau est présent. Certains sont difficiles à observer et d’autres sont plus matinaux que moi.

Alors que faire ?

Et bien avec le projet BirdNet-Pi , il est possible avec un simple Raspberry Pi et un micro, d’enregistrer 24h/24h l’environnement sonore de votre jardin pour en extraire automatiquement les chants, les piaillements et autres gloussements de nos oiseaux sauvages adorés.

L’outil est ainsi capable de créer des spectrogrammes de chaque bruit d’oiseau capté et de les identifier. Ensuite vous aurez tout un tableau de bord avec des stats, la visualisation des espèces, de leur spectrogramme et évidemment la possibilité de réécouter certains chants.

Ce qui est encore plus cool avec Brident-Pi, c’est que vous pourrez même partager ces données avec le monde entier via un petit serveur web embarqué (un Caddy). En voici une petite liste pour vous montrer :

Je trouve ce projet super cool. Je ne sais pas si j’aurais le temps de mettre ça en place mais si c’est votre cas, je veux bien un petit retour à l’occasion. Peut-être que la LPO s’en saisira pour aider les particuliers à mettre ça facilement en place chez eux afin de récupérer de la données un peu partout en France.

Vous trouverez toutes les infos sur ce projet ici .

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    Écoutez le chant des oiseaux pour aider les scientifiques

    news.movim.eu / Numerama · Sunday, 3 July - 10:30

Zooniverse a lancé un nouveau projet nommé BirdSong. Son objectif : aider les chercheurs à comprendre le bruit des oiseaux, et à développer des systèmes de reconnaissance automatique en écoutant leurs chants. [Lire la suite]

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    Sur la plage, attention à ne pas écraser des nids d'oiseaux

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 12 June - 06:00 · 4 minutes

L’opération littoral 2022 L’opération littoral 2022 "Attention, on marche sur des œufs!" vise à sensibiliser les usagers du littoral et les gestionnaires de plages au respect de la faune sauvage qui partage ces espaces souvent touristiques et fréquentés.

FAUNE - Faire attention au sol que l’on foule, à la plage, pourrait permettre de sauver des couvées entières d’oiseaux . Plusieurs espèces, dont notamment le gravelot à collier interrompu, se reproduisent dans les milieux sableux, donc notamment sur les plages, à partir du mois d’avril et jusqu’à la fin du mois de juillet, en particulier sur la côte atlantique, de la Manche et de la mer du Nord.

“Ils ne font pas vraiment de nid, mais forment une petite cuvette avec des œufs qui se fondent dans le sable, décrit au HuffPost Jérémy Dupuy, responsable de projet “Enquêtes et atlas avifaunistiques” à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Ils jouent sur le mimétisme des œufs pour ne pas être repérés par les prédateurs.”

Sauf qu’ils sont tellement bien cachés que les habitants ou touristes ne les voient pas non plus. “Souvent, soit les promeneurs vont écraser les œufs, soit les chiens vont les débusquer et les manger ou même manger les poussins, alerte le spécialiste. Ils sont si petits que les propriétaires des animaux peuvent ne même pas le remarquer.”

“Attention, on marche sur des œufs”

L’opération “Attention, on marche sur des œufs” , lancée pour la troisième année consécutive par le Conservatoire du littoral, l’Office français de la biodiversité, l’Office national des forêts, la LPO, et Rivages de France, consiste à sensibiliser tous les acteurs de ces territoires: les municipalités, les pouvoirs publics, mais aussi les citoyens à faire attention à ces espèces à cette période de l’année.

“On préconise de garder son chien en laisse, d’arrêter le ramassage systématique de ce que l’on appelle la ‘laisse de mer’ -ce que la marée va apporter sur la plage deux fois par jour-, indique Jérémy Dupuy. C’est justement ce qui permet aux gravelots de se nourrir et de nicher.”

Il est aussi conseillé de rester sur les sentiers balisés, d’éviter de fréquenter les hauts de plage, les dunes de sable ou végétalisées en arrière-littoral et de ramasser les déchets. Si vous voyez un oiseau au sol qui semble blessé, il peut être judicieux de faire demi-tour.

“Le gravelot à collier interrompu et le grand gravelot sont des oiseaux qui, en période de reproduction vont tout faire pour éloigner les prédateurs de leurs petits, précise sur son site la LPO. Les parents font semblant d’avoir une aile cassée pour attirer le prédateur sur eux et vont ensuite s’éloigner pour que le prédateur ne trouve pas les petits.”

