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    À cause des règles, ces femmes vivent un enfer pendant la nuit

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 21 July - 14:31 · 10 minutes

62% des femmes ont un sommeil plus difficile pendant leur période de règles. 62% des femmes ont un sommeil plus difficile pendant leur période de règles.

MENSTRUATIONS - Contractions dignes d’un accouchement, sueurs froides et départs aux urgences... Durant le cycle menstruel , le corps des femmes ne dort jamais. Elles sont nombreuses à vivre des nuits très difficiles au point de perdre, en moyenne, jusqu’à 5 mois de sommeil au cours d’une vie. L’équivalent de 158 jours et de 3802,5 heures.

L’écart de sommeil, c’est la nouvelle inégalité femmes/hommes mise en lumière dans une enquête menée par la marque de protection périodique Bodyform. Conduite entre le 24 décembre 2021 et le 24 janvier 2022, l’étude a réuni les témoignages de plus de 10.000 personnes menstruées dans 10 pays différents (France, Argentine, Chine...). 62% d’entre elles ont un sommeil plus difficile durant leur période de règle.

En cause? Des douleurs, de l’anxiété, de l’appréhension... Et des médicaments qui n’apaisent pas forcément mieux que les techniques rudimentaires. Pour Le HuffPost , plusieurs femmes ont accepté de raconter leurs nuits tumultueuses faites d’insomnies, de crampes et de vomissements.

Les premières nuits sont les pires

“C’est dur d’avoir une échelle de référence, mais les règles m’ont provoqué les plus grosses douleurs que j’ai connues”, introduit Lou Denis-Motte, une jeune architecte d’intérieur parisienne, depuis Annecy ou elle s’est exilée en télétravail.

À chaque cycle, c’est le même schéma qui se répète: la première nuit rime avec douleurs, crampes et vomissements. Elle détaille: “Je ne peux pas me lever sinon je vomis. Il faut que je sois recroquevillée en boule. Je ne peux pas étendre mon corps. Et ça dure 12h.”

Marie Ceccarelli, médecin spécialisée dans l’endométriose , estime que “la douleur qui nous réveille est située entre 6 et 7, sur une échelle de 10. On dit qu’elle est insomniante”.

Pour Lou, l a solution est de prendre un antadys - un anti-inflammatoire fréquemment utilisé pour les règles - au moment où la douleur arrive. “Si je le prends trop tard, je vomis toute la nuit. Jusqu’à la bile.” Ce que confirme la docteure: ” La grosse crise ne viendra pas si on le prend en amont. Mais c’est difficile de la faire partir une fois qu’elle est là avec des antadys.”

Ils ne marchent pas suffisamment non plus pour Clara Cardon, une juriste narbonnaise, qui en consomme jusqu’à 12 pendant les deux premiers jours. “Je prends le dernier avant de dormir, mais quand l’effet s’estompe, je me réveille. J’en prends un autre mais je ne m’endors pas avant 6h du matin, et j’ai mal. Je tourne en rond et je subis en silence” ironise-t-elle.

Les deux premiers jours sont aussi les pires pour Emma Vausseur*. “Je prends un Efferalgan ou un antadys avant de me coucher”, raconte-t-elle. “La douleur s’estompe. Mais ce qui me réveille, ce sont les bouffées de chaleur.” Elle gère d’ailleurs plutôt bien ses insomnies. “Si je suis stressée, je vais essayer de faire de la méditation, de lire ou d’écrire. Je me rendors plutôt vite.” Tout le contraire de Lou qui doit forcément attendre quelques heures avant de s’endormir d’épuisement.

L’impact des maladies gynécologiques

Emeline Garcia a souffert d’endométriose pendant 30 ans. ″Soit la douleur m’empêchait de m’endormir et je luttais jusqu’au petit matin. Soit cela pouvait me réveiller en pleine nuit. Les saignements étaient tellement importants qu’il m’arrivait d’être réveillée car les protections ne tenaient pas le coup”, raconte-t-elle.

