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    À Noël, cette année, je vais aider comme on a pu m'aider dans le passé - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 16 December - 09:30 · 3 minutes

Quand t’es <a href=mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-caption="Quand t’es mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-rich-caption="Quand t’es mère célibataire, tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti." data-credit="Mariza Buron-Ruiz" data-credit-link-back="" />

SOLIDARITE - Y a eu ces fois où le caddie n’était pas rempli. J’ai vu ma fille se rouler par terre parce que je pouvais pas dire oui. Y a eu les paquets de couches piqués à Leclerc. 3 ans plus tôt, welcome in galère .

Y a eu les vêtements que je pouvais pas acheter. Les fringues qu’on m’a données, faire un sourire gêné. J’ai connu les paiements refusés, le mytho à la caisse et partir la tête baissée. Y a eu des coups dans ma fierté.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

La double peine de la mère célibataire

Quand t’es mère, c’est le genre de merde que tu dois épargner à tes gosses, mais quand l’épargne à fondu, ils sont là et t’as vidé tes poches.

Quand t’es mère célibataire , tu te tapes la double peine, tu te retrouves seule, tes gosses, ton compte bancaire. Tu peux pas aller bosser, les frais de garde t’assassinent. Tu te contentes de jongler entre les recettes de pâtes dans ta cuisine. Tu avances sous un ciel gris qui devient noir une fois le loyer parti. Tu divises ton budget en cent, en mille, il n’y a jamais assez.

La vie s’est montré clémente, je peux le dire on s’en est sorti, les rencontres et l’amour ont été une chance aussi.

Cette année, on va donner parce que c'est un juste retour des choses.

Demander de l’aide n’est pas une honte

Noël arrive, mais je sais d’o ù on vient. Je sais aussi que la mode de la seconde main n’arrange rien. Je sais que quand t’es vraiment pauvre , l’occase se retrouve inaccessible. Cette année, on va donner parce que c’est un juste retour des choses.

Les jouets en bon état inutilisés ne feront pas la joie de mon banquier. Y aura surement une mère qui va me faire un sourire gêné, le même rictus pincé que j’ai pu arborer. Y aura un sapin qui ne sera pas vide. Des enfants avec un sourire et une mère soulagée. Demander de l’aide n’est pas un honte en recevoir non plus. Il y a une histoire derrière chaque galère, une souffrance derrière la misère.

Noël c’est les cadeaux, c’est aussi aider, c’est aussi aimer, c’est aussi réaliser la chance qu’on a au sein de nos foyers. Si vous tendez la main, on ne va pas vous l’arracher.

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Ce témoignage, initialement publié sur le compte Instagram Callmequeenjosie , a été reproduit sur Le HuffPost avec l’accord de son auteure.

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À voir également sur Le HuffPost: Pour Noël, des boîtes cadeaux sont conçues en confinement pour les plus démunis

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    Ce qu'il faut savoir sur le "Contrat Engagement Jeune" pour en bénéficier

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 2 November - 13:05 · 4 minutes

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JEUNES - C’est un nouveau geste pour “la génération confinement”, affirme le président de la République. Ce mardi 2 novembre, Emmanuel Macron a annoncé le déploiement en mars 2022 du “Contrat d’Engagement Jeune” promis il y a plusieurs mois. Un dispositif qui concernera finalement moins de personnes qu’espéré.

L’objectif du gouvernement est clair: faire baisser le taux de chômage national en réduisant celui des jeunes, “ceux qui sont aujourd’hui trop éloignés de l’activité pour trouver ou retrouver un emploi par leurs seuls moyens.” En visite dans le Val-de-Marne pour détailler le dispositif, Jean Castex a déploré “qu’un jeune sur cinq” soit au chômage, avec parmi eux “1 million” de jeunes dits “NEET ”, c’est-à-dire sans emploi, études ou ni formation.

C’est très précisément à une partie de ces jeunes que s’adresse le “Contrat Engagement Jeune”. Le dispositif à vocation à “remplacer, intégrer, harmoniser et renforcer” ceux déjà existants comme le programme “1 jeune/1 solution”. Le HuffPost fait le point sur ce qu’il faut savoir pour en bénéficier.

Qui pourra en bénéficier?

