close
  • chevron_right

    À Paris, un policier hors service grièvement blessé par arme blanche

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 6 days ago - 20:18 · 1 minute

Un policier hors service a été grièvement blessé à Paris dimanche 28 novembre. (photo d

PARIS - Un policier hors service a été “grièvement” blessé ce dimanche 28 novembre par arme blanche après un différend avec plusieurs personnes à Paris , et les auteurs de l’agression sont recherchés, a indiqué la préfecture de police (PP) sur Twitter.

Selon une source policière, le fonctionnaire de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), hors service et accompagné de sa compagne, a “eu un différend avec plusieurs individus” ce dimanche à l’intérieur du centre commercial Italie 2, dans le XIIIe arrondissement de la capitale.

Au cours de la rixe qui a suivi, en fin d’après-midi, un homme a blessé le policier avec “une arme blanche”, a indiqué la même source, sans pouvoir préciser si le fonctionnaire avait été reconnu par son agresseur.

Pronostic vital engagé

Le policier est en urgence absolue et son pronostic vital est engagé, il a été transporté à l’hôpital, selon la source policière.

“Le préfet de Police apporte son entier soutien au policier de la DSPAP hors service grièvement blessé par arme blanche”, a tweeté la préfecture de police de Paris. “Les auteurs sont activement recherchés”, a-t-elle ajouté.

“Une enquête a été ouverte et tous les moyens sont mis pour retrouver les auteurs de cet acte insupportable”, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter.

À voir également sur Le HuffPost : Savigny-le-Temple: des tags anti-police promettant des “primes” indignent

  • chevron_right

    À Lyon, trois "Dalton" condamnés à de la prison après un rodéo urbain

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 26 November - 20:54 · 5 minutes

Trois membres des

FAITS DIVERS - Ils sont dans le collimateur de tous les policiers de France, et pourtant... Alors que leur arrestation avait été saluée par le ministre de l’Intérieur, les trois “ Dalton ” condamnés à de la prison ferme ou avec sursis ce vendredi 26 novembre à Lyon après un rodéo motorisé n’ont rien de bandits de grand chemin, même en caricature.

Deux d’entre eux ont 19 ans, le troisième 20 ans. Ils vivent chez leurs parents. L’un vient de décrocher un CDI de mécanicien, un autre fait de l’intérim dans la manutention, le dernier est en recherche d’emploi. Un seul a un casier judiciaire, pour des délits routiers. “Ce ne sont pas des délinquants d’envergure”, a relevé d’emblée Samir Dris, un de leurs avocats, appelant le tribunal à s’affranchir de “l’effervescence” qui entoure l’affaire.

Et au final des peines de prison allant de six mois avec sursis probatoire à six mois ferme ont été prononcées à l’encontre des trois jeunes prévenus, assorties de différentes obligations.

Un rodéo en plein centre de Lyon

Le 23 octobre, ils avaient été interpellés dans une zone commerciale de Bron , en banlieue de Lyon, alors qu’ils participaient à un rodéo à moto ou scooter au milieu de la circulation automobile.

“Monsieur le Maire, on arrive!” L’événement avait été annoncé sur le compte Instagram d’un collectif de rappeurs lyonnais, les “Dalton”, qui multiplie les provocations depuis qu’un de ses membres a été incarcéré, fin août, pour de précédents rodéos.

Objectif: aller pétarader dans le centre de Lyon en se filmant. D’autres l’avaient déjà fait une semaine plus tôt, sur la celèbre place Bellecour, au cœur de la ville. Mais la préfecture, cette fois, avait mobilisé des dizaines de policiers et un hélicoptère pour couper court au rodéo. Sur une dizaine de participants, tous vêtus de la tenue rayée jaune et noir des ennemis de Lucky Luke, trois avaient été arrêtés rapidement et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’en était félicité sur Twitter.

