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    Avec "Goliath", Frédéric Tellier espère alerter les candidats à la présidentielle

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 9 March - 06:00 · 5 minutes

CULTURE - À seulement 32 jours de l’élection présidentielle 2022 sort ce mercredi 9 mars le film Goliath , un thriller écologique saisissant sur le monde de l’agrochimie, des pesticides et des lobbies à Bruxelles . À en croire son réalisateur, Frédéric Tellier ce serait un heureux hasard. Il espère en tout cas que les candidats s’empareront de son film pour davantage évoquer les questions environnementales dans la campagne, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Goliath raconte le combat de France (Emmanuelle Bercot), une professeur de sport le jour, ouvrière la nuit qui milite activement contre l’usage des pesticides. Elle va croiser la route de Patrick (Gilles Lellouche), un avocat parisien qui lutte contre un géant de l’agrochimie, Phytosanis, dont un désherbant, la Tétrazine, aurait tué une de ses clientes. Un combat qui s’annonce rude face à des lobbyistes dont Matthias ( Pierre Niney ), prêts à tout pour défendre les intérêts de leur client.

Une fiction très largement inspirée des nombreux scandales de santé public des dernières années, parmi lesquels le chlordécone. Cet insecticide utilisé dans les bananeraies en Guadeloupe et en Martinique a contaminé plus de 90% de la population adulte selon Santé publique France. Ou encore le scandale du glyphosate, désherbant classé “cancérigène probable”par l’OMS depuis 2015 et jamais interdit par Emmanuel Macron, malgré ses promesses en 2017.

“90 % de ce qui est dans le film est vrai”, assure au HuffPost Frédéric Tellier, qui a eu l’idée de faire un film sur le sujet après avoir lu plusieurs livres sur les enjeux environnementaux, dont Le livre noir de l’agriculture, de la journaliste Isabelle Saporta.

Dans Goliath , il y est question de l’influence des lobbies dans la prise de décisions politiques, ainsi que de la réponse des mouvements de désobéissance civile comme Greenpeace ou Extinction Rebellion, dont certains activistes ont été consultés pour l’écriture du scénario.

Le réalisateur Frédéric Tellier a rencontré plusieurs activistes pour le climat afin de rendre crédibles les scènes de désobéissance civile, comme cette manifestation avec Emmanuelle Bercot.

“C’est le hasard de la vie, mais je n’ai réalisé que des histoires vraies ou en tous les cas des faits réels et j’y ai pris goût. J’ai toujours cette envie que ce soit extrêmement précis et de ne pas être à côté de la plaque,” poursuit celui à qui l’on doit notamment L’affaire SK1 , qui évoque la traque du tueur en série Guy Georges dans les années 1990.

Le film a d’ailleurs un écho particulier dans l’actualité, alors que la France a validé le mois dernier une nouvelle dérogation permettant à nouveau l’usage des fameux néonicotinoïdes “tueurs d’abeilles”. Ces derniers seront utilisés par la filière betteravière en 2022, malgré l’interdiction générale prise en 2018.

Un destin à la Bac Nord ?

Frédéric Tellier espère que les candidats à l’élection présidentielle s’empareront de son film, comme certains se sont emparés de Bac Nord de Cédric Jimenez. Le film -carton au box-office en 2021- suivait le parcours d’une brigade de police mobilisée dans les quartiers nord de Marseille. Il mettait notamment en scène de violents affrontements entre forces de l’ordre des jeunes des cités, si bien que Marine Le Pen ou Éric Zemmour avaient pris en exemple l’œuvre pour évoquer la “fin de l’État de droit” dans certains quartiers. Le long-métrage avait même été diffusé lors d’un grand oral sur la sécurité du syndicat de police Alliance, poussant le réalisateur Cédric Jimenez à rappeler qu’il s’agissait seulement d’une fiction.

Avec Goliath , Frédéric Tellier espère tout le contraire. “Ce serait bien d’avoir une récupération. Si ça peut rebondir politiquement ce sera intéressant”, explique-t-il, revendiquant vouloir ”éveiller les consciences” sur le sujet. “Je regrette profondément l’absence (de cette thématique-là, ndlr ) durant cette période électorale. Dans cette campagne, on parle beaucoup d’économie, d’identité... d’un peu de tout sauf des êtres humains, de la qualité de vie en général et de la manière dont on doit la préserver à tout prix.” Une récupération vertueuse qui pourrait pousser les candidats à davantage s’engager sur ces sujets cruciaux.

