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    "Uber Files": Les Insoumis veulent aussi une enquête au Parlement européen

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 12 July - 10:49 · 3 minutes

Au Parlement européen, les députés de La France insoumise espèrent obtenir une enquête sur les révélations des Au Parlement européen, les députés de La France insoumise espèrent obtenir une enquête sur les révélations des "Uber Files", qui attaquent notamment Emmanuel Macron (photo d'illustration prise le 8 juin à Strasbourg).

UBER FILES - L’affaire va-t-elle faire des vagues jusqu’au niveau européen? Depuis le dimanche 10 juillet et les révélations de plusieurs titres de presse sur les “Uber Files” , les oppositions françaises cherchent à mettre la pression sur Emmanuel Macron , accusé d’avoir noué des liens très étroits avec la plateforme Uber au moment de son arrivée en France.

À l’Assemblée nationale, les députés de la Nupes demandent notamment l’ouverture d’une enquête parlementaire quand le RN demande un “droit de suite” à une précédente commission, ainsi que la transmission de questions écrites à Bercy . Et ce mardi 12 juillet au matin, les Insoumis font savoir qu’ils aimeraient également voir le Parlement européen et sa présidente Roberta Metsola lancer des investigations.

C’est Leïla Chaibi , présidente de la délégation insoumise à Bruxelles et ferme opposante aux plateformes pratiquant l’ubérisation , qui en fait la demande. Dans son communiqué, elle fustige notamment la collusion entre le président français et ceux qui défendent les intérêts d’Uber. “Dès mes premiers rendez-vous avec les lobbyistes des plateformes, j’ai constaté qu’ils avaient des étoiles dans les yeux à l’évocation du nom d’Emmanuel Macron”, écrit-elle.

Emmanuel Macron “VRP d’Uber”

L’eurodéputée dénonce également la “pression” que mettrait Emmanuel Macron au sein des institutions européennes pour “tenter d’affaiblir la directive en cours de construction pour les droits des travailleurs de plateforme”. Une référence au texte qui vise à faire reconnaître comme salariat le travail pour les différentes plateformes telles qu’Uber.

Elle ajoute ainsi qu’Emmanuel Macron “et les lobbies parlent d’une même voix offensive pour contrer la présomption de salariat pourtant proposée par la Commission”. Une action en forme de continuation du travail de “VRP d’Uber” que dénonce Leïla Chaibi. Ce qui lui fait dire que le Parlement de Strasbourg devrait ainsi “lancer une enquête sur le lobbying d’Uber” et “suspendre l’accréditation des lobbyistes européens” de l’application.

Au passage, Leïla Chaibi déplore que la France, au cours de sa présidence de l’Union européenne, n’ait pas “publié ses rencontres avec les lobbys, jetant davantage le trouble sur les liens entre Emmanuel Macron et Uber”. Un sujet sur lequel elle réclame que le Conseil de l’Union européenne “rende publics tous les documents et rendez-vous de la PFUE portant sur les plateformes”.

Alors que le Parlement et la Commission européennes travaillent de longue date sur la question des plateforme et de la protection de ceux qu’elles embauche, reste donc à voir si l’affaire des “Uber Files” prendra de l’ampleur à l’échelle continentale.

À voir également sur le HuffPost : Après les “Uber files”, ces taxis parisiens dénoncent la “complicité” d’Emmanuel Macron

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    IVG: Les eurodéputés veulent en faire un droit fondamental de l'UE

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 7 July - 12:36 · 1 minute

Les eurodéputés demandent à faire de l'IVG un droit fondamental de l'UE Les eurodéputés demandent à faire de l'IVG un droit fondamental de l'UE

IVG - Une initiative forte. Ce jeudi 7 juillet, le Parlement européen a demandé que le droit à l’ avortement soit inscrit dans la charte des droits fondamentaux de l’ Union européenne après sa remise en cause par la Cour suprême aux États-Unis fin juin.

“Toute personne a le droit de bénéficier d’un avortement sûr et légal”: par 324 voix (155 contre, 38 abstentions), les eurodéputés, réunis en session plénière à Strasbourg, ont décidé de demander au Conseil, qui représente les États membres, d’inscrire ce droit dans la charte des droits fondamentaux.

