close
  • Hu chevron_right

    Hubert Germain, "gardien du flambeau du général de Gaulle", salué par Macron

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 15 October, 2021 - 15:03 · 2 minutes

HOMMAGE - Hubert Germain était “l’ultime héros” des 1038 Compagnons de la Libération, a salué ce vendredi 15 octobre le président de la République Emmanuel Macron, lors d’un hommage national dans la cour des Invalides, à Paris ( voir la vidéo ci-dessus ).

“La vie d’Hubert Germain est une anthologie d’engagement et de courage”, a résumé le chef de l’État devant le cercueil du défunt, le dernier Compagnon de la Libération décédé 12 octobre à l’âge de 101 ans .

″À l’aube comme au crépuscule, Hubert Germain fut le dernier à rendre les armes”, a honoré Emmanuel Macron, vantant aussi la “fougue” et la “détermination” de ce “résistant de la première heure”, devenu avec le temps “l’incarnation même de tous (ses) Compagnons”.

“Une vie de résistance et d’espérance”

Le chef de l’État a une nouvelle fois salué les Compagnons de la Libération , “ce cercle qui a relevé la France de l’abîme”, dont Hubert faisait partie depuis 1944, dans un discours empreint de reconnaissance et de tendresse pour celui qui a passé “une vie de résistance et d’espérance”.

Emmanuel Macron, qui avait commémoré aux côtés d’Hubert Germain le 81e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 , a également fait le “serment” de poursuivre le travail mémoriel, si cher à ce Compagnon de la Libération, qui aimait témoigner notamment dans des établissements scolaires.

“Dernier Chancelier d’honneur de l’Ordre de la Libération, il en a attisé les braises ardentes jusqu’à son dernier souffle, elles ne s’éteindront pas avec lui”, a promis Emmanuel Macron, devant plusieurs proches de familles des Compagnons de la Libération et des membres du gouvernement, dont le Premier ministre Jean Castex.

Crypte du mémorial de la France combattante

Ancien député gaulliste et ministre de Georges Pompidou (1972-1974), grand-croix de la Légion d’honneur, Hubert Germain avait fêté le 6 août son 101e anniversaire.

Il avait rejoint le général de Gaulle à Londres dès juin 1940, puis combattu au sein de la Légion étrangère. Sérieusement blessé en mai 1944 en Italie, il avait participé au débarquement allié en Provence en août de la même année.

Après cet hommage national, Emmanuel Macron présidera aussi la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain le 11 novembre à l’Arc de Triomphe et au Mont-Valérien, principal lieu d’exécution des résistants durant la Seconde Guerre mondiale, où son corps reposera dans la crypte du mémorial de la France combattante. Seules 1038 personnes, dont six femmes, ont reçu le titre de Compagnon de la Libération.

À voir également sur Le HuffPost : Macron commémore l’appel du 18 juin 1940 et honore deux illustres vétérans et une résistante

  • Hu chevron_right

    En Afghanistan, qui pour incarner la résistance aux talibans?

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 9 September, 2021 - 01:20 · 6 minutes

En Afghanistan, qui peut résister aux talibans aujourd

KABOUL - Le 9 septembre est une journée sombre pour l’Afghanistan, déjà assommé par la prise de pouvoir des talibans . C’est à cette date, en 2001, que le commandant Ahmad Shah Massoud , figure tutélaire de la résistance, a été assassiné par Al-Qaïda. Le “Lion du Panchir” s’était forgé une réputation de brillant chef de guerre dans les années 80 en luttant contre les forces soviétiques qui occupaient sa province du Panchir, puis en organisant la résistance contre le régime islamiste et ses alliés d’Al-Qaïda.

Mais après le retrait américain, les talibans sont revenus en force et ont annoncé avoir justement pris le contrôle “complet” du Panchir , dernier bastion anti-talibans du pays. Lors de l’attaque, ils ont tué 200 civils et même profané la mémoire du commandant Massoud en saccageant son tombeau. Faut-il y voir, 20 ans jour pour jour après sa mort, l’illustration de la fin de la résistance ou celle-ci peut-elle, au contraire, y puiser la force pour renaître?