L’environnement, un thème au cœur des préoccupations des Français

D’autant que le film sort au moment où les questions relatives à l’environnement sont quasi absentes des débats de la présidentielle. Aussi bien sur les plateaux télé que dans les meetings des candidats. Parmi elles, l’interdiction du glyphosate , reléguée au second plan, derrière des sujets identitaires ou en lien avec la défense, notamment depuis la guerre en Ukraine. Pourtant, la thématique environnementale est l’une des plus grandes préoccupations des Français. Elle se classe en 3e position derrière le pouvoir d’achat et le système de santé, selon un sondage Ipsos Sopra-Steria commandé par France Inter, fin janvier dernier.

Emmanuelle Bercot a elle aussi réalisé des films très engagés, se faisant la porte-voix de la lanceuse d’alerte Irène Frachon sur le dossier du Mediator avec La Fille de Brest . Ou explorant la thématique de la fin de vie avec De son vivant , qui a d’ailleurs remporté en César fin février.

Dans Goliath , Emmanuelle Bercot passe devant la caméra. Si elle assure que ce n’est pas la thématique du film qui l’a motivée à rejoindre le casting, elle est consciente que ce thriller passe un message puissant.

“On a fait une projection en Bretagne et il y avait une femme de chambre de l’hôtel où on avait habité quand pendant le tournage”, se remémore-t-elle. “Elle vit à la campagne au milieu des champs et à la fin de la projection elle m’a dit: ‘je ne savais pas tout ça, mais maintenant je vais faire très attention à ce que je mange’. Ça m’a paru fou mais si c’est le film qui lui a permis de prendre cette conscience de ça plutôt (...) au moins il a marqué des points et il en marquera des milliers!”

À voir également sur Le HuffPost:Prendre la voiture pour faire 300 mètres, l’aberration écologique du tapis rouge de Cannes

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    Salon de l'agriculture: le glyphosate, un sujet qui divise les candidats

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 26 February - 05:30 · 3 minutes

Le rétroviseur latéral d

CAMPAGNE - “Sur le glyphosate, je n’ai pas réussi” admettait Emmanuel Macron dans son entretien au Parisien début janvier. Un acte d’amende honorable, sur un sujet qui divise. Alors que s’ouvre le Salon de l’Agriculture ce samedi 26 février, on ne peut pas dire que l’agriculture soit souvent évoquée dans la campagne.

Et pourtant, les pesticides et plus précisément le sujet d’un éventuel arrêt du glyphosate révèle des différences marquées entre les différents candidats à l’élection présidentielle qui approche. Voici leurs positions.

Un échec “collectif” pour Macron

Emmanuel Macron s’était engagé en novembre 2017 pour une interdiction du glyphosate “au plus tard dans trois ans”. Il avait reconnu en décembre 2020 ne pas avoir réussi à tenir sa promesse, plaidant un échec “collectif” .

Il a admis avoir commis “l’erreur” d’avoir cru la France capable de sortir de ce désherbant seule, sans les autres pays européens. “Certains agriculteurs m’ont dit que si on les obligeait à sortir rapidement, ils allaient mettre la clé sous la porte, parce que leurs concurrents espagnols ou italiens, eux, pouvaient continuer à produire”, a-t-il expliqué.

Depuis, la France s’est fixé pour objectif de sortir de l’essentiel des usages de ce désherbant classé comme “cancérogène probable” par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2021, avant une interdiction totale en 2023 .

“Dans un monde idéal” chez Zemmour, Pécresse et Le Pen

Les volets “Environnement” et “Agriculture” du programme d’ Éric Zemmour ne font, eux, pas mention d’une interdiction de l’herbicide en France. “On ne supprime bien que ce que l’on remplace”, a résumé Frédéric Poisson, représentant d’Éric Zemmour lors des Controverses de l’Agriculture et de l’Alimentation le 15 février dernier.

Le candidat souhaite par ailleurs dans son programme ramener l’ensemble des normes françaises au niveau des standards européens.

Du côté de Valérie Pécresse , même son de cloche: ”Avec moi, il n’y aura pas d’interdiction sans solution”, affirmait la candidate début janvier. “La surtransposition du droit européen est un boulet aux pieds des agriculteurs et les gouvernements l’ont encore alourdi avec des interdictions franco-françaises, affirmait-elle. Le glyphosate est la meilleure illustration.”

Marine Le Pen , candidate du Rassemblement national, ne fait aucune mention de l’écologie ou de l’environnement dans ses “22 mesures pour la France”. Ni de pesticides ou de glyphosate dans la partie concernant les agriculteurs.

