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    Policier blessé par un mortier d'artifice: 6 mineurs en garde à vue

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 27 July - 12:51 · 2 minutes

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AGRESSION - Six mineurs âgés de 14 à 16 ans étaient en garde à vue prolongée ce mardi 27 juillet, dans la matinée. Selon le parquet de Créteil , ils sont soupçonnés d’avoir participé à la prise à partie violente dimanche 25 juillet à Bonneuil-sur-Marne , dans le Val-de-Marne, de policiers, au cours de laquelle un fonctionnaire a été brûlé au bas du dos.

Venu apporter son soutien aux policiers du commissariat de Créteil, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé lundi 26 juillet, devant les caméras, une “véritable tentative d’assassinat”. “On a frôlé le drame à Bonneuil”, a-t-il ajouté.

La veille, trois policiers en patrouille de la brigade anticriminalité de Créteil ont été pris à partie par des jeunes qui les ont visés avec des tirs de mortiers d’artifice, à Bonneuil-sur-Marne, ville de près de 16.000 habitants située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Paris.

L’un d’entre eux a été brûlé au bas du dos par un mortier d’artifice, qui a atterri à l’intérieur du véhicule des policiers. Interrogé par l’ AFP dans la foulée, le parquet a précisé que le pronostic vital du policier n’était pas engagé. Selon une source proche du dossier, le policier trentenaire, brûlé au second degré, s’est vu délivrer 15 jours d’interruption temporaire de travail (ITT).

Certains suspects “connus des services” de police

Les six jeunes suspects, originaires du Val-de-Marne et “dont certains sont connus des services” de police, sont en garde à vue dans le cadre d’une enquête confiée à la Sûreté départementale pour “tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, complicité de cette tentative, violences aggravées, menaces de mort et enregistrement et diffusion d’images violentes”, a détaillé le parquet.

“On est en train de vérifier leur participation” aux violences, a expliqué le parquet, sans toutefois préciser si l’auteur des faits pouvait appartenir à ce groupe de six mineurs. Les enquêteurs réalisent actuellement “d’autres recherches pour faire d’autres identifications éventuelles”, a ajouté le parquet.

Lundi soir, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a loué le “courage” des policiers du Val-de-Marne, devant le commissariat de Créteil, où il s’est rendu pour “les soutenir”. “Leur courage dimanche montre qu’il n’y a pas de quartier perdu de la République et que les policiers sont partout”, a-t-il affirmé.

À voir également sur le HuffPost : Au Beauvau de la sécurité, Éric Dupond-Moretti ferme face aux syndicats de police

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    Éric Dupond-Moretti: "La police sans justice c'est le totalitarisme"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 22 May, 2021 - 22:51 · 2 minutes

Éric Dupond-Moretti, assiste à une séance de questions au gouvernement à l

JUSTICE - Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a défendu l’institution judiciaire, accusée de laxisme par certains syndicats de policiers et élus, estimant dans un entretien au Journal du Dimanche que “la police sans justice c’est le totalitarisme”.

“Le problème de la police, c’est la justice!”, avait jugé mercredi le secrétaire général du syndicat de police Alliance lors du rassemblement de milliers de policiers devant l’Assemblée nationale.

“Cette affirmation est fausse et elle est grave”, s’est indigné Éric Dupond-Moretti dans Le JDD .

“La police sans la justice, c’est le totalitarisme; la justice sans la police, c’est l’impuissance. Ces deux institutions méritent le respect de tous les républicains”, a poursuivi le ministre, qui a par ailleurs jugé légitime la présence de son collègue de l’Intérieur Gérald Darmanin au rassemblement des policiers .

Le garde des Sceaux a également rappelé une partie du bilan chiffré de la réponse pénale qu’il avait déjà déroulé mardi devant les députés: “en 2019, 132.000 peines d’emprisonnement ferme ont été prononcées, contre 120.000 en 2015”.

Le budget de la Justice “a bondi de 21% en quatre ans

“Dans l’affaire Nordahl Lelandais , l’avocate générale avait requis 30 ans de réclusion; c’est un jury populaire qui l’a condamné à 20 ans. Est-ce du laxisme?”, a lancé l’ancien avocat.

Il a également invoqué les chiffres pour justifier son refus de rétablir les “peines plancher” que réclament les syndicats policiers pour ceux qui s’en prennent aux membres des forces de l’ordre.

Créées au début du mandat de Nicolas Sarkozy en 2007, elles prévoyaient une peine minimale incompressible pour un certain nombre de crimes et de délits et ont été supprimées sous la présidence de François Hollande en 2014.

