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    Commando Erignac: Alain Ferrandi voit sa demande de semi-liberté rejetée en appel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · 08:40 · 1 minute

Une photographie prise le 14 mars 2022 à Bastia d'un graffiti à l'éfigie des trois hommes impliqués dans le commando du préfet Erignac, Yvan Colonna (à gauche), Alain Ferrandi (au centre) et Pierre Alessandri (à droite). Une photographie prise le 14 mars 2022 à Bastia d'un graffiti à l'éfigie des trois hommes impliqués dans le commando du préfet Erignac, Yvan Colonna (à gauche), Alain Ferrandi (au centre) et Pierre Alessandri (à droite).

JUSTICE - La cour d’appel de Paris a annoncé ce mardi 24 mai avoir “rejeté la demande d’aménagement de peine formulée par Alain Ferrandi ”, condamné à la perpétuité en 2003 pour sa participation à l’assassinat du préfet Erignac.

Sa demande, qui portait sur une période de semi-liberté à la prison de Borgo (Haute-Corse) , suivie par une libération conditionnelle, avait été acceptée en première instance, le 24 février, mais le parquet national antiterroriste (Pnat) avait fait appel. Une première demande lui avait été refusée en 2019, un rejet confirmé en appel en janvier 2020.

“Le dossier qu’on présente répond à toutes les exigences de la loi en matière de réinsertion. Emploi, hébergement si des permissions de sortie sont accordées, indemnisation des parties civiles: toutes les cases sont remplies”, avait estimé son avocate Françoise Davideau avant la décision.

La semi-liberté d’Alessandri accordée, mais suspendu

Lors de l’audience devant la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris, le 21 avril, le procureur général avait requis un rejet de la demande d’aménagement de peine.

Interpellé en mai 1999, Alain Ferrandi avait été condamné en juillet 2003 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans. Il peut prétendre à une libération conditionnelle depuis mai 2017.

Le 12 mai, la semi-liberté avait été accordée à Pierre Alessandri , autre membre du commando condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac le 6 février 1998. Mais cette décision a là aussi été frappée d’un appel suspensif du Pnat.

À voir également sur Le HuffPost: Corse: Les funérailles d’Yvan Colonna à Cargèse devant une foule nombreuse et compacte

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    Jacques Bouthier, PDG d'Assu 2000, incarcéré pour viols sur mineure et traite d'êtres humains

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Yesterday - 18:39 · 3 minutes

Le palais de justice de Paris (photo d'illustration) Le palais de justice de Paris (photo d'illustration)

JUSTICE - Le PDG d’un groupe d’assurances a été mis en examen et incarcéré samedi avec cinq autres personnes dans une enquête pour “traite des êtres humains” et “ viols sur mineure ” notamment, a-t-on appris ce lundi 23 mai de sources judiciaire et proches du dossier, confirmant une information de RTL.

Le dirigeant mis en cause est Jacques Bouthier, 75 ans, dirigeant du groupe Assu 2000, ont précisé à l’AFP des sources proches du dossier, confirmant des informations de plusieurs médias.

À l’issue d’une enquête préliminaire ouverte mi-mars, les six suspects ont été mis en examen, “dans le cadre d’une information judiciaire ouverte samedi, (...) des chefs de traite des êtres humains à l’égard de mineur et tentative, viols sur mineure de plus de 15 ans, recours à la prostitution d’un mineur” et “agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans”.

Une jeune femme captive pendant cinq ans

Ils sont en outre soupçonnés d’“association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d’enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d’images pédopornographiques”, selon cette même source. Les six personnes ont été “mises en examen le même jour et placées en détention provisoire”, a-t-elle précisé.

Selon une source proche du dossier citée par la radio, une jeune femme de 22 ans s’est présentée aux policiers parisiens en mars, expliquant que depuis cinq ans, elle était “captive” d’un homme richissime qui la violait. Devenant, selon ses dires, “trop âgée pour lui”, la jeune femme aurait été forcée de trouver une “remplaçante” pour prendre sa suite. Une adolescente de 14 ans a alors pris sa place dans l’appartement. La plaignante est parvenue à les filmer ensemble dans un lit, avant de confier la vidéo aux enquêteurs.