La Pologne et Malte pourraient refuser

Cette dernière, adoptée en 2000, contient 54 articles pour protéger les valeurs universelles et individuelles des citoyens: la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité, la citoyenneté et la justice. Intégrer un nouvel article requiert toutefois l’unanimité des membres, qui ne sera pas si simple à obtenir. Malte, par exemple, interdit l’IVG et la considère comme un crime, et la Pologne la restreint drastiquement.

Après l’annonce choc des États-Unis, où chaque État peut maintenant choisir s’il légalise ou non l’avortement, le Haut Conseil à l’Égalité, instance consultative indépendante placée auprès de la Première ministre, avait déjà préconisé d’inscrire ce droit dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ainsi que dans la Constitution française.

Le parti présidentiel LREM et la NUPES à gauche ont chacun déposé une proposition de loi dans ce but. 81% des Français se disent favorables à l’ inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, selon une étude Ifop pour la Fondation Jean Jaurès.

À voir également aussi sur le Huffpost: Aux États-Unis, les pro-IVG se mobilisent en invitant les femmes à venir “camper” là où c’est légal

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    DSA et DMA : l’Europe a maintenant de quoi soumettre les géants du net

    news.movim.eu / Numerama · Tuesday, 5 July - 13:31

Thierry Breton

Les parlementaires européens ont validé deux textes concernant la régulation du numérique. Le DSA et le DMA fixent des règles plus dures pour les géants du net, afin de limiter leur influence dans le numérique. Ils sont aussi contraints d'assumer des obligations nouvelles. [Lire la suite]

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    Sur les émissions de CO2, les eurodéputés aboutissent à une réforme clé

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 22 June - 15:06 · 2 minutes

Les eurodéputés ont adopté la nouvelle mouture du texte-clé du plan climat de l'UE. Les eurodéputés ont adopté la nouvelle mouture du texte-clé du plan climat de l'UE.

ENVIRONNEMENT - Son rejet avait provoqué la surprise générale le 8 juin dernier. Mais la nouvelle version du texte-clé du plan climat de l’UE a finalement été adoptée par les députés européens ce mercredi 22 juin, de quoi permettre l’ouverture des négociations avec les États membres.

Le Parlement européen a adopté par 439 voix (157 contre, 32 abstentions) un compromis prévoyant l’élargissement du marché du CO2 et la suppression graduelle entre 2027 et 2032 des quotas d’émissions gratuits alloués aux entreprises, à mesure qu’entrera en vigueur aux frontières de l’UE une taxe carbone sur les importations venant de pays tiers.

Un compromis trouvé sur le calendrier

Le 8 juin dernier, c’est le calendrier de fin des quotas gratuits qui avait posé problème, le PPE, parti de droite et première force du Parlement, réclamant un délai jusqu’en 2034. Les écologistes et eurodéputés de gauche avaient fustigé cette demande, tandis que S&D et Renew (centristes et libéraux) avaient vainement soutenu une réduction graduelle des quotas gratuits entre 2026 et 2032.

La nouvelle mouture adoptée mercredi, fruit d’un compromis trouvé entre le PPE, S&D et Renew, prévoit finalement une réduction des quotas gratuits à partir de 2027 jusqu’à leur disparition en 2032, avec en contrepartie une progressivité accrue: les entreprises recevront encore 50% d’allocations gratuites en 2030.

Un élargissement du marché carbone

Actuellement, le marché carbone européen , où s’échangent depuis 2005 les “permis à polluer”, créés en nombre limité et que doivent acheter les producteurs d’électricité et industries énergivores (sidérurgie, ciment...), couvre seulement 40% des émissions des Vingt-Sept. Les eurodéputés ont approuvé mercredi son élargissement au secteur maritime, à l’aviation, aux poids-lourds et aux immeubles de bureaux.