“Les talibans ont annoncé la prise du Panchir, mais il faut nuancer leurs propos, note David Rigoulet-Roze, chercheur associé à l’Iris, spécialisé sur la région du Moyen-Orient. C’est vrai, i ls ont pris le contrôle de la route principale ainsi que la capitale de la vallée, Bazarak, mais on parle ici d’une vallée encaissée et difficile d’accès, où les talibans auront toujours des difficultés pour se déployer et progresser. Alors certes, la prise de contrôle officielle apparaît comme une première, mais il y a encore des combattants dans la vallée qui vont développer une forme de guérilla de longue haleine et leurs leaders dont Ahmed Massoud n’ont pas renoncé”.

Ahmad Massoud mène la résistance

L’héritage du “Lion du Panchir” n’est en effet pas mort avec lui. Son fils, Ahmad Massoud, mène le FRN, Front de la Résistance nationale . Sur place, il partage la mission avec Amrullah Saleh, ancien vice-président et un des rares membres du gouvernement déchu à n’avoir pas fui à l’étranger ni capitulé. Deux frères du commandant, Yahya Massoud et Ahmad Walid Massoud sont toujours en vie et poursuivent également la lutte, mais depuis l’extérieur du pays.

Selon un porte-parole du FRN, les forces du nouveau régime ne contrôlaient mercredi 8 septembre que 40% de la vallée. “Les Soviétiques ont déjà contrôlé cette zone, mais ils n’ont pas mis fin à la guerre, ni arrêté la résistance. Les talibans ne connaissent pas notre territoire. Nos combattants sont dans les montagnes et se préparent à la guerre, pour des actions de guérilla”, a affirmé un proche de la famille Massoud à Europe 1 .

Pour Karim Pakzad, chercheur associé à l’Iris, spécialiste de l’Afghanistan, il est cependant trop tôt pour parler de résistance organisée. La prise de contrôle éclair des grandes villes par les talibans a “disloqué brutalement” la société et “ceux qui prétendaient être à la tête des partis ont quitté le pays ou sont entrés dans la clandestinité”. “La seule résistance établie est celle menée par Ahmad Massoud. Mais même elle n’a pas eu assez de temps pour se préparer ou s’équiper”, nous explique-t-il.

Le FRN a un genou à terre

Ce n’est pas la première fois que le Panchir est cerné par l’ennemi, mais contrairement à 2001 avec Al-Qaïda, les résistants n’ont plus de possibilité de jonction avec le Tadjikistan pour se ravitailler puisque l’armée talibane a investi toutes les grandes villes du nord, encerclant ainsi totalement la vallée.

Le Panchir a demandé de l’aide aux États-Unis, sans retour. Ils ont demandé une aide humanitaire à l’Onu, mais là aussi, impossible d’envoyer quoi que ce soit dans le pays sans l’accord des talibans. “Une crise alimentaire se prépare pour l’automne. Ils feront face aux talibans et à la famine”, alerte David Rigoulet-Roze.

Dans ces conditions, le FRN peut-il perdurer? “Difficile à dire, s’ils ne trouvent pas de solution pour se ravitailler ou si d’autres foyers de résistance ne se créent pas, ils vont avoir du mal à lutter, craint Karim Pakzad. D’autant plus qu’après l’entrée dans la vallée, des massacres de civils ont été commis selon Ahmad Massoud”.

Le frère du commandant Massoud, Ahmad Wali, a admis que le FRN avait un genou à terre, tout en affirmant que des milliers de combattants pourraient revenir combattre dans la province. Ahmad Massoud, dont on ignore où il se trouve, a quant à lui appelé à poursuivre la lutte. Certains doutent même de ses compétences. Mohammad Sana Safa qui avait combattu les Soviétiques avec son père estime par exemple qu’il n’a pas assez d’expérience. “La chute du Panchir face aux talibans... Si (son père) était toujours en vie, jamais nous n’aurions vu cela”, assure-t-il.

L’espoir de la résistance civile

La résistance armée en mauvaise posture, le salut pourrait passer par une une autre résistance, que les talibans n’ont pas vu venir: celle des civils. Depuis leur prise de pouvoir, plusieurs manifestations ont eu lieu, y compris de la part de femmes qui ont revendiqué leur droit à travailler. Ces vingt dernières années, elles ont en effet goûté à la liberté et ne sont pas prêtes à y renoncer.

