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    Jacques Bouthier, PDG d'Assu 2000, incarcéré pour viols sur mineure et traite d'êtres humains

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 18:39 · 3 minutes

Le palais de justice de Paris (photo d'illustration) Le palais de justice de Paris (photo d'illustration)

JUSTICE - Le PDG d’un groupe d’assurances a été mis en examen et incarcéré samedi avec cinq autres personnes dans une enquête pour “traite des êtres humains” et “ viols sur mineure ” notamment, a-t-on appris ce lundi 23 mai de sources judiciaire et proches du dossier, confirmant une information de RTL.

Le dirigeant mis en cause est Jacques Bouthier, 75 ans, dirigeant du groupe Assu 2000, ont précisé à l’AFP des sources proches du dossier, confirmant des informations de plusieurs médias.

À l’issue d’une enquête préliminaire ouverte mi-mars, les six suspects ont été mis en examen, “dans le cadre d’une information judiciaire ouverte samedi, (...) des chefs de traite des êtres humains à l’égard de mineur et tentative, viols sur mineure de plus de 15 ans, recours à la prostitution d’un mineur” et “agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans”.

Une jeune femme captive pendant cinq ans

Ils sont en outre soupçonnés d’“association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d’enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d’images pédopornographiques”, selon cette même source. Les six personnes ont été “mises en examen le même jour et placées en détention provisoire”, a-t-elle précisé.

Selon une source proche du dossier citée par la radio, une jeune femme de 22 ans s’est présentée aux policiers parisiens en mars, expliquant que depuis cinq ans, elle était “captive” d’un homme richissime qui la violait. Devenant, selon ses dires, “trop âgée pour lui”, la jeune femme aurait été forcée de trouver une “remplaçante” pour prendre sa suite. Une adolescente de 14 ans a alors pris sa place dans l’appartement. La plaignante est parvenue à les filmer ensemble dans un lit, avant de confier la vidéo aux enquêteurs.

Le PDG est soupçonné d’avoir voulu mettre sur pied une équipe pour enlever la jeune femme, saisir la vidéo et la forcer à quitter la France, ajoute RTL. Pour cela, le septuagénaire aurait sollicité sa femme, deux employés de sa compagnie, une jeune femme proche de la plaignante, ainsi qu’un ancien gendarme membre du GIGN. Tous ont été mis en examen et incarcérés samedi.

Jacques Bouthier refuse de s’exprimer

Au moins sept jeunes femmes, mineures ou jeunes majeures, se seraient succédé dans l’appartement, selon RTL. Sollicitée par l’AFP, l’avocate de M. Bouthier n’a pas souhaité s’exprimer.  L’enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne.

De son côté le groupe, renommé Vilavi en janvier, a affirmé avoir “pris connaissance des éléments relayés par voie de presse cet après-midi” (lundi NDLR). “Ils sont sans préjudice sur la conduite opérationnelle et commerciale de l’entreprise, autour de l’équipe en place”, a déclaré un porte parole à l’AFP.

Le groupe Assu 2000, fondé en 1975 et dirigé par M. Bouthier, renommé Vilavi en janvier dernier, se présente comme le “premier courtier expert en assurance et en crédit dédié aux particuliers en France” et revendique 1800 collaborateurs et 163 millions d’euros de chiffre d’affaires.

En 2020, le magazine Challenges plaçait le dirigeant en 487e position dans son classement des principales fortunes de France, avec un patrimoine estimé à 160 millions d’euros. Il est sorti du classement en 2021.

À voir également aussi sur le Huffpost: À Cannes, une activiste dénonce les viols russes en Ukraine sur le tapis rouge

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    Inondation au siège de la police judiciaire à Paris, des réparations en cours

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 3 days ago - 14:10 · 3 minutes

Cet imposant bâtiment, siège de la police judiciaire parisienne, a subi une importante inondation, contraignant à évacuer le personnel et à mener des travaux d'ampleur (photo d'archive prise en octobre 2017, quelques semaines après l'inauguration du Cet imposant bâtiment, siège de la police judiciaire parisienne, a subi une importante inondation, contraignant à évacuer le personnel et à mener des travaux d'ampleur (photo d'archive prise en octobre 2017, quelques semaines après l'inauguration du "Bastion").