Mais jusqu’à présent l’essentiel des industriels reçoivent des “quotas gratuits” pour ne pas être défavorisés par rapport aux importations venant de pays tiers. Or, Bruxelles prévoit la disparition des quotas gratuits à mesure que seront taxées les importations de secteurs polluants (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) sur base du prix du CO2 européen.

Cette taxe carbone est un pilier de la stratégie proposée en juillet dernier par la Commission pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne de 55% d’ici à 2030 par rapport à 1990. Le président de la commission Environnement du Parlement européen Pascal Canfin s’est réjoui de son adoption, saluant “une première mondiale et une victoire politique.”

À voir également sur le HuffPost : Pourquoi la voiture électrique n’est qu’une solution imparfaite pour la planète

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    Automobile: La fin des ventes de voitures thermiques arrivera avant 2035

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 June - 12:37 · 7 minutes

De nombreux constructeurs ont anticipé l'objectif zéro émission pour les voitures neuves en 2035 (photo d'illustration) De nombreux constructeurs ont anticipé l'objectif zéro émission pour les voitures neuves en 2035 (photo d'illustration)

AUTOMOBILE - Un engagement climatique imposé par l’UE pour dans 13 ans , mais une promesse déjà cochée à l’agenda de nombreux constructeurs. Le Parlement européen a approuvé, ce mercredi 8 juin, un texte visant le “zéro émission” pour les voitures et camionnettes neuves à horizon 2035. Cela alors que les véhicules représentent actuellement au moins 12% des émissions de CO2 de l’Union européenne.

Le texte a été voté par 339 eurodéputés (249 voix contre, 24 abstentions) après une âpre bataille. Un amendement du PPE (droite pro-européenne et première force au Parlement), finalement rejeté, proposait en effet de viser plutôt une réduction de 90% des émissions automobiles d’ici à 2035. Une marge de manœuvre qui aurait permis de poursuivre la vente de voitures hybrides sur le sol de l’union.

Ce n’est pas le cas. Le texte n’autorise donc de facto que la vente de véhicules électriques sur le marché européen à compter de 2035 ( sauf une exception très symbolique ), même s’il doit encore être négocié avec les dirigeants des États membres de l’Union pour finaliser un compromis. “Nous fixons un cap clair à l’industrie en soutenant la fin des moteurs thermiques en 2035, une victoire importante et cohérente avec l’objectif de neutralité carbone pour 2050”, puisqu’une voiture roule en moyenne 15 ans, s’est félicité l’eurodéputé macroniste Pascal Canfin.

Un objectif de neutralité qui pourrait même arriver avant 2050, car une grande partie des principaux constructeurs mondiaux ont anticipé cette contrainte -ou cette nécessité commerciale et climatique - pour un horizon beaucoup plus court depuis l’annonce du projet européen en juillet 2021. Le HuffPost liste le calendrier des promesses des grandes marques et de leurs avancées en matière de transition électrique.

Les constructeurs qui ont pris de l’avance

- Avant 2030

- Peugeot, Fiat, Opel (désormais réunis dans le groupe Stellantis) ont promis de ne plus commercialiser des voitures à moteur thermique avant 2030. Parmi les plus gros constructeurs du groupe Opel est sans doute le plus ambitieux, le constructeur allemand prévoit que tous ses modèles en vente sur le marché européen seront électriques à partir de 2024.

Peugeot prévoit une gamme “intégralement électrique d’ici 2025”, avec les déclinaisons électriques de ses actuelles 208 ou 2008. La Peugeot e-308 est attendue en 2023. Les batteries de la marque seront produites, avec une filiale de Total, à Douvrin dans le Pas-de-Calais.

De son côté, Fiat a déjà amorcé sa transition électrique avec la sortie de la nouvelle Fiat 500e, 100% électrique, depuis septembre 2020. C’est d’ailleurs la voiture électrique la plus vendue en France en mai 2022 . Une nouvelle gamme de la voiture phare de la marque italienne est prévue pour 2027 et l’ensemble de ses ventes seront tout électriques d’ici à 2030.