Le “Contrat Engagement Jeune” doit venir en aide en priorité aux 18-25 ans qui se retrouvent “durablement” sans emploi, formation ou études, selon le Premier ministre: des “diplômés” qui peinent à trouver un premier emploi, ceux au “parcours de vie heurté”, ceux qui ont “décroché du système scolaire” et se retrouvent “sans formation ou connaissance des démarches à mener” pour retourner dans la vie professionnelle. Cela représente environ 500.000 personnes.

Sont concrètement concernés: les jeunes déjà suivis par les missions locales et par Pôle Emploi. Les autres doivent se rapprocher de ces structures où ils passeront un entretien pour savoir s’ils peuvent intégrer le dispositif. Les jeunes de 16 à 18 ans peuvent aussi en bénéficier, après décision des accompagnants locaux.

Le gouvernement vise l’accompagnement “d’au moins 400.000” jeunes en 2022 (500.000 par an à terme), un “objectif très ambitieux, mais qui est à notre portée, grâce à l’investissement que nous consentons et grâce à la mobilisation et à l’engagement des entreprises, des collectivités, des associations”.

Le contrat engagement jeune rentrera en vigueur “progressivement, d’abord à titre de préfiguration à compter de janvier” 2022, avant un déploiement complet en mars.

À quoi les bénéficiaires auront-ils droit?

Le “Contrat Engagement Jeune” proposera des préparations pour entrer en formation ou en apprentissage, des formations qualifiantes, des mises en situation professionnelle ou encore des alternances sur 15 à 20 heures par semaine.

En contrepartie, ils recevront une allocation allant jusqu’à 500 euros par mois - non imposable, mais dont le montant peut varier selon les critères suivants:

  • Les jeunes détachés fiscalement ou rattachés à un foyer non imposable pourront bénéficier de l’allocation de 500 euros

  • Les jeunes rattachés à un foyer fiscal imposable auront une allocation de 300 euros maximum

  • L’allocation peut-être diminuée, voire totalement supprimée, si le bénéficiaire dispose d’autres revenus “afin de limiter à 500 euros
    par mois le cumul des revenus.

Cette allocation sera versée sur la durée du parcours engagé, de 12 mois maximum. Elle pourra cependant être renouvelée pour 6 mois, dans ”dans des cas très particuliers”, a précisé le Premier ministre. “Certains jeunes sans ressource ne peuvent pas suivre un accompagnement exigeant intensif tout en subvenant par ailleurs à leurs besoins”, a-t-il expliqué.

Attention cependant. Pour bénéficier de l’allocation, des conditions strictes ont été fixées, selon “une logique de droits et de devoir.” “Le non-respect des engagements prévus par le Contrat Jeune Engagement ou encore le refus injustifié de prendre un emploi ou de suivre une formation qualifiante entraineront la rupture du contrat et de l’allocation”, a mis en garde le Premier ministre.

Comment ça doit fonctionner (en théorie)?

Le “Contrat Engagement Jeune proposera un accompagnement intensif et personnalisé” vante Matignon. Sur le papier, le gouvernement vend un dispositif renforcé, mais simplifié grâce auquel “chaque jeune, s’il s’adresse à la mission locale ou à Pôle Emploi, se verra proposer les mêmes choses.”

Concrètement, chaque personne sera suivie par un “référent unique” avec des rencontres “au moins une fois tous les 15 jours, et si possible une fois par semaine ”.

Le gouvernement mise également fortement sur le déploiement d’une application commune à tous les acteurs concernés, missions locales, Pôle Emploi et les jeunes suivis.

À voir également sur Le HuffPost: Bruno Le Maire vise le “plein emploi” d’ici à deux ans

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    Macron annonce une allocation pour les 16-25 ans les plus précaires en échange d'une formation

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 2 November - 07:45 · 2 minutes

Emmanuel Macron à l

JEUNES - Emmanuel Macron a annoncé ce mardi 2 novembre le lancement au 1er mars 2022 d’un “Contrat Engagement Jeune”, proposant aux moins de 26 ans sans formation ni emploi depuis plusieurs mois une allocation allant jusqu’à 500 euros par mois en échange de 15 à 20 heures par semaine de formation ou d’accompagnement .

S’inspirant de la Garantie jeunes, un parcours intensif d’accompagnement au succès reconnu, ce projet avait été annoncé le 12 juillet par Emmanuel Macron pour aider au retour à l’emploi de jeunes “sans ressources et sans perspectives” et “pour mettre fin à ce gâchis”, a précisé le chef de l’Etat sur Facebook .