Au tribunal, ce vendredi, l’accusation leur a reproché plusieurs violations du code de la route et, pour deux d’entre eux, un délit de fuite. L’un d’eux était aussi soupçonné d’avoir été l’un des organisateurs. À l’audience, la procureure a ainsi dénoncé un comportement “parfaitement irresponsable”: “On stoppe la circulation, on s’approprie la route, on publie la vidéo, il faut que ce comportement cesse”.

Devant le tribunal, Messim Lamloumi, 19 ans, a affirmé qu’il s’entraîne à moto tous les week-ends sur un terrain de Bron et que ce samedi-là, on lui a proposé d’enfiler un costume de Dalton pour les besoins d’un clip. “Mais je suis pas un ‘Dalton’, j’ai rien à voir avec tout ça”, a-t-il dit. En garde à vue, il a déchiré sa tenue, ”énervé” par l’issue de l’affaire.

“N’importe qui peut être un ‘Dalton’”

À ses côtés, Muhammed Akdag, 19 ans, a expliqué avoir gagné 200 euros en faisant un premier rodéo et qu’il devait en toucher 100 pour filmer celui-là. Des vidéos ont été retrouvées dans son téléphone portable. Face aux juges, il a justifié ses zigzags entre les voitures lors de la course-poursuite avec la police, ce qui a énervé la présidente: “Vous voulez quoi, qu’on vous délivre un satisfecit pour bonne conduite?”.

Pierre-Emmanuel Girard, l’avocat du jeune homme, n’a guère apprécié non plus son attitude mais voulait relativiser les faits: “Les rodéos, ce n’est pas nouveau. Le phénomène dérange depuis qu’il s’est déplacé dans le centre-ville”. David Metaxas, avocat de Jawad Chlali, 20 ans, qui soutenait aussi n’avoir “rien à voir” avec les “Dalton”, est même allé plus loin en écartant l’idée d’un groupe “structuré”, dont son client serait un des “leaders”.

“Dans cette salle, n’importe qui peut être un ‘Dalton’: il suffit d’enfiler la tenue pour être catalogué”, a-t-il au tribunal en l’appelant à la clémence, comme ses confrères. Avec pour résultat que les peines qui ont été prononcées contre les trois prévenus.

En début de semaine prochaine, un autre procès médiatique concernera la bande. Il s’agit des trois individus interpellés ces derniers jours pour avoir tiré des feux d’artifice en direction de policiers encadrant le tournage d’une émission de Jean-Marc Morandini dans un quartier lyonnais présenté par CNews et l’élu d’extrême droite Jordan Bardella comme très sensible. Ce vendredi, deux des trois prévenus ont été écroués dans l’attente d’être présentés à la justice.

À voir également sur le HuffPost : À Savigny-le-Temple, dans le 77, des tags anti-police promettant des “primes” indignent

  • chevron_right

    En Martinique, un policier blessé par des tirs sur un barrage

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 26 November - 09:23 · 4 minutes

En Martinique, un policier blessé par des tirs sur un barrage (Photo d

OUTRE-MER - Un policier a été blessé au bras dans la nuit de jeudi à vendredi 26 novembre par des tirs provenant d’un barrage érigé à Fort-de-France en Martinique , tandis qu’un autre a reçu un impact qui s’est logé dans son gilet pare-balles, a-t-on appris auprès de la police.

Le policier blessé, membre de la police judiciaire, a reçu des plombs dans le bras. L’autre fonctionnaire, membre d’une compagnie d’intervention, a été également visé, mais la balle s’est nichée dans son gilet pare-balles, a-t-on ajouté de même source, en précisant que le Raid devait intervenir pour démanteler le barrage .

Le même soir, quatre journalistes envoyés sur place ont été visés par des coups de feu de la part d’individus à moto dans un quartier de Fort-de-France alors qu’ils couvraient les violences urbaines nocturne.

Un photographe de l’AFP, Loïc Venance, deux journalistes de BFMTV/RMC Sport, Maureen Lehoux et Julien Taureau, et un photojournaliste d’Abaca Press, Raphaël Lafargue ont essuyé trois tirs dans une rue désertée en raison du couvre-feu strict décrété jeudi soir . Des hommes sur deux motos ont tiré sur les journalistes qui étaient en train de filmer et prendre des photos à bonne distance d’un barrage en feu.