Hirondelle de mer et pipit rousseline

Pour protéger les nids, des ornithologues essayent de les repérer en amont et de créer des enclos assez larges, avec des panneaux de sensibilisation pour que les gens évitent de les piétiner.

Parmi les oiseaux concernés, on peut trouver aussi des sternes ou “hirondelles de mer”, qui se reproduisent sur les plages ou îlots sablonneux. “Pour le coup, les colonies de sternes sont plutôt bien connues et protégées, souligne Jérémy Dupuy. On ne va pas trouver un matin un couple de sternes qui vont s’installer comme ça sur une plage.”

Attention aux “pontes de remplacement”

Le pipit rousseline, petit passereau migrateur aime bien fréquenter les hauts de plage et l’arrière-dune et peut souffrir du piétinement. Si c’est bientôt la fin du printemps, il faut continuer à faire attention jusqu’à la fin juillet. En Outre-mer, les tortues marines et de nombreuses espèces d’oiseaux de mer pondent également sur les plages.

“Beaucoup d’oiseaux vont échouer leur reproduction, à cause des dérangements ou de la prédation, mais aussi à cause des grandes marées de la mi-mai ou de la mi-juin développe-t-il. Et certains vont tenter une ‘ponte de remplacement’, une deuxième nichée, ce qui peut donner des œufs et des poussins jusqu’à fin juillet, début août.”

Selon le responsable de la LPO, c’est tout un écosystème qu’il faut essayer de préserver de l’activité humaine. “C’est toute la biodiversité des dunes et de la plage qui est en jeu, rappelle-t-il. Il y a énormément d’espèces de plantes qui sont liées à ces habitats-là. Y faire attention permet aussi d’éviter l’érosion des dunes par le piétinement...”

À voir également sur Le HuffPost : L214 diffuse la vidéo d’un charnier d’oiseaux en Vendée

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    Dans "Sur le Front" sur France 5, Hugo Clément mène l'enquête sur les oiseaux

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 5 June - 16:30 · 4 minutes

NATURE - Le silence est parlant. Que ce soit en ville ou dans nos campagnes françaises, le chant des oiseaux fait de moins en moins partie de notre quotidien . En zone urbaine, les moineaux, qui autrefois se battaient pour un quignon de pain, sont deux fois moins nombreux qu’il y a vingt ans. En milieu rural, les oiseaux des champs sont 40% de moins qu’il y a 30 ans.

Pourquoi cette hécatombe? Est-elle uniquement liée à l’activité humaine? Sur France 5, l’émission “Sur le Front” diffusée ce dimanche 5 juin à 20h55 pose cette question: “Où sont passés nos oiseaux?” Une question simple aux réponses multiples, mais que le journaliste Hugo Clément explore avec beaucoup de pédagogie.

Pour cela, il prend quelques exemples symboliques, comme le moineau, le chardonneret, le busard cendré ou la cigogne. Pourquoi ces oiseaux? Parce qu’ils sont tous touchés par l’activité humaine, sous toutes ses formes. Et que leurs cas, en ville et à la campagne, expliquent un phénomène plus global.

Les oiseaux des villes

Hugo Clément commence son enquête à Paris, où le nombre de moineaux a diminué de 73 % en 13 ans. L’espèce est officiellement “en déclin”. En cause: l’architecture moderne, avec ses bâtiments en verre, “labyrinthe mortel” qui provoque la collision des oiseaux . Mais aussi le bruit, les pesticides et les rénovations de l’habitat ancien.

Plus d’interstice, de trou ou d’espace pour nicher, comme c’est le cas pour d’autres espèces . En Occitanie, à côté de Perpignan, dans une réserve ornithologique, les moineaux se font rares aussi. Seule solution: construire des nichoirs pour permettre aux moineaux de se reproduire, à la fois en milieu urbain et rural. Certaines municipalités se sont déjà investies de cette question.

Le trafic d’espèces

À Marseille, le journaliste suit des agents de la Police de l’environnement, lors d’une perquisition chez un couple soupçonné de trafic d’oiseaux. Dans les Bouches-du-Rhône, le commerce illégal d’espèces protégées est fréquent. Un exemple: celui du chardonneret élégant , en voie d’extinction dans la nature, mais pas sur les réseaux sociaux.

