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    Devant l'Assemblée nationale, les députés NUPES dénoncent l'enterrement du "front républicain"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 13:16 · 3 minutes

La mise en scène de la NUPES pour dénoncer l'enterrement du La mise en scène de la NUPES pour dénoncer l'enterrement du "front républicain"

POLITIQUE - Avec la bénédiction ironique de la NUPES, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont dit oui, fictivement ce mercredi 6 juillet. À quelques heures de la déclaration de politique générale d’Élisabeth Borne , les députés de l’opposition de gauche ont organisé un simulacre de mariage entre la présidente de Rassemblement national (RN) et le président de la République pour dénoncer l’enterrement du “front républicain”.

Sur la place du Palais Bourbon, une dizaine de sièges rouges ont été installés. Des invités au visage couvert par des masques en papier à l’effigie de Jean-Marine Le Pen et Gérald Darmanin, entre autres figures des deux partis, ont pris place devant une table sur laquelle trônaient quelques bougies, un cercueil et une épitaphe: “Ci-gît le Front Républicain”.

C’est dans ce décorum qu’une Marine Le Pen et un Emmanuel Macron affublés de masques caricaturaux ont été mariés lors d’une opération de communication bien rodée.

Cette mise en scène ne doit rien au hasard. Depuis l’élection de deux vices-présidents du Rassemblement national au bureau de l’Assemblée nationale, les élus NUPES accusent le camp présidentiel de “pactiser” avec l’extrême droite . “Ce qui s’est passé la semaine dernière à l’Assemblée nationale, c’est ce qui est montré là de manière allégorique. Le groupe du Rassemblement National main dans la main avec les macronistes pour obtenir les postes qu’ils voulaient”, a expliqué Maxime Laisney, député LFI de Seine-et-Marne.

Une demi-heure plus tard, les députés LFI, PS, EELV et PCF ont déposé une motion de censure, en réponse au refus de la Première ministre de se soumettre à un vote de confiance.

La situation voulue par les Français “offre une opportunité inédite à l’expression d’un véritable parlementarisme”, écrivent les députés. Selon eux, “le choix est fait de rompre l’équilibre institutionnel actuel du Premier ministre, évidemment choisi par le président de la République, mais dont la légitimité procède aussi du Parlement”.

Les groupes RN et LR n’ont pas prévu de voter la motion. “On attend déjà que Mme Borne nous dise où elle veut emmener le pays”, explique un des porte-parole du groupe d’extrême droite, Sébastien Chenu. “On veut profiter de la situation pour obtenir des avancées”, abonde le patron des députés LR, Olivier Marleix. Pour Raquel Garrido (LFI), il est “regrettable que des partis élus pour ne pas faire la politique macroniste, au final viennent aider la macronie”.

À voir également sur Le HuffPost: Mélenchon propose un groupe Nupes à l’Assemblée, PS, EELV et PCF disent non

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    Après la déclaration de Borne, la NUPES dépose une motion de censure qui n'a aucune chance d'aboutir

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 11:28 · 4 minutes

Pourquoi la NUPES dépose une motion de censure qui n'a aucune chance d'aboutir Pourquoi la NUPES dépose une motion de censure qui n'a aucune chance d'aboutir

POLITIQUE - Un coup d’épée dans l’eau? L’alliance des partis de gauche à l’Assemblée nationale va déposer une motion de censure contre le gouvernement d’ Élisabeth Borne . Le but: “Les virer tous”, selon les mots de Jean-Luc Mélenchon, mardi, lors d’une conférence de presse.

Les Insoumis, rejoints par l’ensemble des sensibilités qui composent la NUPES , présentent leur initiative comme une “motion de défiance” à l’égard de la Première ministre, laquelle n’a pas prévu de demander la confiance des députés ce mercredi 6 juillet au Palais Bourbon. Avec quel résultat?