“L’héritage de Massoud n’est pas mort parce que quand vous voyez des gens se soulever contre les talibans à Kaboul, à Mazâr-e Charîf, à Hérat et dans le Panchir, c’est ça son héritage, a exhorté depuis Genève Ahmad Wali Massoud, lançant un appel au soulèvement . Ses idées, sa vision, sont toujours avec nous. La seule chose qui peut encore sauver l’Afghanistan c’est justement cet héritage. Tant que l’esprit de Massoud perdurera, l’Afghanistan sera toujours en vie.”

David Rigoulet-Roze tempère cet enthousiasme en pointant une différence majeure entre villes et campagnes. Dans les premières, qui ont bénéficié de l’ouverture de ces deux dernières décennies, la mobilisation est réelle. C’est nettement moins le cas dans les secondes où les coutumes et pratiques sociales “ne sont pas si éloignées des normes que veulent imposer les talibans”.

Reste un troisième acteur de la résistance, évoqué par Karim Pakzad. “Avant 2001, les journalistes étaient assassinés, mais ensuite la liberté de la presse a explosé et fait aujourd’hui office d’avant-garde de la résistance. Car la plupart sont des journalistes qui ont grandi dans une société de liberté de penser. Ils sont dignes de leur métier et de leur réputation”, explique-t-il. La question est de savoir si les talibans entendent s’attaquer à eux. Cela pourrait alors présenter un risque pour les fondamentalistes. “Plus d’extrémisme ne fera que renforcer la volonté de résister”, pointe-t-il.

À voir également sur Le HuffPost: À Kaboul, les Talibans tirent dans l’air pour disperser des manifestants

  • Hu chevron_right

    Afghanistan: "la résistance continue" au Panchir face aux talibans malgré une "situation très difficile"

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Saturday, 4 September, 2021 - 10:02 · 4 minutes

Des membres du mouvement de résistance anti-talibans dans la région du Panshir le 1er septembre 2021.

RÉSISTANCE - Les talibans ont à nouveau différé samedi 4 septembre l’annonce de leur gouvernement, dont la composition pourrait donner le ton des années à venir en Afghanistan , où le nouveau régime reste confronté à une poche de résistance armée dans la vallée du Panchir .

Près de trois semaines après le retour au pouvoir du mouvement islamiste, la fumée blanche se fait toujours attendre à Kaboul, où la population reste dans l’expectative, tout comme la communauté internationale.

Deux sources talibanes ont prévenu l’ AFP qu’il n’y aurait aucune annonce faite samedi sur le futur gouvernement .

La situation dans le Panchir, l’un des derniers foyers d’opposition armée au nouveau régime, pourrait expliquer le retard pris pour présenter le nouvel exécutif, initialement pressenti pour être dévoilé vendredi 3 septembre.

Bastion antitaliban de longue date, cette vallée, enclavée et difficile d’accès située à environ 80 kilomètres au nord de la capitale, est le théâtre depuis lundi et le départ des dernières troupes américaines du pays de combats entre les forces talibanes et le Front national de résistance (FNR).

A Kaboul vendredi soir, des rafales ont retenti, tirées pour célébrer une victoire talibane dans le Panchir que des rumeurs notamment sur les réseaux sociaux disaient acquise. Mais les talibans n’ont fait aucune annonce officielle et un habitant du Panchir a affirmé à l’ AFP par téléphone que ces annonces étaient fausses.

“La résistance continue”

Selon les services d’urgence de la capitale, deux personnes ont été tuées et 20 autres blessées dans ces tirs de joie qui ont conduit le porte-parole en chef des talibans, Zabihullah Mujahid, à exhorter sur Twitter ses partisans à arrêter de “tirer en l’air” et à “remercier Dieu à la place”.

Réfugié dans la vallée du Panchir, l’ancien vice-président  Amrullah Saleh a évoqué une “situation très difficile” dans un message vidéo diffusé vendredi soir, tout en assurant que la “résistance continu[ait] et continue[rait]”.