POLICE - Le “Bastion” sous les eaux. Ce vendredi 20 mai, une rupture de canalisation dans le quartier des Batignolles, dans le nord-est de Paris, a provoqué une impressionnante inondation au 36, rue du bastion , où se trouve le siège de la police judiciaire parisienne .

Ces locaux, qui ont succédé au célèbre 36, quai des Orfèvres , devenu trop exigu, se sont retrouvés sous les eaux, comme l’ont montré de nombreuses vidéos mises en lignes par des organisations syndicales et des associations proches de la police nationale.

L’incident touche un bâtiment neuf, inauguré il y moins de cinq ans, et a provoqué l’évacuation des fonctionnaires qui étaient présents, ainsi que la délocalisation temporaire de certains services.

Le stand de tir prend l’eau

Comme l’a précisé ce samedi 21 mai la préfecture de police, “une rupture de canalisation d’eau de Paris à l’extérieur du siège de la PJ parisienne” est à l’origine de l’inondation. Des travaux sont désormais “en cours” pour la remise en état du site. Après une coupure d’électricité dans tout le bâtiment, le courant a notamment été rétabli, et des photographies publiées par l’institution montraient le nettoyage des coursives inondées.

Dans une série de tweets, la préfecture ajoute que les sous-sols, “toujours inutilisables”, sont en train d’être pompés pour en retirer l’eau. “L’essentiel du matériel servant au travail quotidien des fonctionnaires est intact”, écrit encore la PP, précisant que ses services sont à pied d’œuvre tout le weekend en vue d’un retour à la normale.

Et pour cause: l’inondation a fait des dégâts, comme le montrent certaines des vidéos de l’intérieur du bâtiment. Le syndicat Unité SGP Police a notamment publié des images où l’on voit le stand de tir totalement inondé et de l’eau continuant à se déverser du plafond. “Les séances de tir vont être plus compliquées ces prochains mois”, écrit l’organisation syndicale.

Dommage pour un bâtiment inauguré en grande pompe et qui visait à offrir de meilleures conditions de travail aux fonctionnaires des nombreux services rassemblés en un lieu unique, tout près du tribunal de Paris, dans les environs de la porte de Clichy.

À voir également sur le HuffPost : Face aux violences, les élus formés par la police nationale

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    Législatives: LFI défend l'investiture de Farida Chikh, la soignante condamnée pour "violences"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 4 days ago - 10:03 · 4 minutes

Mathilde Panot et sa suppléante Farida Chikh, lors du dépot de leurs candidatures aux législatives. Mathilde Panot et sa suppléante Farida Chikh, lors du dépot de leurs candidatures aux législatives.

POLITIQUE - Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, a défendu ce vendredi 20 mai la candidature aux législatives comme suppléante de Farida Chikh, une soignante violemment interpellée lors d’une manifestation en 2020 et condamnée l’année suivante à une amende avec sursis pour des “violences”.

Farida Chikh se présente au scrutin des 12 et 19 juin dans la 10e circonscription du Val-de-Marne en tant que suppléante de la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale Mathilde Panot , sous les couleurs de l’alliance de la gauche (NUPES).

Traînée au sol par les forces de l’ordre lors de son interpellation en juin 2020 dans une manifestation de soignants, Farida Chikh, elle-même soignante, avait été condamnée en septembre 2021 à une amende de 1000 euros avec sursis pour des “doigts d’honneur” et des “violences n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail” contre des personnes dépositaires de l’autorité publique. Elle devait aussi verser 100 et 200 euros de dommages et intérêts à deux policiers pour le préjudice moral subi, et avait été relaxée des chefs de “résistance violente” et “outrages”.