Cette allocation sera versée “sous condition de revenus, d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité faites”, souligne-t-il.

Pour éviter toute confusion avec un RSA jeunes dont il ne veut pas, l’exécutif a choisi le terme de “contrat d’engagement” plutôt que celui de “revenu d’engagement” utilisé le 12 juillet.

Cette mesure, en gestation depuis des mois, faisait l’objet d’une bataille entre d’une part le ministère du Travail, qui militait pour l’extension la plus large possible, et Bercy qui cherchait à en limiter le coût.

Le dispositif devrait concerner environ 500.000 jeunes de 16 à 25 ans par an, depuis un certain temps ni en emploi, ni en formation, ni en étude, au lieu du million voire plus envisagé cet été, lorsqu’était évoquée la possibilité d’y inclure aussi des travailleurs précaires et la totalité des jeunes sans emploi ni formation.

“Au plus haut de la pandémie, nous avons lancé la plateforme 1 jeune 1 solution et vous êtes 3 millions à avoir trouvé une formation, un stage ou un emploi”, écrit le chef de l’Etat en s’adressant directement aux jeunes, rappelant qu’un nombre record de 525.000 contrats d’apprentissage ont été signés en 2020.

“Grâce à toutes ces actions, le chômage des jeunes est plus faible aujourd’hui qu’avant la crise. Il n’a d’ailleurs jamais été aussi faible depuis 2008”.

“Il demeure toutefois trop élevé et je ne me résous pas à ce que plusieurs centaines de milliers d’entre vous soient depuis trop longtemps sans emploi, souvent sans ressources. Sans perspectives”, conclut-il, estimant que “la génération confinement peut être celle d’un nouvel élan”.

À voir également sur Le HuffPost: Bruno Le Maire vise le “plein emploi” d’ici à deux ans

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    Concours Lépine 2021: Piscine roulante, poignée de coude...les inventions les plus utiles

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 October - 14:27 · 1 minute

INNOVATION - Les inventeurs ont rendez-vous à la célèbre Foire d’Automne. Porte de Versailles à Paris, le rendez-vous annuel abrite entre autres les participants au concours Lépine , ce rendez-vous des objets innovants de tous poils. Plus de 300 nouveautés s’étalent cette année dans les allées jusqu’au 1er novembre: Le HuffPost a fait le tri, en sélectionnant pour vous trois inventions qui pourraient bien changer le quotidien.

Comme vous pouvez le découvrir dans la vidéo en tête de cet article , le Covid s’est invité dans l’imagination des inventeurs. Avec la “coudée de porte”, Fabrice Sautereau s’est attaqué au problème de la contamination sur les poignées: une création toute simple mais qui brille par son utilité en tant de pandémie.

Moins soumise à l’air du temps, mais très aboutie, la création de Gaëlle Le Noan s’attaque à la précarité menstruelle . Avec des distributeurs gratuits, facilement rechargeables de protection hygiénique, en partenariat avec des fabricants de tampons et serviettes, la Française a déjà trouvé de nombreux partenariats auprès des institutions publiques, notamment les lycées.

Mais la précarité, c’est aussi l’absence de vacances au bord de la mer, voire de départ en vacances tout court pour 11 millions de Français chaque année. Avec son bassin de natation mobile, Olivier Tauty veut apprendre à nager à ceux qui ne connaissent ni la mer ni la piscine: un moyen ingénieux de toucher les personnes habitant à l’écart des villes. Que le meilleur gagne!

À voir également sur Le HuffPost: Invention géniale ou fléau? Un “troisième œil” pour marcher et regarder son smartphone dans la rue

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    Par pitié, arrêtez de me dire: "Personne ne t’a forcée à avoir des enfants…" - BLOG

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 23 October - 01:38 · 6 minutes

Quand on me rétorque: “Personne ne t’a forcée”, je me sens incomprise et en colère. Comme si personne, hormis mes propres parents, ne remarquait à quel point il devient objectivement plus difficile d’élever des enfants aux États-Unis.

PARENTALITÉ - En première année de fac, j’ai suivi un cours qui tentait de démontrer le caractère implacable de la pauvreté aux États-Unis. On y étudiait les cas de différents individus en butte, chacun présentant un ensemble de facteurs rendant plus ou moins facile le fait d’être pauvre aux États-Unis.