Selon Ahmad Massoud, qui mène la résistance dans la vallée, les talibans auraient proposé d’attribuer deux sièges au FNR dans le gouvernement qu’ils veulent créer.

Et ce “alors que nous demandions un meilleur avenir pour l’Afghanistan. Nous n’avons même pas considéré” leur offre, a ajouté mercredi le fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda, estimant que les talibans avaient “choisi le chemin de la guerre”.

Depuis leur retour au pouvoir à l’issue d’une offensive militaire éclair qui a pris de court le gouvernement en place et la communauté internationale, les talibans se sont efforcés de montrer un visage modéré et ont multiplié les gestes d’ouverture.

Ils ont notamment promis un gouvernement “inclusif” et ont noué des contacts ces dernières semaines avec des personnalités afghanes qui leur sont opposées, comme l’ex-président Hamid Karzaï, ou l’ancien vice-président Abdullah Abdullah.

Mais rien n’a filtré à ce stade sur leurs véritables intentions ni sur la place qu’ils entendent accorder à des représentants de l’opposition ou aux minorités. La composition de leur exécutif fera donc figure de test sur leur réelle volonté de changement.

Plusieurs pays ont répété vendredi que le nouveau régime serait jugé sur ses actes. Le président russe Vladimir Poutine a espéré que les talibans de comporteront de manière “civilisée” et Pékin les a appelés à “rompre” définitivement avec les groupes terroristes.

“Réellement inclusif”

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, qui sera de lundi à mercredi au Qatar, a de son côté espéré que le gouvernement mis en place par les talibans serait “réellement inclusif”, avec “des non-talibans qui seraient “représentatifs des différentes communautés et des différents intérêts en Afghanistan”.

Très attendus sur la question du droit des femmes - la communauté internationale gardant en mémoire la brutalité à leur égard lors du premier régime taliban (1996-2001)-, les nouveaux maîtres du pays ont assuré que ces droits seraient respectés.

Mais ils ont dans le même temps laissé entendre qu’il pourrait n’y avoir aucune femme ministre, leur présence relevant plutôt des échelons inférieurs. Une perspective contre laquelle se sont élevées plusieurs militantes qui ont manifesté jeudi à Hérat puis vendredi à Kaboul.

Au-delà des questions sécuritaires, qu’elles soient liées à la vallée du Panchir ou à la menace de la branche locale de l’Etat islamique, l’urgence pour le nouveau régime sera avant tout économique.

Ravagée par plus de quatre décennies de conflit, l’économie afghane est en lambeaux, privée d’une aide internationale dont elle dépend largement et qui a été en grande partie gelée.

“L’Afghanistan fait face à une catastrophe humanitaire imminente”, a prévenu vendredi l’ONU, qui tiendra le 13 septembre à Genève une réunion entre Etats membres afin d’accroître l’aide humanitaire au pays.

En première ligne dans les négociations internationales avec les talibans, le Qatar a indiqué de son côté qu’il espérait voir s’ouvrir des “corridors humanitaires” dans les aéroports afghans d’ici 48 heures.

À voir également sur Le HuffPost : En Espagne, un camp pour accueillir des réfugiés afghans construit en 4 jours

  • Hu chevron_right

    Afghanistan: la résistance aux talibans s'organise dans le Panchir, affirme la Russie

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Thursday, 19 August, 2021 - 12:33 · 2 minutes

Amrullah Saleh le 4 août 2021 à Kaboul.

AFGHANISTAN - Une résistance aux talibans s’organise dans le Panchir avec l’ex-vice-président afghan Amrullah Saleh et le fils du défunt commandant Massoud, a souligné jeudi 19 août le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov , appelant à des pourparlers en vue d’un “gouvernement représentatif” en Afghanistan .

“Les talibans ne contrôlent pas tout le territoire de l’Afghanistan. Des informations arrivent sur la situation dans la vallée du Panchir”, au nord-est de Kaboul, “où se concentrent les forces de la résistance du vice-président Saleh et d’Ahmad Massoud”, a-t-il relevé lors d’une conférence de presse à Moscou.

