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    Des cautions demandées lors des mariages à Poissy pour éviter les débordements

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 16 November - 10:51 · 3 minutes

Pour éviter les débordements lors des cérémonies de mariage, la mairie de Poissy a décidé de demander une caution aux futurs époux (photo d

INCIVILITÉS - À entendre les syndicats de police, c’est un marqueur symbolique d’une montée de la violence dans le pays. Ces derniers mois, plusieurs cérémonies de mariage ont dégénéré , se transformant en rodéos urbains voire nécessitant l’intervention des forces de l’ordre. Une situation face à laquelle Karl Olive, le maire DVD de Poissy, dans les Yvelines, pense avoir trouvé une parade.

Lundi 15 novembre au micro d’Europe 1 , l’ancien journaliste sportif a annoncé qu’il allait faire voter l’obligation pour les mariés de déposer une caution de 1000 euros avant de pouvoir s’unir en mairie de Poissy . Une mesure qui vise à éviter “que ce jour de fête devienne un jour de défaite”, a complété l’élu ce mardi 16 sur franceinfo . La caution se divise ainsi: 400 euros pour les heures supplémentaires liées au retard des mariages, 500 euros de caution pour les dégradations éventuelles et 100 euros de ménage.

Reconnaissant que les débordements liés à des mariages ne sont le fait que d’une infime minorité, Karl Olive assure en effet que sa mesure, “c’est gagnant-gagnant”. “Je suis un fervent défenseur de la réciprocité entre les droits et les devoirs. À ce titre, lorsque des mariages ont lieu dans nos belles salles, j’estime que la moindre des choses est qu’il n’y ait pas d’incivilité dans l’hôtel de ville”, se justifie l’élu.

Des précédents violents

Évoquant trois mariages ayant dégénéré au cours du dernier mois et demi, il liste des retards très importants, des agents publics brocardés au cours de cérémonies, “des élus de la République qui se font insulter”, des projectiles à l’intérieur de l’hôtel de ville, des drapeaux agités... Et aussi “quatre gardes à vue” il y a trois semaines après que des invités s’en sont pris à un agent municipal qui demandait le calme pour pouvoir officialiser l’union.

À la caution s’ajoute une autre disposition préventive puisque des policiers municipaux armés équipés de caméras-piétons seront également présents lors des cérémonies et la jauge en mairie passera de 99 à 50 personnes. “On souhaite que ce mariage reste un jour de bonheur et pas de malheur pour mes agents de l’état civil.”

Au-delà des débordements observés à Poissy, plusieurs mariages ont fait parler d’eux ces derniers mois. En septembre 2020 par exemple, dans la banlieue lyonnaise, à Bron , plusieurs personnes avaient été placées en garde à vue après une scène surréaliste. À la suite de rodéos urbains menés par les invités dans la matinée, la mairie avait décidé de limiter la taille de la cérémonie en mairie ce qui avait outré le cortège au point que des affrontements entre forces de l’ordre et participants au mariage avaient eu lieu.

Plus récemment, à Nice, un jeune homme de 19 ans est mort dans la collision entre un véhicule appartenant à un cortège de mariage et circulant à vive allure et un poids lourd stationné.

Pour faire face à ces débordements, rapportaient la semaine dernière nos confrères du Parisien , de plus en plus de municipalités font désormais signer des chartes “de bonne conduite” aux futurs époux avant d’accepter de célébrer les mariages. Une manière d’éviter les cortèges de grosses cylindrées qui se terminent de plus en plus fréquemment en “troubles à l’ordre public”.

Avec sa batterie de mesures, Karl Olive, lui, pense qu’il est nécessaire d’aller encore plus loin. Sur l’antenne de franceinfo ce mardi, il a même appelé les autres maires du pays à l’imiter.

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    Poissy: des soignants ont-ils vraiment tourné le dos à Macron?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 17 March, 2021 - 22:47 · 3 minutes

POISSY - La scène s’est déroulée lors de la visite d’Emmanuel Macron ce mercredi après-midi au centre hospitalier de Poissy/Saint-Germain-en Laye dans les Yvelines.

Alors que le président de la République s’adresse à des soignants de l’hôpital, affirmant notamment qu’“on prendra les décisions qu’on doit prendre” face à la situation qui se dégrade en Île-de-France , deux soignantes semblent l’écouter de dos, comme on peut le voir sur les images ci-dessous .

Rapidement face à ces images, des internautes, mais aussi le secrétaire national EELV Julien Bayou, le PCF ou encore Isabelle Balkany, interprètent les images en avançant que ces soignantes ont le dos délibérément tourné au président et s’intéressent peu à son discours.