“Elle a été condamnée pour ça, très bien. C’est d’abord une femme, une soignante, une syndicaliste, qui se bat pour les conditions de travail dans le secteur de la santé qui sont encore aujourd’hui extrêmement difficiles”, a défendu sur BFMTV et RMC Manuel Bompard, lui-même candidat Nupes dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône . Se disant “fier” de ces combats, il a jugé qu’elle est par sa profession “bien placée pour porter ces sujets dans la campagne”.

Droite, extrême droite et syndicats de police outrés

Le choix de Farida Chikh a provoqué l’indignation de responsables politiques de droites et d’extrême droite. “Avec l’investiture de Farida Chikh comme suppléante de Mathilde Panot, les Insoumis confirment leur ADN anti-policiers et leur rupture avec nos valeurs républicaines”, a tweeté le LR Éric Ciotti, avec des photos de Farida Chick en manifestation.

Les syndicats policiers sont sur la même ligne. “Cautionner les violences contre la police, une spécialité LFI”, tweete le Syndicat des Commissaires de la Police nationale. “Pour les investitures, à LFI c’est simple, plus vous détestez la Police, plus vous avez de chance d’être retenu!”, abonde le syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieure.

Défendant le choix de La France Insoumise, Manuel Bompard a estimé que se présenter aux élections permettait aux citoyens en colère de se faire entendre d’une façon plus apaisée.“Si vous voulez que cette colère s’exprime d’une manière canalisée dans des canaux démocratiques, il faut que celles et ceux qui se battent pour leurs conditions de travail se présentent aux élections et qu’on fasse en sorte qu’ils les gagnent”, pour “changer les choses”, a développé l’Insoumis.

Interrogé sur la manifestation parisienne de juin 2020 lors de laquelle Farida Chikh avait été interpellée, il a fait valoir que c’était “la première de soignants après la première crise du Covid, avec beaucoup de colère, d’émotion”, et qu’elle avait été “réprimée de manière extrêmement brutale par les forces de l’ordre”.

“Farida Chikh est un symbole de ce personnel soignant qui a tenu l’hôpital public à bout de bras pendant le covid, elle a décidé de ne pas se taire et en a payé le prix fort”, a aussi défendu Elsa Faucillon députée PCF réinvestie par la NUPES.

Farida Chikh “a d’abord jeté les pavés puis a été interpellée”, mais “cette manifestation a été réprimée avant qu’il y ait des jets de projectiles et de pavés”, a assuré Manuel Bompard, dénonçant “une situation de gestion du maintien de l’ordre” qui avait “généré une montée des tensions”.

À voir également sur Le HuffPost: Législatives: La NUPES a présenté son programme, on vous raconte

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    Police: une pluie d’amendes «Covid» est tombée sur trois quartiers populaires de Paris

    news.movim.eu / Mediapart · 5 days ago - 14:27

Après avoir reçu des salves de contraventions en 2020 et 2021, de jeunes Parisiens issus de quartiers populaires cumulent des milliers d’euros de dettes. La Ligue des droits de l’homme dénonce un «harcèlement policier» à connotation discriminatoire, ciblé sur quelques rues. Elle a saisi le Défenseur des droits.
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    Face aux piqûres en boîte de nuit, la police tente la descente surprise

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 14 May - 14:49 · 4 minutes

La police de Roanne à la recherche de seringue ou aiguille dans le cadre d'une opération anti-piqûre, le 13 mai 2022. La police de Roanne à la recherche de seringue ou aiguille dans le cadre d'une opération anti-piqûre, le 13 mai 2022.

FAITS DIVERS - Une lumière crue inonde les deux pistes de danse du T Dansant, le mix de Bob Sinclar fait place au silence et une trentaine de policiers se déploie pour fouiller les clients de cette discothèque de Roanne , dans la Loire, à la recherche de seringues ou d’aiguilles suspectes dans le cadre d’une descente “anti-piqure”.

“Ca ne va pas durer longtemps, je vous le promets, on remet la musique dans pas longtemps”, assure le DJ au micro.

