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    L'interdiction du burkini dans les piscines à Grenoble confirmée par le Conseil d'État

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 21 June - 12:57 · 2 minutes

Piscine, Grenoble (photo d'illustration) Piscine, Grenoble (photo d'illustration)

POLITIQUE - Victoire du gouvernement dans le bras de fer qui l’opposait à la mairie de Grenoble au sujet du burkini . Le Conseil d’État a confirmé, ce mardi 21 juin, l’interdiction du port de ce vêtement de bain dans les piscines municipales.

“Le communautarisme d’ Éric Piolle , maire de Grenoble, est définitivement sanctionné par le Conseil d’Etat qui confirme la suspension de la délibération “Burkini” du conseil municipal, a salué le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter. Une victoire pour la loi “séparatisme” , pour la laïcité et au-delà, pour toute la République.”

Dans sa décision, la plus haute juridiction administrative a confirmé la décision rendue fin mai par le tribunal administratif de Grenoble, estimant que le nouveau règlement des piscines imposée par la municipalité grenobloise constituait une “dérogation très ciblée” destinée à “satisfaire une revendication religieuse”.

Selon le Conseil d’État, le port du burkini “est de nature à affecter le bon fonctionnement du service public et l’égalité de traitement des usagers dans des conditions portant atteinte au principe de neutralité des services publics”.

Tempête politique

L’affaire avait débuté mi-mai, avec l’adoption par le conseil municipal de Grenoble - à une courte majorité et sur fond de polémique nationale - d’un nouveau règlement pour les piscines de la ville autorisant, sans le nommer, le burkini.

Le ministère de l’Intérieur, via la préfecture de l’Isère, avait alors déposé un “déféré laïcité”, une procédure issue de la loi contre le “séparatisme” qui permet aux préfets de saisir le juge administratif d’un acte d’une collectivité locale jugé contraire aux principes de laïcité. Le tribunal administratif leur avait donné raison, la ville de Grenoble fait appel et l’affaire avait été examinée en audience par le Conseil d’État la semaine dernière.

Le nouveau règlement, qui permettait également la baignade seins nus pour les femmes et les maillots anti-UV pour tous, avait déclenché une tempête politique nationale, comme régulièrement sur les sujets liés à la culture islamique (voile, burkini, nourriture halal) et à ses rapports à la laïcité en France. La droite et l’extrême droite avaient notamment à nouveau demandé davantage d’“encadrement” du port du burkini via une loi.

À voir également sur Le HuffPost: “Je ne veux pas être Premier ministre des piscines”, Mélenchon refuse d’être enfermé dans le débat sur le burkini

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    Marseille veut transformer le bassin du Mucem en piscine d'eau de mer

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 15 June - 15:42 · 2 minutes

La mairie de Marseille veut transformer le bassin du Mucem en piscine d'ici un an. La mairie de Marseille veut transformer le bassin du Mucem en piscine d'ici un an.

MARSEILLE - Après plus d’un an de mobilisation citoyenne, la mairie de Marseille se jette à l’eau et annonce vouloir transformer le bassin du Mucem en piscine d’eau de mer. Situé au pied du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée , le bain est pour le moment dédié à l’ancrage des bateaux de plaisance , et la baignade y est interdite.

La ville veut désormais y remédier en aménageant le lieu “dans des conditions de sécurité et sanitaires les plus positives possibles”, selon les propos du maire de la ville, Benoît Payan, rapportés par le média Made In Marseille. L’adjoint au littoral Hervé Menchon l’a également confirmé sur France Bleu Provence ce mercredi 15 juin. Néanmoins, c’est la métropole Aix-Marseille-Provence qui détient responsabilité du bassin. La collectivité “nous a donné des signes plutôt positifs lors de notre proposition”, affirme Hervé Menchon.

Si tout se déroule comme prévu, les Marseillais pourront y nager d’ici un an. “On a commencé à tester la qualité des eaux, poursuit Benoît Payan. “Les résultats sont aujourd’hui positifs et laissent penser qu’on va y arriver”, précise-t-il.

La mairie va continuer de réaliser ces tests durant tout la saison estivale. Pour vérifier la qualité de l’eau, mais également sur “le fond, les sédiments et les forages dans les sols. Cet endroit a quand-même été la sortie du Grand port maritime pendant très longtemps”, fait remarquer le maire. Une fois achevé, Benoît Payan promet “le plus beau spot de baignade du monde”.

Les Libres nageurs sur le front depuis plus d’un an

Cet aménagement est réclamé depuis plus d’un an par l’association Les Libres nageurs, un collectif rassemblant des personnes qui désertent les piscines pour nager dans la mer et les lacs.

Ses membres suggèrent depuis bien longtemps la création d’un espace de baignade ”à destination des baigneurs du centre-ville et des quartiers Nord”, peut-on lire sur leur site Internet . “Il faut retrouver l’ancien usage de cet endroit. Il était dédié à la baignade depuis le début du 19 e siècle”, explique Florence Joly, l’une des membres du collectif, à M ade In Marseille .

Les Libres Nageurs réfléchissent à un projet de transformation du bassin du MUCEM en piscine naturelle depuis plus d'un an. Les Libres Nageurs réfléchissent à un projet de transformation du bassin du MUCEM en piscine naturelle depuis plus d'un an.

Les Libres nageurs ont même fait appel à un architecte spécialisé pour appuyer leur demande, et ont publié une visualisation du projet. En mars dernier, l’association a organisé une baignade qu’elle décrivait comme “revendicati[ve], illicite et solidaire” dans le bassin, pour attirer l’attention des pouvoirs publics.