Lors des Controverses de l’Agriculture et de l’Alimentation, Gilles Lebreton, député européen du groupe identité et démocratie, qui représentait la cheffe du RN, a affirmé: “Dans un monde idéal, il ne faudrait pas de produits phytosanitaires mais on en a besoin. On ne peut pas les supprimer sans solution raisonnable.”

Roussel pour des “produits alternatifs”

Fabien Roussel , candidat du Parti communiste français (PCF), affirme pour sa part qu’il “faut sortir du glyphosate et à terme arrêter les pesticides”. Mais pour ce faire, “il faut investir beaucoup plus fortement dans la recherche sur les produits alternatifs”, avance-t-il, soulignant également la nécessité d’accompagner les agriculteurs dans cette transition.

Mélenchon, Jadot et Hidalgo pour dire stop

Jean-Luc Mélenchon , candidat de la France Insoumise, est lui partisan d’une “interdiction immédiate du glyphosate”. Il propose aussi l’arrêt immédiat des néonicotinoïdes.

Sans surprise, le candidat écologiste Yannick Jadot souhaite aussi l’interdiction des néonicotinoïdes, du glyphosate, des fongicides SDHI (pour “succinate dehydrogenase inhibitor”, “inhibiteurs de la succinate déshydrogénase”) et de “tous les pesticides cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques et perturbateurs endocriniens notoirement dangereux pour la santé et la biodiversité”.

Dans ses propositions, Anne Hidalgo veut instaurer “un nouveau modèle agricole pour tous”, “l’agroécologie”. Elle se donne 100 jours pour interdire le glyphosate et les néonicotinoïdes. Sur ce sujet, elle envisage également une “gouvernance scientifique et démocratique renouvelée dans l’encadrement des produits phytosanitaires”.

Le sujet du glyphosate risque de vite revenir sur le devant de la scène, pour celui ou celle qui sera au pouvoir lors du prochain mandat: l’autorisation européenne expire le 15 décembre 2022. D’ici là, la Commission européenne et les États membres devront décider du renouvellement ou non de l’homologation du glyphosate dans l’UE.

À voir également sur Le HuffPost : Pourquoi ces agriculteurs sont en colère contre la grande distribution

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    Les néonicotinoïdes "tueurs d'abeilles" à nouveau autorisés? Les écolos sont ulcérés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 30 December - 12:03 · 4 minutes

Les néonicotinoïdes tueurs d

ENVIRONNEMENT -  “Renoncement criminel”. Un projet d’arrêté autorisant à nouveau l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes , insecticides aux effets néfastes pour les abeilles, est mis à la consultation du public jusqu’au 16 janvier, a annoncé lundi 3 janvier le ministère de l’Agriculture .

Le projet d’arrêt, pour lequel chaque citoyen est invité à donner son avis ici , autorise au titre de la campagne 2022 et pour une durée de 120 jours, l’emploi de semences de betteraves sucrières traitées avec des néonicotinoïdes  tel que l’imidaclopride, ou le thiamethoxam. L’arrêté est accompagné de restrictions sur les cultures qui peuvent être implantées les années suivantes, afin de réduire l’exposition des insectes pollinisateurs aux résidus éventuels de ces produits.

De quoi susciter des Verts à Greenpeace, des réactions outrées. Le porte-parole de Yannick Jadot , Hubert Julien-Lafferière évoque dans un communiqué partagé par la sénatrice et également porte-parole Mélanie Vogel, “l’un des plus graves reculs du quinquennat d’Emmanuel Macron en matière de biodiversité. Il ajoute: “avec ce nouvel arrêté, le gouvernement montre qu’il préfère toujours servir les lobbys plutôt que de tenir compte des études scientifiques.

Interdiction complète pour les Verts

La sénatrice des Français et françaises de l’étranger et membre de la direction du Parti Vert européen d’enfoncer le clou en n’hésitant pas à qualifier ce projet d’arrêté de “renoncement criminel”. Et de rappeler que leur programme prône une interdiction complète.

Le candidat à la présidentielle, Yannick Jadot, sur son compte Twitter, a également rappelé qu’une fois élu, il “extirpera de l’agriculture et de l’alimentation” les néonicotinoïdes.

“Votre ministère travaille pour quels intérêts en fait? Ceux des citoyen-nes ou des entreprises de l’agrochimie?” a interrogé de son côté Sandrine Rousseau, présidente du conseil politique de Yannick Jadot, interpellant directement au passage la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.

Un projet “honteux” pour Delphine Batho, porte-parole également de Yannick Jadot pour la campagne présidentielle.