Victime de sa beauté et de ses cordes vocales, il vit dans les arbres et n’a pas pour le coup de problème d’habitat. Victime du braconnage, sa population s’est effondrée depuis l’an 2000: moins 30%. Il est chassé et revendu à des particuliers, qui le convoitent “pour leur chant”. Dans le reportage, Hugo Clément contacte des trafiquants en caméra cachée: on lui propose 180€ pour acquérir un mâle.

Broyés par les moissonneuses-batteuses

Changement de décor: on se retrouve en Moselle, en rase campagne. Au milieu des champs qui s’étendent à perte de vue, les chants se font également rares. Et pour cause: les oiseaux en milieu agricole ont diminué de 40% en 30 ans. Et pas seulement les petits spécimens. Le busard cendré, un rapace, fait partie des espèces “quasi menacées”.

Dans les plaines où il vit, il est notamment menacé par les moissonneuses-batteuses, qui broient leurs nids construits à même le sol, dans les champs. Une situation directement liée au réchauffement climatique: auparavant, la moisson avait lieu en août, période où tous les petits avaient déjà pris leur envol. Elle a désormais lieu en juillet.

Si des volontaires créent des enclos autour des nids pour que les tracteurs fassent des détours, avec l’accord de l’agriculteur, la solution est artisanale. Et surtout, une autre raison explique la disparition de nombreux oiseaux en milieu rural: les pesticides.

75% des insectes ont disparu

75% des insectes ont disparu en 30 ans en Europe de l’Ouest, à cause des pesticides. Les papillons diurnes ont perdu 90% de leur population. Les champs à perte de vue, en monoculture et destinés l’industrie, sont également en cause. Plus d’arbres, de diversité végétale.

Si le constat est alarmant et peut décourager, quelques solutions sont avancées: créer des zones de protection spéciales, réduire les pesticides, installer des nichoirs dans les municipalités, faire attention à la façon dont on construit, réintroduire des espèces comme la cigogne, désormais sédentaire dans l’Est de la France...

La chasse légale

En montagne, par exemple, où les remontées mécaniques pouvaient menacer certaines espèces, des systèmes de marquage pour que les oiseaux les repèrent ont été imaginés. Enfin, la chasse, si elle n’est pas la cause principale de la disparition, est également en question .

En France, 63 espèces d’oiseaux migrateurs sont légalement “chassables”, beaucoup plus que tous nos voisins européens: 34 en Italie et en Espagne, 24 au Royaume-Uni, 13 en Belgique, 3 aux Pays-Bas... Quand on sait que 10 millions d’oiseaux migrateurs sont tués en France chaque année, cela a de quoi interroger.

À voir également sur Le HuffPost: La découverte de ce récif de coraux géants (et en bonne santé) à Tahiti est une excellente nouvelle

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    La chasse au Grand Tétras, plus gros oiseau terrestre d'Europe interdite

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 2 June - 09:15 · 2 minutes

Le Grand Tétras (Tetrao urogallus), ou Grand coq de bruyère est sur la liste rouge des espèces menacées en France selon l'UICN. Le Grand Tétras (Tetrao urogallus), ou Grand coq de bruyère est sur la liste rouge des espèces menacées en France selon l'UICN.

ANIMAUX - C’est un oiseau majestueux, au plumage noir de jais saupoudré de touches de vert, marron et de blanc. Queue en éventail et sourcils rouges vifs, le Grand tétras ne passe pas inaperçu. Étant le plus gros oiseau terrestre d’Europe, il est une cible de choix pour les chasseurs.

Un répit a néanmoins été accordé à ces animaux par le Conseil d’État . La plus haute juridiction administrative du pays a ordonné le 1er juin au ministère de l’Écologie d’imposer d’ici le 15 juillet 2022 un moratoire de cinq ans sur la chasse du Grand Tétras.

Une victoire pour les associations

“Nos associations sont satisfaites de cette décision et appellent en outre le ministère de l’Écologie à prendre rapidement des mesures fortes pour stopper le déclin du Grand Tétras”, a réagi l’association France Nature Environnement (FNE) dans un communiqué.

Ce sont sept associations, dont FNE Midi-Pyrénées ( acronyme de France Nature Environnement), qui sont à l’origine de cette décision. Elles avaient décidé de saisir le Conseil d’État, constatant le déclin de l’espèce et l’inaction des pouvoirs publics.

C’est en effet ce qui est mis en avant par l’institution publique française pour justifier sa décision. L’État a en effet des obligations en matière de protection de la biodiversité et de préservation des espèces sauvages.