- Mercedes est également présenté comme un bon élève chez les vendeurs généralistes. Le PDG du groupe -qui rassemble Mercedes, Smart ou Maybach- a assuré que tout le catalogue du groupe sera électrique à partir de 2030. Le constructeur prévoit également de réduire de 80% ses investissements dans le thermique d’ici à 2026 pour ne se concentrer que sur l’électrique et l’hybride rechargeable.

- Ford s’est fixé le même dernier délai de 2030 pour ses ventes sur le marché européen. Sa première voiture électrique compacte doit sortir en 2023, d’autres modèles 100% électriques doivent ensuite suivre. Le constructeur américain “proposera tous les modèles de voitures particulières en Europe à partir de la mi-2026 au moins dans une variante hybride rechargeable ou dans une variante électrique à batterie. À partir de 2030, notre gamme de voitures particulières en Europe sera composée uniquement de véhicules purement électriques”, a déclaré un porte-parole de l’entreprise. Reste à convaincre les acheteurs, après l’échec de la sortie des premiers modèles sur le marché européen.

- Entre 2030 et 2035

- Renault s’est engagé en 2021 dans un changement de stratégie et ambitionne désormais une électrification de 90% à 100% de ses nouveaux modèles en 2030. Sa nouvelle berline, la Renault Mégane E-Tech , n’est disponible qu’en électrique alors que l’ensemble des “sportives” seront intégrées à la marque Alpine. La Renault R5 électrique doit, elle, remplacée la Zoé en 2024.

- Audi , la filiale de Wolkswagen, s’est également fixée une date concrète pour l’abandon du thermique. Son dernier modèle intégrant un moteur à combustion doit arriver sur le marché en 2026 pour être proposé jusqu’en 2033. Le groupe promet d’avoir plus de 20 voitures électriques (A3, A4, Q6 e-tron, puis Q3) dans son catalogue d’ici à 2025.

- Mini prévoit, elle, “une gamme exclusivement électrique au début des années 2030, même si un nouveau modèle de la marque avec un moteur à combustion doit sortir “pour la dernière fois” en 2025. Après la Cooper SE, la filiale de BMW promet une nouvelle génération de Mini Countryman électrique en 2023.

Les constructeurs qui vont devoir accélérer

- BMW justement est sans doute l’un des grands groupes internationaux à avoir pris le plus de retard. Même si le groupe a annoncé un changement de stratégie, c’est le seul grand groupe allemand qui n’a pour l’instant pas fixé d’agenda pour la sortie définitive de ses ventes de voitures thermiques. Il espère que 50% de ses ventes seront entièrement électriques en 2030 et s’est engagé à sortir une version électrique pour chaque nouveau modèle à venir.

- Citroën commercialise déjà des modèles électriques et prévoit le lancement de plusieurs véhicules utilitaires “zéro émission”. Mais la marque aux chevrons ne s’est pour l’instant engagée sur aucune date pour “le tout électrique”. Filiale de Stellantis comme Peugeot, la marque française devrait cependant suivre le calendrier fixé par le groupe.

- Wolkswagen (Seat et Skoda compris ) avance également pour se conformer à la future législation européenne et prévoit que “70% de ses nouvelles voitures en Europe” seront électriques en 2030. “Cela signifie que Volkswagen produira probablement les derniers véhicules à moteur à combustion pour les marchés européens entre 2033 et 2035″, a expliqué un porte-parole de Volkswagen. Mais le calendrier officiel reste flou. La firme allemande prévoit d’ailleurs de créer sa propre batterie pour ses voitures électriques avant la construction de six gigafactories sur le continent européen.

- Toyota et Lexus sont eux confrontés à une autre problématique. Le géant japonais a fait le pari commercial de l’hybridation et n’a réorienté sa stratégie vers le 100% électrique que fin 2021. Son premier modèle “zéro émission”, le SUV BZ4x, vient tout juste de sortir. Trente modèles, du petit crossover urbain proche de l’actuel Yaris à la sportive de chez Lexus, doivent suivre d’ici à 2030. Lexus doit d’ailleurs devenir une marque 100% électrique d’ici à 2030. Toyota, elle, attendra sans doute 2035.