Le PDG est soupçonné d’avoir voulu mettre sur pied une équipe pour enlever la jeune femme, saisir la vidéo et la forcer à quitter la France, ajoute RTL. Pour cela, le septuagénaire aurait sollicité sa femme, deux employés de sa compagnie, une jeune femme proche de la plaignante, ainsi qu’un ancien gendarme membre du GIGN. Tous ont été mis en examen et incarcérés samedi.

Jacques Bouthier refuse de s’exprimer

Au moins sept jeunes femmes, mineures ou jeunes majeures, se seraient succédé dans l’appartement, selon RTL. Sollicitée par l’AFP, l’avocate de M. Bouthier n’a pas souhaité s’exprimer.  L’enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne.

De son côté le groupe, renommé Vilavi en janvier, a affirmé avoir “pris connaissance des éléments relayés par voie de presse cet après-midi” (lundi NDLR). “Ils sont sans préjudice sur la conduite opérationnelle et commerciale de l’entreprise, autour de l’équipe en place”, a déclaré un porte parole à l’AFP.

Le groupe Assu 2000, fondé en 1975 et dirigé par M. Bouthier, renommé Vilavi en janvier dernier, se présente comme le “premier courtier expert en assurance et en crédit dédié aux particuliers en France” et revendique 1800 collaborateurs et 163 millions d’euros de chiffre d’affaires.

En 2020, le magazine Challenges plaçait le dirigeant en 487e position dans son classement des principales fortunes de France, avec un patrimoine estimé à 160 millions d’euros. Il est sorti du classement en 2021.

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    Shkreli released from prison to halfway house after serving

    news.movim.eu / ArsTechnica · 6 days ago - 18:59

Martin Shkreli, former CEO of Turing, smirked his way through a congressional hearing.

Enlarge / Martin Shkreli, former CEO of Turing, smirked his way through a congressional hearing. (credit: CSPAN )

Infamous ex-pharmaceutical executive Martin Shkreli has been released from federal prison after serving less than five years of a seven-year sentence for a securities and wire fraud conviction. He is now moving into a US Bureau of Prisons halfway house at an undisclosed location in New York until September 14, 2022.

Shkreli was convicted in August 2017 on two counts of securities fraud and one count of conspiracy to commit securities fraud in connection to what federal prosecutors called a Ponzi-like scheme involving two hedge funds Shkreli managed. In March 2018, a federal judge sentenced him to seven years, which he was serving in minimum security federal prison in Allenwood, Pennsylvania.

His early release—slightly more than four years after his sentencing—reflects time shaved off for good behavior in prison, plus completion of education and rehabilitation programs, according to CNBC . It also includes a credit for the roughly six months he spent in jail prior to his sentencing.

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    En Arizona, ce condamné à mort devra choisir entre l'injection létale ou la chambre à gaz

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Wednesday, 4 May - 19:42 · 2 minutes

L'État de l'Arizona propose la chambre à gaz à un condamné à mort. (photo d'illustration: une prison américaine) L'État de l'Arizona propose la chambre à gaz à un condamné à mort. (photo d'illustration: une prison américaine)

ÉTATS-UNIS - Après le peloton d’exécution ou la chaise électrique, la chambre à gaz: des États américains conservateurs, confrontés à des difficultés autour des injections létales, cherchent des alternatives venues du passé pour procéder à l’exécution de leurs condamnés à mort.

Mardi, la Cour suprême de l’ Arizona a fixé au 8 juin l’exécution de Frank Atwood, condamné en 1987 pour le meurtre d’une fillette de huit ans, et lui a donné quinze jours pour choisir entre l’injection létale ou l’inhalation de gaz mortels.

Selon son avocat, les autorités pénitentiaires envisagent d’utiliser du cyanure d’hydrogène, l’élément principal du Zyklon-B, tristement associé à l’ Holocauste . Or la mère de Frank Atwood était juive et avait fui l’Autriche en 1939 pour échapper aux nazis, a précisé Me Joe Perkovich.

