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Un couple fait entrer le mot « permaculture » dans la loi et obtient le droit de vivre dans leur jardin-forêt
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    Je suis vigneron et voici pourquoi je ne souhaite pas produire en bio - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 20 October, 2021 - 08:12 · 5 minutes

Je préfère passer du temps à sélectionner des plantes en harmonie avec mes pieds de vignes plutôt qu’à remplir des papiers et formulaires pour obtenir une certification.

AGRICULTURE - La question est récurrente: est-ce que vous êtes bio? C’est légitime, je travaille avec la nature, mettant beaucoup en avant cette relation.

Les labels monopolisent l’attention et le débat autour de la production agricole dans le respect de l’ environnement . Ce sont des chartes qui ont le mérite de rassurer le consommateur, mais peut-on réellement affirmer qu’elles garantissent une production vertueuse et durable?

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Les labels, garanties de production vertueuse et durable?

Je me suis installé à Chassagne-Montrachet en 2013, reprenant le domaine familial non exploité depuis deux générations. Je sortais de mes études d’œnologie à Changins, et j’ai mis en place les principes de la biodynamie. Au bout de quelques années, j’avais de la peine à me sentir heureux avec ces pratiques. Agronomiquement, économiquement , et philosophiquement. La charge de travail administratif est démente, les coûts de production sont très élevés. Des contraintes très lourdes pour des résultats pas à la hauteur de mes espérances. Le bonheur de l’exploitant n’est pris en compte par aucun label... Cela n’a pas d’importance? Faut-il rappeler le taux de suicide chez les agriculteurs?

Au bout de quelques années, j’avais de la peine à me sentir heureux avec ces pratiques. Agronomiquement, économiquement, et philosophiquement.

C’est surtout au niveau agronomique que mon constat s’est avéré le plus alarmant. Les sols étaient fatigués et ça n’allait pas en s’améliorant. Les produits autorisés dans la viticulture biologique sont des intrants qui viennent perturber l’écosystème. Par exemple, le produit bio pour lutter contre la flavescence dorée est destructeur pour les autres insectes. La solution naturelle pour lutter contre ce ravageur est de repérer les pieds malades, les arracher et ainsi contrôler sa propagation. L’anticipation et le préventif sont essentiels. Dans 1 gramme de sol, il y a 1 milliard de bactéries . Dès que l’homme a voulu modifier l’ordre naturel des choses pour le tourner à son avantage, les ennuis ont commencé avec l’apparition de maladies. La question n’est pas d’arrêter d’utiliser des produits chimiques au profit du cuivre et du soufre. La question est d’arrêter complètement les traitements. Arrêter de labourer aussi. Les labels ne remettent pas en question ces pratiques dont nous devons parvenir à nous passer pour cultiver et produire durablement. C’est un impératif pour notre profession. Il devient urgent de revoir les systèmes de conduite de nos vignes qui deviennent obsolètes avec le changement climatique.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

Permaculture et agroécologie

En 2017, nous nous sommes intéressés avec ma femme à la permaculture et l’agroécologie. Nous nous inspirons des travaux de Konrad Schreiber par exemple. La règle d’or est d’avoir des sols toujours couverts et jamais travaillés pour pouvoir initier un cercle vertueux de matière organique grâce au travail des vers de terre et de la vie bactériologique du sol.

Plutôt que de regarder les catalogues de produits chimiques et de tracteurs, nous regardons les catalogues du vivant et des techniques de cultures. Luzerne, vesce, pois, lentille, tritical, blé, orge, colza, sainfoin, chanvre, lin, sorgho, millet, trèfle, silphie…

Les résultats n’ont pas mis 3 ans: les parcelles recouvertes résistent mieux à la sécheresse et les sols sont vivants. Je préfère passer du temps à sélectionner des plantes en harmonie avec mes pieds de vignes plutôt qu’à remplir des papiers et formulaires pour obtenir une certification.

Nous avons à cœur d’être autonomes. Notre projet est de cultiver un côté “hybride”: un domaine viticole en surface avec les fondements d’une ferme comme racines.

Nous avons à cœur d’être autonomes. Notre projet est de cultiver un côté

Nous avons fait le constat avec Loaris, notre jardin en permaculture, qu’il est possible de produire nous-mêmes nos légumes, sans aucun intrant. Je n’ai pas besoin d’un label pour me rappeler le fondement de mon métier. L’objectif est de ne plus dépendre de la filière chimico- industrielle qui a déconnecté les paysans de la nature.

Nous avons fait le constat avec Loaris, notre jardin en permaculture, qu’il est possible de produire nous-mêmes nos légumes, sans aucun intrant.

Les rayons des supermarchés verdissent, contrairement à nos paysages. Tous les produits bio que l’on y retrouve sont produits industriellement et en monoculture. L’industrialisation et l’uniformisation vont à l’encontre de la biodiversité et de l’évolution naturelle des espèces. Les labels répondent très certainement à une tendance où les enjeux capitalistes et l’hypocrisie d’une bonne conscience environnementale prennent le dessus sur le respect des évolutions de la nature. Lorsque le bio devient un argument de vente et une segmentation de niche marketing, nous tombons dans un tourbillon qui n’est en rien vertueux pour notre santé ou la planète. Les labels bio, c’est un grand pas pour les industriels, mais un tout petit pas pour la planète.