“Si l’on regarde les peines qui ont été prononcées pendant cette période (entre 2007 et 2014), on constate qu’elles étaient nettement inférieures à celles prononcées après la suppression”, a jugé Éric Dupond-Moretti.

Le ministre a aussi, une nouvelle fois, défendu le budget “historique” de la Justice, qui “a bondi de 21% en quatre ans et de 8% rien que cette année alors que nous atteignons les 9090 magistrats”.

À voir également sur Le HuffPost : Féminicide de Mérigance: Dupond-Moretti rappelé à l’ordre après un échange tendu au Sénat

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    La manifestation des policiers a agité l'Assemblée nationale

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 20 May, 2021 - 20:47 · 3 minutes

POLITIQUE - Les députés ont voté ce jeudi 20 mai deux mesures du gouvernement musclant le projet de loi pour la “confiance” dans la justice, avec l’instauration d’une peine de sûreté de 30 ans pour les condamnés à perpétuité pour un crime contre un policier ou un gendarme, et la fin des rappels à la loi.

“Tirer sur un policier, c’est tirer sur la République”, a insisté le Garde des sceaux Éric Dupond-Moretti en présentant une série d’amendements pour limiter les réductions de peine de personnes condamnées pour des crimes contre des forces de l’ordre.

Ces amendements mettent “en œuvre les engagements du Premier ministre pour que les forces de l’ordre de notre pays soient davantage protégées, c’est un message fort”. Celui sur les peines de sûreté avait été déposé le jour de la manifestation des policiers , mercredi.

Ces mesures ont donné lieu à une nouvelle passe d’armes entre Éric Dupond-Moretti et les Insoumis. “La vertu préventive de l’alourdissement de la peine, ça n’existe pas”, a estimé le député LFI Ugo Bernalicis.

“Vous êtes inconséquent. Vous jouez avec le feu à force de vouloir marcher sur les platebandes de l’extrême droite, c’est une forfaiture sous la pression de manifestations factieuses devant l’Assemblée nationale”, a-t-il lancé.

Plusieurs élus ont fait part de leur malaise sur la tonalité de la manifestation , visant particulièrement les propos du secrétaire général du syndicat de policiers Alliance, Fabien Vanhemelryck, selon lequel, “le problème de la police, c’est la justice”.

Éric Dupond-Moretti lui même a dénoncé des “propos inadmissibles” et “inacceptables”, regrettant certaines “saynètes de très mauvais goût”, mais “on doit à la vérité que ces propos n’ont pas été repris par l’ensemble des représentants syndicaux et que d’autres ont exprimé leur désarroi”.

Tout en “assumant” sa présence à la manifestation, le communiste Stéphane Peu a décrit les propos du syndicaliste d’Alliance comme une “honte absolue”, “ne banalisons pas ce qu’il s’est passé”. Dans ces conditions, “le gouvernement n’aurait pas dû maintenir” les amendements, selon lui.

Peines incompressibles ou minimales

L’ancien patron du Raid Jean Michel Fauvergue a défendu ces dispositions, tout en condamnant les propos du syndicaliste policier, “qu’on aurait pas dû entendre dans ce type de manifestation”.

À droite, le LR Eric Pauget a estimé que la mesure gouvernementale ne va pas au “bout du chemin”, et qu’il aurait fallu étendre les dispositifs aux “pompiers, “enseignants, soignants et aux élus de la République”.

Les organisations syndicales de policiers réclament de leur côté des peines incompressibles ou des peines minimales.

L’Assemblée a également adopté un autre amendement gouvernemental supprimant les rappels à loi qui “provoquent un sentiment d’impunité tant chez les victimes que chez les auteurs”, a souligné Éric Dupond-Moretti.

Il a renvoyé la création d’une alternative aux rappels à la loi à des futurs travaux de l’inspection générale de la justice et des deux chambres du Parlement, avec vote probable d’un amendement du gouvernement lors du passage du texte au Sénat.

“Il s’agit d’annuler et de construire”, a promis le Garde des Sceaux.

“Les policiers considèrent que c’est un outil qui les dépasse car il a peu d’impact sur un certain nombre de délinquants”, a abondé le rapporteur LREM du texte Stéphane Mazars sur la même ligne que le LR Eric Pauget.

“Le rappel à loi ne sert plus à rien, voire ridiculise l’autorité de l’État”, avait déclaré le Premier ministre Jean Castex mercredi.