Ils n’ont pas été blessés et ont eu juste le temps de monter à bord de leur véhicule et de quitter précipitamment les lieux. Les individus casqués ne les ont pas suivis

“On est sortis de la voiture pour filmer le barrage de loin. On était près du canal Levassor, tout proche du port de plaisance, un endroit plutôt calme ces derniers jours. On était seuls. J’ai vu deux motos s’arrêter. J’ai crié: ‘Putain y a les motos!’”, a raconté Loïc Venance.

″Ça faisait une heure et demie qu’on tournait dans la ville pour témoigner des violences. On a croisé énormément de policiers qui nous disaient de rentrer. Ils étaient hyper tendus. On s’est dit: ‘c’est hyper calme, c’est pas normal’”, a rapporté le photographe de l’AFP. “C’était vraiment une nuit pas comme les autres, notre troisième nuit d’affilée. Là, la ville était vide et l’atmosphère très pesante”, se souvient Maureen Lehoux.

Échec des discussions en Martinique, Lecornu optimiste pour la Guadeloupe

Jeudi matin, les syndicats à l’origine du mouvement de grève ont été reçus à la préfecture pour entamer le dialogue, en présence du président de la Collectivité Territoriale Serge Letchimy. Mais les discussions n’ont pas abouti: “Nous avons demandé des garanties nous permettant d’aller vers la populations sur le terrain. Le préfet tourne en rond, (en disant) qu’il n’a pas de pouvoir. Il n’a pas donné de signes véritables” permettant de calmer la situation, a résumé au micro de Martinique La 1ère Bertrand Cambusy, porte-parole de l’intersyndicale.

Le couvre-feu a été décrété par la préfecture pour une durée indeterminée, “jusqu’au retour au calme”. Sur BFMTV ce vendredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a dénoncé des faits “totalement inacceptables”. “On ne peut pas accepter en France (...) que des journalistes soient pris pour cible quand ils font leur travail et qu’ils se retrouvent à essuyer des tirs à balles réelles. (...) Evidemment fermeté absolue face à ces situations”, a commenté le porte-parole.

En Guadeloupe, première île à avoir lancé un mouvement de grève générale, la situation semblait s’apaiser ce vendredi. Après de nouvelles discussions avec les élus locaux, le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a fait savoir qu’un accord de sortie de crise était en bonne voie, avec une avancée sur l’obligation vaccinale des soignants, première mais non seule revendications des manifestants.

“Si la loi de la République doit s’appliquer partout en France, il est légitime qu’une solution individuelle puisse être proposée à chaque personnel devant être suspendu. Les maires ont fait part de propositions sur la manière de mettre en œuvre la loi. Les travaux interministériels doivent ainsi se poursuivre dans les heures à venir pour annoncer la stratégie retenue”, précise le ministère dans un communiqué.

À voir également sur Le HuffPost : Conseil de Défense: Macron alerte sur “la situation dramatique” dans les Antilles

  • chevron_right

    À la tête d'Interpol, un général émirati accusé de torture

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 25 November - 10:22 · 4 minutes

Un général émirati, visé par des plaintes pour torture en France, élu à la tête d

POLICE - Le général émirati Ahmed Nasser Al-Raisi, visé par plusieurs plaintes pour “torture”, a été élu ce jeudi 25 novembre président d’ Interpol , au grand dam des défenseurs des droits de l’Homme , qui estiment que son élection porte atteinte à la mission de l’organisation.

“M. Ahmed Nasser Al-Raisi (...) a été élu au poste de président”, a indiqué l’organisation de coopération policière sur Twitter, alors que l’Assemblée générale d’Interpol se tient à Istanbul depuis mardi.

La fonction de président est essentiellement honorifique, le vrai patron de l’organisation étant son Secrétaire général.