Pendant une vingtaine de minutes, les policiers relèvent les identités, font vider les poches et mènent des palpations. Les quelque 80 clients présents dans l’établissement du centre ville se plient de bonne grâce à l’opération de contrôle surprise menée, un peu après une heure du matin, dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 mai.

La police est le parquet “particulièrement vigilants”

″Ça fait bizarre de voir une boîte toute allumée, toutes les lumières allumées à fond, on a l’impression d’être au restaurant”, s’étonne Bastien, un client d’une cinquantaine d’années.

“Bonjour l’ambiance!”, grommelle le gérant du T Dansant, Jérôme Bonnefoy. “C’est pas comme si on ne venait pas déjà de vivre deux années pourries”, ironise-t-il, en allusion à la longue parenthèse de la crise sanitaire. Mais pour Dylan, un jeune blond coiffé en brosse, “c’est normal à cause de tout ce qui se passe avec les piqûres”.

L’opération a pour but de “montrer que les policiers et le parquet sont sur le terrain et particulièrement vigilants” face au phénomène mystérieux qui touche depuis quelques mois le monde nocturne et festif en France, explique le procureur de la République de Roanne, Abdelkrim Grini, présent pendant le contrôle du T Dansant.

Des piqûres à Lille, Lyon, Grenoble...

La vague inexpliquée de piqûres a touché ces derniers mois des boîtes de nuit, des bars et des festivals à travers le pays, avec des plaintes déposées de Lille à Béziers et de Lorient à Grenoble, en passant par Lyon, Besançon ou Valence. Au total, 250 personnes se sont manifestées auprès des services de police en disant avoir été piquées et  “une seule a présenté une sérologie positive au GHB”,  selon un bilan national obtenu par l’AFP auprès d’une source policière à Paris.

Les victimes évoquent une sensation de piqûre, parfois douloureuse, parfois accompagnée de nausées, de vertiges, de frissons ou même de convulsion. D’autres disent n’avoir “rien senti”, comme cette lycéenne de 18 ans qui a déposé plainte après avoir été piquée le 22 avril au T Dansant où elle fêtait un anniversaire avec des amies.

“J’accompagnais une copine aux toilettes (....) quand un garçon me touche la fesse”, a raconté à l’AFP la jeune fille qui préfère rester anonyme.  Elle a découvert en rentrant chez elle “un gros hématome avec une piqûre avec un point rouge au centre sur la fesse droite”.

Elle s’est immédiatement rendu  l’hôpital qui lui a administré des traitements préventifs anti-VIH et anti-hépatique. Une enquête judiciaire a été ouverte pour “violence avec préméditation et administration d’une substance nuisible avec préméditation”, un délit passible de trois ans de prison. Et la lycéenne a décidé de ne pas retourner en boîte de nuit: “j’ai effacé le mot de ma tête, je ne pense pas y retourner. On est bien mieux dans des soirées entre copains qu’on connaît”.

Les patrons de boîte de nuit tentent de s’organiser

Dylan, lui, vient au T Dansant, même si “on y pense un peu au fond dans l’inconscient”. Dans la Loire, on recense une vingtaine de plaintes, dont six à Roanne, selon le Progrès . Quatre discothèques sur la trentaine du département sont concernées, d’après les chiffres de la préfecture et de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).

Les patrons de boîte de nuit tentent de s’organiser, en vérifiant le contenu les sacs et les poches des clients ou en renforçant la vidéo surveillance tandis que les autorités se mobilisent pour apporter des réponses tout en s’inquiétant du risque de psychose. La préfecture de la Loire a ainsi organisé vendredi une réunion de coordination avec des représentant de police, de la gendarmerie et du secteur de la nuit.

Pour le procureur de Roanne, il est important d″être “sur le terrain de la prévention en attirant l’attention des jeunes gens”, leur faire savoir “qu’ils doivent être vigilants, qu’ils doivent faire attention parce que malheureusement, ce phénomène de piqûres sauvages ne s’estompe pas”.