Les députés Dimitri Houbron (LREM) et Cécile Untermaier (PS) ont, eux, regretté “la suppression sèche” de cette alternative aux poursuites.

À voir également sur Le HuffPost : Darmanin aux côtés des policiers, entre huées et appels à l’aide

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    Policière tuée à Rambouillet: ce que l'on sait de l'assaillant abattu

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 23 April, 2021 - 19:43 · 1 minute

Des policiers effectuant une perquisition au domicile d

RAMBOUILLET - Trois personnes ont été placées en garde à vue et deux perquisitions étaient en cours vendredi soir dans l’enquête sur l’assassinat d’une fonctionnaire de police , poignardée par un Tunisien qui a ensuite été abattu, dans le commissariat de Rambouillet près de Paris.

Selon les papiers d’identité retrouvés sur lui, Jamel G. était un ressortissant tunisien de 36 ans.

Originaire de la région de Sousse, dans l’est de la Tunisie, il était arrivé en France en 2009 et avait bénéficié en 2019 d’une autorisation exceptionnelle de séjour salarié, puis d’une carte de séjour en décembre 2020, valable jusqu’en décembre 2021, selon le Parquet national antiterroriste.

Il était inconnu des services de police et de renseignements, ont confirmé plusieurs sources policières à l’AFP.

Selon une source proche de l’enquête, il vivait depuis quelques années dans une maison excentrée de Rambouillet. Il avait résidé auparavant dans le Val-de-Marne.

Un homme “musulman” mais “pas pratiquant”

L’un de ses anciens voisins, interrogé par l’AFP, qui l’a connu à cette adresse deux mois en 2017, se souvient d’un homme “musulman” mais “pas pratiquant”, vivant seul et travaillant dans le bâtiment.

Sur les réseaux sociaux se dessine le profil d’un trentenaire, qui aime les activités de plein air. Pendant plusieurs années, ses posts publics sont consacrés en nombre à la dénonciation de l’islamophobie ou des propos de polémistes comme Éric Zemmour.

Mais à partir d’avril 2020, au moment du confinement , il ne publie plus que de pieuses prières et des versets coraniques.

Le 24 octobre, huit jours après l’assassinat du professeur de collège Samuel Paty par un islamiste, il avait changé sa photo de profil et rejoint une campagne intitulée “Respectez Mohamed prophète de Dieu”.

À voir également sur Le HuffPost : Policière tuée à Rambouillet: Macron et Castex assurent que la France “ne cédera rien” au terrorisme islamiste

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    Emmanuel Macron à Montpellier pour creuser son sillon sécuritaire

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 18 April, 2021 - 23:53 · 4 minutes

Gérald Darmanin et Emmanuel Macron, ici en visite à Chambord, le 22 juillet 2020.

POLITIQUE - Les déplacements du président de la République en dehors de la capitale se font rares. Qui plus est quand il s’agit de parler d’autre chose que du Covid-19 , de vérifier l’accélération de la vaccination ou de soutenir le personnel soignant. Rien de tout cela pour Emmanuel Macron ce lundi 19 avril, en visite à Montpellier pour parler sécurité, en compagnie du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Un déplacement pour “illustrer sur le terrain les résultats de la politique de sécurité du quotidien” qui “vise à donner aux forces de l’ordre -policiers et gendarmes- les moyens d’accomplir leur mission au service de la population”, selon les mots de l’Élysée samedi.

Une façon surtout de continuer à creuser son sillon sur ces questions, alors que la sécurité, érigée comme l’une des priorités de l’exécutif pour la fin du quinquennat, reste identifiée comme l’un des talons d’Achille du chef de l’État. Malgré une loi dite “séparatisme” , une autre sur la “sécurité globale” ou un plan de lutte contre les bandes rivales prévu pour début mai, Emmanuel Macron peine toujours à investir ce terrain face aux formations politiques qui en sont des habituées.

La droite tire à vue

Dans ce contexte, et à un an de l’élection présidentielle, la droite et l’extrême droite se sont fait une spécialité de pilonner le bilan régalien du président. Le candidat ex-LR à la présidentielle de 2022, Xavier Bertrand, a par exemple dénoncé dimanche ni plus ni moins que l’”échec total” du chef de l’État en matière de sécurité.

“C’est un constat d’échec total (...) depuis quatre ans, il n’a jamais pris la mesure que le rôle du président de la République était déjà d’assurer la sécurité de ses concitoyens”, a fustigé le président des Hauts-de-France dans l’émission “Questions politiques” de France Inter et Le Monde .