Mais en septembre 2020, elle est victime d’un choc hémorragique: elle est réanimée par le SAMU, transfusée, avant de subir une hystérectomie totale - une ablation de l’utérus. “Je n’ai plus de règles, je n’ai donc plus les problèmes de ménorragie, mais l’endométriose continue de progresser malgré tout.”

Cette maladie chronique inflammatoire provoque le développement de la muqueuse utérine en dehors de l’utérus - sur les parois de la vessie, du vagin et dans les organes avoisinants quand il s’agit d’un stade avancé. Elle touche une femme sur 10 en âge de procréer. “Il y a une effusion de sang en dehors de l’utérus, puis une réaction inflammatoire des tissus qui ne sont pas faits pour être en contact avec ce sang”, détaille la docteure. Les douleurs pendant les règles sont décuplées, parfois jusqu’à des seuils invalidants.

Garance Salm, une infirmière toulousaine, souffre des mêmes maux: “J’ai des contractions d’accouchement. Je fais des insomnies et je change de position constamment. J’ai déjà fini aux urgences pendant la nuit tellement les douleurs étaient insupportables, il me fallait de la morphine.”

Elle fait régulièrement des nuits blanches. Elle n’arrive pas à se rendormir, malgré les bouillottes, la méditation et les anti-inflammatoires. “Je fais la position du fœtus. Ça m’arrive de vomir pendant la nuit. Je saigne, je mange, je suis dans un perpétuel mal-être. Ça se calme au petit matin et quand le réveil sonne.”

La variable de la contraception

À cause de l’endométriose et d’autres problèmes de santé sexuelle, l’infirmière a dû mettre un stérilet. “Il aggrave mes douleurs mais je n’ai pas le choix. La pilule et l’implant, je ne les supporte pas.”

Suivant les types de contraceptions, les règles peuvent être vraiment changeantes. C’est le cas de Tiphaine Parera, étudiante en marketing de la médecine, qui connaît de grosses douleurs depuis qu’elle a opté pour le stérilet en cuivre. “C’est comme des contractions d’accouchement. Ça me réveille parfois. Il ne m’est jamais rien arrivé de grave mais c’est la douleur la plus forte que je connaisse.” Pour s’endormir, elle se met en position du fœtus et utilise de l’huile essentielle de sauge.

“Le stérilet va augmenter les douleurs”, explique Marie Ceccarelli. “Il crée une inflammation intra-utérine qui empêche les spermatozoïdes de progresser.” Alors que l a pilule a l’effet inverse. Pendant près de 5 ans, Clara Cardon l’a prise de manière continue - sans les placebos. Elle n’a pas eu ses règles durant toute cette période. “Mais je ne trouvais pas ça bien. Du coup, j’ai arrêté. Je préfère avoir mal que me bourrer d’hormones”, justifie-t-elle.

La pilule continue est l e traitement de base pour obtenir une absence de saignement. Et les règles de pilule seront “d es hémorragies de privation, moins abondantes, moins douloureuses et pendant moins longtemps”, selon la docteure. Lou a fait le même choix que Clara: “Je n’ai presque pas vomi pendant les années où j’ai pris la pilule. Puis j’en ai eu marre d’avoir des contraceptifs sans partenaire régulier. J’ai fait de l’acupuncture, je suis allée chez l’ostéopathe, pour réduire un peu mes douleurs.”

Emma a aussi remarqué que les contraceptifs altéraient ses douleurs: “Je suis tombé enceinte alors que j’étais sous pilule. J’ai fait une fausse-couche la veille d’un avortement programmé. On m’a prescrit une pilule beaucoup plus forte. Je ne l’ai pas du tout supporté. J’avais mal à la tête, j’avais des règles de 3 jours au maximum avec très peu de flux.” Aujourd’hui, elle ne prend plus rien mais confie “avoir toujours eu mal au ventre, peu importent les contraceptions.”

Stress, appréhension, et syndromes pré-menstruels

Le stress que génèrent de futures nuits très courtes, l’appréhension et les syndromes prémenstruels influencent aussi le sommeil avant les périodes de règles. “Ces deux premiers jours me stressent beaucoup, surtout quand je dois être en forme”, assure Clara Cardon avant de raconter: “Quand je travaillais dans la restauration, je faisais des journées de douze heures. J’étais tellement stressé que je n’ai pas eu mes règles pendant deux mois.”