Pourquoi une espèce vulnérable est chassée

Le Grand tétras fait partie des espèces “vulnérable sur la liste rouge française des espèces menacées” de l’UICN. Il est à ce titre protégé par une directive européenne depuis 1979. Mais cela n’empêche pas l’animal de toujours être chassé dans certains départements.

La raison? Le texte européen n’interdit pas la chasse du Grand Tétras des Pyrénées, et se contente de la réglementer: “Le Grand Tétras peut faire l’objet d’actes de chasse, mais il y a une condition : ne pas compromettre les efforts de conservation de l’espèce” relate au Monde Hervé Hourcade, juriste pour FNE Midi-Pyrénées.

Cette décision du Conseil d’État est donc une bonne nouvelle pour l’espèce, lui laissant plusieurs années de répit. Selon les estimations, les effectifs de l’espèce ont été divisés par cinq en soixante ans. Si l’on comptait environ 18.000 spécimens dans le massif pyrénéen dans les années 1960, ils n’étaient plus que 4.000 en 2021.

À voir également sur le Huffpost: Cette phrase de Jacques Chirac sur le climat a 20 ans et elle a pris un coup de vieux

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    Ce danger des villes qui menace les oiseaux en pleine migration

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 1 June - 16:29 · 1 minute

FAUNE - Les oiseaux font partie de notre quotidien. Pourtant, on sous-estime les dangers que la ville représente pour ces animaux , comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article . Chaque année, pendant la période de migration , ces oiseaux parcourent des milliers de kilomètres pour rejoindre leur lieu d’hivernage ou de reproduction.

“A l’automne, des centaines de millions d’oiseaux migrateurs quittent leurs lieux de reproduction et entament un long vol vers leurs zones d’hivernage, parfois situées à plusieurs milliers de kilomètres, ils effectueront le voyage en sens inverse au printemps”, rappelle la Ligue de protection des oiseaux sur son site.

Pendant leur voyage , ils se retrouvent parfois obligés de traverser des villes. Avec le risque, comme le soulignent les experts en la matière, de heurter des fenêtres et des vitrines d’immeubles, désorientés par les reflets des lumières, entre autres. C’est le cas de New York mais pas seulement, cela se produit partout dans le monde.

Des solutions simples

L es films transparents peuvent permettre de pallier en partie au problème et aider les oiseaux durant leur traversée. D’autres solutions existent, comme éteindre les lumières la nuit dans les immeubles de bureaux, ainsi que fermer ses stores lorsque les lumières sont allumées.

À New York, des associations comptabilisent les oiseaux blessés ou morts après un choc avec une vitre ou un immeuble. Elles viennent également en aide aux oiseaux blessés en les amenant dans l’unique refuge de la ville dédié aux animaux sauvages où ils sont soignés et remis en liberté, une fois guéris, pour poursuivre leur migration.

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    Les hirondelles sont de retour, comment bien les accueillir?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 8 May - 05:00 · 6 minutes

Des hirondelles rustiques se rassemblant assises sur des lignes électriques avant de migrer.  Des hirondelles rustiques se rassemblant assises sur des lignes électriques avant de migrer.

NATURE - ’Y a d’la joie, bonjour bonjour les hirondelles, y a d’la joie...” Le retour du printemps est indissociable du retour des hirondelles dans nos ciels français. Avec leur queue effilée et leurs longues ailes, leur silhouette en vol est un signe annonciateur des soirées qui s’allongent.

Mais d’où reviennent-elle? Si la France compte cinq espèces différentes d’hirondelles, celles que vous avez le plus de chances de croiser sont l’hirondelle rustique et l’hirondelle de fenêtre.

“Ce sont de grandes migratrices, explique au HuffPost Jérémy Dupuy, responsable de projet “Enquêtes et atlas avifaunistiques” à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Elles vont passer l’hiver en Afrique sub-saharienne.” Et reviennent donc dans l’hexagone de mars à mai.

Chute des effectifs

Grâce à leur nombre -des dizaines de millions de couples- et leur répartition en Europe, les hirondelles ne sont pas considérées comme des espèces en danger. Malgré tout, la chute des effectifs ces 20 dernières années est préoccupante.

“Ce sont des espèces en diminution, notamment l’hirondelle rustique et de fenêtre, de l’ordre de 20% depuis le début des années 2000, alerte Jérémy Dupuy. Une chute assez marquée et partout en Europe.”