Pour autant, la candidature du général émirati, dont le pays est devenu ces dernières années le deuxième contributeur au budget d’Interpol, avait suscité l’indignation d’organisations de défense des droits de l’Homme et d’élus européens.

“Nous sommes profondément convaincus que l’élection du général Al-Raisi porterait atteinte à la mission et à la réputation d’Interpol et affecterait lourdement la capacité de l’organisation à s’acquitter efficacement de sa mission”, écrivaient mi-novembre, à la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, trois députés européens dont Marie Arena, présidente de la sous-commission des droits de l’Homme du Parlement européen. En octobre 2020, dix-neuf ONG , dont Human Rights Watch (HRW), s’inquiétaient déjà du choix possible du général émirati, “membre d’un appareil sécuritaire qui prend systématiquement pour cible l’opposition pacifique”.

En parallèle, plusieurs plaintes pour “torture” contre M. Al-Raisi, qui a rejoint les rangs de la police de son pays en 1980 et exercé en son sein plusieurs décennies durant, ont été déposées ces derniers mois en France, où siège l’organisation, et en Turquie, pays hôte de l’Assemblée générale.

L’ONG Gulf Centre for Human rights (GCHR) accuse dans l’une de ces plaintes le général émirati d’“actes de torture et de barbarie” contre l’opposant Ahmed Mansoor , détenu depuis 2017 dans une cellule de 4 m2 “sans matelas ni protection contre le froid”, ni “accès à un médecin, à l’hygiène, à l’eau et aux installations sanitaires”.

Ces procédures n’ont pas abouti jusqu’ici.

“Signal aux régimes autoritaires”

L’élection du général Al-Raisi enverra “un signal aux autres régimes autoritaires”, notamment qu’utiliser d’Interpol pour poursuivre des opposants à l’étranger “n’est pas un problème”, expliquait avant l’élection à l’AFP Edward Lemon, enseignant à l’Université A&M du Texas et spécialiste des régimes autoritaires.

Un rapport britannique publié en mars a en effet conclu que les Émirats arabes unis ont détourné le système des notices rouges - les avis de recherche internationaux - pour faire pression sur des opposants. D’autres pays sont accusés d’en faire de même.

Dans une référence à peine voilée à M. Al-Raisi, la Tchèque Sarka Havrankova - seule autre candidate pour la présidence d’Interpol - avait rappelé jeudi matin sur Twitter que les statuts de l’organisation impliquent de “s’opposer aux arrestations et détentions arbitraires et de condamner la torture”.

Une fois en fonction, le général Al-Raisi sera “susceptible de travailler avec des gouvernements aux vues similaires [aux siennes] pour contrecarrer les réformes allant vers une plus grande transparence d’Interpol”, estime Edward Lemon.

Les Émirats, nouveau (gros) contributeur d’Interpol

Les Émirats arabes unis ont fait un don de 50 millions d’euros à Interpol en 2017 - une somme presque équivalente aux contributions statutaires des 195 pays membres de l’organisation, qui s’élevaient à 60 millions d’euros en 2020.

Sollicité mardi par l’AFP, l’entourage de M. Al-Raisi avait décliné toute demande d’interview.

Les Émirats, qui ont eux-mêmes accueilli l’Assemblée générale d’Interpol en 2018 et voulaient l’accueillir à nouveau en 2020, ont aussi “donné ou prêté 10 millions d’euros en 2019, environ 7% du budget annuel d’Interpol”, souligne Edward Lemon, pour qui de tels financements sont un moyen d’acheter de l’influence.

Cette élection controversée pourrait enfin peser sur le maintien du siège d’Interpol à Lyon, dans le centre-est de la France: cette semaine, deux élus régionaux de poids s’en étaient inquiétés dans un courrier adressé au ministre français de l’Intérieur, Gérard Darmanin . “Une candidature entachée de plaintes poserait un vrai risque au fond et pourrait délégitimer l’institution et son accueil dans notre démocratie”, prévenaient-ils.