Pour réussir, et faire tomber le gouvernement, les signataires du texte doivent désormais réunir une majorité absolue dans l’hémicycle. Un pari plus que difficile face au refus de la droite et du Rassemblement national de se joindre à la partie. Mais l’important est sans doute ailleurs pour la Nouvelle Union populaire.

Cela mettra chacune et chacun face à ses responsabilités." Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée

Les premiers intéressés ne font d’ailleurs guère de mystère sur les chances très fines de voir leur motion aboutir. “Probablement oui, elle ne sera pas adoptée”, a ainsi reconnu Mathilde Panot, la cheffe de file des députés insoumis, ce mercredi sur BFMTV. Qu’importe, c’est une “question de principe”, explique-t-elle, face à une cheffe du gouvernement qui “se voile les yeux”.

Pour l’élue du Val-de-Marne, il est “important de marquer des actes” pour montrer que “la démocratie ce n’est pas accessoire dans notre pays”, à l’heure où Élisabeth Borne ne se risque pas à demander un vote de confiance au Parlement. Une première depuis 1993. Mais au-delà de cet aspect symbolique, les gauches espèrent une sorte de grande opération de clarification.

Récupérer la palme de l’opposition

Plusieurs leaders de la NUPES expliquent que la motion de censure va forcer tous les partis, et les députés, à se positionner sur la politique promise par le gouvernement. “Cela mettra chacune et chacun face à ses responsabilités”, faisait encore valoir Mathilde Panot sur BFMTV, à l’unisson d’Adrien Quatennens par exemple.

“Il faut que le Parlement puisse voter, y compris parce que ce vote situe les Parlementaires. Quand il y a le vote de confiance, vous votez contre, vous êtes dans l’opposition, quand vous votez pour, vous êtes dans la majorité”, expliquait ainsi le coordinateur de la France insoumise au même moment sur France 2. Le but, là encore, “que chacun soit devant ses responsabilités.” Comprendre: Que tous les élus soient obligés de trancher, entre soutenir l’action de la majorité présidentielle ou la dénoncer.

Une façon de récupérer la palme de la première opposition à Emmanuel Macron, alors que le Rassemblement national et Les Républicains ont d’ores et déjà dénoncé l’initiative de la NUPES. Soucieux d’entretenir une image d’opposition “constructive”, ils ne voteront pas la censure. Une démarche “puérile” et “totalement inutile” selon les mots d’Olivier Marleix le chef de file des LR au Palais Bourbon, quand Sébastien Chenu, le porte-parole du RN, estime qu’il n’est pas là pour “tout casser, tout bloquer”.

De quoi permettre à certains de crier à “l’alliance tacite” entre l’extrême droite et la Macronie , comme les Insoumis l’avaient fait au moment de la distribution des postes à l’Assemblée . Jean-Luc Mélenchon, lui, accuse ces élus d’avoir “menti” à leurs électeurs pendant la campagne des législatives.

“Nous on va voter la censure. Et vous?”, a-t-il ainsi clamé lors de sa conférence de presse mardi soir, en faisant mine de s’adresser aux députés Les Républicains et Rassemblement national. “Pourquoi vous n’avez pas dit pendant l’élection que vous pourriez vous accommoder de monsieur Macron? Pourquoi vous ne l’avez pas dit? Parce que c’est ce que vous allez faire”, a-t-il poursuivi, sans toutefois les enjoindre clairement à voter avec ses troupes.

Difficile effectivement d’imaginer les Insoumis compter sur le soutien de l’extrême droite pour faire tomber le gouvernement. “Je n’appelle personne à voter”, a ainsi pris soin de marteler Mathilde Panot au moment de présenter la motion de la NUPES. Comme si l’issue, finalement, arrangeait tout le monde.