Ce qui m’a le plus marquée dans la discussion ce jour-là, c’est le nombre d’étudiants dont la réaction, face à ces parents démunis, a été de dire: “Oui, bon, personne ne les a forcés à avoir des enfants.”

“Personne ne les a forcés.”

Ils disaient ça comme si le fait d’être parent était un luxe, un choix mûrement réfléchi, ce qui n’est pas toujours vrai.

Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a dit la même chose.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide !

“Oui, mais c’est le choix que tu as fait!”

Il m’est arrivé un jour de raconter à une amie à quel point la maternité était épuisante. À l’époque, enceinte de mon fils, j’essayais de m’en sortir avec ma fille de deux ans. Je disais à cette amie qu’entre les efforts physiques qu’exigeait ma grossesse, le manque de sommeil dû aux réveils très matinaux de ma fille, et le fait de devoir concilier ma vie professionnelle et l’éducation de mon enfant, j’étais exténuée.

“Oui, mais c’est le choix que tu as fait!” m’a-t-elle répondu.

J’avoue qu’au début, j’ai été choquée par le manque de soutien et l’envie évidente de ne pas m’écouter. En fait, j’entends souvent ça quand j’évoque la difficulté d’être parent.

Non seulement quand je parle de ma fatigue, mais aussi du coût que représente la garde des enfants, des décisions compliquées que mon mari et moi devons prendre sur le plan personnel et professionnel pour être présents dans la vie de nos enfants.

Quand, dans ces moments-là, on me rétorque: “Personne ne t’a forcée”, je me sens incomprise et en colère. Comme si personne, hormis mes propres parents, ne remarquait à quel point il devient objectivement plus difficile d’élever des enfants aux États-Unis.

Colère et incompréhension

Comme pour tout le reste, la Covid-19 n’a rien arrangé. Faire porter le chapeau aux parents en toute circonstance, c’est ignorer les défis systémiques auxquels ils sont confrontés, et entretenir l’idée fausse selon laquelle avoir des enfants et aider les parents à les élever n’est d’aucune utilité pour la société.

Ne pas soutenir les parents, c’est empêcher ces derniers et leurs enfants de s’épanouir. C’est aussi sous-estimer la valeur de la vie en tant que telle, et dans ce qu’elle apporte à la société.

Qui a la capacité de gagner de grosses sommes d’argent dont une partie sera ensuite versée à des œuvres caritatives, investie dans la recherche et le développement, réinjectée dans l’économie? L’humanité. Qui est à l’origine de chacune des inventions qui nous facilitent la vie, des smart phones aux avions en passant par les voitures? L’humanité. À qui doit-on tous les soins et traitements médicaux actuels qui nous permettent de rester en vie? À l’humanité. Vous voyez où je veux en venir.

Mais pour accomplir tout ceci et prendre part à la société, il faut que chacun dispose d’une bonne éducation et d’opportunités intéressantes. Malheureusement, aux États-Unis, l’accès à ces ressources est réservé aux riches.

Et cela ne semble poser aucun problème à notre société actuelle. C’est tellement vrai qu’une étude a révélé que “pour réussir aux États-Unis, il vaut mieux être né riche qu’intelligent”.

Elle montre que les enfants moins doués issus de milieux favorisés s’en sortent mieux que des enfants plus doués venant de milieux défavorisés. En ne permettant qu’aux enfants fortunés de s’épanouir, nous commettons une terrible injustice et nous nous privons du potentiel des enfants qui ne sont pas issus d’une famille aisée.

On estime à 16% ( en anglais, NDLR ) le nombre de petits Américains qui grandissent dans des familles pauvres. Cela représente près de 12 millions d’êtres humains, dont le potentiel risque de ne jamais être reconnu, par manque de ressources. Ce chiffre ne prend même pas en compte les familles de la classe moyenne qui travaillent et ont du mal à faire garder leurs enfants.

Je trouve ça très américain, de devoir être riche pour avoir accès à des crèches abordables et une éducation de qualité. Cela s’explique par des coûts de garde élevés, des aides gouvernementales inexistantes dans ce domaine, et des écoles publiques si médiocres que les établissements privés représentent un véritable atout, voire une nécessité, pour la réussite des enfants. Aux États-Unis, les écoles sont “chères, inégales et mauvaises en maths”. Et nos politiques en matière de garde d’enfants et de congé parental sont à la traîne par rapport à la plupart des autres pays.