Aux États-Unis , seuls sept États autorisent l’usage de gaz létaux pour exécuter les condamnés à mort mais, en pratique, aucun n’y a eu recours depuis 1999. La plupart des exécutions ont lieu par l’injection de produits chimiques.

Des doutes sur la légalité de ce protocole -soupçonné de causer des souffrances illégales aux condamnés- et le refus des laboratoires pharmaceutiques de fournir ces produits ont toutefois entraîné un recul marqué de la peine de mort dans le pays.

En 2014, un détenu avait agonisé pendant deux heures

L’Arizona n’a ainsi procédé à aucune exécution depuis 2014, quand un détenu avait agonisé pendant deux heures, pris de convulsions après l’injection de substances létales.

Ses autorités ont décidé de renouer avec la pratique cette année.

Avant Frank Atwood, elles ont prévu d’exécuter le 11 mai Clarence Dixon, condamné pour le meurtre d’une étudiante. Lui aussi avait eu deux semaines pour demander la chambre à gaz, afin d’éviter l’injection létale. Son silence a valu acceptation de la seconde option.

En février, la communauté juive locale avait porté plainte, en vain, pour empêcher les autorités de recourir au cyanure d’hydrogène. “C’est effroyable que l’Arizona ait choisi le Zyklon-B, le produit chimique utilisé par les nazis à Auschwitz pour tuer plus d’un million de personnes”, avait expliqué Tim Eckstein, qui préside le Conseil des relations de la communauté juive du Grand Phoenix (JCRC).

En avril, la Caroline du Sud avait également suscité l’émoi en proposant à un condamné de choisir entre le peloton d’exécution et la chaise électrique. Son exécution avait été suspendue in extremis par la Cour suprême de l’État.

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    Aux États-Unis, la mystérieuse évasion d'un détenu et d'une gardienne de prison

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 3 May - 11:21 · 3 minutes

Casey White et Vicky White ont disparu ce lundi. Le premier risque la peine de mort, la seconde avait vendu sa maison et allait prendre sa retraite. Casey White et Vicky White ont disparu ce lundi. Le premier risque la peine de mort, la seconde avait vendu sa maison et allait prendre sa retraite.

CAVALE - Un détenu multi-récidiviste qui risque la peine de mort, une gardienne de prison sur le point de prendre sa retraite, une voiture retrouvée sur un parking... Le scénario est digne d’un film. Un mandat d’arrêt a été émis aux États-Unis contre une agente des services pénitentiaires ayant contribué à la mystérieuse évasion d’un détenu “extrêmement dangereux”, a annoncé ce lundi 2 mai la police.

Casey White, un colosse de 2,06 mètres pour 118 kilos, s’est évadé vendredi de la prison du comté de Lauderdale, dans l’Alabama. Déjà condamné à 75 ans de prison pour une longue série d’infractions, dont violation de domicile, vol de voiture avec violence et délit de fuite, il faisait en outre face à un chef d’inculpation pour meurtre après avoir reconnu avoir tué une femme de 58 ans en 2015.

Le détenu de 38 ans a quitté la prison un peu avant 10h sous la supervision d’une responsable de l’administration pénitentiaire , Vicky White – en dépit de leur homonymie, les deux ne sont pas apparentés –, qui a indiqué qu’elle allait le conduire au tribunal pour une évaluation psychologique avant de se rendre elle-même chez le médecin. Ce n’est que vers 15h30 que les autorités réalisent que ni l’un ni l’autre ne sont de retour. Leur véhicule est retrouvé vide sur le parking d’un centre commercial.

Les détenus transportés par des binômes

“Nous savons que [Vicky White] a participé” à l’évasion, a dit le shérif du comté de Lauderdale, Rick Singleton, lors d’une conférence de presse. “Est-ce qu’elle l’a fait de son propre chef ou est-ce qu’elle a été contrainte par la force ou la menace ? (...) Nous ne savons pas.” L’agente chevronnée, âgée de 56 ans, a emmené seule Casey White, en violation des règles qui exigent que les agents transportent en binôme les détenus, a expliqué Rick Singleton. Aucune évaluation pour le prisonnier n’était par ailleurs prévue ce jour-là au tribunal.