Un rétablissement de substances dangereuses qui n’est pas justifié développe de son côté le porte-parole climat de Greenpeace France, Clément Sénéchal. “Finalement, l’exception redevient la règle: les pesticides tueurs d’abeille vont sans doute être autorisés en France pour 2022 également, alors que la pression virale sur les cultures est quasi-nulle”, peut-on lire dans son tweet relayant l’information de cet arrêté décidé seulement quelques jours avant les fêtes de fin d’année.

Il a en effet été soumis le 21 décembre au Conseil de surveillance des néonicotinoïdes qui a rendu un avis favorable.

La crise de la betterave de 2020 dans les mémoires

La filière française de la betterave, qui avait déjà bénéficié d’une mesure similaire en 2021, “demeure économiquement fragile”, fait valoir, de son côté, le ministère dans un communiqué. “Au regard des éléments disponibles, le gouvernement considère que les conditions d’octroi d’une dérogation pour 2022 sont réunies”, ajoute-t-il.

Fin 2020, le Parlement avait autorisé le retour temporaire de ces insecticides “tueurs d’abeilles” interdits depuis 2018, pour voler au secours de la filière betteravière. Elle venait de faire face à la prolifération de pucerons verts, vecteurs de la maladie de la jaunisse qui affaiblit la plante et réduit les rendements. La loi précisait que les dérogations ne pourraient être accordées, jusqu’en juillet 2023, que pour les semences de betterave sucrière. “Les betteraviers français ont été confrontés en 2020 à une crise majeure et inédite liée à la prolifération de ces pucerons”, rappelle le ministère.

Sauf coup de théâtre, donc, ces pesticides interdits en Europe depuis 2018 pourront être utilisés l’an prochain en France sur environ 400.000 hectares de betterave à sucre. Le gouvernement rappelle que parallèlement, un Plan national de recherche et d’innovation a été mis en place pour coordonner “un important effort de recherche sur la jaunisse de la betterave afin d’apporter des solutions opérationnelles aux agriculteurs d’ici trois ans”. “Les alternatives aux néonicotinoïdes, qui font l’objet de ces recherches ne sont cependant pas encore utilisables pour les semis 2022”, souligne le ministère.

À voir également sur Le HuffPost : Alok Sharma, le président de la Cop26 en larmes après le Pacte de Glasgow

Une lanceuse d’alerte obligée de payer 125 000€ pour avoir révélé des pesticides dans des vins certifiés HVE
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    Des pesticides interdits depuis 20 ans toujours présents chez 50% des Français

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 16 December - 09:56 · 2 minutes

Des pesticides interdits depuis 20 ans toujours présents chez 50% des Français (photo d

SANTÉ - Des pesticides interdits en France se retrouvent toujours dans nos organismes . C’est ce que révèle une étude publiée ce jeudi 16 décembre par Santé publique France (SPF). L’agence recommande donc de varier son alimentation , d’y intégrer des aliments biologiques et d’aérer son logement.

Pour réaliser son étude, appelée “Esteban”, SPF a étudié l’exposition de 2503 adultes (18-74 ans) et 1104 enfants (6-17 ans) entre 2014 et 2016. L’agence sanitaire s’est intéressé aux “niveaux d’exposition à cinq familles de pesticides ainsi qu’aux PCB, dioxines et furanes, présents dans de nombreuses sources environnementales et alimentaires”, selon un communiqué.

Interdits y a plus de 20 ans

Tous ces pesticides sont aujourd’hui interdits en France. Les PCB, utilisés auparavant par l’industrie, sont des composés chimiques interdits dans les années 1980. Ils s’accumulent dans l’environnement et une exposition chronique pourrait avoir des effet sur la santé. Les dioxines sont également persistants dans l’environnement, très toxiques et peuvent notamment causer des cancers. Tout comme l’exposition à long terme au furane, qui pourrait endommager le foie.

SPF a également retrouvé des pesticides (organochlorés et organophosphorés) autrefois utilisés dans l’agriculture, le traitement du bois ou contre le paludisme pourtant interdit car considérés comme dangereux.

Si leurs niveaux ont diminué comparé à une étude précédente de 2006-2007, “certaines expositions à des substances aujourd’hui interdites concernent une part non négligeable de la population”, relève l’agence. Il s’agit notamment du lindane, un insecticide interdit depuis 1998 dans l’agriculture, qui se retrouve chez “presque 50% de la population des adultes ou des enfants”.

“Le glyphosate est quantifié chez moins de 20% des adultes ou des enfants”, précise SPF. Ce désherbant classé cancérogène probable continue à être utilisé en France, même si le gouvernement veut en diminuer l’utilisation.