À voir également sur Le HuffPost : Départs, retours et nouveaux visages... Découvrez le nouveau gouvernement Borne

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    La Drôme met fin aux canons à neige pour préserver l’eau

    alt.movim.eu / LaReleveEtLaPeste · 09:30

Cerise sur le gâteau, les domaines vont être reboisés afin de conserver plus longtemps la neige. La forêt joue en effet un rôle de coupe-vent et fait ombrage, elle évite que la neige ne soit soufflée et ralentit sa fonte.

Cet article La Drôme met fin aux canons à neige pour préserver l’eau est apparu en premier sur La Relève et La Peste .

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    Pourquoi la motion de censure est moins risquée que le vote de confiance pour Borne

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 04:30 · 4 minutes

French Minister for the Ecological and Inclusive Transition Elisabeth Borne speaks during a session of questions to the government at the National Assembly in Paris, on June 23, 2020, as France eases lockdown measures taken to curb the spread of the COVID-19 caused by the novel coronavirus. (Photo by FRANCOIS GUILLOT / AFP) (Photo by FRANCOIS GUILLOT/AFP via Getty Images) French Minister for the Ecological and Inclusive Transition Elisabeth Borne speaks during a session of questions to the government at the National Assembly in Paris, on June 23, 2020, as France eases lockdown measures taken to curb the spread of the COVID-19 caused by the novel coronavirus. (Photo by FRANCOIS GUILLOT / AFP) (Photo by FRANCOIS GUILLOT/AFP via Getty Images)

MAJORITÉ - Il y aura bien un vote pour ou contre la Première ministre à l’Assemblée nationale. Et pourtant, Élisabeth Borne refuse toujours de se soumettre à un vote de confiance ce mercredi 6 juillet à l’issue de son discours de politique générale qu’elle prononcera à 15 heures. Mais l’opposition de gauche a décidé de lui imposer une motion de censure . Une “motion de défiance”, ont imagé les responsables des groupes de la NUPES ce mardi en annonçant le dépôt de ce texte qui ne peut pas être examiné avant 48 heures.

La Première ministre a-t-elle cependant des risques d’être mise en minorité et donc de devoir démissionner dans les prochains jours? En réalité, l’arithmétique joue en sa faveur car tout est fait dans la Constitution et les différents textes qui régissent la vie politique pour assurer la stabilité de l’exécutif.

Borne ne veut pas devoir compter sur le RN

Pour comprendre, intéressons-nous d’abord au vote de confiance et à la raison qui a poussé Élisabeth Borne à imiter Raymond Barre, Michel Rocard, Édith Cresson ou Pierre Beregovoy en n’organisant pas de vote. Pour remporter ce scrutin qui est un usage et non une obligation constitutionnelle, il faut obtenir la majorité des votes exprimés. Or avec seulement 250 députés, l’alliance Renaissance-Modem-Horizons n’a pas la majorité absolue. Et comme aucun autre groupe n’a accepté de faire une coalition, ce quota ne peut pas être plus élevé. Pire, la nomination de 21 députés à des postes ministériels (dont Elisabeth Borne à Matignon) fait que la majorité n’aurait pu compter que que sur environ 229 votes.

Insuffisant pour espérer l’emporter sans compter sur l’abstention de certains députés; non seulement ceux des Républicains mais aussi ceux du Rassemblement national. Un risque politique que la Première ministre a préféré ne pas prendre pour ne pas s’exposer aux critiques de collusion avec l’extrême droite.

Même s’il n’est pas inédit, ce choix de la cheffe du gouvernement est vu comme un “déni démocratique” par les oppositions de gauche. Les quatre groupes qui composent la NUPES -France insoumise, Parti socialiste, EELV, Parti communiste- ont donc décidé de déposer une motion de censure. “Cela mettra chacune et chacun face à ses responsabilités”, a expliqué Mathilde Panot, présidente du groupe LFI ce mardi 5 juillet devant la presse. Selon elle, cette motion de censure est “une question de principe” face à Élisabeth Borne qui “se voile les yeux”.