Garance va même plus loin en avouant se conditionner à souffrir quand elle sent ses règles arriver. “Quand je sais que je me lève à 5h et que j’ai mal dans la journée, je stresse, j’angoisse de ne pas pouvoir dormir. Je me crée une douleur en ne pensant qu’à ça. Je me prépare à être fatigué le lendemain.

Lou Denis-Motte a surtout des hormones qui fluctuent avant ses périodes de règles. “Je suis très affectée par des trucs nuls” révèle-t-elle. “Je suis un peu dépressive et je rumine avant de dormir, je me pose des questions.” Idem pour Emma Vausseur qui a “tous les syndromes prémenstruels”. “J’ai qu’une hâte, avoir mes règles pour que ça passe. Les angoisses avant de me coucher peuvent être exacerbées. J’ai l’habitude de les gérer et de me calmer”.

Dormir seul ou accompagnée?

Un flux trop tendu est aussi l’une des raisons récurrentes des réveils nocturnes. Tiphaine Parera a remarqué que son cerveau la “prévient. “Si je me réveille la nuit avec l’envie d’aller aux toilettes, la serviette est en fait en train de déborder.” Elle révèle aussi avoir peur de tacher les draps quand elle ne dort pas chez elle. Une appréhension que partage Lou Denis-Motte: “Peu importe chez qui je dors, j’ai peur de tacher les draps. C’est embêtant, je sais que c’est dur à faire partir.”

“Quand tu dors avec un mec, j’ai me pose beaucoup de questions”, continue l’architecte d’intérieur. “Je vais penser à l’odeur, au fait que ça dépasse, au fait que je risque d’en mettre un peu partout. Le garçon n’y pensera pas autant que moi.” Garance Salm a aussi un flux abondant, susceptible de la réveiller, et partage la même opinion: “Je flippais de dormir avec des inconnus quand j’étais jeune. À tout moment, je tache les draps et je tombe sur un con.” Aujourd’hui, elle a trouvé une solution - coûteuse - avec les shorts menstruels.

Se réveiller parce qu’on a taché les draps est presque monnaie courante. Clara Cardon les tache tout le temps, mais est seulement gênée quand elle n’est pas chez elle. Cela arrive souvent à Emma aussi: “C’est embêtant parce qu’il faut aller se changer pendant la nuit. Ça coupe et on n’a pas une bonne qualité de sommeil. Mais que je sois toute seule ou avec quelqu’un, je m’en fiche.”

Quid de la canicule?

Et quand il fait chaud alors? Inutile de vous dire que le combo règles+chaleur a un impact négatif sur le sommeil. Toutes pointent un inconvénient: elles ne peuvent pas mettre de bouillotte sur leur ventre. Le jour de l’interview, Tiphaine Parera a ses règles et se trouve à Biarritz, en pleine canicule (lundi 18 juillet). Elle avoue ne pas dormir depuis trois nuits même si elle n’a pas établi de lien avec les règles: “Il fait juste chaud.”

Mais pour d’autres, la chaleur peut avoir des conséquences plus graves. Au moment où elle parle, Garance Salm a trois jours de retard à cause de la canicule. Elle révèle qu’elle “fait souvent des malaises. Avec la chaleur et le flux très abondant, je fais de l’anémie.” Lou Denis-Motte, quant à elle, n’aime pas non plus cette période au moment des règles car elle a des sueurs froides et des bouffées de chaleur avant de conclure: “Mais je suis dans un état tellement second que je ne pense pas à la chaleur.”

Pour voir l’étude de Bodyform, cliquez ici .

*Les nom et prénom ont été modifiés.

À voir aussi sur Le HuffPost: Une mannequin française harcelée à cause de ses poils sur le ventre

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    chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 50

    Angélique Andthehord · Friday, 15 July - 15:59

Alors, Dieu veut créer un rêve qui demeure, qui continue à exister après s'être réveillé et en être sorti. Moi, je ne pouvais pas le faire pour de vrai, je ne suis pas le vrai Dieu et mon réveil n'allait jamais me ramener qu'à la réalité mais le temps du rêve, je pouvais l'imaginer et continuer le voyage.