D’autres éléments intriguent en outre les enquêteurs: l’agente prévoyait de prendre sa retraite et vendredi était son dernier jour au sein de l’administration pénitentiaire. Elle avait, a noté le shérif, vendu sa maison “il y a environ un mois”. Si elle a volontairement participé à l’évasion, “ce n’est pas la Vicky White que nous connaissons”, a confié Rick Singleton, confirmant que l’hypothèse d’une relation amoureuse entre les deux protagonistes était “absolument” envisagée par la police.

10.000 dollars de récompense pour toute information

Elle fait en attendant l’objet d’un mandat d’arrêt pour “avoir permis ou facilité une évasion”. L’agence fédérale spécialisée dans la recherche des fugitifs, le United States Marshals Service (USMS), a offert une récompense pouvant aller jusqu’à 10.000 dollars pour toute information menant à la capture de Casey White. S’adressant au public lors de la conférence de presse, Marty Keely de l’USMS a prévenu: “N’essayez pas d’approcher l’un ou l’autre de ces individus, nous considérons qu’ils sont tous les deux dangereux.”

Avant de s’évader, Casey White “n’avait rien à perdre”, a ajouté le shérif. En Alabama, le détenu risque en effet la peine de mort s’il est déclaré coupable du meurtre qu’il a reconnu.

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    Novak Djokovic a eu "le cœur brisé" pour son ancien entraîneur Boris Becker

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Sunday, 1 May - 19:26 · 1 minute

Novak Djokovic, ici lors d Novak Djokovic, ici lors d'une interview avec Boris Becker, à Wimbledon, le 1er juillet 2018.

TENNIS - Novak Djokovic a eu “le cœur brisé” pour Boris Becker, son entraîneur pendant trois ans entre 2013 et 2016, à l’annonce de la condamnation à deux ans et demi de prison de l’Allemand , a déclaré le N.1 mondial ce dimanche 1er mai à Madrid.

Boris Becker, ex-N.1 mondial et sextuple lauréat en Grand Chelem entre 1985 et 1996, a été condamné vendredi à deux ans et demi de prison par la justice britannique pour des infractions financières liées à sa faillite personnelle.

“J’ai eu le cœur brisé pour lui. C’est un ami de longue date, il a été mon entraîneur pendant trois ans, c’est quelqu’un que je considère comme proche et qui a beaucoup contribué à mon succès dans ma carrière. (...) En tant qu’ami, je suis super triste pour lui”, a déclaré Novak Djokovic .

“J’espère que ça va aller en termes de santé mentale”

“J’espère simplement qu’il va passera cette période (...) et que quand il sortira de prison, il pourra vivre sa vie, je ne sais pas si on peut dire normale, parce que c’est évident que la vie change pour quelqu’un qui va en prison, surtout aussi longtemps. Donc je ne sais pas comment les choses vont tourner pour lui, je prie pour lui et j’espère que ça va aller en termes de santé mentale , parce que ça va être la partie la plus difficile”, a poursuivi le Serbe.

Boris Becker, sextuple lauréat en Grand Chelem entre 1985 et 1996, a été l’entraîneur de Djokovic de fin 2013 à fin 2016.

L’Allemand, âgé de 54 ans et qui vit au Royaume-Uni depuis 2012, avait été jugé coupable début avril d’avoir notamment caché 2,5 millions de livres sterling (3 millions d’euros au taux actuel) d’avoirs et de prêts pour éviter de payer ses dettes après avoir été déclaré en faillite personnelle en 2017.