Le duel des oppositions fait les affaires de la majorité

Mais cette procédure classique dans l’histoire de la Ve République est impossible ou presque à remporter. Depuis 1958, seule une a fait chuter un gouvernement, celui de Georges Pompidou en 1962. Car pour qu’un Premier ministre soit “censuré”, il faut qu’une majorité absolue de députés vote cette motion. Or la NUPES ne compte que 151 députés (et encore certains élus comme la socialiste Valérie Rabault pourraient ne pas la voter) très loin des 289 qu’il faudrait obtenir.

Ce n’est qu’une alliance de toutes les oppositions, Les Républicains et le Rassemblement national, qui pourrait permettre d’atteindre le total. Or, ce ne sera pas le cas. Rappelons ici que la motion de censure est un texte politique qui détaille les raisons de la censure; raisons qui ne seraient pas les mêmes pour l’opposition de droite que pour celle de gauche.

“On ne se prêtera pas à ce jeu. Cela me paraît assez puéril comme et totalement inutile comme démarche”, a fait savoir le président du groupe LR Olivier Marleix sur LCI. Il dénonce la “stratégie de tension un peu théâtralisée” de la NUPES. L’extrême droite non plus n’ajoutera pas ses voix à celles de la gauche. “Nous, on n’est pas là pour tout bloquer, tout casser, on est là pour proposer des solutions”, estime le vice-président RN de l’Assemblée Sébastien Chenu.

Toujours aux prises avec sa stratégie d’institutionnalisation qui suit le processus de dédiabolisation, le parti de Marine Le Pen est en quête de respectabilité au Parlement . Depuis leurs élections, les 89 députés du groupe RN mettent en avant le caractère “constructif” de l’opposition qu’ils souhaitent incarner en miroir de l’opposition frontale de la NUPES. Pour le plus grand plaisir d’Élisabeth Borne et de la majorité qui pourrait au final sortir renforcée de cette séquence.

À voir également sur Le HuffPost: Pourquoi le gouvernement ferme la porte à un vote de confiance

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    Mélenchon propose “une grande marche contre la vie chère” en septembre

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 22:04 · 3 minutes

Jean-Luc Mélenchon, ici lors d'une conférence de presse à Paris, le 5 juillet 2022. Jean-Luc Mélenchon, ici lors d'une conférence de presse à Paris, le 5 juillet 2022.

POLITIQUE - Jean-Luc Mélenchon a estimé ce mardi 5 juillet que la crise née des élections législatives, et qui pourrait perdurer à travers un “blocage” au Parlement, “se dénouera par des élections” législatives, que la gauche unie peut à ses yeux remporter.

Pour préparer ces nouvelles élections législatives, le leader insoumis a proposé à ses partenaires de la NUPES de lancer “une grande initiative politique”, par exemple “une grande marche contre la vie chère” en septembre, lors d’une conférence au siège du Parti ouvrier indépendant (POI) à Paris.

Le chef de file des Insoumis a présenté un graphique selon lequel la Nouvelle union populaire écologique et sociale, qu’il a menée, “est passée très près de la victoire” aux législatives de juin.

Ce qui a validé à ses yeux sa stratégie: “Quand on vous a dit ‘on peut gagner, élisez-moi Premier ministre’, ça voulait dire que c’était tout à fait possible”.

Motion de censure contre le gouvernement d’Élisabeth Borne

Raillant les commentateurs politiques qui affirmaient qu’il ne croyait “pas lui-même” à la victoire, l’ancien candidat à la présidentielle a déclaré: “M. Mélenchon croit qu’on peut gagner les élections, croit que la crise doit se dénouer politiquement, et qu’elle se dénouera par des élections”.

“Si LR ne fait pas de majorité (avec le camp présidentiel) pour verrouiller le Parlement, il y aura une dissolution, et nous affronterons la situation avec un objectif simple et clair, le même que le jour où nous allons déposer une motion de censure: les virer tous autant qu’ils sont”.