Quand on me dit: “Personne ne t’a forcée”, ça me rend folle que les gens ne comprennent pas que ce que les attentes que la société place en moi sont démesurées. Sans parler des parents pauvres, à qui l’on demande l’impossible.

Ces parents pauvres à qui l’on demande l’impossible

La plupart du temps, nous devons nous débrouiller sans congé parental et avec des frais de garde excessifs. La solution n’est pas de proposer des crèches à moindre coût, mais de les subventionner afin de garantir des revenus décents à ceux qui y travaillent.

Quant aux moyens de bénéficier d’une éducation décente, il n’y en a que deux. On peut envoyer ses enfants dans une école privée, pour la modique somme de 12.350 dollars par an (voire beaucoup plus dans les grandes villes). Ou bien louer ou acheter une maison dans un quartier avec une bonne école publique, mais où les prix sont tellement élevés qu’ils excluent de nombreuses familles des classes moyennes ou défavorisées.

Bien sûr, choisir d’avoir des enfants a un coût. En tant que parents, nous serons toujours prêts aux plus grands sacrifices. Mais quand même les classes moyennes et moyennes supérieures ont du mal à faire garder leurs enfants, leur offrir une bonne éducation, se loger dans des conditions propices à la stabilité et l’équité, c’est le signe que la société a échoué à valoriser et soutenir ces parents.

C’est vrai. Comme beaucoup d’autres parents, personne ne m’a forcée. Mais les États-Unis nous demandent plus que la plupart d’autres pays développés. Une étude récente de l’UNICEF classe les États-Unis au dernier rang –oui, au dernier rang– de 41 pays en matière de politique familiale.

La solution consisterait évidemment à améliorer cette politique. Mais on pourrait déjà cesser de considérer le fait d’avoir des enfants comme un luxe qui n’engage que les parents, et plutôt comme un atout pour la société dans lequel il serait bon d’investir.

Ce blog, publié sur le HuffPost américain , a été traduit par Catherine Biros pour Fast ForWord .

À voir également sur Le HuffPost: Une députée anglaise amène son bébé au Parlement pour demander un meilleur congé maternité

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    Manifestation à Paris contre la fin de la trêve hivernale

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 30 May, 2021 - 16:42 · 2 minutes

LOGEMENT - La trêve hivernale devait initialement prendre fin au 1er avril. Prolongée de deux mois, en raison de la crise sanitaire, elle s’achèvera bien le 1er juin, soit mardi prochain. À Paris , des centaines de personnes ont manifesté ce dimanche 30 mai pour protester contre la reprise des expulsions locatives, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article .

Une quarantaine d’associations et d’organisations syndicales ont appelé à manifester contre la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives pour lesquelles elles continuent de réclamer un moratoire, exclu par l’exécutif. Le 1er juin, jour de reprise des expulsions, ce “sont 30.000 ménages qui sont menacés”, soit “deux fois plus” qu’avant l’épidémie de coronavirus, s’alarme le porte-parole du DAL Jean-Baptiste Eyraud.

L’épidémie de Covid, facteur précarisant

“Des millions de personnes ont été touchées par l’arrêt de l’activité de nombreux secteurs économiques et ont épuisé leurs économies afin de payer leur loyer”, ajoute-t-il, relevant “une paupérisation des locataires, une hausse des loyers et une baisse des revenus”. Pour Véronique Martin, secrétaire confédérale CGT , “il faut a minima une annonce des moratoires sur les expulsions locatives et un apurement des dettes de loyer. Mais également un véritable plan Marshall du logement social sur notre territoire”.

Parmi les revendications des organisateurs du rassemblement, figurent également une baisse des loyers, une revalorisation de l’aide personnalisée au logement (APL), une “application réelle de la loi réquisition” ou encore “plus de logements HLM”.  Conquête de l’Abbé Pierre après l’hiver 1954, la trêve hivernale suspend habituellement les expulsions locatives entre le 1er novembre et le 31 mars, offrant chaque année un répit à des milliers de foyers modestes en France.

Une reprise progressive des expulsions

En raison de la crise sanitaire et économique liée à l’épidémie de coronavirus, le gouvernement avait annoncé en février qu’elle serait cette année prolongée de deux mois, jusqu’au 31 mai.