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    Boris Becker va passer sa première nuit en prison

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 29 April - 21:05 · 4 minutes

La légende du sport allemand Boris Becker va passer sa première nuit en prison (photo du 29 avril 2022) La légende du sport allemand Boris Becker va passer sa première nuit en prison (photo du 29 avril 2022)

JUSTICE - L’ex-N.1 mondial de tennis Boris Becker a été condamné ce vendredi 29 avril à deux ans et demi de prison par la justice britannique pour des infractions financières liées à sa faillite personnelle et doit être incarcéré dans la foulée.

Âgé de 54 ans, Boris Becker a été déclaré coupable notamment d’avoir caché 2,5 millions de livres sterling (3 millions d’euros au taux actuel) d’avoirs et de prêts pour éviter de payer ses dettes . Il devra purger la moitié de sa peine derrière les barreaux avant de pouvoir bénéficier d’une libération conditionnelle.

Boris Becker était arrivé vendredi matin en taxi londonien au tribunal, marchant main dans la main avec sa compagne Lilian de Carvalho Monteiro, avant de rentrer dans l’édifice. Visage grave, il portait une cravate violette et verte, les couleurs de Wimbledon, tandis que son fils aîné, Noah, 28 ans, est entré avec un sac de sport.

Déclaré en faillite personnelle en 2017, le sextuple vainqueur de tournois du Grand Chelem , qui vit au Royaume-Uni depuis 2012, avait été reconnu coupable le 8 avril par la Southwark Crown Court de Londres d’avoir caché des actifs ou transféré des fonds pour échapper à ses dettes.

“La condamnation de Boris Becker montre clairement que la dissimulation d’actifs dans le cadre d’une faillite est une infraction grave pour laquelle nous poursuivrons les contrevenants et les traduirons en justice”, a souligné le directeur général de l’Insolvency service, agence gouvernementale britannique chargée d’administrer les banqueroutes.

Il y a 20 ans, Boris Becker avait été condamné en Allemagne à une peine de prison avec sursis après des démêlés avec le fisc. Un avertissement dont la juge britannique Deborah Taylor lui a reproché de ne pas avoir tenu compte.

Trophées disparus

“Vous n’avez montré aucun remord ni acceptation de votre culpabilité et avez cherché à vous distancier de vos infractions et de votre banqueroute”, a lancé la juge Deborah Taylor, estimant que Boris Becker n’a fait preuve d’“aucune humilité”. Selon son avocat Jonathan Laidlaw, “sa réputation est en lambeaux”, “il ne pourra pas retrouver de travail et devra compter sur la charité des autres pour survivre”.

Boris Becker, qui conteste l’intégralité des charges, avait été acquitté de vingt autres chefs d’accusation, y compris ceux qui concernaient la disparition de ses trophées. Il avait assuré à l’audience qu’il ignorait où ceux-ci se trouvaient.

Parmi les neuf distinctions sur lesquelles les créanciers auraient aimé mettre la main figurent deux de ses trois coupes remportées à Wimbledon, deux trophées de l’Open d’Australie et sa médaille d’or du double aux JO de 1992.

L’ex-star du tennis a indiqué lors du procès qui s’est tenu du 21 mars au 8 avril avoir encore en sa possession “beaucoup” de récompenses et de souvenirs amassés en 15 ans sur le circuit, mais certains ont disparu.

Il avait déjà vendu aux enchères une partie de ses récompenses pour 700.000 livres (840.000 euros) afin d’éponger une partie de ses dettes.

À l’époque de sa banqueroute, ses dettes étaient estimées jusqu’à 50 millions de livres sterling (59 millions d’euros).

“Marque Becker” ternie

L’annonce de sa faillite était intervenue quelques jours avant le tournoi de Wimbledon, sur lequel le premier joueur allemand à avoir remporté un titre du Grand Chelem travaillait pour la BBC et des télévisions australiennes et japonaises.

À l’audience, il avait raconté à quel point il avait été “choqué par la situation”. “C’était partout aux informations, j’ai passé les portes de Wimbledon et tout le monde savait. J’étais embarrassé parce que j’étais en faillite”, avait-il déclaré. Selon lui, sa banqueroute et son traitement dans les médias ont mis à mal la “marque Becker”, si bien qu’il a ensuite eu des difficultés à rembourser ses dettes.