Sergueï Lavrov a appelé une nouvelle fois ”à un dialogue national qui permettra la formation d’un gouvernement représentatif”, soulignant que la Russie insistait déjà sur un tel mécanisme pour mettre fin au conflit afghan avant que les talibans ne prennent le contrôle de Kaboul et de l’essentiel du pays.

Moscou a apporté son soutien à une initiative en ce sens de l’ancien président afghan Hamid Karzaï, et multiplié les propos rassurants voire respectueux sur les talibans.

Le Lion du Panchir

L’ex-vice-président, Amrullah Saleh, a pour sa part promis de ne pas se soumettre aux talibans et s’est retiré dans la vallée du Panchir.

Lundi 16 août, des images circulant sur les réseaux sociaux le montraient avec Ahmad Massoud ensemble dans dans cette région, semblant poser la première pierre d’un mouvement de résistance.

Cette vallée, difficile d’accès, n’est jamais tombée aux mains des talibans pendant la guerre civile des années 1990, ni une décennie plus tôt durant l’occupation du pays par les Soviétiques.

Le père d’Ahmad Massoud, Ahmed Shah Massoud, surnommé le Lion du Panchir, avait été un héros de la résistance antisoviétique puis contre les talibans, avant d’être tué dans un attentat deux jours avant les attaques du 11 septembre 2001.

Dans une tribune publiée mercredi par le Washington Post , Ahmad Massoud a réclamé un soutien américain en armes et munitions pour sa milice en Afghanistan afin de résister aux talibans.

À voir également sur Le HuffPost: L’émotion des familles qui ont fui l’Afghanistan à leur arrivée à Frankfort

  • Hu chevron_right

    Appel du 18 juin 1940: Macron honore deux illustres vétérans et une résistante

    news.movim.eu / HuffingtonPost · Friday, 18 June, 2021 - 13:32 · 4 minutes

HISTOIRE - Derniers survivants. Le président Emmanuel Macron a commémoré ce vendredi l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle , en présence du dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain, du seul survivant du commando Kieffer, Léon Gautier et Colette Marin-Catherine , la résistante rendue célèbre par un documentaire récemment primé d’un Oscar .

Le chef de l’État a assisté dans la matinée à la traditionnelle cérémonie militaire au mémorial du Mont Valérien près de Paris, lieu d’exécution de résistants et d’otages en France par l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s’envolera plus tard pour Berlin pour un dîner de travail avec la chancelière allemande Angela Merkel .

En présence du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, il a notamment élevé Léon Gautier, devant l’immense croix de Lorraine ornant le mur du monument, au rang de grand officier de la Légion d’honneur. Et il a décoré de la médaille militaire quatre hommes d’active qui se sont illustrés en opérations extérieures, notamment au Sahel.

La flamme de la résistance

Au lendemain de son arrivée à Londres le 17 juin 1940, de Gaulle avait appelé les militaires, ingénieurs et ouvriers français à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre l’Allemagne nazie, malgré l’armistice demandé par le maréchal Pétain. “Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas”, avait-il déclaré en concluant sa célèbre intervention radiophonique, que très peu de Français avaient alors entendue.

L’appel du 18 juin et son héritage sont loués par l’ensemble de la classe politique en ce dernier jour de campagne électorale avant le premier tour des élections régionales et départementales dimanche.

“Ne jamais renoncer, ne jamais se résigner, même quand le pire semble sûr : l’appel du 18 juin continue d’inspirer notre action politique”, a tweeté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. Pour Xavier Bertrand, président (ex-LR), “quoi qu’il arrive, la flamme de la Résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.”

Auparavant il a reçu à l’Elysée Léon Gautier et Colette Marin-Catherine, “inlassable témoin des mérites de son frère résistant déporté” et ancienne résistante elle-même, “deux personnalités marquées par leur souci de transmission de la mémoire de la Résistance et de ses valeurs”, selon l’Élysée.

“Force d’âme”

La résistante de 92 ans, rendue célèbre par le documentaire “Colette” primé aux Oscars 2021, a reçu la médaille de la Résistance pour son frère à titre posthume. Après les décorations, le président s’est ensuite approché d’Hubert Germain, assis dans son fauteuil s’inclinant et serrant les mains du centenaire coiffé de son béret vert. Ils se sont ensuite recueillis dans la crypte où le dernier de l’ordre de la Libération, résistant de la première heure parti à Londres fin juin 1940, sera enterré.