Et voilà qu'un personnage de rêve inventé par Dieu est toujours là, devant Dieu, alors que Dieu s'est réveillé de ce rêve parce qu'il n'en voulait plus. Ce personnage se révèle donc comme une contrariété. Dieu veut réintégrer en lui, parce qu'il n'en veut plus, un rêve qu'il a créé pour continuer à exister après son réveil.

Ce rêve est conçu pour subsister malgré tout et malgré la volonté même de Dieu de l'anéantir. C'est Lucifer.


extrait de : Les lumières du temple


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    chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 49

    Angélique Andthehord · Thursday, 14 July - 17:58

Quoi de plus universel ? Finalement, la première chose qui nous est offerte, quand on entre dans le monde des rêves, c'est de faire l'expérience de l'essence divine. Je suis Dieu, maître de la création.

La création, au départ, elle se résume à que dalle. On invente les rêves qu'on veut ; ou qu'on ne veut pas, si les émotions l'emportent. De toute façon, une fois qu'on est pris au jeu à l'intérieur du rêve, les émotions finissent toujours par l'emporter. Alors, on efface tout et il ne reste plus rien.


extrait de : Les lumières du temple


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    chapitre 16 On ne peut vivre qu'une destinée à la fois extrait 47

    Angélique Andthehord · Tuesday, 12 July - 18:11

Mon père m'annonça qu'il était temps de mettre toutes les cartes en ordre, pas celles du jeu de belote mais celles de mon monde imaginaire. Mes personnages, que racontent-ils ?

Pour le savoir, il faut commencer par remonter à la source. Elle est au chapitre XII, c'est le rêve que j'avais fait, une nuit, à propos de Dieu et Lucifer


extrait de : Les lumières du temple


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    Lors de leurs règles, ces sportives veulent jouer sans shorts blancs

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 8 July - 11:23 · 3 minutes

Alicia Barnett au tournoi de tennis de Wimbledon le 3 juillet 2022. Pour la joueuse britannique, les matchs de pré-qualification ont été stressants en raison de ses règles. Alicia Barnett au tournoi de tennis de Wimbledon le 3 juillet 2022. Pour la joueuse britannique, les matchs de pré-qualification ont été stressants en raison de ses règles.

MENSTRUATIONS - La joueuse chinoise, Quinwen Zheng , avait commencé à lever le tabou sur les règles dans le sport en mai dernier, expliquant sa défaite à Roland-Garros en huitièmes de finales par ses douleurs menstruelles . Deux mois plus tard, c’est au tour de sportives britanniques de remettre le sujet sur la table, en évoquant le port imposé de tenues de sport blanches dans certaines compétitions.

“Je pense qu’avoir ses règles pendant le tournoi est déjà assez difficile, mais porter du blanc en plus n’est pas facile”, a ainsi souligné la joueuse de tennis Alicia Barnett au média Sky News le 4 juillet dernier, alors qu’elle participait au tournoi de Wimbledon, au Royaume-Uni.

Un avis partagé par l’équipe anglaise de football, dont l’attaquante Beth Mead a confirmé au Telegraph que les “Three Lionesses” avaient entamé des discussions avec leur équipementier Nike pour changer la couleur de leurs shorts, aujourd’hui blancs.

“Ce n’est pas pratique”

“Je pense que certaines traditions pourraient être modifiées”, a en effet mis en avant Alicia Barnett auprès de Sky News , expliquant cependant “adorer” cette tradition du “tout-blanc”. “Je suis une fervente militante des droits des femmes et je pense que cette discussion est tout simplement incroyable, que les gens en parlent maintenant”, a-t-elle ensuite poursuivi.

“C’est plaisant d’avoir un ensemble tout-blanc mais parfois ce n’est pas pratique quand c’est la période du mois [les règles]. Nous nous en accommodons du mieux que nous pouvons”, a complété Beth Mead. “C’est quelque chose que nous avons fait remonter à Nike”, a-t-elle ensuite ajouté à propos de l’équipe d’Angleterre féminine de football.