Pour le reste, l’opération au T Dansant n’a permis de découvrir aucune seringue ni aiguille suspecte, les analyses d’une fiole trouvée sous une banquette ont montré qu’il s’agissait de poppers.

À voir également sur le HuffPost : Orelsan enflamme ce club de Tignes pour la réouverture des boîtes de nuit

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    Obsèques de Shireen Abu Akleh en Israël: la police ouvre une enquête après son opération critiquée

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 14 May - 13:39 · 5 minutes

En Israël, la police ouvre une enquête après son opération aux obsèques de Shireen Abu Akleh (AP Photo/Maya Levin) En Israël, la police ouvre une enquête après son opération aux obsèques de Shireen Abu Akleh (AP Photo/Maya Levin)

ISRAËL - La police israélienne a annoncé ce samedi 14 mai l’ouverture d’une enquête après le tollé international provoqué par l’intervention de ses membres lors des funérailles de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh, dont le cercueil a failli tomber après les coups de matraque contre les porteurs.

Des milliers de Palestiniens ont participé aux obsèques de la journaliste américano-palestinienne de la TV Al Jazeera , tuée mercredi d’une balle dans la tête alors qu’elle couvrait un raid militaire israélien dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Elle portait un gilet pare-balles siglé “presse” et un casque de reportage.

À la sortie du cercueil de l’hôpital Saint-Joseph à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville également occupé par Israël, la police a fait irruption dans l’enceinte de l’établissement et chargé une foule brandissant des drapeaux palestiniens.

Le cercueil a failli tomber des mains des porteurs frappés par des policiers armés de matraques avant d’être rattrapé in extremis, selon des images retransmises par les télévisions locales.

Des violences “inacceptables”

“Le commissaire de la police israélienne, en coordination avec le ministre de la Sécurité publique, a ordonné une enquête sur l’incident. Les conclusions seront présentées au commissaire dans les prochains jours”, a indiqué la police dans un communiqué. Elle a répété que les policiers “avaient été exposés à la violence des émeutiers, ce qui les a poussés à recourir à la force”.

Les images de la charge de la police circulant en boucle sur les réseaux sociaux ont provoqué un tollé international.   “Nous avons été profondément troublés par les images de l’intrusion de la police israélienne au sein du cortège funéraire”, a dit le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken.

L’Union européenne a condamné “l’usage disproportionné de la force et le comportement irrespectueux de la police israélienne”.

La représentation française à Jérusalem a jugé “profondément choquantes” les “violences policières”, et l’Espagne a dénoncé comme “inacceptables” le “recours à la force disproportionné”. Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit “profondément troublé”.

33 blessés et six arrestations

“Les forces d’occupation ne se sont pas contentées de tuer Shireen (...) mais elles ont terrorisé ceux qui l’ont accompagnée vers sa dernière demeure”, a dénoncé le Qatar.

Pour la Fondation Desmond Tutu, les scènes de l’intervention policière “font froid dans le dos, rappelant la brutalité infligée aux personnes endeuillées lors de funérailles de militants contre l’apartheid” en Afrique du Sud.

“Si vous n’arrêtez pas ces chants nationalistes, nous devrons vous disperser en utilisant la force et nous empêcherons les funérailles d’avoir lieu”, a déclaré dans un mégaphone un policier israélien en direction de la foule dans l’enceinte de l’hôpital vendredi, selon une vidéo de la police. Celle-ci a accusé la foule de Palestiniens d’avoir “jeté des bouteilles en verre et d’autres objets” sur les policiers.

Le Croissant-Rouge palestinien a fait état de 33 blessés et la police israélienne de six arrestations. La foule de Palestiniens a pu ensuite accompagner le cercueil vers une église de la Vieille Ville où une messe a été célébrée, puis au cimetière.

“Le meurtre” de la journaliste de 51 ans a été condamnée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a réclamé “une enquête transparente et impartiale”.

Qui a tué Shireen Abu Akleh?