Les labels bio, un grand pas pour les industriels, mais un tout petit pas pour la planète

Le bilan carbone est lui aussi absent des différents cahiers des charges. Nous pouvons ainsi trouver un vin bio dans une bouteille de verre dite “lourde” pour paraître plus qualitative et être expédiée par avion. Un non sens ! Tout comme une tomate bio en plein mois de novembre. Je suis favorable à l’affichage obligatoire du bilan carbone sur chaque étiquette. On pourrait ainsi se rendre compte des résultats parfois dramatiques de la production d’une bouteille de vin ou d’une carotte. J’estime que le minimum syndical pour un exploitant agricole est de parvenir à une neutralité carbone.

Dans son livre manifeste La révolution d’un seul brin de paille: Une introduction à l’agriculture sauvage , (Ed. Guy Trédaniel) Masanobu Fukuoka écrit: “Quelque chose qui est né de l’orgueil humain et de la quête du plaisir ne peut pas être considéré comme vraie culture. La vraie culture naît dans la nature, elle est simple, humble et pure. Si elle manque de vraie culture, l’humanité périra.”

Observons la nature plutôt que d’avoir une confiance aveugle en ces labels complexes et indigestes. Chaque terroir a ses spécificités que nous devons prendre en compte. Je ne suis pas certifié bio. Je travaille avec la nature.

À voir également sur Le HuffPost: Sur TikTok, ce vigneron tourangeau vulgarise l’œnologie et fait un carton

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    Edito du 07/11/2020

    news.movim.eu / Korben · Saturday, 7 November, 2020 - 07:13 · 2 minutes

Salut la compagnie,

Comment ça va ?

De mon côté, comme pour la plupart des gens, il y a des hauts et des bas. Depuis mars, les jours se suivent et se ressemblent et comme en ce moment, on n’a plus rien à faire de fun dans le monde réel, et bien je bosse 3 fois plus que d’habitude et l’épuisement me guette, je l’avoue.

Après je suis clairement privilégié, j’en ai conscience : La famille et moi-même en excellente santé, un petit jardin pour respirer un peu, encore du (télé) travail même si je vois la crise économique arriver à grands pas, et des barres de rire avec les internautes sur Twitch quand je streame.
Toutefois, entre les actualités peu réjouissantes qui s’imposent à nous, le virus qui remonte, et la vie quotidienne qui tourne en boucle infinie comme si j’étais un Bill Murray, le stress bouffe et ma quête de sens se brouille un peu.

Mais la bonne nouvelle c’est que je vais bientôt déménager. Youpi ! Toujours à côté de Clermont-Ferrand. Le jardin sera plus grand et va me permettre de progresser encore plus sérieusement dans ma permaculture et tout ce qui gravite autour de cette thématique. Les objectifs sont nombreux, mais comme je ne suis pas pressé, c’est parfait. Petite reconnexion à la nature (même si techniquement, je reste en périphérie urbaine), plus d’activités manuelles, plus d’autonomie alimentaire…etc. Je prévois bien sûr de partager ça avec vous, et comme je débute, ça va être une nouvelle aventure pour moi. En ce moment, je potasse donc le sujet du design de permaculture pour ne pas faire n’importe quoi au démarrage.

Du coup, voilà, 2020 c’est pas simple, c’est pas fun, mais y’a quand même quelques trucs sur lesquels nous pouvons tous agir : Préparer l’avenir, acquérir de nouvelles connaissances, se lancer de nouveaux défis et évidemment bosser dur pour les réaliser. Je ne vois pas ce qu’on pourrait faire d’autre de toute façon (Qui a dit « Netflix and chill » ?).

Allez, bon week-end à tous !


Le vigile de votre serveur qui recale les mauvaises adresses IP

Envie de savoir ce qui transite via votre adresse ip ?

la cybersécurité n’est pas uniquement une problématique de moyens financiers. C’est également une question d’outils défensifs, de périmètre technique, d’accès non filtrés et surtout de course après le temps.

Il faut donc être capable d’analyser en temps réel ces accès non filtrés, de détecter ceux qui seraient frauduleux

CrowdSec est un outil 100% open source qui combine 2 idées très connues des administrateurs de serveurs.

Crowdsec est capable de bannir automatiquement une IP se connectant sur votre serveur, un peu à la manière d’un Fail2banEt il est capable de proposer une base de données de ces IPs à la communauté des utilisateurs CrowdSec, un peu comme le fait AbuseIPDB, afin de faire circuler l’info rapidement et que chacun puisse être protégé à son tour.

Cela vous permet de détecter tous les types d’attaques et d’y répondre de manière proportionnée

En Savoir + sur Crowdsec et le tester

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    Appel à travailler dans les champs : « Tout est fait pour maintenir un système qui précarise et appauvrit »

    Monday, 24 August, 2020 - 16:15 edit

Appel à travailler dans les champs : « Tout est fait pour maintenir un système qui précarise et appauvrit »

Et voila que peu à peu le voile se lève sur notre puissante #agriculture Française, reposant de un #neoesclavagisme où seul une MO étagère est en réel capacité d'effectuer le travail de manière suffisamment rapide, qualitative mais aussi en acceptant toutes les conditions et traitements. Ainsi certains garderons leurs œillères ou continuerons à faire l'autruche, d'autres auront tenté l'expérience proposé par notre chère ministre et goûterons à ce labeur et ouvrirons les yeux, avant, sûrement d'aller se tourner vers une agriculture de #sens comme la #permaculture ou l'#humain fait est partie intégrante du système.

Quelques Livres en PDF sur la Permaculture