Cette affaire n’est pas la première pour Boris Becker, à la retraite sportive agitée, qui avait habité à Monaco et en Suisse avant de s’installer en Angleterre. Il a déjà eu des déboires judiciaires pour des dettes impayées avec la justice espagnole, concernant des travaux dans sa villa de Majorque, et avec la justice suisse, pour ne pas avoir payé le pasteur qui l’avait marié en 2009.

En 2002, la justice allemande l’avait condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu’à 500.000 euros d’amende pour quelque 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

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    Mobilisation contre la peine de mort du plus vieux condamné du Texas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Monday, 18 April - 10:35 · 3 minutes

Carl Wayne Buntion, est le plus vieux condamné à mort du Texas. Il doit être exécuté le 21 avril pour avoir tué un policier il y a plus de 30 ans. Carl Wayne Buntion, est le plus vieux condamné à mort du Texas. Il doit être exécuté le 21 avril pour avoir tué un policier il y a plus de 30 ans.

ÉTATS-UNIS - À 78 ans, Carl Buntion est le plus vieux condamné à mort du Texas . Reconnu coupable d’avoir tué un policier il y a plus de trente ans, il doit être exécuté le 21 avril, mais a déposé un recours auprès de la commission des grâces et des libérations conditionnelles de l’État pour demander la commutation de sa peine de mort en perpétuité sans libération conditionnelle. La commission doit rendre sa décision mardi, soit deux jours avant la date de l’exécution.

En juin 1990, Carl Buntion, élevé par un père alcoolique et violent, a déjà été condamné à 13 reprises et se trouve en liberté conditionnelle pour une agression sexuelle sur un enfant. Lors d’une intervention après une infraction routière à Houston, il tire sur le policier James Irby et le tue.

Une première condamnation à mort annulée

Condamné à la peine de mort, il voit ce verdict annulé en 2009 par la plus haute juridiction texane, qui avait estimé que la défense n’avait pas pu être correctement entendue par les jurés. Mais en 2012, il est à nouveau condamné à la peine capitale.

Dans cette affaire, les défenseurs de Carl Buntion ne cherchent pas à prouver son innocence. “Chaque jour des 32 dernières années, j’ai regretté ce qui s’est passé”, a d’ailleurs confié ce dernier lors d’une interview à la chaîne KHOU 11 cette semaine.

Mais au Texas, État qui exécute le plus aux États-Unis , une personne ne peut être condamnée à la peine capitale que si un jury estime qu’elle représente un futur danger pour les autres.

Or, Carl Buntion, qui souffre notamment d’arthrose, de vertiges, d’hépatite et de cirrhose, “ne peut plus être dangereux”, plaident ses avocats dans le recours déposé.

Des conditions de détention très strictes

Carl Buntion, qui n’a été reconnu coupable que de trois infractions disciplinaires pendant ses décennies d’incarcération, est isolé dans sa cellule 23 heures par jour, depuis 20 ans. “Au Texas, les personnes dans le couloir de la mort sont placées dans une minuscule cellule avec, en haut, à peine une petite fente en guise de fenêtre, rappelle Burke Butler, directrice de l’association Texas Defender Service. Ils ne peuvent pas voir ceux qu’ils aiment, si ce n’est en étant séparés par une vitre ou en parlant dans un téléphone”.

L’an dernier, la Cour Suprême américaine a refusé de revenir sur la condamnation de Carl Buntion, mais le juge progressiste Stephen Breyer a estimé que la durée de son incarcération “remet en cause la constitutionnalité de la peine de mort”.

“C’est une vraie question éthique et humaine sur l’obsession de l’État du Texas à vouloir exécuter coûte que coûte, quelles que soient les conditions”, réagit de son côté Raphaël Chenuil-Hazan, directeur de l’Association Ensemble contre la peine de mort.

Au Texas, 192 hommes et six femmes attendent dans le couloir de la mort. Trois ont plus de 70 ans, et cinq s’y trouvent pour des crimes remontant à plus de 40 ans.

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