Xavier Bertrand, comme nombreux de ses collègues avant lui, reproche notamment au chef de l’État un manque de cohérence et un soutien ”à géométrie variable” aux forces de l’ordre qui méritent, selon lui, plus de “moyens humains et matériels” mais aussi davantage de protection.

Macron en mode riposte

“On ne peut pas sur Brut ( dans une interview en décembre à ce média ) reprendre le mot de violences policières”, a-t-il accusé, ajoutant: “on ne peut pas dire qu’on soutient les forces de l’ordre et avoir le t-shirt d’un auteur de bande dessinée sur les violences policières à Angoulême”, où le président avait, en janvier 2020, posé au côté du dessinateur Jul en tenant un t-shirt qui symbolisait ces violences.

Ce n’est pas un hasard si Emmanuel Macron a accordé une interview fleuve, presque intégralement consacrée aux questions sécuritaires au Figaro , dimanche, à quelques heures de son déplacement dans l’Hérault. Le président de la République y affiche sa “détermination à faire reculer la délinquance partout” et s’attache à défendre son bilan face aux nombreuses critiques.

“Aujourd’hui, 4508 policiers et 1706 gendarmes ont déjà été recrutés, soit 6214 membres des forces de l’ordre. Nous aurons en complément, dès cette année, 2000 policiers et gendarmes de plus”, promet-il sur le plan comptable, tout en louant ses décisions en matière d’antiterrorisme, du renseignement territorial, à la création du renseignement pénitentiaire ou dans la lutte contre les trafics de stupéfiants.

Contexte de violences

Surtout, le chef de l’État redit son soutien aux forces de l’ordre, ébranlées par la recrudescence de violence à leur encontre. “J’ai dit et je répète: il n’y a pas de violence systémique de la police, c’est faux”, tient-il à marteler en réponse au débat sur le terme “violences policières”, ajoutant: “moi j’ai toujours été très clair: en soutien, non pas simplement dans les mots, mais dans les actes. Ce n’est pas moi qui ai supprimé des compagnies de CRS ou appauvri certains commissariats!”

Mais il en faudra sans doute davantage pour rassurer les premiers intéressés, après un week-end marqué par la décision de justice polémique dans l’affaire dite des “policiers brûlés” à Viry-Châtillon. Huit jeunes accusés de tentative de meurtre ont été relaxés, cinq autres condamnés, provoquant la stupeur des victimes, de leurs avocats et de plusieurs élus locaux .

“Les actes commis sont ignobles et d’une rare cruauté. Ils resteront gravés dans nos mémoires”, estime à ce sujet le chef de l’État dans Le Figaro. Il aura sans doute l’occasion d’en dire davantage ce lundi depuis Montpellier, avant que le syndicat Alliance ne descende à nouveau dans la rue le lendemain pour faire entendre les craintes des forces de l’ordre.

À voir également sur Le HuffPost : Policiers brûlés à Viry-Châtillon: violences au tribunal et incompréhension des syndicats

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    Policiers brûlés à Viry-Châtillon: des peines de 6 à 18 ans de prison et 8 acquittements

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 18 April, 2021 - 00:12 · 3 minutes

Des policiers devant le tribunal de grande instance d

POLICE -  La cour d’assises des mineurs de Paris a condamné dans la nuit de samedi à dimanche en appel cinq jeunes à des peines allant de 6 à 18 ans de réclusion pour la violente agression de policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016, et en a acquitté huit autres.

La lecture du verdict a été interrompue par une bagarre générale dans le box des accusés, qui a nécessité l’intervention d’une trentaine de policiers et gendarmes. Les heurts se sont ensuite étendus dans la salle d’audience, où étaient présentes les familles des accusés. Le calme est revenu au bout d’une dizaine de minutes.

Après 14 heures de délibération et six semaines d’audience à huis clos, les cinq condamnés ont été reconnus coupables de tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

Trois d’entre eux ont été condamnés à 18 ans de prison, un à 8 ans de prison, et le dernier à 6 ans. Ils encouraient la réclusion criminelle à perpétuité. Les huit autres accusés ont été acquittés.

En première instance, huit de ces jeunes avaient été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de 10 à 20 ans de prison. Cinq autres avaient été acquittés.

Le parquet général de Paris avait fait appel du verdict alors que les avocats des parties civiles avaient dénoncé des peines “qui ne tiraient pas les conclusions” de la “gravité du crime” commis.