À voir également sur Le HuffPost : Elle traverse 44 fois la Manche à la nage et bat le record du monde

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    La justice suspend l'autorisation du burkini à Grenoble, la ville fait appel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 25 May - 18:31 · 2 minutes

Le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle (ici lors d'un meeting de la présidentielle en janvier 2022 à Lyon) voulait autoriser le burkini dans les piscines de sa ville.  Le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle (ici lors d'un meeting de la présidentielle en janvier 2022 à Lyon) voulait autoriser le burkini dans les piscines de sa ville.

POLITIQUE - Gouvernement 1, mairie de Grenoble 0. La justice a suspendu ce mercredi 25 mai la décision du maire EELV Eric Piolle d’autoriser le port du burkini dans les piscines de la ville. Ce dernier a annoncé sur Twitter ce jeudi 26 mai son intention de faire appel devant le Conseil d’État.

Le conseil municipal de Grenoble avait validé un nouveau règlement intérieur pour ces établissements qui prévoit d’autoriser plus de tenues qu’actuellement. Outre l’autorisation du burkini, il devait permettre à partir du 1er juin de se baigner seins nus.

Mais la préfecture de l’Isère, poussée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmarnin, avait dénoncé cette décision et promis avant même qu’elle soit adoptée de la contester en justice via un “référé laïcité”. C’est dans ce cadre que le tribunal administratif qui statuait en référé estime que ce règlement porte “gravement atteinte au principe de neutralité du service public”.

Sans surprise, la décision de justice qui n’est pas définitive mais empêchera le nouveau règlement intérieur d’entrer en vigueur, a été saluée par Gérald Darmanin. Ce dernier voit en effet dans la position du maire de Grenoble l’expression d’une accointance avec l’islamisme.

L’édile écologiste récuse bien évidemment ces accusations. Pour défendre l’autorisation du burkini, il a invoqué un combat “féministe”, de “santé” et de “laïcité”. Il s’était même déclaré “ravi que le gouvernement nous attaque”, relevant qu’il n’avait “pas attaqué Rennes” lorsque cette ville avait pris une disposition similaire en 2018.

A l’époque, le ministre de l’Intérieur s’appelait Gérard Collomb. Quatre ans plus tard, le locataire de la place Beauvau a changé, une nouvelle loi (très critiquée) sur le séparatisme a été votée. Et le gouvernement a décidé d’en faire un combat. Il vient de gagner la première manche.

À voir également sur Le HuffPost: “Je ne veux pas être Premier ministre des piscines”, Mélenchon refuse d’être enfermé dans le débat sur le burkini

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    Burkini: le Conseil municipal de Grenoble donne son feu vert dans les piscines

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 16 May - 19:23 · 2 minutes

Une femme portant un burkini entraîne son enfant à nager dans un bassin (photo d'illustration).  Une femme portant un burkini entraîne son enfant à nager dans un bassin (photo d'illustration).

GRENOBLE - La décision en faveur du burkini l’emporte. Le conseil municipal de Grenoble a validé ce lundi 16 mai une modification du règlement intérieur des piscines de Grenoble se traduisant par l’autorisation du port du burkini à partir du 1er juin, un sujet qui a suscité une polémique politique nationale.

La délibération a été adoptée avec une courte majorité de 29 voix pour, 27 contre et deux abstentions, au terme de 2h30 de débats parfois tendus. Le maire écologiste Eric Piolle a balayé les objections de l’opposition, en invoquant un combat “féministe”, de santé et de “laïcité” parce que rien n’interdit le port de vêtements religieux dans l’espace public, “y compris à la piscine”.

Dimanche, la préfecture de l’Isère avait d’ores et déjà annoncé que le préfet demanderait au tribunal administratif d’ annuler l’autorisation du burkini à la piscine si le conseil municipal de Grenoble modifiait en ce sens la réglementation des piscines. “Conformément aux instructions qu’il a reçues du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin , le préfet de l’Isère saisira le tribunal administratif de Grenoble en cas d’adoption de cette délibération”, indiquait en ce sens la préfecture dans son communiqué.

Le dossier, qui défraye la chronique depuis déjà plusieurs semaines, figurait sobrement sous l’intitulé “Conditions et tarifs d’accès aux piscines municipales” à l’ordre du jour de la réunion qui s’est ouverte vers 15 heures.

Grenoble, une “ville féministe” pour Piolle

Une bonne centaine de manifestants anti-burkini menés par l’opposition municipale s’était rassemblée au pied du bâtiment accueillant -sous bonne garde- la réunion du conseil municipal, scandant “Piolle démission!” et arborant des pancartes proclamant des slogans comme “Faut pas se voiler la face, burkini=mysogynie”.

Le maire écologiste Eric Piolle a ouvert la séance en confirmant que le conseil allait débattre “de la liberté vestimentaire des femmes dans l’accès aux piscines publiques de Grenoble” malgré les appels à supprimer cette question de l’ordre du jour. Il a appelé à le faire dans “l’écoute et la tolérance”.

Il a dénoncé “les injonctions sur le corps des femmes ” et ceux qui “s’autorise(nt) à commenter de façon plus ou moins menaçante l’apparence physique des femmes et leur façon de s’habiller” en rappelant que Grenoble, de par son passé, est “une ville féministe”.

Eric Piolle n’a de cesse de répéter que le burkini est un “non-sujet”. Selon lui, la modification du règlement intérieur des piscines municipales ne visait qu’à “lever les interdits vestimentaires aberrants”. Pour cette position, il a reçu le soutien d’une centaine de personnalités dont des féministes qui estiment dans une récente tribune que “personne ne doit être stigmatisé jusque dans les bassins en raison de son choix de maillot”.

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