L’Autorité palestinienne, la télévision du Qatar Al Jazeera et le gouvernement du Qatar ont accusé l’armée israélienne d’avoir tué la journaliste. Israël, après avoir affirmé qu’elle avait “probablement” succombé à un tir palestinien, a ensuite dit ne pas écarter que la balle ait été tirée par ses soldats.

Selon “les premiers résultats” de l’enquête du procureur palestinien à Ramallah “la seule origine du tir contre Shireen est les forces d’occupation”. Avant lui, l’armée israélienne a indiqué qu’il n’était pas possible de déterminer dans l’immédiat l’origine du tir qui pouvait aussi bien être d’origine palestinienne qu’israélienne.

Israël a réclamé que lui soit remise la balle en vue d’un examen balistique, et proposé que des experts palestiniens et américains soient présents lors de cet examen. Mais le président palestinien Mahmoud Abbas a refusé une enquête conjointe avec Israël. “Les autorités israéliennes ont commis ce crime et nous ne leur faisons pas confiance.”

Samedi, Hussein al-Cheikh, un ténor de l’Autorité palestinienne, a déclaré sur Twitter “accueillir la participation de tous les organismes internationaux à l’enquête sur l’assassinat de Shireen Abu Akleh”.

Ces derniers mois, l’armée israélienne a lancé plusieurs opérations à la recherche de suspects palestiniens dans le camp de réfugiés de Jénine, un bastion des factions armées palestiniennes d’où étaient originaires des auteurs d’attaques meurtrières en Israël.

À voir également sur Le HuffPost: En Israël, découverte d’une usine à vin vielle de 1500 ans

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    Surveillance by Driverless Car

    news.movim.eu / Schneier · Thursday, 12 May - 18:44

San Francisco police are using autonomous vehicles as mobile surveillance cameras.

Privacy advocates say the revelation that police are actively using AV footage is cause for alarm.

“This is very concerning,” Electronic Frontier Foundation (EFF) senior staff attorney Adam Schwartz told Motherboard. He said cars in general are troves of personal consumer data, but autonomous vehicles will have even more of that data from capturing the details of the world around them. “So when we see any police department identify AVs as a new source of evidence, that’s very concerning.”

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    À Marseille, un homme armé d'un couteau abattu par la police

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 11 May - 14:10 · 1 minute

Un homme armé d'un couteau abattu par la police à Marseille (Photo d'illustration Jose Maria Hernandez / EyeEm via Getty Images)  Un homme armé d'un couteau abattu par la police à Marseille (Photo d'illustration Jose Maria Hernandez / EyeEm via Getty Images)

MARSEILLE - Un homme armé d’un couteau a été abattu par la police ce mercredi 11 mai en début d’après-midi dans une zone commerciale de Marseille , a appris l’AFP de source policière, selon qui l’agresseur, “menaçant”, s’était précipité sur les forces de l’ordre, mais sans faire de blessé.

“Merci aux policiers courageux qui ont neutralisé un individu menaçant, muni d’un couteau, dans une zone commerciale à Marseille. L’assaillant est décédé. Aucun autre blessé”, a twitté le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin .

À ce stade de l’enquête, la piste terroriste n’est pas évoquée.

L’enquête confiée à la police judiciaire et à l’IGPN

Les faits se sont produits aux alentours de 13 heures dans un magasin de la zone commerciale de La Valentine, dans l’est de Marseille, où la police avait été appelée après que cet homme avait été repéré avec une arme blanche.

L’homme “s’est précipité sur la police” et les forces de l’ordre l’ont jugé “suffisamment menaçant” pour faire usage de leur arme de service, a indiqué une source policière à l’AFP. Aucun blessé n’est à déplorer, en dehors de l’auteur de l’agression, décédé des suites de ses blessures, selon la même source.

Un dispositif d’aide psychologique a été mis en place par la préfecture de police pour les témoins présents sur place.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire ainsi qu’à l’IGPN, la police des polices, systématiquement saisie lorsqu’un policier fait usage de son arme de service.

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