- Dacia est, elle, confrontée à l’incompatibilité actuelle entre voitures pas chères et voitures électriques. La marque a cependant lancé son premier modèle électrique en 2020 avec la Dacia Spring. Une voiture, considérée comme la première voiture électrique low-cost du marché (moins de 20.000 euros hors bonus), qui enregistre de fortes ventes depuis le début de l’année 2022. La marque roumaine envisage également de sortir une version 100% électrique pour son modèle star, le Dacia Duster, mais estime que ses ventes de voitures électriques ne représenteront que 10% de ses ventes totales en 2030.

- Kia de son côté s’interroge toujours sur sa transition au tout électrique. “La question décisive est de savoir quand les conditions infrastructurelles seront créées pour pouvoir résoudre toutes les tâches de mobilité possibles et nécessaires de manière purement électrique”, a expliqué la marque coréenne pointant, comme Wolkswagen, le développement insuffisant des infrastructures de recharge. “Comme la demande est très influencée par des facteurs externes et donc sujette à des changements majeurs, nous ne voulons pas nous engager sur un pourcentage spécifique, mais nous nous attendons à ce que les modèles électrifiés représentent plus de 30% des immatriculations en 2030″.

À voir également sur Le HuffPost: Voici le bilan carbone du jet privé de Bernard Arnault (mais ce n’est pas le pire)

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    En 2035, les voitures neuves vendues en Europe seront zéro émission, ou ne seront pas

    news.movim.eu / Numerama · Thursday, 9 June - 09:55

D’une courte majorité, le Parlement européen a voté pour l’interdiction de la vente des véhicules neufs à motorisation thermique, mais aussi hybride en 2035. [Lire la suite]

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    Climat: Coup de théâtre sur un texte européen majeur pour réduire les émissions de CO2

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 8 June - 12:58 · 2 minutes

Le Parlement a décidé de rejeter un texte-clé sur la réforme du marché européen du carbone. Le Parlement a décidé de rejeter un texte-clé sur la réforme du marché européen du carbone.

ENVIRONNEMENT - Un coup de frein pour les politiques climatiques européennes. À la surprise générale, ce mercredi 8 juin, les eurodéputés ont voté une série d’amendements qui mettent à mal l’ambition d’une fiscalité carbone aux frontières de l’UE .

Après le vote de ces amendements, les eurodéputés ont rejeté en séance plénière la réforme du marché européen du carbone, jugée pas assez ambitieuse par les Verts et la gauche. Ce vote va entraîner une renégociation du texte en commission parlementaire.

Pilier du plan climat de l’UE , l e texte prévoit l’élargissement du marché d’échange des quotas d’émissions de CO2, mais aussi la suppression des quotas gratuits aux industriels européens en échange d’une taxe carbone aux frontières de l’UE. Il a été rejeté à la surprise générale par 340 voix contre (265 pour, 34 abstentions), les eurodéputés Verts et de gauche fustigeant les propositions du PPE (droite) et de Renew (centriste et libéraux) sur le calendrier et les objectifs.

Selon l’eurodéputée Tilly Metz, le PPE serait parvenu, avec ses amendements soutenus par l’extrême droite, à “abaisser considérablement l’ambition climatique” du texte, le vidant de sa substance et rendant ainsi les objectifs climatique de l’UE plus difficiles à tenir, en donnant par exemple aux industries les plus émettrices de CO2 des droits à polluer gratuitement jusqu’en 2034 - et non plus 2032 comme cela était prévu dans le texte initial.

Cependant, comme l’indique l’eurodéputée de la France insoumise Manon Aubry, une coalition menée par les élus verts et socialistes a obtenu un renvoi en Commission du texte suite à son détricotage.

“Honte aux libéraux qui se sont alliés à l’extrême-droite pour satisfaire les lobbies”, dénonce la députée européenne sur Twitter.

Dans l’autre camp, c’est la situation inverse, puisque le PPE et Renew accusent les écologistes et les socialistes d’avoir voté contre le texte.