La milieu de terrain Goergia Stanway a quant à elle relevé que cela pourrait être “difficile car nous associons l’Angleterre au blanc”. Pour Alicia Barnett, si les tenues restent blanches à Wimbledon, “les filles [pourront] le supporter. Nous sommes assez résistantes quand il s’agit de le faire”.

“C’est difficile de trouver la motivation pour jouer”

“Lors des matchs de pré-qualification, j’avais mes règles et les premiers jours ont été vraiment abondants, ce qui m’a un peu stressée”, a ensuite poursuivi Alicia Barnett. Pour la joueuse de tennis britannique, cela a “sans aucun doute” affecté sa capacité de jeu.

“Évidemment, vous essayez de jouer un tennis de niveau mondial, mais c’est vraiment difficile quand vous êtes en syndrome prémenstruel et que vous vous sentez ballonnée et fatiguée”, a-t-elle expliqué. Au média britannique, elle illustre: “Votre corps se sent plus lâche, vos tendons aussi, parfois vous vous sentez beaucoup plus fatiguée, parfois votre coordination fait défaut. Moi, je me sens vraiment déprimée et c’est difficile de trouver la motivation pour jouer”.

Un témoignage qui résonne avec celui de Qinwen Zheng. La joueuse de tennis chinoise avait raconté qu’à Roland-Garros “plus le match avançait, et plus j’avais des douleurs au ventre. Je voulais me battre, je le voulais vraiment mais je n’avais plus la force”. “ Pourquoi devrions-nous être gênées d’en parler? Je sais que les hommes n’ont pas peu de parler d’un tas de choses”, a conclu Alicia Barnett, en guise de rappel.

À voir également sur Le HuffPost: “La charge mentale dans le couple, un problème que Manon a voulu résoudre en filmant son quotidien”

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    À Roland-Garros, Qinwen Zheng gênée par ses règles lors de sa défaite

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Tuesday, 31 May - 12:32 · 2 minutes

Qinwen Zheng a été battue lundi 30 mai par la numéro un mondiale Iga Swiatek, en huitièmes de finale de Roland-Garros. Qinwen Zheng a été battue lundi 30 mai par la numéro un mondiale Iga Swiatek, en huitièmes de finale de Roland-Garros.

COMPETITION - Qinwen Zheng a donné du fil à retordre la numéro un mondiale Iga Swiatek. Finalement battue en huitièmes de finale de Roland-Garros par la polonaise lundi 30 mai, la joueuse de tennis chinoise de 19 ans a expliqué sa défaite après le premier set par des douleurs menstruelles .

Lors de la deuxième manche, à 3-0 contre elle, Qinwen Zheng a demandé un temps mort médical avant de revenir avec la cuisse droite largement bandée. En conférence de presse après le match, la joueuse a évoqué des “trucs de fille”, sans employer les termes “règles” ou “menstruations”.

“C’était aussi compliqué avec ma jambe, mais ce problème-là était facile comparé à ce que je ressentais au ventre. C’est juste des trucs de filles. Le premier jour, c’est toujours dur, a-t-elle admis face aux journalistes. Je ne peux pas aller contre ma nature. J’aimerais être un homme sur le court dans ce genre de moments.”

Briser un tabou

Avant d’ajouter: “Plus le match avançait, et plus j’avais des douleurs au ventre. Je voulais me battre, je le voulais vraiment mais je n’avais plus la force. Je n’ai pas pu montrer mon tennis dans les deuxième et troisième sets.”

C’était la première fois que Qinwen Zheng, 74ème joueuse mondiale, participait au tournoi de Roland-Garros. Il est encore rare que des femmes publiques évoquent ce sujet et encore moins des athlètes de haut niveau.

En 2016, c’était une nageuse chinoise, Fu Yuanhui, qui avait brisé le tabou lors des Jeux Olympiques de Rio, après avoir participé à la finale du 4x100m quatre nages féminin, à laquelle elle n’avait fini que quatrième.

“Je n’ai pas nagé assez bien cette fois-ci. C’est parce que j’ai mes règles depuis hier, donc je me sens particulièrement fatiguée, avait-elle déclaré. Mais ce n’est pas une raison, je n’ai pas assez bien nagé”.