La cour n’a pas suivi les réquisitions de l’avocat général qui avait demandé mardi un acquittement et des peines de 12 à 25 ans de réclusion criminelle pour les 12 autres accusés, âgés aujourd’hui de 21 à 26 ans.

“Sous des allures de grande humanité, ces réquisitions sont d’une incroyable sévérité”, avait dénoncé Alexandre Simonin, l’un des avocats de la défense.

Les 13 jeunes, âgés de 16 à 21 ans au moment des faits, étaient accusés d’avoir fait partie de la vingtaine de personnes encagoulées qui, le 8 octobre 2016, avaient pris d’assaut en pleine journée deux voitures de police stationnées à proximité du quartier de la Grande Borne, une vaste cité d’habitat social considérée comme l’une des plus sensibles d’Île-de-France.

En quelques secondes, ils avaient brisé les vitres et jeté des cocktails Molotov dans les habitacles.

Dans une première voiture, un adjoint de sécurité de 28 ans et une gardienne de la paix de 39 ans avaient pris feu.

Le pronostic vital de l’adjoint avait été un temps engagé et il avait été plongé dans le coma pendant plusieurs semaines. Plus de quatre ans après les faits, il porte encore les marques de l’agression sur son visage.

“Marqués à vie”

Sa collègue avait été touchée par des pierres une fois sortie de la voiture transformée en torche, alors qu’elle avait le haut du corps en flammes.

“J’ai des enfants, aidez-moi”, l’avait entendu dire un de ses agresseurs présumés, qui avait confié plus tard à une amie que ça lui avait fait “un pincement au coeur”.

Deux agents étaient parvenus à s’extirper de l’autre voiture, alors qu’un cocktail Molotov était tombé sur la banquette arrière. Ils avaient été blessés plus légèrement.

“On attend une sanction juste et des peines exemplaires. Lors du premier jugement, nous avons trouvé les sanctions un peu trop légères”, avait expliqué cette semaine à l’AFP Guillaume Roux, secrétaire départemental de l’Essonne du syndicat Unité SGP Police-FO, dénonçant la “barbarie de cet acte” et rappelant que ”(ses) collègues sont marqués à vie”.

A l’époque, l’affaire avait fait réagir l’ensemble de la classe politique, le président François Hollande fustigeant une agression “inqualifiable et intolérable” et réclamant “une peine à la mesure de la gravité” de l’acte.

Selon l’enquête, les accusés, membres d’une bande de la Grande Borne, avaient planifié quelques jours auparavant de “niquer des keufs”.

Cette grande cité, qui compte des milliers de logements, est “placée sous surveillance” ce week-end, a indiqué à l’AFP une source policière de l’Essonne. “Mais je ne pense pas que ce verdict aura une répercussion locale. Du temps est passé” depuis les faits, a ajouté cette source.

À voir également sur Le HuffPost : La police abat Adam Toledo, 13 ans, à Chicago, la vidéo rendue publique

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    Angleterre: une manifestation dégénère à Bristol, des fourgons de police brûlés

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 22 March, 2021 - 03:46 · 2 minutes

ANGLETERRE - Une manifestation contre un projet de loi renforçant les pouvoirs de la police a dégénéré ce dimanche 21 mars à Bristol, dans l’ouest de l’ Angleterre , et plusieurs policiers ont été blessés, la ministre de l’Intérieur dénonçant des “scènes inacceptables”.

À la suite d’une manifestation contre un projet de loi prévoyant notamment d’accroître les pouvoirs de la police face aux manifestations non violentes, des centaines de personnes ont convergé autour du commissariat de Bridewell. Deux policiers ont été hospitalisés, l’un a eu un bras cassé et l’autre souffre de côtes cassés, a indiqué la police d’Avon et du Somerset dans un communiqué publié sur Twitter.

“Ce qui a commencé comme une manifestation pacifique a tourné en désordre violent par l’action d’une petite minorité”, a déclaré dans ce communiqué Will White, un responsable de la police qui a évoqué des scènes “absolument honteuses”. “Des officiers ont été l’objet de niveaux de violence et d’insultes considérables” a-t-il ajouté.

Deux véhicules de police ont été incendiées et des dégâts commis à l’extérieur du commissariat. Des photos publiées sur le site de la BBC montrent un manifestant brisant les vitres du commissariat et des feux d’artifices éclatant au milieu de la foule.