La NUPES a annoncé ce mardi que les quatre groupes de députés qui la composent -LFI, PS, EELV, PCF- déposeraient mercredi une motion de censure contre le gouvernement d’Élisabeth Borne après son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale.

Le tribun insoumis estime que les syndicats et les associations ne sont pas pour l’heure en mesure d’organiser une “initiative politique fédératrice”, une “grande marche” qui donnerait “le la de la rentrée”.

“Si c’est la NUPES, le mur politique va cristalliser les capacités d’organisation populaire, et alors la politique prend le poste de commande, et la question du pouvoir sera posée”, a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

“Dans ce pays, la lutte des classes connaît un accélérateur vertigineux, qui s’appelle l’inflation”, a-t-il scandé. L’ancien chef de groupe au Palais Bourbon a prévenu que “les députés insoumis doivent être les premiers à courir devant”, en organisant durant l’été des “assemblées de circonscription” et des “caravanes” militantes dans les quartiers populaires.

Pendant ce temps, lui voyagera en Amérique latine, à partir du 12 juillet. Il se rendra au Mexique, au Honduras et en Colombie, des pays où la gauche de rupture est au pouvoir, et d’où il ramènera des “leçons”.

À voir également sur Le HuffPost : Mélenchon demande un vote de confiance pour Borne

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    Fermer les urgences la nuit? La mise au point de François Braun pour "arrêter les délires"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 21:21 · 2 minutes

Le ministre de la Santé François Braun, ici à Paris, le 4 juillet 2022. Le ministre de la Santé François Braun, ici à Paris, le 4 juillet 2022.

URGENCES - Les urgences vont-elles fermer la nuit? Il n’en est pas question, a recadré ce mardi 5 juillet le nouveau ministre de la Santé François Braun .

Cette idée avait été mise au jour le 30 juin, quand, dans le rapport de la “mission flash” sur les soins non programmés remis à Élisabeth Borne , figurait la recommandation de limiter par endroits l’accès aux seules “urgence vitales”, en particulier la nuit, cette “suspension d’activité partielle” devant permettre de “mutualiser les moyens de plusieurs services sur un seul site”.

“Il explique qu’on peut fermer les urgences la nuit. Monsieur Braun ne représente pas les urgentistes”, avait embrayé sur franceinfo Christophe Prudhomme, urgentiste et porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

Le député LFI Adrien Quatennens avait lui aussi dénoncé sur Twitter cette recommandation.

“Réorienter vers de la médecine générale”

“Je tiens à arrêter les délires autour de la fermeture des services d’urgence la nuit: il n’y a jamais eu et il n’y a pas dans les recommandations (de la mission flash) la fermeture des services d’urgence la nuit”, a mis au point François Braun lors d’une audition par la commission des lois de l’Assemblée nationale ce mardi.

“Il y a le fait de faire un principe d’évaluation de l’état clinique de la personne, soit par la régulation médicale, soit à l’entrée du service des urgences, et de réorienter les personnes qui pourraient mieux être prises en charge par notre système de santé”, a précisé le ministre ( à écouter dans la vidéo ci-dessous ).

“Je sais qu’une version de travail du document a été diffusée très largement . Je vous invite à revenir sur le document officiel de ces recommandations, et vous verrez qu’il est clairement précisé que l’on n’incite pas à la fermeture des services d’urgences”, a ajouté François Braun.

“Il est impensable que nos concitoyens arrivent devant une porte de service d’urgence et qu’elle reste close. Il est évident qu’ils auront une réponse, mais qui ne sera pas toujours de rester dans le service d’urgence, qui pourra d’être réorienté vers de la médecine générale”, a-t-il conclu.