En 2017, L’Équipe Magazine avait consacré sa une aux règles des sportives . Dans une enquête de 8 pages, une quinzaine de sportives avaient accepté de témoigner sur ce qui peut être un vrai handicap dans leur pratique.

À voir également sur Le HuffPost : Les pires attaques sexistes subies par Édith Cresson, (première) Première ministre

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    La SNCF propose des culottes menstruelles aux conductrices de fret et ça ne passe pas

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 14 May - 19:04 · 3 minutes

La SNCF débute une expérimentation et a offert des culottes menstruelles pour les conductrices de train de fret, où il n'y a pas de toilettes. La SNCF débute une expérimentation et a offert des culottes menstruelles pour les conductrices de train de fret, où il n'y a pas de toilettes.

TRANSPORTS - Une initiative qui ne passe pas. Face au problème de l’absence de toilettes dans ses trains de marchandises, la SNCF a décidé de lancer une expérimentation de six mois en offrant trois culottes menstruelles à certaines conductrices. Ces dernières se sont offusquées, raconte le Parisien ce samedi 14 mai.

Le projet a été lancé par le service “rail mixité” de l’entreprise, en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes. Mi-avril, un mail a été envoyé à certaines personnes pour détailler l’idée visant le “personnel roulant féminin”. Pour convaincre trois personnes de participer à l’expérimentation, sont soulignés dans le message les avantages des culottes menstruelles: écologiques, sécurisantes, mais aussi pratiques puisqu’elles peuvent “se garder plusieurs heures”.

Comme l’explique le Parisien , le mail, au départ envoyé à seulement quelques personnes, a rapidement fait le tour des employés. Le quotidien a pu parler à certaines femmes, dont une cégétiste qui s’insurge: “On se bat depuis vingt ans pour des conditions de travail décentes, notamment l’accès à des toilettes réservées et à des temps de pause suffisants. Et la boîte nous colle ce genre de réponse: met ta culotte et tu la gardes 8 heures!”

Les hommes largement majoritaires à la SNCF

“La revendication sur l’accès aux toilettes date depuis l’arrivée des femmes dans ces métiers. Cela fait vingt ans que le sujet est sur table. Et toujours rien, c’est très choquant! Et après ils disent qu’ils veulent féminiser les métiers”, dénonce une autre cheminotte.

Il faut dire que le nombre de femmes restent aujourd’hui encore bien inférieur à celui des hommes: 394 conductrices contre 12.530 hommes. Faute de trains adaptés, les femmes sont obligées de garder leurs produits hygiéniques plus longtemps que recommandé lorsqu’elles ont leurs règles, et de faire comme leurs homologues masculin pour se soulager, c’est-à-dire entre deux wagons.

Ce samedi 14 mai au matin, après la parution de l’article du Parisien , la présidente du réseau SNCF Mixité Anne-Sophie Nomblot a regretté “la présentation injuste” faite de l’expérimentation. Elle rappelle que des entretiens ont été passés avec les conductrices de fret et que les règles étaient l’un des sujets abordés.

Garder le tampon trop longtemps, double serviette...

“La longueur des trajets sans arrêts fait que les conductrices fret mettent en place des stratégies personnelles diverses pas optimales: garder un tampon pendant plus longtemps que le temps préconisé par le fabriquant, doubler les serviettes…”, décrit-elle. Ne pas changer de tomber régulièrement peut être dangereux et peut provoquer un choc toxique.

C’est pourquoi, continue-t-elle, “les culottes menstruelles sont apparues comme une alternative intéressante”. Quatre conductrices ont même répondu à l’appel lancé dans le mail. Elles doivent recevoir sous peu le kit de trois culottes menstruelles en tissu bio avec des serviettes clipsables.

“Il ne s’agit bien sûr pas de régler tous les problèmes avec ces culottes, souligne encore Anne-Sophie Nomblot. Nous verrons si c’est une bonne idée, un problème peut avoir plusieurs solutions.” En parallèle de cette expérimentation, la SNCF essaie de trouver d’autres solution, et fait “une cartographie et état des lieux des toilettes sur l’ensemble du territoire” et envisage “le remplacement des serrures à clé des toilettes par des lecteurs de badges”.