Elles souffrent de la disparition des insectes, due principalement à la pollution et l’utilisation de produits phytosanitaires. Et comme elles nichent beaucoup sur les habitations, l’activité de l’homme a des conséquences directes sur leur survie.

“La rénovation du bâti va détruire les nids et tous les nouveaux bâtiments ne sont pas adaptés aux nids d’hirondelles, détaille le spécialiste. Par exemple, l’hirondelle rustique aime nicher dans les vieilles granges, mais lorsqu’elles sont rénovées les points d’accès sont fermés et les plafonds sont renouvelés. Et les hirondelles n’ont plus d’endroit pour s’installer.”

Interdit de détruire les nids

Malgré l’interdiction de détruire les nids d’hirondelles, un délit passible d’un an de prison et jusqu’à 15.000 € d’amende, certains habitants, pour éviter les nuisances, ont également tendance à s’en débarrasser.

“Les nids d’hirondelles sont protégés, comme les individus, même en hiver, lorsque les oiseaux ne sont pas là”, souligne Jérémy Dupuy, qui admet que les amendes sont tout de même rares. Quand il s’agit de colonies de plusieurs dizaines de couples d’hirondelles, sur un bâtiment public par exemple, des “mesures de compensation” peuvent être envisagées.

“Les administrations sont obligées d’installer des nichoirs sur le bâtiment ou à côté”, explique-t-il. Et ce été comme hiver, que les hirondelles soient là ou en migration. “Elles sont ‘philopatriques’, ce qui veut dire que les mêmes oiseaux reviennent nicher au même endroit, souligne Jérémy Dupuy. Dans certaines fermes ou bâtiments, certains nids sont utilisés sur des générations et des générations.”

L’hirondelle est aussi une espèce “coloniale”, ce qui signifie qu’elle vit souvent en groupe. “En France, on le voit beaucoup moins, mais par exemple en Espagne, dans certains villages, on peut avoir des colonies de parfois 100 à 150 nids, tous agrippés, qui font comme des grappes, raconte l’ornithologue. Cela fait partie du paysage, les gens sont attachés à ce que les hirondelles reviennent chaque année.”

Comment repérer un nid?

Chez soi, les va-et-vient des hirondelles, dans les garages ou dans les granges, sont un premier indicateur de leur présence. “Quand ce sont des hirondelles de fenêtres, elles vont nicher sur une avancée de toit, au-dessus de l’entrée d’une maison par exemple. Et là c’est pareil, il y a des passages”, indique Jérémy Dupuy.

Contrairement à d’autres espèces, les nids d’hirondelles ne sont pas constitués de végétaux, de branches, de paille ou d’herbe: ils sont faits de terre et de salive, ce qui les rend assez typiques.

“Ils sont vraiment collés dans des angles, par exemple entre une poutre et le plafond, décrit Jérémy Dupuy. Et ce qui est toujours marquant, c’est qu’au bout d’un moment, il y a un tas de fientes juste en dessous. Lorsqu’on fait des prospections pour savoir si des nids sont occupés, c’est un bon indicateur.”

Ces mêmes fientes qui peuvent pousser certains habitants à vouloir s’en débarrasser. Avant d’envisager de commettre ce délit, voici la solution que suggère l’expert de la LPO: “Il suffit d’installer une planche de bois sous le nid pour que les fientes tombent sur la planche et pas partout sur le mur et le sol. Une fois qu’elles sont parties vous retirez la planche, vous la nettoyez et vous la replacez pour l’année suivante.”

Favoriser leur présence

Pour favoriser leur présence et leur installation, il est possible de poser des nichoirs fabriqués ou achetés dans le commerce, même s’ils ne sont pas aussi efficaces que pour d’autres espèces, comme les mésanges.

“On peut les installer dès maintenant, car même s’il y a peu de chance qu’ils soient utilisés cette année, les jeunes individus qui viennent de naître, pendant leur phase de ‘dispersion’, vont se balader et repérer des endroits pour les années suivantes”, explique Jérémy Dupuy.

Il faut les placer assez haut, sous les toits, au niveau des lucarnes, au-dessus de l’entrée des maisons par exemple, ou contre les poutres, sous les avancées de toit. On peut en mettre plusieurs et donner l’impression d’une colonie, par trois ou quatre.