Légionnaire pendant la Seconde Guerre mondiale, Hubert Germain a combattu en Syrie, en Libye où il a participé à la bataille de Bir Hakeim, en Égypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace. Blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 1944 en Italie, le vétéran est aujourd’hui pensionnaire des Invalides. Seules 1038 personnes ont reçu le titre de Compagnon de la Libération. “Nous nous devons d’être inspirés par cette force d’âme”, lui avait déclaré le chef de l’État le 18 juin 2020: “Votre courage, votre vertu au sens romain du terme, sont une fierté pour notre pays et nous inspirent encore”.

Les 177 fusiliers marins des Forces françaises libres du commando Kieffer, intégré au Royal Marine Commando N°4, sont les seuls Français en uniforme à avoir participé au débarquement allié. Portant le nom du capitaine de corvette Philippe Kieffer, qui avait constitué ce groupe de volontaires, le commando, entraîné en Écosse, avait débarqué le 6 juin 1944 à Sword Beach.

Pendant la visite de la crypte, le Premier ministre Jean Castex a échangé à l’extérieur avec plusieurs jeunes enfants descendants de résistants, qui portaient les décorations de leurs ancêtres, évoquant avec eux leur souvenir et l’importance de la transmission de cette mémoire, une volonté politique du président Macron à mesure que disparaissent les derniers témoins directs de la guerre. Pendant ce temps également, en faisant le V de la victoire, Colette Marin-Catherine avait glissé à la caméra “On les aura, c’est la victoire. Merci mes petits”.

À voir également sur Le HuffPost: Emmanuel Macron annonce la fin de Barkhane au Sahel en tant que “opération extérieure”

  • Co chevron_right

    L’appel du 18 juin 1940 : être libre, c’est résister

    ancapism.marevalo.net / Contrepoints · Friday, 18 June, 2021 - 08:52 · 3 minutes

de gaulle

Par Frédéric Mas.

Le 18 juin 1940 naissait l’esprit qui allait irriguer toute la Résistance française face à la barbarie nazie. L’appel lancé par le général de Gaulle au micro de la BBC ne s’adressait à l’époque qu’aux militaires en poste en Grande-Bretagne, et soutenait essentiellement la nécessité pour eux de continuer le combat avec les alliés anglais.

Cet appel fut suivi de plusieurs autres déclarations radiophoniques, appels à la mobilisation des Français contre la résignation et la défaite incarnées par le régime de Vichy qui finirent par prendre un sens beaucoup plus large.

Le geste du général de Gaulle est en quelque sorte la réponse à l’étrange défaite de Marc Bloch : un pays paralysé par ses lourdeurs internes et la démission de ses élites a rendu les armes alors que le combat pouvait continuer. Une poignée d’aventuriers, de militaires en rupture de ban et de révoltés plus lucides que la masse des défaitistes se révoltent pour que la France libre puisse continuer à vivre.

Ce symbole se semble pas avoir été compris par les esprits embrumés qui aujourd’hui dégradent les statues du général partout en France.

L’esprit de défaite d’aujourd’hui

Comment ne pas faire le parallèle avec l’esprit de défaite et de résignation qui règne aujourd’hui ? Le modèle social et politique français est totalement bloqué. Toute réforme visant à libérer le pays de son carcan bureaucratique se transforme invariablement en couches supplémentaires de socialisme.

Les écuries politiques qui se succèdent au pouvoir sont impuissantes à endiguer la montée de la violence, l’appauvrissement généralisé et les divisions sociales qui gangrènent le pays. La nomenklatura qui nous dirige est à bout de souffle et navigue à vue.

Qui pour incarner l’esprit de Résistance face à la lassitude générale ? Qui pour retrouver la flamme de la Résistance face à la résignation généralisée ? Plus qu’un homme, ce sont aujourd’hui les principes qui nous manquent, ceux qui commandent un peuple libre. C’est cet enseignement que les libéraux doivent porter aujourd’hui.