Manger bio et ouvrir les fenêtres

Les sources d’exposition sont diverses: “l’alimentation augmente les imprégnations: aux organochlorés, PCB/dioxines/furanes chez les personnes consommant des œufs ou des matières grasses; aux pyréthrinoïdes, PCB/dioxines/furanes chez les consommateurs de viande bovine”, indique SPF.

“Par contre, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique diminuait celles en organochlorés, en DMTP (métabolite des organophosphorés), et en pyréthrinoïdes”, selon le communiqué.

Le tabac et “l’utilisation d’insecticides domestiques à savoir les antiparasitaires sur les animaux domestiques, ceux contre les acariens et ceux contre les insectes volants” peuvent aussi augmenter l’exposition aux pyréthrinoides. SPF recommande donc d’aérer régulièrement son logement.

À voir également sur Le HuffPost: Quels futurs pour l’alimentation et l’agriculture ? Débat - conférence

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    Pourquoi ces agriculteurs s'en sont pris au Conseil d'État

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 14 December - 09:21 · 1 minute

AGRICULTEURS - “Le conseil des juges”. Ce mardi 14 décembre, à l’aube, quelques dizaines d’ agriculteurs ont manifesté devant le Conseil d’État , place du Palais-Royal dans le premier arrondissement de Paris .

Après avoir déposé des barrières, de la tôle, mais aussi de la paille à laquelle ils n’ont pas hésité à mettre le feu, ces agriculteurs ont dénoncé les “dérives démocratiques” de l’institution publique. Sur son fil Twitter , la page des jeunes agriculteurs d’Île-de-France relaie les images de cette opération coup de poing que vous pouvez voir en tête d’article .

Contre les restrictions d’utilisation des pesticides

Dans le viseur de ces agriculteurs en particulier: les pressions exercées par la juridiction administrative suprême sur l’État pour réduire l’utilisation des pesticides de synthèse, particulièrement dans les sites “Natura 2000” censés bénéficier d’une protection accrue de leur diversité. Les manifestants protestaient ainsi contre l’élargissement des zones d’interdiction d’épandage de pesticides, les restrictions d’usage près des habitations et l’élargissement de la liste des produits dits suspects.

Après avoir été sommés de quitter les lieux, les manifestants ont été nassés, ce qui a fait monter la tension d’un cran. Deux responsables de la FNSEA ont été interpellés selon les informations de FranceInfo .

À voir également sur Le HuffPost : Néonicotinoïdes: On a visité une exploitation de betteraves touchée par la jaunisse

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    Chlordécone: Le cancer de la prostate va être reconnu maladie professionnelle

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 28 November - 16:35 · 2 minutes

En septembre 2018, Emmanuel Macron s

SANTÉ - Un décret reconnaissant le cancer de la prostate comme maladie professionnelle à la suite de l’usage du pesticide chlordécone sera pris “avant la fin de l’année”, a indiqué ce dimanche 28 novembre le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie .

“Ce décret, qui va permettre de reconnaitre cette maladie professionnelle (...), nous avons fait en sorte d’accélérer les choses pour qu’il puisse être pris avant la fin de l’année. Je m’y engage. Le gouvernement s’y engage”, a déclaré le ministre dans l’émission “ Dimanche en Politique ” sur France 3.

Ce décret s’inscrit dans le cadre du quatrième plan chlordécone, annoncé en 2020 et destiné à lutter contre les conséquences de la pollution à long terme de cet insecticide.

Près de 100 millions d’euros

Il rendra possible l’indemnisation des agriculteurs empoisonnés par le chlordécone via un nouveau fonds d’indemnisation pour les victimes de maladies professionnelles liées aux pesticides, a confirmé le ministère auprès de l’AFP. “Le gouvernement investit pour pouvoir réparer l’environnement pollué par le chlordécone. C’est un plan à 92 millions d’euros que nous déployons”, a déclaré Julien Denormandie.

Ce pesticide, interdit en France en 1990, a continué à être autorisé dans les champs de bananes des Antilles par dérogation ministérielle jusqu’en 1993, provoquant une pollution importante et durable.

Une expertise de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publiée en juin avait confirmé une “présomption forte d’un lien entre l’exposition au chlordécone de la population générale et le risque de survenue de cancer de la prostate”. Les populations antillaises présentent un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde.

“Il y a une demande légitime, depuis maintenant fort longtemps, des professionnels, que le cancer de la prostate puise être reconnu comme une maladie professionnelle liée à l’utilisation de produits, notamment le chlordécone”, a expliqué Julien Denormandie au micro de France 3. Plus de 90% de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone, selon Santé publique France.

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