À voir également sur Le HuffPost: Élisabeth Borne face au défi d’une “planification écologique” encore floue

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    L'Europe s'apprête à interdire la vente de voitures thermiques

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 6 June - 10:04 · 4 minutes

En ce début du mois de juin, le Parlement européen se prononce sur plusieurs textes portant sur les questions d'écologie et de climat. Avec notamment l'idée d'interdire la vente de voiture émettant du CO2 dès 2035 (photo d'illustration prise en novembre 2021 à Perth, en Australie). En ce début du mois de juin, le Parlement européen se prononce sur plusieurs textes portant sur les questions d'écologie et de climat. Avec notamment l'idée d'interdire la vente de voiture émettant du CO2 dès 2035 (photo d'illustration prise en novembre 2021 à Perth, en Australie).

ENVIRONNEMENT - Pourra-t-on encore acheter une voiture essence ou diesel dans 15 ans dans un pays de l’Union européenne? Cette question, les eurodéputés doivent y répondre dans les jours qui viennent, alors que le Parlement européen se prononce mardi 7 et mercredi 8 juin à Strasbourg sur huit textes composant le “ paquet climat ” (ou “Green Deal” en anglais).

Et qu’il pourrait donc fixer délai de treize ans pour “un changement radical de l’industrie automobile”, comme le présente Pascal Canfin (ex-EELV ayant rejoint la Macronie lors des dernières élections européennes). Président de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement, celui-ci multiplie ces jours-ci les sorties médiatiques pour présenter le projet.

L’idée phare du projet est donc d’interdire à partir de 2035 la vente de voitures émettant du CO2, ce qui viserait en priorité les voitures thermiques , fonctionnant à l’essence ou au diesel . “On ne parle ici que des voitures neuves mises en vente, précise-t-il notamment à nos confrères du Parisien . On aura encore le droit de faire rouler des véhicules thermiques achetés avant et le marché d’occasion des essences et diesels perdurera.”

Une opposition des lobbies et de la droite européenne

Face à cette proposition, toute une partie du Parlement européen (à majorité de droite), elle, défend un compromis plus souple avec l’industrie automobile qui fixerait un seuil de 90% de voitures neuves vendues qui seraient zéro émission. Et cela sans date limite pour la vente des véhicules polluants. En clair, il serait possible pendant encore des décennies de continuer à vendre des voitures essence ou diesel.

“Ce serait incompatible avec l’objectif de neutralité carbone en 2050 fixé par l’Accord de Paris. Le vote sera très serré”, insiste Pascal Canfin. Et d’ajouter sur franceinfo que les voitures européennes roulant en moyenne pendant 15 ans, sans une interruption totale de la vente de voiture émettant du CO2 en 2035, il sera impossible de se conformer aux termes de l’Accord de Paris sur le climat .

Tout l’enjeu pour ce faire sera de convaincre le Parlement européen que l’industrie qui emploie le plus de monde en Europe est capable de se transformer dans des délais aussi rapides. “Cette fin de la vente des voiture non zéro émission, nous l’associons avec un fonds de transition juste pour les salariés du secteur qui sont concernés”, précise-t-il dans une vidéo mise en ligne par le groupe Renaissance , qui regroupe les alliés libéraux d’Emmanuel Macron à l’échelle continentale.

Reste à voir si ces compensations seront plus efficaces que le travail des lobbies, qui sont à l’œuvre de tout leur poids dans ce dossier, à entendre Pascal Canfin. Sur franceinfo, il explique que “ce vote, c’est la dernière chance pour les industriels anti-climat de faire entendre leur voix. Ça se manifeste par des centaines de propositions d’amendements, des arguments qui viennent déconstruire les arguments pour le climat.”

Parmi les autres mesures principales qui seront discutées ces prochains jours à Strasbourg, on retrouve aussi l’envie de faire payer leurs émissions carbone aux secteurs de l’aviation et du transport maritime de marchandise aux frontières de l’UE. Une mesure qui, elle, sera à coup sûr approuvée par l’hémicycle. Ce qui fait dire à Pascal Canfin que les tractations de cette semaine vont déboucher sur ce qui est “probablement l’un des votes les plus importants de la mandature”. Et de le promettre: “Nous serons au rendez-vous de l’ambition climatique.”

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