Pour inviter les hirondelles et la biodiversité en général, des conseils tout simples peuvent marcher, comme éviter les produits phytosanitaires, ne pas tondre la pelouse toutes les semaines ou laisser l’herbe pousser à quelques endroits, favoriser la présence d’insectes dans son jardin...

Sur les fils électriques

L’hirondelle passe l’essentiel de son temps en vol. “Un truc efficace et qui vaut pour tous les oiseaux, c’est de mettre des abreuvoirs ou des points d’eau, conseille Jérémy Dupuy. Si on a la place, on peut même installer une marre ou un bac un peu plus grand, car les hirondelles boivent en volant.”

L’un des rares moments où l’on peut observer l’hirondelle au repos, c’est lorsqu’elle se poste sur les fils électriques, au moment de repartir. La migration commence fin juillet et se poursuit jusqu’à la fin du mois d’octobre, avec un pic de passage au mois de septembre.

“Souvent, les rassemblements se font sur les fils électriques, pointe Jérémy Dupuy. On peut parfois voir 100, 200 hirondelles posées au-dessus de chez soi.” Il suffit de lever la tête et d’observer. C’est déjà l’heure du départ.

À voir également sur Le HuffPost : Cette “télé-réalité de faucons” n’a rien à envier aux “Marseillais”

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    Cette "télé-réalité de faucons" n'a rien à envier aux "Marseillais"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 22 March, 2022 - 18:21 · 2 minutes

INSOLITE - Alors que la 10e saison des Marseillais a débuté fin février sur W9, une autre télé-réalité a également rempilé pour une nouvelle saison. Ne cherchez pas sur les chaînes de la TNT, celle-ci n’est diffusée que sur Youtube, et elle concerne... les faucons de l’Université de Montréal .

Depuis 2009, un couple de faucons pèlerins niche sur le toit d’un bâtiment de l’université québécoise. Et il passionne les internautes, qui peuvent suivre leurs péripéties en direct, 24 heures sur 24 grâce à une caméra installée devant leur nichoir, comme vous pouvez le constater dans notre vidéo en tête d’article.

Eole, le mâle infidèle

La vie de ces faucons est pour le moins palpitante, marquée par des déceptions amoureuses, comme lorsque le mâle Eole a trompé sa femelle Spirit avec une femelle d’un autre nichoir, Eve. Un acte qui a eu de lourdes de conséquences, comme les internautes ont pu en être témoins en direct.

“Quand Eve s’est rendu compte que son chum (petit ami, ndlr) avait une autre blonde (compagne, ndlr), elle est allée régler le compte de Madame”, a expliqué à nos confrères de La Presse Eve Belisle, une professionnelle de recherche de l’École polytechnique qui participe au projet depuis 2008. “La prise de bec a eu lieu dans le nichoir. On a vu ça à la caméra, ce n’était pas beau à voir.”

Ironie de l’histoire, le mâle infidèle a lui aussi été remplacé après avoir mystérieusement disparu. Eve Belisle documente la vie de ce nichoir qui évolue au fil des années avec de nouveaux accouplements. Elle a même édité un arbre généalogique des faucons de l’Université de Montréal, qui commence à être conséquent.

Une partie de l

Cette espèce de rapaces robustes, de taille moyenne, est réputée pour être l’un des oiseaux le plus rapide du monde en piqué. Ses proies sont presque exclusivement des oiseaux, notamment des pigeons ou des jeunes goélands, comme on peut régulièrement le constater sur les caméras.

Les faucons reçoivent parfois des visites surprise lorsqu’ils sont partis chasser, notamment de la part des corbeaux qui tentent de leur subtiliser leur nourriture, ou encore d’un urubu à tête rouge , espèce de faucon vivant en Amérique.

Le flux en direct offre également des scènes dignes d’un documentaire animalier, comme lors de l’accouplement, qui intervient vers la fin du mois de février. Une scène finalement assez similaire à l’épisode de la piscine avec Loana et Jean-Charles , lors de la première saison de Loft Story en 2006 sur M6.

La ponte des œufs doit débuter prochainement et l’équipe qui surveille les faucons saura rapidement si le couple a choisi d’établir son nid sur le toit de l’université ou s’il a trouvé un autre endroit à l’abri des caméras, comme c’était le cas l’an passé. Les fauconneaux éclosent début mai, soit environ 33 jours après la ponte du 3e œuf.

À voir également sur Le HuffPost: Une chauve-souris s’incruste à la projection de “The Batman” à Austin