Le président d’Interpol, désigné pour quatre ans, occupe ses fonctions à temps partiel et de façon bénévole et conserve ses fonctions dans son pays d’origine. C’est le secrétaire général Jürgen Stock, renommé pour un second mandat de cinq ans en 2019, qui assure la gestion des affaires courantes.

À voir également sur Le HuffPost: À Moscou ,la police diffuse de la musique patriote pour empêcher une manifestation anti-Kremlin

  • chevron_right

    "Recolonisation", un mouvement d'ultradroite dont 13 militants ont été arrêtés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 23 November - 19:33 · 2 minutes

TERRORISME - Treize militants appartenant au mouvement d’ ultra droite “Recolonisation” ont été interpellés ce mardi 23 novembre par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, a-t-on appris de source proche du dossier confirmant une information de BFMTV .

Ces interpellations ont eu lieu “dans toute la France”, a-t-on ajouté de même source en précisant que ces opérations avaient été menées sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Marseille pour “organisation et de participation à un groupe de combat”.

Les treize militants, douze hommes et une femme ”âgés de 21 à 52 ans, de profils divers”, ont été placés en garde à vue, a précisé le parquet de Marseille dans un communiqué.

Des armes retrouvées

“Les membres de ce groupement, dont le membre fondateur demeurant à Marseille, sont suspectés d’avoir accès à des armes et de présenter une menace à l’ordre public par leur participation ou leur projet de participation à des actions violentes”, a ajouté la même source.

Lors des perquisitions, des armes ont été découvertes “partout”, selon une source proche du dossier, qui ajoute que la plupart étaient légalement détenues.

Le fait de participer à un groupe de combat est puni de trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende selon le Code pénal, tandis que l’organisation d’un groupe de combat est punie de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Un groupuscule raciste

Le groupe “Recolonisation”, qui appelle à la constitution de groupes armés, est l’objet d’une surveillance par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) depuis l’été 2020.

Selon le parquet de Marseille, le groupe est constitué de 110 membres, dont des militaires ou anciens militaires, répartis sur l’ensemble du territoire, ”échangeant et se rassemblant autour d’une idéologie identitaire, raciste et violente, notamment véhiculée à travers les réseaux sociaux”. Un des membres identifiés du groupe est un colonel de gendarmerie en poste dans les Yvelines, précise BFMTV.

Ses membres se définissent comme “un groupe communautaire de survivalistes et de patriotes” d’une “moyenne d’âge de 30 ans”, “traitant de la recolonisation des Français blancs vers nos campagnes”. Leur projet est de rassembler “une grande famille de Gaulois fâchés prêts à faire face à l’effondrement”, peut-on lire dans une note diffusée sur Telegram et relayée par une journaliste de la cellule de vérifications de France Télévisions.

Selon Le Parisien , l’enquête rogatoire a été ouverte à la suite de messages “incitant à la haine raciale” sur ces plateformes. Lors des perquisitions, de la littérature d’extrême droite et un exemplaire de Mein Kampf ont aussi été trouvés.

À voir également sur Le HuffPost: Les maires de Londres et Genève s’insurgent contre la venue de Zemmour dans leur ville

  • chevron_right

    Contre les violences sexuelles, des plaintes sans passer par le commissariat testées

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 23 November - 14:52 · 4 minutes

Marlène Schiappa et la préfecture de police de Paris ont présenté un dispositif pour permettre aux femmes victimes de violences sexuelles et sexistes de porter plainte sans avoir à se déplacer au commissariat (photo prise le 30 avril 2021 à Rambouillet).

VIOLENCES SEXUELLES - Une expérimentation censée offrir un nouvel outil pour la “ grande cause du quinquennat ” d’Emmanuel Macron. Ce mardi 23 novembre, la préfecture de police de Paris et la ministre déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa ont annoncé la mise en place d’un nouveau système de dépôt de plainte “hors les murs” à destination des victimes de violences sexuelles et sexistes.

L’idée est simple, surtout après les polémiques liées au mauvais accueil reçu par certaines femmes venues dénoncer des agressions dans des commissariats: éviter à ces victimes d’avoir à se présenter en personne.