Appel du général de Gaulle : légalité et légitimité

Si Charles de Gaulle s’élève en 1940 contre le gouvernement français qui signe l’armistice le 22 juin, c’est qu’il prétend incarner une légitimité plus haute que le gouvernement légal du maréchal Pétain. En quelque sorte, le renoncement est positiviste et le droit naturel est du côté de la Résistance : l’esprit des institutions républicaines s’est envolé à Londres et permettra à la France, quelques années plus tard, de défiler aux côtés des vainqueurs une fois la guerre finie.

Cet esprit de Résistance critique en creux le légalisme fantoche du gouvernement de Vichy, qui se pose comme toujours souverain mais est en pratique soumis aux injonctions de l’occupant allemand. Il n’est pas un idéalisme totalement délié des contingences de la politique.

Civilisation libre ou barbarie

Il est le guide de la Résistance gaulliste pendant toute la Seconde Guerre mondiale , et orientera son action quand il s’agira de s’opposer à l’ennemi, négocier avec les alliés et rassembler l’ensemble des forces françaises libres. De de Gaulle à Friedrich Hayek le Viennois qui fuit le nazisme, la question essentielle qui se pose aux hommes libres en 1940 est toujours la même : voulons-nous conserver et défendre une civilisation qui protège et encourage la liberté ou nous laisser prendre à la servitude et la barbarie ?

Aujourd’hui, l’appel du 18 juin 1940 enseigne que de l’espoir peut naître un régime libre même dans une situation qui paraît désespérée. C’est cette leçon essentielle que retiendra l’Histoire de la liberté.

Article publié initialement le 18 juin 2020.

https://upload.movim.eu/files/7b4a27eed4cd52381dd25ae94920402e838b41d3/c3mVqFzZDBNg/cnt-cest_quoi.jpg
#Toulouse : Permanences syndicales #CNT : désormais tous les samedis

http://www.cnt-f.org/cnt31/spip.php?article1251

Le couvre-feu n’aidant pas, nous avons finalement décidé de supprimer les permanences du mardi soir pour les remplacer par des permanences hebdomadaires le samedi après-midi (de 14h à 17h) en présentiel au local « Au Chat Noir », 33 rue Antoine Puget 31200 Toulouse

N’hésitez pas à annoncer votre passage par email (cnt.31@cnt-f.org) ou par téléphone (07 81 10 63 66).

Choisis la solidarité, pas l’isolement. Tu désires connaître et faire respecter tes droits ? Ton #patron t’emmerde ? Une galère avec la #CAF, #PôleEmploi, le CROUS… ? Tu veux te renseigner sur notre organisation ? Y adhérer ? Viens nous voir à nos permanences syndicales. Face à un #patronat et un #gouvernement toujours plus violent, nous devons plus que jamais nous regrouper et construire nos outils d’ #entraide. Qu’on soit salarié·e, précaire, chômeur·euse, étudiant·e, lycéen·ne, auto-entrepreneur·euse ou retraité·e, le #syndicat est le meilleur outil d’organisation des travailleurs·euses.

#syndicalisme #travail #précarité #chômage #licenciement #lutte #social #société #politique #actu #actualité #capitalisme #solidarité #résistance #actionDirect #autogestion
  • chevron_right

    Contact publication

    CNT 31 · Wednesday, 20 January, 2021 - 10:03


Pyrénées terre de résistance et de solidarité. Fascistes hors de nos montagnes.

Après l’opération de communication du groupuscule Identitaire, il est de bon ton de rappeler qu’il y a 80 ans, 500 000 prolétaires et paysanNE espagnoles traversaient les #Pyrénées pour fuir la répression fasciste. En #France l’ #État et la #Police les parquèrent dans des camps de concentration. Pendant la guerre de 39-45, les Pyrénées deviennent a un haut-lieu de la #résistance, dans laquelle s’implique activement de nombreux guerilleros espagnols. Des camarades passeurs, a la même époque, font passer des dizaines de milliers de réfugiéE de la France vers l’ #Espagne.

#montagne #histoire #social #société #mémoire #fascisme #internationalisme