À voir également sur Le HuffPost : Limiter l’accès aux urgences? À Cherbourg, c’est déjà fait

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    L’écologie recule, la jeunesse avec l’armée: ces détails (importants) du remaniement

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 17:35 · 5 minutes

L’écologie recule, la jeunesse avec l’armée: Ces détails (importants) du remaniement L’écologie recule, la jeunesse avec l’armée: Ces détails (importants) du remaniement

POLITIQUE - Ce sont peut-être des détails pour vous, mais pour certains ils veulent dire beaucoup. Emmanuel Macron et Elisabeth Borne ont dévoilé, ce lundi 4 juillet, la nouvelle équipe de ministres qui va les entourer pour ce début de mandat.

Un remaniement sans grande surprise , entre la confirmation du carré de tête du chef de l’État depuis cinq ans, le retour de plusieurs anciens, ou encore la nomination de quelques personnalités issues de la société civile. Il n’empêche, au-delà de ce “jeu des chaises musicales”, comme aime à fustiger l’opposition , le nouveau gouvernement est marqué par plusieurs évolutions d’ordre technique aux conséquences symboliques ou concrètes.

On peut par exemple citer les Outre-mer, qui passent sous la coupe du ministère de l’Intérieur après une décennie “d’autonomie” impulsée par François Hollande en 2012. Un “signal très particulier” selon les élus locaux, vu comme la marque d’une forme de “mépris” ou de “régression”. Et ils ne sont pas les seuls à se plaindre de ces nouveaux contours.

L’écologie recule (dans le protocole)

Outre le chassé-croisé des ministres ou le découpage de leurs missions, il est également intéressant de se pencher sur l’ordre protocolaire au sein du gouvernement. Le résultat, souvent, de tractations ou de luttes d’influence jusqu’à la dernière minute et le reflet des priorités affichées par l’exécutif.

Sous Jean-Castex par exemple, Barbara Pompili était censée être la numéro 3 du gouvernement. Pour cette nouvelle mouture, Bruno Le Maire garde sa position de “dauphin”, quand Gérald Darmanin occupe toujours la place du numéro 3, comme c’est le cas depuis l’arrivée d’Elisabeth Borne à Matignon. Le principal enseignement, cette fois-ci, est la dégringolade du ministre de la Transition écologique.

Quand Amélie de Montchalin occupait le poste, avant sa défaite aux élections législatives , elle était au cinquième rang protocolaire. Après le remaniement, son successeur Christophe Béchu -pas forcément connu pour sa fibre écologique- tombe à la dixième position. Sa collègue Bérengère Couillard, nommée secrétaire d’État à l’Écologie figure quant à elle au 41e rang... sur 42.

De quoi illustrer le manquer d’ambition du gouvernement en la matière? Olivier Véran s’en défend, à l’heure où certains écologistes s’emparent du sujet. “Christophe Béchu est doté de cinq ministres délégués et secrétaires d’Etat”, a ainsi fait valoir le porte-parole du gouvernement ce mardi sur RTL, parlant d’une “force de frappe inégalée”. Pour lui, l’ordre protocolaire n’est que du “décorum”. Pas sûr, toutefois, que Bruno Le Maire, solidement installé dans la roue d’Élisabeth Borne, soit de cet avis.

Le lycée professionnel avec le Travail

Dans ce même esprit, plusieurs acteurs de l’éducation s’interrogent -voire s’indignent- du choix de placer deux ministères liés à la jeunesse sous une double tutelle. Pour la première fois, la ministre déléguée à l’Enseignement et à la Formation professionnelle, Carole Grandjean, va travailler sous l’autorité du ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye... mais également sous celle de son collègue chargé du Travail, Olivier Dussopt.

“On craint que l’objectif soit de privilégier l’employabilité immédiate au détriment des formations équilibrées”, a par exemple réagi Sigrid Girardin, du syndicat enseignant Snuep-FSU auprès de l’AFP, inquiète à l’idée “que les lycées professionnels ne relèvent plus uniquement de l’Éducation nationale”. Pour son syndicat, le gouvernement “franchit une ligne rouge en créant cette double tutelle”.