Ainsi, si elles veulent éviter d’avoir à aller au commissariat, il leur sera possible de contacter les forces de l’ordre par téléphone (3430 pour Paris, 01.71.92.63.00 pour Saint-Denis) ou au moyen d’un formulaire accessible via le site de la préfecture de police. Des moyens auxquels elles pourront avoir recours de chez elles, mais aussi au sein d’associations qu’elles pourraient consulter, à l’hôpital, dans des structures d’accueil...

Pour l’heure, et pour les six prochains mois le temps de la phase de test, seules les victimes dépendant des commissariats du XIIIe arrondissement de Paris, du XIVe et de Saint-Denis auront accès à ces dispositifs.

Pour l’heure, plusieurs dispositifs complémentaires existent déjà à Paris et en banlieue. Dans les trois “maisons des femmes” gérées par l’APHP, une permanence policière permet par exemple de déposer une plainte, et un accueil similaire a été lancé aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine, dans le XIIe. Cela en plus des dispositifs permettant de signaler en urgence des violences que sont le 114 (joignable par SMS) et la plateforme en ligne arretonslesviolences.gouv.fr .

En test aussi dans plusieurs départements

De premières briques dans l’élaboration d’une stratégie plus vaste, comme l’a présenté Marlène Schiappa dans une interview à 20 Minutes , avant de se rendre dans un commissariat du XIIIe arrondissement ce mardi. “Que ce soit chez un ami, dans une mairie, dans les locaux d’une association, dans le cabinet d’un avocat, il sera possible d’avoir un policier ou un gendarme qui se déplace pour venir recueillir la plainte”, précise donc la ministre.

Cette dernière ajoute qu’en plus des deux arrondissements parisiens et la ville de Saint-Denis, le dispositif sera mis en test dans plusieurs départements français: la Haute-Corse, le Morbihan, le Pas-de-Calais, la Sarthe et le Vaucluse. Quant aux zones d’expérimentation à Paris et en proche banlieue, les lieux n’ont pas été choisis au hasard, insiste Marlène Schiappa qui évoque des équipes policières “en pointe” dans le traitement de ces sujets, la présence “d’intervenants sociaux qui peuvent accompagner les victimes” et un “maillage” associatif fort.

Concernant la concomitance entre ces annonces et le mouvement #DoublePeine lancé par la militante féministe Anna Toumazoff, qui vise à dénoncer l’accueil reçu par des femmes victimes de violences au moment de déposer plainte en commissariat, Marlène Schiappa préfère saluer des avancées.

“Nous avons opéré une révolution dans la formation des forces de l’ordre”, assure-t-elle à nos confrères de 20 Minutes , évoquant des violences qui se perpétuent “de longue date” à l’heure de déposer plainte. “On a pu rapporter des policiers demandant à une femme victime de viol si elle avait joui ou si elle avait souri. C’est inadmissible. Dans les formations, les agents apprennent à ne pas poser ces questions et surtout à trouver la bonne attitude face à ces femmes.”

Elle ajoute à ce propos qu’une “grille d’évaluation du danger” a été instaurée, permettant d’être certain de bien “judiciariser” les faits, c’est-à-dire de ne pas passer à côté de faits pouvant être qualifiés de viol conjugal ou de violences psychologiques au moment du dépôt de plainte. Et de poursuivre en assurant que le phénomène des plaintes jamais traitées est également un sujet pris à bras le corps par le ministère de l’Intérieur: “Nous avons fait passer, avec le ministre, une circulaire pour rappeler aux agents que les refus de plaintes sont illégaux au regard du Code pénal.”

À voir si ces avancées suffiront à convaincre les militantes féministes, échaudées par les réponses jugées insuffisantes apportées depuis des années à la “grande cause du quinquennat” d’Emmanuel Macron.

À voir également sur le HuffPost : Ces manifestantes #NousToutes font le bilan de la “grande cause du quinquennat” de Macron