D’autres points de vue offrent en fait une toute autre réalité de la scène. Comme on peut le voir notamment sur les trois photos de l’AFP ci-dessous , ces deux femmes ne tournent pas tout le temps le dos au président, et elles se trouvent simplement au milieu d’un groupe beaucoup plus large, d’où leur position, en appui sur le bureau derrière elles. Parmi la vingtaine de soignants présents lors de cette prise de parole d’Emmanuel Macron, ceux-ci ont par ailleurs tous les yeux rivés vers lui.

French President Emmanuel Macron (C), French Health Minister Olivier Veran (R) and Chief of Intensive Care Unit Doctor Jan Hayon (L) speak with staff working in the intensive care ward of the Poissy Saint-Germain-en-Laye hospital, in Poissy, near Paris, on March 17, 2021. - French Prime Minister will hold a news conference on March 18, 2021, to announce additional coronavirus restrictions, after meeting with French President on March 17 to decide whether to impose a weekend lockdown in Paris and the surrounding Ile-de-France region in the greater Paris region, as the country enters a third wave of the Covid-19 cases. (Photo by Yoan VALAT / POOL / AFP)

Emmanuel Macron a aussi publié après coup sur son compte Twitter une photo de la scène allant dans le même sens, l’ensemble des soignants tournés vers lui.

Contacté par Le HuffPost , le ministère de la Santé nous renvoie aux contrechamps des photos de l’AFP, commentant: “honnêtement, vous trouvez qu’elles lui tournent le dos?”

“Ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu que de faire de la politique sur une image. Si ceux qui réagissent prenaient autant d’énergie à rappeler les gestes barrières et à tenir un discours responsable qu’ils prennent à polémiquer sur une image tronquée, on s’en sortirait beaucoup mieux”, ajoute le ministère.

“Vous avez beaucoup de monde, des caméras, des gens qui s’expriment, vous avez des gens qui sont fatigués. Au moins, ça peut mettre en exergue la fatigue des soignants et le besoin qu’on a de prendre des mesures plus importantes, et à faire attention à notre santé pour nous protéger et les protéger”, conclut-il.

À voir également sur Le HuffPost : Le vaccin AstraZeneca suspendu en urgence jusqu’au 16 mars au moins

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    Pointée du doigt après Poissy, Claire Hédon se défend

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 16 February, 2021 - 10:32 · 2 minutes

Claire Hédon au micro d

POLITIQUE - La Défenseure des droits, Claire Hédon, était l’invitée d’Europe 1 ce mardi 16 février. Interrogée sur sa volonté d’expérimenter des “zones de non-contrôles” -une déclaration faite lors d’un entretien accordé le vendredi 12 février à Franceinfo -, Claire Hédon s’est défendue en soutenant qu’elle n’a “jamais souhaité mettre fin aux contrôles d’identité”. “Il est scandaleux que des zones soient interdites aux policiers”, ajoute-t-elle.

“C’est une évidence qu’il faut que les policiers puissent aller partout, mais pour protéger les habitants. Il y a des quartiers qui sont excessivement difficiles, mais il y a des contrôles d’identité qui sont discriminatoires et la Cour de cassation, en 2016, l’a reconnue”, explique Claire Hédon, rappelant la difficulté d’évaluer dans certains cas le motif réel du contrôle.

Claire Hédon rappelle que son prédécesseur, Jacques Toubon , soutenait les mêmes expérimentations, à savoir “[opérer] des récépissés ou une quantification des contrôles faits et dans quels buts ils sont réalisés”. “Cela fait un moment que l’on demande que soient menées des expérimentations parce qu’au bout d’un moment dans certains quartiers, pour certains jeunes, cela devient insupportable”, justifie-t-elle.

Lors de sa visite lundi à Poissy dans les Yvelines, à la suite d’une attaque aux mortiers d’artifice visant des policiers, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait coupé court à cette proposition: “Je ne serais pas le ministre qui met en place des zones de non-droit et de non-contrôles. L’immense majorité des Français soutient la police”, avait-il lancé, avant d’ajouter: “Il est hors de question qu’il n’y ait plus de policiers qui n’aillent plus dans un quartier”.

Le ministre de l’Intérieur a ajouté ce mardi matin sur RTL que “chacun devait rester dans son rôle”. “Moi, je suis défenseur des policiers et des gendarmes, et finalement défenseur des Français”, a-t-il déclaré.

Claire Hédon avait expliqué à Franceinfo que “dans 95% des cas, les contrôles d’identité ne donnent rien.” Une donnée qu’elle justifie au micro d’Europe 1: “Eux-mêmes [les policiers] disent que ça n’a pas de sens de faire autant de contrôles avec si peu d’efficacité et que ça ne leur permet pas de faire leur travail.”

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    Poissy: une enquête ouverte après les appels au meurtre contre des policiers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 16 February, 2021 - 02:08 · 3 minutes

Gérald Darmanin, ici au commissariat de police de Poissy, le 15 février 2021.