Rien d’inquiétant, au contraire, estime Pap Ndiaye ce mardi lors d’un déplacement dans le Val-de-Marne. Pour l’historien de formation, “il est évident que les ministères de l’Education et du Travail sont en lien sur le sujet des voies professionnelles”. Il faut ainsi, toujours selon les mots du ministre de l’Éducation, considérer “les doubles tutelles comme une manière de travailler en transversalité entre ministères”.

Difficile, malgré tout, de ne pas voir la patte du chef de l’Etat derrière tout cela, lui qui souhaite réformer le lycée professionnel sur le modèle de ce qu’on a fait pour l’apprentissage ​, comme il l’expliquait pendant sa campagne, pour pallier une situation où trop de jeunes sortent avec un diplôme mais pas d’emploi.

La jeunesse avec l’Armée

Enfin, un autre secrétariat d’Etat est concerné par une double tutelle: la Jeunesse. Nommée lundi, Sarah El Haïry reprend ses fonctions mais passe sous l’autorité du ministère des Armées, en plus de celui de l’Education nationale. C’est là aussi une nouveauté qui s’explique, en grande partie, par le fait que le service national universel (SNU) fait désormais partie de l’intitulé même de son portefeuille.

Qu’importe, pour le syndicat Sud éducation , qui dénonce une “vision autoritaire et rétrograde de la jeunesse”. “Cela montre que le SNU est bien une entreprise de militarisation de la jeunesse, et non un encouragement à l’exercice de la citoyenneté comme le présentent ses promoteurs·trices”, écrivent ces enseignants, pour qui “cette volonté de mise au pas de la jeunesse, en miroir avec le rattachement de l’Enseignement professionnel au ministère du Travail, de Pôle emploi et de l’insertion, est inacceptable.”

Des critiques reprisent dans la sphère politique, à gauche. “Tout est dit de la vision des jeunes qu’a ce pouvoir”, a réagi le député de la NUPES Benjamin Lucas dans un tweet particulièrement relayé sur les réseaux sociaux.

Pour Pap Ndiaye, il s’agit simplement de “travailler de manière plus efficace”, puisque “le Service national universel concerne l’Éducation nationale et la jeunesse”. D’ailleurs, et c’est sans doute une autre leçon de ce remaniement, le ministre de l’Éducation est celui qui perd le plus d’influence. Son prédécesseur, Jean-Michel Blanquer, avait fini par récupérer sous sa coupe les Sports, en plus de la Jeunesse et de l’Education prioritaire. Ce que son successeur a perdu pour tout ou partie.

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    Les Outre-mer sous la tutelle du ministère de l'Intérieur, qu'est-ce que ça change?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 16:15 · 1 minute

POLITIQUE - Après dix ans de ministère de plein exercice, les Outre-mer sont de nouveau placés sous la tutelle du ministère de l’Intérieur dans le nouveau gouvernement d’ Élisabeth Borne dévoilé lundi 4 juillet. Ce qui provoque la colère des élus ultramarins .

Après l’éphémère passage de Yaël Braun-Pivet - désormais au “perchoir” - le portefeuille des Outre-mer a été confié à Jean-François Carenco. Ancien préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon (1996-1997) et de la Guadeloupe (1999-2002), l’ex-haut fonctionnaire est désormais ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.

La personne de Jean-François Carenco a reçu un accueil favorable. En revanche, son positionnement, sous l’égide de Gérald Darmanin, est vécu comme une “régression pour les Outre-mer”, selon le tweet de Victorin Lurel. Ministre des Outre-mer sous François Hollande (2012-2014), le Guadeloupéen analyse ce changement protocolaire comme une “punition électorale”, après une présidentielle où les Ultramarins ont majoritairement voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour puis Marine Le Pen au second.

Comment expliquer ce changement de statut pour le ministère de la rue Oudinot? Et surtout, qu’est-ce que cela implique vraiment? Ministère sous tutelle, secrétariat d’État ou ministère de plein exercice, Le HuffPost fait le point dans la vidéo en tête d’article .

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