“Ce n’est pas une manifestation, c’est juste une violence insensée”

La ministre de l’Intérieur, Priti Patel, a dénoncé sur Twitter des “scènes inacceptables à Bristol”. “La violence et le désordre (commis) par une minorité ne seront jamais tolérés. Nos policiers se mettent en danger pour nous protéger tous”, a-t-elle écrit.

John Apter, président national de la fédération de la police d’Angleterre et du Pays de Galles a évoqué des “scènes horribles à Bristol”. “Ce n’est pas une manifestation, c’est juste une violence insensée”, a-t-il ajouté.

Sur les pancartes des manifestants on pouvait lire “Dites non à un état policier” ou encore “La liberté de manifester est fondamentale pour la démocratie”.

Le député travailliste de Bristol Nord Ouest, Darren Jones, a jugé les attaques envers la police “totalement inacceptables”. “On ne fait pas campagne pour le droit de manifester pacifiquement en mettant le feu à des fourgons de police ou en taguant des bâtiments”, a tweeté le parlementaire.

Les rassemblements de masse sont actuellement interdits en Angleterre en raison de la pandémie de coronavirus .

À Londres, une manifestation contre le confinement a rassemblé plusieurs milliers de personnes samedi. Au moins 36 personnes ont été arrêtées et plusieurs policiers blessés.

À voir également sur Le HuffPost : Un policier inculpé pour le meurtre d’une femme à Londres, les forces de l’ordre conspuées

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    Poissy: une enquête ouverte après les appels au meurtre contre des policiers

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 16 February, 2021 - 02:08 · 3 minutes

Gérald Darmanin, ici au commissariat de police de Poissy, le 15 février 2021.

JUSTICE - Une enquête a été ouverte ce lundi 15 février à la suite de violences le week-end dernier à Poissy (Yvelines) contre des policiers en patrouille ayant essuyé des tirs de mortier d’artifice , a indiqué à l’AFP une source proche du dossier.

Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux et largement relayée par de nombreux médias et des syndicats de policiers, on entend certains des agresseurs hurler: “Tuez-les, tuez-les” tandis que des explosions retentissent.

Ouverte pour “violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, l’enquête à été conjointement confiée à la sûreté départementale des Yvelines et à la sûreté urbaine de Conflans-Sainte-Honorine, a affirmé le parquet de Versailles à l’AFP.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a condamné ce lundi sur Twitter cette “odieuse agression de policiers” et les “appels au meurtre”, jugeant que l’incident  était “une nouvelle démonstration qu’être policier n’est pas un métier comme les autres”.

Dans la soirée, Gérald Darmanin s’est rendu au commissariat de Poissy pour apporter son soutien aux agents. “S’attaquer à des policiers, c’est s’attaquer à la République. On ne peut pas banaliser ces faits (...) qui sont extrêmement graves”, a-t-il déclaré à la presse, à l’issue de cette visite.

“Nous ne laisserons pas passer le moindre laxisme envers quelques uns”

“Nous ne laisserons pas passer le moindre laxisme envers quelques uns qui embêtent une majorité d’entre nous (...) Il est hors de question qu’une voiture de police n’aille plus dans un quartier (…). Tous les halls d’immeuble sont à visiter et tous les policiers sont partout chez eux dans la République”, a-t-il ajouté. Manière de répondre à la défenseure des droits, Claire Hedon, qui a proposé, à titre expérimental, un arrêt des contrôles d’identité dans les quartiers. Une suggestion critiquée vivement par plusieurs syndicats de policiers

Les quatre policiers de la patrouille pris à partie seront auditionnés et décideront de porter plainte ou non à l’issue de la procédure, a précisé une source proche du dossier.

Aucun blessé n’est à déplorer, a indiqué la police à l’AFP, et aucune interpellation n’a eu lieu sur la trentaine de personnes soupçonnées d’avoir pris part aux violences.

Le maire (DVD) de Poissy, Karl Olive, a réagi dimanche par communiqué, estimant qu’“il ne peut y avoir aucune excuse pour de tels actes”.

Gérald Darmanin a précisé avoir décidé de déployer “des gendarmes mobiles dans la ville de Poissy”. Il a dit en outre “espérer” que “les caméras de vidéo protection (de la ville) aident l’autorité judiciaire à confondre les responsables, y compris quand ce sont des mineurs, et à les condamner” même à “une peine pédagogique” . Mais, a-t-il insisté, il ne faut “ne rien laisser passer”.

À voir également sur Le HuffPost : Darmanin conseille Le Pen pour “le prochain débat présidentiel”