JUSTICE - Une enquête a été ouverte ce lundi 15 février à la suite de violences le week-end dernier à Poissy (Yvelines) contre des policiers en patrouille ayant essuyé des tirs de mortier d’artifice , a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux et largement relayée par de nombreux médias et des syndicats de policiers, on entend certains des agresseurs hurler: “Tuez-les, tuez-les” tandis que des explosions retentissent.

Ouverte pour “violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, l’enquête à été conjointement confiée à la sûreté départementale des Yvelines et à la sûreté urbaine de Conflans-Sainte-Honorine, a affirmé le parquet de Versailles à l’AFP.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a condamné ce lundi sur Twitter cette “odieuse agression de policiers” et les “appels au meurtre”, jugeant que l’incident  était “une nouvelle démonstration qu’être policier n’est pas un métier comme les autres”.

Dans la soirée, Gérald Darmanin s’est rendu au commissariat de Poissy pour apporter son soutien aux agents. “S’attaquer à des policiers, c’est s’attaquer à la République. On ne peut pas banaliser ces faits (...) qui sont extrêmement graves”, a-t-il déclaré à la presse, à l’issue de cette visite.

“Nous ne laisserons pas passer le moindre laxisme envers quelques uns”

“Nous ne laisserons pas passer le moindre laxisme envers quelques uns qui embêtent une majorité d’entre nous (...) Il est hors de question qu’une voiture de police n’aille plus dans un quartier (…). Tous les halls d’immeuble sont à visiter et tous les policiers sont partout chez eux dans la République”, a-t-il ajouté. Manière de répondre à la défenseure des droits, Claire Hedon, qui a proposé, à titre expérimental, un arrêt des contrôles d’identité dans les quartiers. Une suggestion critiquée vivement par plusieurs syndicats de policiers

Les quatre policiers de la patrouille pris à partie seront auditionnés et décideront de porter plainte ou non à l’issue de la procédure, a précisé une source proche du dossier.

Aucun blessé n’est à déplorer, a indiqué la police à l’AFP, et aucune interpellation n’a eu lieu sur la trentaine de personnes soupçonnées d’avoir pris part aux violences.

Le maire (DVD) de Poissy, Karl Olive, a réagi dimanche par communiqué, estimant qu’“il ne peut y avoir aucune excuse pour de tels actes”.

Gérald Darmanin a précisé avoir décidé de déployer “des gendarmes mobiles dans la ville de Poissy”. Il a dit en outre “espérer” que “les caméras de vidéo protection (de la ville) aident l’autorité judiciaire à confondre les responsables, y compris quand ce sont des mineurs, et à les condamner” même à “une peine pédagogique” . Mais, a-t-il insisté, il ne faut “ne rien laisser passer”.

À voir également sur Le HuffPost : Darmanin conseille Le Pen pour “le prochain débat présidentiel”

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    A Poissy, ces images de policiers pris à partie suscitent l'indignation

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 15 February, 2021 - 10:29 · 2 minutes

Ces images de policiers pris à partie à Poissy suscitent l

POLICE - Pas de blessé mais une grosse frayeur. Des policiers, appelés pour disperser un attroupement, ont été pris à partie ce samedi 13 février en fin d’après-midi, à Poissy dans les Yvelines. Ils ont été accueillis par une trentaine de personnes qui leur ont lancé projectiles et mortier d’artifice , relaie BFMTV .

Sur Twitter, le syndicat indépendant des commissaires de Police (SICP) a posté une vidéo prise au sein du groupe de jeunes et sur laquelle on peut clairement entendre l’un des assaillants dire à propos des policiers: “tuez-les, tuez-les tous”.

La séquence a déclenché de nombreuses réactions à commencer par celle du maire de la ville, Karl Olive. Dans un communiqué l’édile divers droite de Poissy fait part de sa “frustration” alors que la mairie estime avoir fait de nombreux investissements pour les jeunes, mais aussi de sa colère: “il ne peut y avoir d’excuse pour de tels actes”. Comme le SICP,  l’élu qui appelle au calme, s’agace également des préconisations de la défenseure des droits , Claire Hédon , qui a dit ce week-end vouloir tester des zones sans contrôle d’identité afin de répondre notamment aux discriminations.

Une critique reprise par le député LREM d’Indre-et-Loire, François Jolivet qui a pointé de son côté des “zones de non droit’.

D’autres élus ont également fait part de leur indignation face à ces images, à l’instar de la députée LR des Bouches du Rhône,  Valérie Boyer, ou du président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.

La députée LR, Michèle Tabarot a également apporté tout son soutien aux policiers, écrivant sur Twitter: “Partout où l’État est défié, le gouvernement doit conjuguer sans détour fermeté et réponse pénale exemplaire pour reprendre le contrôle des quartiers gangrenés par l’ultra-violence et l’insécurité”.

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