La ministre du Logement Emmanuelle Wargon a toutefois prévenu qu’il ne pouvait y avoir “d’année blanche” en termes d’expulsions “pour ne pas léser les propriétaires, notamment les petits propriétaires qui comptent souvent sur la perception de leur loyer pour vivre”. Mais “nous allons (...) proposer un relogement ou un hébergement à chaque personne concernée et indemniser les propriétaires quand nous n’expulsons pas tout de suite”, a-t-elle promis vendredi.
Selon un rapport parlementaire publié en février dernier, 3500 personnes ont été expulsées de leur logement en 2020, un chiffre en baisse de 79% par rapport à 2019 en raison de la prolongation de la trêve hivernale

À voir également sur Le Huffpost: Les cris de joie des femmes de chambre de l’hôtel Ibis-Batignolles après leur victoire

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    Avec "Devoirs faits", les étudiants rémunérés pour de l’aide aux devoirs dans les collèges

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 10 May, 2021 - 16:01 · 2 minutes

Entré en vigueur le 6 novembre 2017, le dispositif “Devoirs faits” est désormais élargi aux étudiants

ÉDUCATION - L’objectif est double. Lutter contre le décrochage scolaire des collégiens et rescaper les étudiants en détresse financière . Entré en vigueur le 6 novembre 2017, le dispositif “Devoirs faits” permet aux collégiens de bénéficier d’une aide aux devoirs gratuite, personnalisée et adaptée.

Jusqu’à présent, seuls les professeurs volontaires et les assistants d’éducation pouvaient dispenser des heures d’aide aux devoirs dans les collèges. Mais depuis ce lundi 10 mai, les étudiants sont également concernés par la mesure. “Nous avons décidé d’ouvrir le dispositif aux étudiants”, a annoncé Nathalie Élimas, secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire au journal Le Parisien . Et d’ajouter: “il ne s’agit pas de favoriser qui que ce soit, mais de faire appel à des jeunes connus pour leur engagement, afin de faire réussir le projet.”

15,99 euros brut de l’heure

“Ces 25.000 étudiants ne sont pas choisis au hasard. Ils ont déjà de l’expérience dans le mentorat au sein d’associations comme ‘Cordées de la réussite’ par exemple”, explique Alexis Torchet, secrétaire national Sgen-CFDT en charge de la politique éducative. Les étudiants sélectionnés seront payés 15,99 euros brut soit environ 12 euros nets par heure.

25.000 d’étudiants tuteurs, cela équivaut à moins d’1% de la population étudiante. Mais pour la secrétaire d’État à l’Éducation prioritaire: “c’est une belle jauge. Il s’agit d’une première mouture qui, si elle réussit, peut être élargie et pérennisée.”

“Sur le fond c’est intéressant, mais on peut y émettre quelques réserves. Il s’agit d’une décision largement improvisée. À ce stade, aucune circulaire n’a été portée à la connaissance de chefs d’établissements. Le dispositif intervient très tardivement, et dans un contexte où les collèges doivent gérer la campagne d’autotests et l’enseignement à distance”, commente Alexis Torchet.

1883 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée prochaine, les classes sont bondées, les connaissances sont fragilisées… Cette mesure est surprenante en ce qu’elle ne répond pas aux enjeux de la période”, indique Sophie Venetitay, professeure d’économie et porte-parole du Snes-FSU.

Le programme “Devoirs faits” était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron en 2017. L’objectif sous-jacent étant de réduire les inégalités d’accès à l’éducation entre les familles. Le dispositif prévoit une heure par jour d’accompagnement, soit quatre heures d’aide aux devoirs par semaine aux élèves des 7100 établissements concernés.

“Encore une fois, on nous apprend les nouvelles dans la presse”

“Nous sommes favorables à la salarisation des étudiants, et à l’entraide que permet une telle mesure. Néanmoins, il devrait y avoir des formations au préalable. C’est un pas de plus contre la précarité étudiante, mais il reste encore beaucoup à faire”, estime quant à elle Maryam Pougetoux, vice-présidente de l’UNEF.

“La semaine dernière, des collègues m’annonçaient que le dispositif ‘Devoirs faits’ allait être supprimé par manque de financement. Et aujourd’hui, on nous apprend que le dispositif est élargi aux étudiants. Encore une fois, on nous apprend les nouvelles dans la presse”, conclut Sophie Venetitay.

À voir également sur Le HuffPost: Avec le Covid-19, la triste routine des files d’étudiants attendant l’aide alimentaire