À voir également aussi sur le Huffpost: Ce train est le premier TGV à concurrencer la SNCF en France

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    L'Espagne envisage l'instauration d'un congé menstruel

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 13 May - 12:58 · 3 minutes

Une jeune femme souffrant de crampes d'estomac dans un bureau. Une jeune femme souffrant de crampes d'estomac dans un bureau.

RÈGLES - Déjà en place en Corée du Sud, au Japon, en Zambie et en Indonésie, le congé menstruel pourrait faire son entrée en Europe. L’Espagne envisage en effet d’en accorder un aux femmes souffrant de règles très douloureuses.

Cette mesure fait partie d’un projet de loi “pour la protection des droits sexuels et reproductifs” qui sera transmis à l’exécutif espagnol pour approbation mardi 17 mai. Selon El Pais , le texte prévoit l’instauration d’au moins trois jours de congé maladie par mois, avec possibilité de l’étendre jusqu’à cinq jours.

“Il est important de clarifier ce qu’est une menstruation douloureuse. Nous ne parlons pas d’inconfort léger, mais de symptômes graves tels que diarrhée, maux de tête sévères et fièvre, a expliqué Angela Rodriguez, secrétaire d’État espagnole à l’Égalité, dans les colonnes du journal El Periodico . Si quelqu’un a une maladie avec de tels symptômes, un handicap temporaire lui est accordé. Il devrait en être de même pour les menstruations.”

La santé menstruelle

La mise en place de ce congé ne sera pas la seule mesure discutée par les parlementaires espagnols, mardi prochain. Le texte de loi parle de “santé menstruelle” et précise que “les stéréotypes et mythes sur les menstruations qui existent encore et qui compliquent la vie des femmes, seront combattus”. Pour cela, plusieurs autres propositions seront débattues.

Parmi elles, la suppression de la TVA pour certains articles d’hygiène féminine, la gratuité des protections périodiques dans les centres de réinsertion, les prisons et, à plus long terme, toutes les instances publiques. Ces produits seront livrés à celles qui en ont besoin sans aucune médiation et seront ” éco-responsables et respectueux de la santé des femmes autant que possible”.

Au-delà de la thématique des menstruations, le texte de loi comprend des mesures concernant la reproduction. Par exemple, il est proposé que les mineures de 16 ans puissent avoir recours à l’ IVG sans autorisation de leurs tuteurs légaux.

La crainte d’une stigmatisation

Vraie bonne idée? Pour que ces politiques publiques soient utiles, les personnes concernées par le congé menstruel doivent se sentir libres de l’utiliser. Or, il pourrait être la cause d’une stigmatisation si les femmes en congé menstruel sont traitées différemment de leurs collègues qui n’en prennent pas.

Le texte de loi n’est pas définitif, assurait à l’agence Europa Press jeudi 12 mai, Nadia Calviño, première vice-présidente du gouvernement espagnol. D’autant plus que certaines organisations, dont le syndicat l’Union générale des travailleurs (UGT), s’inquiètent d’une possible “stigmatisation” des femmes.

“Ce gouvernement croit en l’ égalité des sexes et y est absolument attaché, et nous n’adopterons jamais de mesures qui pourraient aboutir à la stigmatisation des femmes”, a rassuré Nadia Calviño.

En France, le congé menstruel n’est pas encore un débat . Marginal, il se met doucement en place dans certaines entreprises. Depuis le mois de janvier 2021, La Collective, une coopérative montpelliéraine, propose à ses salariées de bénéficier d’un jour de congé par mois en cas de règles douloureuses. Un congé rémunéré sans qu’il y ait besoin d’un certificat médical. Cette initiative a également été entreprise le 8 mars 2022, journée internationale des droits des femmes , par Louis, une start-up toulousaine spécialisée dans la fabrication de mobilier en bois.

Selon un sondage Ifop réalisé en mars 2021 pour 20minutes , les Françaises sont 68% à approuver l’idée d’un congé menstruel généralisé dans toutes les entreprises.

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